- il y a 8 heures
Ce mardi 14 avril, Antoine Larigaudrie a reçu Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, Christian Fontaine, directeur de la rédaction du magazine Le Revenu, Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, Arnaud Gihan, responsable de la distribution France chez BlackRock, et Stéphane Rudzinski, président et cofondateur Rhétorès Finance, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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TVTranscription
00:06BFM Business, tout pour investir. Antoine Larigauderie.
00:09Bien le bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour cette nouvelle édition de tout pour investir.
00:15TPI, votre émission, l'émission au service de vos investissements sur BFM Business.
00:20Évidemment, on est en direct à la radio, à la télé, sur le web et en podcast.
00:24Des marchés qui continuent de digérer l'environnement instable.
00:28Ça bourdonne et ça bourdonne positivement sur les marchés.
00:32Plus 0,85% pour le CAC 40 qui vient de repasser la barre des 8300 points.
00:37On a à la fois des signaux techniques et fondamentaux qui nous disent que ça va mieux à court terme.
00:43Ce n'est pas pour autant le moment de baisser la garde.
00:46La grande valse des résultats a commencé, il y a des opérations financières porteuses,
00:50mais quelques signaux continuent à crisper le marché.
00:52Notamment la situation économique de la Chine par rapport à tout ce qui est en train de se passer au
00:56Moyen-Orient
00:56et ses conséquences sur le marché de l'énergie.
00:59Donc de quoi rester quand même bien prudent, bien protéger ses investissements.
01:03Et on va parler de tout ça avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu
01:05et Félix Baron du club des investisseurs indépendants.
01:09Alors deux aspects du marché qui vont avec et qui vous intéressent.
01:12Quid des marchés émergents et des opportunités d'y investir ?
01:16On en parlera tout à l'heure avec Arnaud Giant de BlackRock,
01:19dans le placement à suivre.
01:21Et tiens, tant qu'on en est au sujet brûlant sur les marchés,
01:23est-il temps de déjà revenir sur le secteur des logiciels ?
01:27Qui a été maltraité, c'est le moins qu'on puisse dire, en bourse,
01:30face aux disruptions réelles ou supposées de l'intelligence artificielle.
01:34Alors gros plan là-dessus avec Stéphane Rudzinski de Retores en fin d'émission.
01:38Enfin, un point pratique avec Christian Fontaine tout à l'heure,
01:41la saison des déclarations d'impôts est ouverte.
01:43Du coup, on va commencer à bien en parler pour bien vous aider à ne rien oublier,
01:46économiser de précieuses munitions sur vos investissements,
01:49sur votre épargne, sur vos placements.
01:51On vous prépare aussi une édition spéciale de DPI à sujet
01:54pour dans une quinzaine de jours,
01:55on vous préviendra suffisamment à l'avance pour noter tout ça dans vos tablettes.
01:58Mais restez bien à l'écoute,
02:00on va réunir tous nos spécialistes pour vous aider vraiment à remplir
02:04le mieux possible votre déclaration d'impôt
02:06en fonction de votre profil d'investisseur.
02:08Alors, pour poser vos questions,
02:10vous pouvez nous joindre par e-mail direct à bfmbusiness.fr,
02:13nous envoyer un SMS au 732 16,
02:15tapez le mot-clé business suivi de votre message, votre question.
02:18Enfin, vous pouvez me joindre directement sur Twitter et sur LinkedIn.
02:24Le reste de l'actualité du jour.
02:25Alors, l'activité économique résiste en France.
02:27Dans sa nouvelle note de conjoncture publiée hier soir,
02:30la Banque de France parle d'un impact limité
02:32pour le moment de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie,
02:34au point qu'elle maintient sa prévision inchangée de croissance
02:38sur le début de l'année.
02:39Malgré tout, il y a eu aussi 19 000 défaillances d'entreprises
02:42au premier trimestre, plus 6% sur un an,
02:44selon le décompte du cabinet Altares ce matin.
02:47Conséquent, 75 000 emplois sont menacés.
02:51Et c'est un chiffre jamais vu depuis la crise de 2009.
02:55Accordé 27 pour doubler les droits de douane sur l'acier étranger,
02:59assorti d'une division par deux des quotas d'exemption.
03:01Ce sera ainsi 50% de surtaxe au-delà des 18 millions de tonnes importées,
03:06c'est-à-dire le niveau autorisé en 2013,
03:08avant la grosse vague de subventions chinoises.
03:11Pékin, parallèlement, annonce ce matin une envolée de ses importations,
03:14plus 28% en mars sur un an,
03:16quand les exportations déçoivent.
03:17Après, plus 20% sur les deux premiers mois,
03:20il n'augmente que de 2,5% en mars.
03:23Enfin, à suivre aujourd'hui l'Assemblée générale de Stellantis.
03:25La question de la rémunération du directeur général revient sur la table,
03:28avec un vote consultatif des actionnaires.
03:31Mais si le salaire d'Antonio Filosa est nettement moins élevé
03:33que celui de Carlos Tabarez,
03:35il fait encore grincer des dents.
03:37Vous pouvez retrouver un dossier complet sur la question,
03:40préparé par Justine Vassaigne sur notre site internet bfmbusiness.fr.
03:45Allez, le tableau de bord de vos marchés à présent.
03:55Et ça va mieux, et ça bourdonne sur le CAC 40.
03:58Plus 0,86%, 8306 points pour l'indice vedette de la Bourse de Paris.
04:04Partout, du côté des marchés, que ce soit européens et américains,
04:09on semble digérer l'instabilité ambiante et se consacrer à nouveau aux fondamentaux
04:14et, parmi eux, notamment les résultats d'entreprises.
04:18Alors, c'est vrai que, pour le coup, du côté du CAC 40,
04:21ça nous occasionne une légère sous-performance par rapport aux indices européens.
04:25L'Eurostock 50, lui, gagne 1,17% à 5974.
04:30Le DAX à Francfort, plus 1,2% et plus 0,8% pour Madrid.
04:34Mais oui, mais nous, on a LVMH qui pèse un petit peu.
04:37Alors, cela dit, c'est très bien payé.
04:38C'est vrai que les chiffres de vente étaient un petit peu décevants hier soir.
04:42Il y a eu une grosse réaction en après-marché qui se tasse.
04:46Là, vraiment, on continue de penser quand même que 19 milliards d'euros de chiffre d'affaires en un trimestre,
04:52c'est quand même une performance au vu du climat actuel et de l'instabilité ambiante.
04:57Le titre LVMH est en recul, mais un recul modéré, à moins 0,29%, à 480,35 €.
05:03En revanche, on est en « risk on » sur le marché.
05:07On accepte de prendre des risques à nouveau et on met de côté les valeurs défensives.
05:11C'est le cas d'Orange qui recule de 0,5% à 17,58 €.
05:14NG, moins 0,52 €, 28,82 € ou encore FH, moins 0,39 % à 139,95 €.
05:21À noter que ça a pas mal corrigé sur le pétrole.
05:23Le baril de Brent est à 98,21 €.
05:25Et on redescend largement plus pour le brut léger américain du côté des 96.
05:31Le baril de brut léger américain qui repasse sous le Brent.
05:34C'est un signal technique important.
05:36Et du coup, ça pèse un petit peu sur Total qui perd 0,28 % à 79,44 €.
05:41Viridien sur le SBF 120 qui a signé la plus forte hausse du jour.
05:45Hier, repli de 0,99 €.
05:47On est à 130,10 €.
05:50Parmi les valeurs en hausse sur le CAC 40, à noter Eurofins scientifique qui annonce une importante cession d'une
05:55filiale américaine de tests.
05:57Le titre gagne 4,99 % à 68,14 €.
06:01On a Saint-Gobain, moins 3,15 € à 77,88 €.
06:05Et Stellantis, plus 2,9 % à 6,89 €.
06:07La plus forte hausse du SBF 120, elle est encore une fois pour Soitech.
06:11Très entourée en ce moment, plus 9,3 %.
06:1570,68 €.
06:16Du côté des taux d'intérêt, du côté du marché obligataire, c'est un petit peu détendu.
06:20On redescend à 3,70 € pour le 10 ans français.
06:233,05 € pour le 10 ans allemand.
06:254,28 €.
06:25Alors la détente est nettement plus importante du côté américain.
06:29Le 10 ans américain, 4,28 % de rendement.
06:32A noter l'or aussi, qui a repassé le cap des 4,800 $.
06:374,807 $.
06:38Et un dernier mot, l'indice VIX, l'indice de la volatilité du côté de la bourse de Chicago,
06:43le baromètre de la peur, comme on l'appelle un peu sur les marchés américains,
06:47est repassé loin sous les 20 points.
06:49On est à 18 désormais.
06:51Donc, signe d'un retour au calme précaire.
06:54Mais calme, pour le moment, sur les marchés.
06:56En tout cas, à court terme, ça se passe bien.
06:58On déchiffre l'actualité.
07:06Avec nous, en direct, Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
07:09Bonjour Christian.
07:10Bonjour Antoine.
07:10Et Félix Baron du Club des investisseurs indépendants,
07:13qui est en visio avec nous ce matin.
07:14Bonjour Félix.
07:15Je vais peut-être commencer par vous.
07:17On disait, retour aux fondamentaux sur les marchés.
07:19Alors, ça vaut pour les résultats d'entreprise.
07:21Ça vaut pour les chiffres macroéconomiques.
07:24Et il nous dirige plutôt du côté du marché chinois.
07:27C'est-à-dire qu'on a une agitation géopolitique
07:30et un climat de crispation qui commence à avoir des implications
07:35de plus en plus palpables sur le marché de l'énergie.
07:37Et la Chine est en plein milieu du dossier.
07:42Quel est le sentiment vis-à-vis de la Chine ?
07:44Parce qu'on attend aussi de ce pays de rester une des locomotives économiques mondiales.
07:49On sent que la crispation est maximale au niveau géopolitique aussi.
07:54La Chine est au centre de l'échiquier.
07:56Économiquement, qu'est-ce que ça donne ?
07:58Et qu'est-ce qu'on peut éventuellement redouter, Félix ?
08:05Ah, Félix Baron, qui apparemment ne nous entend absolument pas.
08:10Christian Fontaine, on va peut-être commencer par vous.
08:12Alors, on est dans ce retour aux fondamentaux des marchés.
08:17Donc, on parlait de la macroéconomie et de la Chine.
08:21Qu'est-ce qu'on peut dire de ce qui nous attend éventuellement
08:23pour les résultats du premier trimestre ?
08:25On a eu deux types d'indications.
08:27Le secteur bancaire américain, ça va plutôt bien.
08:30Ça va continuer, les publications aujourd'hui.
08:32Puis, on a eu LVMH.
08:33Alors, LVMH, tout le monde était...
08:35Oh là là, catastrophe, c'est en dessous du consensus.
08:38Bon, ça va, 19 milliards de chiffre d'affaires sur un trimestre
08:41qui est marqué par une crispation totale.
08:45Et puis, des signaux encourageants aussi.
08:47Ça se passe bien du côté du marché chinois, là, précisément,
08:50et du côté du marché américain.
08:51Qu'est-ce qu'on peut anticiper de ce premier trimestre ?
08:54Alors, d'accord avec vous sur le constat,
08:56à savoir que pour le CAC 40 et d'une façon générale
08:58pour la Bourse de Paris, donc, on ouvre une nouvelle séquence,
09:00donc la séquence des résultats,
09:02qui a débuté hier avec les résultats de LVMH.
09:05Alors, effectivement, hors marché, hors séance,
09:09on était sur autour de moins 3%
09:12et puis une baisse qui se réduit de minute en minute
09:14et on doit être pas loin, autour de 0% aujourd'hui
09:17de variation pour l'indice LVMH.
09:20Alors, si on prend un tout petit peu de hauteur,
09:23en fait, les anticipations des marchés sont assez élevées
09:25avec une progression attendue des résultats du T1 aux Etats-Unis
09:29pour le Standard & Poor's 500 autour de plus 12,5%.
09:33En Europe, on est avec des résultats, on attend autour de 4 à 5%.
09:37Alors, attention, aux Etats-Unis, on communique sur les résultats nets.
09:39En Europe, c'est plutôt des évolutions de chiffre d'affaires.
09:44Quel enseignement tirer de cette première publication ?
09:48D'abord, je suis assez d'accord avec votre ligne et votre analyse,
09:53à savoir que c'est loin d'être catastrophique
09:56et en tout cas, c'est bien meilleur que la réaction de la bourse fin janvier
10:02à l'annonce des résultats annuels.
10:04Souvenez-vous, l'annonce des résultats annuels des LVMH
10:08le 25, le 27 janvier, le 28 janvier du lendemain,
10:11le cours avait décroché de moins 8%.
10:13En fait, la vraie question qui se pose, c'est,
10:16souvenez-vous des résultats annuels,
10:18l'accueil des marchés avait été d'une volatilité incroyable.
10:23Certains titres, notamment d'assosystèmes de mémoire,
10:25avaient décroché de moins 20%.
10:28Donc, il y avait eu des variations considérables.
10:29Je mettrais ça en parallèle,
10:32l'accueil des résultats des LVMH à ceux de Microsoft.
10:36On a eu, vraiment, les titres se sont fait émietter.
10:40Il n'y a pas d'autre mot.
10:41Est-ce que, justement, on n'est pas devenu beaucoup trop négatif
10:45sur des locomotives de marché,
10:46LVMH chez nous et Microsoft du côté des États-Unis ?
10:48Là, je dirais, c'est peut-être le premier renseignement
10:52de ces résultats trimestriels,
10:54à savoir que les variations sont relativement faibles.
10:59En tout cas, là, pour cette première réaction,
11:02sur le titre LVMH qui a publié l'été 1 hier soir,
11:06la réaction est très faible.
11:07Donc, on voit bien la résilience, en fait, du marché.
11:11Alors, au-delà, en fait, qu'est-ce qui va intéresser les analystes ?
11:14C'est de voir quel est l'impact, en fait, macroéconomique
11:17de la crise en Iran.
11:19Et surtout, j'irais, cet impact à très court terme
11:22va être sans doute très faible, puisqu'en fait,
11:24il n'y a eu que deux mois.
11:25Donc, le temps que cette crise commence à se diffuser
11:29dans l'économie, c'est trop peu.
11:30On va regarder, effectivement, de près
11:32quelles vont être les réactions
11:36et les sentiments des chefs d'entreprise
11:38sur le reste de l'année.
11:40C'est ça qui va devenir essentiel.
11:42En fait, on voit bien que la...
11:45Alors, c'est un peu trop tôt pour le dire,
11:47mais on se dirige...
11:48Il y a eu la parenthèse de la guerre en Iran
11:51et peut-être qu'on peut fermer cette parenthèse
11:54et on va revenir aux fondamentaux.
11:55Les fondamentaux, notamment, c'est l'impact de l'IA
11:58sur la macroéconomie,
12:00l'impact aussi bien aux États-Unis qu'en Europe.
12:04Alors, après ça, la question est de savoir un tout petit peu
12:06que faut-il faire dans une telle conjoncture.
12:09Lorsqu'on est un investisseur particulier.
12:12J'aurais tendance à dire...
12:13Je sais bien, ce n'est pas très vendeur
12:14pour une émission en placement comme la vôtre,
12:16mais c'est surtout, sans doute, de ne rien faire.
12:19Et pourquoi ne rien faire ?
12:20Mais c'est une décision importante
12:21de ne rien faire sur les marchés et pour ses placements.
12:24Et en période de crise,
12:25Warren Buffett que vous citez souvent,
12:27et nous aussi, au revenu,
12:28a toujours tendance à dire
12:29est-ce qu'il faut acheter aujourd'hui ?
12:31Est-ce qu'il faut acheter demain ?
12:32Est-ce qu'il faut acheter dans un mois ?
12:33Enfin, tout dépend de votre situation personnelle.
12:35Donc moi, j'aurais tendance à dire
12:36aujourd'hui, on ne bouge pas.
12:38Attention, si on sort du marché,
12:40on risque de passer à côté d'un rebond violent.
12:43Regardez ce qui s'est passé mercredi dernier
12:45avec un CAC 40 qui a quand même pris 4,5% dans la journée.
12:48Et qui ne lâche rien depuis.
12:49Et qui ne lâche rien.
12:49Si vous n'étiez pas investi mercredi dernier,
12:53ou si vous aviez pris une partie de vos gains
12:56et que vous aviez 20-25% de liquidité,
12:59votre performance annuelle,
13:01par rapport au CAC 40,
13:02elle est déjà morte.
13:04Donc, attention aux effets de portes de saloon
13:07qui consistent à essayer de sortir du marché
13:08parce que vous prenez la baisse
13:09et vous ne prenez pas la hausse qui suit.
13:11On vient de terminer un mois de mars
13:14sur le CAC 40 historique.
13:16C'était l'un des pires mois depuis 6 ans, en fait.
13:20Mais attention, l'année dernière,
13:22le mois d'avril,
13:23c'est au mois d'avril,
13:24le fameux mois d'avril des tarifs,
13:26où on a vu les plus fortes séances de baisse,
13:27mais les plus fortes séances de hausse aujourd'hui.
13:29De reprise, bien sûr.
13:29J'aurais tendance à dire prudence,
13:33rester investi si, encore une fois,
13:36si votre profil d'investisseur le permet,
13:38c'est-à-dire que si vous n'avez pas besoin
13:39de toute partie des liquidités
13:40de votre argent investi en bourse
13:42au cours des 24 ou 36 prochains mois,
13:46rester investi,
13:47ce n'est pas forcément non plus le moment,
13:50si vous avez quelques liquidités,
13:51de faire votre marché.
13:52La dernière fois qu'on s'est vu,
13:53on avait parlé de faire ces courses,
13:55notamment sur des très beaux titres
13:57qui avaient beaucoup reculé Safran, BNP, Schneider et Vinci.
14:02Un petit peu de value, quoi.
14:03Oui, mais tous ces titres ont rebondi
14:05mercredi dernier et jeudi dernier.
14:06Ils ont tous repris 10% dans la journée.
14:08Donc, ce n'est pas forcément le moment
14:10de faire son marché.
14:11C'est un peu trop tôt.
14:12Ce n'est pas le bon market timing.
14:15Le seul titre, vous le citiez tout à l'heure,
14:17vous parliez de Total.
14:18C'est vrai que Total, autour de 80 euros,
14:20plus forte progression depuis le début de l'année,
14:23au sein du CAC 40, on doit être sur une hausse
14:26autour de 45%.
14:27S'il y a bien un titre sur lequel peut-être
14:29quelques prises de bénéfices au cours actuel
14:31peuvent être intéressantes,
14:33c'est peut-être Total.
14:35Voilà.
14:35Donc, je crois qu'on ouvre vraiment
14:37une nouvelle séquence de bourses.
14:40On va revenir vers les fondamentaux,
14:43donc à la fois les résultats des entreprises
14:45et à la fois les guidelines,
14:47donc les méga-trends de long terme,
14:49notamment la numérisation de l'économie
14:51et l'impact de l'IA sur la macro.
14:54Donc, maintenant, on va regarder un tout petit peu
14:56comment réagissent les secteurs
14:58qui sont fondamentaux pour la Bourse de Paris.
15:00Le luxe, bien sûr, on a déjà eu un avant-goût
15:04et puis Kering devrait publier aussi,
15:07je pense, aujourd'hui, après Bourse.
15:10Ce sera ça, oui.
15:10Donc, on va regarder le luxe, bien sûr,
15:13compte tenu notamment de son poids dans le CAC 40.
15:16On va suivre, bien sûr, la défense.
15:18Est-ce que, vous savez, les titres de défense,
15:22je pense par exemple à Thalès,
15:23mais il y en a d'autres depuis un an,
15:24ils ne font pas grand-chose, en fait.
15:25Et donc, on va voir si, enfin, je dirais,
15:28les commandes augmentent,
15:30alors que, bien sûr, les carnets sont déjà bien remplis,
15:32mais on va voir s'il y a un phénomène d'accélération.
15:35Le secteur des logiciels, vous en parliez tout à l'heure,
15:38voilà, c'est quelques secteurs
15:39qu'il va falloir regarder de très, très près
15:41et voir comment les entreprises ont passé ce premier T1.
15:49Effectivement, les logiciels, on en reparlera en toute fin d'émission.
15:52Il y a quand même quelques signaux qui montrent
15:54que l'hémorragie est peut-être en train de s'arrêter.
15:57Félix Baron, Club des investisseurs indépendants.
15:59Alors, je vous vois sourire à mon écoute,
16:01donc je me dis que vous devez entendre mes questions.
16:04Je vous entends, bien sûr.
16:05Ah, c'est merveilleux et on vous entend.
16:07Donc, c'est parfait.
16:08Je voulais juste revenir avec vous sur un dossier.
16:10C'est le dossier de la Chine.
16:12On attend pas mal de chiffres macroéconomiques
16:16sur l'état de l'économie chinoise.
16:18On en a déjà quelques-uns depuis hier.
16:21En même temps, voilà, la place de la Chine
16:23dans l'échiquier géopolitique du moment
16:25commence à faire question.
16:27Tous les yeux se tournent vers la Chine,
16:28en réalité, aussi bien du point de vue
16:30de ce qui se passe à Hormuz
16:32que du côté de l'impact que ça peut avoir
16:34sur l'économie chinoise
16:35qui est largement importatrice de pétrole.
16:38Quel est votre sentiment à ce sujet ?
16:40Quel point important vous voyez à signaler ?
16:45Christian parlait il y a cinq minutes
16:46d'une parenthèse de la guerre en Iran
16:48qu'on pouvait peut-être refermer.
16:49Alors, je ne suis pas sûr qu'on puisse la refermer tout de suite
16:52parce que le Moyen-Orient, finalement,
16:55on pense que c'est juste un problème de pétrole.
16:57En réalité, c'est en train de devenir
16:58un talon d'Achille de la Chine.
17:00Et s'il y en a un qui l'a bien compris,
17:02c'est Donald Trump.
17:03Il est toujours en train de faire le pitre,
17:05à faire des singeries d'un côté ou d'un autre.
17:07Mais il a bien compris une chose.
17:09Il y a jusqu'à 40% du pétrole de la Chine,
17:12voire plus, qui transite par Hormuz.
17:13La Chine fait quatre fois plus de commerce international
17:16avec le Golfe que les États-Unis.
17:18Donc, les États-Unis n'ont pas tellement
17:20d'enjeux économiques réels dans la zone.
17:22Ils ont un enjeu de contrôle, évidemment.
17:24En revanche, la Chine, depuis 20 ans,
17:26a investi 270 milliards de dollars dans la région.
17:30On est dans le déchiffrage.
17:31On parle de 270 milliards sur 20 ans
17:33pour faire des raffineries,
17:35pour faire des champs pétroliers, gaziers,
17:37pour faire des pipelines, des centrales électriques,
17:40avec l'Arabie saoudite, les Émirats, l'Irak,
17:42même l'Iran.
17:43Donc, pour la Chine, le Golfe,
17:45c'est une stratégie de survie économique.
17:48Si vous voulez comprendre le jeu du pétrole
17:52à Hormuz dans le Golfe,
17:54il faut d'abord comprendre la Chine.
17:55La Chine n'a pas vraiment d'alternative rapide
17:57pour une autre énergie.
17:59Les États-Unis, eux, ils s'en moquent.
18:01Ils ont 8% de leur pétrole qui vient du Golfe.
18:03Le reste, ça vient du Canada.
18:05Et c'est là que ça devient intéressant pour les marchés.
18:07C'est que la dépendance de la Chine
18:09au pays du Golfe,
18:10elle transforme la dynamique du pétrole.
18:12On entend souvent que la situation va se calmer
18:16puisqu'on a eu un début d'accord de cessez-le-feu
18:19qui n'a pas forcément tenu,
18:20un blocus qui pourrait s'arrêter.
18:21Mais à court terme, peut-être,
18:23que la situation va se calmer.
18:24En réalité, le risque autour d'Hormuz
18:27est devenu permanent
18:28parce que la situation depuis fin février
18:30a permis de cristalliser le fait
18:31que 20% du pétrole mondial
18:33transite à Hormuz.
18:35Et tant que ce point existe
18:36et qui peut permettre de mettre la pression
18:38à la Chine par les États-Unis,
18:41le risque d'instabilité ne va jamais disparaître.
18:43Donc à court terme,
18:45le baril peut se stabiliser,
18:47voire corriger.
18:47Je vous ai parlé il y a plusieurs semaines
18:49pour moi d'un couloir
18:51entre 90 dollars et 120 dollars.
18:54Donc à mon avis,
18:55le baril va rester dans ce couloir,
18:56mais à moyen terme,
18:57à horizon 18 mois, 24 mois,
18:59la dynamique me paraît différente
19:00dans le sens où
19:00il y a un sous-investissement
19:03global dans le pétrole.
19:04La demande asiatique chinoise est forte.
19:06Même s'ils ont du charbon,
19:07même s'ils développent des centrales nucléaires,
19:09ils n'ont pas encore pour l'instant
19:10d'alternatives très rapides pour pivoter.
19:12Et puis il y a des tensions géopolitiques persistantes
19:14qui conduisent à faire monter le prix du baril.
19:17En plus de ça,
19:18une asymétrie qui existe.
19:21On voit qu'aujourd'hui,
19:22une seule fermeture d'une usine
19:24ou d'une raffinerie,
19:25une frappe,
19:26une escalade dans la région,
19:27et les prix peuvent exploser très vite.
19:29Donc si vous pensez que le pétrole
19:31n'est pas cher aujourd'hui
19:33ou qu'il a été cher,
19:35en fait,
19:35il est probablement assez mal évalué
19:37par le marché
19:38qui voit la situation dans le golfe,
19:40qui voit le doigt pointer vers le golfe,
19:41mais qui ne voit pas
19:42l'espèce de nouvelle guerre froide,
19:44guerre tiède, entre guillemets,
19:45entre les États-Unis et la Chine.
19:47Donc la vraie question pour moi,
19:48ce n'est pas
19:48est-ce que le pétrole va monter demain,
19:50c'est comment on se positionne
19:52face à ce risque
19:53quand on est investisseur.
19:54Alors évidemment,
19:55on ne va pas parier directement
19:56sur le baril,
19:57c'est trop volatile,
19:58probablement,
19:58et trop imprévisible.
20:00la bonne approche,
20:01encore une fois,
20:02pour moi,
20:02c'est indirect.
20:04Aujourd'hui,
20:05à mon avis,
20:05en 2026,
20:06ceux qui gagnent,
20:07c'est ceux qui vont encaisser,
20:08ceux qui vont choisir
20:09des stratégies d'investissement
20:10orientées cash.
20:11Donc,
20:11des services pétroliers,
20:13des infrastructures énergétiques,
20:14des pipelines,
20:15de la logistique,
20:17ça,
20:17c'est des actifs
20:17qui rapportent du cash
20:19et qui sont généralement généreux
20:20en dividendes.
20:21Et puis,
20:21eux,
20:22ils gagnent presque
20:22dans tous les scénarios.
20:23Si vous avez des prix élevés
20:25dans le pétrole,
20:25il y a plus d'activité.
20:26Si vous avez des prix stables,
20:27le cash flow,
20:28il est solide.
20:29Et s'il y a de la volatilité,
20:30ça fait des marges plus élevées,
20:31notamment pour la raffinerie.
20:33Donc,
20:33ça peut vouloir dire
20:34des grands noms
20:35des services pétroliers,
20:36les majors,
20:36j'ai déjà cité,
20:38des acteurs du GNL,
20:39le gaz naturel liquéfié,
20:41des sociétés liées
20:42aux infrastructures
20:43critiques de l'énergie.
20:45On en a plein,
20:45il y en a en France,
20:46en Europe,
20:47mais aussi aux Etats-Unis.
20:48Le deuxième point
20:49pour un investisseur particulier,
20:50ça va être de penser protection
20:51parce que derrière le pétrole,
20:52il y a un risque inflationniste.
20:54Donc,
20:54si vous êtes exposé
20:55aux matières premières,
20:56à l'énergie
20:57et éventuellement à l'or,
20:58vous suivez au moins
21:00l'inflation,
21:00à minima.
21:01Vous faites peut-être mieux,
21:02mais à minima,
21:02vous êtes couvert.
21:03Et puis enfin,
21:04je le disais,
21:04ceux qui ont du cash
21:05sont ceux qui vont gagner.
21:06Donc,
21:07probablement garder
21:08un peu de cash stratégique.
21:10Je rejoins ce que disait Christian
21:11sur le fait qu'il ne faut
21:12surtout pas succomber
21:13à la panique
21:15et que le choix
21:16de ne rien faire
21:17est déjà un choix en soi.
21:18Si votre portefeuille,
21:19il est déjà bien
21:20équilibré autour
21:21de l'énergie,
21:22des matières premières
21:23et éventuellement de l'or
21:24et que vous avez
21:24une petite réserve de cash,
21:26vous pouvez tout à fait
21:27ne rien faire
21:28et passer à un bon début
21:29de printemps sur les marchés.
21:30Comme ça,
21:32on a quelques indications
21:33intéressantes
21:34pour commencer la journée
21:36et pour éventuellement
21:37commencer à planter
21:38quelques petites graines.
21:40Merci beaucoup
21:40Félix Baron
21:41du Club des Investisseurs Indépendants.
21:43Christian Fontaine
21:44du magazine Le Revenu.
21:45On vous retrouve
21:45dans quelques minutes.
21:46On va parler de
21:47c'est aussi de saison.
21:48Les impôts,
21:48c'est ouvert
21:51la saison de la déclaration
21:52et autant bien commencer
21:55avec quelques bons conseils
21:57introductifs.
21:57On vous prépare
21:58une spéciale.
21:59On réunira
21:59nos meilleurs spécialistes
22:00et Christian Fontaine
22:02s'il a envie d'ailleurs
22:02pour vraiment être complet
22:04sur la déclaration d'impôt.
22:06On fera ça
22:07à horizon deux semaines
22:08histoire que vous ayez le temps
22:09de vous préparer.
22:10On passe aux arbitrages
22:11de marché justement
22:12avec Gilles Santacreu.
22:19Gilles,
22:19un marché qui se porte
22:20très très bien.
22:21On est quoi ?
22:21On est à 300 points
22:23de nos derniers records historiques
22:24sur le CAC 40,
22:25plus 0,75%.
22:27Et encore,
22:28on a LVMH
22:29qui plombe un peu
22:29l'atmosphère.
22:30Mais enfin,
22:31c'est loin d'être
22:32une catastrophe.
22:33Il faut dire que
22:33les chiffres publiés hier
22:34par LVMH
22:35sont quand même
22:36relativement résilients.
22:38Encore une fois,
22:3919 milliards de chiffres
22:40d'affaires sur un trimestre.
22:41Ça reste quand même colossal
22:42dans le contexte actuel.
22:43Et puis,
22:44voilà,
22:45on a quand même
22:46quelques dynamiques
22:48de croissance
22:49assez intéressantes
22:50sur le CAC 40
22:50qui permettent
22:51de signer
22:51cette bonne performance
22:53ce matin, Gilles.
22:55Oui,
22:55on est sur une bonne dynamique.
22:58Alors,
22:58effectivement,
22:59on a LVMH
22:59qui retient un petit peu
23:01le CAC 40
23:01lorsque l'on compare
23:02un petit peu le CAC
23:03avec l'Eurostox
23:04ou le DAX.
23:06Sur ces deux derniers indices,
23:07on est sur des progressions
23:09aux alentours de 1,1%.
23:10Là,
23:10sur le CAC 40,
23:11on est à 0,7%.
23:12Bon,
23:13on a un petit retard
23:13mais on reste quand même
23:15sur un trend haussier.
23:16La zone qui sera importante
23:18aujourd'hui,
23:18c'est la zone
23:19que l'on a échoué
23:19au franchissement
23:20mercredi et vendredi dernier.
23:22C'est-à-dire,
23:22c'est la zone
23:23de gap
23:23qui s'était ouverte
23:25le 3 mars
23:26entre 8300
23:28et 8376.
23:30Bon,
23:30on va dire
23:31qu'un franchissement
23:32à la hausse
23:32des 8380
23:33effacera cette zone.
23:35C'est un signal important
23:36qui avait confirmé
23:37le retournement
23:38à la baisse
23:38après les records
23:40du CAC 40
23:41à la fin du mois de février.
23:42Et c'est un petit peu
23:43ce franchissement
23:44que l'on attend
23:44pour vraiment valider
23:46une dynamique forte.
23:47On a des signaux
23:48qui sont intéressants
23:49là où on avait
23:49des volumes
23:50relativement inférieurs
23:52à la moyenne
23:52hier et puis
23:53sur la séance
23:54de vendredi.
23:54Ça semble
23:55un peu plus étoffé
23:56aujourd'hui.
23:57Donc,
23:57on va surveiller
23:58parce qu'avec
23:59justement ces volumes
24:00un peu supérieurs
24:01à la moyenne
24:01et puis si LVMH
24:02réduit un petit peu
24:03ses pertes,
24:04ça pourrait nous aider
24:05justement à franchir
24:06cette zone.
24:07on est porté par une configuration
24:08où les USA nous envoient
24:10des signaux très forts
24:11aussi à la hausse.
24:13On a des signaux
24:13assez importants.
24:14Donc,
24:15globalement,
24:15on peut continuer
24:16de regarder vers le haut.
24:18Les premières zones d'alerte,
24:19eh bien,
24:19ça sera le point bas
24:21d'hier,
24:23donc la séance
24:24que nous avons eue
24:26avec un point bas
24:27à 8163 points.
24:28Et puis,
24:29on a ce gap
24:30qui nous,
24:31je dirais,
24:32qui nous,
24:33pour l'instant,
24:34en tout cas,
24:34nous donnerait un signal
24:35de retournement
24:35s'il était refranchi.
24:36Gap Haussier,
24:37donc,
24:37qui s'est ouvert
24:38mercredi dernier.
24:39Donc,
24:40il ne faudrait pas repasser
24:40sous la zone
24:41des 8090 points
24:43avec une zone
24:44de retournement majeure
24:45sous 7 880 points.
24:47Bon,
24:48et puis un petit coup d'œil
24:49sur les cryptos.
24:49Alors là,
24:50pour le coup,
24:50on a quelques signaux
24:51d'agitation.
24:52Le Bitcoin a bien,
24:53bien repris
24:54un cap dynamique.
24:55On a repassé
24:56assez largement
24:57les 74 000 dollars.
25:00On sent que,
25:01voilà,
25:01il y a une prime de risque
25:02qui est quand même
25:02partie des cryptos.
25:04Même l'Ether,
25:04suit le mouvement.
25:05On est du côté
25:06des 2400 dollars.
25:09C'est des signaux
25:09à suivre,
25:10ça,
25:10ou il est encore
25:11un peu tôt ?
25:12Ce sont des pré-signaux
25:14pour l'instant.
25:15Moi,
25:15je surveille
25:16les cryptomonnaies
25:16actuellement
25:17puisqu'on a eu
25:19des cryptos
25:19qui ont fortement
25:20baissé ces derniers temps
25:21et le fait
25:23que le marché
25:23puisse éventuellement
25:24se relancer,
25:25on voit que les cryptos
25:26sont encore un peu
25:26à la traîne
25:27et il pourrait y avoir
25:28un effet de rattrapage.
25:29Alors,
25:29encore une fois,
25:29ce n'est pas encore confirmé.
25:3175 000 dollars
25:33pour un bitcoin
25:33est un seuil
25:34assez important.
25:35C'est une zone
25:37qui avait donné
25:38un échec de franchissement
25:39sur la séance
25:40des 17 mars.
25:41Si on revenait
25:42au-delà de cette zone,
25:43il faudrait attendre
25:43de revenir au moins
25:44au-dessus des 81 000 dollars
25:46pour un bitcoin
25:47pour vraiment confirmer
25:49un vrai retournement
25:50de tendance.
25:50On avait parlé
25:51de l'Ethereum,
25:52on est aussi
25:52sur des seuils majeurs,
25:54aussi sur une zone
25:55ici,
25:55une zone de point haut
25:56qui avait été touchée
25:57mi-mars
25:58aux alentours
25:58des 2400 dollars
26:00pour un Ether.
26:01On a une zone technique
26:02à 2450,
26:03mais là aussi,
26:04il faudrait attendre
26:05un retour
26:06au-dessus
26:06des 2775 dollars
26:08pour avoir
26:09des signaux
26:10de retournement
26:10un peu plus forts.
26:11Donc,
26:12on surveille,
26:13mais il pourrait
26:13effectivement,
26:14comme vous l'avez dit,
26:15y avoir un début
26:16de signal
26:17qui pourrait relancer
26:18une dynamique haussière
26:19sur l'ensemble
26:20du secteur.
26:21On commence aussi
26:21à percevoir
26:22certaines décorrélations.
26:23Vous savez,
26:24quand un secteur
26:24est trop coloré,
26:25en général,
26:25ça montre
26:26qu'il y a
26:26une certaine fragilité.
26:27Là,
26:28on commence à avoir
26:28des divergences
26:29entre certaines cryptos
26:30qui pourraient nous annoncer
26:31justement une petite reprise.
26:32Merci infiniment,
26:33Gilles Santacreux,
26:34boursicoté.com.
26:36Une petite pause,
26:37réclame et tout pour investir
26:38continue.
26:39Dans quelques secondes,
26:40on retrouve Christian Fontaine
26:41du magazine Le Revenu
26:42et on va ouvrir le courrier,
26:44regarder la feuille
26:45de déclaration d'impôt
26:46et puis essayer
26:47de faire en sorte
26:48de faire ça bien,
26:49que vous gardiez des munitions,
26:50que vous perdiez
26:51rien en route
26:52suivant votre profil.
26:54On voit tout ça avec lui
26:54dans quelques minutes.
26:55A tout de suite.
26:58Tout pour investir.
27:00La boîte à outils.
27:02Bon, c'est un des grands rendez-vous
27:04de l'année, évidemment,
27:05déclarer ses impôts.
27:06On va vous préparer
27:07psychologiquement au truc.
27:08Alors, ça y est,
27:08la fenêtre de tir est ouverte.
27:10Vous pouvez désormais
27:11déclarer vos impôts
27:12depuis quelques jours.
27:13On va déjà se préparer
27:15mentalement à tout ça
27:16avec Christian Fontaine.
27:17Alors, suivant votre profil
27:18d'investisseur,
27:19évidemment,
27:19c'est un enjeu différent
27:21à chaque fois.
27:22Maintenant,
27:23l'enjeu principal,
27:24quel que soit votre profil,
27:25c'est de ne rien laisser en route,
27:27de garder des munitions
27:28et surtout de rien perdre.
27:30Alors, bien sûr.
27:31Alors, d'abord,
27:32il faut se remémorer quand même
27:33les dates,
27:33les dates limites.
27:34Donc, vous avez,
27:35si vous habitez département 1 à 19
27:37et les non-résidents
27:39jusqu'au 21 mai
27:40pour remplir vos devoirs fiscaux,
27:42les départements 20 à 54,
27:4428 mai
27:44et 55 à 976,
27:474 juin, 19 mai,
27:49si vous remplissez encore,
27:51mais il y a de moins en moins de gens,
27:52votre déclaration sur le papier.
27:55Donc, Antoine,
27:56vous l'avez dit,
27:56le service de déclaration en ligne
27:58est ouvert.
27:59Pas de panique
28:00et pour que tout se passe bien,
28:01premier conseil,
28:02je dirais,
28:03d'abord,
28:04commencez par retrouver
28:05votre numéro fiscal
28:07à 13 chiffres.
28:09Il figure en haut à gauche
28:11de l'avis d'imposition
28:12que vous avez reçu
28:13en juillet et août dernier.
28:15Assurez-vous,
28:15vous avez toujours
28:16votre mot de passe.
28:17Pas de panique,
28:18si vous ne l'avez pas,
28:19vous pouvez le renouveler.
28:21Alors,
28:21étape essentielle,
28:23souvent,
28:23vous savez,
28:24on se connecte à son compte
28:26et puis on se lance
28:27billet en tête
28:28pour remplir
28:29sa déclaration.
28:30L'élément essentiel,
28:31en fait,
28:31c'est la préparation.
28:33Il est absolument essentiel
28:35de rassembler
28:35tous les documents
28:37pour n'oublier
28:38aucun avantage fiscal.
28:39Alors,
28:40mini-liste,
28:41reçu de dons aux œuvres,
28:42bien sûr,
28:43c'est l'une des plus principales
28:44niches fiscales,
28:45plusieurs millions de Français
28:46en profitent chaque année.
28:47bulletin de salaire
28:48de décembre,
28:49ça va vous permettre
28:50avec le net imposable
28:51en cumul annuel
28:52déjà pré-imprimé,
28:54vous pouvez comme ça
28:54le vérifier.
28:56Imprimé fiscal,
28:58univré,
28:58capitulant vos opérations
29:00financières.
29:00Pas de panique,
29:01là aussi,
29:01certains établissements
29:03financiers,
29:03comme chaque année,
29:04sont en retard,
29:05donc tout le monde
29:05ne les a pas encore envoyés,
29:07ils ne sont pas forcément
29:08encore disponibles
29:09dans votre espace personnel
29:10auprès de votre
29:11établissement financier préféré.
29:13attestation CESU
29:14si vous avez employé
29:15en 2025
29:16un ou plusieurs
29:18salariés à domicile.
29:20Voilà un tout petit peu
29:21pour le travail de base
29:23et les documents
29:24qu'il faut rassembler.
29:26Alors,
29:27ensuite,
29:27bien sûr,
29:28ce qu'il faut avoir en tête,
29:28c'est les nouveautés.
29:30Les nouveautés...
29:31C'est évidemment ça,
29:32alors on avait fait
29:33une spéciale
29:34avec la nouvelle loi budgétaire,
29:36mais il y a évidemment
29:37un certain nombre de trucs
29:38qui vont rentrer
29:39en ligne de compte
29:39pour la déclaration
29:40de cette année.
29:40Alors,
29:41bien sûr,
29:41je passe,
29:42je dirais,
29:43sur les évolutions mineures
29:44entre guillemets
29:45parce qu'elles ont déjà
29:46été beaucoup commentées
29:47comme la hausse du barème
29:48de 0,9%
29:49ou la réduction d'impôt
29:50pour dons
29:51de 75%
29:52qui a été tendue
29:53au versement
29:53aux associations d'aide
29:55aux victimes
29:56de violences domestiques
29:56et à toutes les fondations
29:57agissant pour la sauvegarde
29:58du patrimoine.
30:00En fait,
30:01la vraie nouveauté
30:02en 2026,
30:03elle était dans
30:04la loi de finances
30:05et elle est dans
30:05la loi de finances
30:07de la sécurité sociale
30:08de financement
30:09de la sécurité sociale
30:09pour 2026.
30:10C'est la fameuse
30:12hausse de la CSG
30:13de 1,4 points
30:15sur les revenus
30:16du capital.
30:17Donc,
30:17ce qui fait que la CSG
30:18passe de 9,2% à 16
30:20et le taux global
30:21de prélèvements sociaux
30:22de 17,2% à 18,6%.
30:25La mauvaise nouvelle,
30:25c'est que cette hausse
30:26s'impose rétroactivement
30:27à la plupart des revenus
30:28du patrimoine
30:30empaissée en 2025.
30:32Les revenus financiers
30:34sont exclus.
30:35En revanche,
30:36les loyers de meublé
30:37non professionnels
30:382025 vont subir
30:39la hausse de la CSG
30:40comme vos plus-values
30:41mobilières
30:42ou sur crypto
30:43empochées
30:44l'année dernière.
30:46Alors,
30:46je voudrais,
30:47sur les nouveautés,
30:48quand même terminer
30:48sur une note positive.
30:50Vous savez,
30:51dans le projet initial
30:52du gouvernement,
30:52il y avait la suppression
30:54de l'abattement
30:54de 10%
30:55sur les pensions
30:56de retraite
30:57et cet abattement
30:59aurait été transformé
31:00par un abattement
31:02forfaitaire
31:02de 2 000 euros
31:03et donc ça ne s'est pas passé.
31:04Donc ça,
31:04c'est plutôt une bonne nouvelle
31:05pour tous les retraités
31:07qui nous écoutent.
31:09Voilà un petit peu
31:09pour les nouveautés.
31:10Alors du coup,
31:11on arbitre comment ?
31:12Est-ce qu'il y a des choses
31:13éventuellement à revoir
31:14en fonction de ça
31:14et surtout,
31:16pour se préparer
31:17à faire une déclaration
31:19à la fois solide
31:20et en même temps
31:21qui va nous permettre
31:22de ne pas trop non plus
31:26perdre de pouvoir d'épargne,
31:27on va dire ?
31:27Alors bien sûr,
31:28il y a des décisions
31:29à prendre.
31:29Sur le plan fiscal,
31:30il y a des décisions
31:31à prendre à deux moments
31:32clés de l'année.
31:32C'est au moment
31:33de la déclaration
31:33en mai-juin
31:34et puis avril-mai-juin
31:37et puis à la fin de l'année
31:38en décembre.
31:40Contrairement à ce que pensent
31:41beaucoup de contribuables,
31:42au moment de remplir
31:42votre déclaration,
31:43vous avez des choix fiscaux
31:44à faire
31:44et il faut faire
31:44les bons choix.
31:45Donc là,
31:46souvent,
31:46il faut sortir la calculette.
31:47Alors,
31:48si vous avez des enfants
31:50majeurs,
31:51vous pouvez vous poser
31:52et qui,
31:53par exemple,
31:53poursuivent leurs études,
31:54vous pouvez vous poser
31:55la question de rattachement
31:57ou non à votre foyer fiscal.
31:59Si vous encaissez
32:00des revenus fonciers
32:01de montant relativement limité,
32:04est-ce que vous optez
32:06microfoncier
32:07ou régime réel ?
32:09Et puis,
32:09pour les salariés,
32:10frais réels
32:11ou abattement forfaitaire
32:12de 10 %.
32:13Comme chaque année,
32:15puisqu'on est dans
32:16une mission de placement
32:17et puis c'est le cœur
32:18de la matière du revenu aussi,
32:20pour nous,
32:20le principal piège
32:21de la déclaration,
32:22c'est toujours la case
32:232 OP.
32:23Alors,
32:24cette case vous permet,
32:25en fait,
32:26de ne pas payer,
32:29d'échapper à la flat tax,
32:30en fait,
32:31à cet impôt forfaitaire,
32:32vous savez,
32:32au sein des 31,4,
32:34il y a un impôt à 12,8
32:35et vous pouvez opter
32:35pour l'impôt progressif
32:36si c'est plus intéressant
32:37pour vous.
32:38En gros,
32:39si vous n'êtes pas imposé,
32:40ce qui concerne quand même
32:41la moitié des foyers fiscaux,
32:42ou si vous êtes imposé
32:43dans la tranche à 11 %,
32:44ça peut être intéressant
32:45de calculer,
32:47de cocher cette case 2 OP.
32:48Alors,
32:49tout ça vous paraît peut-être
32:50un tout petit peu complexe,
32:52ce qu'il faut savoir,
32:53en fait,
32:54en pratique,
32:54c'est très simple.
32:55Vous ne cochez pas
32:57la case 2 OP
32:58et vous voyez
32:59combien vous avez à payer.
33:00Ensuite,
33:01vous la cochez,
33:02vous remplissez
33:02les informations complémentaires
33:04comme les abattements
33:05pour durée des tensions
33:06en cas de plus-value mobilière,
33:07et puis vous voyez
33:08combien vous avez à payer
33:09et vous prenez l'option,
33:11le choix qui est le plus intéressant
33:12pour vous.
33:13Oui,
33:13on peut faire un coup
33:13pour du beurre,
33:14c'est ça qui est pratique.
33:15et pas de panique
33:16si jamais l'outil des impôts
33:19dit a priori
33:20de cocher la case 2 OP
33:21si c'est dans votre intérêt
33:22et que vous ne l'avez pas fait.
33:23Donc là,
33:24pas de panique.
33:24Alors,
33:25par contre,
33:26l'élément clé,
33:27c'est que l'administration fiscale
33:29n'est pas forcément informée
33:31de toutes les charges
33:32que vous pouvez déduire,
33:33en fait.
33:34Il y a,
33:34à part la CG déductible,
33:36les autres charges,
33:37c'est à vous
33:37de les remplir.
33:38Donc,
33:39attention,
33:40pension alimentaire,
33:41éventuellement,
33:42versé en 2025
33:43à un enfant
33:46dans le besoin
33:47non rattaché
33:48à votre foyer fiscal.
33:49Donc,
33:49vous pouvez déduire
33:50cette pension
33:51à hauteur de 6 855 euros.
33:53Il faut le décider.
33:54Il faut surtout l'indiquer
33:56à l'administration fiscale
33:57sur votre déclaration
33:58de revenus.
33:59Prestation compensatoire
34:01versée à votre ex-conjoint
34:03en 2025
34:04est déductible
34:05sans limite
34:05si le jugement
34:07de divorce
34:07prévoit une liquidation
34:08sous forme de retraite
34:09ou en capital
34:10sur une période
34:11supérieure à 12 mois
34:12suivant le prononcé de divorce.
34:13Vous voyez,
34:13c'est très précis,
34:14donc je regarde
34:14mes petites notes.
34:16Et puis ensuite,
34:17et là,
34:17ça concerne
34:18des millions de Français,
34:19les sommes versées
34:20en 2025
34:21sur un PER
34:21sont également déductibles.
34:24Ces sommes,
34:25normalement,
34:26elles sont indiquées
34:27sur votre déclaration
34:28de revenus.
34:29Simplement,
34:30il y a un petit piège,
34:31c'est qu'elles sont indiquées
34:32dans une case
34:32et vous,
34:33vous devez l'indiquer
34:33dans une autre
34:34pour profiter
34:36de l'avantage fiscal.
34:37Là aussi,
34:38il y a un pop-up.
34:40Si votre feuille
34:41est pré-remplie
34:42à ce niveau-là,
34:44mais que vous oubliez
34:45de reporter
34:46le 10 montants
34:47que vous avez versé
34:48sur votre PER
34:49l'année dernière,
34:50il y a un pop-up
34:50qui vous avertit
34:51en vous disant
34:51est-ce que vous êtes certain
34:52qu'il ne faut pas avoir...
34:53Non mais ça,
34:54c'est plutôt pas mal
34:55et il faut le souligner,
34:56ce n'est pas souvent,
34:57mais du point de vue de...
34:59Alors en tout cas,
35:00quand on déclare en ligne,
35:01c'est quand même
35:02assez bien fait
35:03et il y a des rappels
35:04de partout
35:05pour essayer de voir
35:06si on n'a rien oublié.
35:08C'est de mieux en mieux fait.
35:10Il n'empêche,
35:11ça reste quand même
35:12relativement un pince-homme.
35:14Si vous n'avez
35:14entre guillemets
35:15que votre pension,
35:17que votre salaire,
35:18ça va,
35:18mais à partir du moment
35:19où il y a des charges,
35:20où il y a des...
35:21Vous pouvez profiter
35:22de réduction,
35:23vous pouvez profiter
35:24de déduction
35:25sur le plan fiscal.
35:26ça se complique
35:27un tout tout petit peu.
35:29Donc il faut quand même
35:30s'y plonger.
35:31Je terminerai quand même
35:32par un regret
35:33et ça,
35:34chaque année,
35:34c'est pareil.
35:35Vous avez vu tout à l'heure,
35:36je parlais de la revalorisation
35:37du barème fiscal
35:38à hauteur de 0,9%
35:40sur l'inflation
35:41l'année dernière.
35:42Comme chaque année,
35:43il y a une myriade
35:45d'abattements
35:45et de seuils fiscaux
35:46qui pour là
35:47ne sont pas revalorisés.
35:48Et vous savez
35:49qu'aux revenus,
35:49on accorde beaucoup d'importance
35:50à l'assurance-vie,
35:51placement financier préféré
35:52des Français,
35:53plus de 2 000 milliards d'euros,
35:5575% du PIB,
35:57c'est énorme.
35:58Tous les abattements fiscaux,
36:00en tout cas,
36:00la très grande majorité
36:01de ces abattements
36:02qui concernent l'assurance-vie,
36:04notamment l'abattement
36:05de 152 500 euros,
36:06notamment l'abattement
36:07de 4600,
36:08ce sont des abattements
36:09qui n'ont pas été revalorisés
36:11depuis près de 30 ans.
36:12Ça signifie qu'aujourd'hui,
36:14le seuil,
36:15la limite d'entrée
36:16dans l'impôt
36:18en termes réels
36:19a baissé de 50%.
36:20Ça signifie qu'aujourd'hui,
36:21il y a des millions de Français
36:22qui sont taxés
36:23sur des opérations
36:26patrimoniales
36:26sur lesquelles
36:27ils n'auraient pas été taxés
36:28il y a 20 ou 30 ans.
36:30Donc ça, c'est bien dommage
36:31et c'est à dénoncer
36:33haut et fort
36:34sur votre antenne.
36:34Et on le fait
36:35parce qu'il y a des tas de choses
36:37qui restent un petit peu
36:38dans l'escarcelle
36:38et quand on parle
36:40de réforme de l'impôt,
36:41il serait bien
36:43inspiré quand même
36:44le gouvernement
36:44de regarder un petit peu
36:46de ce côté-là
36:47parce que c'est aussi
36:48l'épargne qui fait vivre
36:49l'économie réelle.
36:50Merci beaucoup,
36:51Christian Fontaine,
36:52du magazine
36:53Le Revenu.
36:54À bientôt pour nouveaux conseils,
36:55toujours très bien concrets.
36:56Et on passe au placement à suivre.
37:03Arnaud Giant de BlackRock,
37:04bonjour.
37:05Merci d'être avec nous
37:06en direct
37:07parce que c'est vrai
37:08qu'on a l'œil
37:09alors rivé
37:10sur le marché européen,
37:12le marché américain.
37:14Le week-end,
37:14on regarde
37:15les places boursières
37:16du côté des Émirats
37:17pour voir comment ça réagit.
37:18On est un petit peu
37:20sur le fil du rasoir.
37:21mais au milieu de tout ça,
37:23les terres émergentes,
37:26les économies émergentes,
37:28qu'est-ce qu'on en fait
37:29en ce,
37:31quasiment ce milieu d'année ?
37:32On s'est beaucoup posé
37:33la question en début d'année
37:34sur l'opportunité de réinvestir
37:35dans les émergents.
37:36Et c'est vrai que
37:37la crise,
37:38la guerre,
37:39tout ça a rabattu
37:39un petit peu les cartes
37:40du fait de l'impact énergétique.
37:43On s'est posé la question
37:44d'ailleurs en début d'émission
37:45de l'impact réel
37:47sur l'économie chinoise,
37:49par exemple.
37:49Est-ce encore
37:50une économie émergente ?
37:51La question reste posée.
37:53Mais au milieu de tout ça,
37:54on a l'impression
37:56d'un bloc
37:57des pays émergents
37:58sur lesquels
37:59on investit traditionnellement
38:00qui a tendance
38:01à complètement se fragmenter.
38:03Est-ce que c'est le sentiment
38:04que vous retenez
38:05au vu de ce qui se passe
38:05en ce moment ?
38:06Alors déjà,
38:07effectivement,
38:07la raison pour laquelle
38:08je voulais absolument
38:09parler des émergents,
38:10c'est qu'il y a un vrai phénomène
38:11depuis un an.
38:12Et on en parle assez peu
38:14vis-à-vis des forces en présence.
38:18En fait, depuis un an,
38:19c'est vrai que pour le contexte,
38:21on a traversé
38:23depuis la sortie du Covid
38:25un désamour des émergents
38:26qui était assez marqué
38:29avec beaucoup de ventes.
38:31Il y avait beaucoup d'espoir
38:32à la réouverture du Covid
38:33sur la Chine.
38:34Ça paraît déjà très loin
38:35derrière nous.
38:36Mais effectivement,
38:37on a eu une année 2022
38:39et 2023
38:40absolument terrible.
38:41et donc des sous-pondérations.
38:43Et en fait,
38:44depuis 2025,
38:45le rebond
38:46est extrêmement fort
38:48et en fait,
38:49s'intensifie
38:50mois après mois.
38:51Donc,
38:52on a eu
38:52pas loin
38:53de 150 milliards
38:55d'investis
38:56dans le monde
38:56des ETP
38:57sur les émergents
38:58l'année dernière.
38:58ce qui est historique,
38:59ce qui est colossal
39:00et qui dépasse
39:01trois fois
39:02ce qu'on a connu
39:03sur les années précédentes.
39:04C'est curieux
39:04que ce soit passé,
39:06j'allais dire,
39:07sous le radar
39:07parce qu'on est vraiment
39:08resté rivés sur...
39:10C'est ça.
39:10Il y a eu un biais.
39:13En fait,
39:13on a gardé
39:14les mêmes curseurs
39:16et le même radar
39:17qu'on avait
39:17et la même boussole
39:18qu'on avait avant
39:19qui étaient rivés
39:21toute Amérique.
39:21Et en fait,
39:23il y a eu ça.
39:24Les flux
39:25sont forcément
39:26accompagnés aussi
39:27d'une très bonne performance.
39:29Donc,
39:30on a des performances
39:31sur 2025
39:31qui étaient deux fois meilleures
39:32que dans les pays développés
39:34quand on regarde
39:35les grands indices,
39:36que ce soit d'ailleurs
39:36le marché américain
39:38ou européen.
39:39Et en fait,
39:41si on regarde
39:42les explications à cela,
39:43pour nous,
39:43il y en a trois.
39:44La principale,
39:45c'est effectivement,
39:46on a parlé régulièrement
39:48de ce...
39:49Tout Amérique,
39:50tout Etats-Unis,
39:51le côté
39:52US Exceptionnalism,
39:54c'est un peu le mot,
39:57qui est en fait
39:57la fin,
39:59j'ai envie de dire,
40:00ou l'arrêt en tout cas,
40:01de cette phase.
40:02C'est la première explication
40:03et j'y reviendrai.
40:04La deuxième explication,
40:05c'est le positionnement
40:06géopolitique
40:07puisqu'on parle beaucoup
40:08en fait
40:09de
40:09on-sharing,
40:10off-sharing,
40:11souveraineté
40:12et la place
40:13en fait des émergents
40:14est assez unique
40:14là-dedans
40:15et plutôt bien positionnée.
40:16Et le troisième,
40:18c'est un contexte
40:18à la fois macro
40:19et aussi sectoriel
40:21qui est plutôt bien aligné
40:22par rapport à ce qu'on est
40:23en train de vivre
40:24aujourd'hui
40:24dans l'économie.
40:27Bien sûr,
40:28ça peut aussi s'expliquer
40:29cette espèce de biais
40:30qu'on n'ait pas vu venir,
40:32par exemple,
40:33l'explosion
40:36de tout le secteur
40:37de la mémoire
40:39et des semi-conducteurs
40:41à mémoire
40:41qui a complètement fait exploser
40:43les capitalisations
40:44en Corée du Sud,
40:45par exemple.
40:47Alors effectivement,
40:48alors ça,
40:48c'est vraiment
40:48sur le troisième pilier
40:50qui est sur le positionnement.
40:52Peut-être juste
40:53pour revenir très rapidement
40:54sur le premier
40:54et le côté
40:56toute Amérique,
40:57on parle d'un phénomène
40:58de dédollarisation
41:00de l'économie
41:00où en fait,
41:01il y a eu un mouvement
41:02qui s'est enclenché
41:03on va dire depuis
41:05le Liberation Day.
41:07Oui, tout à fait.
41:07C'est un peu autour de ça
41:09dans lequel
41:10on a quand même
41:11structurellement
41:12on a tendance
41:14à voir des ventes
41:15d'actifs américains
41:16en plus libellés
41:17en dollars
41:17et investir
41:20beaucoup plus
41:20en international
41:21que ce soit
41:22Europe ou émergents.
41:23Les émergents davantage.
41:25Et pour le rappel,
41:26les émergents
41:27représentent uniquement
41:2810%
41:29de la capitalisation
41:30boursière globale.
41:31Donc quand on a
41:32un phénomène
41:33où on attire
41:34un tiers des flux
41:35alors même
41:36qu'on représente
41:36une toute petite partie
41:37de la cote,
41:38c'est que la force
41:39est quand même
41:39très importante.
41:41Et en fait,
41:42la vente
41:43d'actifs en dollars
41:44pèse aussi
41:45sur le dollar.
41:46On parle souvent
41:47du cours au dollar.
41:48Et en fait,
41:49ce poids
41:50sur le dollar
41:51facilite aussi
41:53le financement
41:53des économies émergentes
41:54qui en fait
41:55empruntent beaucoup
41:56en dollars.
41:56Donc en fait,
41:57on a une sorte
41:57de cercle vertueux
41:58qui s'est enclenché
41:59de ce côté-là
42:00et qui aide
42:01et qui favorise
42:02énormément
42:03ces économies.
42:04Et en plus,
42:05fondamentalement,
42:06alors,
42:07hormis
42:08toute considération
42:09à base
42:10de coûts
42:10de l'énergie,
42:12coûts de l'alimentation
42:13et de certaines
42:14matières premières
42:14critiques,
42:15que ce soit
42:15les engrais,
42:16etc.
42:18Le contexte
42:20fondamental
42:20d'inflation
42:21est peut-être
42:22beaucoup plus,
42:23beaucoup moins
42:24compliqué à gérer
42:25du côté des pays
42:26émergents
42:26que du côté
42:27de la Fed
42:27ou du côté
42:28de la BCE.
42:29Ils sont en fait
42:29en avance de phase
42:30sur le cycle économique.
42:32Ils ont,
42:32d'un point de vue
42:33politique monétaire,
42:34ils ont déjà
42:34fait une partie
42:35du travail
42:37avant nous,
42:38ils ont des
42:38taux réels
42:39qui sont positifs,
42:40ils ont des
42:40marges de manœuvre
42:41qui sont supérieures
42:42à nous
42:42et effectivement,
42:43dans beaucoup
42:43de zones,
42:45ils ont déjà
42:45géré
42:46les problématiques
42:47inflationnistes
42:47qui étaient même
42:48pires que ce
42:48qu'on avait
42:49dans le cycle développé,
42:50mais ils ont fait
42:51déjà un gros travail
42:52et donc,
42:52du coup,
42:53ils ont retrouvé
42:54ces marges
42:54de manœuvre.
42:56Pour revenir
42:56sur votre point,
42:58sur la partie
43:00dépendance
43:00aux matières premières,
43:02et en fait,
43:02c'est assez intéressant,
43:03c'était un peu
43:04mon deuxième point,
43:05sur le fait
43:05qu'en termes
43:06de positionnement,
43:07on sait qu'aujourd'hui,
43:08l'économie
43:09est bipolaire.
43:10On a le bloc
43:11Amérique,
43:11le bloc Chine,
43:12et on peut parler,
43:14savoir si la Chine
43:14est vraiment
43:15un pays émergent,
43:15mais en fait,
43:16à l'intérieur,
43:17on a,
43:17comme vous dites,
43:18tous ces territoires
43:19émergents.
43:20Et en fait,
43:20on est passé
43:21de l'offsharing
43:22sur les 20 dernières années
43:23à de l'onsharing,
43:25souveraineté,
43:25etc.
43:27Et aujourd'hui,
43:28en fait,
43:28on est plutôt
43:28sur du frencharing.
43:29On ne peut pas
43:29tout faire seul,
43:31on a besoin
43:32de partenaires
43:32et en fait,
43:33la place des émergents
43:34est assez unique
43:35parce qu'elles arrivent
43:36encore à nouer
43:37des liens
43:38avec les exportateurs
43:39de matières premières
43:40et beaucoup,
43:40en fait,
43:41sont dans les pays émergents.
43:42Donc,
43:42elles arrivent
43:43en tout cas
43:43à avoir
43:45des prix de matières premières
43:46qui sont à peu près
43:47décents.
43:48Certains même
43:48en bénéficient
43:49parce qu'ils sont
43:50exportateurs
43:51et ils ne sont pas
43:52encore sortis,
43:53en tout cas,
43:53il n'y a pas de...
43:57rien qui pèse
43:57sur les exportations
43:59vers l'Occident.
44:00Donc,
44:00aujourd'hui,
44:01en fait,
44:01elles ont un positionnement
44:02qui est plutôt
44:03assez intéressant
44:05et donc,
44:06quand on regarde
44:06maintenant
44:07d'un point de vue
44:07positionnement
44:08sectoriel
44:09et conjoncturel,
44:11vous avez le bloc
44:12LATAM
44:12qui est exportateur
44:14de matières premières
44:15et qui,
44:15depuis la fin du Covid,
44:17a forcément
44:19un alignement
44:20de planètes
44:20et un vendreau d'eau
44:21et on ne peut pas
44:22s'arrêter
44:22parce qu'aujourd'hui,
44:23les tensions
44:23sur les chaînes
44:24d'approvisionnement,
44:25sur les besoins
44:26en matières premières,
44:27elles se font sortir
44:28avec cette idée
44:29de souveraineté.
44:30Ça crée des tensions
44:31inflationnistes
44:32sur les matières premières.
44:34Donc,
44:34tout cela est plutôt
44:35bon
44:35et donc,
44:36c'est pour ça
44:36qu'effectivement,
44:37les performances
44:38étaient très bonnes
44:38et elles continuent
44:39à l'être
44:40depuis le début
44:40de l'année.
44:41Quand on regarde
44:42le bloc Asie,
44:43et donc là,
44:43je vais revenir
44:44sur votre coin,
44:46on a un virage
44:48qui était plutôt
44:48vers la tech
44:49qui s'est fait,
44:50qui s'est dessiné
44:51assez tôt
44:53et donc,
44:53quand on regarde
44:54par exemple
44:54en 2025,
44:55quelque chose
44:55qui est assez frappant,
44:57on a eu
44:58un record historique
44:59de collecte
45:00et d'investissement
45:02sur le front
45:03de la tech
45:04boosté par l'EI.
45:05En gros,
45:06à l'échelle globale,
45:07on était sur
45:08plus de 100 milliards.
45:1075%
45:10de ces plus de 100 milliards
45:11étaient en dehors
45:12des Etats-Unis.
45:13Donc,
45:13les GAFA
45:14et les investissements
45:15qu'on a connus
45:16dans les années d'avant,
45:17pas du tout
45:18le schéma
45:19aujourd'hui
45:20et donc,
45:20on était plutôt
45:21sur la partie asiatique.
45:23Taïwan,
45:23on le connaît,
45:24très bien positionné
45:25sur les semi-conducteurs.
45:26Exactement.
45:27Voilà,
45:27tiré par ce fleuron
45:28mais effectivement,
45:30en Corée,
45:31le reste de la tech
45:33SKNX,
45:34c'est vraiment
45:36deux noms de boîtes
45:37qui font tout.
45:38Et donc,
45:39du coup,
45:39en fait,
45:40on a un alignement
45:41et donc,
45:42ça irrigue
45:42le reste de l'économie.
45:43Ce n'est pas uniquement
45:44juste ces fleurons
45:46mais ça permet
45:46en fait
45:47de créer
45:47tout un écosystème
45:49et donc,
45:50ces économies
45:51bénéficient en fait
45:51de ce virage
45:52qui est une tendance
45:53de long terme
45:53que l'on ne voit pas
45:54totalement s'arrêter.
45:56Merci infiniment
45:57Arnaud Giant
45:58de BlackRock.
45:59Vous reviendrez
46:00nous parler
46:00des autres terres émergentes
46:01parce qu'il n'y a pas
46:01que l'Asie,
46:03il y a l'Amérique du Sud,
46:04il y a,
46:04on parle beaucoup
46:05du Brésil aussi
46:06qui en plus
46:08a du pétrole
46:09qui est un pays
46:10qui est un pays
46:10assez complet
46:10niveau panorama
46:12d'investissement.
46:13On vous fera
46:14revenir
46:15bien entendu
46:16pour parler
46:17de ces pays
46:17émergents,
46:18toujours fascinants,
46:19toujours terres
46:19d'investissement.
46:20Restez avec nous,
46:21petite pause pub
46:22et puis,
46:22on va se poser
46:23la question
46:24de est-ce qu'il n'est pas
46:25temps de revenir
46:26sur le secteur
46:27des logiciels
46:28qui a tant été
46:29massacrés en bourse
46:30ces dernières semaines.
46:31A tout de suite.
46:32Tout pour investir
46:33l'événement
46:34sur BFM Business.
46:37Stéphane Rudzinski
46:38de RetoRes,
46:39bonjour.
46:39Bonjour Antoine.
46:40Alors,
46:40on va se poser
46:41une grave question,
46:42enfin non,
46:42pas grave,
46:43ne vous inquiétez pas.
46:44Non, non,
46:45lâchez tout,
46:45lâchez tout,
46:46tout va bien.
46:46Il n'y a rien de grave
46:47mais c'est sérieux.
46:49Il y a énormément
46:50de pessimisme
46:52et de négativité
46:53autour de tout un secteur
46:54en ce moment
46:55qui est celui
46:55des logiciels.
46:57L'IA va nous disrupter,
46:59l'IA va tout massacrer,
47:00on va pouvoir
47:01on va pouvoir tout faire
47:02avec une intelligence
47:03artificielle bien calibrée,
47:05il y a des tas d'entreprises
47:06qui ne vont plus avoir
47:07rien à faire.
47:08Ben non,
47:09il ne faut pas
47:09il ne faut pas céder
47:10à ce biais
47:11parce que c'est vraiment
47:12un biais comportemental
47:14sur les marchés
47:15qui agit
47:16comme une véritable purge
47:19ces derniers temps
47:20puis souvent
47:20c'est à court terme.
47:21Non,
47:21il faut y revenir
47:22et il faut se souvenir
47:23qu'il y a des gros investisseurs
47:25du côté du secteur
47:25des logiciels
47:27et que certains d'entre eux
47:28sont en train
47:28de revenir en force
47:29sur ce secteur.
47:31Exactement,
47:32il y a des gros investisseurs
47:33notamment dans le domaine
47:34du private equity
47:35qui ont une vue
47:36complètement différente
47:38en fait
47:38des marchés cotés.
47:40Depuis le début de l'année,
47:41je ne sais pas
47:41si vous avez les chiffres
47:42en tête
47:43mais je crois que
47:43l'indice du software
47:45américain
47:45on est sur du moins 40%
47:46ou quelque chose comme ça.
47:47Oui,
47:48moins 25%,
47:48moins 30%
47:49avec un point bas
47:50effectivement à moins 40%.
47:52Et vous avez quelqu'un
47:53qui s'appelle
47:55Orlando Bravo
47:55qui est le cofondateur
47:57de Thomas Bravo
47:59qui lui a une vue
48:01complètement différente
48:02on est au même moment
48:03en fait
48:04sur le même secteur
48:05et qui nous dit
48:06effectivement
48:06il y a des bases
48:07qui sont complètement justifiées
48:08sur le secteur du logiciel
48:09et à côté de ça
48:10il nous dit
48:10qu'il y a des opportunités
48:11colossales
48:12sur le secteur du logiciel.
48:13Voilà,
48:14parce qu'il n'est pas question
48:15déjà l'actualité récente
48:17a montré
48:17que des tas de promesses
48:19mirifiques de l'IA
48:21se sont soldées
48:22sur le terrain
48:22par des
48:23bon ben on va reprendre
48:24un SAP
48:25ou un Salesforce
48:26parce que c'est n'importe quoi
48:28cette affaire
48:28c'est pas encore au point
48:29donc déjà
48:30il y a peut-être des choses
48:31qui ont été survendues
48:33il n'est pas question
48:34de remettre en cause
48:35le pouvoir disruptif
48:37de l'IA
48:37mais juste de se dire
48:38toutes ces boîtes en plus
48:39sont les premières
48:40à intégrer l'IA
48:41donc à bénéficier
48:43de la disruption
48:44et pas en être victime
48:45du tout
48:45c'est peut-être ça
48:46ce biais comportemental
48:47qu'on a
48:49de facto
48:50pris sur le marché
48:50et qui est un peu trompeur
48:51Oui, exactement
48:52c'est exactement
48:53le point de vue
48:54d'Orlando Bravo
48:55juste pour le resituer
48:56ce monsieur
48:56est-ce que c'est vraiment important
48:59Thomas Bravo
48:59c'est une société
49:00de gestion de private equity
49:01spécialisée dans le logiciel
49:03la plus grosse au monde
49:04ça gère plus de 180 milliards
49:07depuis les années 2000
49:08taux de rendement moyen
49:10sur les fonds
49:10avec des hauts et des bas
49:11mais en moyenne
49:12c'est plus de 30%
49:13brut
49:14de TRI
49:16donc c'est quelqu'un
49:17qu'il faut écouter
49:18qu'il faut écouter
49:19et qui en même temps
49:21est au cœur
49:22d'une tempête
49:23en ce moment
49:23qui concerne
49:24le crédit privé
49:25aux Etats-Unis
49:25il est principalement
49:28exposé
49:29au domaine
49:30du logiciel
49:30donc il sait
49:31de quoi il parle
49:32il doit avoir
49:33des demandes
49:33de redemptions
49:34depuis quelques semaines
49:35qui courent
49:36Thomas Bravo
49:37gère que des fonds
49:39de private equity
49:40par dette privée
49:40mais il finance
49:41effectivement
49:41plusieurs de ses participations
49:43par de la dette privée
49:45et ce qui est intéressant
49:47de voir
49:47c'est que
49:47Thomas Bravo
49:49dit très clairement
49:50oui effectivement
49:51il y a des boîtes
49:52de logiciels
49:52qui vont être
49:53complètement disruptées
49:53par l'IA
49:55ce sont des boîtes
49:56finalement
49:57qui n'ont pas
49:57de compétences métier
49:58qui n'ont pas
49:58d'expertise métier
49:59qui proposent
50:01une très belle interface
50:02avec pas mal
50:03de codes génériques
50:04mais ce n'est pas du tout
50:05le cas de l'ensemble
50:06des sociétés
50:07de logiciels
50:08qui elles
50:09vont avoir
50:10finalement
50:11un ADN
50:13complètement différent
50:14et c'est là
50:15qu'il faut comprendre
50:15en fait
50:16le concept
50:18que
50:20Orlando Bravo
50:21met en avant
50:23ce sont
50:23les logiciels
50:24qui ont
50:26cette expertise
50:26métier
50:27qui intègrent
50:28la donnée client
50:29en leur cœur
50:30et qui sont
50:31très difficilement
50:33qui seront
50:34très difficilement
50:35disruptés
50:36par l'intelligence
50:36artificielle
50:37ce type de logiciel
50:38a trois caractéristiques
50:40enfin deux caractéristiques
50:41majeures
50:42la première
50:43c'est que
50:43ils ont la donnée
50:44propriétaire
50:45ils ont tout
50:46le workflow
50:47historique
50:47de l'entreprise
50:48ils ont une sorte
50:50de monopole
50:50informationnel
50:51et ça
50:53c'est un avantage
50:54considérable
50:55oui ça on peut pas
50:55l'inventer
50:56ça on peut pas
50:56l'inventer
50:57et au sommet
50:58de la pyramide
50:58il y a quand même
50:59le cerveau humain
51:00exactement
51:00c'est finalement
51:01la meilleure protection
51:02contre
51:03voilà c'est de la valeur
51:04ajoutée pure
51:05et ça
51:05aucune IA
51:07pourra le disrupter
51:07exactement
51:08et le deuxième
51:09le deuxième atout
51:11de ces logiciels
51:13c'est qu'ils sont
51:14complètement intégrés
51:15depuis des années
51:16dans les entreprises
51:17ils sont vraiment
51:18incrustés
51:19on parle de ces logiciels
51:20qui sont trécollants
51:21qui sont impossibles
51:22à défaire
51:23parce que défaire
51:24un logiciel
51:25qui est là
51:25depuis 10 ans
51:2615 ans
51:2620 ans
51:27dans une société
51:27c'est très très compliqué
51:29ça coûte très très cher
51:30vous prenez un risque
51:31opérationnel
51:32majeur
51:33à le faire
51:33il y a des entreprises
51:36qui parlent
51:37en CRM
51:38en SAP
51:38c'est une norme
51:40aller débrancher
51:41un SAP
51:41sur une boîte
51:42qui fait de l'industrie
51:43c'est très compliqué
51:44remplacer le par cloud
51:44qu'on rigole
51:46avec toute l'expertise
51:48et la spécialisation
51:49parce que c'est des produits
51:49qui évoluent en fonction
51:51des besoins
51:51exactement
51:52d'autant plus que
51:53certains logiciels
51:56de ce type là
51:57s'appuient également
51:58sur un processus
51:59réglementaire
51:59c'est par exemple
52:00le cas dans l'aéronautique
52:01c'est le cas dans la santé
52:02pour faire fonctionner
52:03ces logiciels
52:04il faut une certification
52:05par soit
52:07un organisme étatique
52:08soit par
52:09un organe
52:10de décision
52:11donc c'est vraiment
52:12très difficile
52:13à les faire bouger
52:14et les personnes
52:16de chez Thomas Bravo
52:17font une analyse
52:18que je pense
52:20juste
52:20en expliquant
52:21que l'IA
52:22en fait
52:22sur ce type
52:24de logiciel là
52:24va créer en réalité
52:25beaucoup de valeur
52:26parce que
52:27à cette donnée
52:28propriétaire
52:29vous allez ajouter
52:30une puissance
52:31de calcul
52:31colossale
52:32au coeur de ces outils
52:33qui va générer
52:34énormément de valeur
52:35bon
52:36et une information
52:37importante
52:37qui date
52:38de ce matin
52:39mais qui va
52:39dans le sens
52:40de tout ça
52:40c'est que
52:40Bluehole Capital
52:42une des principales
52:43sociétés de gestion
52:44de crédit privé
52:44a réussi quand même
52:46ces derniers jours
52:47à lever 200 millions
52:48de dollars
52:49ce qui prouve
52:50qu'il y a peut-être
52:50justement du mieux
52:52et une sorte
52:53de point bas
52:54qui a été atteint
52:55sur le secteur
52:55des logiciels
52:56en tout cas
52:56merci infiniment
52:57d'être venu nous en parler
52:58Stéphane Rudzinski
53:00de Retores
53:01Merci beaucoup
53:02Tout pour investir
53:04l'événement
53:05sur BFM Business
53:08Allez je vous retrouve
53:09à 15h30
53:09aux côtés
53:10de Guillaume Sommerer
53:11pour BFM Bourse
53:12d'ici là
53:13bien sûr
53:13vous retrouvez
53:14Marie Coeur de Roy
53:14dans quelques secondes
53:15pour les expérimaux
53:16à bientôt
53:17sur BFM Business
53:20Tout pour investir
53:21sur BFM Business
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