- il y a 12 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00La suite de votre émission avec cette question à présent, qui va payer aussi les dégâts et les différents saccages
00:05?
00:05Les présidents de région, vous le savez, ils sont en première ligne face à la colère.
00:08Ce sont les régions qui gèrent les lycées.
00:10Alors, violence, dégradation, facture de millions d'euros, c'est un cocktail explosif.
00:15On va en parler dans quelques instants avec Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France.
00:19Mais tout d'abord, je vous ai montré tout à l'heure ces scènes très graves au lycée Vauclin à
00:25Paris.
00:26On a eu des lycéens, des personnels de l'éducation qui ont été confinés, puis évacués pour tenter d'échapper
00:33à ce feu.
00:34Notre envoyé spécial sur place, on va le contacter de suite.
00:39Quel est l'état d'esprit ? Quel est l'état d'esprit ce soir après une telle journée aussi
00:43tendue ?
00:47Cela a été la sidération une bonne partie de la journée parce que tout s'est passé en quelques minutes.
00:53Et regardez, est-ce un hasard ou est-ce un symbole ?
00:55C'est à l'endroit même où il y a la plaque de la devise républicaine que les flammes ont
01:00pris et sont venues noircir la devise républicaine.
01:03Liberté, égalité, fraternité.
01:05On est ici devant le lycée Vauclin dans le 13e arrondissement de Paris.
01:08Et c'est à cet endroit ce matin qu'un groupe d'individus masqués, au visage masqué,
01:14s'est attroupé et a placé ici des vélos et toutes sortes d'objets pour mettre le feu à la
01:21porte du lycée.
01:23Derrière cette porte, notre équipe de BFM TV, aux côtés d'une centaine d'élèves et des personnels de l
01:29'établissement,
01:30regroupés, confinés, impuissants face à cette scène où des jeunes ont tenté de mettre le feu à la porte.
01:36Écoutez le récit que nous a fait la proviseure du lycée quelques minutes après cette tentative d'incendie.
01:43Ils ont jeté des poubelles pleines devant la porte de l'établissement.
01:48Ils ont amené plein d'autres choses qui étaient inflammables.
01:50Je ne sais pas si vous voyez derrière moi, mais il y a des vélos, il y avait un canapé.
01:54Et puis ils ont donné des grands coups dans la porte, certainement, pour la faire céder.
02:01Et puis ils ont déversé un liquide inflammable.
02:04Et puis ils ont mis le feu à l'établissement.
02:07Puis il y a eu aussi des tirs de mortier.
02:09Donc c'était très rapide, très violent.
02:12Et on sent que cette équipe était quand même très organisée et avait préparé son coup.
02:18Je crois qu'on avait rarement vu une violence aussi forte face à nous.
02:24Autre élément donné par la proviseure de l'organisation de la méticolisité, si j'ose dire, de ces jeunes,
02:29c'est qu'avant de commettre leurs méfaits, selon la proviseure, ils ont entrepris de casser,
02:36de dissimuler la caméra de vidéosurveillance qui se trouve juste au-dessus du perron.
02:42Et donc il y avait une vraie volonté de nuire.
02:44Regardez sur ce trou de boîte aux lettres.
02:47Et bien juste de l'autre côté, les personnels de l'établissement tentaient de faire passer la buse de l
02:51'extincteur
02:52pour éteindre le début d'incendie.
02:54Et bien avec leurs mains et avec des objets, ces individus empêchaient la buse de l'extincteur de passer
03:00et donc d'éteindre l'incendie.
03:02Donc il y avait vraiment une volonté de mettre le feu en sachant pertinemment
03:06qu'il y avait des élèves et une équipe de journalistes retranchés à l'intérieur.
03:12Tout ça s'est passé sur quelques minutes.
03:14Ensuite, il y a eu une intervention des forces de l'ordre et des pompiers.
03:17Vous le voyez, tout a été nettoyé depuis.
03:20Les artisans ont depuis placé des plaques de bois sur ces vitres qui avaient été fracturées à coups de béquilles.
03:27La présidente de la région Île-de-France que vous recevez, Sonia, s'est rendue ici sur place il y
03:31a quelques instants
03:32à la suite de quoi la proviseur m'indiquait que demain, l'établissement resterait fermé
03:36et que les courses se feront désormais à distance.
03:40Effectivement, on vous remercie. Merci pour toutes ces précisions.
03:43On comprend combien le drame a été évité de justesse.
03:46Avec Bruno Jeudy, Nicolas Domnac et Anne-Sora Dubois, on reçoit ce soir Valérie Pécresse.
03:51Bonsoir.
03:51Bonsoir.
03:52Merci d'être là, Madame la présidente de la région Île-de-France.
03:55Vous étiez sur place. Il y a les dégâts et il y a bien sûr le choc, évidemment, la peur,
04:00l'angoisse de ce qui s'est passé.
04:02Qu'est-ce qu'on vous a dit, justement, sur place ? Quel est le contexte ce soir et après
04:06une telle journée ?
04:07Il faut comprendre que cet incendie a eu lieu dans un lycée où les élèves étaient à l'intérieur.
04:12Donc, ils se sont retrouvés confinés face à une porte qu'on venait d'incendier hyper brutalement.
04:18Et le plus terrible, c'est qu'au-dessus de la porte, il y avait le logement de fonction de
04:22la cuisinière et de ses quatre petits-enfants.
04:24Et on a réussi à évacuer la cuisinière avec ses quatre enfants, quatre enfants, pardon, in extremis.
04:31Et les quatre enfants sont très choqués parce que c'était très spectaculaire.
04:35Et les flammes se sont embrasées hyper vite.
04:37Et donc, ils auraient pu tuer des enfants.
04:40Voilà.
04:41Alors, moi, cette situation me rend infiniment triste.
04:44Qu'est-ce que vous savez de ce qui s'est passé ?
04:46Est-ce qu'on vous a dit ?
04:46Ce sont des éléments extérieurs ?
04:48Parce que là, il y a une volonté très claire de mise en danger.
04:52Il y a eu trois attaques de ce lycée.
04:55Donc, ils sont venus à deux reprises.
04:57Ça n'a pas marché.
04:58Ils ont visiblement repéré que la porte était en vert.
05:01Ils ont dû faire le repérage de tous les lycées de Paris, ou en tout cas du sud de Paris,
05:05voir que cette porte était en vert, qu'elle était donc plus fragile que les autres portes.
05:09Je rappelle qu'à quelques encablures de là, au lycée Gaston Bachelard,
05:12ils ont cramé hier, pardon, ils ont cramé vendredi, un portail art déco magnifique,
05:19mais lui aussi un peu plus fragile que les portes classiques des grands lycées parisiens.
05:24Donc, en fait, c'est du repérage.
05:26Ils choisissent leur cible.
05:27Il y a beaucoup de professionnalisme dans ces attaques.
05:30C'est des attaques qui sont de type émeuture baine.
05:33Il y a vraisemblablement aussi des modes d'emploi qui circulent.
05:36Moi, je l'avais vu au moment de la mort de Naël.
05:40On avait eu une émeuture baine.
05:42Il y avait des modes d'emploi qui circulaient sur le dark web
05:45avec comment brûler un bus.
05:49Combien de cocktails Molotov il faut pour brûler un tramway ?
05:52Voilà, donc il y a des modes opératoires.
05:53Mais il n'y avait pas de force de police devant les établissements ?
05:56Alors, les forces de police ont fait reculer les manifestants à deux reprises,
06:00mais ils sont revenus à un moment donné où il n'y avait personne,
06:03et ils en ont profité.
06:04En fait, ils sont très mobiles.
06:06C'est des groupes très mobiles.
06:07Alors, il y avait, selon l'improviseur, aussi des éléments du lycée
06:11qui, du coup, étaient spectateurs, acteurs, on ne sait pas trop.
06:15Mais présents sur les cas, autour de la scène.
06:17Présents sur la scène.
06:19Mais la vérité, c'est qu'on le voit depuis le début,
06:22et moi, tous les proviseurs m'ont dit la même chose,
06:24surtout au début du mouvement.
06:25On voyait arriver, pour rejoindre les lycéens, des groupes de jeunes adultes en noir, cagoulés de noir.
06:35Voilà.
06:35Donc ça, c'est les méthodes des Black Love.
06:37C'est les méthodes de l'ultra-gauche.
06:39C'est des gens extrêmement organisés qui ont l'habitude de mettre le feu.
06:43Là, vous, il y avait des lycéens à l'intérieur, il y avait des personnels de l'éducation à l
06:47'intérieur,
06:47il y avait une équipe de télévision à l'intérieur, et il y avait, au-dessus, ce logement, avec ses
06:53enfants.
06:53Donc voilà le drame qui a été évité, qu'on se rende compte aussi, ce soir, de quoi il s
06:59'agit.
06:59Mais ces violences sont ultra dangereuses.
07:00J'ai vu que beaucoup étaient très émus, et je le suis aussi,
07:04de ce qui est arrivé à ce lycéen du Nord, qui a eu son bras arraché par une grenade.
07:09Mais la vérité, c'est que ces violences, à ce stade, c'est un petit miracle qu'il n'y
07:16ait pas plus de dégâts humains.
07:18Moi, je le dis, et c'est pour ça que j'appelle les parents à surveiller leurs enfants.
07:23Parce qu'un enfant qui devient, malgré lui, ou par inconscience, qui devient un jour un meurtrier,
07:30c'est sa vie qui est foutue en l'air, et celle de sa victime encore plus.
07:34Donc vraiment, j'appelle vraiment à la non-violence.
07:39Vraiment.
07:40J'entends dire, et ça me rend absolument, ça me met très en colère,
07:46j'entends dire que pour se faire entendre, il faut casser,
07:49que pour se faire entendre, il faut brûler.
07:50C'est totalement faux.
07:52C'est pas comme ça qu'on fonctionne, nous, les politiques.
07:54Ça n'est pas vrai.
07:55J'entends, mais ce soir, qu'est-ce qui se passe ?
07:57Il y a ces violences-là, il y a ces dégradations, ces saccages, cette mise en danger,
08:01et il y a un lycéen qui a perdu la main, arraché par une grenade.
08:05Regardons la séquence qui fait réagir énormément de responsables politiques.
08:20La gauche, je cite certains élus à gauche socialistes, comme la France insoumise,
08:26qui parle d'une horreur absolue, là tout le monde évidemment est d'accord,
08:29mais qui pointe la responsabilité directement de la police.
08:32Une enquête est ouverte, on ne sait pas si la grenade a été tirée directement sur le bras,
08:36si elle a été ramassée par ce jeune,
08:38mais est-ce que vous craignez ce soir, à partir d'un tel drame,
08:42véritablement une bascule ?
08:43On a déjà franchi plusieurs crans, mais une bascule.
08:46Écoutez, dans tous ces cas, il y a une enquête, une enquête de l'IGPN.
08:52Cette enquête va nous dire ce qui s'est passé.
08:54Donc il faut attendre de savoir, et de toutes les façons, vous le savez bien,
08:58s'il y a eu une faute, elle sera sanctionnée.
09:00Maintenant, vraiment, je dis à tous ceux qui sont les pyromanes de ce mouvement.
09:06Qui sont-ils ?
09:07Je les ai nommés, j'ai nommé la France insoumise,
09:09qui était sur les premiers blocus dès le début.
09:12Vous savez, la rentrée, j'ai très bien passé.
09:12Jean-Luc Mélenchon appelle ce soir à mettre des sortes de brassards blancs
09:16pour s'interposer entre les forces de l'ordre et les lycéens.
09:19Ça s'appelle le pompier pyroman.
09:21Le pompier pyroman, il agit comme ça, il arrive en disant
09:24je vais éteindre l'incendie qu'il a lui-même provoqué.
09:26Et croyez-moi, je l'ai vu démarrer ce mouvement.
09:29Il a démarré à Créteil, il a démarré dans un lycée
09:31devant lequel M. Béliard, Mme Guettet sont venus haranguer les lycéens.
09:36La rentrée, elle s'était très bien passée.
09:38Mais la vérité, et il faut la dire, il faut la comprendre,
09:41parce que sinon on ne comprendra pas ce mouvement,
09:43c'est que nous avons une génération qui est fragile.
09:47La génération actuelle des lycéens est très fragile.
09:50Nous la surveillons, si je puis dire, nous l'accompagnons.
09:54Oui, mais vous, mais le gouvernement, comment vous expliquez
09:57que ça n'ait pas pu être anticipé ?
09:59C'est difficile, mais quand même, les revendications sont connues.
10:01On va en parler avec Bruno.
10:03Justement, les revendications au démarrage,
10:05elles étaient extrêmement floues, pardon de vous le dire.
10:07Les emplois surchargés, pardon.
10:09Les classes, il fait chaud quand il fait chaud,
10:11il fait froid quand il fait froid.
10:12Le manque de professeurs et le manque de moyens,
10:14c'est assez clair.
10:15Mais le manque de moyens, mais le manque de moyens,
10:17mais où que ça, le manque de moyens ?
10:19Les lycéens d'Île-de-France, je ne connais pas les autres régions,
10:21mais les lycéens d'Île-de-France sont sans doute parmi les plus aidés du monde
10:24pour étudier.
10:25Alors que répondez-vous à la gauche qui veut dire lycée poubelle ?
10:27L'éducation, c'est la cause de ma vie politique.
10:31Madame Mabrou, quand je suis arrivée,
10:32la gauche m'a laissé une dette éducative colossale.
10:35J'avais 200 lycées totalement vétus quand je suis arrivée.
10:38Les trois premières personnes qui sont entrées dans mon bureau,
10:40c'est les trois recteurs d'académie pour me dire,
10:43il y a 200 lycées poubelle, il faut faire quelque chose.
10:45J'ai fait un plan d'urgence.
10:46Ce plan d'urgence, il se montait à 5 milliards d'euros.
10:49Il est monté jusqu'à 6 et demi à cause du Covid et de la guerre en Ukraine.
10:53Non mais 6 milliards et demi, je veux juste qu'on s'arrête 5 milliards.
10:55La vétusté à Saint-Denis, c'est un fantasme ?
10:57Pardon Madame Mabrou, je veux qu'on s'arrête sur ce chiffre.
10:596 milliards et demi, c'est le plus grand plan d'investissement public
11:03de toute la France, derrière le Grand Paris Express.
11:06Et c'est le seul qui est porté à 100% par une collectivité locale.
11:10Alors non, la vétusté n'était pas un mythe,
11:12puisque l'objectif, c'était de tout réparer.
11:15Les deux tiers des lycéens franciliens aujourd'hui,
11:17ils étudient dans un lycée neuf ou rénové.
11:20C'est ça le chiffre.
11:21Alors, je n'ai pas tout fini.
11:22Il y a des disparités, c'est ça ?
11:23Je n'ai pas tout fini.
11:24Par exemple, en Seine-Saint-Denis.
11:25Mais c'est faux.
11:26En Seine-Saint-Denis, on a divisé par neuf la vétusté.
11:29Ce n'est pas en Seine-Saint-Denis que j'ai le plus de difficultés à rénover.
11:31Au lycée de Créteil, par exemple.
11:33Non, ce n'est pas au lycée de Créteil.
11:34Là où j'ai le plus de difficultés à rénover, c'est dans Paris-Intramuros.
11:37Et pourquoi dans Paris-Intramuros ?
11:38Pour une bonne et simple raison.
11:40C'est que c'est des cités scolaires, collèges, lycées.
11:43Et que pour rénover, il faut que la ville de Paris paye sa part.
11:47Et la ville de Paris, elle a baissé son budget collège.
11:49Et elle refuse de payer pour Hélène Boucher.
11:51C'est pour deux cours.
11:52On vient juste de lancer les travaux.
11:54On a pris trois ans de retard.
11:55Pour Chaptal, pour la demi-pension de François Villon.
11:59J'ai emmené le maire de Paris pour lui faire toucher du doigt les problèmes.
12:03On a compris pour vous.
12:04Sur la Seine-Saint-Denis.
12:05Sur la Seine-Saint-Denis, mais dans quel est l'autre département de France
12:09dans lequel il y a six lycées neufs ?
12:12Quand le maire Balibagayoko vient et dénonce,
12:15parle de la violence qui est peut-être légitime,
12:18mais qui vaut mieux éviter,
12:19mais pointe des lycées poubelles,
12:21vous vous dites ?
12:22Non, nous nous en sommes expliqués avec Balibagayoko
12:26parce qu'il se trouve que j'ai passé une semaine
12:27pratiquement entièrement en Seine-Saint-Denis.
12:29Vous savez que le siège de la région est en Seine-Saint-Denis.
12:31Mais au-delà de ça, je me suis rendue dans tous les lycées
12:34qui avaient eu des dégâts,
12:36et donc y compris à Paul-Éluard.
12:38Et il se trouve que j'ai croisé Balibagayoko ultérieurement.
12:41Je lui ai dit...
12:42Avec la facture à la main ?
12:44On ne l'a pas encore rédigée
12:45parce qu'on attend de savoir à combien elle se montera.
12:47Parce que les mouvements ne sont pas terminés encore en Seine-Saint-Denis.
12:49Donc le sujet aujourd'hui, je lui ai dit,
12:52je lui ai dit, tu savais.
12:54Tu savais qu'on a mis 45 millions d'euros sur le lycée Paul-Éluard.
13:01Ses travaux ont été annoncés à la communauté éducative,
13:04présentés à la communauté éducative en avril dernier.
13:07Il a dit qu'il ne savait pas.
13:08Il a été invité à la présentation.
13:11Alors peut-être qu'il a un cabinet qui ne fonctionne pas,
13:13que personne ne lui a transmis l'invitation.
13:14Mais enfin, il a reçu l'invitation.
13:16Les professeurs étaient là pour la présentation des travaux.
13:19On a livré à la rentrée 45 nouvelles classes dans ce lycée,
13:24en septembre, dans des bâtiments provisoires,
13:26pour pouvoir faire les travaux.
13:27Donc je suis désolée de dire,
13:29il savait, il ne pouvait pas ne pas savoir.
13:31Est-ce qu'on est encore là ce soir ?
13:32Ce que je veux dire, c'est important quand même.
13:35S'il savait et qu'il a dit que rien n'était fait,
13:39c'est donc qu'il y a eu mensonge.
13:41Moi, c'est ça...
13:41Vous l'accusé d'être un menteur ?
13:43J'accuse d'avoir dit des fausses informations sur ce lycée,
13:47qui est en pleine rénovation pour 45 millions d'euros.
13:50Ce qu'il n'a pas dit non plus,
13:51c'est qu'à Saint-Denis, il y a deux lycées neufs.
13:54Il y a le lycée de Pierrefitte, Saint-Denis-Pierrefitte,
13:56le lycée de Pierrefitte qui a été entièrement construit sous mon mandat,
14:00et puis il y a le lycée Rosa Parks qui a été aussi inauguré sous mon mandat.
14:04Donc il y a deux lycées neufs à Saint-Denis,
14:06entièrement neufs, construits sous mon mandat.
14:08Sur la question du bâti, vous venez de vous expliquer,
14:11vous dites que la cause de l'éducation est la cause de...
14:14C'est une des raisons de votre engagement politique,
14:17en tous les cas sur le mandat que vous occupez actuellement.
14:21Je suis fille de prof et j'ai été ministre des universités pendant quatre ans.
14:24L'une des grandes revendications des lycéens,
14:27c'est le manque de profs,
14:30les profs pas remplacés,
14:32et ça, ça existe un peu partout,
14:34notamment en Ile-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis.
14:36Ce n'est pas directement de votre compétence,
14:38vous avez eu une éminente de ministre d'enseignement supérieur et des universités,
14:42vous avez été candidate à l'éducation présidentielle.
14:44Qu'est-ce qu'il faut faire pour régler cette question,
14:46et notamment des non-replacements de profs en banlieue ?
14:49Et j'ajoute, pardonnez-moi, comme ça Mme Pécresse répond,
14:51parce que la situation ce soir est celle aussi de Jean-Luc Mélenchon
14:55qui parle du mouvement le plus puissant depuis mai 68.
14:59Donc est-ce qu'on en est encore à se poser ces questions ?
15:01Jean-Luc Mélenchon, il veut avoir le Rassemblement national en face de lui,
15:05donc il met l'huile sur le feu.
15:06Écoutez-le, écoutez-le.
15:07Voilà.
15:08Notre pays voit se déployer le plus puissant mouvement de jeunesse,
15:14lycéenne et étudiante qu'il ait connu depuis mai 1968.
15:19S'il en est ainsi, c'est parce que,
15:22dans le domaine de l'éducation,
15:24comme dans tous les autres services publics,
15:26des politiques d'économie, de bout de chandelle,
15:30de réduction des crédits accordés,
15:34ont conduit à une quasi-dislocation du système.
15:38Nous l'avions déjà observée dans le domaine de la santé publique,
15:42et maintenant, hélas, il nous faut l'observer aussi
15:44dans le domaine de l'éducation.
15:47C'est un domaine crucial pour notre pays, tout comme la santé.
15:52Je ne peux pas laisser Jean-Luc Mélenchon dire des contre-vérités pareilles.
15:58Aujourd'hui, en Ile-de-France, nous investissons 2 milliards d'euros,
16:021,9 milliard exactement sur les lycées,
16:04quand la gauche était au pouvoir,
16:06les amis de M. Mélenchon, c'était 900 millions d'euros.
16:09Et le lycée le plus pourri qu'on m'a légué en 2016,
16:13c'était le lycée de Riss-en-Rangis, figurez-vous.
16:15Et Riss-en-Rangis, bizarrement,
16:16c'était le département de M. Mélenchon.
16:19C'était un lycée professionnel.
16:21Et je crois d'ailleurs que M. Mélenchon
16:22a été secrétaire d'État à l'enseignement professionnel.
16:25Alors la gauche, il parle des problèmes.
16:28Nous, on les résout.
16:29Et ça, ça les rend dingue.
16:30Si vous les aviez résolus, Mme Pécresse,
16:32il n'y aurait pas tout ce monde dans la rue ?
16:33Non, je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de malaise des jeunes.
16:35Mais je dis que dire que le malaise des jeunes
16:37est lié à un problème de moyens,
16:39c'est complètement faux.
16:41D'ailleurs, c'est simple.
16:42Si, si, si...
16:44Vous dites que c'est un mouvement attrape-tout,
16:46alors ce n'est pas que les moyens ?
16:47Non, je dis qu'il y a un malaise des jeunes pour plein de raisons.
16:50Il y a un malaise des jeunes, d'abord parce qu'ils ont été confinés
16:52pendant des années et qu'ils ont été confrontés
16:54à ces réseaux sociaux qui les ont enfermés.
16:57Mais ils ont des vrais problèmes de mal-être.
16:58C'est pour ça d'ailleurs que nous, nous avons mis
17:00une application MyMood sur tous les ordinateurs
17:03que nous offrons aux lycéens
17:05pour qu'ils puissent s'auto-évaluer sur
17:06est-ce qu'ils vont bien, est-ce qu'ils ne vont pas bien.
17:08C'est une génération qui ne va pas très bien,
17:10qui est fragile.
17:11Et par ailleurs, évidemment, ils ont vécu
17:15les pandémies,
17:16l'éco-anxiété
17:18et maintenant, ils vivent l'IA
17:19où ils se disent
17:20est-ce que je vais avoir un emploi ?
17:22Mais ils ont l'air de bien vivre la période Mélenchon.
17:25Après l'IA, le confinement,
17:26ils ont l'air quand même de ne pas être...
17:29Moi, je crois que c'est une génération très anxieuse.
17:31Ils écoutent qui davantage ?
17:34Madame Pécresse ou M. Mélenchon ?
17:35Ils écoutent certainement beaucoup plus M. Mélenchon
17:38parce que M. Mélenchon a beaucoup plus de relais
17:39chez les enseignants.
17:40Mais je voudrais revenir à la question de M. Jeudy
17:43parce qu'elle est importante.
17:44Le manque d'enseignants
17:45est une vraie revendication des jeunes.
17:47Et c'est vrai que quand on n'a pas
17:49ses enseignants dans sa classe,
17:51eh bien, on a moins de chances de réussir.
17:53Sauf que vous comprenez bien
17:54qu'en cassant les lycées,
17:56c'est autoréalisateur.
17:58Parce que moi, je suis un jeune
18:00qui a une vocation d'enseignante
18:01et je vois brûler les lycées,
18:03je vois ces déferlements de violence.
18:05Mais est-ce que j'ai envie
18:06de devenir enseignant dans ces lycées-là ?
18:08Est-ce que vous croyez
18:08qu'on va résoudre le problème
18:10de la pénurie des professeurs
18:12en banlieue
18:13avec des lycées qui brûlent ?
18:15Est-ce que ça donne envie
18:16de venir enseigner là ?
18:17Mais c'est le drame.
18:19C'est pour ça que je vous dis
18:21qu'en appelant à la violence,
18:23la France insoumise
18:26crée et amplifie les problèmes.
18:28Elle ne les règle pas.
18:30Ceux qui travaillent d'arrache-pied
18:31à les régler, c'est nous.
18:33Et je voudrais rendre hommage
18:34à Édouard Geffray
18:34parce qu'Édouard Geffray,
18:35il essaie et cette année,
18:37oui, et cette année,
18:38on a vu un vrai mieux.
18:40On a vu un vrai mieux aujourd'hui
18:42dans les remplacements.
18:43Valérie Pécresse,
18:44on a l'un des plus grands mouvements
18:45là, à l'histoire.
18:46Vous rendez hommage
18:47au ministre de l'Éducation ?
18:47M. Geffray n'a pas vu
18:48le mouvement arriver.
18:50J'allais dire,
18:51ça fait depuis 2019
18:52qu'il est dans les murs.
18:53C'est quand même étonnant
18:54de voir qu'ils n'ont pas vu
18:55le mouvement arriver.
18:56Il a essayé,
18:56il a essayé.
18:57Je ne dis pas qu'il a réussi.
18:58S'il avait réussi,
18:59il n'y aurait pas de mouvement
19:00et vous avez raison de le dire.
19:01Mais je dis qu'il essaye.
19:03Et vous savez,
19:03dans la vie,
19:04dans la vie,
19:05pardon,
19:05mais attendez,
19:06je vous le dis juste,
19:07dans la vie,
19:08on peut voter pour des gens
19:10qui veulent tout casser.
19:11On peut voter pour des gens
19:12qui essayent de réussir
19:14et de faire mieux.
19:15Mais moi, je suis désolée,
19:16je préfère les gens qui font
19:18plutôt que les gens
19:19qui ne font pas.
19:19Mme Pécresse,
19:20écoutez aussi,
19:20certains estiment
19:21que vous avez tout cassé
19:22mais pas de la même manière
19:23en étant au pouvoir.
19:24Alors, pas vous personnellement.
19:25Bah écoutez,
19:25moi,
19:26je suis deux fois plus
19:27en train de voir.
19:28Ceux qui ont cassé
19:28les lycées d'Île-de-France,
19:29c'est la gauche,
19:3017 ans avec 200 lycées vétus.
19:32C'est eux qui ont cassé.
19:33Ça n'est pas nous.
19:34Nous, on répare.
19:35Dans les revendications
19:36des lycéens,
19:37est-ce qu'il n'y a pas aussi
19:37une peur de l'avenir ?
19:39Ces lycéens, par exemple,
19:40parlent de Parcoursup
19:41qui est une plateforme
19:43qui a l'air absolument désastreuse,
19:44qui laisse des milliers de lycéens
19:46tous les ans
19:46sur le carreau
19:48sans possibilité d'études
19:50l'année suivante.
19:51Par ailleurs,
19:52le taux de chômage en France
19:53des jeunes,
19:54c'est 21,6%.
19:56Là-dessus,
19:57est-ce que vous comprenez
19:58leur angoisse ?
19:59Ah mais absolument.
20:00A rajouter à l'IA ?
20:01Absolument et totalement.
20:02Et je suis parmi ceux
20:03qui ont alerté le ministère
20:05sur, justement,
20:06l'angoisse générée
20:07par Parcoursup
20:07puisque je vous disais
20:08que nous surveillons
20:09un peu le bien-être mental
20:11des lycéens.
20:12Cette question de Parcoursup
20:13revient sans cesse
20:14parce qu'en réalité,
20:16ça crée un stress
20:17qu'ils intériorisent
20:18dès le collège.
20:19Et l'algorithme
20:21n'est pas assez transparent.
20:22Il y a trop d'opacité
20:23sur Parcoursup.
20:23Changer Parcoursup.
20:25Il faut changer Parcoursup.
20:26Mais j'entends...
20:27C'est la responsabilité
20:28de l'État et des régions.
20:29Non, c'est la responsabilité
20:30de l'État
20:31de changer Parcoursup.
20:32Mais j'entends aussi
20:34ceux qui disent
20:35qu'il faut tout arrêter.
20:37Mais souvenez-vous
20:38comment c'était avant.
20:39Comment c'était avant ?
20:40C'était...
20:40Vous alliez le bac.
20:41Tirage au sort.
20:42Vous alliez le bac.
20:43Non, non, vous alliez le bac
20:44et vous alliez faire la queue
20:45devant votre université
20:46à 5h du matin.
20:47C'est ça la justice.
20:48Donc évidemment,
20:49il faut changer Parcoursup
20:50et l'améliorer.
20:51Il y a un gros travail à faire.
20:53Ça nécessite
20:53de le faire ensemble
20:55et de concerter ensemble.
20:56Sur les remplacements de profs,
20:58je pense qu'il faut
20:59qu'on fasse plus appel
21:00aux étudiants
21:01de Master 2
21:02pour travailler
21:03sur les remplacements courts.
21:05Il y a des solutions
21:06à trouver.
21:06dans l'établissement,
21:07aux abords d'établissement.
21:08Moi, je ne suis pas
21:08de celles qui disent
21:09qu'il n'y a rien à faire.
21:10On ne peut rien faire.
21:11On a tout ce qui dit.
21:11Moi, ce que je veux dire,
21:12c'est demain,
21:12que faites-vous
21:13pour que ça ne brûle pas encore,
21:14vous et d'autres.
21:14Par exemple,
21:15on prend un élu.
21:16Vous avez parlé tout à l'heure
21:17du maire Bali Bagayoko.
21:19Un autre élu
21:20d'une autre tendance,
21:21le maire de Béziers,
21:22Robert Ménard.
21:22Il est allé.
21:23Il est descendu.
21:24Vous regardez.
21:24Il dit,
21:25ne faites pas ci,
21:26ne faites pas ça.
21:27Est-ce qu'aujourd'hui,
21:27le politique,
21:28il doit être aux côtés,
21:30je vais dire,
21:30dans les barricades ?
21:32Écoutez,
21:33chaque maire,
21:33évidemment,
21:34dans sa ville,
21:35essaye d'appeler au calme.
21:35Moi, tous les maires
21:37que j'ai sur...
21:38Je suis en contact permanent
21:40avec les maires.
21:41Nous avons des boucles WhatsApp
21:41où on se parle.
21:42Donc,
21:43j'ai demandé à chacun d'entre eux
21:44de me remonter leurs demandes
21:46sur leur propre lycée
21:47pour être sûre
21:48qu'il n'y avait pas quelque chose
21:49qu'on avait manqué,
21:50quelque chose qui n'allait pas,
21:51qu'on n'avait pas vu,
21:52des travaux qu'on n'avait pas prévus.
21:54Voilà.
21:54Donc,
21:54je suis en contact permanent
21:56avec les maires.
21:57Et effectivement,
21:58les maires essayent
21:59d'aller au-devant,
21:59mais ce n'est pas toujours facile
22:01parce que quelquefois,
22:03les casseurs
22:04qui sont dans la foule
22:06sont très violents.
22:08Regardez cette scène.
22:09Regardons cette scène
22:10avec Robert Ménard,
22:11notamment.
22:40Chacun fait ce qu'il peut.
22:41est-ce qu'il faut être aussi
22:42dans les rues,
22:43demain,
22:43auprès de certains lycéens
22:45avec les vraies revendications
22:46légitimes et leur dit
22:47« Attention,
22:48ne vous mêlez pas aux casseurs,
22:49nous sommes là à vos côtés. »
22:50Demain,
22:51ce sera la grande manifestation.
22:52Moi,
22:53j'espère que cette manifestation
22:54se déroulera dans le calme.
22:56Je le répète,
22:57ce n'est pas en portant
22:58des revendications
22:59par la violence
23:00qu'on obtient quoi que ce soit.
23:01C'est en travaillant
23:03aux solutions
23:03tous ensemble.
23:05Il va falloir aussi,
23:06pour ramener le calme,
23:08je le dis,
23:08il va falloir aussi
23:09une dose de sanctions.
23:10Il y a eu
23:105 000 interpellations.
23:12Moi,
23:12j'ai dit
23:13qu'il n'était pas question
23:14qu'on n'aille pas chercher
23:16la responsabilité civile
23:18de ceux
23:18qui ont...
23:18On attend la loi
23:19casseur payée ?
23:20Je n'ai pas besoin
23:21de la loi casseur.
23:22Aujourd'hui,
23:23la région va porter plainte
23:25systématiquement.
23:26J'ai eu Gérald Darmanin
23:27là-dessus.
23:29À chaque fois
23:29qu'un casseur
23:31sera traduit
23:32devant la justice,
23:33la région apportera
23:34la facture
23:35de ceux
23:35qui l'ont cassé
23:36et nous appelleront
23:39en responsabilité civile
23:40les parents
23:41si le casseur est mineur.
23:43Si le casseur est mineur.
23:43Mais oui,
23:44mais c'est important.
23:44Vous savez que les parents
23:45ont une assurance scolaire
23:47obligatoire
23:47en responsabilité civile.
23:49Et l'idée,
23:50c'est que c'est 7 millions d'euros.
23:51Vous savez,
23:52quand j'ai vu 7 millions d'euros...
23:537 millions d'euros,
23:54vous croyez vraiment
23:55que ce n'est pas nous
23:55qu'elles ont les payées ?
23:567 millions d'euros,
23:57quand j'ai vu cette facture,
23:58ça m'a fait un coup
24:00au cœur.
24:01D'ailleurs,
24:01c'est parce que j'étais
24:03en train d'inaugurer
24:04une cuisine centrale
24:05des Restos du Coeur
24:06et on m'avait fait la liste
24:07de toutes les subventions
24:08que les Restos du Coeur
24:09m'ont demandé
24:09depuis que je suis élue.
24:10Donc depuis 10 ans.
24:11Combien j'ai donné
24:12au Restos du Coeur ?
24:13Et bien 7 millions,
24:14c'est plus que 10 ans
24:15de subventions
24:16au Restos du Coeur.
24:17Voilà.
24:17En une semaine
24:18de mouvement de casse
24:19dans les lycées.
24:20Et puis c'est complètement
24:21contre-productif.
24:21Là encore,
24:22parce que ça va retarder
24:23les travaux
24:24qui sont nécessaires.
24:25Sur Paul-Éluard,
24:26on a 45 millions
24:27de travaux en cours,
24:27on va avoir en plus
24:28100 000 euros.
24:29Donc la facture aux parents,
24:30la facture à Bali-Baiopo,
24:32bien sûr,
24:33à tous ceux
24:34qui sont responsables
24:35pour le maire de Saint-Denis ?
24:37À peu près 100 000 euros
24:37parce que j'ai vu
24:39qu'on disait
24:39un portail à 100 000 euros.
24:40Ce n'est pas un portail,
24:41c'est un sas entier
24:43de sécurité
24:43qui permettait
24:44de sécuriser
24:44la loge du lycée
24:45contre les instruisions violentes
24:47parce qu'il y a aussi
24:48des sujets de violence
24:50dans les lycées
24:50dont on parle très très peu.
24:52Moi, on m'a même reproché
24:53ces derniers jours
24:54d'avoir mis
24:55des brigades régionales
24:56de sécurité dans les lycées
24:57parce que je dépensais l'argent
24:58pour faire de la sécurité
24:59dans les lycées.
25:00Je peux vous dire
25:01que s'il n'y avait pas eu
25:02ces 100 personnes
25:03des brigades régionales
25:04de sécurité,
25:05il y aurait beaucoup plus
25:06de portails
25:06qui auraient brûlés,
25:07il y aurait eu
25:07beaucoup plus de dégâts
25:08et je peux vous dire aussi
25:09que ces brigades,
25:10elles ont fait plus de
25:121000 interventions
25:12depuis la rentrée
25:13et qu'elles sont demandées
25:15par tous les proviseurs
25:16pour venir sécuriser
25:16leurs abords.
25:18Des travaux d'intérêt général,
25:19ça ne vous intéresse pas
25:21de pousser
25:21ce type de sanctions
25:23qu'on délèche trop ?
25:24Écoutez, moi,
25:25je suis tout à fait pour.
25:26Le problème des travaux
25:27d'intérêt général,
25:28c'est qu'on arrive
25:29à les faire faire.
25:30Le délai moyen
25:31entre le moment
25:33où on prescrit
25:36un travail d'intérêt général
25:36et où on le fait,
25:37c'est à peu près
25:38plus d'un an.
25:39Donc nous,
25:39on a créé une agence régionale
25:40des travaux d'intérêt général
25:41en Ile-de-France
25:42et on demande à tous
25:43les partenaires de la région
25:45de prendre des travailleurs
25:46d'intérêt général
25:47chez eux.
25:47Mais c'est le travail
25:48d'intérêt général,
25:49il faut avoir plus de 16 ans
25:50et là,
25:51vous aurez des mineurs
25:52qui auront 14, 15 ans.
25:53Il faut des mesures éducatives
25:54en séminaire.
25:55Mais attendez,
25:56j'ai quand même
25:56quelque chose à vous dire.
25:57Tous ceux qui seront
25:58sanctionnés en conseil
25:59de discipline,
26:01je demanderai la liste
26:02au recteur,
26:02ils n'auront plus accès
26:03aux aides de la région.
26:05Vous savez que la région
26:06donne des aides.
26:06Tous ceux qui sont ?
26:08Tous les lycéens
26:09qui auront cassé,
26:11qui passeront en conseil
26:12de discipline,
26:12qui seront sanctionnés
26:13pour avoir cassé,
26:14n'auront plus accès
26:15aux aides de la région.
26:16Parce que je vous ai dit
26:17que les lycéens franciliens
26:18étaient parmi les plus aidés.
26:19Je vous ai dit
26:19qu'ils avaient
26:20un ordinateur gratuit
26:21en seconde,
26:22qu'ils avaient
26:22et les manuels gratuits.
26:23Mais ils ont aussi
26:23des aides.
26:24Des aides pour leur transport,
26:26des aides pour acheter
26:27des livres,
26:28des aides pour pratiquer
26:28le sport,
26:29la culture,
26:30sur une application
26:30qui s'appelle
26:31La Base.
26:32Eh bien, nous rayerons
26:33de La Base
26:34tous les lycéens
26:35qui auront été
26:37sanctionnés
26:37pour avoir cassé
26:38parce qu'ils sont responsables.
26:40Ils n'auront plus droit
26:41aux aides.
26:41Ça veut dire que
26:42dans la loi
26:42casseur-payeur,
26:43vous êtes en faveur
26:45de la possibilité
26:46de saisir
26:46les frais de réparation
26:47sur les allocations.
26:48Ce n'est pas tout à fait
26:49la même chose.
26:50Non, non, ce n'est pas
26:50la même chose.
26:51Mais est-ce que vous êtes
26:51en faveur de cette disposition ?
26:53Écoutez,
26:54s'il y a des faillances parentales,
26:56très clairement.
26:56Et c'est possible,
26:57vous pouvez les rayer
26:59de ces aides ?
27:00Aucune subvention
27:02n'est due.
27:03Donc, pour avoir
27:04des aides,
27:05eh bien,
27:05il faut les mériter.
27:06Et moi, je considère
27:07qu'on n'a pas le droit
27:09d'être aidé.
27:11Enfin, d'être aidé.
27:11On n'a pas le droit
27:12à avoir
27:14des aides
27:14à acheter des livres,
27:15des aides pour faire
27:16de la culture,
27:16des aides pour le sport,
27:17des aides pour faire du vélo,
27:18des aides pour le Navigo.
27:20Si, en plus,
27:20on va casser les lycées,
27:22il faut un peu de responsabilité.
27:23Merci Valérie Pécresse.