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  • il y a 32 minutes
Ce jeudi 1er octobre, Antoine Larigaudrie a reçu Florian Dussoulier, conseiller en gestion de patrimoine et fondateur de Portée.fr, Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, et Frédéric Lapeyre, président d'Interencheres, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Et bienvenue dans vos 30 minutes archi concentrés, 100% finances personnelles,
00:15TPI, tout pour investir, à la radio, à la télé, sur le web.
00:17Vous pouvez évidemment tout retrouver en podcast et en replay après l'émission.
00:22On va rester dans notre grand cycle.
00:25Quel avenir pour votre épargne et vos retraites ?
00:27Beaucoup d'infos et de prospectives à vous apporter.
00:30Là, les jours qui viennent, on va quand même sortir à peine des assises de l'affaire
00:35où on avait tous les candidats à l'élection présidentielle
00:38qui ont livré leur petit lot de propositions et d'orientations
00:40pour se jeter dans la composition du nouveau budget.
00:42Pas mal de choses à anticiper là aussi.
00:44Alors, on avait un envoyé spécial à l'affaire.
00:46Tiens, Florent Dusselier de Portet.fr.
00:48Il nous donnera un petit peu son compte-rendu, son point de vue, ses réflexions à ce sujet.
00:52Vos small et mid-cap, les petites et moyennes valeurs boursières, comment vont-elles ?
00:56On va prendre le pouls avec Eric Lewin de Bourse Direct tout à l'heure.
00:59C'est le journal des small et mid-cap, comme toutes les semaines.
01:03Date, préciale, secteur des logiciels à la une aussi.
01:05Il y a eu du mouvement.
01:06On va décortiquer tout ça.
01:07Enfin, dites donc, investir dans les belles montres.
01:11On vous en parle assez souvent dans cette émission.
01:14Dites donc, sachez que votre petite swatch rigolote là
01:17peut atteindre des sommes faramineuses.
01:20Mieux qu'une Rolex ou une Patek Philippe.
01:22Je ne vous parle pas des collaborations avec Audemars Piguet, avec Omega, avec Blanpain.
01:29Non, non, je vous parle des swatchs, des vraies petites swatchs.
01:32Il y a des collections très rares.
01:35Il y a des éditions spéciales.
01:37Et tout ça, ça se monnaie à prix d'or.
01:39Grosse vente de collections à venir du côté de chez Interenchère.
01:42Dans les prochains jours, on va en parler avec le Big Boss Frédéric Lappert en fin d'émission.
01:46Vous pouvez nous joindre par e-mail.
01:48L'adresse, c'est direct.bfmbusiness.fr.
01:50Nous envoyer un SMS au 732.16.
01:52Vous avez l'habitude, vous tapez le mot-clé business suivi de votre question.
01:55Et puis sinon, vous pouvez me joindre directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
01:58On ouvre la boîte à outils tout de suite.
02:03Tout pour investir, la boîte à outils.
02:06Alors j'ai abusé un peu.
02:07Je disais que c'était un peu notre envoyé spécial aux assises de l'affaire.
02:10Mais enfin, bon, globalement, vous y étiez.
02:11Vous avez pris des notes.
02:12Et on est, voilà, entre deux.
02:14Il y a eu les assises de l'affaire.
02:16Il y a la composition du prochain budget.
02:18Au milieu de tout ça, énormément de dynamique,
02:22énormément de pistes, de directions que vont prendre les pouvoirs publics
02:26pour s'occuper de notre épargne, de notre retraite, etc.
02:31En un mot, quel est votre sentiment, là, en ce moment,
02:34alors que se préparent quand même beaucoup de choses
02:36et qu'il va falloir être attentif à la fois
02:38pour continuer à faire fructifier son patrimoine, sa retraite, son capital, etc.
02:42Puis en même temps, essayer de le protéger au maximum.
02:45Bonjour Antoine, bonjour Antoine.
02:46Bonjour.
02:46Déjà bonjour.
02:47Merci beaucoup de votre invitation.
02:47Avec plaisir.
02:48Donc hier, effectivement, j'ai suivi les assises de l'affaire
02:51et j'en suis ressorti plutôt optimiste.
02:53Ah, oui, alors ça c'est un message déjà.
02:56Oui, quasiment tous les candidats sont allés dans le même sens.
02:59Même le candidat qui a représenté la gauche, Jérôme Gage,
03:03qui a été le seul à faire le déplacement.
03:05Et je suis aussi très optimiste pour le budget.
03:08Car là aussi, ils ont tous convenu que les prélèvements obligatoires
03:12étaient déjà leur maximum.
03:14Ils ne veulent pas l'augmenter, voire peut-être même baisser
03:16les taux de prélèvements obligatoires.
03:18Ce qui veut dire quoi ?
03:19Ça veut dire qu'il va falloir faire des réductions dans les dépenses.
03:22Et donc, du bloc central au rassemblement national,
03:26représenté par Jean-Philippe Tanguy,
03:28en passant par les Républicains,
03:30tous ont dit la même chose.
03:31Donc je ne vois pas pourquoi nous n'aurions d'ailleurs pas de budget
03:33d'ici à la fin de l'année.
03:34Oui, d'ailleurs on peut, sans pour autant présager des intentions,
03:38mais que les absents ayant toujours tort,
03:40mais que l'extrême gauche ne sera pas contre reconnaître le fait
03:45qu'on arrive à un taux de prélèvement.
03:46Alors là, je parle pour la petite épargne,
03:49pour les petites retraites, etc.
03:51Les gros héritages et tout, ils en font un cas d'espèce
03:54et qui, de fait, est quelque chose d'un petit peu isolé
03:56par rapport à la problématique.
03:58Mais enfin, tout ça est encourageant
04:00du point de vue de l'unanimisme, on va dire,
04:03de la classe politique à ce niveau-là.
04:05Ce n'était pas donné.
04:06Ce n'était pas donné.
04:08Hier, justement, on a parlé d'héritage,
04:09on a parlé de retraite par capitalisation.
04:12Et justement, sur les retraites,
04:14il y a aussi un consensus qui se fait.
04:15C'est-à-dire qu'ils reconnaissent toutes et tous
04:17qu'il y a une forme de pyramide de Ponzi
04:19sur la retraite par répartition,
04:21en ce sens qu'auparavant,
04:23il y avait quatre actifs pour un retraité
04:25et aujourd'hui, c'est environ 1,5 actif pour un retraité.
04:28Donc, ce système ne peut plus fonctionner seul
04:30et il propose tous, justement,
04:32d'adjoindre une forme de retraite par capitalisation.
04:35Ils ne sont pas forcément d'accord
04:37sur les moyens de la mise en œuvre.
04:39Est-ce que ça va être une capitalisation obligatoire,
04:42organisée au niveau de l'entreprise
04:44et de l'État ?
04:45Ou alors, est-ce qu'ils vont pousser un peu plus
04:47pour une capitalisation plus individuelle ?
04:50Ce que font déjà beaucoup de gens
04:51à travers l'assurance-vie,
04:53à travers le plan épargne retraite individuelle,
04:55ce que font aussi déjà beaucoup d'entreprises
04:57avec les plans épargne entreprise,
04:59les plans épargne retraite collectif.
05:01Et puis, ce que font aussi les particuliers
05:04lorsqu'ils investissent dans la pierre,
05:05ils anticipent pour préparer des rentres complémentaires.
05:08J'allais même rajouter ce que font beaucoup
05:12également d'agents de la fonction publique.
05:14Eux, ils ont un système de retraite par capitalisation
05:17qui marche très très bien d'ailleurs,
05:18et tant mieux pour eux,
05:19la pré-fonds, etc.
05:21En plus, c'est des cadors,
05:22ils savent très très bien placer l'argent
05:23et généralement, c'est très performant.
05:25Absolument.
05:26Là aussi, il y a un changement de culture,
05:28j'allais dire du côté gauche de l'échiquier politique,
05:31c'est que du côté du parti socialiste,
05:33en tout cas,
05:34les autres,
05:35bon, là, à mon avis,
05:36il y aura un problème, justement, culturel,
05:39mais la capitalisation,
05:41ce n'est plus un mot tabou.
05:42Et puis, on a bien conscience,
05:44et c'est important ce que vous dites,
05:46on a pris conscience que
05:48la capitalisation devait épauler,
05:51devait fonctionner
05:52de concert avec la retraite par répartition,
05:55déjà pour soulager un système
05:57qui ne va plus nulle part,
05:58si on est d'accord,
05:59mais en plus, pour le rendre plus performant
06:00avec, d'un côté, des revenus récurrents,
06:02et puis de l'autre côté, la performance,
06:04bon, ben,
06:05de support de marché
06:07qui peuvent être intéressants,
06:07alors, sur le très, très long terme.
06:09Absolument.
06:10Ils sont tous pour cette retraite
06:12par capitalisation,
06:13et d'ailleurs,
06:13M. Gage a rappelé
06:14un mécanisme qui avait été mis en place
06:16au moment du gouvernement Jospin,
06:18justement,
06:18pour les fonds de retraite
06:19qui devaient monter,
06:21justement,
06:21en gamme jusqu'en 2030
06:22à environ 150 milliards,
06:23et ces fonds
06:24auraient été pris,
06:25justement,
06:26au moment de la crise des subprimes,
06:28et vous l'avez,
06:29et aussi très bien dit,
06:29les fonctionnaires ont déjà
06:30un système de retraite
06:32par capitalisation.
06:33Et les Françaises et les Français,
06:34puisque je suis conseiller en gestion
06:35de patrimoine,
06:36et je vois des centaines de profils
06:37par an,
06:38ont pleinement conscience
06:39qu'ils auront,
06:40à l'avenir,
06:41moins de retraite
06:42par répartition
06:43qu'ont aujourd'hui
06:44leurs parents,
06:45leurs grands-parents.
06:45Oui, on a l'impression
06:46que c'est acté,
06:47que maintenant,
06:48il n'y a plus de faux-semblants
06:49à base de « mais non ! »
06:51Non, il faut trouver une solution
06:52à ce niveau-là,
06:53et tout le monde est d'accord,
06:54là, pour le coup.
06:54Tout le monde est d'accord.
06:55Malheureusement,
06:56et on l'a vu l'année dernière
06:57avec le budget 2026,
06:58l'État essaye encore
07:00d'aller chercher,
07:01finalement,
07:01un peu plus de retraite.
07:02Donc, contrairement aux bonnes paroles,
07:04plus de recettes, pardon,
07:06aller chercher plus d'impôts,
07:07on l'a vu avec la hausse
07:07des prélèvements sociaux,
07:09applicable sur les PER,
07:10peut-être d'ailleurs aussi demain
07:11sur l'assurance-vie,
07:13qui n'est pas concernée.
07:14Et les Françaises et les Français,
07:16justement,
07:16en ont marre
07:16de cette instabilité fiscale.
07:19Et avec des règles
07:20qui peuvent changer en permanence,
07:22que ce soit sur le LMNP,
07:24les locations saisonnières
07:25qui, l'année dernière,
07:25ont déjà été beaucoup touchées.
07:27Et là, j'entends dire,
07:28on va voir avec la présentation
07:29du budget,
07:30que le gouvernement souhaite
07:31de nouveau raboter
07:32les différents abattements
07:35qui sont possibles.
07:36Pour moi,
07:37ça ne va pas dans le bon sens,
07:38justement,
07:38parce qu'on va freiner
07:39de plus en plus l'investissement.
07:41Et il y a de nombreux freins,
07:42là aussi,
07:43les candidats sont d'accord,
07:44qu'il faut faire sauter.
07:45Ils n'ont pas mentionné hier l'IFI,
07:47l'impôt sur la fortune immobilière.
07:49Mais je le vois, moi,
07:50en faisant des bilans patrimoniaux
07:51avec des clients,
07:52des gens qui me disent
07:53« Florian, je veux plus
07:54de rentes complémentaires. »
07:55« Très bien,
07:55on va faire de l'immobilier. »
07:56« Ah non, pas d'immobilier,
07:57parce qu'autrement,
07:58je vais être assujetti à l'IFI. »
07:59Donc, on freine des gens
08:00qui pourraient investir,
08:02justement,
08:03encore plus dans le logement.
08:04Et aujourd'hui,
08:05c'est en lien
08:05avec tous les sujets sociaux,
08:07car il y a une crise du logement.
08:08Mais on empêche,
08:09justement,
08:10des gens de le faire.
08:12Disons que là,
08:12en plus,
08:13il y a quelque chose
08:14qui doit intéresser
08:15aussi les candidats
08:16à la présidentielle,
08:17l'ensemble des pouvoirs publics.
08:18Et vous dites
08:19« Oui,
08:21on nous empêche
08:22d'investir correctement
08:23dans l'immobilier. »
08:24Maintenant,
08:24il y a une situation
08:25sur les taux,
08:25là, en ce moment,
08:26qui fait que le paradigme
08:27est complètement
08:28en train de changer.
08:29Et,
08:30on parle beaucoup
08:31fléchage de l'épargne,
08:33les petites entreprises
08:35dynamiques,
08:35etc.
08:36Il y a un autre truc
08:36qui nous pose
08:37vaguement problème
08:38en ce moment,
08:38c'est notre dette.
08:40Et,
08:41les rendements obligataires,
08:42en ce moment,
08:43ça devient sacrément intéressant.
08:44Est-ce que,
08:44justement,
08:45il n'y a pas
08:45quelque chose
08:47qui est en train
08:48d'infuser là-dedans,
08:48en train d'essaimer,
08:50en disant
08:50« Et si on ne s'occupait pas,
08:52nous,
08:52de notre propre dette,
08:54à l'image
08:54de ce que font les Japonais,
08:56de ce que font les Italiens,
08:57etc. »
08:58C'est-à-dire,
08:58avoir une culture
08:59de la dette domestique.
09:01Absolument.
09:01C'était le troisième pilier,
09:02justement,
09:03de ces rendez-vous
09:04où il y avait une question
09:05sur « Voulez-vous mobiliser
09:06l'épargne des Françaises
09:07et des Français
09:09pour, justement,
09:10payer la dette ? »
09:11La réponse,
09:11elle a été non.
09:12Ne vous inquiétez pas,
09:13on n'ira pas chercher
09:13les 6 500 milliards.
09:15Si on présente
09:16le truc comme ça,
09:16c'est que...
09:17Si on leur montre les taux...
09:18Il y a des gens
09:19qui ont présenté
09:20les choses comme ça
09:21au cours des dernières semaines
09:22avec un écho très important.
09:24Les taux,
09:25aujourd'hui,
09:25on est autour de 4,8%,
09:264,8%
09:27pour l'OAT à 10 ans.
09:28Ça veut dire quoi ?
09:29Ça veut dire que
09:30les banques commerciales,
09:31ensuite,
09:31lorsqu'elles veulent prêter
09:32à des particuliers
09:33ou à des entreprises,
09:35elles regardent
09:35le taux sans risque
09:36qui est le taux de l'État
09:37et donc,
09:38elles vont augmenter les taux.
09:39Et c'est pour ça
09:39que l'année dernière,
09:40j'étais très en colère
09:41lorsque le gouvernement
09:42a décidé
09:43de freiner
09:45la réforme des retraites,
09:47voter seulement
09:47quelques années plus tôt
09:48pour, justement,
09:49faire passer le budget
09:50en ramenant
09:52quelques députés
09:53qui veulent absolument
09:53stopper la réforme des retraites.
09:55Mais cela a un effet
09:55très direct
09:56sur la classe moyenne
09:58et sur les plus pauvres
09:59qui, aujourd'hui,
10:00ne peuvent pas,
10:01justement,
10:01faire d'emprunt
10:02parce que les banques
10:03ferment le robinet
10:04et ce sont ces électeurs
10:06que, justement,
10:07les mêmes députés
10:08essayent de séduire
10:08qui sont les prêts
10:09qui se prend la queue.
10:10Oui, exactement.
10:11Et donc,
10:11sur la dette,
10:12ils ont tous été d'accord,
10:13là aussi,
10:13pour diminuer les dépenses.
10:16On ne sait pas
10:17dans quelles dépenses
10:17ils vont aller toucher,
10:19mais il va falloir
10:20sérieusement aller toucher
10:21dans les dépenses
10:21et je vais finir
10:22par un point,
10:23surtout ne pas toucher
10:25aux retraités.
10:26J'entends parler
10:26du gel des pensions
10:28ou alors
10:28de la désindexation.
10:29Il ne faut vraiment pas
10:31y toucher
10:31parce que ce sont
10:32les retraités aujourd'hui
10:33qui aident les enfants,
10:34qui aident les petits-enfants,
10:36qui les lochent parfois.
10:36On le voit autour de Paris,
10:37il n'y a plus de logement disponible,
10:39ce sont les retraités
10:39qui prennent chez eux
10:40les petits-enfants
10:41et les parents.
10:42Et donc,
10:42si vous leur enlevez
10:43quelques dizaines d'euros
10:44par mois,
10:44vous allez appauvrir
10:46tout un système familial.
10:47Merci beaucoup
10:49pour toutes ces réflexions
10:51très instructives
10:52et cette unanimité politique
10:53à travers certains sujets
10:55patrimoniaux,
10:55épargne et retraite
10:56et ce n'est pas souvent.
10:57On le souligne,
10:58c'est grâce à vous,
11:00Florian Dussoulier
11:00de Portet.fr.
11:02Merci d'avoir été avec nous
11:03pour détailler
11:04ces pistes
11:05qui ont eu lieu
11:05lors des assises
11:06de l'affaire.
11:07On passe au Smolémid.
11:10Tout pour investir.
11:12Le placement à suivre.
11:14Et on retrouve
11:15Eric Léwin
11:16de Bourse Direct.
11:16Bonjour mon cher Eric.
11:18Salut Antoine.
11:19Alors,
11:20le journal des Smolémid Cap.
11:22Les indices,
11:23les indices Smolémid
11:25par rapport au CAC 40,
11:26bon,
11:26ce n'est pas encore
11:27la grosse surperformance.
11:29Maintenant,
11:30il y a des choses
11:30qui se passent
11:31et c'est ça
11:31qui est intéressant.
11:33Écoutez,
11:33oui,
11:33mais la grande problématique
11:35c'est qu'avec le spread
11:36de taux qui ne cesse
11:37de s'élargir,
11:37je crois qu'on est
11:38à 120 points de base,
11:39les investisseurs sortent
11:40vraiment massivement
11:40des small.
11:42Sur une semaine,
11:42on perd 2%
11:43sur le CAC small,
11:44ça fait moins 5%
11:45depuis le début de l'année.
11:45On perd 1,9%
11:47sur le CAC mid,
11:48ça fait moins 4%
11:48et simplement 1%
11:49sur le CAC,
11:50ça fait moins 1,4%.
11:52On a le sentiment
11:53que les gérants
11:54small caps
11:55ne sont plus là.
11:56Il y a beaucoup
11:57de rachats de parts
11:58et que les particuliers
11:59ne sont pas là non plus
12:00et que même
12:01quand il y a
12:01des bonnes publications,
12:02eh bien souvent,
12:03ça ne suffit pas.
12:04On le voit ce matin
12:04sur Xilam,
12:05on le voit ce matin
12:06sur THX Pharma
12:07qui ont bien publié
12:08et qui pourtant
12:10sont en baisse.
12:11À noter quand même
12:11la belle IPO Date,
12:13c'est un spécialiste
12:13de solutions thermiques
12:15pour l'environnement extrême.
12:1612 millions d'euros
12:18de levée de fonds,
12:20introduction la semaine dernière
12:21à 19,36 euros par action
12:22et maintenant,
12:23ça vaut 26 euros,
12:24ça fait une hausse
12:24de 30%.
12:26C'est plutôt une bonne nouvelle
12:26mais sinon vraiment,
12:28vraiment Antoine,
12:28et je ne le dis pas souvent,
12:29c'est vraiment la soupe
12:30à la grimace
12:30sur les smalls en ce moment.
12:32C'est clair que les taux,
12:33c'est un petit peu
12:34un plafond de verre
12:35pour ceux qui investissent
12:35dans ce genre de valeur
12:38mais quand même un date,
12:39effectivement,
12:40c'était une réussite à noter.
12:41On va passer à Preciat,
12:44plus bas depuis 5 ans.
12:45Là aussi,
12:46ça tire la grise mine
12:46mais fortement,
12:47qu'est-ce qui se passe en fait ?
12:49Écoutez,
12:50alors Preciat,
12:50c'est le spécialiste
12:51dans les instruments
12:52de pesage commercial
12:53et industriel,
12:53moins 16%
12:54depuis le début de l'année,
12:55moins 7% sur la semaine.
12:57Alors le premier semestre
12:58a été compliqué.
12:58Alors,
12:59baisse de 7% du chiffre
13:00à faire à 77 millions d'euros,
13:02baisse du résultat opérationnel
13:04courant à 6 millions d'euros,
13:05baisse de 20% du résultat net
13:07mais il y a quand même
13:07plus de 30 millions
13:08de trésorités nets
13:10et un carnet de commandes
13:11qui se redresse
13:12et puis l'année va être correct
13:13parce qu'on aura sans doute
13:13une marge opérationnelle courante
13:15au-dessus de 9%
13:16contre plus de 10% en 2025.
13:18Alors que se passe-t-il ?
13:18Eh bien,
13:19c'est le même phénomène.
13:20C'est-à-dire que
13:20dès qu'il y a la moindre
13:22mauvaise nouvelle
13:22ou nouvelle
13:23qui n'est pas attendue,
13:24il y a un décroçage massif.
13:26C'est ce qu'on a vu sur Pressia
13:28qui reste quand même
13:28une super boîte
13:29parce que je le disais,
13:30c'est très bien géré,
13:31il y a plus de 30 millions
13:32de trésorités nets.
13:33En termes de ratio,
13:35PER de 10,
13:36valeur d'entreprise
13:37rapportée aux résultats
13:37opérationnels courants,
13:384.
13:39Donc c'est vraiment pas cher,
13:40c'est vraiment attractif
13:41et pourtant,
13:42les gérants,
13:43les investisseurs
13:44n'en veulent pas
13:45et donc c'est là
13:45qu'arrive la déprime.
13:46C'est-à-dire que
13:47quand il y a des bons résultats,
13:49ça baissote
13:50et quand il y a des résultats
13:51un petit peu moins bons,
13:52ça purge vraiment.
13:53Et donc on l'a vu,
13:54on a vu sur Trigano aussi
13:55qui doit être
13:56à ses plus bas niveaux
13:57depuis 3 ans,
13:58on a une problématique
13:59small et mid
14:00exceptionnelle en ce moment.
14:01Moi j'ai rarement vu ça.
14:03Peut-être à l'époque
14:032002-2003
14:04où les smalls
14:05étaient vraiment
14:06complètement délaissés
14:07mais on est dans
14:07cette même situation.
14:08Oui, d'autant que
14:09j'allais vous dire,
14:10vous dites Trigano,
14:11Trigano dans le genre
14:13modèle de bonne gestion
14:14avec de la visibilité
14:16malgré beaucoup de cycles
14:17et puis des réussites boursières.
14:19Il faut dire que
14:19c'est une valeur
14:20qui marche bien
14:20et qui est très regardée.
14:22Là, oui, c'est
14:23risque-offre total.
14:25Oui, écoutez,
14:26regardez, Trigano,
14:26c'est une capi
14:27quand même de 2 milliards et demi
14:28donc ce n'est pas une small,
14:29c'est une mid.
14:30Depuis le début de l'année,
14:31moins 26,
14:32on est au plus bas
14:33depuis un an,
14:34ça vaut 10 fois
14:34les bénéfices
14:35et quand vous regardez
14:37la dernière publication,
14:39vous avez quand même
14:39un chiffre d'affaires
14:402025-2026
14:41qui est en hausse.
14:43Alors certes,
14:44ce n'est pas une énorme hausse
14:45mais c'est quand même
14:454% de hausse
14:47avec toutes les divisions
14:48qui se passent bien.
14:49Il doit y avoir
14:50un deuxième à compte
14:51sur dividende
14:51de 2,40 euros par action
14:53qui devrait être distribué.
14:54Bref,
14:55tout va bien
14:56mais les investisseurs
14:58n'en veulent pas.
14:58Pourquoi ?
14:59Parce qu'ils se disent
14:59Trigano égale Europe,
15:01Europe égale France,
15:02France égale taux d'intérêt.
15:04Donc, on sort du secteur.
15:05Mais attendez,
15:06c'est mécanique.
15:06C'est-à-dire qu'il n'y a même pas besoin
15:08d'avoir fait Polytechnique
15:09ou les mines
15:09pour comprendre ça.
15:11Donc voilà,
15:11on sort
15:11mais qu'on a le moindre sentiment.
15:13C'est la même chose
15:14sur Emeis
15:14qui doit perdre
15:15une trentaine de pourcents
15:16depuis les biennés.
15:17La maison de retraite
15:17c'est l'ex-or PA
15:18qui est une boîte
15:19quand même restructurée.
15:21Elle a réussi
15:22son désendettement.
15:24Ça va mieux
15:24d'un point de vue
15:25des performances opérationnelles.
15:26Le titre ne cesse de baisser
15:27parce que Emeis,
15:29maison de retraite,
15:29maison de retraite,
15:31endettement,
15:32endettement,
15:32tôt long.
15:33Voilà.
15:33Oui, exactement.
15:34C'est mathématique.
15:36En revanche,
15:37Eric,
15:37ça c'est un mouvement
15:38qui nous intéresse
15:39depuis quelques semaines,
15:40depuis même quelques mois.
15:42ça va mieux
15:43dans le domaine
15:43des logiciels.
15:44On en a fini
15:44avec le scénario
15:46de s'instruction.
15:47L'IA va tous
15:48vous mettre par terre,
15:49etc.
15:49Non, non, non.
15:50On a besoin des deux
15:51et on a besoin
15:52que les deux
15:52travaillent bien ensemble.
15:53Et ça se ressent.
15:54On a quand même du mieux
15:55autour de Cégédime.
15:57Il y a eu une très belle séance
15:58pour Équassence aussi.
16:00Est-ce qu'on peut rappeler
16:01un petit peu
16:01tous ces éléments, Eric ?
16:02Alors, on commence par Cégédime.
16:04Cégédime, 4% de hausse
16:05sur la semaine,
16:06moins 16% depuis le début d'année.
16:07On est dans les logiciels
16:08de gestion
16:09pour les professionnels
16:10de santé,
16:11un bel performance
16:11sur le S1,
16:12hausse de 1%
16:13du chiffre d'affaires,
16:14mais surtout,
16:15marge opérationnelle courante
16:16en hausse
16:17de 40 points de base
16:18à 6,1%.
16:19Les guidance
16:21sont complètement respectés.
16:23Bon, le seul point noir,
16:24c'est plus de 100 millions
16:24d'euros de dette,
16:25mais ils ont un effet
16:25de levier de 1,5
16:26qui a tendance à diminuer,
16:27donc c'est pas dramatique.
16:28Et vous voyez là,
16:29par exemple,
16:29ce titre,
16:30PER de 4,
16:32VE sur EBIT de 5.
16:33Donc, ça redémarre,
16:34mais c'est pas encore
16:35Byzance,
16:36alors que dans un marché normal,
16:37le titre aurait gagné
16:3830% sur sa publication.
16:40Alors que là,
16:41on gagne 4%,
16:42c'est pas mal,
16:42mais c'est pas Byzance.
16:43Du côté des Quassins,
16:44c'est un peu mieux,
16:45mais enfin,
16:45c'est un titre
16:46qui est à son plus bas
16:47depuis 10 ans
16:48la semaine dernière,
16:49qui reprend 7% sur la semaine.
16:51On est dans les logiciels médicaux
16:52pour les pharmacies.
16:54Et finalement,
16:55la publie a été
16:55de très bonne qualité
16:57avec un résultat opérationnel
16:58courant en hausse de 12%,
17:00marge opérationnelle courante
17:01de 19%.
17:03Trésoricène
17:03avec 93 millions
17:05de trésorités net,
17:06donc pas cher du tout,
17:06PER de 11,
17:07VE sur OQ de 8.
17:08Donc, ça prouve quoi ?
17:09Ça prouve que
17:10quand vous êtes
17:10un éditeur de logiciels
17:12sur des niches porteuses,
17:14sur des niches
17:15qui se développent,
17:16et bien là,
17:16ça s'aprécalypse,
17:17on n'en parle plus.
17:18Et pourquoi ces valeurs
17:19ne progressent pas
17:20plus fortement ?
17:21C'est pas du tout
17:21parce que c'est illogiciel,
17:22c'est parce que
17:23les valeurs françaises,
17:24on n'en veut pas.
17:25Et quand vous voyez
17:26par rapport aux autres valeurs
17:27en Europe,
17:28les small caps européennes
17:29se tiennent bien.
17:30Je pense à la Suède,
17:31je pense à l'Allemagne,
17:31la France,
17:32ça reste compliqué.
17:33Et c'est pour ça
17:33que même quand il y a
17:34des bons résultats,
17:35il faut être très prudent.
17:37C'est comme ça,
17:38ça arrive dans l'histoire.
17:39Mais écoutez,
17:39il faut faire le dos rond,
17:40penser à autre chose,
17:42penser au salon d'automobile
17:43qui commence la semaine prochaine.
17:44Je ne sais pas.
17:44Non, oui, on va y aller.
17:45On va y aller, Eric.
17:45Il y a peut-être d'autres choses
17:46à faire,
17:47mais les small caps,
17:48malheureusement,
17:48alors je n'ai pas envie
17:49de dire qu'on oublie
17:49parce que le jour
17:50où il y aura une opération financière,
17:51tout le monde dira
17:52mais mon Dieu,
17:52il fallait y aller.
17:53Mais en ce moment,
17:54ce n'est peut-être pas
17:54la meilleure chose à faire.
17:56Effectivement,
17:56on est un petit peu
17:57en position au risque-off,
17:58Eric.
17:59Enfin, on sait que ça va revenir
18:00aussi, c'est par cycle.
18:01Eric Lewin de Bourse Direct,
18:02merci pour ce journal complet
18:03des small et mid caps.
18:05On passe au coffre-fort.
18:09Tout pour investir,
18:11le coffre-fort.
18:13Bon, bon,
18:14ça va être absolument passionnant
18:16ce coffre-fort.
18:17Déjà parce qu'on reçoit
18:17Frédéric Lappert
18:18d'Interanchère.
18:19Bonjour.
18:19Bonjour Antoine.
18:20Et puis, il n'est pas venu seul
18:21parce que sur le plateau,
18:22il y a plein d'objets.
18:23Et ça, c'est très intéressant.
18:25On va s'intéresser aujourd'hui
18:27au swatch.
18:28Alors, je sais,
18:29vous allez me dire
18:29« Ah oui, les collabs
18:31Omega, Blampin,
18:34Audemars Piguet,
18:35c'est la dernière
18:36qui était un peu
18:37montre de poche,
18:38on n'a pas bien compris.
18:40Non, moi, je vous parle
18:41des swatchs,
18:42des petites swatchs.
18:43Les swatchs,
18:44qui sont des petites montres
18:45pas chères, stylées,
18:46qu'on peut mettre tout le temps.
18:49Waouh !
18:49Il y en a,
18:50quand on regarde
18:50les ventes aux enchères,
18:51qui peuvent atteindre
18:52des sommes totalement dingues,
18:55comme des Rolex
18:56ou des Patek Philippe,
18:59qui peuvent atteindre
19:00des sommes très, très conséquentes.
19:04Frédéric Lappert,
19:05alors déjà,
19:05est-ce que vous pouvez
19:06nous présenter
19:06les objets que vous avez là ?
19:08Oui, très bien.
19:08Évidemment, tout est swatch.
19:09Tout est swatch.
19:11Alors, swatch,
19:12justement,
19:13dans les années 80,
19:1490,
19:152000,
19:152010,
19:16dans son évolution,
19:18a construit son ADN
19:19sur des collaborations
19:21et sur une porte d'entrée
19:23à l'art contemporain.
19:24Oui.
19:25Donc,
19:25quelques illustrations ici.
19:27Je ne sais pas
19:28si on le voit bien
19:28à la caméra,
19:29mais je dévoile
19:30le packaging
19:34autour d'une collaboration
19:36avec un artiste,
19:37un designer,
19:37qui s'appelle Fred Butler,
19:39qui est un Britannique,
19:40qui a exploité
19:41les prismes de couleurs.
19:42Donc, là,
19:43on peut le voir,
19:44c'est une swatch
19:44tout à fait particulière.
19:46J'allais avoir
19:46une réflexion de Béossien,
19:48mais je pensais
19:49qu'il y avait encore
19:49des petites boîtes
19:50autour de la swatch en dessous.
19:51Non, c'est ça,
19:52sa forme.
19:53Elle a une forme
19:55totalement hexagonale,
19:56en relief,
19:57on dirait un ovni.
19:58Elle est absolument sublime.
20:00Voilà.
20:00Pour ceux qui nous écoutent
20:01à la radio,
20:01parce que ceux qui...
20:02Ouais, on la voit bien
20:03à l'écran.
20:04Elle est magnifique.
20:05Elle est magnifique.
20:06L'artiste, c'est qui ?
20:07Rappelez-nous.
20:07Fred Butler,
20:08un designer britannique,
20:09qui exploitait justement
20:10les prismes de couleurs,
20:11les prismes colorés.
20:12À travers un objet populaire,
20:15qui est la swatch.
20:16Et là, il y a un souci
20:17totalement warholien
20:19ou Roy Lichtenstein,
20:21c'est-à-dire de rendre
20:22le produit de masse,
20:26exceptionnel,
20:27grâce à l'art.
20:28Il y a eu des collaborations
20:29avec Kiss Haring,
20:31notamment Swatch,
20:32qui avait sponsorisé
20:33le premier championnat du monde
20:34de Breakdance en 1984.
20:35C'était avec Kiss Haring.
20:37Culture hip-hop à fond.
20:38Tout à fait.
20:39L'objectif de Kiss Haring,
20:40c'était de faire sortir
20:41l'art des galeries,
20:42donc de le rendre accessible.
20:43C'est tout à fait
20:44dans la mouvance
20:45de ce que vous citez.
20:46Alors ici,
20:47il y a autre exemple.
20:49C'est tout à fait étonnant
20:51et atypique.
20:52Ça, c'est un architecte italien
20:54qui s'appelle Mendini,
20:56qui a fait la Mendini Tower
20:57avec Swatch.
20:58Il a détourné
20:59une horloge comptoise,
21:01bien traditionnelle.
21:02Alors, il a mis du plastique
21:04pour faire du simili marbre.
21:06C'est un petit peu le luxe
21:07qui se moque de lui-même.
21:09C'est ça qui est génial
21:11dans l'art et dans...
21:12Ah bah oui, voilà.
21:13Même collection,
21:13c'est Swatch & Art.
21:16Et puis, on a même ici
21:17une styliste créatrice chinoise.
21:20Alors, je ne sais pas
21:21si on le voit à l'écran,
21:22mais on voit bien
21:22que c'est Swatch
21:23avec un numéro de série
21:25limité, 777 exemplaires.
21:27D'accord.
21:27Le numéro d'expertise.
21:29parce que ça a beau être
21:31des montres
21:31qui ne valent pas très cher
21:33en valeur faciale,
21:35ce sont devenus exactement,
21:36comme vous le dites,
21:37des objets de collection.
21:39Oui.
21:39Donc, qu'on expertise,
21:40qu'on numérote,
21:41qu'on met sous verre
21:42et qu'on vend aux enchères.
21:43Voilà.
21:43Complètement.
21:44Et donc ici,
21:44ce n'est pas la montre
21:45de Batman,
21:47mais c'est une collaboration
21:48avec une créatrice de mode.
21:50Un noir très, très profond.
21:51Uma Wang chinoise
21:53et qui a fait de la montre
21:54un vêtement.
21:56Comme c'est une styliste,
21:57elle est elle-même
21:58jusqu'à, en détail,
22:00transformer les aiguilles
22:01en épingle à nourrice.
22:03Je ne pense pas
22:04qu'on puisse zoomer
22:05et voir le détail,
22:06mais...
22:06C'est difficile,
22:07mais on devine quand même
22:08la forme de l'aiguille.
22:10Et puis donc,
22:10ce bracelet
22:11qui est une sorte
22:12de poignée.
22:13Absolument.
22:14C'est une deuxième peau.
22:16Alors là,
22:16du noir sur noir,
22:17c'est d'une classe folle.
22:19Et ça,
22:20c'est édition limitée,
22:21exemplaire unique ?
22:22C'est 777 exemplaires.
22:24C'est le 306e,
22:26je crois,
22:26c'est marqué dessus.
22:28305e.
22:29Voilà,
22:30donc ça reste
22:31des éditions
22:31très limitées,
22:33mais la Swatch
22:34garde toutes ses qualités
22:36de montres pratiques.
22:37Absolument.
22:38Pour s'y la mettre
22:38et c'est ça
22:39qui finalement crée
22:41l'exceptionnel
22:42à l'intérieur
22:42du produit en masse.
22:45Tout à fait.
22:46Alors,
22:46je précise que ces objets
22:47sont à vendre
22:48par la maison de vente
22:49Couton,
22:51le 20 octobre
22:52à Nantes
22:53et en direct
22:53sur interenchères.com.
22:55On voit
22:58l'évolution
22:58de cette marque-là.
22:59Peut-être que je peux
23:00rappeler la naissance
23:01de la marque.
23:02Mais bien sûr,
23:02oui !
23:02C'est intéressant de savoir
23:03que dans les années 70,
23:06l'horlogerie suisse
23:07se porte moyennement
23:09parce qu'elle est
23:10mise à mal
23:10par l'arrivée
23:12sur le marché
23:12de montres japonaises
23:13à quartz.
23:14Précise,
23:15pas chère.
23:16et la réponse
23:17a été en 1983,
23:19Swatch.
23:20Le concept de Swatch,
23:21c'était une montre
23:23accessible
23:23en plastique
23:24avec des composants
23:25basiques
23:26mais qui fonctionnent.
23:27Donc,
23:28c'est-à-dire
23:28une montre accessible
23:29finalement
23:30qui vient de concurrencer
23:32les montres japonaises.
23:33Avec l'argument de vente
23:35aussi,
23:35montre suisse,
23:36donc avec des mécanismes
23:38tout à fait précis
23:39et irréprochables.
23:41Complètement.
23:42Mais le génie,
23:43ce n'était donc pas
23:44une révolution technologique
23:45mais plutôt
23:46une révolution marketing
23:47puisque Nicolas Hayek,
23:49son fondateur,
23:50a imaginé
23:51des collections
23:53saisonnières
23:54comme la mode,
23:55printemps-été,
23:56automne-hiver,
23:57des collaborations
23:58avec des artistes,
24:01des collaborations
24:01avec des marques aussi.
24:02Il a lancé
24:04la Smart
24:04avec Mercedes.
24:05Mais totalement !
24:06Absolument.
24:07Avec le même concept.
24:08MMC,
24:09c'était son idée.
24:09Voilà.
24:10Il a essayé
24:11avec Renault,
24:12Peugeot,
24:12il a essayé
24:13avec Volkswagen,
24:14finalement il a conclu
24:15avec Mercedes.
24:16D'où Smart
24:17quand même,
24:17Swatch,
24:17Mercedes,
24:18Art.
24:19Il y a toujours
24:19le mot Art.
24:20Et ça existe encore,
24:21maintenant c'est chinois,
24:22mais ça existe encore
24:23et avec un vrai succès.
24:24Il est parti en 98
24:25de l'affaire
24:25mais c'est lui
24:26qui a lancé ça.
24:28Et ça fait partie
24:29en fait de ces objets
24:31qui sont un peu
24:32des objets d'identité
24:33qui correspondent
24:34à cette époque-là,
24:35de se dire que
24:37on va dire
24:38que la reproduction industrielle
24:39sont des vecteurs
24:40d'identité un peu personnels
24:41puisque c'est un moment
24:42où on change
24:43comme de tenue.
24:44Oui, tout à fait.
24:45À l'époque,
24:45il y avait des couleurs,
24:46il y avait beaucoup
24:46de dynamisme,
24:47etc.
24:48Et ce sont aujourd'hui
24:51des objets d'identité.
24:52Donc moi,
24:53je pourrais dire
24:54que finalement,
24:56le génie de ce créateur,
24:57c'est de ne pas forcément
24:58avoir rendu une montre
24:59mais presque 600 millions,
25:01on ne connaît pas
25:02le chiffre exact,
25:02600 millions d'exemplaires
25:04d'une marque d'objets
25:06d'identité.
25:07C'est ça qui est extraordinaire.
25:08Absolument.
25:09Et il y a eu deux phases,
25:10en fait,
25:11un peu comme vous le dites,
25:12il y a eu une phase
25:12un peu spéculative
25:13dans les années,
25:14fin des années 80,
25:1695,
25:17jusqu'en 95 à peu près,
25:19où il y avait la bulle
25:20de la montre Swatch.
25:22Et puis après,
25:23ça s'est un petit peu aplani
25:25et je dirais plutôt,
25:26maintenant,
25:27c'est un marché de collectionneurs.
25:29Oui, oui, complètement.
25:30Donc,
25:31voilà,
25:32on va dire que
25:32c'est toujours pareil,
25:33la spéculisation,
25:34ça dure un été,
25:35la collection,
25:36ça dure une vie.
25:36Donc, forcément,
25:37ce ne sont pas
25:38les mêmes objectifs.
25:39Oui, l'art,
25:40ça s'inscrit dans le temps.
25:41Et c'est vrai,
25:42pour terminer,
25:43est-ce qu'on peut parler
25:45éventuellement
25:45de certains modèles
25:46qui ont pu atteindre
25:47des prix remarquables ?
25:50Oui,
25:50alors,
25:50il y a eu un modèle
25:52qui avait été fait
25:53en collaboration
25:53avec Kiki Picasso,
25:55qui était une figure
25:56de l'un d'un grand parisien,
25:57BD, etc.,
25:58qui avait atteint
25:59un peu plus de 40 000 euros.
26:01Et alors,
26:02actualité,
26:03pas pâle,
26:04j'allais dire,
26:05puisqu'on en a parlé
26:05le week-end dernier,
26:07la montre Swatch
26:08qui a atteint
26:08le plus gros montant,
26:1156 250 dollars.
26:13C'est une montre
26:14qui valait moins
26:15de 100 euros
26:16en valeur spatiale
26:18que le pape François
26:20a donnée à une association
26:21et qui a été vendue
26:22aux enchères
26:22pour récolter des fonds.
26:24C'était en 2022-2023,
26:26plus de 55 000 dollars.
26:29donc c'est incroyable.
26:30À ce jour,
26:32la Swatch
26:32la plus chère.
26:34Le pape
26:34qui s'amuse aussi
26:36quand on lui offre
26:36une Lamborghini,
26:37il la vend aux enchères
26:38et il vend aussi
26:39une Swatch.
26:41Et la Swatch
26:42prend tout son sens
26:43d'objet à la fois
26:44artistique,
26:45un petit peu exceptionnel
26:46au milieu
26:46de la production de masse,
26:48mais avec
26:49ce petit côté
26:51art de vivre
26:51et pratique.
26:53Voilà.
26:54C'était passionnant.
26:56Ça vous change
26:56de votre chrono de régie
26:57qui est en digite rouge
26:58sur fond noir.
26:59Oh, mais vous savez
27:02comment s'appelaient
27:03ces horloges ?
27:06J'ai un trou de mémoire,
27:07c'est absolument abominable.
27:09L'horloge,
27:10c'est des horloges
27:11des pays de l'Est
27:12qui étaient spécialisés.
27:13Vous voyez,
27:14celle avec le...
27:15Ah oui.
27:16La gorgie.
27:18Exactement.
27:18La gorgie.
27:19Et c'est aussi
27:19un objet culte
27:20pour qui travaille
27:21dans les médias.
27:22Absolument.
27:22la gorgie.
27:24Ah, voilà, ça y est.
27:25Bon, je termine quand même
27:26sur un souvenir retrouvé.
27:27Frédéric Lappert,
27:28merci infiniment.
27:29C'était passionnant.
27:31Interanchère,
27:32vente le 20 octobre
27:33à Nantes
27:33de cette collection
27:35Couteau Jameau.
27:36Il y a 274 pièces.
27:38Et donc,
27:38regardez un petit peu
27:39dans vos armoires
27:40les swatchs
27:41que vous gardez.
27:42Elles peuvent valoir
27:43parfois des fortunes.
27:44Merci d'avoir été
27:45à l'écoute de ce
27:46Tout pour investir.
27:47On se retrouve
27:4815h30 pour l'ouverture
27:49de Wall Street USA Today
27:50et ensuite BFM.
27:51Bon, ça tout à l'heure.
27:54Tout pour investir
27:55sur BFM Business.

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