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00:00Il y a une conjonction de crise, une colère lycéenne et il faut bien le dire aussi son cortège de
00:04violences.
00:05Nous avons la bombe de la dette, nous avons, et ce n'est pas passé sous silence avec tout ce
00:09qui s'est déroulé ces derniers jours,
00:11toujours quand même, une colère ou en tous les cas une préoccupation face au carburant.
00:16Autrement dit, c'est un gouvernement qui est assis sur un baril de poudre.
00:20Est-ce qu'il a à la main un extincteur ou est-ce qu'il a une allumette ce soir
00:23?
00:24Une allumette, je ne pense pas que ça va être l'objectif ce soir.
00:27Un extincteur, s'il s'agit de dire qu'il est capable de faire des miracles,
00:32il a des ressources financières cachées qu'on va pouvoir mobiliser,
00:36ou bien il a trouvé des idées tellement géniales que ce qui paraît impossible brusquement deviendrait réalisable ?
00:42Évidemment non.
00:43Donc ce que peut montrer Sébastien Lecornu, c'est d'une part qu'il a du sang-froid,
00:49d'autre part qu'il a l'esprit pratique, qu'il ne cherche pas à briller ou à étinceler,
00:55mais à faire des propositions modestes et peut-être réalisables pour certaines d'entre elles,
01:01ou peut-être pas d'ailleurs.
01:02Ça on le verra.
01:04Au fond, la crise, les crises, puisque les crises sont liées les unes aux autres,
01:11mais la crise spécifique de l'éducation,
01:15il ne va pas sortir de son chapeau une solution toute trouvée.
01:20Mais en revanche, ce qui serait déjà utile,
01:23c'est qu'il donne le sentiment d'être vraiment partisan d'un dialogue,
01:28de... bah oui, c'est important.
01:30Bah oui, c'est pas trop tard ce soir ?
01:33C'est jamais trop tard.
01:34Le dialogue, c'est jamais trop tard.
01:36Tout à fait.
01:37Donc, partisan du dialogue,
01:38d'autre part, d'être non pas rêveur,
01:44mais au contraire, d'être pragmatique,
01:46de proposer, d'esquisser des solutions à notre portée financière,
01:50est susceptible d'être mis en œuvre relativement rapidement.
01:55Bon, il y en a qui existent,
01:57mais enfin, c'est pas forcément dans la tradition.
02:00Mais vous savez très bien que le nerf de la guerre
02:02et le nerf de toutes les crises, c'est l'argent.
02:03Moi, je vous pose une question, Alain Djamel,
02:05tous, Emmanuel Chypre,
02:07expliquez-moi comment on va dépenser l'argent magique qu'on n'a pas ?
02:10Oh, ça, malheureusement, c'est ce qu'on fait depuis quelques décennies.
02:15Donc, on va continuer à faire ce qu'on dit qu'on devrait arrêter de faire.
02:18Ce qui est clair, c'est qu'on est fauché et on va dépenser plus.
02:25Bah oui.
02:26Après, il faut toujours s'interroger sur l'utilité de l'euro supplémentaire dépensé.
02:30Qu'est-ce qu'il évite aussi le nouvel euro supplémentaire dépensé ?
02:34Là, ce qu'on voit, c'est qu'il y a manifestement une volonté
02:36de casser un petit peu la convergence des colères
02:39et de dire, finalement, on va essayer de désamorcer tout ça.
02:45Ce que je trouve un peu paradoxal, c'est que finalement,
02:48finalement, étudiants, les automobilistes vous disent merci.
02:51C'est-à-dire que c'est quand même grâce aux étudiants
02:53que les automobilistes vont sans doute obtenir une baisse des prix des carburants.
02:58Donc leurs parents seront contents.
03:00Et tout de suite, l'allocution du Premier ministre.
03:03Je comprends la fatigue de celles et ceux qui ont le sentiment
03:06qu'à peine une difficulté surmontée, une autre se présente.
03:11Cette réalité, beaucoup de pays européens la connaissent.
03:13Elle fait naître beaucoup d'inquiétudes.
03:16Nous sommes dans une situation difficile,
03:18mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse.
03:21Et c'est dans cet esprit que je veux vous parler ce soir.
03:26Ce qui se passe dans les lycées nous touche toutes et tous.
03:29Élèves, parents, enseignants ou simplement citoyens.
03:32Des lycéens manifestent.
03:33C'est leur droit, y compris, pour contester le gouvernement.
03:37Nous avons le devoir de les écouter.
03:39Prendre les jeunes au sérieux, c'est autant soutenir leur engagement
03:43que partager avec eux les difficultés, mais aussi les contraintes.
03:46Mais nous avons également vu, ces derniers jours, des violences.
03:51Des élèves et des personnels agressés,
03:53des policiers et des gendarmes blessés,
03:56des établissements incendiés ou dégradés,
03:59des milliers d'heures de cours perdues,
04:01sans oublier les menaces et les insultes.
04:04Les responsables politiques qui utilisent cette colère
04:06pour mener leurs batailles électorales
04:08prennent une responsabilité grave.
04:10On ne peut pas jouer avec la sécurité des jeunes de France.
04:14Je veux donc être clair.
04:17Contrairement à ce que certains racontent et répètent,
04:20les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens.
04:25Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes,
04:28de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolaires.
04:33Elles doivent agir pour cela de manière proportionnée,
04:36dans un contexte souvent très difficile, il faut le reconnaître,
04:38et je veux leur redire notre soutien.
04:41Mais lorsqu'un jeune est gravement blessé,
04:44les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence,
04:48comme pour toute atteinte aux personnes,
04:50je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale,
04:53le respect de l'État droit s'impose à chacun.
04:57Mais la colère des jeunes ne vient pas de nulle part.
05:02Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment.
05:05Ces lycéens, on le sait, étaient enfants,
05:07ou en tout cas entraient dans l'adolescence pendant le Covid.
05:10Nous leur avons demandé des efforts considérables.
05:13Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique,
05:17parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté.
05:19Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation
05:24et de regarder l'avenir avec confiance.
05:27La responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques
05:30doit être de rétablir cette confiance,
05:33et cela commence évidemment, et déjà, par les écouter.
05:37Les temps de dialogue engagés aujourd'hui se poursuivront à partir de demain
05:42dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine.
05:44La plateforme, ouverte lundi dernier par le ministre de l'Éducation nationale,
05:48a déjà recueilli plus de 40 000 contributions.
05:51Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux
05:54qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles.
05:58Certains ont accueilli l'ouverture de cette plateforme
06:01avec moquerie ou dérision.
06:03Ils ont eu tort.
06:04Les 40 000 premières contributions montrent qu'il y avait une attente,
06:08en particulier, on le sait, sur l'organisation du temps scolaire
06:11et sur les conditions matérielles dans les lycées.
06:14Ces contributions constituent une matière précieuse.
06:17Elle nous permettra de répondre à ces préoccupations
06:20en lien avec les conseils régionaux.
06:22Tout sera publié en transparence.
06:25Dans les huit mois qui nous séparent de l'élection présidentielle,
06:28le gouvernement agira donc avec pragmatisme
06:31pour répondre aux attentes des lycéens.
06:34Nous avons lancé cinq chantiers pour assurer les cours
06:38lorsqu'un enseignant est absent, même si beaucoup a été fait
06:40ces dernières années, pour améliorer les conditions matérielles
06:43dans les bâtiments, notamment face aux fortes chaleurs,
06:47pour mieux organiser les temps scolaires,
06:48pour rendre Parcoursup plus transparent et intelligible,
06:52et pour donner, et c'est peut-être d'ailleurs la principale revendication,
06:55un cadre d'expression plus clair et renouvelé aux lycéens
06:59dans une démocratie qui évolue, une démocratie vivante.
07:02Les premières décisions du gouvernement seront présentées
07:05à la fin du mois d'octobre.
07:07Et bien sûr, il y a la question des moyens.
07:11Le budget pour l'année prochaine, 2027,
07:14porte les crédits de l'éducation nationale à 64 milliards d'euros,
07:17avec une nouvelle hausse de 1,2 milliard d'euros
07:21par rapport à l'année dernière.
07:23C'est un des rares ministères, d'ailleurs, qui voit ces crédits augmenter,
07:27et cette augmentation devra permettre de financer les priorités des lycéens,
07:32pas qu'eux, et le budget de l'éducation nationale sera d'ailleurs discuté
07:36à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain.
07:39Cela nous laisse donc un mois pour traduire les contributions
07:43et les propositions des lycéens en amendements
07:46sur lesquels les députés et les sénateurs devront s'entendre.
07:49Les débats auront lieu, chacun prendra ses responsabilités,
07:53le gouvernement en tête.
07:55Je le dis aussi, dans le passé, il y a eu trop de promesses
07:59qui n'ont pas été tenues, tout simplement parce qu'elles n'étaient pas tenables.
08:04Ce que je souhaite, ce sont des réponses concrètes, rapides,
08:08et donc financées.
08:09Un gouvernement qui n'a aucune échéance électorale
08:12peut s'y engager avec sincérité.
08:15Mes chers compatriotes,
08:16ces inquiétudes sur l'avenir, nous les retrouvons aussi
08:20dans les familles qui subissent la hausse du prix de l'énergie.
08:23La guerre au Moyen-Orient, comme d'ailleurs celle en Ukraine,
08:26sont entrées dans notre quotidien.
08:28Quand on habite loin de son travail,
08:30sans transport collectif à proximité,
08:33faire le plein pour partir le lendemain
08:34pèse lourd dans le budget mensuel.
08:37Pour un artisan ou un transporteur,
08:40cela peut même mettre en cause l'équilibre de l'activité.
08:43Nous avons, vous le savez, renforcé l'aide aux grands rouleurs
08:46et les soutiens aux professions les plus exposées,
08:48les agriculteurs, le secteur du bâtiment, les pêcheurs,
08:51les aides à domicile, les infirmiers libéraux.
08:54Le chèque énergie sera versé dès janvier,
08:57non plus au printemps, pour les ménages les plus modestes.
09:00Alors, je comprends dans le débat public
09:02la demande d'aide générale ou d'une baisse massive des taxes.
09:07Mais, il faut le rappeler,
09:08lors de la précédente crise énergétique,
09:11à partir de la fin de l'année 2021,
09:13plus de 70 milliards d'euros
09:16ont été dépensés à l'époque en bouclier et en aide.
09:20Tout cela a fortement pesé
09:22sur les comptes publics de la nation
09:24et nous remboursons encore la dette contractée
09:27pour le financer
09:28et à des taux d'intérêt bien supérieurs,
09:31malheureusement, qu'à l'époque.
09:32Nous ne pouvons pas rouvrir
09:34les mêmes dépenses à chaque crise,
09:37surtout désormais avec des taux d'intérêt plus élevés.
09:40Il faut le dire clairement,
09:41ce serait soulager une facture aujourd'hui
09:44en en préparant une autre encore plus lourde pour demain.
09:49Il faut donc utiliser tous les moyens
09:51dont nous disposons.
09:53Le président de la République
09:55agit sur le terrain diplomatique
09:57depuis plusieurs semaines avec nos partenaires,
09:59notamment les pays producteurs,
10:01je cite l'Irak, l'Arabie Saoudite ou le Nigeria,
10:03entre autres, pour sécuriser les approvisionnements
10:06et par de la même, au-delà,
10:07rechercher l'apaisement dans les régions concernées.
10:10Vendredi dernier, il a réuni en urgence le G7
10:14et celui-ci a décidé de mobiliser des stocks stratégiques
10:17de manière coordonnée.
10:20Dans ce cadre,
10:21nous mettrons donc 10 millions de barils de gazole
10:24issus de nos stocks
10:25à la disposition des distributeurs en France.
10:28Je signerai prochainement le décret
10:31permettant cette opération
10:33prévue pour durer trois mois.
10:35Cela a été notifié ce matin
10:37à l'Agence internationale de l'énergie.
10:40Les générations précédentes
10:42ont constitué ces réserves
10:44pour faire face aux pénuries.
10:45Nous allons les utiliser de manière nouvelle
10:47pour agir sur les prix.
10:49Le gazole concerné a été acheté
10:51avant la flambée des cours.
10:53Il sera mis à disposition
10:55au prix de revient de ces stocks,
10:57ce qui permet mécaniquement
10:58de baisser les prix à la pompe
10:59dans un ordre de grandeur évalué
11:02entre 12 et 18 centimes par litre de gazole.
11:05Je réunirai à Matignon
11:07l'ensemble des distributeurs
11:09pour y travailler dans les tout prochains jours.
11:11Cette baisse bénéficiera
11:13à toutes celles et ceux
11:14qui achètent du gazole
11:16et s'ajoutera évidemment aux aides existantes.
11:19Les cours mondiaux continueront d'évoluer,
11:21vous le savez, vous le voyez,
11:23mais nous pouvons ainsi amortir
11:25une partie du choc.
11:26Les volumes seront évidemment encadrés
11:29pour préserver notre sécurité
11:31d'approvisionnement, cela va sans dire,
11:33et les opérateurs auront jusqu'à un an
11:35pour reconstituer ces stocks.
11:37Cette mesure nous donne un répit du temps
11:39pour réduire une dépendance
11:41qui nous expose, crise après crise,
11:43à des décisions prises ailleurs.
11:46C'est d'ailleurs pour ne pas subir
11:48les crises décidées à l'autre bout du monde,
11:50qui sont durables, on le sait,
11:51que nous avons lancé le plan d'électrification.
11:54Je ne rentre pas dans le détail ce soir,
11:55mais les premiers résultats sont bons,
11:57encourageants, les ministres y reviendront.
11:59Mais dans ce cadre et par cohérence,
12:01je veux vous dire que le gouvernement
12:03se fixe un objectif concret et ferme.
12:05Le prix de l'électricité
12:07ne doit pas augmenter cet hiver.
12:09Nous prendrons donc les décisions nécessaires
12:12pour le tenir.
12:13J'y reviendrai prochainement
12:15et je demande par ailleurs
12:17à EDF de mobiliser au maximum
12:19ses capacités de production
12:20dans le respect des exigences de sûreté.
12:23Les investissements que nos prédécesseurs
12:25ont réalisés doivent protéger
12:27les Français aujourd'hui.
12:29Ceux que nous avons décidé nous-mêmes
12:30devront rendre le même service
12:32à nos enfants.
12:34Mais parmi celles et ceux
12:36qui subissent le plus durement
12:37l'accumulation de ces crises,
12:38je voudrais avoir un mot particulier
12:40pour nos agriculteurs.
12:41Pour beaucoup d'entre nous,
12:43la canicule appartient déjà
12:44à l'été passé.
12:45Pour eux, malheureusement,
12:47ces conséquences sont encore devant.
12:49Des récoltes perdues,
12:51du fourrage à trouver,
12:52des troupeaux en danger,
12:54des trésoreries
12:54qui ne permettent plus du tout
12:56de faire face.
12:57Des milliers d'exploitations
12:58sont en péril.
13:00C'est inédit.
13:02Un plan d'urgence
13:03a donc été engagé.
13:04Demain, au sommet de l'élevage
13:05qui a lieu à Cournon,
13:06la ministre de l'Agriculture
13:07le complétera
13:08avec de nouvelles mesures
13:09que nous avons discutées récemment
13:11ici à Matignon
13:11avec l'ensemble
13:12des organisations syndicales.
13:13Et nous travaillons
13:14en plus et en parallèle
13:16à un plan de relance
13:17qui sera proposé au Parlement
13:19et je souhaite d'ailleurs
13:19y associer l'ensemble
13:21des forces politiques
13:21de la nation.
13:22Les décrets d'application
13:23de la loi d'urgence agricole
13:25seront pris aussi rapidement.
13:26Je tiens à être rassurant
13:27sur ce point.
13:28Mais,
13:29je le dis avec gravité ce soir,
13:31l'agriculture française
13:32ne pourra pas attendre
13:33l'élection présidentielle.
13:34Il faut permettre
13:35aux exploitations françaises
13:37de tenir
13:37et de préparer la suite.
13:39Notre agriculture
13:40est un atout essentiel
13:42pour nous nourrir,
13:43faire vivre nos territoires,
13:44mais plus que tout aussi
13:46pour notre souveraineté.
13:48Mes chers compatriotes,
13:50cette volonté
13:51de protéger le pays
13:52nous oblige aussi
13:52à regarder en face
13:53notre situation financière.
13:55Je manquerai à mon devoir
13:56en ne vous en parlant pas ce soir.
13:58Depuis un an,
13:59la stabilité politique
14:00a permis d'engager
14:02une stabilisation budgétaire.
14:03Je remercie d'ailleurs
14:04les formations politiques
14:05qui ont contribué
14:06sans renoncer
14:08à leurs convictions.
14:09Elles ont fait passer
14:10clairement l'intérêt général
14:11avant le bénéfice cynique
14:13et immédiat
14:13d'une crise politique.
14:15Cela a compté
14:16pour le pays.
14:17Mais les bouleversements
14:18internationaux
14:19ont depuis ralenti
14:21notre croissance.
14:22Moins de croissance,
14:22c'est moins de recettes
14:23pour financer
14:24les services publics.
14:25Et malgré les mesures
14:27de redressement
14:28déjà prises,
14:29le déficit est prévu
14:30cette année
14:31à 5,4%.
14:32Les taux d'intérêt,
14:33vous le savez,
14:34se tendent.
14:35Cela alourdit
14:36la charge de la dette
14:37et rend encore plus difficiles
14:38les projets
14:39des entreprises
14:40et des ménages potentiellement.
14:42À cela s'ajoute aussi
14:43une réalité démographique.
14:45Notre pays vieillit.
14:46Et donc les besoins
14:47en matière de santé,
14:48de retraite,
14:49d'accompagnement
14:50augmentent mécaniquement.
14:52L'avenir
14:53de notre protection sociale
14:54pour l'année prochaine
14:55doit être assuré
14:56maintenant,
14:57en dépit des débats,
14:58pour l'avenir.
15:00Le budget
15:00que nous proposons
15:01porte donc un effort
15:02de redressement précis
15:04de 54 milliards d'euros.
15:05Pour l'activité,
15:06l'emploi et le pouvoir d'achat,
15:07nous avons fait le choix
15:08de la stabilité fiscale.
15:09Cela suppose donc
15:11que l'État
15:11montre l'exemple.
15:12Il s'impose
15:13par de la même
15:15l'objectif
15:15le plus strict
15:16et le plus exigeant
15:18depuis de nombreuses années.
15:20En général,
15:21une ambition
15:22en début de quinquennat
15:23avec une majorité.
15:25Si nous le faisons,
15:26c'est parce que
15:27prendre ces décisions
15:28aujourd'hui,
15:29en répartissant
15:29l'effort équitablement,
15:31permettra d'éviter
15:32des décisions
15:33beaucoup plus brutales
15:34demain.
15:35Adopter un budget
15:36après la présidentielle
15:38prolongerait l'incertitude
15:39jusqu'à l'automne prochain,
15:40bloquerait des investissements
15:41et fragiliserait
15:43considérablement le pays.
15:44Cela le rendrait vulnérable.
15:46Je suis donc convaincu
15:47que le Parlement
15:48permettra à la France
15:49d'avoir un budget.
15:50L'opposition
15:51a le droit
15:52de contester.
15:53Le texte peut être
15:54évidemment discuté,
15:55amendé,
15:56modifié,
15:56ligne à ligne
15:57s'il le faut.
15:57Mais c'est la responsabilité
15:59du Parlement,
16:00sa première des responsabilités,
16:01que de donner
16:02un budget
16:02au pays.
16:04J'en appelle donc
16:05au patriotisme
16:05de chacun
16:06pour que les échanges
16:07engagés
16:08aboutissent
16:09aux compromis
16:09nécessaires.
16:11Notre engagement
16:11est de ramener
16:12le déficit public
16:13à 5%
16:13en 2027.
16:15Je le dis
16:16avec gravité,
16:17pas davantage.
16:18La cible initiale
16:19est de 4,8
16:20et nous l'avons portée
16:21à 5
16:22pour les besoins
16:23de notre défense nationale.
16:25Les moyens
16:26d'atteindre cet objectif
16:27seront discutés
16:29et c'est naturel.
16:30Mais nous devons
16:31redresser le déficit.
16:32Les Français,
16:34nos partenaires,
16:34mais aussi
16:35celles et ceux
16:35qui nous prêtent
16:36sur les marchés
16:36doivent savoir
16:38que cet engagement
16:38sera tenu.
16:41Mes chers compatriotes,
16:42dans quelques mois,
16:43l'élection présidentielle
16:44vous permettra
16:45de choisir
16:45une direction
16:45pour le pays.
16:46Le gouvernement
16:47en préparera
16:48le bon déroulement
16:49dans la sécurité,
16:50la neutralité
16:51de l'État,
16:51mais aussi évidemment
16:52le respect de chacun.
16:54Le gouvernement
16:54sera et devra
16:56être entièrement
16:57et uniquement
16:58consacré
16:58à sa mission
16:59avec le plus grand
17:00et sérieux.
17:01La France
17:02tient grâce au travail
17:04de millions
17:05de femmes
17:05et d'hommes
17:06qui font leur part,
17:07souvent sans bruit.
17:09Ne doutons pas
17:09de nous-mêmes.
17:10Nous avons des ressources
17:11dont nous n'avons pas
17:12suffisamment conscience.
17:13Notre jeunesse,
17:14nos entreprises,
17:15petites comme grandes,
17:16nos capacités
17:16de production
17:16d'électricité,
17:17je le disais,
17:18notre agriculture,
17:19notre diplomatie,
17:19notre armée,
17:20nos forces vives.
17:21Appuyons-nous sur elles
17:22pour sortir
17:23de nos difficultés
17:25et j'appelle
17:25clairement
17:26à l'unité.
17:27Le gouvernement
17:28s'y emploiera
17:29avec le seul souci
17:30de servir le pays
17:32pour le seul intérêt général.
17:34Je vous remercie.
17:37Voilà donc pour
17:38l'allocution
17:38que vous avez pu suivre
17:39en direct sur BFM TV
17:41du Premier ministre
17:41depuis Matignon.
17:43Des paroles
17:44et quels actes ?
17:44On va en parler
17:45avec nos invités.
17:46Un rapide résumé
17:47puisqu'il a été question
17:48de quatre crises majeures
17:49que nous vivons,
17:50que vous vivez.
17:51La crise des lycéens
17:52avec son cortège de violences
17:54et, il faut bien le dire,
17:55des réponses
17:55remises à plus tard
17:57mais qui se baseront
17:57sur les demandes,
17:59les doléances
17:59des étudiants.
18:00Les premières décisions
18:01du gouvernement
18:02seront adoptées
18:03ou en tous les cas
18:04annoncées à la fin
18:05du mois d'octobre.
18:06Un devoir d'écoute
18:07des lycéens
18:07dit le Premier ministre
18:08de rétablir la confiance.
18:10Je vous rappelle
18:11que dès demain
18:11il y a l'acte 4
18:12puisqu'il s'agit
18:13de feuilletonner
18:14maintenant ce mouvement
18:15qui va se tenir
18:16dans la rue.
18:16Est-ce de nature
18:17vraiment à calmer
18:18une colère réelle ?
18:19Il a été question
18:20également de la hausse
18:22de l'énergie
18:22et de la flambée
18:23des prix que vous subissez.
18:24Les automobilistes,
18:26évidemment,
18:26les agriculteurs,
18:27on va en parler
18:28avec le rappel
18:29des aides sectorielles.
18:31Pas d'aide générale,
18:32pas de baisse massive
18:33des taxes,
18:33mais l'action diplomatique
18:35qui est rappelée
18:35et cette libération
18:36de 10 millions de barils
18:37qui permettrait normalement
18:39une baisse directement
18:40à la pompe
18:41de 12 à 18 centimes
18:42puisqu'on parle là
18:43du gazole.
18:44Sur l'agriculture,
18:45un plan d'urgence
18:45sera décliné
18:46dès demain
18:47pour nos paysans,
18:48pour la paysannerie française
18:49et puis bien sûr
18:50la bombe de la dette
18:51avec vous l'avez entendu
18:53cette charge de la dette
18:54qui est une véritable
18:55épée de démoclès
18:56et surtout un appel
18:57très solennel
18:58du Premier ministre
18:59pour que le Parlement
19:00en responsabilité
19:01vote le budget.
19:02Il en a même appelé
19:03à un devoir patriotique.
19:05Nous sommes avec
19:06Alain Duhamel,
19:07avec Marie Chantré,
19:08avec Emmanuel Lechypre,
19:09avec Véronique Fèvre,
19:11nos spécialistes,
19:11avec les responsables politiques
19:13pour le RN,
19:14Laurent Jacobéli,
19:15Alexis Corbière,
19:16député l'après
19:17de Seine-Saint-Denis.
19:18En résumé,
19:19Alain Duhamel,
19:20cette parole était importante
19:21parce qu'elle arrive
19:22à un moment crucial
19:22et telle de nature
19:24à apaiser
19:25ou du moins
19:26à calmer un peu
19:27les grognes,
19:28les colères.
19:30Je ne crois pas
19:31qu'il y ait un système idéal
19:33pour y parvenir
19:33et surtout pour y parvenir
19:35très vite.
19:36En revanche,
19:37je pense qu'il a raison
19:37de son point de vue
19:38de choisir,
19:40ce qui est d'ailleurs
19:40un petit peu sa spécialité,
19:42un ton modeste
19:43et pragmatique.
19:45Le contraire absolu
19:46de la volonté
19:47de briller,
19:48de surprendre
19:49ou d'innover,
19:50c'est au contraire
19:51l'idée.
19:52on est dans une période
19:53très difficile,
19:54on fait ce qu'on peut,
19:55on va essayer
19:56de ne pas faire
19:56trop de bêtises
19:57et au fond,
19:59de limiter les dégâts
20:00plus que d'imaginer
20:02l'avenir.
20:03Bon,
20:03c'est modeste,
20:04ça correspond assez
20:06à ce qui existe
20:07aujourd'hui.
20:09Je relève au passage,
20:11en ce qui concerne
20:12l'éducation,
20:13il n'y avait rien.
20:14Nous sommes d'accord.
20:15En revanche,
20:15en ce qui concerne
20:16le pétrole,
20:16il n'y avait tout.
20:18Et c'est assez intéressant
20:20de voir que
20:21on a passé une journée
20:23sur la question scolaire,
20:26les élèves,
20:26les étudiants,
20:27etc.
20:27Et qu'on la termine
20:29sur le pétrole,
20:31le Moyen-Orient
20:32qui va avec,
20:33etc.
20:35Bon,
20:35c'est un choix politique,
20:37c'est une volonté
20:39évidemment
20:39d'apaisement
20:41plus que
20:42de séduction.
20:43Les seuls
20:44qui seront rassurés
20:44ce soir,
20:45c'est quand même
20:45les marchés financiers.
20:46C'est un peu ça
20:47mais ils ne seront pas
20:48dans la rue demain,
20:49Emmanuel Lecic,
20:50normalement.
20:51Non, ils ne seront pas
20:51dans la rue demain
20:51mais on sent bien
20:52que dans la hiérarchie
20:53des priorités,
20:55c'est quand même
20:55aujourd'hui
20:56de ne pas laisser
20:57dériver les comptes
20:58qui est la priorité
20:58du Premier ministre
20:59puisqu'on est passé
21:00manifestement
21:00du quoi qu'ils n'en coûtent
21:01au quoi qu'ils n'en coûtent
21:02à rien.
21:02Pour le coup,
21:03il n'y a quasiment rien,
21:05il n'y a pas de dépenses
21:05nouvelles,
21:06à part ce plan
21:07pour les agriculteurs.
21:08On a l'impression
21:09qu'il a intégré
21:10l'idée que de toute façon
21:11les jeunes sont sortis
21:12et qu'ils vont rester
21:14dans la rue
21:14jusqu'aux vacances scolaires,
21:15jusqu'à la Toussaint
21:17et qu'à partir de là,
21:18il ne va pas lâcher
21:19tout de suite
21:19trop de choses
21:20et va parier
21:20un petit peu
21:21sur le soufflement.
21:22Il a parlé de la plateforme
21:23qui a été moquée,
21:24il parle même
21:24d'une ironie déplacée
21:26mais il faut bien dire
21:27que Marie Chantret,
21:28qu'est-ce qu'il y a eu
21:29depuis quelques jours ?
21:30Il y a eu une plateforme,
21:31il y a eu un temps
21:32de démocratie interne,
21:34il y a eu un numéro vert.
21:36Franchement,
21:36moi je vous pose la question,
21:37quel que soit le gouvernement,
21:38c'est à la hauteur
21:39des enjeux aujourd'hui ?
21:40Vous avez une police
21:40qui n'en peut plus,
21:41vous avez des lycéens
21:42qui sont tabous
21:43et dont les revendications
21:44sont légitimes,
21:45vous avez eu des profs attaqués,
21:47vous avez eu des scènes
21:47qui sont insupportables
21:49pour tout le monde
21:49des deux côtés,
21:50est-ce à la hauteur des enjeux ?
21:52Drôle de stratégie politique
21:53en tout cas,
21:54d'un Premier ministre
21:56finalement face
21:57à un empilement de crises,
22:00d'une prise de parole
22:02dont on questionne
22:03un peu le calendrier,
22:05vous disiez,
22:06vous rappeliez à juste titre
22:07que demain,
22:08le round 4
22:09des manifestations lycéennes
22:11est attendu
22:12et sans doute
22:12avec beaucoup de monde
22:13et en effet,
22:15une réponse
22:16attendue dans un mois
22:17et peut-être
22:18des crédits supplémentaires
22:19libérés
22:20à l'occasion
22:21de l'examen du budget
22:22dont il rappelle
22:22que 64 milliards
22:24ont été sanctuarisés
22:25dont 1 milliard
22:26de supplémentaires
22:27et en fait,
22:28il renvoie la balle
22:29politiquement
22:30à sa majorité
22:32qu'il n'a plus
22:33par ailleurs,
22:34possiblement
22:34ses adversaires politiques,
22:35je regarde Laurent Jacobéli,
22:36de voir s'il y a au gré
22:38d'amendements
22:39des crédits supplémentaires
22:41pourraient être...
22:41On a compris que le mot
22:42patriotisme
22:42était directement adressé
22:43aussi au Rassemblement
22:44National
22:45pour le budget.
22:46Le sous-texte
22:47chez Sébastien Lecornu
22:48a souvent beaucoup d'importance.
22:50Effectivement,
22:50et vous nous permettez
22:51de le décrypter,
22:52je vous remercie.
22:52Les premières réactions politiques,
22:54Laurent Jacobéli,
22:55qu'est-ce qu'il faut retenir ?
22:56On l'a dit quand même,
22:56il y a une situation brûlante
22:57et elle va continuer
22:58malheureusement demain,
23:00sauf surprise,
23:01à être inflammable.
23:02Est-ce que c'est à la hauteur,
23:04malgré tout,
23:04et là,
23:05si vous pouvez vous extirper
23:06de votre rôle,
23:07des enjeux du pays,
23:07d'une jeunesse angoissée,
23:09de forces de l'ordre
23:10qui sont exténuées
23:11pour la plupart
23:12et beaucoup d'attentes ?
23:13Exercice compliqué,
23:14Sonia Mabrouk,
23:15commenté le vide,
23:16mais je vais essayer.
23:17Ça fait dix ans
23:18qu'on subit ça.
23:18Ça fait dix ans
23:19qu'il y a des crises graves,
23:20dix ans que notre économie
23:21va à volo,
23:22qu'il y a des problèmes
23:22à l'école,
23:23dans la rue,
23:24et dix ans qu'on a
23:25un gouvernement
23:25qui nous explique
23:26qu'il y a le Covid,
23:28il y a la guerre,
23:29il y a le climat
23:29et qu'il ne peut rien faire
23:31parce qu'il n'y a plus d'argent.
23:32Je pense que ce soir,
23:34il n'aura rassuré personne,
23:35en tout cas nous,
23:35il ne nous aura pas rassuré
23:37toujours les mêmes techniques.
23:39Il y a eu,
23:39vous vous souvenez,
23:40au moment des Gilets jaunes,
23:41le grand débat.
23:42Là, il y a la plateforme
23:43des Gilets jaunes,
23:44mais je pense qu'on arrive
23:45finalement au même résultat,
23:46c'est qu'est-ce qui va en sortir ?
23:48On parlait de l'agriculture,
23:50on va faire un pacte
23:51pour l'agriculture.
23:52Oui, mais il y aura quoi dedans ?
23:53Ça viendra quand ?
23:54Qui mettra en place les mesures ?
23:56Bref, rien, pas d'action.
23:58Une seule certitude,
23:59comme il nous a dit,
24:00il y aura 54 milliards d'économies
24:02sur le budget,
24:02donc il ne changera pas
24:03les masses monétaires.
24:04Donc si jamais demain,
24:05il y a des amendements
24:06qui arrivent
24:07et on les attend
24:07avec impatience, curiosité,
24:10on verra bien.
24:10Où prendra-t-il l'argent
24:12des taxes supplémentaires ?
24:13Les retraités qui seront
24:14à nouveau mis à contribution ?
24:16Bref, ce soir,
24:17aucune réponse à rien.
24:18Monsieur Lecornu nous dit
24:19je ne peux rien faire,
24:21je constate
24:22et pendant ce temps-là,
24:22je parle.
24:23Expliquez-nous,
24:23expliquez à ceux qui nous regardent
24:25et puis vous allez tous réagir.
24:26Alexis Carbière,
24:27c'est quand même
24:28une des crises majeures,
24:30on en a connu d'autres
24:31et vous en avez connu d'autres
24:32à l'Indion,
24:33mais c'est quand même
24:33une crise aiguë
24:34de la part des lycéens.
24:36On ne peut pas croire
24:37que le gouvernement
24:38attendent ou les vacances
24:39ou la pluie
24:40ou une forme de confinement
24:41en fermant les lycées
24:42pour que ça passe.
24:43Ce n'est pas possible.
24:44J'en ai peur.
24:45Là, c'est amusant,
24:46c'est une stratégie.
24:47Il a fait la convergence des luttes.
24:49Il les a toutes rassemblées.
24:50Bon, c'est un choix.
24:51C'est-à-dire qu'on l'attendait
24:52sur la jeunesse.
24:53Il nous parlait en même temps
24:54de l'essence
24:54en disant d'ailleurs aux gens
24:57quand on est à 2,32,40,
24:59peut-être que ça va passer
25:00à 12 centimes de...
25:00C'est bien,
25:01mais enfin bon,
25:02ça reste quand même
25:03quelque chose
25:03qui n'est pas spectaculaire.
25:05Il ne va pas à des agriculteurs.
25:06Je veux revenir sur la jeunesse
25:07parce que moi,
25:07j'ai eu la chance ce matin.
25:08Je fais partie
25:09de la Commission éducation
25:10et culture
25:10de l'Assemblée nationale.
25:11On a entendu
25:11M. Édouard Geffray
25:12qui nous a annoncé
25:13peu ou prou.
25:14Alors, je redécrypte
25:15pour ceux qui comprennent.
25:16M. Geffray disait
25:17la mesure forte,
25:18c'est cette plateforme Agora.
25:20Actuellement,
25:21il y a,
25:21j'ai regardé tout à l'heure
25:22avant de venir,
25:2240 000 contributions
25:24sur 5,5 millions
25:26de collégiens et lycéens.
25:27C'est-à-dire 0,5%.
25:28Je vous informe aussi
25:29que vous, moi,
25:31un député d'ARRN
25:32s'était amusant en Commission
25:32a dit qu'il a contribué.
25:34Donc tout le monde
25:34sait dire combien tout ça
25:35est extrêmement flou.
25:37Ce n'est pas limité aux lycéens.
25:38Gros baratin.
25:39On ne sait pas très bien
25:40ce que ça va donner.
25:41On est quand même éclairé
25:44des Gilets jaunes
25:44dont on demande, nous, d'ailleurs,
25:46mon groupe,
25:46à ce que ce soit publié
25:47parce qu'on ne sait toujours pas
25:49ce que ça donne.
25:50Deuxièmement,
25:51sur le remplacement,
25:52parce que moi,
25:52je l'ai poussé
25:52dans ses retranchements ce matin.
25:54Il nous dit
25:54je vais trouver sous 8 jours
25:55des moyens de remplacement.
25:56Là, c'est le ministre
25:57de l'Éducation nationale.
25:58Je l'ai poussé.
25:58Il nous a dit,
26:00je vais être un peu technique,
26:01qu'il y aurait des TZR,
26:02c'est le nom des remplaçants,
26:03qui actuellement
26:03ne seraient pas affectés
26:05et qui va vérifier
26:06que ces gens ne sont pas affectés.
26:07Plus des contractuels,
26:08plus éventuellement
26:11des embauches.
26:11Mais tout ça est très flou.
26:13Je termine.
26:14Il nous dit
26:14sur les emplois du temps
26:15ce matin
26:15qu'on va réfléchir
26:17les sous-dix jours.
26:18Et la piste
26:18qu'avance M. Geffrey,
26:19c'est que peut-être
26:20on réduise les vacances scolaires
26:22pour avoir des emplois du temps
26:23moins chargés.
26:23Je ne pense pas
26:24qu'auprès de la jeunesse...
26:24Bon, bref.
26:25Il n'y a rien.
26:25Et il maintient l'idée,
26:27je termine sur le budget,
26:28qu'il y aura 1588
26:30suppressions de postes
26:30dans le budget qui vient.
26:31Il ne vous a pas échappé
26:32qu'il a parlé
26:32de la bombe de la tête.
26:34Il ne vous a pas échappé
26:34qu'il a parlé de la chambre.
26:36Donc vous,
26:36quel est votre baguette magique ?
26:37il y a des photos
26:37d'une jeunesse mobilisée.
26:39Ce soir,
26:40il ne répond à rien.
26:41Monsieur Corbière,
26:41dites-moi,
26:42vous, au pouvoir,
26:43quel est votre baguette magique ?
26:44Pour que les marchés
26:45nous laissent tranquilles,
26:46nous mettent pas à su tutelle,
26:47pour que la BCE
26:47ne vienne pas taper
26:48sur votre épaule
26:49en vous disant
26:49« Oh, et maintenant ? »
26:51Oui, mais attendez.
26:51Là, il n'y a plus.
26:52Quel est votre baguette magique ?
26:53Attendez.
26:53Mais s'il y a un mouvement lycéen,
26:55déjà,
26:55il y a quelque chose
26:56qui ne coûte rien à mon avis,
26:57c'est de dire
26:57« Parcoursup, on arrête. »
26:59On va travailler,
26:59mais on arrête.
27:00On remplace parfois.
27:01Parce qu'avant,
27:02on peut vous dire
27:02que c'était presque
27:04si catastrophique.
27:04Actuellement,
27:05c'est un algorithme
27:06dont personne ne comprend rien.
27:07Là, je vais vous dire
27:08que c'est pas vrai.
27:08Non, c'est pas vrai.
27:09Vous vous comprenez très bien.
27:11En attendant,
27:11je vais vous dire autre chose.
27:12Je suis élu de Saint-Saint-Denis.
27:13Les établissements
27:14qui font les celles d'intellections,
27:15les classements.
27:16Alors, je vous donne un chiffre
27:17à ce stade.
27:18Je suis élu de Saint-Saint-Denis.
27:19À la rentrée,
27:20il y avait 823 élèves
27:21du département
27:21qui n'avaient pas d'affectation.
27:22Actuellement,
27:23ils sont 450.
27:24Actuellement,
27:24il y a 450 bacheliers
27:25de Saint-Saint-Denis
27:26qui ne savent toujours pas
27:27où ils sont affectés.
27:28Ça fonctionne peut-être très bien,
27:29mais on a un problème.
27:31On pourrait d'ores et déjà dire
27:32que ce système
27:33sera abandonné.
27:34On peut trouver d'autres choses.
27:35Par exemple,
27:35il faut aussi permettre
27:36les conditions d'accueil
27:37plus importantes à l'université.
27:39Il peut annoncer
27:39qu'il n'y aura pas
27:411588 suppressions
27:41de poste dans le prochain budget.
27:42Par exemple,
27:43il ne le fait pas.
27:44Monsieur Corbière,
27:45vous savez très bien
27:47que ce qui manque
27:48à cette génération,
27:49c'est une instruction solide
27:51qui n'a pas été donnée.
27:52C'est 30 à 40 ans
27:53d'un système
27:54qui a failli...
27:55Vous croyez...
27:55Je suis prof de lycée professionnelle.
27:57Vous voulez que je vous dise
27:57combien d'années de suppression
27:59on a surpris
27:59dans l'enseignement professionnel ?
28:00Un an et demi
28:01sur un bac professionnel
28:03ces 20 dernières années.
28:04Un an et demi
28:04en moindre enseignement.
28:05Il baisse dans l'enseignement professionnel,
28:07l'enseignement général,
28:08français, histoire.
28:08Tout ce jour avant,
28:09on voit le résultat à Pisa,
28:11tout se joue bien avant.
28:12On sait très bien
28:12que l'échec aujourd'hui à Pisa
28:14se joue dès l'école primaire
28:16et pas dans l'enseignement lycée.
28:18Ce matin,
28:19le ministre a acté
28:20qu'actuellement,
28:20il dit 7,5% des heures
28:23n'ont pas lieu.
28:23C'est-à-dire sur 12 ans de scolarité,
28:25vous avez à peu près,
28:26nationalement,
28:26et c'est plus forcément
28:27à Saint-Saint-Denis,
28:28une année entière
28:29qui n'est pas remplacée.
28:30C'est quand même énorme !
28:31Pardon !
28:32Mais il faut un reset total.
28:33Vous avez une génération
28:34quasiment perdue pour certains.
28:36Il fait chaud l'été
28:37et il fait froid l'hiver.
28:39C'est grave.
28:40Mais est-ce que
28:41la réponse attendue vraiment,
28:44quel que soit le gouvernement,
28:46est-ce qu'il aurait pu répondre
28:47à une crise aussi systémique
28:49de l'éducation nationale ?
28:50Non, sur l'éducation nationale,
28:52c'est évident
28:53qu'il y a beaucoup de réformes à faire.
28:56C'est évident aussi
28:57qu'on ne peut pas improviser
28:59des solutions
29:00et qu'il n'y a pas de baguette magique.
29:01C'est vrai qu'on a fait pourtant
29:06beaucoup de réformes
29:07dans l'histoire de l'éducation.
29:09Là, on a besoin...
29:10Oui, bien sûr.
29:12On a besoin de beaucoup d'alléroses.
29:13Mais Alain, il y avait de la vision,
29:15il y avait du souffle.
29:16Quand on fait beaucoup de réformes,
29:18c'est que les réformes
29:19n'ont pas réussi comme on le voulait.
29:20J'en ai en fait.
29:21Donc, aujourd'hui,
29:24il se présente
29:26sans réforme pour l'éducation.
29:28Bon, qu'est-ce que ça veut dire ?
29:30Ça veut dire que jusqu'en tout cas
29:31à l'élection présidentielle,
29:36on va gérer l'indigence.
29:38On va gérer la pauvreté.
29:39Je vous donne mon sentiment.
29:40Peut-être que je me trompe.
29:40Est-ce qu'il n'y a pas
29:41une forme de sidération ?
29:42On dirait qu'il y a une forme
29:43de sidération par rapport
29:44à ce qui s'est passé.
29:45Mais quelle que soit
29:46la couleur politique
29:47de ce gouvernement,
29:48Marie-Chantret,
29:49vous allez réagir, monsieur Jacques.
29:50Est-ce qu'il n'y a pas
29:50une forme de sidération
29:51et on essaye de rattraper
29:53un temps perdu ?
29:54Mais nous, on est sidéré
29:55de cette sidération.
29:55Moi, je pense aussi
29:56qu'il y avait
29:57une totale sous-estimation
29:59de ce qui s'est exprimé
30:01dans la rue
30:02depuis maintenant
30:03une douzaine de jours.
30:04Le gouvernement anticipait,
30:06vous savez,
30:08ces mouvements,
30:08ces appels à manifester
30:09et notamment le point d'orgue
30:11le 17 octobre prochain
30:12parce que pouvoir d'achat,
30:14parce que prix du carburant.
30:15Ils anticipaient
30:16la crise agricole.
30:18Il y a des situations dramatiques.
30:20La crise lycéenne,
30:21tant que la manière
30:22dont elle s'est exprimée
30:23depuis maintenant
30:24le début du mois de septembre,
30:26ça, en effet,
30:27il y a peut-être eu
30:28un trou dans la raquette
30:29des manques de signaux.
30:30Marie-Jandré,
30:32c'est un classique.
30:32Si je peux me permettre.
30:33La France en nuit
30:34à la veille de mai 68.
30:35Non, non.
30:35Titré Le Monde.
30:36Non, non, non.
30:36Mais attendez,
30:37ça n'a rien à voir.
30:37Alors vous,
30:38vous rêvez du grand soir
30:39tous les soirs.
30:40Si je peux me permettre.
30:41Du grand soir de chez...
30:43Si je peux me permettre.
30:45Ça fait dix ans
30:45qu'on a un gouvernement
30:47de la même couleur politique.
30:48C'est pas arrivé souvent
30:50dans les décennies
30:50qui nous ont précédés.
30:52Dix ans.
30:53Et ce soir,
30:53le Premier ministre,
30:56c'est une poule qui a découvert
30:57un couteau.
30:58C'est-à-dire...
30:59C'est une expression,
31:00c'est pas du tout...
31:00Merci de me rappeler.
31:02Non, non, mais c'est pas une insulte.
31:03Mais pourquoi ?
31:04Enfin, on le sait
31:05qu'il y a un problème
31:05dans l'éducation nationale.
31:06C'est pas ce soir,
31:07c'est pas en six mois
31:08de fin de règne
31:09qu'ils vont arriver
31:09à réformer les choses.
31:11Bien sûr, c'est un problème
31:12puisqu'il y a un tiers des gamins
31:13qui arrivent au collège
31:13sans savoir lire ni écrire.
31:15Le problème, il est évident.
31:16On voit bien les classements PISA.
31:17On voit bien les formations
31:19sans déboucher.
31:20On voit bien des jeunes
31:26pour le faire.
31:27L'essence,
31:28plus de la moitié
31:29du prix du litre,
31:31ce sont des taxes.
31:32Et ils le savent
31:33puisque c'est Édouard Philippe
31:33qui par deux fois
31:34les a augmentées.
31:35Donc c'est pas une découverte
31:36et on connaît bien
31:37la situation géopolitique.
31:38On sait bien
31:39que la planète
31:40n'est plus stable.
31:41Rien n'avait été prévu.
31:43Alors, c'est pas en six mois
31:45qu'ils vont changer les choses.
31:45Si on arrive à savoir
31:46tous les conflits, les guerres,
31:47il devient Mme Yermat.
31:48C'est pas un fou les lèvres.
31:50Dire que la situation internationale
31:52est instable, honnêtement,
31:53et que ça joue sur une énergie
31:55que nous ne produisons pas,
31:56il ne faut pas être grand clair.
31:57Simplement,
31:58si demain,
31:59si demain,
32:00il présente des solutions,
32:02il va falloir
32:02qu'il fasse des économies.
32:04Je le répète,
32:04nous on a des lignes rouges.
32:05Pas d'impôts supplémentaires.
32:07Donc vous voyez
32:08la situation
32:09qui est totalement inextricable.
32:11Il y a des agences gouvernementales
32:12qui ne servent à rien,
32:13qui l'en suppriment.
32:1440 milliards de dépenses
32:16supplémentaires prévues au budget,
32:17c'est-à-dire
32:17une aggravation du déficit.
32:19Il faut qu'il arrête.
32:20Donc s'il y a des mesures
32:21d'économie en face,
32:22d'accord,
32:23mais sur le train de vie de l'État
32:24et je crois qu'il n'est pas prêt à le faire.
32:26Emmanuel Lechypre ?
32:27Non mais d'abord,
32:28la situation
32:28n'est pas complètement désespérée.
32:30Il faut rappeler
32:30qu'il y a des pays
32:31qui ont connu,
32:32comme nous,
32:32des grandes difficultés
32:34de leur système scolaire
32:35qui ne dépensaient pas plus
32:38que la France.
32:38Parce qu'il faut rappeler
32:39que, grosso modo,
32:42le paradoxe,
32:43c'est qu'il y a bien
32:43une question
32:44d'allocation des moyens
32:46mais qu'au niveau
32:47de l'enveloppe globale
32:48du budget de l'éducation,
32:49quand vous regardez par exemple
32:50combien on dépense en France
32:51pour un lycéen,
32:52on est un des pays
32:52qui dépensons le plus.
32:54Donc, ce qu'il faut dire
32:55quand même,
32:55pour vous rassurer,
32:56c'est que, effectivement,
32:57vous avez raison,
32:58le problème n'est pas nouveau.
32:59Les manifestations de 90,
33:01je parle sous le contrôle
33:01de Véronique,
33:02c'était exactement
33:03les mêmes revendications
33:04sur les conditions, etc.
33:05Et il faut rappeler
33:06qu'il y a des pays,
33:06je pense à l'Allemagne,
33:07au Portugal,
33:07qui, en l'espace
33:09d'un mandat présidentiel,
33:10c'est-à-dire en 5 ans,
33:11ont fait des réformes
33:12qui ont obtenu des résultats.
33:14Et vous avez raison.
33:16Notamment dans le classement.
33:17Mais ce n'est pas
33:17qu'une question de moyens.
33:18Je vais utiliser un mot
33:22d'autorité à l'école.
33:23Mais oui !
33:24Mais quels que soient les bords...
33:25Cette crise lycéenne,
33:26c'est l'éclat.
33:26Monsieur le professeur
33:27doit être d'accord.
33:28Le nivellement par le bar
33:29à cause de l'égalitarisme.
33:30C'est une multiple manifestation
33:31de cette montée
33:32de l'impuissance publique
33:34liée, effectivement,
33:35à nos difficultés.
33:36C'est-à-dire que
33:36le problème des étudiants
33:37et le problème dans les lycées
33:39et les écoles,
33:39vous le retrouvez à l'hôpital,
33:41vous le retrouvez dans la police,
33:42vous le retrouvez partout.
33:44Et on a cette vraie problématique,
33:45aujourd'hui,
33:46d'impuissance publique
33:47qui se traduit
33:48par une perte d'autorité de l'État.
33:49Moi, l'impuissance publique,
33:50quand j'ai été élu en 2017
33:52à l'Union de Saint-Denis,
33:53Édouard Philippe,
33:53j'avais déjà raconté ça,
33:54nous avait reçus
33:55à la préfecture de Boubigny
33:56comme premier ministre
33:57et tous les députés,
33:58on était là
33:58et on lui avait dit
33:59qu'il y a un problème
33:59dans le département,
34:00c'est l'école.
34:00Il nous avait dit
34:00que vous avez parfaitement raison.
34:01On avait dit
34:0318 mois de scolarité perdue,
34:04vous avez raison.
34:05Il ne s'est rien passé.
34:07Au début septembre,
34:08monsieur le préfet,
34:09monsieur le recteur
34:09nous réunissent tous les élus
34:10sur la rentrée.
34:11Le recteur,
34:12qui n'est pas un mauvais type d'ailleurs,
34:13avait dit
34:13cette rentrée se passe bien.
34:14On lui a tous dit
34:14que ça va mal se passer.
34:15Ce que je veux dire,
34:16c'est que ça fait un moment
34:17que ça alerte.
34:18Donc, ils ont des signaux d'alerte
34:19qui étaient au rouge.
34:19Moi, je veux bien,
34:20Marie-Chantel,
34:21ça a sans doute surpris,
34:22mais c'est pour ça
34:24qu'il y a une colère particulière.
34:25Le pays,
34:26tout âge confondu,
34:27est en colère.
34:28Et la jeunesse,
34:28qui est une plaque sensible
34:29de la société,
34:30exprime ça à sa manière,
34:31de manière brutale,
34:33violente,
34:33mais parce que ce pays
34:35est un volcan.
34:36Regardez les agriculteurs,
34:37regardez les paysans,
34:39regardez différentes professions.
34:41Il y a de la violence
34:42aujourd'hui dans la société.
34:42Pardonnez-moi,
34:43mais ce n'est pas parce qu'il y en a
34:44qu'il faut qu'elle soit exprimée.
34:46ce que je veux dire.
34:46Mais quand je suis,
34:48depuis 2022,
34:49que nous sommes parlementaires,
34:50nous ne votons plus de budget.
34:51Ils sont tous imposés
34:52par 49-3.
34:53Donc, tout ça et l'expression...
34:55Vous pouvez expliquer une chose
34:55quand vous dites
34:56qu'il y a de la violence.
34:57Moi, je veux comprendre.
34:58Si les lycées sont vétustes,
35:00pourquoi on brûle
35:00des établissements ?
35:02Si c'est les policiers
35:03qui sont violents,
35:04pourquoi on attaque
35:05des pompiers,
35:05des professeurs ?
35:06Expliquez-moi.
35:06Mais quand les agriculteurs
35:06brûlent le Parlement de Rennes,
35:07pourquoi le brutil ?
35:08Il ne faut pas
35:09quand les viticulteurs
35:10dont je suis originaire
35:11cassaient la préfecture
35:12de Montpellier
35:13parce que la vigne est en danger.
35:14Il y a des degrés
35:15dans la violence quand même.
35:17Reconnaissez qu'on a atteint
35:18un niveau de 800 personnes blessées.
35:19D'accord,
35:20Monsieur Jacobelli.
35:20Monsieur Jacobelli,
35:236500 interpellations.
35:24On a atteint un niveau
35:24inattendu.
35:24Mais le sujet de la violence,
35:26regardons-le,
35:26que c'est la société
35:28aujourd'hui
35:28qui rentre en grande
35:30turbulence
35:30d'un dégoût politique.
35:31Certains en profitent.
35:32Si vous voulez dire ça,
35:34comprenez-le
35:34que effectivement
35:35les revendications
35:36de la jeunesse
35:36sont très politiques.
35:38Mais moi,
35:38ça m'étonne
35:38à quel point
35:39ça part dans tous les sens.
35:40C'est un changement.
35:41Vous l'avez dit vous-même
35:42d'ailleurs,
35:42le cornu,
35:44le Covid,
35:4430% de notre jeunesse
35:46qui a des problèmes psychiques,
35:47c'est important.
35:48Il y avait des problèmes
35:49avant le Covid.
35:51Mais attendez,
35:51rassurez-moi,
35:52le Covid était ailleurs
35:53qu'en France.
35:54Absolument.
35:55Et la question
35:55de parcours suivant
35:58cristallise le fait
35:58qu'en plus ils ont senti
35:59les réseaux sociaux
36:00ont joué au moins
36:01autant que le Covid.
36:01Sans doute.
36:02Mais ça,
36:03ça veut dire qu'effectivement
36:04on est face à quelque chose
36:05qui est significatif.
36:06Donc s'il n'y a pas,
36:07et là,
36:08c'est pour ça que je termine,
36:09mais M. Lecornu nous dit
36:10en quelque sorte,
36:10je reste dans le budget
36:12qui vient
36:12et en gros,
36:13ce que je demande,
36:14c'est au Rassemblement National
36:15ou d'autres
36:15de me sauver la tête.
36:16Bon,
36:16on va vers la crise,
36:17je vous l'annonce.
36:18Je pense que leur stratégie
36:19de ce que j'ai vu ce matin,
36:20mais je peux me tromper,
36:21c'est d'aller jusqu'aux vacances scolaires,
36:22de dire après,
36:22il va prévoir,
36:23il va faire froid,
36:25mais fondamentalement,
36:26le volcan politique
36:27que je décrivais,
36:28il va rester là,
36:29peut-être ça continuera,
36:30peut-être dans d'autres secteurs.
36:31Pitié, M. Lebrot,
36:32encore quelques minutes.
36:33C'est exactement ce que je vais vous dire.
36:35Je pense qu'il y a quand même
36:36des cartouches.
36:36Moi, je pense aussi
36:37qu'ils gardent un peu
36:38des cartouches en réserve.
36:40On a entendu parler
36:41d'un décret
36:41qui pourrait peut-être
36:42accélérer les carrières
36:43des enseignants.
36:44Vous savez que le gros problème
36:45de la rémunération
36:46des enseignants,
36:47c'est le milieu de carrière
36:48qui n'a pas été augmenté.
36:50Et on sait qu'une des clés
36:52quand même pour calmer
36:53la colère dans les lycées,
36:54c'est aussi que les professeurs
36:56soient un petit peu
36:57mieux rémunérés.
36:58Parce qu'évidemment,
36:59qu'ils adhèrent
37:01aux colères des lycéens.
37:01De là,
37:02les professeurs,
37:03comme l'ont fait
37:04certains lycéens.
37:04C'est les chefs d'établissement
37:05qui ont beaucoup pris
37:06un coup.
37:06Oui, oui, mais ce n'est pas normal.
37:08Moi, je ne voudrais pas
37:09qu'on élude...
37:09Il faut les saluer.
37:10Ils vont continuer
37:11à devoir gérer le sol.
37:12Je ne voudrais pas
37:12qu'on élude la question
37:13de la sécurité
37:14qui est une grosse défaillance.
37:16On y vient.
37:16Regardez ce qui s'est passé
37:17ce matin.
37:19Nous sommes au cœur,
37:20enfin, pas loin du quartier latin.
37:22Nous sommes à côté
37:24du boulevard Saint-Germain,
37:25à côté de Sciences Po.
37:26Vous voyez des forces de l'ordre.
37:28Vous voyez des étudiants.
37:30Donc là, malaise des étudiants aussi
37:31ou alors en solidarité
37:32avec les lycéens.
37:33Et on a vu des élus,
37:35la France insoumise,
37:37qui se sont interposés.
37:40Ce n'est pas le mot,
37:40qui se sont mis entre
37:41les forces de l'ordre
37:42et les étudiants.
37:43C'est vraiment une question,
37:45me semble-t-il légitime.
37:47Quel est le rôle
37:48d'un élu aujourd'hui ?
37:49Quel est le rôle d'un élu ?
37:50Il peut être au contact
37:51des luttes.
37:52Au contact des forces de l'ordre ?
37:53Non, écoutez ce que j'ai vu.
37:54Ils ont jeté des sandwiches
37:55sur des étudiants un peu chers.
37:56Non, mais je veux dire,
37:57il faut arrêter.
37:59Hier soir, je taquinais.
38:00Ils leur ont donné des vives.
38:01Je ne sais pas,
38:01il y a peut-être une cagnotte
38:02quelque part.
38:02Chaque fois que le mot
38:03France insoumise est prononcé,
38:04ça fait monter un peu
38:05les enchères.
38:06Vous en êtes extirpés.
38:07Donc vous connaissez bien
38:09leur fonctionnement.
38:10Demain matin,
38:10je vous annonce Mme Mabrouk,
38:11je serai devant les lycées
38:12de ma circonscription.
38:13Je vais aller voir,
38:13je vais discuter avec les jeunes,
38:14je serai avec Moné Charpe.
38:15S'il y a le commissaire qui est là,
38:16je discute avec lui,
38:17je vais voir comment ça se passe.
38:18Vous n'allez pas marguer les policiers,
38:19vous n'allez pas leur dire
38:20la violence est légitime.
38:21Je vais écouter l'analyse
38:31François Mitterrand
38:32n'a jamais agressé un policier.
38:33Honnêtement,
38:34quand on voit M. Thomas Porte
38:35ou M. Bakayoko
38:36qui s'interpose
38:37entre la police et machin
38:39et qui...
38:40M. Jacoméli,
38:40vous ne pouvez pas dire
38:41que les élus
38:42que vous avez cités
38:43ont agressé des policiers.
38:44Non, verbalement oui
38:45et dans l'attitude, bien sûr.
38:47Non, non, non, attendez,
38:48je vais rétablir les choses.
38:49Moi, la question que je pose,
38:50est-ce que la violence des mots
38:52précède celle des actes,
38:53parfois ?
38:53Évidemment, toujours.
38:55En l'occurrence,
38:56c'est le sentiment que ça donne.
38:57Et comme on est à la fois
38:59dans une période économique
39:01et financière,
39:02ce dont on a moins conscience,
39:04mais économique et financière,
39:05très difficile,
39:06et qu'on est à 6 mois,
39:098 mois d'une élection décisive,
39:11évidemment,
39:12la crise ne peut que se compliquer.
39:14Je veux dire,
39:15on y court tout droit
39:17et d'ailleurs,
39:18c'est pour ça que c'est important
39:20d'avoir quelques personnes
39:21de sang-froid.
39:22Je ne dis pas sur les plateaux,
39:24je veux dire au gouvernement.
39:25Il en faut partout,
39:26je suis d'accord.
39:27Et nous a rejoint Bruno Pommard,
39:29merci d'être là,
39:30ancien instructeur du RAID
39:31et président du Think Tank
39:32Initiative Sécurité Intérieure.
39:35On a entendu,
39:36Bruno Pommard et d'autres,
39:37on a entendu
39:38différentes forces de l'ordre
39:39qui se sont succédées,
39:40des policiers,
39:40des syndicats de policiers
39:41sur nos plateaux,
39:42en disant,
39:42nous,
39:43on ne peut pas porter
39:44la réponse politique
39:46qui doit être donnée,
39:47Marie Chantret.
39:48Nous,
39:48on ne peut pas,
39:50tout simplement,
39:51fournir,
39:52on oublie à des ordres
39:53et on ne peut pas faire
39:54le reste du travail.
39:55C'est-à-dire que là,
39:56à ce qui est demandé en creux,
39:57ce soir,
39:58aux forces de l'ordre,
40:00de tenir,
40:00et de tenir en enlevant aussi
40:02quelques outils
40:03que certains appellent
40:04armes de guerre,
40:05mais ce sont des armes
40:05intermédiaires.
40:06Avec un gouvernement,
40:07un ministre de l'Intérieur
40:08qui a aussi entendu
40:09certains syndicats
40:10qui se sont exprimés,
40:11disant que,
40:13dans ces conditions aussi,
40:14face à une extrême violence
40:16exacerbée de certains individus,
40:18qui ne sont la plupart du temps
40:19pas des lycéens,
40:20ils pourraient faire valoir
40:21leur droit de retrait.
40:23Ça aussi, ça fait partie
40:24des configurations envisagées
40:28aujourd'hui du côté
40:29de la place Beauvau
40:29dans les prochains jours.
40:31Après, effectivement,
40:33on leur demande
40:34de s'adapter
40:36à un public très jeune
40:37qui pourrait aussi
40:38impliquer d'autres méthodes
40:40du maintien de l'ordre,
40:42sans faire abstraction
40:42de la situation
40:44sur le terrain,
40:44de fait.
40:45Mais la tragédie de l'ordre...
40:47et de la retenue,
40:48vous m'expliquerez.
40:49Oui, la proportionnalité
40:50et du discernement,
40:51il y a tout un tas de mots
40:52que tout le monde utilise,
40:53évidemment,
40:53mais le seul problème,
40:55c'est que sur le terrain,
40:56ce ne sont pas les élus
40:56qui sont au contact
40:58des casseurs, évidemment,
40:59et qui doivent en même temps
41:00assurer la sécurité
41:02de ces gamins.
41:03Donc, vous voyez,
41:04on nous parle
41:04de discernement,
41:06de proportionnalité.
41:07J'entendais le Premier ministre
41:09qui nous expliquait tout à l'heure
41:11les forces de l'ordre
41:11n'ont pas d'instruction
41:12d'affronter les lycéens.
41:13Mais ils n'affrontent pas
41:14les lycéens.
41:15Les forces de l'ordre...
41:15Alors, le mot m'a interpellé.
41:17Moi aussi ?
41:17C'est d'une stupidité, ça non ?
41:20On veut faire plaisir
41:21peut-être à la gauche
41:22pour dire...
41:23Vous imaginez des instructions
41:24dans un pays d'affrontement
41:26de manifestants ?
41:27Le président de la République,
41:28je cite,
41:29demande plus d'humanité
41:30dans le maintien de l'ordre
41:32du gentil.
41:32C'est ce qu'il aurait dit.
41:33Et de pédagogie.
41:33Dans son fauteuil...
41:34Et d'empathie.
41:35Arrêtons de déconner.
41:36Ça fait peur.
41:37Et moi, je vous dis...
41:38Vous avez l'air en scolaire.
41:39Oui, parce que j'ai eu
41:40beaucoup de mes amis policiers
41:41qui sont sur le terrain
41:42et qui souffrent
41:43comme des malades
41:43qui en ont ras la casquette.
41:45Ras la casquette
41:45qui a une récupération,
41:46évidemment,
41:47avec des élus,
41:47parfois,
41:48qui sont agressifs.
41:49Là, on a vu,
41:50les élus,
41:50les trois élus qui sont présents,
41:51ils sont en effraction.
41:52Non, ils sont pas vrai.
41:53C'est pas vrai.
41:53Non, on est en effraction.
41:54Non, ce n'est pas vrai.
41:55Mais vous vous prenez pour qui ?
41:57Un élu, il fait ce qu'il veut.
41:58Non, mais vous dites
41:59en effraction.
42:00Oui, il fait ce qu'il veut.
42:00Parce que peut-être demain...
42:02Non, mais un élu...
42:02Mais on n'a pas le droit
42:03de terminer une rue, monsieur.
42:04Vous le savez, ça ?
42:04Vous êtes député ?
42:05Mais c'est les étudiants
42:06qui sont là.
42:06Non, non, non.
42:06Mais ils sont présents.
42:07Ils sont complices.
42:08Donc vous êtes pour les mettre en prison ?
42:09Mais non, pas du tout.
42:10Ils n'ont pas à être là.
42:11Moi, je pense...
42:11On peut faire une manif...
42:12Vous n'en avez fait, monsieur.
42:13Oui, mais non.
42:13Mais monsieur Pommard,
42:14ne venez pas dire
42:15qu'ils sont en effraction.
42:16On a le droit comme élu.
42:17Non, mais ce n'est pas exact.
42:19D'ailleurs, la partie,
42:20c'est verbalisé.
42:21Pour dire toutes les choses,
42:23la manifestation n'est pas déclarée.
42:24Le blocus, normalement,
42:25est un permis.
42:26Mais quand quelqu'un qui est policier
42:26ou vous avez été policier
42:28qui vient de dire
42:28ce qui n'est pas exact...
42:29C'est la vérité, monsieur Corbière.
42:31Vous savez très bien
42:31que vous avez la voie
42:32que je l'ai bien.
42:33Non, mais je vais vous dire
42:33qu'en élu, on peut même...
42:34Monsieur Jacobi l'a déjà fait.
42:35On peut même traverser
42:36un barrage de police.
42:38On présente sa carte d'élu.
42:39On peut se rendre
42:39dans un commissariat.
42:40Un élu, il n'est pas...
42:42Il peut être où il veut.
42:43D'accord ?
42:43Vous le savez très bien.
42:44C'est de la particularité.
42:45C'est une manifestation
42:45qui n'est pas autorisée, monsieur Corbière.
42:47À l'instant, réaction.
42:47C'est des jeunes de Sciences Po.
42:49C'est très important
42:51parce que demain,
42:52ça sera, sauf surprise,
42:54bis répétita.
42:55À vous entendre,
42:56rien n'a changé
42:57par rapport à des annonces.
42:58Je rappelle quand même
42:59que les annonces,
42:59un point de vue financier,
43:00Emmanuel Le Chypre,
43:01des lycéens,
43:02c'était 10 milliards.
43:0310 milliards.
43:05Ce soir, si j'ai bien compris,
43:06sanctuarisation,
43:07en tout cas, le budget,
43:08il y a 1,2 milliard pour l'éducation.
43:10Des décisions à venir...
43:11Et c'est l'inflation, ça, pardon,
43:12Sonia Mabrouk.
43:13Je voulais répondre à cet argument.
43:14C'est ce que j'allais dire.
43:14Le 1,2 milliard,
43:15c'est 1,7% d'inflation.
43:17Elle est à 1,8.
43:18Effectivement.
43:19Donc, il n'y a pas d'augmentation.
43:20C'est un budget...
43:21C'est 1,2 milliard cette année.
43:23C'était 0,2 milliard l'année dernière.
43:26Donc, c'est un peu plus.
43:27Et ce qu'on a compris,
43:28c'est qu'effectivement,
43:28il y avait peut-être
43:29des arbitrages possibles
43:30dans cette enveloppe.
43:31Moi, je ne sais pas,
43:31j'avais cru comprendre
43:32en écoutant Roland Lescour ce matin
43:34qu'il avait dit qu'il y avait
43:35quand même quelques petites marges
43:37de manœuvre.
43:37Donc, manifestement,
43:38le Premier ministre
43:39a durci un peu le discours.
43:41Mais c'est très clair
43:41qu'aujourd'hui,
43:42à part finalement
43:42ce qui va peut-être être annoncé
43:43pour les agriculteurs,
43:45il n'y a pas un euro supplémentaire
43:47d'annoncés comme dépenses.
43:49Réaction à l'instant
43:50de Marine Le Pen
43:51et de Marie Chantret.
43:51Vous réagirez,
43:52M. Jacobelli,
43:53mais est-ce que vous pouvez
43:53nous décrypter ?
43:54Parce qu'effectivement,
43:55elle a dit que c'est ce qui a été demandé
43:56sur le gazole.
43:58Absolument.
43:58Marine Le Pen,
43:59jointe par Sophie Dupont
44:00du service politique de BFM TV,
44:02quand elle annonce très précise
44:03sur les carburants
44:04et donc cette libération
44:06de 10 millions de stocks stratégiques
44:08qui auraient donc
44:09pour conséquence immédiate
44:10de faire baisser le prix à la ponte.
44:12C'est 5% de la consommation.
44:14Absolument.
44:14De 12 à 18 centives.
44:17Avec une précision ce soir
44:18de la part de Matignon,
44:19ça ne serait effectif
44:20qu'au début du mois de novembre.
44:23Encore une fois,
44:23il faudra attendre
44:25trois semaines environ
44:26avant que ça ne puisse être visible
44:28à la pompe.
44:29Attention aux téléspectateurs
44:31qui nous regardent.
44:31Si demain matin,
44:32vous y allez,
44:33ça n'aura pas une efficience.
44:34J'y ai pensé tout à l'heure.
44:36Bravo.
44:36Bruno Jeudy,
44:37bonsoir,
44:37qui nous a rejoint.
44:38Merci d'être là.
44:39Ça veut dire aussi
44:40que si c'est en gros
44:41pourquoi les prix baissent ?
44:42Parce que manifestement,
44:44ces stocks vont être mis
44:45sur le marché
44:46au prix où ils vont être achetés.
44:48Mais attention,
44:49ça veut dire
44:49qu'on n'est pas dans un mécanisme
44:51où vous avez
44:52un influx massif de pétrole
44:54qui va faire baisser
44:55les prix pour tout le monde.
44:58manifestement,
44:58j'ai l'impression
44:59qu'il y aura des systèmes
45:00de rationnement.
45:01C'est ce que j'ai compris.
45:03Et qu'en gros,
45:04il n'y en aura pas
45:05pour tout le monde
45:06avec ces rabais annoncés.
45:08Mais expliquez-moi,
45:09Bruno Jeudy,
45:10plus largement,
45:10comment vous expliquez
45:11quand il y a des feux,
45:13véritablement des crises
45:14et des feux partout,
45:16comment vous expliquez ?
45:16Vous arrivez avec un seau d'eau
45:17et vous dites
45:18« Ah non,
45:18c'est dans un mois
45:19que je vais verser ».
45:20On commence à toucher du doigt
45:22ce que ça veut dire
45:23un pays qui n'a plus
45:24de marge de manœuvre financière.
45:26En fait,
45:26c'est ça ce qui se passe
45:27ce soir.
45:28Et vous savez,
45:29les représentants
45:30des partis
45:31qui aspirent à prendre
45:31la place de Sébastien Lecornu
45:33et de Macron,
45:34ils seront à peu près
45:34dans la même situation.
45:36Ils ne vont pas inventer
45:37l'argent qu'il n'y a plus
45:38en France.
45:38Alors peut-être que
45:39Sébastien Lecornu,
45:40dont on connaît aussi
45:42un peu un homme organisé,
45:44se dit que ce conflit
45:45avec les lycéens
45:46va sans doute durer
45:47et peut-être qu'il sait garder
45:48les quelques marges
45:49de manœuvre
45:49dont parlait Emmanuel
45:50à l'instant
45:50via les déclarations
45:52de Roland Liscure
45:53parce que c'est vrai
45:54qu'on est sans doute
45:55parti pour une crise
45:55qui va durer un petit peu
45:56plus longtemps
45:57que la fin de la semaine.
45:59Donc on verra.
46:00Mais c'est vrai
46:00que pour l'instant,
46:01les Français vont découvrir
46:02que oui,
46:04les précédentes crises
46:05lycéennes,
46:0590, 98
46:06et encore plus près de nous,
46:07à chaque fois,
46:07les gouvernements lâchaient
46:09entre 1 et 2 milliards.
46:10Eh bien cette fois-ci,
46:11on ne les a pas pour l'instant.
46:12Est-ce que vous êtes sûr ?
46:13Je ne suis pas sûr
46:13qu'on les ait.
46:13Moi je pose une question
46:14ce soir.
46:15Pour les Gilets jaunes,
46:16bon la situation budgétaire
46:17était différente,
46:18mais elle était...
46:1811 milliards.
46:21Est-ce que vous êtes sûr
46:25que dans quelques temps,
46:26avec tout ce qui va se passer,
46:27le gouvernement ne va pas
46:28parvenir ?
46:28Que M. Lecordi
46:29ne va pas s'exprimer de nouveau
46:30en disant
46:31on n'a pas le choix
46:32compte tenu de la situation ?
46:33Voilà.
46:34Moi je voudrais rappeler
46:34que la gauche,
46:36le NFP,
46:36nous avons mené
46:37la bataille budgétaire
46:38notamment sur la célèbre
46:39taxe Juckman.
46:40On disait
46:40ça peut apporter 15 à 25 milliards.
46:41Tout le monde se met à rire,
46:42c'est pas possible et tout.
46:43Je pense qu'on est
46:44dans un moment exceptionnel,
46:45on voit bien.
46:45Si l'on ne se donne
46:46aucune marge budgétaire,
46:47s'il n'y a pas quelque chose
46:48d'exceptionnel
46:49où ceux qui ont accumulé
46:50des richesses
46:51participent davantage,
46:52c'est-à-dire payent 2%
46:53de leur fortune accumulée.
46:55Si on ouvre les impôts,
46:56ça donne des marges budgétaires.
46:57Non mais si...
46:58C'est quand bien remèner des gens
46:58dans un pays
46:59qui paye beaucoup d'impôts.
47:00Non mais là,
47:00on part de ceux
47:02qui ont accumulé,
47:02qui ont vu leur fortune doubler.
47:04On est dans un moment
47:04très particulier.
47:05La politique d'Emmanuel Macron
47:06a eu des conséquences.
47:07Je vous redonne ce chiffre.
47:0853 personnes les plus riches
47:10du pays possèdent désormais
47:11autant que 32 millions
47:12les plus pauvres.
47:12C'est du jamais vu.
47:13Vous avez une accumulation
47:14de richesses sur une minorité
47:15qui en plus,
47:16je ne développe pas,
47:17mais on l'a fait 50 fois,
47:18a un système fiscal
47:19plus avantageux
47:19pour le haut haut du sommet.
47:21Nous, on a mené
47:22et on va le refaire
47:22dans ce budget,
47:23madame Mabrouk.
47:24Ce que je veux que les Français
47:24comprennent,
47:25c'est que nous déposons
47:26des amendants
47:27et même d'ailleurs
47:27le Rassemblement national.
47:28Moi, j'entends des propositions
47:29des deux côtés de la table.
47:31La discussion jusqu'à présent
47:32depuis 2022,
47:33c'est que chaque fois on dit
47:3349-3 circuler,
47:34il n'y a rien à voir.
47:35Donc si on...
47:36Moi, je veux bien...
47:37Parce que là,
47:37il va nous faire...
47:38Et le cornu,
47:38il a un talent incroyable.
47:39Il vous a dit ?
47:40Vous n'êtes pas de trio ?
47:41Il est ronronné,
47:42c'est un chaton.
47:43En plus, je viens de comprendre
47:44qu'il envoie un signal
47:45au RN sur la question du pétrole.
47:47Mais si au bout du bout,
47:48chaque fois que nous,
47:48on présente des amendants
47:49qui parfois peuvent être adoptés
47:50dans la discussion budgétaire
47:51pour des rentrées fiscales,
47:53il n'y a rien.
47:53Mais M. Corbière,
47:54il ne s'adresse plus à vous.
47:55C'est fini.
47:55Ça, j'ai compris.
47:56Je vous remercie
47:56parce que je n'avais pas compris.
47:57Vous l'avez très bien compris.
47:59Non, non, je l'ai mieux compris avec vous.
48:01Elle a raison.
48:02Il s'adresse à M. Jacobelli
48:04et au RN.
48:05Voilà pourquoi sur le gazole
48:06et à la chussa.
48:07Et il tire la fibre patriotique
48:08en disant non.
48:09Mais si vous êtes responsable,
48:11mesdames, messieurs,
48:11du RN,
48:12vous devez accompagner le budget.
48:15Vous êtes un homme responsable,
48:16M. Jacobelli.
48:16Je vous le confirme.
48:17Mais soyons honnêtes,
48:18Sonia Mabrouk,
48:19il envoie aussi des signaux
48:20à M. Corbière
48:20quand il demande aux policiers
48:22de renoncer à certaines armes
48:24quand le président de la République
48:26jette l'opprobe.
48:26C'est sûr qu'il y a aussi
48:27des enfants de son URL.
48:28Attendez, je termine, je termine.
48:30Jette l'opprobe sur nos policiers
48:31en leur demandant
48:32d'être un peu en empathie
48:33comme si c'était des monstres.
48:34D'abord, je pense que c'est mal vécu
48:35pour nos policiers
48:35et dont je salue le courage.
48:37Mais il envoie un signe de violence.
48:39Et donc, à la gauche.
48:41La proposition de déstocker le gasoil,
48:44effectivement, Marine Le Pen l'avait faite.
48:45Je crois que c'était en mars dernier.
48:47C'était la solution d'urgence
48:49face à l'envol des prix.
48:50La solution pérenne
48:51étant la baisse de la TVA
48:53de 20% à 5,5%.
48:54Mais je vois qu'à chaque fois
48:56qu'on fait une proposition,
48:56on nous dit
48:57« Vous n'y comprenez rien,
48:58c'est impossible. »
48:59Et que six mois après,
49:00elle est adoptée.
49:01Donc, moi, je reviens
49:03à la conférence de presse
49:04de Marine Le Pen
49:04qui a dit qu'il faut
49:06désendetter la France
49:06et qui a présenté un plan
49:08notamment avec la règle d'or.
49:10Parce que si on garde
49:11ce niveau de dette,
49:13si on garde ce niveau de dette,
49:14on ne pourra plus rien se permettre.
49:17Et arrêtons la folie fiscale.
49:19Alors, il faut arrêter la folie fiscale.
49:21Il faut arrêter la folie d'échec.
49:22Mais en même temps,
49:23il faut répondre à toutes les colères.
49:25Et puis quand même,
49:26il y a eu cette phrase
49:27du Premier ministre.
49:28Écoutez, sur la colère
49:29qui vient de quelque part.
49:30Mais on aurait aimé
49:31qu'il précise davantage.
49:33Écoutons-le.
49:35La colère des jeunes
49:36ne vient pas de nulle part.
49:39Nul ne peut être indifférent
49:40aux angoisses qu'ils expriment.
49:42Ces lycéens, on le sait,
49:43étaient enfants
49:44ou en tout cas
49:45entraient dans l'adolescence
49:46pendant le Covid.
49:47Nous leur avons demandé
49:48des efforts considérables.
49:50Depuis, ils voient les guerres,
49:52le changement climatique,
49:53parfois leurs parents
49:54ou leurs proches en difficulté.
49:57Malgré ces angoisses,
49:58nous leur demandons pourtant
49:59de choisir leur orientation
50:01et de regarder l'avenir
50:02avec confiance.
50:04La responsabilité du gouvernement
50:05et de l'ensemble
50:06des formations politiques
50:07doit être de rétablir
50:08cette confiance.
50:10Et cela commence,
50:11évidemment,
50:12et déjà,
50:13par les écouter.
50:15Alors, dans quelques instants,
50:16de nombreuses réactions politiques
50:17à notre micro.
50:19Mais tout d'abord,
50:19expliquez-moi,
50:20le Covid,
50:21il était dans d'autres pays.
50:23Les guerres concernent
50:25d'autres jeunesses.
50:26Alors, certainement
50:27qu'il y a d'autres jeunesses
50:27qui se mobilisent en Europe,
50:29mais pas en tant qu'en France.
50:30Pourquoi ?
50:30Il y a quand même
50:31une spécificité chez nous.
50:32La spécificité,
50:33elle est objectivement
50:35beaucoup dans la mobilisation.
50:37Parce que,
50:39honnêtement,
50:39tout ce qu'on voit en France,
50:41la plupart de tous les phénomènes
50:43qu'on a cités
50:43sont des phénomènes
50:44qui se produisent ailleurs en Europe.
50:46La montée des extrêmes,
50:47c'est quelque chose
50:47qu'on voit partout en Europe.
50:49La crise du logement,
50:50c'est quelque chose
50:50qu'on voit partout en Europe.
50:52Donc, on a quand même
50:53des tendances très lourdes
50:54qui ne concernent pas
50:55que la France.
50:57l'impact des réseaux sociaux
50:58sur le niveau
50:59de l'éducation,
51:00etc.
51:00C'est quelque chose
51:01qu'on voit aussi
51:02dans toute l'Europe.
51:02Et il y a quelque chose
51:04de spécifiquement français
51:05qui est effectivement
51:06cette capacité
51:07à exprimer
51:08des colères
51:09brutalement
51:10que certains pays
51:11d'Europe nous envient
51:12d'ailleurs.
51:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
51:14Vous vous trouvez bien tendre.
51:15Ah bah, je vous assure
51:16qu'il y a aujourd'hui
51:18des...
51:18Moi, je vois
51:19dans la presse étrangère
51:20« Regardez les Français,
51:22ils savent se mobiliser. »
51:23Alors, moi, j'ai lu
51:24la presse anglo-saxonne
51:26pour dire
51:26« Regardez la France,
51:28on va dans le mur de la dette. »
51:30Excusez-moi,
51:31mais les pays européens
51:32vivent tous à peu près
51:33la même chose
51:33au même moment.
51:34Il y a en ce moment
51:34des gens qui payent
51:35leur plein d'essence
51:361,80 euros le litre.
51:38Il y a en ce moment
51:38des pays paisibles
51:39où les étudiants sont brisiants
51:41et rivalisent avec nous
51:43même avec des pays d'Asie
51:44dans les classements.
51:45Donc, il n'y a pas de fatalité.
51:47C'est pas moi, c'est lui.
51:48C'est un manque de courage
51:49du gouvernement.
51:50Manque de courage
51:51de faire des réformes.
51:52Ils ont des pays
51:52qui ont des marges financières.
51:54Pourquoi on n'a pas
51:54de marges financières ?
51:55Et donc, ils ont fait
51:55leurs réformes.
51:56Donc, il y avait
51:56une responsabilité politique.
51:59Ils n'ont pas eu
51:59le courage
52:00de dégraisser le mammouth.
52:02C'est-à-dire
52:02les mauvaises dépenses
52:03de l'État.
52:04Il faut faire ce boulot.
52:06Il faut faire ce boulot.
52:07Comme tous les partis.
52:09Les agences qui ne servent à rien.
52:10Attendez, s'il vous plaît,
52:11les réactions politiques
52:12parce qu'il nous attend
52:13depuis tout à l'heure.
52:13On n'illusionne pas au pouvoir,
52:14M. Jody.
52:15Pardonnez-moi, Bruno Jody.
52:16Pardonnez-moi.
52:17François-Javier Bellamy,
52:18bonsoir.
52:19Merci d'être avec nous.
52:20Vous êtes député européen
52:22Les Républicains.
52:22Vous avez écouté
52:23cette allocution
52:25du Premier ministre.
52:26Tout d'abord,
52:27on parle quand même
52:27d'enjeux qui sont fondamentaux,
52:29d'une crise brûlante
52:30des lycéens
52:31avec son cortège de violences.
52:32On parle aussi
52:33de pouvoir d'achat
52:34et du mur de la dette.
52:35Est-ce que vous pensez,
52:36un tant soit peu,
52:37que la prise de parole
52:38ce soir est à la hauteur
52:39de tous ces enjeux ?
52:43La vérité,
52:44c'est qu'il faut avoir
52:45le courage d'assumer
52:46que ces enjeux,
52:47nous ne pourrons pas
52:48les résoudre en un jour.
52:50Et aujourd'hui,
52:51nous sommes dans le temps
52:52des mesures d'urgence
52:53qui s'imposent.
52:54Il y a,
52:54dans ce que le Premier ministre
52:55a annoncé,
52:57quelques évolutions
52:58qui vont dans le bon sens.
52:59Il y a aussi
53:00beaucoup d'attentes non résolues
53:01sur la question
53:02du prix des carburants.
53:03Nous demandons
53:04depuis très longtemps maintenant
53:05que soient enfin suspendus
53:07les certificats d'économie d'énergie.
53:09Ce serait pour le coup
53:09une mesure
53:10qui ne coûterait pas
53:11un euro à l'État
53:11et qui rendrait immédiatement
53:13aux Français
53:1417, 18, 19 centimes
53:16d'euros par litre
53:17sans être obligés
53:18d'aller puiser
53:19dans nos stocks stratégiques.
53:20Il faut absolument
53:21mettre en œuvre
53:22cette mesure en urgence
53:23parce qu'aujourd'hui,
53:23beaucoup de Français
53:24et notamment parmi
53:25tous les Français
53:25qui travaillent,
53:26vivent une sorte
53:28d'asphyxie économique
53:29qui ne peut plus durer,
53:30évidemment.
53:32Comment vous expliquez
53:33ce soir ?
53:34On a entendu
53:34ce que vous proposez,
53:35François-Xavier Bellamy.
53:37Le président
53:38a parlé
53:39d'une nécessaire
53:40empathie.
53:41Le Premier ministre
53:41dit qu'il y a un devoir
53:42d'écoute.
53:43Est-ce qu'il suffit
53:44d'écouter ?
53:44Est-ce que vous avez
53:45l'impression quand même
53:45qu'il y a un début
53:46de réponse de crise ?
53:47Ou est-ce que vous craignez
53:48que la situation
53:49ne finisse,
53:49comme certains l'ont dit
53:50sur ce plateau,
53:51par même dégénérer,
53:52en tous les cas s'aggraver,
53:53s'enquister dans le pays ?
53:58La situation a déjà dégénéré.
54:00Aujourd'hui,
54:01la vérité,
54:02c'est que ce que nous voyons
54:03dans nos rues
54:04n'est pas tant
54:05un mouvement lycéen
54:06spontané
54:07que la réalité
54:09d'une forme
54:10de chaos
54:11organisée
54:11par une force politique
54:12qui s'appelle
54:13la France insoumise.
54:13Ce n'est pas moi
54:14qui le dit,
54:15ce sont les services
54:15de renseignement
54:16qui ont publié
54:17une note
54:18que vos confrères
54:18du Figaro ont relayée
54:19qui est très claire
54:20sur ce point.
54:20Je remercie
54:21le Premier ministre
54:22d'avoir été
54:22extrêmement ferme
54:23dans sa condamnation
54:24de la violence.
54:24La violence
54:25dont les premières victimes
54:26sont des lycéens eux-mêmes
54:27envoyés en première ligne
54:29y compris
54:30pour aller
54:31d'une certaine façon
54:33charger la police
54:34derrière
54:34le député
54:36Louis Boyard.
54:36Tout le monde a vu
54:37ces images
54:37qui en réalité
54:38mettent en danger
54:39ces élus
54:40mettent en danger
54:40des jeunes
54:41dans une spirale
54:42de violence
54:42qui n'a rien à voir
54:43avec la démocratie
54:44ni l'expression
54:45d'une contestation légitime.
54:47Donc oui,
54:47il faut que tout cela
54:48s'arrête maintenant.
54:49Il faut que les cours
54:50reprennent.
54:51Vous dites rien à voir
54:52avec la démocratie.
54:54François-Xavier Bellamy,
54:55c'est quand même
54:56de l'ordre du débat politique
54:57ou alors on n'est plus
54:58dans le champ politique ?
54:59On a entendu Bruno Rotaillot
55:00parler d'une interdiction
55:01de la France insoumise
55:02dans un pays comme le nôtre.
55:03Personne n'imagine
55:04qu'on puisse interdire
55:05un parti politique
55:06malgré tout
55:07avec des millions
55:08d'électeurs
55:09ou de sympathisants.
55:10Qu'est-ce que vous entendez
55:11par ce n'est plus
55:12dans le champ démocratique ?
55:16Moi, ce que je n'imagine pas,
55:17c'est qu'il n'y ait pas
55:18de réponse
55:18à ce que fait aujourd'hui
55:19la France insoumise.
55:20quand vous avez un élu
55:22de la République,
55:23un maire,
55:23M. Bagayoko,
55:24qui, au début de ce mouvement,
55:26explique que,
55:26je le cite,
55:27la violence est légitime.
55:29Le principe de la démocratie,
55:30c'est que les forces politiques
55:31et que tous les citoyens
55:32s'engagent
55:33à renoncer à la violence
55:34pour imposer leur vue.
55:36Je suis en désaccord profond
55:38avec les élus
55:39de la France insoumise
55:40sur à peu près
55:40tous les sujets politiques.
55:41Ce n'est pas du tout
55:42un problème.
55:42Le pluralisme fait partie
55:43de la démocratie.
55:44Le vrai problème
55:45n'est pas que nous ayons
55:46des avis politiques différents.
55:47Le vrai problème,
55:48c'est que nous avons
55:49manifestement un avis différent
55:50sur ce que c'est
55:51que la politique.
55:52La politique,
55:53ça consiste à refuser
55:54la violence.
55:54Et encore une fois,
55:55je le redis,
55:56quand on entend
55:56les élus de la France insoumise
55:57qui, depuis des jours maintenant,
55:59ne cessent d'attiser la haine,
56:01d'attiser la violence.
56:02Vous parliez d'empathie,
56:03mais j'aimerais
56:03qu'on ait un peu d'empathie
56:04pour les 780 policiers
56:06et gendarmes
56:06qui ont été blessés
56:07depuis le début
56:07de ce mouvement,
56:08pour les professeurs agressés,
56:10pour les enseignants menacés,
56:11pour les pompiers
56:12qui ont été pris pour cible.
56:13Qu'est-ce qu'ils ont fait,
56:14les pompiers,
56:14pour devenir les cibles
56:15d'un mouvement comme celui-là ?
56:16Ça n'a rien à voir,
56:17je le redis,
56:18avec un mouvement lycéen.
56:19La vérité,
56:20c'est que notre pays
56:20connaît une immense injustice
56:23qui est la faillite
56:25de notre système éducatif.
56:26Et je le dénonce
56:27depuis très longtemps,
56:27et on devrait s'en saisir
56:28tous collectivement.
56:29Mais c'est pas
56:30en arrêtant les cours,
56:31c'est pas en bloquant les lycées.
56:32Rien que ça est une violence
56:33qu'on va réparer cette injustice.
56:35C'est au contraire,
56:36en rouvrant nos lycées
56:37à un fonctionnement normal,
56:38en rendant à nos élèves
56:39la possibilité,
56:40dans les cours qu'ils reçoivent,
56:42d'apprendre,
56:42de recevoir l'expérience
56:45d'une forme d'exigence,
56:46de transmission,
56:47de recevoir la plénitude
56:48d'un héritage scientifique,
56:50intellectuel, culturel,
56:51qui est la condition
56:51pour réussir leur avenir.
56:53Ceux qui sont en train
56:54de déconstruire
56:55et de détruire cela aujourd'hui
56:56ne se préoccupent pas
56:58de l'avenir des jeunes.
56:58Au contraire,
56:59ils le mettent en danger
57:00comme jamais.
57:01Merci François-Xavier Bellamy,
57:03eurodéputé Les Républicains
57:04pour votre première réaction
57:05sur BFM TV.
57:07Je vous remercie.
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