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Ce mercredi 7 octobre, Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, et Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:11Et encore une pluie de record hier soir à Wall Street, en plus du Nasdaq, c'est désormais le S
00:16&P 500 qui a touché un plus haut historique hier.
00:18C'est la première fois depuis le mois d'août que cet indice a touché un record, 20%.
00:23C'est désormais la performance du S&P 500 en euros, quand en dollars l'indice gagne 14% depuis
00:29le début de l'année, 15% dividendes réinvestis.
00:31Merci encore et toujours aux valeurs liées à l'intelligence artificielle, plus 5% de gains hier pour Marvel Technologies
00:36qui a revu à la hausse ses prévisions.
00:37AMD plus 3% de hausse avec la directrice générale qui s'est engagée à augmenter ses capacités de livraison.
00:44Nous reviendrons bien sûr sur cette séance historique en première partie d'émission avec Florian Yelpo de Lombard-Rodier IM
00:50et Ronan Blanc de Montpensier Arbevel.
00:53Dans un peu plus d'un quart d'heure, nous reviendrons sur le cas Schneider Electric.
00:56Le titre a quand même perdu plus de 14% depuis sa clôture de vendredi et l'annonce du rachat
01:01de l'américain PTC.
01:02Le groupe qui va émettre 16 à 17 milliards d'euros de dettes et 5 à 6 milliards d'euros
01:06d'actions pour financer cette action est désormais délaissé,
01:09au point même que JP Morgan préfère le grand à Schneider Electric.
01:12Est-ce que cette sanction en bourse est méritée ?
01:15Élément de réponse à 9h20 avec Alain Dubrul de Claresco Finance.
01:19Voilà le programme de Good Morning Market jusqu'à 9h30 et puis ensuite vous retrouvez leur closier pour une heure.
01:23Bonjour à tous, aujourd'hui une émission des experts très focus sur l'actualité des entreprises.
01:28On va parler arrêt maladie, on va parler ticket restaurant, on sera avec Benoît Serre, le coprésident du cercle Humania.
01:33On sera avec Karine Rouvier, PDG d'Europe Amiante.
01:36Et puis bien sûr, on garde un œil sur les marchés avec Florent Yelpo qui va rester avec nous, responsable
01:41macro,
01:41chez Lombard-Rodier Investment Manager.
01:43A tout à l'heure, 9h30.
01:45Pour les experts, 9h30, 10h30.
01:47En attendant, il est 9h.
01:48Dans un instant, c'est l'ouverture, mais juste avant, en attendant.
01:52L'information économique du jour avec Léo Dumas.
01:59À la une, Matignon qui annonce une allocution de Sébastien Lecornu.
02:03Ce sera ce soir sur tous les dossiers chauds du moment.
02:06Dans l'ordre, les lycées, les carburants, la crise agricole et la dette.
02:10Mais en attendant, c'est donc le début officiel des débats budgétaires qui est imminent.
02:15Ça se passe en commission des finances à l'Assemblée Nationale ou comme de coutume.
02:18Les députés se penchent tout d'abord sur la partie recette, la fiscalité source d'inspiration.
02:24Comme chaque année, 1700 amendements cette fois.
02:27Un programme chargé qu'Eva Serraïol suit en direct à l'Assemblée Nationale pour BFM Business.
02:32Eva, ça risque d'ailleurs de chauffer sur deux gros sujets dans les prochaines heures.
02:40Oui, la surtaxe d'IS déjà sur les grandes entreprises.
02:43Elle est reconduite mais allégée pour l'année prochaine et elle est particulièrement clivante.
02:47À droite et au centre, on préférait la supprimer alors qu'au contraire, à gauche, on veut non seulement la
02:53garder
02:53mais également augmenter son taux pour revenir à minima à celui appliqué cette année, voire plus.
02:58Et puis, il y a une autre proposition qui fait débat, presque la quasi-unanimité contre elle,
03:03celle de réduire l'abattement de 10% sur les pensions de retraite.
03:07Le RN, les Républicains, Horizon, mais également la France Insoumise propose de la sauvegarder,
03:11de sauvegarder cette niche fiscale en l'État.
03:14Deux exceptions notables tout de même.
03:16Le groupe Liot qui propose une autre façon de plafonner cet abattement.
03:19Enfin, des députés ensemble pour la République veulent abaisser encore le dit plafond,
03:24voire supprimer totalement l'abattement.
03:26Le programme est donc bien chargé.
03:28Les députés de la Commission des Finances ont commencé à débattre
03:32et ils vont débattre pendant au moins trois jours.
03:34Une sorte de répétition générale puisque dès mardi prochain,
03:37c'est en fait quoi qu'il arrive sur le projet initial que les députés vont plancher dans l'hémicycle.
03:42Eva Serraïol en direct à l'Assemblée Nationale pour BFM Business.
03:46Et donc dans ce chapitre des niches fiscales,
03:48Roland Lescure lui annonce improbable retour en arrière sur les apports cessions
03:53que le gouvernement voulait raboter mais le coup de rabot sera toiletté.
03:56C'est ce que dit le ministre de l'Économie Roland Lescure qui assure par ailleurs
03:59qu'il y aura une place dans le budget 2027 pour les revendications des lycéens.
04:04Et puis le chiffre du déficit commercial français ce matin.
04:07Il s'est réduit 6,1 milliards d'euros au mois d'août,
04:10c'est-à-dire 500 millions de moins qu'en juillet,
04:13grâce à une baisse des importations, notamment celle d'hydrocarbures,
04:16plus forte que celle des exportations, nous disent les douanes.
04:20Merci beaucoup Léo Dumas.
04:22Le CAC 40 est en baisse ce matin, moins 0,6%.
04:25Les 7800 points qui sont désormais en danger, 7816 points à l'ouverture.
04:31Orange, Tenantis et Renault sont les trois plus fortes hausses.
04:33Trois titres qui gagnent plus de 1% dans les premières secondes de cotation.
04:37À l'inverse, Société Générale, Legrand, Safran ou encore Hermès,
04:40cèdent la marche.
04:41Hermès qui est toujours sous les 1300 euros à 1266 euros.
04:45Du côté du marché obligataire, après une belle détente hier,
04:48le 10 ans français reprend trois points de base ce matin
04:51et retrouve les 4,8%, 4,81%.
04:55Alors que ce matin, Emmanuel Moulin, l'actuel gouverneur de la Banque de France,
04:58a réaffirmé que la situation ne nécessitait pas à ce stade une intervention de la BCE.
05:03Hier, souvenez-vous, on avait une belle détente sur l'ensemble de la courbe des taux,
05:07notamment sur les taux longs, après les propos de Philippe Lein,
05:10le chef économiste de la Banque Centrale Européenne,
05:12qui estimait que pour l'instant, il n'y avait pas d'effet de second tour
05:15en ce qui concerne l'inflation énergétique.
05:17Justement, le baril de Brent est à 101 dollars ce matin,
05:2090 dollars pour le WTI.
05:22Quand sur le front des devises, l'euro-dollar qui était sur des plus bas
05:26de 17 mois en début de semaine,
05:28tient difficilement la barre des 1,12, 1,1225 à l'instant pour l'euro-dollar.
05:34Très courte pause, on se retrouve avec nos deux invités,
05:36Ronan Blanc, Montpensier Arbevel, Florian Yelpo, Lombardier IEM,
05:39pour revenir notamment sur ce qui se passe sur les taux longs
05:42et puis surtout sur des entreprises qui se financent encore et toujours
05:45en deçà de l'OAT.
05:46Preuve en Ayer, Air Liquide, qui a levé de l'argent sur 10 ans à 4,5%
05:51quand l'OAT était à 4,75.
05:58BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Braille.
06:05Première partie de l'émission avec Ronan Blanc,
06:07gérant de l'obligataire chez Montpensier Arbevel.
06:08Bonjour Ronan.
06:09Bonjour.
06:09Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Florian Yelpo
06:12en charge de la macroéconomie chez Lombardier IEM.
06:14Merci également de nous accompagner, Florian.
06:17Bon, je le disais en préambule, le 10 ans français, c'était bien détendu hier.
06:20Ronan Blanc avait perdu plus de 10 points de base.
06:22Ce matin, il reprend 4-5 points au-delà des 4,8%.
06:27On s'éloigne donc de la fameuse barre symbolique des 5%
06:30qui auraient pu être franchies vendredi.
06:31On était vraiment à 1 point.
06:33Comment vous regardez cette situation ?
06:36Est-ce que là, ça y est, les positions spéculatives
06:38commencent un petit peu à se dégonfler ?
06:39Et puis les vendeurs, notamment les fonds de pension japonais,
06:43ont vendu ce qu'ils avaient à vendre.
06:44Est-ce que le pire est passé, en tout cas à court terme ?
06:47Oui, les vendeurs, enfin les japonais,
06:49ont peut-être un petit peu vendu,
06:50mais il y en a d'autres qui ont pas mal de stocks.
06:52Et encore une fois, ce qui est la plus forte contrainte,
06:55c'est le niveau de volatilité.
06:56Après, c'est un schéma qui est malheureusement très classique en finance.
06:59On a un double choc, choc d'offre.
07:01Beaucoup trop de papiers à émettre.
07:03Tout le monde émet aujourd'hui,
07:04même ceux qui n'avaient pas besoin d'argent hier.
07:07Et face à ça, on a une épargne qui s'est contractée,
07:10qui est moins accessible.
07:12On parlait des japonais, c'est un bon exemple.
07:13Peut-être qu'on y reviendra.
07:14Je pense que c'est vraiment la donnée à suivre.
07:17Donc classiquement, pour que ça s'ajuste,
07:19pour que l'offre et demande se réconcilient,
07:20il faut que les prix abaissent.
07:22Et c'est véritablement ce qui est en train de se passer.
07:26Seuil de tolérance, 5%.
07:28Malheureusement, les seuils symboliques en ce moment,
07:29sur beaucoup de marchés,
07:30ils sont cassés les uns après les autres.
07:32On n'espère pas y aller trop trop vite.
07:33Mais la pression ne va pas se relâcher.
07:36Il ne faut pas imaginer une seule seconde
07:37que ce soit le cas.
07:40Malheureusement, les élections présidentielles,
07:41c'est dans très, très, très, très, très longtemps.
07:43Donc on a le temps de continuer à avoir cette pression.
07:46Le 10 ans japonais est toujours sur des plus hauts de 30 ans,
07:49au-delà des 3%, 3,09.
07:51Aux États-Unis, le 10 ans de son côté
07:54est sur des plus hauts de 2002 à 5,3%.
07:58Est-ce qu'il y a un seuil de tolérance ?
08:00Florent-Henri Elpo, je lisais encore des études
08:02qui indiquaient que les 6% sur les États-Unis,
08:05il fallait faire attention.
08:06Historiquement, quand le 10 ans américain était au-delà de 6%,
08:08ça devenait un problème pour le marché actions.
08:10Aujourd'hui, le marché actions tient très bien.
08:12Hier soir, il y a eu un record sur le Nasdaq et le S&P.
08:14Alors bon, on peut dire que c'est fragile,
08:15qu'il y a peu de participation,
08:16que ça tient sur quelques valeurs.
08:17Mais quand vous regardez,
08:18les indices en absolu aux États-Unis,
08:20ils sont sur des plus hauts.
08:21Absolument.
08:21Il y a deux façons de le lire.
08:23La première des façons,
08:24c'est de considérer effectivement ce que contient le S&P,
08:26c'est-à-dire des entreprises avec de forts taux de marge
08:29qui sont capables justement d'absorber,
08:31de s'accommoder de cette progression des taux
08:33qui ont également eu pendant très longtemps beaucoup de cash,
08:35qui ont pu financer beaucoup de leurs investissements
08:37sans avoir recours à la dette.
08:39Donc effectivement, ces valeurs-là peuvent continuer à progresser.
08:42D'ailleurs, leur prix progresse moins vite que leurs résultats.
08:45De l'autre côté, il faut aussi se souvenir
08:46qu'il y a Main Street après Wall Street,
08:48c'est-à-dire qu'il reste le reste de l'économie,
08:50celle qui est beaucoup moins profitable,
08:52les plus petites entreprises, les ménages,
08:53le marché immobilier.
08:55Et là, on a déjà largement dépassé le pain point,
08:59le point de douleur qui ralentit l'économie.
09:02L'investissement résidentiel, la croissance de l'investissement résidentiel aux Etats-Unis
09:06est désormais négative,
09:08sans qu'on ait encore atteint justement les seuils symboliques de 3%.
09:11Ce sont les taux réels qui progressent.
09:13Quand les taux réels progressent,
09:14l'économie s'en trouve globalement ralentie, quoi qu'il arrive.
09:17Avec des taux hypothécaires qui remontent sur des plus hauts,
09:21tu vois les 7%, pour l'instant, ça passe.
09:24On ne voit pas trop d'effets, notamment sur le marché immobilier.
09:26On peut peut-être trouver des cas par cas aux Etats-Unis,
09:29mais les Etats-Unis, ça commode plutôt bien quand même
09:32de cette remontée des taux longs, même des taux courts.
09:35Alors, sur les prix des maisons, sur le prix du logement, oui.
09:38Mais encore une fois, sur l'investissement résidentiel,
09:39c'est-à-dire la création de nouveaux logements,
09:41là, c'est beaucoup moins bien.
09:43On en voit déjà les effets.
09:44Si on se cache les yeux, qu'on ne regarde que ça,
09:47on pourrait penser que l'économie américaine est en récession.
09:50Ça n'est bien sûr pas le cas.
09:51Au contraire, elle a un fort montant de croissance.
09:52Simplement, cette croissance vient d'ailleurs.
09:54Elle vient de la consommation, elle vient de l'investissement des entreprises
09:57qui tiennent relativement bien la barre aujourd'hui.
10:00Mais il y a des points de faiblesse parce qu'on est inégaux
10:02face à la progression des taux en France comme ailleurs, d'ailleurs.
10:05Et à court terme, les banques centrales pourraient faire une pause
10:08dans leur resserrement de cycle monétaire.
10:11La probabilité d'une hausse de taux, que ce soit pour la Fed,
10:13mais également pour la BCE à la fin du mois d'octobre,
10:16est de plus en plus minime, Renan Blanc.
10:18Elles ont un petit peu baissé.
10:19Moi, ce qui me gêne, c'est plutôt horizon été prochain,
10:22où il y avait encore 4 hausses, voire peut-être un petit peu plus.
10:27Si on se dit qu'à un moment donné, cette accélération de la hausse des taux
10:30peut être un frein sur certains pans de l'économie,
10:32notamment la consommation.
10:33On voit le marché de l'emploi américain donner quelques petits signes de fragilité.
10:37Cette fameuse économie en cas, où il y a une minorité qui profite de cet élan
10:41et la vaste majorité qui, malheureusement, vit péniblement
10:45et encaisse péniblement la hausse du prix du béril.
10:48À très court terme, ça serait peut-être bien vu de temporiser un peu
10:52sur cette politique monétaire, à la différence près que cette pression inflationniste,
10:57notamment liée à la hausse des prix de l'énergie,
11:00reste quand même, elle aussi, présente et consistante.
11:03Les fameux effets de second tour, qu'on est tous là à essayer d'observer,
11:07dans certains cas, ils commencent quand même un petit peu à se matérialiser.
11:11Pour l'instant, il n'y a pas d'envolée salariale,
11:14mais on reste sur des niveaux quand même structurellement un peu plus élevés qu'avant.
11:17Donc ça, indirectement, c'est un facteur de soutien
11:20pour éviter que la consommation ne chute trop massivement.
11:24Mais nous, on est assez convaincus, en tout cas aux États-Unis,
11:27que la voie du refroidissement est en tout cas en marche via la consommation,
11:31sans doute pas l'investissement pour les raisons de dépenses d'IA
11:34qui vont rester, somme toute, très considérables l'année prochaine.
11:38Et en Europe, c'est toujours hétéroclite, plus que jamais.
11:41Il faut faire attention aux prismes français,
11:43parce qu'évidemment, c'est là que ça va véritablement pas bien.
11:47Ailleurs, il y a quand même quelques petites éclaircies.
11:49En Allemagne, ils ont enfin commencé à appuyer sur l'accélérateur de la dépense
11:53après nous avoir promis ces deux dernières années qu'ils allaient le faire.
11:56Bon, l'Allemagne, c'est un moteur diesel, ça met du temps à chauffer,
11:59mais une fois que c'est chaud, ça part véritablement.
12:02Donc on est dans cette phase-là.
12:04Voilà, la BCE, le marchand des oeufs, elle a cette diffusion du risque souverain
12:09qui est latent au sein de la zone, qu'elle surveille.
12:13Son seuil de tolérance est beaucoup plus haut que, franchement,
12:17la plupart des commentateurs ont en tête.
12:20Ce qu'elle va surveiller, c'est justement la manière dont ça va se diffuser.
12:24Si l'Italie corrige aussi fortement que la France,
12:27alors qu'ils sont sur une trajectoire de dette
12:30qui n'est, on va dire, pas extrêmement positive,
12:33mais en tout cas plus constructive que nous,
12:36elle se fera sans doute plus vocale,
12:38mais c'est sans doute pas dans les prochains jours.
12:41Vous partagez ce point de vue, Florian Yelpo.
12:43Hier, on a eu des indicateurs en Espagne, mais aussi en Allemagne,
12:46qui ont un petit peu déçu en ce qui concerne l'industrie.
12:48Il n'est pas toujours évident de suivre ces indicateurs
12:50qui, parfois, on le voit notamment avec les PMI,
12:52sont supérieurs aux attentes.
12:53C'est ouf.
12:54Et puis hier, c'était la commande industrielle en Allemagne
12:57qui était ressortie bien inférieure aux attentes.
12:59Oui, absolument.
13:00C'est tout l'intérêt de s'attacher plutôt à la moyenne des indicateurs
13:05qu'à un indicateur en particulier.
13:06L'indicateur fétiche, c'est un billet assez connu
13:08des économistes et des gérants de portefeuille.
13:11Les commandes manufacturières en Allemagne,
13:14hier, ont plongé de 10 %,
13:15bien en ça des anticipations,
13:17essentiellement expliquées
13:18par des grosses commandes de transport
13:22qui ont été annulées.
13:24Naître de cet effet-là,
13:26la croissance de ces mêmes commandes
13:28était de 0,1%.
13:29Donc c'est un gros effet, une grosse anomalie.
13:31C'est un chiffre qui est d'ailleurs
13:32beaucoup plus volatile post-Covid que pré-Covid.
13:35La volatilité de l'indicateur a été multipliée par 3.
13:37C'est un élément assez intéressant à garder en tête.
13:41Donc le scénario aujourd'hui, il reste
13:43le marché, et nous-mêmes,
13:45continuons d'être surpris positivement
13:47par le momentum du cycle de croissance
13:49pour le moment.
13:50On a été très surpris aux Etats-Unis jusqu'à présent,
13:52et là l'Europe commence à emboîter le pas des Etats-Unis,
13:54et on a une révision à la hausse
13:55des anticipations de croissance
13:57dans la moyenne de la zone euro,
13:59c'est-à-dire pas en France nécessairement,
14:00mais dans la moyenne de la zone euro.
14:02Il y a aujourd'hui une amélioration cyclique.
14:04Est-ce qu'elle peut durer ?
14:05Est-ce qu'on peut avoir une amélioration cyclique
14:07de l'ensemble de l'économie mondiale
14:08avec des taux qui tutoient les 5% un peu partout,
14:10que ce soit en Grande-Bretagne, au Canada, aux Etats-Unis,
14:13en France ou ailleurs ?
14:15Probablement pas, parce qu'encore une fois,
14:16ça met une chape de plomb sur le potentiel de croissance,
14:20pas sur le potentiel de croissance justement,
14:21mais sur la durabilité justement de ce cycle de croissance.
14:25Surtout à un moment où on réfléchit plutôt
14:27à couper le soutien de l'État à l'économie,
14:29plutôt qu'à l'allonger, plutôt qu'à l'accélérer.
14:31C'est un peu le...
14:32Mais il est où alors le problème ?
14:33Parce que quand vous regardez le marché obligataire,
14:35il y a des tensions en Europe.
14:36Sur le marché actions, on a des indices qui sous-performent.
14:38Vous nous dites, quand on regarde les indicateurs,
14:40ils ne sont pas catastrophiques.
14:41C'est quoi le problème ?
14:42Alors c'est l'inflation supérieure à 3% dans bon nombre de pays,
14:46mais dans le même temps, hier, Philippe Laine dit
14:47qu'il n'y a pas de problème, il n'y a pas d'effet de second tour.
14:49Bon, s'il n'y a pas d'effet de second tour,
14:51cette inflation, elle est transitoire.
14:54Pour le moment, elle semblait être transitoire.
14:55Je ferais quand même une différence entre Etats-Unis et zone euro.
14:58Aux Etats-Unis, la croissance des salaires est revenue
15:01à l'endroit où elle était pré-Covid.
15:04Donc on s'est débarrassé justement de cette phase
15:07où les salaires croissaient à 5%.
15:08Quand les salaires croissent à 5%,
15:09ils permettent à l'inflation énergétique
15:11de devenir de l'inflation salariale.
15:13C'est aussi simple que ça.
15:14En Europe, on est à mi-chemin.
15:16C'est-à-dire qu'on est aux alentours
15:17de 2,3% de croissance salariale.
15:19C'est-à-dire que c'est justement entre les deux,
15:20entre le niveau pré-Covid et le sommet Covid.
15:23Donc cette inflation salariale en Europe,
15:25elle est un peu plus forte.
15:26Elle pourrait être un peu plus forte qu'aux Etats-Unis.
15:29Mais ce n'est pas le problème sur le marché obligataire.
15:31Le marché obligataire, aujourd'hui,
15:32il ne price pas une progression de l'inflation à long terme.
15:36Les anticipations de l'inflation à long terme,
15:37elles ne sont quasiment pas bougées sur l'année.
15:39Ce n'est pas ça le problème.
15:40Ce n'est vraiment pas le problème de l'inflation.
15:42C'est ce que disent les chiffres.
15:44Ces chiffres-là, en tout cas,
15:45ne souffrent pas de contradictions.
15:47Le problème, c'est qu'on est tous en train
15:49d'émettre de la dette,
15:50de taper dans un pool d'épargne,
15:53on en parlait précédemment,
15:54qui aujourd'hui croit moins vite
15:55parce qu'on vieillit.
15:56Donc on a une forte demande pour notre épargne.
15:58Cette épargne, aujourd'hui,
15:59l'offre d'épargne a ralenti,
16:01sa progression a ralenti,
16:02et le prix doit s'ajuster.
16:04Simplement, on pourrait appeler ça
16:05le repricing.
16:06On redonne un prix, si vous voulez,
16:08à la croissance future.
16:09La croissance, les perspectives de croissance
16:11ont progressé, donc on investit.
16:13Et puisqu'on investit,
16:14on draine le capital,
16:15on en fait monter le prix.
16:16Et c'est ce qui est en train de se passer.
16:17Les taux réels montent
16:18sans que la prime inflation ne monte.
16:20Et ce qui tient aussi l'économie,
16:22c'est que finalement,
16:23celles qui font vraiment bien le boulot,
16:25qui ont assaini leur bilan
16:26et qui donnent un relais
16:27un petit peu de croissance,
16:28c'est les entreprises, en fait.
16:30Elles ont compris que cette contrainte
16:33détaus ce monde
16:34où finalement,
16:35on a une crise du siècle
16:36quasiment tous les trois ans,
16:38on n'a jamais vu,
16:39ça se produit tous les trois mois.
16:41Le fait d'avoir si peu de visibilité
16:42sur le cycle économique,
16:43ça les maintient dans une posture
16:45où elles doivent faire
16:45un petit peu plus attention,
16:46donc elles maintiennent
16:47un peu de liquidité au bilan.
16:49Elles embauchent
16:50parce qu'il y a ce renouvellement
16:52aussi des générations
16:54qui fait que ce vieillissement,
16:55quelque part,
16:56il faut quand même continuer
16:57à doper cette activité-là.
16:59Et c'est ce qui permet
17:00à l'économie finalement
17:01de tenir.
17:02Ça faisait longtemps.
17:03Certes, la consommation
17:04a toujours un poids important
17:05dans l'économie,
17:06notamment l'économie américaine,
17:07mais aujourd'hui,
17:08c'est souvent la dérivée première
17:09qui compte en finances
17:10et c'est l'investissement
17:11qui, quelque part,
17:12est la variable d'ajustement
17:13à la hausse
17:14parce que les entreprises
17:15sont présentes.
17:16Il y a un peu plus
17:16d'opérations de fusion-acquisition
17:18quand même aux États-Unis
17:19que sur le continent européen.
17:21La dernière en date
17:22qui a refinancé la dette,
17:23c'était la semaine dernière
17:23avec Paramount.
17:24C'était plus de 40 milliards
17:26de dettes obligataires
17:27émises dans,
17:28on nous a dit,
17:29un marché particulièrement
17:30difficile, volatile, etc.
17:32Ça, c'est pas ultra bien placé,
17:34mais enfin,
17:34ils ont quand même réussi
17:34à lever ces plus de 40 milliards.
17:36Et là,
17:36Stedder va émettre
17:3716 à 17 milliards
17:38pour financer l'acquisition
17:39de PTC.
17:39Oui, mais en fait,
17:40voilà,
17:40cet aiguillage
17:41de l'épargne mondiale,
17:44historiquement,
17:44la priorité,
17:45c'était, on va dire,
17:46les dettes souveraines.
17:48Ensuite,
17:48il y avait le crédit,
17:49il y avait un peu
17:50les actions,
17:51les classes d'actifs
17:53alternatives.
17:54Donc là,
17:54c'est une grande famille.
17:55Aujourd'hui,
17:56cet équilibre
17:57est en train
17:58de se réajuster aussi.
17:59On a largement parlé
18:00de ce qu'avait fait
18:01le fonds souverain norvégien
18:02pour retoileter
18:03un petit peu
18:03sa poche obligataire
18:04au profit
18:05de la dette corporate.
18:06Mais tous les clients
18:07qu'on est amenés à voir
18:09se posent les mêmes questions.
18:10Aujourd'hui,
18:10c'est nauséabond
18:11d'investir
18:12dans la dette souveraine.
18:14C'est un petit peu ça
18:15le problème.
18:17Et c'est symptomatique,
18:18finalement,
18:18d'un diagnostic
18:19que se font les investisseurs,
18:20souvent des marchés émergents.
18:21Je pense qu'il faut l'accepter.
18:22Il faut accepter le fait
18:23que nos vieilles économies
18:25occidentales
18:25ont de plus en plus
18:26de symptômes
18:27de pays émergents.
18:28Et donc,
18:29les investisseurs
18:30sont rationnels
18:30et prennent,
18:31quelque part,
18:32des mesures d'investissement
18:34face à cette situation.
18:36Mais le crédit
18:36n'est pas totalement immunisé.
18:37On a des spreads
18:38de crédit
18:38qui s'élargissent.
18:39Alors,
18:39on n'est pas sur
18:40des niveaux
18:41de stress majeurs,
18:42même si on compare
18:43à la situation
18:43du printemps 2025
18:45avec les droits de douane.
18:46Mais vous avez quand même
18:47une prime de risque
18:48qui se renforce.
18:49Le crédit n'est pas
18:49totalement immunisé.
18:51Alors,
18:51il a commencé
18:52à être un petit peu
18:53contaminé,
18:54si je peux me permettre
18:54l'expression,
18:55il y a une dizaine de jours.
18:56Mais jusqu'à il y a deux semaines,
18:58globalement,
18:59il vivait un petit peu
19:00sa vie de son côté.
19:01Sur le marché
19:02à l'île d'Européen,
19:03on est sur une dynamique
19:03d'émissions
19:04à près de 90 milliards.
19:06On a fait 120 milliards
19:06l'année dernière.
19:07On ne peut pas dire
19:08que le choc soit non plus
19:09extrêmement conséquent.
19:10Puis,
19:10on en aurait parlé
19:11il y a six mois,
19:12on s'en aurait dit
19:12qu'il va y avoir
19:13un choc de taux
19:13aussi significatif.
19:15Qu'est-ce que vous pensez ?
19:19On va tous jouer
19:20la défensive en mode
19:21le marché ne va être pas
19:22très loin d'être fermé,
19:23etc.
19:23On n'aurait pas imaginé
19:24que ce soit aussi ouvert.
19:26Donc,
19:26oui,
19:26il y a un petit peu
19:26de diffusion.
19:27Quelque part,
19:28c'est peut-être une fenêtre
19:28aussi d'opportunité
19:29pour renforcer
19:30cette classe d'actifs.
19:31En tout cas,
19:32c'est les échos
19:32qu'on a un petit peu
19:33du terrain
19:34où les gens redécouvrent
19:35à 6, 6,5
19:36sur le high yield européen
19:38avec un gisement
19:39qui a plutôt gagné
19:40en qualité.
19:40C'est pourquoi pas
19:42une fenêtre de tir
19:43pour renforcer la poche.
19:45Mais on a zéro investisseur
19:47qui nous parle
19:47de renforcer
19:47les emprunts d'État.
19:49Le mot de la fin,
19:50Florian Lepo,
19:50en termes d'allocation,
19:51vous partagez ce point de vue
19:52sur le crédit
19:52et puis sur le marché action
19:53aujourd'hui.
19:54Comment vous positionnez ?
19:55Oui, absolument.
19:55Nous, on continue de penser
19:56que le cycle a encore
19:58de l'allant.
19:59Il y a la croissance
20:00qui va relativement bien
20:02et est en train d'accélérer.
20:02On n'est pas du tout
20:03dans une phase de stagflation
20:04en dehors de la France.
20:05C'est une phase d'expansion.
20:06Et ça, c'est vraiment
20:07le livre de base
20:08de finances de l'université.
20:10C'est lorsqu'on est
20:10en phase d'expansion
20:11et surtout quand les multiples
20:12sont comprimés comme ils le sont,
20:13quand les spread se sont élargis
20:15comme on le disait
20:15il y a une semaine,
20:16ça reste aujourd'hui
20:17l'opportunité
20:18d'être exposé
20:19au marché cyclique.
20:20Et sur la partie action,
20:21en un mot,
20:22ce n'est pas un problème
20:22aujourd'hui,
20:23cette remontée des taux longs ?
20:25C'est un problème
20:26aussi longtemps que...
20:27Ça peut devenir un problème
20:29si la productivité
20:30n'est pas au rendez-vous.
20:31La productivité
20:31et la progression des taux,
20:32ça marche bien ensemble.
20:33Pas de productivité
20:34et progression des taux,
20:35là ça marche
20:35beaucoup moins bien ensemble.
20:37La productivité,
20:37c'est la clé de 2026-2036.
20:39Et dans ce contexte,
20:40les résultats trimestriels,
20:41la saison va commencer
20:42en fin de semaine aux Etats-Unis
20:43et surtout la semaine prochaine
20:44avec les banques
20:45sera particulièrement scrutée.
20:46Le consensus attend quand même
20:4830% de hausse des bénéfices
20:49par action aux Etats-Unis.
20:51Merci messieurs
20:51de nous avoir accompagnés ce matin.
20:52Florian Elpeau
20:53en charge de la macroéconomie
20:54chez Lombard-Rodier-Yam
20:55et Rhône en blanc,
20:56gérant obligataire
20:57chez Montpensier-Arbevel.
20:599h22,
20:59on va revenir sur le cash
21:00Nédère électrique.
21:01Le titre est encore en baisse
21:02ce matin
21:02et c'est plus de 1,5%.
21:10Chénère électrique
21:10qui cède plus de 15%
21:12en l'espace de 3 jours.
21:14Si on prend comme référence
21:15le cours de clôture
21:16de vendredi soir
21:17avec le groupe
21:17qui a annoncé lundi matin
21:19avant l'ouverture des marchés
21:20s'offrir le géant
21:21du logiciel américain PTC.
21:23Bonjour Alain Dubrul,
21:24vous êtes directeur général délégué
21:25de Claresco Finance.
21:26Avec vous,
21:27oui, on va revenir sur ce cas.
21:28Chénère électrique,
21:29est-ce que les marchés
21:29ont raison de s'inquiéter
21:31ou est-ce que non,
21:32c'est un bon deal ?
21:34Bonjour Etienne,
21:35moi ça me paraît
21:35plutôt un bon deal.
21:37Alors effectivement,
21:37bon, expliquez pourquoi
21:38le cours a baissé
21:39mais rappelons d'abord
21:40que cette acquisition
21:41s'inscrit complètement
21:42dans la stratégie
21:43de montée en puissance
21:44de Schneider
21:44dans les logiciels industriels
21:45puisque la société PTC
21:47qui vont acquérir
21:48pour 20 milliards d'euros
21:49à peu près
21:49est active dans ce domaine-là.
21:51Donc c'est une partie
21:53que Schneider en gros
21:54a commencé à développer
21:55en 2009
21:56qui a déjà donné
21:57de nombreuses acquisitions
21:58ou Underwear en 2013,
22:00surtout Aveva
22:01entre 2018 et 2022,
22:03des logiciels industriels
22:04présents dans les industries
22:05de process,
22:06notamment le secteur pétrolier.
22:08Il y a eu également
22:09l'acquisition
22:09de la société allemande
22:10RIP Software
22:11puis Osisoft,
22:12iDash
22:12et en 2026
22:13la société Cognite
22:15qui est présente
22:15dans la fusion de données
22:16avec l'IA.
22:17Alors PTC,
22:18elle est présente
22:19dans un grand nombre
22:20de secteurs,
22:21présence mondiale,
22:22notamment dans l'industrie
22:23manufacturière.
22:24Par rapport aux autres
22:24sociétés de logiciels
22:25de Schneider,
22:26elle est présente
22:26un peu plus en amont
22:27dans le cycle de vie
22:28d'un produit,
22:28un peu comme
22:29d'assosystèmes.
22:30Et l'arrivée de cette société,
22:32elle devrait quand même
22:32permettre de multiplier
22:33par trois
22:33le marché adressable
22:34pour Schneider
22:35et faire passer
22:36la part des logiciels
22:37dans le chiffre d'affaires
22:38de 5% à à peu près
22:4010-11%.
22:41Et si on inclut
22:42toutes les activités
22:43de services
22:43qui sont liées,
22:44ça devrait passer
22:45de 19 à 24%
22:46du chiffre d'affaires.
22:47Donc ça permettrait
22:48de couvrir le cycle de vie
22:49des produits
22:50plus en amont,
22:51une plateforme
22:51de 15 000 employés
22:52et 50 000 clients.
22:53Il faut voir
22:54que les multiples acquisitions
22:55semblent élevées.
22:56Ce qui choque,
22:57ce n'est pas tellement
22:57multiples acquisitions,
22:58c'est le montant absolu
22:59de 20 milliards
22:59parce que cette société
23:01serait acquise
23:02à 21 fois
23:02le résultat d'exploitation.
23:05Mais après,
23:05synergie de coûts
23:06et aussi synergie commerciale,
23:08Schneider estime
23:09qu'on serait plutôt
23:09qu'à 13 fois.
23:10Ce qui veut dire
23:11qu'en termes de relution
23:12de bénéfices par action,
23:13parce qu'il y a une petite
23:14augmentation de capital
23:14de 3%,
23:15on aurait sans synergie
23:18une relution de 1 à 2%
23:19et avec les synergies
23:21une relution de 7 à 8%.
23:23En effet,
23:24la société compte émettre
23:25à peu près 15-16 milliards
23:26de dettes
23:27avec un taux
23:28qui devrait être
23:28entre 4 et 5%
23:29et 5-6 milliards
23:31d'augmentation de capital
23:32qui représente
23:33une augmentation
23:34de seulement 3%
23:35du nombre d'actions.
23:36Alors,
23:37l'importance du prix payé
23:38est le passage
23:39par une augmentation
23:40de capital
23:41avec notamment
23:42une suspension
23:43des rachats d'actions
23:43en 2027 et 2028
23:45et probablement
23:46ce qui pèse
23:46sur le cours de bourse.
23:48C'est vrai que jusque-là,
23:48Schneider avait clairement dit
23:49qu'il ferait des acquisitions,
23:50mais pas forcément
23:51une acquisition aussi importante.
23:53Et puis,
23:54elle va se concrétiser
23:54au troisième trimestre 2027.
23:56Donc,
23:56est-ce que ça veut dire
23:57que l'augmentation de capital
23:58va avoir lieu maintenant
23:59ou plus tard ?
24:005-6 milliards d'euros,
24:01c'est une toute petite dilution.
24:02Mais quand on dit au marché
24:03qu'on va faire
24:04une augmentation de capital,
24:04en général,
24:05ça freine les vendeurs
24:06dans un premier temps.
24:07Il faut rappeler
24:08que cette acquisition
24:08va quand même renforcer
24:09le positionnement stratégique
24:10de Schneider.
24:11Il y aura une plus forte
24:12croissance organique.
24:13En effet,
24:14le consensus attend
24:15pour PTC
24:15une croissance annuelle
24:16de 10%
24:17et ça,
24:17c'est avant les synergies
24:19commerciales avec Schneider.
24:20Donc,
24:20avec les ventes croisées,
24:21ça devrait être davantage.
24:22En termes de marge,
24:23on est sur des marges
24:23d'exploitation
24:24qui sont supérieures
24:24à 40%.
24:25Donc,
24:26ça devrait aider Schneider
24:27à aller bien au-delà
24:28de la marge d'exploitation
24:29actuelle de 20%.
24:30Donc,
24:31plutôt bon pour la croissance,
24:32plutôt bon pour les marges,
24:34stratégiquement,
24:35j'allais dire globalement.
24:36Je pense qu'il fait
24:37tousser le marché,
24:37c'est la taille de l'acquisition,
24:39le fait que la société
24:40émette quelques actions
24:41et freine les rachats d'actions.
24:43Mais fondamentalement,
24:44moi,
24:44je crois que ça reste
24:45un bon deal.
24:46Alors,
24:46un point d'inquiétude peut-être,
24:48c'est que comme c'est une société
24:49qui ressemble à Dassault Systèmes,
24:51elle fait partie,
24:51comme dans le monde du logiciel,
24:53des sociétés
24:53où on peut se poser la question
24:55est-ce que l'IA
24:56ne va pas perturber
24:57ces sociétés-là ?
24:59D'abord,
24:59la messe
25:00n'est pas complètement dite.
25:01Et ensuite,
25:02il faut bien voir que dans le cadre
25:03de Schneider,
25:04toute cette partie logicielle
25:06s'intègre
25:07avec des ventes
25:08aussi de hardware
25:09et qu'aujourd'hui,
25:12le grand mantra de Schneider,
25:14c'est de dire qu'en fait,
25:14dans les ventes aux industriels,
25:16plus de la moitié
25:17de son chiffre d'affaires
25:18déjà est connecté.
25:19C'est-à-dire que les machines
25:20ou les équipements
25:22qu'ils vendent
25:22sont monitorés en permanence
25:25pour être pilotés
25:27en temps réel.
25:27Et là,
25:28toute cette suite logicielle
25:30se plug en fait
25:31sur tous les matériels
25:33de Schneider
25:33et ça a vraiment
25:34un avantage concurrentiel
25:35important.
25:36Donc oui,
25:36je pense que c'est une belle opération.
25:38Comme toutes les grosses opérations,
25:39ça fait un peu tousser
25:41financièrement au début.
25:42Mais je pense
25:42qu'à horizon 2-3 ans,
25:44ça reste une très bonne chose
25:45pour Schneider.
25:45Merci beaucoup Alain Dubrulle
25:47pour votre éclairage ce matin.
25:48Schneider Electric
25:49qui revient sur ses plus bas
25:50du mois de juillet,
25:51fin juillet,
25:52c'était juste avant
25:52les résultats semestriels.
25:54Schneider Electric,
25:55moins 1,3%,
25:57257 euros.
25:58Je rappelle que vous êtes
25:58directeur délégué
25:59de Claresco Finance.
26:00Le CAC 47,
26:010,6% pénalisé
26:02notamment par le secteur du luxe.
26:04Selon City,
26:05les dépenses de cartes bancaires
26:06aux Etats-Unis
26:07dans le segment du luxe
26:08ont été en repli
26:09pour le troisième mois consécutif.
26:11Dans un instant,
26:11les experts,
26:12leur closier.
26:139h30, 10h30,
26:14séance à suivre au Say Today
26:15avec Antoine Larigauderie
26:16à partir de 15h30
26:17pour l'ouverture de Wall Street.
26:18Très bonne journée,
26:18à demain 9h.