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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Merci d'être avec nous. La suite de votre émission de nombreux invités politiques se sont succédés depuis 18h45.
00:07Nous vous parlons de cette journée. Il faut bien le dire. D'abord, c'est une mobilisation qui est, malgré
00:11tout, réussie.
00:12Il y a eu des cortèges où ça s'est bien passé dans différentes villes. Bien sûr, il y a
00:15eu des cortèges émaillés de violences.
00:17Et nous vous avons montré ce qui s'est passé. Place de la Nation avec une fin de manifestation, une
00:22intervention de la BRAVEM.
00:24On a vu des forces de l'ordre également reculer. Et puis des provocations de la part, pas de lycéens,
00:29mais d'individus qui se sont agrégés à tous ces mouvements.
00:31On va continuer à en parler avec, dans quelques instants, le porte-parole du Rassemblement National qui va nous rejoindre.
00:36Mais tout d'abord, place à l'invité politique, Jérôme Guetsch. Bonsoir.
00:40Bonsoir.
00:41Merci d'être avec nous. Candidat à la primaire socialiste, donc candidat à la présidentielle, député de l'Essonne.
00:46Je salue la présence. Elle est restée avec nous, Anne-Sorah Dubois.
00:50Rokhaya Diallo nous a rejoint. Bonsoir à vous, chère Rokhaya, présidente de Politis, éditorialiste aux Guardianes.
00:55Et Arthur Berda est là. Bonsoir.
00:58Éditorialiste politique à BFM TV et au Figaro.
01:01Et tout d'abord, direction de l'Elysée. Parce qu'il se passe des choses.
01:04Je ne sais pas s'il y aura véritablement une issue politique, une réponse, un sursaut.
01:08Quoi qu'est-ce ? On va poser la question à notre journaliste, Léopold Odebert, qui est devant l'Elysée.
01:13Pourquoi ? Parce que le président réunit ses ministres. Mais pour quelle suite, cher Léopold ?
01:21Bonsoir Sonia. Il se trouve que le président de la République, d'après son entourage,
01:24fait des points très réguliers depuis le début de ce mouvement avec l'ensemble de ses ministres.
01:27Et donc, il y a à peu près maintenant 1h30, on a pu apercevoir notamment le cortège du Premier ministre
01:35qui est toujours présent. Également le ministre de l'Éducation nationale.
01:39Et puis le ministre également de l'Intérieur qui est présent.
01:43Réunion à quatre pour faire un point évidemment sur cette journée.
01:45Ces images qu'on a vues toute la journée sur BFM TV avant que le président de la République ne
01:50parte
01:50dès ce soir en direction de la Croatie pour d'autres obligations internationales.
01:55D'après différentes sources, on comprend qu'Emmanuel Macron, il a notamment contacté également ce week-end
02:01ses trois interlocuteurs pour rappeler la notion d'ordre extrêmement importante selon lui.
02:08mais également la notion de proportion des interventions des forces de l'ordre dans certaines circonstances sur le terrain.
02:17Et puis évidemment de justifier en quelque sorte d'avoir aussi des remontées de terrain
02:21pour permettre à ces manifestations de se dérouler dans le plus grand des calmes en quelque sorte.
02:28Quand vous dites que les forces de sécurité intérieure utilisent des armes de guerre, c'est n'importe quoi.
02:34Ce sont des armes intermédiaires qui sont non létales, monsieur le député.
02:38Arrêtez de faire croire à notre jeunesse, n'importe quoi.
02:40On va continuer à faire ce que nous faisons, à maintenir l'ordre,
02:44à intervenir chaque fois qu'il y a des violences, avec proportionnalité.
02:47Et quand il y a des blessures, vous le savez très bien,
02:52il y a l'inspection générale de la police nationale qui est saisie,
02:54qui enquête et qui va vérifier la proportionnalité de l'action.
02:59Ce qui compte, monsieur le député, c'est au moment de l'engagement de la force,
03:03est-ce que l'action était proportionnée ou pas ?
03:05C'est de ça dont doivent répondre les policiers et les gendarmes.
03:09Vous vous rangez derrière un ancien socialiste, c'est le cas de Benjamin Leca,
03:12ou le ministre de l'Intérieur qui rappelle que les policiers ont des armes intermédiaires.
03:17Non, alors, puisque vous parlez de la question du maintien de l'ordre,
03:20il faut qu'on ait la lucidité de dire que dans ce pays,
03:23on a un problème quant à la doctrine de maintien de l'ordre.
03:26Ça pète à la figure de tout le monde, sans mauvais jeu de mots,
03:29s'agissant de lycéens et en l'occurrence d'enfants,
03:32mais sur toutes les manifestations ces dernières années,
03:35on a vu qu'il y a une disproportion dans le recours
03:40dans un certain nombre de techniques de maintien de l'ordre.
03:42Et je le dis en soutien de nos forces de l'ordre.
03:45Je pense que la doctrine, et on regarde comment les manifestations
03:48sont régulées dans d'autres pays,
03:49on ne fait pas du nassage, on n'utilise pas des LBD,
03:52on n'utilise pas des grenades de désencerclement.
03:54La police a dit exactement l'inverse tout à l'heure de Paris,
03:56il a dit tout a été proportionné, il n'y a pas eu d'effet de nass.
04:00Ce que je veux dire, c'est que là, franchement, ça nous choque,
04:03et ça émeut les citoyens, les parents,
04:07qu'est-ce que dans le discernement et dans le traitement du maintien de l'ordre,
04:11évidemment, il ne faut qu'il n'y ait aucune tolérance pour ceux des casseurs,
04:13des éléments qui viennent pour perturber, pour casser,
04:16pour s'en prendre aux forces de l'ordre.
04:18Là, c'est de la technique policière, il faut pouvoir...
04:21Il faut leur répondre par quelque chose.
04:23Il faut les traiter efficacement.
04:24Mais sur...
04:25Moi, on l'a vu devant des lycées,
04:28où ça se passait de manière bonne enfant,
04:30la venue de policiers très équipés, très armés,
04:34sans engager le dialogue, sans juste discuter calmement.
04:37Je pense qu'on peut avoir ce débat de manière sereine dans ce pays,
04:41en se disant qu'il y a un problème dans le maintien de l'ordre.
04:44Et ça délégitimit une partie des revendications.
04:47En tous les cas, ça abîme et on n'entend plus les revendications.
04:49Jérôme Gatte, vous êtes jeune, mais vous avez été, encore plus jeune,
04:52vous avez été lycéen.
04:53J'ai été manifestant.
04:54Absolument.
04:54Est-ce que lorsque vous avez été lycéen manifestant,
04:56vous avez vu une jeunesse avec une telle violence ?
04:58Parce qu'on parle beaucoup, en effet, de la doctrine de maintien de l'ordre,
05:01mais peut-être que la jeunesse et la violence dans cette société ont, elles aussi, évolué.
05:06Lorsque vous étiez un jeune lycéen manifestant,
05:08est-ce que les manifestations étaient aussi violentes que celles que l'on connaît actuellement ?
05:11Vous avez raison sur le fait qu'il y a une libération de la parole violente
05:15et aussi d'actes violents.
05:17Mais la police, ce n'est pas une bande qui répond à une autre bande
05:22ou à des comportements, etc.
05:23Donc moi, j'attends d'elle qu'elle ait cette technicité,
05:26ce discernement qui permet d'éviter les images qu'on a vues
05:30et qui donnent lieu d'ailleurs à des poursuites.
05:33Je pense que ce n'est pas rendre service aux policiers à des enquêtes de l'IGPN
05:37et on verra la suite.
05:38Mais d'emblée, je le dis, il faut qu'on retouche à la manière d'organiser le maintien de l
05:44'ordre.
05:44Je peux poser vraiment une question et elle est vraiment sincère.
05:46Comment vous faites quand vous avez d'un côté des lycéens,
05:48mais de l'autre côté des casseurs, des fauteurs de troubles,
05:51des destructeurs, appelez-les comme vous voulez, des émeutiers ?
05:53Avec les uns, vous utilisez des armes parce qu'il faut bien se protéger.
05:56Quand vous recevez un pavé, quelle proportionnalité il faut renvoyer comme réponse
06:01quand vous avez un pavé sur la tête d'un flic, d'un policier ?
06:05Encore une fois, on peut rentrer, moi ça rentre à mes jeunes années.
06:07Si vous êtes au pouvoir et que vous êtes candidat, vous allez devoir décider, monsieur Gagli.
06:11Dans ma jeunesse, c'est des techniques d'intervention.
06:15On n'est pas obligé d'utiliser.
06:17Et encore une fois, je le redis, tous les pays n'utilisent pas des grenades de désencerclement
06:20ou des LBD dans ce type de situation, avec un engagement
06:25où, on le voit, si le tir est trop proche, on risque d'éborgner
06:30et on risque d'édenter des gamins qui n'en demandent pas tant, évidemment.
06:37Est-ce que ce sont des unités spécialisées qui sont intervenues ?
06:39La question aussi de la formation, parce qu'on a entendu beaucoup de responsables syndicaux
06:44qui ont dit, est-ce qu'ils avaient la formation nécessaire ?
06:46Ça, c'est une question qui peut se poser aussi.
06:48C'est possible. Encore une fois, le maintien de l'ordre, c'est exigeant.
06:51Voilà. Mais c'est une police républicaine qui ne doit pas se retrouver dans ces situations
06:57où, en face, ils ont aussi leurs propres enfants dans cette situation.
07:00Mais vous voyez, on parle beaucoup du maintien de l'ordre-là et c'est parfaitement légitime.
07:04Moi, ce que je retiens de cette journée, Sodiama Brouk, c'est quand même l'ampleur de la mobilisation
07:09et qui, à beaucoup d'endroits, dans l'écrasante majorité des endroits, a été réussie.
07:14Et c'est une bonne nouvelle que d'avoir notre jeunesse, dont on dit parfois qu'elle est égoïste, individualiste,
07:19se préoccuper de la défense d'un service public, demander que leurs enseignants soient mieux payés,
07:24que leurs conditions de travail soient améliorées, que leurs classes soient moins surchargées,
07:28se préoccuper de leur propre avenir.
07:30Franchement, c'est une bonne nouvelle.
07:31On est tous d'accord et vous allez être interrogés sur ce sujet.
07:33Mais on ne peut pas passer sous silence et vous êtes candidat à la présidentielle.
07:35Je ne l'ai pas fait.
07:36Non, pas du tout.
07:36Évidemment pas.
07:37Je dis juste qu'il faut le faire avec discernement.
07:39On a envie de savoir parce qu'on a quand même une fracture dans ce pays entre certains.
07:43Tout à l'heure, ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, il dit la France incendiaire.
07:48Sébastien Lecornu, il dit que c'est la violence utilisée comme outil de bordélisation.
07:54Et vous avez une partie de la gauche qui dit répression et qui dit sauvage.
07:58On a quand même envie de savoir.
07:59Si besoin, je vais redire les choses de manière très claire.
08:02Moi, ma conception de la politique, c'est la dispute apaisée.
08:04Ça vaut pour les responsables politiques et ça vaut pour les jeunes.
08:07L'école est le lieu de formation des citoyens.
08:09Et donc, revendiquer, faire des propositions, tout ça est extrêmement heureux.
08:13Mais tolérance zéro pour le recours à la violence dans le champ politique.
08:17Donc, qu'il s'agisse du recours à la violence par des jeunes ou qu'il s'agisse évidemment de
08:22ceux qui, dans le champ politique, vont soutenir le recours à la violence.
08:26Vous savez, à gauche, c'est une ligne de démarcation.
08:29Le recours à la violence n'est jamais légitime.
08:32Je ne peux pas dire mieux.
08:33Est-ce que pour vous, aujourd'hui, la France insoumise soutient le recours à la violence ?
08:38Il y a des ambiguïtés évidentes et une forme de complaisance, parfois même de fascination.
08:47Certains ne franchissent pas en disant que, dans certaines situations, le recours à la violence pouvait être légitime.
08:53Même s'il faut avoir l'honnêteté de dire qu'il avait complété sa phrase en disant
08:57« Ce n'est pas pour autant que je soutiens la violence et que je le soutiens ».
09:00Mais moi, je décèle, en effet, ça participe de cette brutalisation du débat public,
09:05certains qui peuvent considérer que la violence…
09:08C'était exactement ce qui s'était passé au moment des émeutes après la mort de Naël,
09:12quand certains de ses responsables politiques,
09:14et c'était pour moi déjà un des motifs de rupture avec eux,
09:18avaient dit « Nous, on n'appelle pas au calme, on appelle à la justice ».
09:21Mais on peut appeler et à l'un et à l'autre.
09:23Et quand on est un élu de la République, on appelle au calme des émeutes urbaines,
09:28des lycées détruits.
09:30C'est un outil du service public.
09:31Au moment de juin-juillet 2023, quand on brûlait des postes de police municipale,
09:37des centres sociaux ou des médiathèques,
09:40on tuait l'outil de la lutte contre les inégalités pour les propres jeunes habitant ces quartiers.
09:45Donc je n'ai aucune fascination pour ceux qui pensent qu'il faut tout foutre en l'air
09:50en se disant qu'il va en sortir quelque chose de bon.
09:52Il ne sort jamais de bon de ce type de violence.
09:55Parce que, qu'est-ce que ça alimente ?
09:56Ça alimente l'aspiration à plus d'autorité, ça ne me pose pas de problème,
10:01mais la bascule dans l'autoritarisme et dans le fait de dire
10:03qu'il n'y a plus de discernement justement au milieu de ces jeunes et on va tout verrouiller.
10:07Ça veut dire que vous aussi, comme Bruno Votailleau, vous iriez jusqu'à dire « la France incendiaire » ?
10:12En parlant de la France insoumise, en tous les cas, ils jouent avec le feu dans leurs expressions
10:17et dans leurs… mais je n'en tire pas les mêmes conséquences que Bruno Votailleau.
10:23Mais en tous les cas, moi je ne veux pas le taire.
10:25J'ai un désaccord sur la manière de faire la politique avec la France insoumise.
10:27Et vous l'affichez clairement depuis déjà quelques temps.
10:28Je pense qu'il y aura moins de pudeur de gazelle à dire « la France incendiaire »
10:31mais je peux me tromper.
10:32Julien Audoul, bonsoir.
10:34Bonsoir.
10:34Merci d'être avec nous, député Rassemblement national, porte-parole du Rassemblement national.
10:38Nous commentons ce qui s'est passé aujourd'hui et nous le disons.
10:41C'est vrai qu'il y a eu des cortèges qui se sont bien passés.
10:43Il y a eu certains cortèges émaillés de violence.
10:45On a vu Place de la Nation encore.
10:47Eh bien, ces fins de cortège qui, généralement, ne se terminent jamais très très bien.
10:52Il y a souvent des provocations.
10:53Sonia Mabrou, on peut dire que c'est 90% qui s'est bien passé et 10%…
10:57Qu'est-ce que j'ai dit ? La majorité.
10:58Je pense que…
10:59Si vous voulez que je donne le dosage, j'avoue que j'en serais incapable.
11:04Je dis la majorité.
11:05Le récidiviste Bali Bagayoko qui va au-devant…
11:08Au récidiviste, dit-il.
11:09Oui, récidiviste.
11:10Parce que quand on légitime la violence d'un côté…
11:13Contrairement à vous, il n'a pas été condamné par la justice.
11:14Je vais terminer.
11:14Moi, je suis présumé innocent.
11:16Donc ensuite, très clairement…
11:17Quand vous avez…
11:18Oui, pour le moment.
11:19Pour Bali Bagayoko qui légitime la violence d'un côté et qui s'interpose, qui va s'interposer face au
11:27fort de l'ordre avec des individus masqués.
11:29Et je rappelle que la dissimulation du visage…
11:32Vous parlez de ce qui s'est passé aujourd'hui ?
11:34La dissimulation du visage dans notre République, c'est une atteinte à la loi.
11:39C'est une infraction.
11:40Et on le sait.
11:41Et vous le savez très bien, M. Guège.
11:42Et comme vous avez un maire qui s'interpose, qui est avec des individus masqués, qui ne sont pas là,
11:48évidemment…
11:48Vous parlez de ce qui s'est passé aujourd'hui ?
11:50Je parle de ce qui s'est passé.
11:50On va voir la séquence.
11:51Parce qu'il y a différentes interprétations.
11:53Qui est extrêmement choquante.
11:54M. Bagayoko, mais comme tous les membres de la France Insoumise, n'ont qu'un seul but.
11:59Ce n'est pas d'accompagner des revendications dont ils se foutent éperdument.
12:02C'est la bordélisation.
12:04C'est la violence.
12:05C'est le saccage.
12:06C'est la division.
12:08Certains estiment…
12:09Alors, il y a deux versions.
12:10Certains estiment qu'il était là plutôt pour appeler au calme.
12:14Quand d'autres estiment, comme vous, comme ça je mets les deux versions face à face, que ce n'était
12:19pas le cas.
12:20Regardez les individus autour de lui.
12:22Regardez sa posture.
12:23Vous voyez qu'il y a des jeunes.
12:24Non, ce ne sont pas des jeunes.
12:25Vous les voyez ?
12:25Je sais que vous vous amalgamez en disant que ce sont des pauvres jeunes.
12:28Les gens qui manifestent le visage masqué, qui cassent, qui tirent au mortier sur les forces de l'ordre, c
12:34'est le cas dans les images, peut-être pas celles-là, mais d'autres images qu'on a pu voir.
12:39Et je le dis, quand on est un élu de la République, quand on est un maire, quand on a
12:42une responsabilité de représenter et d'incarner des institutions,
12:45il est totalement inadmissible de se mettre en scène de cette manière-là et de s'interposer et d'empêcher
12:50l'effort de l'ordre d'assurer la sécurité.
12:52Moi, aujourd'hui, je vais terminer d'une phrase.
12:55On nous parle beaucoup de casques blancs, de brassards blancs, etc.
12:59Ceux qui assurent la sécurité dans les manifestations, ceux qui permettent justement que les gens puissent défiler en toute sécurité,
13:06c'est l'effort de l'ordre.
13:06Et moi, j'aimerais leur rendre un hommage appuyé, parce qu'on a des policiers et des gendarmes qui sont
13:11d'une patience infinie, qui sont admirables,
13:15qui se font molester, insulter, tirer au mortier à bout portant et qui, encore une fois, tiennent leur rang, leur
13:22statut, leur fonction.
13:25Et je trouve que ce n'est pas assez remarqué.
13:27Rokala Diallo vous répond sur ce point, mais Jérôme Gage, sur cette scène.
13:30Vous êtes beaucoup focalisé sur le maire de Saint-Denis.
13:34Il y a des dizaines de maires, des centaines de maires qui ont passé ces derniers jours.
13:38Moi, je pense, maire de l'Essonne, mon ami Jean-Jacques Grousseau à Hattismons,
13:42mais il y en a plein d'autres de toute sensibilité qui ont pris le temps d'aller discuter.
13:47Bézis, Robert Ménard, on l'a vu.
13:48D'aller discuter avec les lycéens, d'être là, d'incarner une puissance publique.
13:55J'ai entendu cet après-midi, j'étais dans l'hémicycle, le Premier ministre dire
13:58« Nous allons organiser des temps de discussion et de dialogue dans les établissements ».
14:02Moi, c'était dès la semaine dernière, lors d'un des débats de la primaire,
14:05j'avais lancé cet appel à ce que dans chaque établissement,
14:08les chefs d'établissement, avec leur organisation propre,
14:11puissent recueillir les revendications concrètes qui sont différentes dans l'établissement.
14:14– Mais vous les connaissez !
14:15– Non, ce n'est… – Ça fait des années que ça existe.
14:18– Non, ça n'existe pas.
14:19– Mais si, vous avez des conseils d'administration.
14:21– Mais non, quand il y a un mouvement…
14:23– Je vais terminer, je ne vous ai pas interrompu, monsieur O'Doul.
14:25– Quand il y a un mouvement de cette nature, il faut le prendre au sérieux.
14:30Et plutôt que de dire « Circuler, il n'y a rien à voir »,
14:33d'organiser la prise de parole avec les représentants des parents d'élèves,
14:36des enseignants, tous les lycéens eux-mêmes qui veulent y participer,
14:40les élus des territoires concernés, pour leur dire…
14:42– Tous les lycéens, c'est du monde, oui.
14:43– Non, mais attendez, c'est un mouvement atypique.
14:45Vous savez quoi ? Dans une Grèce, on appelle une assemblée générale.
14:48– Mais moi, je me pose la même question que vous.
14:49Pourquoi le gouvernement ne l'a-t-il pas fait ?
14:51– Mais c'est l'erreur, c'est l'erreur absolument impardonnable
14:53d'avoir mis 10 jours pour recevoir les premiers lycéens
14:57par le ministre de l'Éducation nationale,
14:59et de ne pas prendre au sérieux cette aspiration,
15:01tout simplement, à être entendus, à être respectés.
15:04C'est des jeunes citoyens en devenir.
15:06Donc il faut pouvoir ne pas avoir peur de recueillir leurs doléances
15:09et surtout leurs propositions.
15:11Parce que c'est les mieux à même de pouvoir dire
15:12« Dans le lycée, la priorité qu'on aimerait,
15:14c'est de pouvoir refaire les salles informatiques ou la salle de sport. »
15:19– Et l'interpellation de recueillir la dialogue, s'il vous plaît.
15:21– Il y a deux choses.
15:22Il y a des revendications légitimes
15:24qui sont le fruit et la conséquence d'un abandon, effectivement,
15:29de ce service public essentiel, de l'éducation nationale,
15:32de bâti, d'élabré, on le sait, de profs qui ne sont pas remplacés.
15:35Très bien, j'en ai dans ma circonscription.
15:37Et c'est tout à fait légitime.
15:38Mais vous avez à côté de ça des revendications
15:41qui n'ont rien à voir, qui n'ont rien à voir.
15:43Excusez-moi, moi je vois un grand nombre de drapeaux palestiniens
15:46et de pancartes pour la Palestine.
15:50Quel est le lien, en fait, avec l'éducation nationale ?
15:52Quel est le lien ?
15:53Non, mais si il y a des revendications.
15:54Quand je vois aussi aujourd'hui,
15:55et ça devrait quand même interpeller du monde,
15:58que dans ces manifestations, vous avez des messages antisémites,
16:00que vous avez une haine du juif qui se déclenche,
16:04que vous avez sur un...
16:06– Là, vous parlez de ce qui s'est passé à Carpentras.
16:07– Et ce qui s'est passé à Carpentras,
16:09et ce qui s'est passé aujourd'hui,
16:10les tags sur un lycée du 11e arrondissement,
16:13le délu d'Alaxa,
16:15qui est le mot d'ordre du Hamas
16:17pour déclencher les abominations du 7 octobre 2023,
16:21quand vous avez tous ces messages,
16:22qui sont, encore une fois,
16:23qui ne sont pas anecdotiques,
16:25– Mais qu'est-ce que vous voulez dire ?
16:26Qui participe pour qui se déclenche ces messages ?
16:28– C'est-à-dire que vous avez une infiltration de l'extrême-gauche
16:29qui est en train de polluer le débat,
16:32qui est en train de polluer les revendications.
16:34– Mais fort heureusement, monsieur Oudou,
16:36– Les présentes majorités des jeunes lycéens
16:38ne rentrent pas et veulent sauvegarder
16:40leurs revendications légitimes,
16:41donc vous pouvez les discréditer, les délégitimer
16:43pour ces faits-là que je trompe d'âne,
16:46évidemment aussi,
16:47mais certainement pas noyer,
16:49enfin jeter le bébé avec l'eau du bain,
16:51si vous me permettez cette expression.
16:52En l'espèce, il y a des revendications,
16:54il faut qu'on les regarde tous ensemble.
16:55– Bien sûr, mais qu'on dise pas aux lycéens,
16:57c'est la sécurité.
16:57– La première des revendications, c'est la sécurité.
17:00– Évidemment, et encore une fois,
17:02– Il n'y a pas de oui-mais,
17:03la sécurité d'abord.
17:04– On ne va pas inventer un désaccord là-dessus,
17:07j'ai commencé par là,
17:08mais je ne voudrais pas non plus
17:09qu'en agitant le spectre de dire
17:10il y a des éléments dangereux
17:13ou politisés sur d'autres sujets
17:15et que par conséquent,
17:16toutes les revendications ne sont pas légitimes.
17:17Ça, ce serait faire injure à ceux de ces jeunes
17:20et ne plus leur faire croire
17:21dans justement la capacité de l'action publique
17:24et de la parole politique
17:25de tenir compte de leur situation.
17:26Et je ne vous invite pas à aller sur ce terrain
17:28parce que ça délégitime
17:29et ça, c'est un peu méprisant.
17:31– Il va vous répondre.
17:32Rencray et Diallo voudraient vous interpeller également,
17:34Julien.
17:34– Non, moi, je voulais vous poser la question
17:35de la différence de réaction
17:37entre ce qui se passe aujourd'hui,
17:38ce qui s'est passé à l'époque
17:39où les agriculteurs étaient mobilisés,
17:41où des patades avaient été effectivement défigurées,
17:43il y avait eu des incendies.
17:44Et là, vous compreniez la colère,
17:45vous étiez capable d'attribuer la colère,
17:48y compris exprimée violemment
17:49par des décisions gouvernementales.
17:50Aujourd'hui, vous discréditez le mouvement,
17:53vous considérez de manière extrêmement infantilisante
17:56qu'il serait manipulé par la France insoumise,
17:57alors que ce n'est pas le cas.
17:59Les lycéens ont des motivations propres,
18:01une plateforme de revendication
18:02qui remonte à fin août,
18:03qui a commencé à Mayotte,
18:04dans un quartier populaire,
18:06et qui est ensuite arrivé à Créteil
18:07avec des décisions tout à fait claires.
18:09Par ailleurs, la Ligue des droits de l'homme
18:11a publié un communiqué.
18:13– Non, la Ligue des droits des islamistes
18:14et des délinquants et des racailles.
18:16– Avec vous, soit c'est islamiste,
18:17soit c'est alafiste,
18:18c'est-à-dire que vous êtes dans une phase de binarité.
18:20– Non, mais la Ligue des droits de l'homme ne l'applique plus comme ça.
18:21– Vous avez une lecture comme ça.
18:23– LFI, LFI, LFI, LFI.
18:24– La LDH est une officine de désinformation.
18:27– Vous devriez sortir le jeu de société de Noël,
18:30LFI, l'islam, l'islam, l'islam, l'islam.
18:31– Je sais que pour vous c'est des référents,
18:32mais la LDH, avec un célèbre avocat,
18:36un célèbre avocat dont je ne citerai pas le nom.
18:39– Apparemment, on ne peut pas terminer ces phrases.
18:40– Ça, ça lui ferait de la pub, encore une fois.
18:41– J'ai dit LDH, ça vous a déclenché, là.
18:43– Oui, oui, effectivement.
18:44– Vous êtes en ouf, en toupie, LDH, LFI.
18:47– Voilà, Mediapart, c'est aussi l'automne pour le jeu à venir, c'est ça ?
18:49– Mais s'il vous plaît.
18:51– Non, mais juste, je veux terminer sur le fait que
18:53vous avez parlé d'antisémitisme,
18:55la LDH, elle est quand même née de l'affaire Dreyfus,
18:56et c'est une entité qui est considérée comme…
18:58– Depuis l'affaire Dreyfus, il y a de l'eau qui a coulé dans la scène.
19:00– Est-ce que je peux terminer ma phrase, monsieur ?
19:02– Oui, mais d'accord.
19:02– Non, mais c'est compliqué, je dis quelque chose de très juste.
19:05– Non, non, non, non.
19:06– Elle n'est pas née de l'affaire Dreyfus, la LDH ?
19:08– Je peux vous répondre ?
19:09– Je n'ai pas terminé ma phrase.
19:10– Ah, d'accord, pardon.
19:10– La question, allez-y, Rokaya.
19:12– Non, vous avez du mal à…
19:14Enfin, je vous ai laissé quand même…
19:16– Ah bah, encore heureux.
19:17– Bah oui, mais vous ne m'avez pas rendu l'appareil.
19:19– Allez-y, allez-y.
19:20– Alors, la LDH, qui est née de l'affaire Dreyfus,
19:24qui est une organisation qui défend les droits humains,
19:27considère que l'état de droit est en danger,
19:29que la liberté d'expression.
19:30– Mais vous avez fini de…
19:33– Si la LDH considère que les droits humains sont menacés…
19:36– Qu'est-ce qui se passe, en fait ?
19:37Vous avez besoin de prendre un petit peu un apaisant.
19:39– Je pense que la moindre des courtoisiers
19:40est de laisser madame terminer ce propos.
19:43– À chaque propos, il y a une expérience.
19:44– Je suis témoin que je ne l'ai rien du tout.
19:46– Allez, je suis arbitre.
19:48– Je la laisse.
19:48– Vous me parasitez.
19:49– Ok, Dieu le finit sa question.
19:51Et Julien Oudou le répond.
19:52Allez-y, allez-y.
19:52– Ce que je sais c'est qu'il y a une organisation
19:54de défense des droits humains historique
19:56qui explique que la liberté d'expression des jeunes est en danger,
19:59qu'il y a des violences policières qui ont été exercées,
20:00une mâchoire qui a été fracassée,
20:03un jeune homme qui a perdu sa main,
20:05il y a une jeune fille qui a été étranglée,
20:07des violences policières qui ont été exercées sur des mineurs
20:09qui ont été massivement arrêtées.
20:11Vous n'avez absolument aucun mot sur ça.
20:13Vous soutenez la police de manière complètement…
20:17Comment dire ?
20:18Vous la soutenez de manière…
20:21Je ne soutiens pas les violences policières.
20:22– Vous ne soutenez pas la police ?
20:23– Non, je suis critique des violences policières.
20:25– Vous ne soutenez pas la police ?
20:26– Donc c'est quoi la violence policière ?
20:27– La violence policière, c'est ce que je viens de vous écrire.
20:29– Il y a des ordres qui sont donnés…
20:30– Quand des enfants sont fracassés par la police.
20:31– Par ailleurs, par ailleurs, par ailleurs.
20:32– Le ministre de l'Intérieur, à un moment donné,
20:34ce n'est pas un monologue,
20:35ce n'est pas une différence.
20:36– Qu'est-ce que vous dites sur les violences
20:38qui sont garées sur les adolescents ?
20:40– Il n'y a pas de violences policières,
20:41ça n'existe pas,
20:42c'est une construction de la mythologie.
20:44– Et le fait que les violences policières soient désoides.
20:46– Les prétendues violences policières.
20:47– Je vous réponds, je vous réponds là.
20:49– Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
20:51– Il vous répond, il vous répond.
20:53– Et je veux juste revenir sur le fait que…
20:54– Attendez, il vous répond.
20:55– Non mais tout à l'heure, on a dit que les LBD
20:57n'étaient pas des armes de guerre.
20:58Le code considère que ce sont des armes de guerre.
21:02Ce sont des armes de guerre.
21:03– La réponse.
21:03– Le code de procédure intérieure.
21:05– La réponse.
21:05– Ce ne sont pas des armes de guerre.
21:06– Ce sont des armes de guerre,
21:07les LBD, les grenades de Zéphar Kallam,
21:09elles ne sont pas utilisées dans les terroristes.
21:10– Laissez-les simplement vous répondre.
21:11– Les terroristes du Hamas n'ont pas de LBD.
21:13– Que vient faire le Hamas ?
21:14– Non mais voilà, ils ont des kalachnikovs.
21:16– Le Hamas, l'Islam, les diapins, la LDH.
21:18– Je vous fais une comparaison très simple.
21:19– Là c'est le bingo au doule.
21:20– Voilà, vous voyez, les terroristes du Hamas
21:23ont des kalachnikovs, ils n'ont pas des LBD.
21:24– Quel est le rapport avec le Hamas ?
21:25– Parce que la kalachnikov, ça tue.
21:26– Quel est le rapport avec le Hamas ?
21:27– Le LBD, ça ne tue pas.
21:28– Les armes de guerre ne font pas des serments
21:30dans lesquels.
21:30– Alors sur les fameuses violences policières
21:32qui sont mises en scène par la France Insoumise,
21:35il y a eu notamment Alma Dufour
21:36qui dénonçait des manifestants gazés.
21:38– Donc les enfants, ils ne sont pas vraiment blessés ?
21:40– Non, s'il vous plaît.
21:40– Ce n'est pas une mise en scène ?
21:41– Attendez, rocadier.
21:42– Mais là c'est grave quand même.
21:43– Oui, ce qui est grave, c'est votre désinformation.
21:46Je vais aller au bout.
21:47Alma Dufour, députée LFI,
21:49qui nous dit qu'on a des manifestants gazés.
21:51En fait, c'était de la fumée des vapoteuses.
21:52À Carpentras, Thomas Porte
21:53qui accuse des policiers de s'amuser
21:55à tirer au mortier.
21:56En fait, c'était un policier
21:57qui avait récupéré le mortier
21:58et qui avait tiré en l'air.
22:00À Reims, LFI a dénoncé
22:03un policier déguisé en casseur.
22:05Alors qu'en fait, c'était un policier d'impact
22:07qui ripostait, qui se faisait canarder.
22:09– Vous ne répondez pas, je ne vous dis pas.
22:09– À Metz, à Metz, là où c'est choquant.
22:11– Non, je suis désolée, vous ne répondez pas.
22:12– Monsieur Gage en a été témoin aussi.
22:14– Julien Audoul.
22:14– Vous avez la présidente du groupe LFI,
22:16Mathilde Badeau,
22:16qui a parlé d'agression sexuelle à Metz.
22:19Alors qu'en fait, l'étudiante
22:21a été auditionnée par l'IGPN
22:23et en fait, elle répute totalement
22:25l'agression sexuelle,
22:26elle répute totalement la violence.
22:28Donc vous voyez que la France Insoumise
22:29surfe sur la désinformation,
22:31sur la manipulation des faits
22:32pour s'en prendre toujours à la police.
22:34– Vous avez donné deux cas spécifiques.
22:36– Il n'y a pas de violence policière.
22:37– Vous savez, je vais vous mettre d'accord.
22:38C'est moi qui vais poser les questions.
22:40Julien Audoul, est-ce que vous condamnez
22:42quand un étudiant a une main arrachée ?
22:45La réponse est claire.
22:46– Je le déplore, bien évidemment.
22:47– Et Rocca Diallo, est-ce que vous condamnez
22:49quand un policier reçoit des mortiers ?
22:51– Mais bien sûr.
22:52– Ben voilà.
22:53– Mais ça ne veut pas dire
22:54qu'il n'y a pas de violence policière.
22:55– Maintenant, l'ancien ministre de l'Intérieur
22:57est candidat à Les Républicains,
22:59qui lui parle de la France incendiaire
23:00et il a parlé d'un autre sujet
23:02et je voudrais vous soumettre cette question
23:04puisqu'il s'agit de Rima Hassan.
23:06Rima Hassan, et là, c'est son équipe
23:08qui en parle également,
23:10qui a, aurait, ou en tous les cas,
23:13qui a mis à terre le drapeau israélien
23:17dans le cadre d'une exposition au Parlement européen
23:20par rapport à la date du 7 octobre,
23:22donc dès demain.
23:24Le drapeau européen est également tombé
23:28et réaction ce soir de Bruno Rotaillot.
23:31Regardez ce qu'il en dit.
23:32Écoutez ce qu'il en dit.
23:33– Et on le voit avec Rima Hassan.
23:37Elle a battu le drapeau israélien,
23:39le drapeau européen.
23:41Elle doit être sanctionnée.
23:42J'attends, moi.
23:43J'attends toujours la réaction de M. Mélenchon.
23:46Est-ce qu'il va condamner l'acte injurieux
23:49de Mme Rima Hassan ?
23:51Une députée européenne.
23:52Une députée européenne, vous vous rendez compte ?
23:54L'exemple donné à notre jeunesse.
23:56J'espère que Rima Hassan sera sanctionnée
23:59le plus sévèrement possible
24:01parce que quand on est élu,
24:02on doit être exemplaire.
24:04On doit être exemplaire.
24:06– Le contexte, tout d'abord, avec vous.
24:08– Absolument.
24:09Donc il y avait au Parlement européen
24:11une réunion organisée par l'AJCO,
24:13en tout cas à laquelle participait de l'AJCO,
24:14l'American Jewish Committee
24:15que Rima Hassan amalgame à l'État d'Israël
24:19en vue des hommages qui seront rendus demain,
24:22le 7 octobre,
24:23parce qu'en fait, les trois ans,
24:24on commémore plutôt qu'en fait,
24:25le terme est malheureux, pardonnez-moi,
24:26on commémore les trois ans du pogrom du 7 octobre 2023.
24:30Et donc, au sortir,
24:31ou en tout cas en marge de cet événement,
24:33Rima Hassan a cru bon, a jugé utile,
24:36de tirer, et elle le revendique d'ailleurs sur Twitter,
24:38ce soir, pour rétablir, dit-elle, la vérité,
24:40en tout cas, donc, elle l'assume et revendique son geste,
24:42de tirer le drapeau israélien
24:44en signe de protestation,
24:46dit-elle, non pas à ceux à qui l'on rend hommage,
24:49mais plutôt à ce que commet, selon elle,
24:51Israël depuis le 7 octobre 2023.
24:53Et il se trouve,
24:53puisqu'on connaît tous ici des cérémonies officielles,
24:55que les drapeaux sont souvent sur un socle,
24:57en fait, c'est simple,
24:58on parle de trépied, là c'est un bipied,
24:59et donc, en tirant, dit-elle,
25:01le drapeau européen est venu avec.
25:02Elle nie l'avoir piétiné,
25:04mais elle assume l'avoir,
25:05et donc les avoir renversés et mis au sol.
25:08C'est une façon, selon elle,
25:09de protester contre ce qu'elle appelle le génocide à Gaza.
25:12Chacun l'interprétera comme il le souhaite.
25:14Et chacun réagit également.
25:16Jérôme Gatch, quelle est votre réaction ?
25:18Moi, je vous l'ai dit tout à l'heure,
25:20la politique, ça se fait avec de la dignité.
25:22Je considère que quand on est un représentant de la nation
25:25élu au Parlement européen,
25:27le simple fait de se dire,
25:29tiens, je vais faire tomber un drapeau au sol
25:31pour exprimer ma protestation,
25:33et se faisant d'entraîner le drapeau de l'Union européenne,
25:36qui est l'institution dans laquelle vous êtes vous-même élu,
25:39c'est globalement indigne.
25:41C'est assez en phase avec la manière avec laquelle
25:44Rima Hassan traite ces questions,
25:47c'est-à-dire la polarisation,
25:48la conflictualisation,
25:50la délimitation.
25:51Voilà.
25:52Si on n'est pas aligné sur ces positions,
25:54ces mots et ces outrances,
25:56alors on est infréquentable,
25:57on n'est pas digne d'être partie prenante de ce débat.
26:01C'est aux antipodes de ma conception du débat.
26:05Mais ce geste, encore une fois,
26:07ce simple geste,
26:09imaginez quelque autre situation que ce soit,
26:12et de se dire, j'ai un désaccord avec un pays,
26:15et je vais donc jeter à terre ce drapeau
26:18et le revendiquer en tant que tel.
26:20Ce n'est pas la conception que j'ai du débat,
26:23parce que l'enceinte du Parlement européen,
26:26ça ne peut pas être l'endroit où on se lâche.
26:30Déjà, c'est inadmissible ailleurs,
26:32et encore une fois,
26:33je déteste quand des gens brûlent un drapeau.
26:36Je déteste quel qu'il soit,
26:38ou quand on le met au sol.
26:39Certains appellent à une sanction,
26:42votre avis, Julien Oudoul ?
26:44Oui, il faudrait qu'elle soit sanctionnée,
26:46puisqu'elle n'en est pas à son coup d'essai,
26:47et le geste de Rima Hassan
26:49est teinté d'une effroyable inhumanité.
26:53Le 7 octobre, on commémore
26:55le plus grand massacre de juifs depuis la Shoah.
26:58La plus grande entreprise d'extermination de juifs
27:01depuis la Shoah, depuis 1945.
27:04Des femmes, des enfants, des bébés.
27:07J'étais aujourd'hui à l'inauguration
27:10de l'allée en mémoire de la famille Bibas,
27:13cette famille qui a été otage du Hamas
27:17avec le plus jeune otage du monde,
27:19Kfir Bibas, à Paris, au Parc Monceau,
27:22exactement.
27:22Kfir Bibas, 9 mois.
27:24Il a été enlevé, il a été tué à main nue.
27:28Médecin légiste israélien,
27:29les deux enfants ont été tués à main nue.
27:31Et ces gens-là, ces barbares du Hamas,
27:34sont soutenus par Rima Hassan,
27:36qu'elle considère comme des résistants,
27:38et dont elle fait l'apologie en permanence.
27:41Et avec ce geste symbolique aussi grave
27:44d'abattre le drapeau israélien,
27:46de le jeter à terre,
27:47c'est ce qu'elle souhaite en fait.
27:48C'est tout simplement la disparition
27:50de l'État d'Israël et du peuple juif.
27:52Alors, je vais passer d'un sujet à l'autre
27:55parce que vous êtes aussi en campagne présidentielle
27:58et vous avez une candidate
28:00et vous avez un ticket en la personne
28:02de Jordan Bardella
28:03qui encore aujourd'hui sur un autre sujet
28:05qui est la présentation du contre-budget du RN
28:07a de nouveau répondu à Mediapart
28:10et aux accusations d'anti-sémitisme.
28:13Est-ce que vous estimez,
28:14dans un tel contexte justement,
28:15est-ce que vous estimez que le ticket est fragilisé
28:17compte tenu des accusations
28:19ou est-ce que, pour l'instant,
28:21vous continuez comme si de rien n'était ?
28:23Ce qui est fragilisé,
28:24c'est la défense de Mediapart.
28:27Pourquoi ?
28:28Très clairement,
28:30on observe d'heure en heure
28:32la réalité de cette pseudo-investigation
28:35qui est une sordide manipulation,
28:37Mediapart,
28:38qui en est aujourd'hui
28:39à aller contrôler,
28:42à aller contacter
28:43les anciens camarades de collège
28:45de Jordan Bardella,
28:46des enfants à l'époque
28:48de 12 à 16 ans.
28:50Enfin, on en est là.
28:51Mediapart,
28:52dont le journaliste,
28:53auteur de cette manipulation,
28:57était membre d'un groupe
28:58classé comme terroriste
29:00et interdit en Espagne,
29:02qui a profané un monument aux morts
29:05en hommage aux soldats
29:06de la Première Guerre mondiale.
29:07Je veux dire,
29:07toute cette réalité-là
29:10montre bien
29:11que Mediapart,
29:13qui est en fait
29:14Mediaflop,
29:14parce qu'il n'y a rien derrière,
29:15il n'y a que du vent,
29:16il y a de la construction,
29:17il y a de la manipulation,
29:18il y a la volonté de salir,
29:20mais ça ne prend pas.
29:21Et le plus bel exemple
29:22que j'ai eu encore une fois
29:24aujourd'hui
29:24à l'occasion
29:25de cette inauguration,
29:27c'est que
29:28les membres
29:28de la communauté juive
29:29que j'ai pu rencontrer
29:30et avec qui j'ai pu échanger
29:31ne sont pas dupes
29:32de cela
29:33et savent très bien
29:34que Jordan
29:34ne savent très bien
29:35je vous parle de ce que j'ai parlé.
29:36Vous n'avez pas autorité
29:37pour parler aux membres des...
29:38J'ai l'autorité de ce que je veux.
29:39Non, pas pour parler
29:39au nom d'une communauté...
29:41C'est certainement pas vous
29:41qui allez parler pour eux.
29:42Bon, bref.
29:43Vous, encore moins.
29:44Vu l'histoire de votre parti
29:44qui a été fondée par l'Ebaphane et celle-là,
29:46vous n'êtes absolument pas légitime pour ça.
29:47Très bien.
29:47Alors là, clairement...
29:48Très bien, très bien.
29:49Bon, je sais que vous avez travaillé
29:50pour Mediapart
29:50donc vous les défendez,
29:51je comprends bien votre...
29:52Non, mais ce sont des confrères,
29:53je défends leur travail, oui.
29:54D'ailleurs, c'est grâce à eux
29:55que vous avez été fondés.
29:56Je pense la question
29:56sur un plan politique.
29:57Attendez, je pense la question
29:58sur un plan politique.
29:59Ce que je veux dire,
30:00c'est qu'il n'y a aucune conséquence
30:02si ce n'est effectivement
30:03que Mediapart a raté son coup
30:05et qu'ils sont aujourd'hui
30:07encore plus discrédités
30:08qu'il l'était.
30:08Et je pose la question
30:09à vos opposants.
30:09Dans une campagne,
30:10est-ce qu'il y a des conséquences
30:11pour vous ?
30:12Edouard Philippe avait dit
30:13à ce moment-là
30:13qu'il était quasiment impossible
30:15que Jordan Bardella
30:17puisse continuer
30:18de cette manière-là,
30:18en tout cas être impliqué
30:19dans la campagne
30:20et à la tête du parti.
30:21Qu'en pensez-vous ?
30:22La défense mécanique
30:24de M. O'Doul
30:25qui anonne les éléments
30:26de langage
30:27au mot près
30:28de Jordan Bardella
30:30atteste du fait
30:31que ça appuie
30:32sur un sujet
30:32qui vous fait extrêmement mal.
30:34Vous êtes un parti politique
30:36dont l'histoire
30:37a été fondée
30:39sur la proximité,
30:42l'accoïntance,
30:43la poursuite
30:45de l'extrême droite française.
30:47Vous avez été...
30:48Non mais attendez.
30:49Monsieur O'Doul.
30:50L'histoire de votre parti est structurée.
30:51Je ne vous ai pas interrompu.
30:52Non mais attendez.
30:53Je ne vous ai pas interrompu.
30:55Je ne vous ai pas interrompu.
30:55On va remonter l'histoire.
30:56Non mais attendez.
30:57Monsieur O'Doul.
30:58Monsieur O'Doul.
30:59Ce n'est pas la peine de remonter.
30:59Et M. Géran qui est un collabo de Vichy.
31:01Très bien.
31:01C'est pas la peine de remonter.
31:03Attendez.
31:05Jéran Géran qui va finir son propos.
31:07Monsieur O'Doul.
31:08Mais si vous perdez...
31:09J'adore l'histoire.
31:10Mais si vous voulez faire de l'histoire,
31:11on va la faire totalement.
31:12Moi je vais vous faire l'histoire immédiate.
31:15Quand Jordan Bardella,
31:16qui n'avait pas 17 ans à l'époque,
31:18en 2023,
31:19explique qu'il pense
31:20que Jean-Marie Le Pen
31:22n'est pas antisémiste.
31:25Alors qu'il a été condamné
31:27pour révisionnisme,
31:28incitation à la haine raciale.
31:30Non.
31:31Il s'en écrime.
31:32Quand vous avez dans votre entourage
31:35Frédéric Châtillon,
31:36quand vous êtes formé par Alain Soral,
31:38c'est-à-dire que vous êtes avec
31:39ce qu'il y a de plus honnête
31:40dans l'extrême droite,
31:41mais si totalement.
31:43Et donc, moi je ne suis pas surpris,
31:45M. O'Doul.
31:45Je suis surpris de rien
31:46du fait de voir
31:48qu'il y a cet antisémitisme
31:49d'atmosphère
31:50où assumer les prêts.
31:50La réponse,
31:51et on arrive à la fin de l'émission,
31:53s'il vous plaît.
31:54Je vous invite à une chose,
31:55je vous invite à une chose,
31:57M. O'Doul,
31:58n'essentialisez pas les Français
32:00ce que vous avez fait
32:01il y a deux minutes,
32:02M. O'Doul.
32:02Il consiste à dire
32:03j'ai mon brevet
32:04de non-antisémitisme
32:06parce que des membres
32:06de la communauté juive
32:07je ne suis pas le dige.
32:08On arrive à la fin de l'émission,
32:10je vous remercie.
32:11Franchement,
32:12nous n'oublions rien
32:13d'où vous venez
32:13et de ce que vous êtes.

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