00:00La revue de presse analyse à Capellini ce matin, Emmanuel Macron est à Split en Croatie pour le sommet des
00:06neuf pays méditerranéens de l'Union Européenne.
00:08Annalisa, la presse présente ce rendez-vous comme un sommet particulièrement important.
00:12Oui, c'est vrai que ça l'est parce que c'est là que les pays du sud de l
00:15'Europe vont se préparer à la bataille budgétaire européenne.
00:18C'est ce qu'explique aujourd'hui la presse croate et notamment le quotidien Vecernilist qui parle d'un resserrement
00:24des rangs des Méditerranéens
00:26avant justement les prochaines négociations à Bruxelles.
00:28L'enjeu évidemment c'est le prochain budget de l'Union, le budget qui va gérer la période de 2028
00:34à 2034.
00:36Donc on parle de 2000 milliards d'euros, sauf qu'il faut décider comment le dépenser cet argent.
00:41Alors est-ce qu'on le met plutôt sur les nouvelles priorités de l'Europe, donc la défense, la compétitivité,
00:45l'élargissement
00:46ou est-ce qu'on la loue plutôt aux priorités historiques on va dire de l'Union, donc l'agriculture
00:52et le fonds des cohésions ?
00:53Et bien là on a évidemment deux blocs qui se font face comme ça arrive assez souvent en Europe.
00:57On a le bloc méditerranéen justement et en face on a les frugaux avec les Allemands et les Néerlandais en
01:02tête qui réclament des centaines de milliards d'euros de coupe.
01:07Aucun de ces pays frugaux n'est présent aujourd'hui et donc c'est ce qu'on remarque dans cet
01:12article de la presse croate.
01:13Et donc les pays du Sud peuvent commencer à se parler avant, à coordonner leur position entre eux avant ensuite
01:18de retrouver leurs adversaires budgétaires en tout cas autour de la table à Bruxelles.
01:23D'ailleurs ce n'est pas un petit bloc, le bloc méditerranéen, parce qu'on parle de 45% de
01:27la population de l'Union et à peu près 40% du PIB.
01:30Donc leur voix porte aujourd'hui.
01:32Une grande absence à Split, c'est Pedro Sanchez.
01:35Eh oui, le Premier ministre espagnol qui a annulé sa participation à cause de la crise politique en Espagne et
01:41ça change un peu l'équilibre du sommet parce qu'il reste deux poids lourds politiques seulement.
01:46Emmanuel Macron, le président français et Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien.
01:51La question, est-ce qu'ils sauront se parler ?
01:53Ça reste à voir parce qu'il n'arrive pas tout à fait avec les mêmes priorités.
01:57On commence par celle d'Emmanuel Macron que nous raconte la presse croate, You Tarnilis notamment, qui évoque la position
02:04du président français avec un exemple très concret.
02:07Juste avant de se rendre en Croatie, Emmanuel Macron a assisté au tir d'un nouveau missile balistique depuis un
02:12sous-marin nucléaire avec une phrase que nous reprend la presse croate.
02:17Pour être libre, il faut être craint et pour être craint, il faut être puissant.
02:20Vous voyez, Macron arrive à split avec ce discours très centré sur la puissance européenne, sur la défense, sur la
02:26capacité de l'Europe à assurer sa sécurité.
02:29Alors que Giorgia Meloni, elle, elle arrive avec un agenda beaucoup plus centré sur l'immigration et c'est ce
02:34qu'explique Il Solé, le quotidien italien.
02:37L'idée de Giorgia Meloni, c'est de remettre au cœur du sommet le contrôle des frontières, la vulnérabilité du
02:43flanc sud et du flanc est.
02:44Donc c'est les sujets typiques, traditionnels de Giorgia Meloni et surtout qu'il faut regarder vers l'Afrique et
02:50vers les pays du Golfe pour nos futures relations.
02:52Donc est-ce qu'il y a un front commun entre les deux qui peut se créer ? C'est
02:55ce qu'il faudra voir aujourd'hui, ça se passe ce matin à split.
02:58Et puis pour finir, on part en Allemagne où une affaire d'espionnage embarrasse les services de renseignement.
03:02Oui, parce que leur ancien patron vient d'être arrêté.
03:04C'est l'une des plus graves crises de sécurité qu'est connue le renseignement allemand depuis la guerre froide.
03:09C'est le Financial Times qui l'explique ce matin.
03:11Eh bien l'homme arrêté c'est August Hanning, c'est l'ancien patron du BND, c'est le renseignement
03:17extérieur allemand.
03:18Il aurait collecté des secrets d'État pour les vendre à des puissances étrangères.
03:24Pendant 16 ans, il aurait récupéré 2000 documents confidentiels de manière évidemment tout à fait illégale grâce à un ancien
03:30collaborateur resté au sein des renseignements.
03:33Alors il y a un peu de tout dans les documents qu'il aurait collectés.
03:36Il aurait des notes de renseignement destinées directement aux chanceliers, des informations sur le programme nucléaire iranien et sur l
03:43'armée russe,
03:43et des informations qui viendraient des services alliés, donc la CIA, le MI6 et l'ADGSE françaises.
03:51Donc des informations qu'il aurait utilisées dans le cadre de ses activités personnelles et pour les vendre encore une
03:55fois à des puissances étrangères.
03:57Évidemment une affaire qui embarrasse énormément les services allemands dont on va, je pense, beaucoup entendre parler ces prochaines semaines.
04:03Merci beaucoup Annalisa Capellini, chronique évidemment à retrouver sur nos réseaux sociaux évidemment.