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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00On va continuer avec un débat très libre dans quelques instants, mais tout d'abord, écoutez, ça rejoint ce que
00:04vous avez dit,
00:05les cortèges se sont quand même très bien passés, quelques pillages, mais dans l'ensemble, beaucoup, beaucoup de monde dans
00:10la rue,
00:11comme l'a dit le ministre de l'Intérieur.
00:13Les cortèges se sont bien passés, les cortèges se sont déroulés, encadrés par les forces de sécurité intérieure,
00:19les cortèges se sont bien déroulés, mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à
00:26risque,
00:26de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noirs, militants de l'extrême-gauche radicale, de l'ultra
00:35-gauche,
00:35et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux.
00:40Donc comme nous l'avions anticipé, à peu près dans chaque cortège, on a eu la constitution de ces groupes
00:45à risque.
00:46Et Laurent Nunes qui sera l'invité demain dans la matinale d'Apolline de Malherbe.
00:50Beaucoup de questions à lui poser, comme à vous ce soir.
00:53Bonsoir Manès Nadel, merci d'être avec nous.
00:56Vous êtes l'une des figures, vous avez été l'une des figures de l'union syndicale lycéenne,
01:01et vous portez toujours aujourd'hui beaucoup de revendications lycéenne, étudiante, étudiante,
01:07étudiantine, c'est encore mieux, soyons précis sur les mots.
01:10Et vous êtes évidemment en soutien de ces mouvements.
01:13Je salue la présence de Mathieu Vallée, merci d'être là et bonsoir à vous,
01:16député européen Rassemblement National, porte-parole du RN,
01:19également avec une expérience longue de plusieurs années de policier.
01:22Laurent Valdiguet nous accompagne, merci cher Laurent.
01:25Et Anne Saurad-Dubois est restée avec nous.
01:27Vous venez d'entendre le ministre de l'Intérieur, Manès Nadel,
01:30qui affirme que globalement tout s'est bien passé.
01:34Est-ce que c'est votre aussi lecture de ce qui s'est passé hier ?
01:38Oui, je pense qu'avant tout se passait mal à cause de LFI,
01:41et maintenant tout se passe bien grâce au gouvernement.
01:43C'est un peu ce qu'on entend ces derniers jours,
01:45mais on peut se féliciter qu'il n'y ait pas eu de dégradation évidemment,
01:48parce que ce ne sont pas des méthodes qu'on peut supporter.
01:50Mais je veux quand même pointer quelque chose de particulier,
01:54c'est ces manœuvres par lesquelles le gouvernement tente de dévier des manifs,
01:58mais pas que à Paris, dans toute la France,
02:00pour qu'elles se fassent au milieu de nulle part,
02:01et que finalement elles ne soient ni visibles, ni entendues.
02:05Il y avait des dispositifs policiers déjà prévus,
02:07il y avait la mairie de Paris qui faisait le travail avec les commerçants
02:11pour qu'il n'y ait pas de problème,
02:12et simplement sur un dessin totalement politique,
02:15on choisit de faire ce qu'a fait Emmanuel Macron sur ces manifestations.
02:19Et ça, on ne peut pas l'accepter,
02:20laisser passer quelque chose d'aussi nouveau et d'aussi grave comme si c'était rien.
02:23Je donne juste les arguments, parce qu'ils ne sont pas là pour se défendre,
02:27mais mon rôle ce n'est pas de les défendre.
02:28Mais l'argument, en tout cas, pour un certain nombre de cortèges,
02:31ça a été de dire, non pas pour invisibiliser,
02:33les préfets ont dit, d'abord on a eu des informations qui nous disent
02:36que sur certains lieux des tracés précédents,
02:38on ne pouvait pas sécuriser la totalité de la manifestation,
02:41et donc c'est pour ça qu'on a un peu changé notre...
02:43Moi je vous pose une question,
02:44est-ce que de samedi au samedi,
02:47on est en train de sanctuariser la liberté de manifester,
02:49ou est-ce qu'on est encore, au contraire,
02:51en train de fragiliser cette même liberté de manifester,
02:54avec un dispositif sécuritaire, Mathieu Vallée, tout le monde le sait,
02:57qui ne tiendra pas de samedi en samedi.
03:00Certaines villes ont été transformées en blocus sécuritaires,
03:02en villes mortes.
03:03Oui, il y a des villes qui ont été quasiment en état de siège,
03:06je vois Orléans, toutes les boutiques ont été fermées,
03:08les transports en commun, singulièrement le tramway, arrêtés,
03:10je remercie quand même le préfet Moutou
03:11d'avoir mobilisé les services de l'État
03:13pour permettre aux grands partis politiques,
03:15le premier de France, de pouvoir faire un meeting politique,
03:17on est en 2026 dans la République française,
03:19où on a des nervis d'extrême-gauche et des fous furieux
03:21qui veulent nous empêcher de pouvoir s'exprimer en français,
03:24je vais vous répondre M. Nadel, ne soyez pas impatients,
03:26et donc je remercie les policiers et les gendarmes
03:28mobilisés pour permettre à la démocratie
03:30de s'exprimer librement.
03:31Vous savez, nous, on ne va pas gêner, importuner,
03:34perturber les meetings des autres partis politiques,
03:36la démocratie, c'est les Français qui décident dans les urnes,
03:38ce n'est pas des fous furieux dans la rue
03:40qui doivent empêcher des rassemblements pacifiques, démocratiques.
03:42Vous pouvez amener les 14 groupes d'extrême-droite
03:44qui sont venus perturber des manifs samedi.
03:46– M. Nadel, je suis très content que vous me parliez
03:47parce que j'ai toujours du mal,
03:49– Ultra-droite contre l'extrême-gauche, comme l'a dit le ministre de l'Intérieur.
03:50– J'ai toujours du mal, M. Nadel, d'avoir des leçons de personnes
03:53qui devraient balayer devant la porte avant d'aller chez les autres.
03:56Vous êtes un perroquet à répéter les émangages de l'extrême-gauche
03:58que vous soutenez, mais attendez, je vais terminer
04:00parce que la démocratie, c'est de laisser son adversaire s'exprimer,
04:02vous me répondrez et vous verrez que je ferai preuve
04:03de la même obligeance vis-à-vis de vous.
04:05Et vous avez soutenu la jeune garde,
04:06vous parlez de l'ultra-droite, moi je vous parlez de l'ultra-gauche,
04:08moi je n'ai jamais soutenu ni l'ultra-droite ni l'ultra-gauche.
04:10Vous avez soutenu l'ultra-gauche, la jeune garde,
04:12vous avez appelé à faire bloc contre sa dissolution,
04:15même mieux, même mieux.
04:16Mais c'est bien que vous assumez, au moins vous avez déjà le courage à votre âge.
04:18– Mais vous, vous n'assumez pas vos proximités avec les groupes de l'extrême-droite.
04:20– Vous savez, j'étais policier, je n'ai pas été un fou furieux dans les ultras.
04:23Mais ce que je veux dire, M. Nadel,
04:25c'est que vous avez été porte-parole de Génération UDR,
04:28espoir, dignité et résistance, dont l'une des organisations fondatrices,
04:30c'était la jeune garde.
04:31Donc écoutez, la jeune garde, c'est un groupuscule de fous furieux de violences,
04:34c'est ce que le Conseil d'État a confirmé,
04:36qui organisait des combats de rue,
04:37et qui allait fighter avec d'autres ultras.
04:40Donc vous savez, moi je condamne l'ultra-droite, l'ultra-gauche,
04:42sauf que vous, vous ne l'avez pas condamné,
04:44mais pire, vous l'avez soutenu à votre âge, c'est criminel.
04:46– Je n'ai pas soutenu des actes criminels.
04:47– Vous les avez défendus.
04:49– Je n'ai pas soutenu des actes criminels.
04:52– Non, j'ai dit que vous avez soutenu,
04:54vous avez soutenu des choses qu'ils n'ont pas faites.
04:58– Mais si vous ne me sautez pas la gorge,
04:59et que je peux répondre, je vais vous répondre.
05:00– Attendez, moi vous m'interpellez, je vous réponds.
05:02– Mais restons sur un start-up.
05:04– En tout le temps, on voit la polarisation du débat.
05:06– Parce qu'il a parlé d'ultra-droite.
05:07– Moi je suis partie sur la liberté de manifester.
05:09– Je termine, je termine.
05:11Et donc, vous savez, puisque vous avez
05:14défendu le nouveau Front populaire,
05:15lorsque vous êtes exprimé sur...
05:17– Tout à fait, c'est très correct sur le revêt des faits.
05:19– Depuis le début je parle, si vous me laissez finir,
05:23vous remarquerez que je suis très factuel.
05:24Donc la réalité, c'est que j'ai vu Alain Brunon,
05:27puisque vous soutenez la France insoumise à Grenoble,
05:29– Voilà, encore quelque chose de fou,
05:30est-ce que j'ai soutenu Alain Brunon ?
05:31– Mais non, mais vous soutenez la France insoumise.
05:32– J'ai publiquement me désolidarisé de ce qu'ils avaient fait sur le meeting.
05:35– Vous voyez, vous n'êtes pas concret et factuel dans ce que vous voulez.
05:39– Je vous ai interrogé sur quelque chose qui s'est passé hier,
05:41vous me parliez de Grenoble, je vous suis en train de quoi.
05:43– Oui, oui, mais monsieur Adel, vous n'êtes pas enquêteur,
05:45vous n'êtes pas OPG, donc je fais les réponses que je veux.
05:52– Vous ne pouvez pas défendre que ce qui vous paraît sympa.
05:54– Vous interrogez sur la liberté de manifester.
05:56– Oui, oui, mais il y a un sujet sur les groupes d'extrême droite, c'est ça la question.
06:00– Non, il y a un gros sujet sur l'ultra-gauche que vous avez défendu
06:03et qui aujourd'hui vous gêne parce qu'ils ont été dissous,
06:05notamment la jeune garde.
06:06– Mais pas du tout, je ne suis pas du tout gêné, malheureusement.
06:07– Mais moi, je n'ai jamais soutenu un groupuscule violent,
06:10donc c'est ça ce qui est en train de vous gêner.
06:11– Mais je veux dire simplement, ils ne font partie de rien du tout.
06:13Arrêtez de répéter comme un perroquet les éléments de langage de la France insoumise.
06:17Mais la réalité, je termine, sur Alain Brunon, le conseil ministère LFI,
06:19parce que vous soutenez LFI, c'est dans les bons comme dans les mauvais côtés,
06:22il a pris une pause avec des gens en crime et de noir masqués, cachés,
06:25qui ensuite, selon les réseaux sociaux, ont commis à prix des exactions.
06:29Donc moi, je dis que je ne prends pas la pause avec des gens
06:31qui viennent saccager les manifestations, qui cachent leur visage,
06:34alors que c'est un délit en manifestation,
06:37lorsqu'il y a des violences ou lorsqu'il y a des troubles à leur public,
06:39comme c'était le cas à Grenoble.
06:40Donc vous savez, Mme Brunon, pourquoi je vous dis ça ?
06:42Moi, j'allais partir sur votre question, mais moi, je n'ai pas le soin soir de M. Nadel,
06:46qui a quand même des propos ambigus.
06:50Quel propos ambigus, monsieur ?
06:51Soyez concret dans ce que vous dites, au lieu de porter les accusations.
06:54Vous ne pouvez pas faire tout ce que vous voulez ici.
06:56Quel propos ambigus j'ai tenu sur la violence ?
06:59Dites-moi, quel propos ambigus j'ai tenu ?
07:01Vous êtes déjà violents par votre joute verbale.
07:02Bien sûr, ça doit être ça.
07:03Je vous réponds et c'est ça la violence.
07:05J'ai pas tenu des propos ambigus.
07:07Vous êtes très clair et j'assume tout ce que j'ai fait, contrairement à vous.
07:11Je n'ai pas la baïa, le port de la baïa à l'école,
07:13qui a été confirmé dans l'interdiction de M. Nadel.
07:15Vous passez leur sujet à l'autre.
07:17Quel propos ambigus j'ai tenu ?
07:18Je ne peux pas laisser des choses à te dire.
07:20Je trouve que les revendications dans la rue méritent vraiment...
07:23Vous êtes ambigus sur la police sur l'influence.
07:24Les revendications dans la rue méritent beaucoup plus.
07:26Vous voulez condamner ?
07:27Je vais poser une question à Laurent Wendiguet, le temps que tout le monde...
07:29Vous voulez condamner, M. Nadel ?
07:31M. Vallée, s'il vous plaît, M. Vallée, s'il vous plaît...
07:33C'est pas possible, M. Vallée, être comme ça.
07:34Vous voyez, même les journalistes de cette chaîne sont...
07:36Oui, mais je suis pas là pour plaire aux gens, je suis là pour poser des questions d'inquisiteurs...
07:40Mais non, c'est pour plaire aux gens, M. Vallée, simplement pour parler des mobilisations.
07:41Je voudrais parler des revendications.
07:43Il n'y a pas eu des violences, Mme Dubois, sur les mobilisations ?
07:45M. Vallée, juste une question.
07:46M. Vallée, juste une question.
07:48Laurent Wendiguet.
07:49Il est tout sans forme, mais il va falloir...
07:51Je pense que le calme dans un débat, c'est ce qui permet à la démocratie de s'exprimer.
07:53Mais nous sommes totalement d'accord.
07:55M. Nadel, je peux parler ?
07:56Vous pouvez parler, mais je peux m'exprimer sans convenir...
07:58Vous l'avez fait ?
07:59Ça va très bien.
08:00C'est juste que vous faites des sons de respect de la démocratie, vous hurlez...
08:03Vous me laissez poser une question ?
08:04Posez-moi une question.
08:05Si vous voulez, Laurent Valdiguet.
08:06J'ai posé la question parce que c'est vrai que ce dispositif sécuritaire, il est 20% de plus
08:10que samedi dernier.
08:11Je l'interroge d'ailleurs en pensant aux forces de l'ordre et en pensant aux manifestants, je ne les
08:16oppose pas à moi.
08:17Je voudrais savoir, est-ce qu'il est possible de tenir de samedi en samedi avec une telle cadence ?
08:23Au niveau des Gilets jaunes, ça a tenu 28 samedis.
08:25C'est vrai que le fait politique d'hier, à mon avis, pour avoir été dans les manifestations le 17
08:32octobre samedi dernier et hier...
08:35D'ailleurs, je me suis un peu trompé hier en début d'après-midi parce que je pensais qu'il
08:38n'allait pas avoir grand monde.
08:40Parce que c'est vrai que Porte d'Italie à Paris, pendant entre 13h et 14h, il n'y avait
08:46pas un chat.
08:47Il pleuvait. C'est vrai qu'en une semaine, on était passé de l'été, le été indien à l
08:52'automne.
08:53C'était Porte d'Italie et pas Place d'Italie. Donc, il y avait une certaine confusion.
08:58À ce moment-là, il y avait beaucoup de gens encore qui pensaient que le cortège allait avoir lieu à
09:01Bastille.
09:02Il y avait des policiers qui faisaient une espèce d'essuie-glace à Bastille pour évacuer la place.
09:06Paris était sous couvre-feu, à la fois au propre et au figuré.
09:11Au propre parce qu'il y avait des secteurs interdits et au figuré parce qu'il faut encore se promener
09:15dans Paris encore aujourd'hui
09:16pour voir les boutiques, des dizaines de magasins fermés par des...
09:21Et finalement, une mobilisation importante.
09:22Et puis finalement, il y a eu beaucoup de monde.
09:24Tout d'un coup est arrivé un gros cortège, 110 000 selon la police, c'est-à-dire pareil que
09:28la semaine dernière,
09:30sur un trajet qui est un trajet totalement inédit de manifestation.
09:33C'est vrai que vous avez raison, c'est un trajet qui a été changé à la dernière seconde,
09:36qui n'est pas un trajet de manifestation traditionnelle dans Paris,
09:39qui est vraiment à la périphérie, sur les maréchaux,
09:42entre ces vieux immeubles de l'Office HLM de Paris et de l'Opac.
09:46Il n'y a pas de boutique, c'est le tramway qui était le boueux au milieu.
09:50Il y avait même, c'était même encore, des fois à un moment donné,
09:52j'ai eu peur pour l'électrification parce que ça ne correspond à aucune des règles policières.
09:57Normalement, il faut traverser un pont sur la Seine, il y avait un bateau de policiers qui attendaient.
10:00Parce qu'en manifestation de nombre comme ça, on ne traverse jamais les ponts sur la Seine, c'est dangereux.
10:05Il fallait traverser un pont sur les voies de chemin de fer,
10:07ce n'était pas un trajet adapté aux manifestations.
10:09Malgré tout ça, les policiers ne se sont pas montrés pendant tout le cortège.
10:13Sur les voies latérales, il n'y avait pas de poste policière visible et ça s'est bien passé.
10:19Et 99% des gens ont manifesté dans le calme et étaient présents à la manifestation.
10:27– Je vous interroge ce soir, s'il vous plaît, parce que je trouve que c'est très important, sur
10:30l'issue politique.
10:31– Je n'ai pas vos questions à Mabrouk, mais je me fais apostrophée, et c'est normal, c'est
10:34son droit.
10:34– À partir de maintenant, avançons, avançons.
10:36– Donc je lui ramène à ses sources.
10:38– On peut parler de revendications peut-être ?
10:39– Avançons dans le débat.
10:40– Oui, mais M. Léa, j'ai pas raison.
10:42– Avançons dans le débat.
10:43– Avançons dans le débat.
10:44– Le porte-parole de débat a fait l'obligé d'une procédure de dissolution par le gouvernement.
10:47– Monsieur Vallée, allez.
10:49– S'il vous plaît, est-ce qu'on peut répondre à Mabrouk sans se faire hurler dessus ?
10:57– Pour finir d'une phrase, on a eu l'impression hier, il y avait le cycle des manifestations lycéennes
11:10qui s'est terminée le 17 octobre, et hier, l'impression qu'on peut avoir, c'est le début d
11:16'un cycle nouveau,
11:17peut-être inédit, de manifestations qui s'annoncent de samedi en samedi.
11:23– Je vais poser ma question dix fois, mais c'est pas grave.
11:25Quand on a de telles mobilisations, que ce soit un camp, un autre, etc.,
11:30il y a quand même beaucoup de Français dans la rue qui sont inquiets par rapport,
11:32les plus jeunes évidemment pour leur avenir, les moins jeunes,
11:35mais c'est les parents des plus jeunes pour le pouvoir d'achat,
11:38c'est le pouvoir de se chauffer, c'est le pouvoir de vivre, parfois le pouvoir de survivre.
11:42Moi, j'interroge l'issue politique.
11:43Ce soir, Emmanuel Macron s'exprime et il dit « je vous reçois ».
11:47Donc il reçoit des organisations, surtout lycéennes, demain,
11:49et on va apporter des réponses très concrètes.
11:51Je vous pose la question.
11:52Est-ce que vous y croyez, d'après ce que vous avez comme informations ?
11:55Mme Sandel et puis M. Vallée.
11:57– Je pense que si ce gouvernement était un tant soit peu rationnel,
12:00il aurait tout intérêt maintenant, parce que ça fait déjà un mois qu'on attend tout ça,
12:05de répondre aux demandes qui ont été posées, concentrées, déclarées,
12:09mises sur la table par les lycéens.
12:11C'est-à-dire 10 milliards pour mettre fin à un système de sélection généralisé
12:15qui est Parcoursup et pour investir tout de suite sur le bâti
12:19et sur nos conditions vraiment minimales d'éducation.
12:22À ce niveau-là, effectivement, il vaut mieux le faire maintenant,
12:24parce que maintenant vous avez effectivement les gilets jaunes qui arrivent,
12:27d'autres personnes qui manifestent simplement pour le droit à manifester,
12:30et c'est une crise qui va s'enraciner encore plus.
12:32Tout de suite, il faut donner une solution, il faut donner 10 milliards.
12:35– Je ne comprends pas vraiment, Mathieu Vallée, votre réponse,
12:37et un ne sera-t-il pas votre éclairage ?
12:39Pourquoi avoir attendu ?
12:40Allez-y tout de suite, parce que je vois que vous ne se pensez pas que je puisse…
12:43– Oui, je vous écoute.
12:44– Je ne sais pas si rien, mais vraiment, j'essaie d'être respectueuse de tout le monde.
12:46– Je ne peux pas accuser, je ne t'ai rien dit, mais jamais…
12:49– Je vous écoute, j'essaie de faire l'équilibre.
12:51– Je vous laisse finir.
12:52– Comment vous expliquez qu'il est fallu attendre autant de blessés
12:54chez les forces de l'ordre, des blessés aussi côté lycéen ?
12:57Comment attendre, on voit bien que c'est vraiment massif, comment vous expliquez que le gouvernement…
13:02– Je reviens sur un mot que vous avez tenu, moi je ne tiens pas un camp contre un autre.
13:06Moi je suis pour le camp de la France et de la République, ce que nous devons tous être.
13:09Et les manifestants qui viennent revendiquer une vie moins chère,
13:12Marine Le Pen a fait par exemple des propositions sur la baisse des prix à la pompe du carburant,
13:15on a fait aussi des propositions sur la baisse du prix à la caisse,
13:18puisque l'inflation, elle ne diminue pas.
13:21– Oui pardon, je parle aussi des travailleurs et des gens qui demandent…
13:23– Oui oui, mais c'était une mauvaise à la lycée à nos départs, je ne vais pas vous demander.
13:26– Vous êtes arrogants, évidemment, vous n'essayez pas les autres terminer, je vous écoute et je vais vous finir.
13:29Mais c'est votre jeunesse sûrement, tant mieux, gardez-la.
13:31– Allons sur la jeunesse.
13:33– Oui, moi je soutiens la jeunesse aussi.
13:34– Allez-y, on vous entends votre proposition.
13:37– Vous n'êtes pas mon maître, donc je vais répondre comme je veux.
13:39– Donc qui, en fait, a aussi des revendications.
13:42Donc sur le bâti, je sais que quand on parle de sa raison, ça vous fait rire,
13:44mais sur le bâti, les lycées qui dépendent des régions, le collège des départements et les écoles des mairies,
13:50oui, il faut améliorer les connaissances de travail.
13:52– Est-ce qu'il faut un plan d'urgence pour le bâti ?
13:53– Une dotation exceptionnelle ?
13:54– Pardon, M. Nadel, notre position…
13:58– Mais soyons concrets.
13:59– M. Nadel, dans un débat, je m'exprime aussi comme je veux, je vous laissez vous exprimer.
14:03– Oui, mais est-ce que vous êtes pour des milliards en plus pour le bâti ?
14:05– Moi vous savez sur quoi je suis, M. Nadel, mais ne lèvez pas le ton.
14:08Si vous voulez apprendre à débattre, arrêtez de crier.
14:10– Est-ce que vous êtes pour des milliards en plus sur le bâti ?
14:11– Moi je suis pour un plan, on est pour un plan d'investissement que Marine Le Pen proposera,
14:15parce que les finances publiques c'est sérieux, monsieur.
14:17– Mais là on parle de marquement, on ne parle pas de dans six mois.
14:19– Nous on parle dans six mois parce qu'on est causé d'une élection présidentielle.
14:21– Mais il faut y répondre maintenant à cette crise, sinon c'est le chaos qui s'installe.
14:23– Vous, vous manifestez dans la rue et c'est votre droit,
14:25tant qu'il n'y a pas de violence et que la loi est respectée,
14:27ce qui est le cas de beaucoup de manifestants,
14:28nous on présente un programme sérieux pour les cinq ans à venir, pour les Français.
14:31– Il ne faut pas de sortir des crises.
14:32– Donc la renaissance, je peux terminer M. Nadel,
14:34la renaissance de l'école, elle passe par l'abrogation par exemple de Parcoursup,
14:38c'est un système opaque, un système inégalitaire,
14:40un système qui ne convient à personne.
14:41– On le remplace par force.
14:44– On va le remplacer par un système que nous allons proposer, madame Mabrouk,
14:47mais convenez qu'on décide aussi du tempo de la campagne et des sujets.
14:50– Non mais je vous pose une question, si vous avez déjà l'adapté.
14:52– On a un système, on a un système, on a une campagne présidentielle.
14:54– La campagne ne commencera pas tant qu'on n'aura pas répondu à cette crise.
14:57– Mais elle a déjà commencé qu'on n'a pas trouvé l'issue politique, démocratique.
15:00– Est-ce qu'il y a des attentats ?
15:02– Moi j'entends Parcoursup, on le supprime,
15:04moi j'aimerais savoir Parcoursup, on le remplace.
15:06– Et donc en fait, au-delà des sujets qui n'intéressent pas M. Nadel
15:09et qui intéressent beaucoup de Français,
15:10que le prix à la pompe leur étrangle la ceinture,
15:13que les prix à la caisse étranglent les plus modestes et les plus populaires,
15:16que les prix de l'énergie, puisqu'on va rentrer dans la paire hivernale,
15:18écracent aussi le budget des Français.
15:20– Vous êtes sûr que je vais en parler et j'ai prévu d'en parler.
15:21– C'était pas contre la déchirme, madame, les manifestations samedi ?
15:23– Mais je pose juste une question sur Parcoursup.
15:24– Et sur Parcoursup, nous voulons remplacer par un système
15:27beaucoup plus transparent, beaucoup plus équitable
15:29et beaucoup plus individualiste, mais on va aller plus loin, madame.
15:31– C'est l'objectif, madame, avec plus de place ou pas ?
15:34– Mais simplement, est-ce qu'il faut plus de place dans le supérieur ?
15:37– Si je peux juste…
15:38– Allez, Anne, s'enlève la question.
15:39– Franchement, je fais beaucoup de plateaux,
15:41on peut faire une phrase, pardon,
15:43on peut faire une phrase, pardon, Anne, du vois,
15:45on peut faire une phrase au dernier, mais assez dure ce soir.
15:48– Si, ça vous dérange pas de la demande.
15:50– Dans les premiers travaux tels qu'ils ont été amorcés
15:54par le gouvernement et les premiers échanges
15:56avec les syndicats lycéens,
15:58dans les premiers travaux tels qu'ils ont été amorcés
16:00dans les dialogues entre les instances lycéennes
16:02et le gouvernement, il n'est pas question,
16:04à ce stade en tout cas, de supprimer Parcoursup,
16:06il est question de l'amender et de le modifier
16:08en le rendant notamment plus transparent
16:10et plus individuel.
16:12Parce qu'effectivement, l'une des grandes revendications lycéennes,
16:14c'était de dire qu'il y a une opacité
16:16sur le système de sélection
16:18de Parcoursup qui rend parfois ces décisions
16:20vécues comme extrêmement injustes.
16:22Donc, il n'est pas question de le supprimer,
16:24mais de le modifier.
16:25– Donc, vous, vous demandez toujours
16:27la suppression pure et simple, la bourgation…
16:29– Justement, il faut être plus précis que ça.
16:31C'est pour ça que c'est intéressant de parler
16:32de système Parcoursup.
16:33Ça va avec le nouveau bac,
16:34ça va avec tout un tas de réformes
16:35qui sont passées depuis qu'Emmanuel Macron
16:38est au pouvoir.
16:39Ce qu'il s'agit, c'est de gérer
16:40le manque de place dans le supérieur.
16:42Moi, je dis, tous ceux qui aujourd'hui disent,
16:44parce que peut-être ça leur va,
16:45et qu'ils se disent, si on dit
16:46qu'on supprime Parcoursup,
16:47on va satisfaire les lycéens
16:48et ça ira, je leur dis non.
16:50Si on supprime Parcoursup
16:51et qu'on n'ouvre pas de manière ciblée
16:53dès qu'on sort maintenant
16:55de cette crise des places dans le supérieur,
16:56par dizaines de milliers,
16:57alors on n'aura rien changé.
16:59Parcoursup est un très bon système
17:00s'il s'agit de gérer le manque de place
17:02dans le supérieur.
17:03Et c'est ça la question.
17:04Et c'est là qu'on attend
17:04des réponses politiques précisément.
17:06– Mais par contre, vraiment,
17:07c'est d'un ton.
17:08– Mais non, mais là, honnêtement,
17:09il a toujours parlé comme ça.
17:10– Oui, il va apprendre à parler
17:12un peu moins fort et puis ça ira bien.
17:14Mais M. Nadel, en fait,
17:15la réalité, c'est que…
17:17– Répondez sur les milliards.
17:18– Oui, mais vous n'êtes pas
17:18le porte-parole du plateau,
17:19donc je vais parler quand je veux.
17:20– Je vous pose une question
17:21sur les investissements
17:22pour justement changer de système.
17:24– Tout va bien, M. Valéal.
17:25– Non, mais je vois que c'est
17:26l'extrême-gauche face à moi.
17:27Je ne peux pas en finir une phrase.
17:28Ça lève le ton dès que je veux
17:29placer une phrase.
17:29Et si je ne réponds pas…
17:30– Je vous pose une question.
17:31– Je vous pose une question.
17:31– Je vous pose une question.
17:32– Je vous pose une question.
17:40– C'est dommage parce que vraiment…
17:44– C'est dommage, vraiment.
17:46Attendez, M. Nadel, pardon,
17:47et Mathieu Valé, c'est dommage.
17:48– Je ne peux pas placer une phrase,
17:49Mme. – Vous allez le faire.
17:51Attendez, je replace juste…
17:52On a le temps.
17:52Je replace juste le débat
17:53à sa juste mesure.
17:55Il y a eu de samedi en samedi,
17:56il y a eu beaucoup de violences.
17:58Nous avons assisté hier à un samedi
18:00où il y en avait moins
18:01avec des cortèges
18:02qui étaient vraiment, vraiment
18:03très importants.
18:03Je pense qu'on doit,
18:05à ceux qui nous regardent
18:05et qui étaient dans la rue,
18:06à la fois des réponses
18:07sur la jeunesse,
18:09à la fois des réponses…
18:10sur le pouvoir d'achat, etc.
18:12Donc, j'interroge les deux
18:13et j'essaye,
18:14même si vous me le reprochez…
18:15– Je ne veux rien reprocher.
18:16– Non, non, vous et d'autres,
18:17la modératrice,
18:18du mieux que je peux.
18:19– Mais, Mme. Mbou, je vous…
18:20– Allez-y, je vous assure,
18:22regardez, on va se taire,
18:23on va vous écouter.
18:24Allez-y.
18:26– Donc, j'ai fait des propositions
18:28sur le pouvoir d'achat.
18:29J'ai fait des propositions,
18:30Marine Le Pen et Jordan Dada,
18:31sur l'histoire de Parcoursup.
18:33Mais, en fait, Parcoursup,
18:35c'est la finalité d'un système.
18:37Ce qu'il faut voir,
18:37c'est en amont.
18:38Quand, en première,
18:39vous devez,
18:40je parle pour les voies générales,
18:41choisir trois matières
18:41et en terminale, deux matières,
18:42quand, en filière technologique,
18:44il y a huit filières à choisir,
18:47eh bien, oui,
18:47nous disons que, par exemple,
18:49la première priorité,
18:50bien en amont,
18:51c'est de s'occuper aussi
18:51de nos écoliers
18:52qui doivent savoir lire,
18:53écrire et compter
18:53quand vous avez un gamin sur trois
18:54qui ne sait pas écrire correctement
18:56et plus d'un gamin sur trois
18:57qui ne sait pas compter correctement.
18:58Premier sujet.
18:59Deuxième sujet,
19:00on parle beaucoup de l'université,
19:02mais on peut aussi parler
19:03des voies technologiques,
19:04des voies professionnelles
19:05qui manquent profondément
19:06parfois de personnes
19:08qui s'y engagent
19:08parce qu'elles sont dévalorisées,
19:09parce qu'elles sont sous,
19:10en fait,
19:12employées et sous-dotées.
19:13Et donc, nous,
19:14on dit aussi que les enfants,
19:15au lieu d'aller dans des filières
19:16sans impasse,
19:17au lieu d'aller dans
19:17les filières universitaires
19:18comme les filières sociologiques,
19:21psychologiques,
19:21où il y a un même staff,
19:23où il y a beaucoup d'étudiants
19:24qui y vont
19:24et qui n'ont pas forcément
19:25un débouché professionnel,
19:26on peut aussi voir,
19:27lors du secondaire,
19:29notamment au collège,
19:30des enfants qui n'aiment pas l'école.
19:31Moi, je n'étais pas forcément
19:33un adepte
19:34et un fan de l'école.
19:36Et bien, après,
19:36j'ai trouvé ma voie
19:37sur un métier
19:38qui m'a plu.
19:39Donc, je pense que,
19:40oui, aujourd'hui,
19:41il faut individualiser
19:41les parcours des élèves
19:42en fonction de leur volonté,
19:43de leur capacité
19:44et surtout qu'ils maîtrisent.
19:46Tout le monde dit ça, monsieur,
19:47mais au bout de dix ans,
19:47c'est Emmanuel Macron
19:48que vous combattez
19:49et qu'on partage au moins
19:49ce point de vue-là ensemble.
19:51Tout le monde dit ça,
19:51mais personne ne l'a fait.
19:52Et aujourd'hui,
19:53les analyses PISA
19:54qui analysent
19:55le niveau des élèves
19:56de l'OCDE,
19:57qu'on parle trop,
20:00les résultats
20:01sont de plus en plus
20:01catastrophiques
20:02pour le minimum.
20:03Si vous ne savez pas
20:03lire et créer et compter
20:04dans la société,
20:05au niveau des armes
20:05les gens savent lire
20:06et créer et compter,
20:07mais la question,
20:08vous allez voir,
20:10je vais vous poser une question.
20:11Le dernier classement PISA
20:12est un peu plus sévère
20:13que vous sur ce sujet.
20:14Bien sûr.
20:15Sur la maîtrise
20:16des mathématiques,
20:17de l'écriture
20:17et de la lecture,
20:18il y a vraiment des lacunes.
20:19Je suis d'accord
20:20et je pense justement
20:21que c'est un système éducatif
20:23qui est la cause
20:24de ces problèmes-là.
20:25Maintenant,
20:25monsieur Vallée,
20:26par exemple,
20:26a parlé,
20:27il a dit,
20:27ce que dit toujours
20:28la droite,
20:29l'extrême droite,
20:30etc.,
20:30les filières,
20:31les gens vont en sociaux
20:32alors qu'il n'y a aucune débouchée,
20:33etc.
20:33On prend ce petit exemple
20:34en pensant qu'on a répondu
20:36à tout comme ça.
20:36Parlons des lycées pros,
20:37vous dites,
20:37qui sont dévalorisés.
20:38Est-ce que le Rassemblement National
20:41s'oppose aux réformes
20:42de Sarkozy et de Macron
20:43par lesquelles les lycéens
20:45de la voie professionnelle
20:45ont perdu au total
20:46un an et demi
20:47d'enseignement ?
20:49Est-ce qu'on voulait
20:49réellement valoriser
20:50la voie professionnelle ?
20:51Bien sûr,
20:51mais non seulement...
20:52Alors, on revient dessus ?
20:53Non seulement,
20:53je vous réponds,
20:54non seulement on veut
20:54revaloriser les voies professionnelles,
20:56mais vous savez que les centres
20:56dont vous parlez,
20:57les centres de formation
20:58et déjà en connectant mieux
21:00les lycées professionnels
21:00avec les entreprises,
21:01en essayant de mieux
21:03contribuer entre le...
21:04Bah oui,
21:05mais M. Nadel...
21:05Mais c'est ça,
21:06c'est la réforme de Macron,
21:06justement.
21:07Non, la réforme de Macron,
21:08elle fait que les voies professionnelles
21:09ont été sous-dôtées,
21:10sous-évaluées
21:11et dévalorisées.
21:11Donc ça, c'est un peu systémique
21:13depuis 30 ans.
21:13Mais la réforme de Macron,
21:14elle visait justement
21:16à faire correspondre
21:17avec la renaissance...
21:18Mais je vous réponds
21:19parce que vous vous proposez
21:20pour proposer la même chose.
21:21Non, pour ne pas se faire
21:21du tout la même chose,
21:22la renaissance pour la France
21:24que Marine Le Pen vous propose,
21:24c'est justement
21:25de changer des systèmes
21:26et des fonctionnements
21:27qui ont abouti
21:28à des échecs de filière,
21:29à des échecs individuels
21:31et à des échecs du système scolaire.
21:32Avec plus de formation ou non ?
21:34Mais oui,
21:34avec de la formation professionnelle
21:35en adéquation avec...
21:37Mais non,
21:38mais vous ne me laissez pas finir.
21:39Avec une formation professionnelle
21:40qui est beaucoup plus axée
21:41sur l'apprentissage en entreprise
21:43et sur la possibilité à l'issue...
21:45Donc moins de formation.
21:51C'est transformer cette voie professionnelle
21:53en véritable voie
21:54à se préparer à exercer un métier.
21:56Quand vous êtes plombier,
21:57quand vous êtes mobilisés,
21:59même les listes de l'enseignement,
22:01enseignement professionnel,
22:02pas aller en entreprise,
22:04enseignement.
22:04Le mot enseignement veut dire
22:05qu'on reçoit des heures d'enseignement.
22:08Oui, bien sûr,
22:09mais qu'on reçoit des heures d'enseignement
22:10qui permettent de vous préparer
22:11à un métier avec une entreprise
22:13qui est beaucoup plus associée.
22:14Vous estimez qu'Emmanuel Macron,
22:15la droite et le Rassemblement national,
22:16avec une entreprise
22:18qui est beaucoup plus associée
22:19aux filières professionnelles.
22:20Moi, j'ai des amis
22:20qui sont plombiers,
22:22qui sont minisés,
22:23et qui réussissent leur vie
22:24parce qu'ils sont passés
22:25par un professionnel,
22:25parce qu'il faut mettre
22:26le pied.
22:26Je vais m'excuser auprès de vous aussi,
22:27mais je vais vous estimer
22:28qu'Emmanuel Macron,
22:29la droite et le RN,
22:29même combat sur ce que vous appelez
22:31la classe libérale.
22:32Je vous ai parlé
22:32de la réforme de Sarkozy
22:33qui a enlevé un an
22:34au bac professionnel,
22:35et je vous ai parlé
22:36des réformes de Macron
22:37qui ne sont d'ailleurs
22:37même pas passées par des lois
22:39mais par voie de décret,
22:40qui ont dévalorisé
22:41l'enseignement professionnel
22:42au profit de l'apprentissage
22:43en transformant,
22:44en fait,
22:45petit à petit,
22:46c'est l'horizon vers lequel on va,
22:47celui de l'Allemagne,
22:47etc.,
22:48où c'est que des stages.
22:49A vrai dire,
22:49c'est pas vraiment de la formation.
22:51Je n'ai pas dit que des stages,
22:51M. Nadal.
22:52J'ai dit qu'il y avait
22:53une part d'apprentissage théorique
22:54et une part d'apprentissage pratique.
22:56Oui,
22:57il y a une part de chaque,
22:58évidemment,
22:59mais il y a plus de stages
23:00pour moins d'heures.
23:00C'est le sens de ces réformes-là.
23:02Sur ces réformes,
23:02le RN ne s'y est jamais opposé.
23:04Toute la droite
23:04et toute l'extrême droite
23:05sont d'accord.
23:06Et si je vous demande,
23:07est-ce qu'il faut
23:07plus d'enseignement général,
23:10de formation de travailleurs
23:11véritablement qualifiés
23:12et pas simplement placés
23:13dans la position tout de suite
23:14d'exercer directement un emploi
23:16au bout de trois ans ?
23:18Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
23:19Il faut plus d'enseignement ?
23:20Moi,
23:20je pense qu'il faut
23:20de l'enseignement professionnel
23:22avec une entreprise
23:23qui est associée
23:23à ce que lorsque ces gamins
23:25qui vont dans ces filières
23:26puissent à l'issue
23:27avoir tous les outils
23:28pour exercer pleinement
23:29les activités.
23:31Oui, précisément,
23:32mais tous les outils.
23:33Bien sûr,
23:34M. Nadel,
23:35et merci Mme Brouc
23:36de nous laisser finir
23:37comme vous le faites,
23:37mais quand vous avez des gens,
23:39et pardon d'être concret,
23:40j'essaie d'être comme vous,
23:41vous évoquez des cas
23:42d'iciens et étudiants,
23:43j'essaie d'évoquer des cas
23:43aussi de gens
23:44qui m'en ont parlé,
23:45que je rencontre
23:45dans la circonscription
23:46ou dans les limites.
23:47Ils sont menuisiers,
23:48ils sont plombiers,
23:49ils ont des activités manuelles,
23:51ils commencent par ouvrir
23:52leur entreprise,
23:53donc nous, vous voyez même,
23:53on va même plus loin.
23:54Pour ouvrir une entreprise,
23:55on va leur permettre
23:55non pas d'être taxés,
23:56d'être prélevés
23:57et d'être assommés
23:58de charges, de normes
23:59et de difficultés.
23:59Donc si vous enlevez
24:00les charges,
24:01comment vous financer
24:02l'enseignement professionnel ?
24:03On va faire des économies
24:03ailleurs, M. Nadel,
24:04des économies sur les agences
24:05de l'État,
24:06des économies sur la migration.
24:07Les 10 milliards demandés
24:08par les lycéens,
24:08comment on les finance ?
24:09Vous pensez vraiment
24:10que demain,
24:10il y aura une première réponse ?
24:12Alors évidemment,
24:1310 milliards,
24:14vous avez déjà la réponse
24:16en réalité,
24:16mais vous pensez vraiment
24:17que dès demain,
24:18il peut y avoir
24:18une réponse concrète ?
24:19Le président dit ce soir
24:20des réponses concrètes.
24:21Moi, je vous interroge
24:22tous les deux
24:23parce que si vous convergez
24:24bien sur un point,
24:25c'est qu'on voit bien
24:25que vous n'y croyez pas
24:26à court terme.
24:28Donc avec des caisses vides,
24:29des poches trouées
24:30et pas beaucoup d'idées
24:32parce que si on a des idées,
24:33généralement,
24:34c'est en début,
24:35en milieu de quinquennat,
24:36ça fait là 10 ans.
24:37Ils n'ont pas besoin
24:37de les trouver les idées,
24:38on les met déjà sur la table.
24:40Moi, je pense que
24:40de toute façon,
24:41aujourd'hui,
24:42même si on faisait
24:43l'annonce par exemple
24:44d'une fausse suppression
24:45de parcours sup,
24:46je ne sais pas
24:46ce qu'il va dire,
24:47je n'ai pas plus d'informations
24:48que vous là-dessus,
24:48mais mettons qu'il dise ça.
24:50Mais je pense que
24:51s'il ne met pas l'argent derrière,
24:52ce mouvement est tellement
24:55déterminé, intransigeant
24:55et tellement resté
24:56sur les mêmes revendications
24:57depuis le départ
24:57qu'il ne va pas se laisser
24:59aller à l'esbrouffe
25:00gouvernementale.
25:00On est habitué à ça
25:01et ce qu'on demande,
25:02c'est des réponses concrètes
25:03de la part du gouvernement,
25:04de la part des groupes parlementaires.
25:06On a un budget
25:06qui va être voté là,
25:07on souhaite tout simplement
25:08d'avoir l'argent sur la table
25:09et ensuite,
25:10les aménagements
25:10sur comment on change de système
25:12par rapport à Parcoursup,
25:13etc.,
25:13on peut en discuter.
25:14Mais le préalable,
25:15c'est d'avoir de l'argent
25:15sur la table
25:16et je remarque que M. Vallée,
25:17je lui ai demandé 6 fois
25:18ou 7 fois,
25:19il n'y a toujours pas eu de réponse.
25:20Les 10 milliards
25:21demandés par les lycéens,
25:22êtes-vous d'accord ?
25:22Non mais nous,
25:23je ne vais pas raser gratis,
25:24M. Nadel,
25:25il y a un programme économique.
25:26Il faut qu'on sorte
25:27de cette crise maintenant.
25:28Mais attendez M. Nadel,
25:29je ne suis pas le porte-parole
25:30du gouvernement
25:30et je ne suis pas là
25:31pour répondre
25:31à une crise que le gouvernement.
25:33Comment ?
25:34Vous êtes le porte-parole
25:34de vous-même et du RL ?
25:35Oui, bien sûr, exactement.
25:36C'est ça ma question, précisément.
25:38Mais quand on parle de choses
25:38aussi sérieuses que l'école,
25:39que le budget de la France,
25:41que vous savez combien...
25:41Non mais pardon,
25:42on met de l'argent sur les horaires.
25:43Il y a 3 600 milliards de dettes.
25:45C'est facile de dire
25:46on met 10 milliards par-ci,
25:4710 milliards par-là.
25:48Il faut avoir un projet cohérent
25:49et quand je vous parlais
25:50de tout un système éducatif
25:51à refonder,
25:52c'est l'objet...
25:53Mais pardon M. Nadel,
25:54mais ce n'est pas aussi maniquaire
25:55que vous le croyez.
25:56Je ne sais pas si vous travaillez...
25:58Tant mieux,
25:58mais je pensais que vous dépassiez
25:59un peu ce niveau-là
26:00et que vous incarniez l'avenir
26:01qui était différent du passé.
26:02Mais je dis simplement...
26:04C'est exactement ça.
26:04Pour moi,
26:05c'est qu'il faut une sortie de crise
26:05maintenant,
26:06pas la présidentielle.
26:07Pour samedi,
26:08moi ce que je dis,
26:08que ce soit pour les gilets jaunes,
26:09que ce soit pour les retraites,
26:10que ce soit pour les crises ICN,
26:12M. Macron à chaque fois a attendu
26:13qu'il y ait le chaos dans nos rues,
26:15qu'il y ait le chaos dans notre pays
26:16pour commencer à recevoir
26:18les personnes intéressées
26:19qui ont rendu...
26:19C'était la question que je vous posais
26:21de l'État.
26:22Et je termine,
26:22samedi,
26:23samedi dernier,
26:24si la situation a été calme,
26:28c'est aussi parce qu'il y a eu
26:30moins de voyous
26:30qui ont été pillés
26:31dans les centres-villes.
26:31Il y a eu comme une situation
26:32très difficile à Marseille,
26:33à Lyon, à Paris.
26:34Je ne sais pas si à l'Ontario
26:35vous avez vu,
26:35Mme Mabou.
26:36Je suis obligée
26:37de donner la parole.
26:38Ça va vous intéresser
26:39au maire d'Orléans.
26:40M. Serge,
26:41vous voir nous attend
26:41depuis tout à l'heure.
26:42Il y a eu le congrès.
26:43J'ai connu des plateaux
26:44où c'était moins compliqué
26:45quand même,
26:45mais allez-y,
26:46je vous en prie.
26:47Je voulais juste finir ma phrase.
26:48Je vous disais simplement
26:53que vous revenez sur les violences.
26:54Je ne vais pas raser gratis
26:55et faire des chèques
26:56sans provision.
26:57Vous avez donné la réponse.
26:58Une petite crise
26:59avec une réponse
27:00politique à cette crise.
27:01La conclusion,
27:02M. Vallée,
27:03la conclusion,
27:03c'est pour vous dire aussi,
27:05si M. Nadel ne m'interrompt pas
27:06et que je peux quand même
27:07exprimer 30 secondes,
27:08je dis simplement
27:09qu'il y a eu
27:11des débordements
27:12et des violences
27:13qui ont encore été commises
27:13à Paris, à Lyon, Marseille
27:15et dans d'autres villes.
27:16Oui, mais ça vous gêne,
27:17mais moi ça m'intéresse
27:17à dire des policiers.
27:18Il n'y a plus de temps.
27:18Je dis simplement
27:19qu'il y a eu
27:20des belles interpellations
27:20à Paris.
27:21Des policiers se sont fait
27:22insulter d'ACAB
27:23et de prise à partie
27:24par des gens d'ultra-gauche
27:25et à Lyon,
27:26vous l'avez vu ou pas ?
27:27Parce qu'on nous demandait
27:27c'est quoi le lien
27:28avec l'ultra-gauche,
27:28des gens qui étaient
27:29équipés, aguerris
27:30pour aller au contact
27:31des forces de l'ordre.
27:32Je vous rappelle
27:32cette interpellation à Lyon
27:33où quelqu'un qui avait
27:34des bouteilles
27:35a été interpellé
27:36en flagrant délit.
27:36Mais c'est ça aussi
27:37le travail des policiers
27:37de Jambes,
27:38c'est protéger
27:38les honnêtes
27:39indépétants.
27:39Je ne pose pas de temps, moi.
27:41Dernière question,
27:42demain, s'il n'y a pas
27:42le préalable des 10 milliards,
27:44tout se poursuit pour vous ?
27:46C'est plus que ça,
27:47ce n'est pas seulement
27:48tout se poursuit.
27:48La situation est chaotique,
27:50elle est dangereuse
27:51pour tout le monde.
27:52On a quand même,
27:53je suis mal à l'aise
27:54de venir sur ce plateau
27:54pour ne pas en parler,
27:55mais on a eu
27:55un attentat terroriste.
27:57On va en parler là
27:58tout de suite.
27:59Non mais moi,
28:00de moi dans le...
28:00C'est la première fois
28:01que je m'exprime
28:01depuis que c'est arrivé.
28:02Un attentat terroriste,
28:03raciste.
28:04Mais ce que montre
28:05ce mouvement,
28:06c'est qu'on est tous semblables
28:08par nos aspirations,
28:09par nos besoins en commun
28:10et qu'on peut y répondre
28:10politiquement.
28:11Et que c'est comme ça
28:12qu'on fait peuple
28:12et qu'on fait nation
28:13tant qu'on ne le fait pas,
28:14tant qu'on ne répond pas
28:15aux attentes,
28:15tant qu'on ignore
28:16les mobilisations,
28:17tant qu'on propage le chaos,
28:19alors on peut s'attendre
28:20à une situation
28:20qui s'empire encore.
28:21Mais ça,
28:21ce n'est pas notre responsabilité.
28:22Nous, nous portons
28:23cette unité populaire
28:24et tout simplement,
28:25le 5 novembre,
28:26j'appelle tout le monde
28:27à se mettre en grève
28:28à l'appel des syndicats
28:29et d'ici là,
28:30les blocages de lycées
28:30reprendront pour qu'on soit
28:31entendu sur nos besoins
28:33et qu'on retrouve une dignité.