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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Nous sommes avec Dominique Rizé. Merci chère Dominique. Votre expérience et expertise est très importante alors que, je le disais,
00:06encore une centaine ou un peu plus d'individus ne partent pas de la place de la nation.
00:11C'est toujours ces moments-là qui sont les plus tendus en fin de manifestation, que de cortège avec, on
00:16l'a vu, la Brave M qui a été déployée. C'est la brigade de répression motorisée.
00:21Nous sommes avec Bruno Pommard. Bonsoir. Merci d'être là. Ancien instructeur du RAID et président de Think Tank, Initiative
00:27Sécurité Intérieure. Et je remercie Marius Médil d'être là également. Bonsoir à vous.
00:31Bonsoir. Vous êtes co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. On vous a vu avec d'autres camarades, d
00:37'autres lycéens, d'autres personnes engagées dans le mouvement syndical, justement, dans les cortèges.
00:43Quand vous voyez d'abord ces images, les uns et les autres, quand vous voyez ce qui s'est passé,
00:49il y a une réelle mobilisation. Il y a eu des cortèges qui se sont bien passés.
00:53Et il faut le dire, qui ont été encadrés, parfois par les syndicats, par les parents également, par certains élus
01:00qui sont arrivés aussi sur place.
01:02Mais il y a eu aussi des moments de tension. On a vu cela à Toulouse, dans les quartiers des
01:06Arènes.
01:07On l'a vu tout à l'heure, place de la Nation, avec des charges, ou plutôt comme les policiers
01:12les appellent de maîtriser les bons.
01:13Les bons offensifs.
01:14Les bons offensifs, tout à fait. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Qu'est-ce que cette journée
01:19a de spécial par rapport aux autres ? Carl Olive.
01:22D'abord, merci pour l'invitation. On en est presque à se féliciter parce qu'une manifestation se passe normalement,
01:28c'est-à-dire dans la norme.
01:30D'abord, moi, je suis heureux que cette manifestation ait pu bien se dérouler. Il faut saluer à la fois
01:37l'immense majorité des élèves, comme on le fait systématiquement, qui doit être entendue.
01:41Saluer aussi les parents d'élèves qui se trouvaient dans ces cortèges, à l'image de Raquel Carrido, que je
01:47salue.
01:48Saluer également un certain nombre de syndicats. Une fois qu'on a dit ça, Sonia Marouk, moi, je suis très
01:54triste pour notre pays.
01:56Très triste pour notre pays parce qu'on a l'impression que rien ne va plus, même si aujourd'hui
02:00encore, le Premier ministre a annoncé un certain nombre de mesures, d'initiatives.
02:04Certains parlent de mesurettes, on va en parler, je vais vous faire réagir. Mais vous pensez qu'il y a
02:08un sursaut ?
02:09Je pense en tout cas qu'on peut montrer que dans ce pays, pardonnez-moi, mais quel contraste avec l
02:16'espérance qu'on a vue il y a une dizaine de jours,
02:18avec des milliers, presque millions de personnes qui ont assisté à l'avenue du Pape.
02:26Et quand on voit ce contraste-là, c'est sûr que ça peut nous interpeller.
02:30Mais saluons aujourd'hui, globalement, une manifestation.
02:33Oui, vous saluez cette manifestation, mais vous parlez d'un contraste, je voudrais tous vous faire réagir.
02:39Raquel Garrido, est-ce que certains disent qu'il y a plusieurs Frances ou plusieurs jeunesses ?
02:45Est-ce que c'est le cas ? Est-ce que vous avez vu, alors on parle malheureusement aussi des
02:49casseurs,
02:50de ceux qui s'adonnent à des violences. Est-ce qu'il y a aujourd'hui plusieurs Frances ?
02:54Est-ce que pour vous, il y en a une qui devrait être unie et indivisible ?
02:58La diversité de toute façon de la France n'est pas une nouveauté.
03:04Cependant, c'est évident que la jeunesse, les mineurs, les enfants doivent être perçus par le monde adulte en tant
03:10que tel.
03:11C'est là vraiment l'enjeu pour moi, c'est-à-dire le fait de s'engager dans un rapport
03:17violent avec des enfants,
03:20c'est une distorsion vraiment de la responsabilité du monde des adultes.
03:23Je vous dis des enfants, là, vous parlez des lycéens.
03:25Oui, des mineurs.
03:26Je n'amore pas ce que dit, ce que dénonce Karl Olive sur les casseurs, les émeutiers.
03:30Oui, mais en fait, si vous voulez, moi ce qui me frappe, c'est que ça fait deux jours, trois
03:34jours maintenant,
03:35qu'à l'Assemblée nationale, on examine une loi intégrale pour éviter la violence contre les femmes et les enfants.
03:43Et en parallèle, vous avez au même moment des adultes qui utilisent y compris des armes de guerre contre des
03:51mineurs,
03:52contre des enfants, il y a quelque chose.
03:52Vous n'avez pas eu le mot de répression, Marc Calgarido ?
03:55Répression ?
03:55Oui, bien sûr, mais c'est pire que ça, c'est-à-dire que c'est pire que la répression.
03:59Quand vous éborniez un enfant, quand vous arrachez une main, c'est une agression physique.
04:03Enfin, je veux dire, c'est de la violence.
04:04En fait, c'est de la maltraitance.
04:06C'est de la maltraitance vis-à-vis de la jeunesse.
04:09Donc là, il faut qu'aujourd'hui déjà, je trouve que là, on a franchi un cap aujourd'hui.
04:14Parce que depuis aujourd'hui, et compte tenu du caractère extrêmement massif de la mobilisation et majoritairement, effectivement, en somme
04:21toute pacifiste,
04:22je pense que là, la société française est à l'unisson avec cette jeunesse, ses revendications pour l'éducation.
04:27Là, ce qu'on voit également en direct, pardonnez-moi, Dominique Rizé et Bruno Pommard, c'est aussi parfois les
04:32policiers qui reculent.
04:34On voit à cab, nul besoin de le...
04:37Oui, voilà.
04:37All cops are the bastards.
04:38Oui, voilà.
04:39On n'est pas obligé d'insulter les policiers.
04:42Alors ça, c'est vraiment... Franchement, si j'étais policier, je serais très vexée d'entendre un cortège qui est
04:48à cab.
04:49Bon, c'est pas plaisant.
04:51Mais c'est pas pour ça que ça génère un droit de mutilation et même, je veux dire, de répression.
05:00Hier à Montreuil, une lycéenne de Montreuil de 16 ans, elle avait un crop top, vous savez, qui montrait son
05:08nombril, elle avait écrit à cab.
05:09Elle s'est fait interpeller dans les rues de... On est allé au McDo, elle s'est fait interpeller dans
05:13les rues de Vincennes.
05:14Elle a passé 24 heures au commissariat.
05:16C'est bien ?
05:17Non, ça n'est pas bien.
05:18Parce que ça fait rentrer la police dans une espèce de jeu de vengeance personnelle, de punition personnelle, alors que
05:25c'est pas le rôle des policiers.
05:27Il ferait mieux, les policiers, d'abord, de prendre sur eux.
05:31Il y a des choses, il y a des priorités.
05:33Il y a des priorités, il faut faire preuve de son froid.
05:35Mais aujourd'hui, je tiens à le dire, et je ne prendrai pas une dix fois la parole, mais quand
05:39nous sommes arrivés, les casques blancs, les parents qui étions en première ligne aujourd'hui,
05:43aujourd'hui, on a fait une opération qui a été difficile physiquement.
05:46Vous vous rendez compte que dans ce pays, il faut des casques blancs ?
05:49Non mais pardonnez-moi, mais aussi, parce que les forces de l'ordre, elles en ont pris sur la tête
05:53également.
05:54Je suis d'accord avec vous, c'est totalement fou.
05:55Et je tiens à remercier notamment les personnalités qui étaient là.
05:58Il y avait Ariane Aska, Judith Godrech, Laetitia Doche, Olivier Rabourdin, des députés.
06:02Donc ça ne s'arrêtera pas qu'avec une issue politique et financière, on s'en doute, on va en
06:07parler,
06:07parce que toute la question est de savoir, est-ce qu'un gouvernement qui a les caisses vides et les
06:12poches trouées,
06:13qu'est-ce qu'il peut faire aujourd'hui ?
06:14C'est 10 milliards qui sont demandés pour...
06:16Exactement.
06:17Comme sommes.
06:19On va vous interroger, Bruno Pommard et Dominique Rizé aussi, sur le maintien de l'ordre.
06:23Il y a eu une passe d'armes aujourd'hui à l'Assemblée nationale, assez incroyable.
06:26On va faire écouter à nos téléspectateurs tout à l'heure ce qui s'est dit entre Sébastien Lecornu et
06:30Mathilde Panot,
06:31mais aussi Laurent Nunez et un député socialiste.
06:34Mais tout d'abord, sur place, notre envoyé spécial, on le dit depuis tout à l'heure,
06:38le plus dur, le plus dur, c'est la fin de ces manifestations.
06:42Fin de cortège.
06:43Une centaine de personnes qui ne veulent pas manifestement partir,
06:47quelles que soient les consignes et les charges, entre guillemets.
06:51Quelle est l'ambiance sur place ?
06:53Il faut comprendre surtout ce que ça représente par rapport à l'ampleur de la manifestation.
06:58Pour ceux qui ont connaissance un peu des rues de la capitale et de son ampleur,
07:03de la place de la République jusqu'à la place de la Nation,
07:06il y avait un cortège sans discontinuer, noir de monde, au cœur de l'après-midi.
07:12On voyait des pancartes, on parlait également de leurs revendications,
07:15on voyait des pancartes qui n'exprimaient pas une colère particulière,
07:19mais exprimaient vraiment des revendications, et souvent très concrètes,
07:23notamment sur la réfection de certains lycées, de la rénovation de certains lycées,
07:28montraient également tout simplement la volonté par exemple de réformer
07:32ou même de supprimer par cours sup, c'était des choses très concrètes
07:36qu'on voit devant les lycées depuis plusieurs jours
07:39et qu'on voyait encore au cœur de la manifestation.
07:41Vous parlez de la fin de la manifestation, elle est en cours, effectivement.
07:45Il y a énormément de gens qui sont partis, qui sont partis dans le calme,
07:49en bonne entente avec les forces de l'ordre,
07:51et il reste effectivement une population extrêmement jeune
07:54qui est actuellement, vous le voyez, massée autour de cette statue,
07:58qui a chanté la Marseillaise tout à l'heure,
08:00qui a montré un certain nombre de symboles.
08:03J'ai vu des pancartes également,
08:04sigille ici le service public de l'éducation nationale,
08:08ce sont des choses qu'il faut noter,
08:10et tout cela effectivement est également parsemé depuis maintenant deux heures,
08:14de petits moments de tension,
08:16notamment de charges de la part des CRS,
08:18d'usage de gaz lacrymogène,
08:20et de slogans anti-police,
08:22notamment l'acronyme ACAB,
08:24vous le disiez tout à l'heure,
08:26nul besoin de le traduire,
08:28tout le monde sait désormais de quoi il s'agit,
08:30et une hostilité envers les forces de l'ordre qui se montrent.
08:33Mais effectivement, tout cela,
08:34c'est extrêmement important de le préciser,
08:37c'est assez minime par rapport à ce que l'on a vu aujourd'hui dans les rues de Paris.
08:40– Alors, on va suivre tout cela.
08:44Alors, on va interroger aussi,
08:45et là je m'adresse à Bruno Pommard,
08:49ancien instructeur de Rennes,
08:50et à Dominique Rizé.
08:51Depuis le début du mouvement,
08:52la réponse sécuritaire interroge.
08:54D'ailleurs, quel que soit le camp politique,
08:55les convictions des uns et des autres,
08:57elle est au cœur des débats,
08:58et il y a eu écouté bien,
08:59je parle depuis ce matin,
09:01la journée d'aujourd'hui n'est pas encore comptée,
09:036 000 interpellations depuis le début du mouvement,
09:06Bruno Pommard, Dominique Rizé,
09:076 000,
09:075 000 placements en garde à vue,
09:09et une grande proportion de mineurs,
09:12quasiment 90% de mineurs.
09:14Est-ce qu'on peut dire,
09:15avec certitude...
09:16– Et 96% de garçons.
09:17– Bravo.
09:18– Est-ce qu'on peut dire,
09:18avec certitude,
09:19que ce sont les bons choix sécuritaires ?
09:21Est-ce qu'on peut dire,
09:21avec certitude,
09:22que c'est la bonne gestion du maintien de l'ordre ?
09:23Est-ce qu'on peut dire,
09:24avec certitude,
09:24que ce sont les bons ordres qui ont été donnés ?
09:26– Écoutez, ça fait beaucoup de monde,
09:28et vous remarquerez qu'on n'entend pas
09:29le ministre de la Justice.
09:31Tout le monde parle,
09:32tout le monde s'exprime.
09:33Le ministre de l'Éducation,
09:34c'est bien normal,
09:39on imagine qu'avec une telle quantité
09:42de placements en garde à vue,
09:43à chaque fois,
09:44on demande à un substitut de la République
09:46ce qu'il compte faire de ce jeune
09:48qui a été placé en garde à vue.
09:50Donc, on ne sait pas
09:51quelles sont les suites qui ont été données.
09:54Ça fait, encore une fois,
09:56beaucoup d'interpellations.
09:58Ça fait beaucoup de mineurs.
10:00Donc, on a une population
10:03de très très jeunes
10:04qui est en colère.
10:05La manifestation d'aujourd'hui
10:07s'est bien passée.
10:09Bon, il y a eu Nantes, Lyon, Toulouse,
10:11ça bouge un peu.
10:12Paris aussi,
10:12mais ce qu'on voit,
10:13ce n'est pas la manifestation.
10:14Les images qu'on a montrées.
10:16La manifestation s'est bien déroulée.
10:17Raquel Garrido l'a dit,
10:19avec des parents
10:19qui sont venus encadrer les lycéens,
10:22des lycéens qui se sont bien tenus,
10:23et des éléments incontrôlés
10:25qui ont réussi à passer
10:26à l'avant de la manif,
10:27comme toujours.
10:27Mais qui sont,
10:28je imagine qu'il n'y a pas
10:29beaucoup de lycéens là-dedans,
10:30qui sont des casseurs,
10:32des gens qui profitent du mouvement
10:34comme ils ont profité
10:35du mouvement des Gilets jaunes,
10:36comme ils ont profité
10:37du mouvement contre les...
10:39des manifestations
10:40contre les retraites
10:41qui viennent.
10:42Et vous voyez que ce sont
10:43des professionnels du désordre
10:44parce que ceux-là,
10:45ils ne se font pas attraper.
10:46Les lycéens se font attraper,
10:48mais pas ceux-là.
10:49Il semble-t-il.
10:50Il y a des charges qui se multiplient.
10:51On est à la fin de la manifestation
10:52ici à Nation,
10:53on est à Paris,
10:55et il faut maintenant
10:56que tout le monde s'en aille.
10:57C'est-à-dire qu'il faudrait
10:57que quelqu'un donne
10:58cette consigne aux lycéens
11:00de s'en aller,
11:01de partir.
11:02Qui est encore écouté
11:03à ce niveau-là.
11:03Parmi eux,
11:04il y a encore des agitateurs
11:05et des casseurs
11:06qui viennent provoquer
11:07les CRS,
11:08les gendarmes,
11:09et un drame peut se produire
11:12comme cette grenade lancée
11:14qui a arraché la main
11:14d'un enfant.
11:15Qui est écouté ?
11:16Et les mots qui sont utilisés ?
11:17Raquel Garrido,
11:18sur ce plateau,
11:19et Marius Menil,
11:20parlent de répression
11:21et de mutilation.
11:22Et il y a,
11:23chez une partie de la jeunesse,
11:24pour Marie-Carl Olive,
11:25je vous interpelle,
11:26un discours qui infuse.
11:28C'est celui de Nervi,
11:30je le dis comme certains le disent,
11:31du régime,
11:32mais qui s'en prennent
11:33à des lycéens.
11:34Quelles conséquences
11:35peut avoir aujourd'hui
11:36un tel discours
11:37dans notre société ?
11:38C'est dramatique
11:39parce qu'on crée
11:40le séparatisme,
11:41j'ose dire,
11:41entre la jeunesse
11:42et les institutions
11:43de façon générale.
11:44Et sur ces manifestations
11:45ou ailleurs,
11:46la police est reconnue
11:47comme ceux
11:48qui verbalisent,
11:50ceux qui font la répression
11:52à l'égard de ces jeunes.
11:53Et c'est récupéré,
11:55évidemment,
11:55et bien nourri,
11:56évidemment,
11:56par la France insoumise
11:57et en particulier,
11:59même pas par la gauche,
12:00je dirais,
12:00je dirais par la France insoumise
12:01qui fait un travail considérable
12:03d'entrisme
12:03et qui est en train
12:04de déstabiliser totalement
12:06notre société
12:06et une partie de notre jeunesse
12:08qui est complètement embarquée
12:10dans cette considération
12:11de dire
12:12le policier,
12:13c'est l'ennemi.
12:14C'est terrible,
12:15c'est terrible.
12:15Et donc,
12:15il y a encore un travail
12:16pour nous à mener
12:18qui va être long.
12:18On a vu aujourd'hui quand même
12:19à travers cette manifestation
12:21que les choses peuvent bien se passer
12:22parce que vous avez remarqué
12:23quand même,
12:23peut-être pas d'ailleurs,
12:25mais que le ministre intérieur
12:25comme le préfet de police
12:26ont mis beaucoup moins
12:27de force de l'ordre en place.
12:28Il y a un peu plus de 2000 policiers,
12:30ce qui est rare.
12:30Honnêtement,
12:31moi je ne comprends pas
12:31les consignes.
12:33Fermeté et retenue.
12:34Dites-moi comment on peut
12:35sur le terrain...
12:36Mais c'est ça
12:36et l'apport,
12:38je dirais,
12:38des syndicats
12:39qui ont joué le rôle
12:39avec les services d'ordre
12:41et les parents
12:41qui se sont mobilisés,
12:42Raquel y était également,
12:44ça a permis
12:45une belle manifestation,
12:45je dirais.
12:46Mais alors,
12:47je dis,
12:48puisque Marius Ménil
12:49et d'autres
12:50ont appelé à une nouvelle,
12:51ce sera l'acte 4,
12:52parce que maintenant
12:53c'est un feuilleton
12:54un peu comme le gilet jaune,
12:55il faudra de nouveau
12:56qu'il y ait des casques blancs,
12:57des brassards blancs,
12:58des parents,
12:59un service d'ordre,
13:00notamment de la CGT,
13:01qui a été mobilisé ce matin
13:02dans plusieurs villes.
13:04Et quand même,
13:05il y a une question
13:06qui est importante,
13:07les moyens des forces de l'ordre.
13:09On peut les citer,
13:10Damien Grisé,
13:10ce sont des grenades lacrymogènes
13:11qui ne doivent pas être lancées
13:12directement sur manifestants.
13:14Il y a aussi d'autres grenades
13:15avec une très forte détonation
13:16comme celle,
13:17semble-t-il,
13:17utilisée à l'Anse.
13:18Il y a aussi
13:18les grenades de désencerclement
13:21qui sont utilisées
13:21quand les forces de l'ordre
13:22sont encerclées.
13:23Les fameux LBD
13:24avec un tir
13:25qui ne doit jamais viser
13:26évidemment la tête.
13:27Et une règle générale
13:28s'impose,
13:29la proportionnalité.
13:30Quand vous voyez ces images,
13:32il y a quelques instants
13:33où on va se rendre sur place,
13:34on a vu plutôt
13:34des forces de l'ordre
13:35qui ont reculé.
13:37Est-ce que vous estimez
13:37que la proportionnalité
13:38est de mise ?
13:39Non,
13:39c'est parce que
13:39le consigne leur est donné
13:40de ne pas aller à l'affrontement.
13:41Donc,
13:42on fait un bon offensif,
13:44on avance.
13:45Et une fois que les forces
13:46de l'ordre
13:46ont avancé
13:47pour faire reculer
13:47des manifestants,
13:49elles se mettent en retrait
13:51et installent à nouveau
13:53ce tampon,
13:54cette zone de sécurité,
13:55c'est ce qui doit être
13:56un no man's stand
13:57entre les deux.
13:58Raquel disait tout à l'heure
13:59des armes de guerre.
14:00Raquel,
14:00on ne peut pas dire ça.
14:03Les policiers,
14:04les jeunes armes
14:04n'ont pas des armes de guerre.
14:05Ils ont des pistolets,
14:07des armes létales,
14:08des fusils d'assaut,
14:08des armes létales
14:09qui ne sont pas utilisées
14:10dans les manifs.
14:11Mais,
14:11encore une fois,
14:12on découvre que
14:13ces grenades
14:13qui sont utilisées
14:14peuvent être dangereuses.
14:16Alors,
14:17à chaque fois,
14:18on redescend,
14:19on redescend,
14:20je veux dire,
14:21en niveau de dangerosité.
14:22On se souvient,
14:24moi j'avais couvert
14:24ces manifs
14:26de la mort
14:27de Malik Ousekine,
14:29avec 86,
14:31j'étais journaliste
14:31aux Parisiens,
14:32et donc,
14:33il y avait des motards
14:34qui s'appelaient
14:34les voltigeurs
14:35de la police,
14:36qui avaient un bâton
14:36immense
14:37qui s'appelait
14:38le bidule
14:38et qui vraiment
14:40savataient les manifestants.
14:41Et c'était
14:42un vrai scandale.
14:43Donc,
14:43on a dit,
14:44on arrête ça,
14:45on arrête les bidules,
14:47on arrête
14:47les voltigeurs
14:48de la PP,
14:49préfécieur de police.
14:50Quand Rémi Fraisse
14:51est mort,
14:52quand il a reçu
14:52cette grenade offensive
14:53dans le dos
14:55à Sivins,
14:56eh bien,
14:56on a retiré
14:57la grenade offensive
14:58qu'utilisaient les gendarmes
14:59qui étaient venus
15:00se loger
15:00entre son sac à dos
15:01et son dos
15:02quand elle a explosé,
15:03elle a provoqué sa mort.
15:04Ce n'était absolument
15:05pas intentionnel,
15:06mais ça voulait dire
15:07que cette grenade
15:09ne devait plus être utilisée,
15:11elle était retirée
15:11de la circulation.
15:13De même que la grenade
15:14de l'IF4.
15:14Et maintenant,
15:15on a des nouvelles grenades
15:16qui s'appellent
15:16des condors.
15:18Donc,
15:18c'est censé être
15:19moins puissant,
15:20mais le fait est,
15:20quand un enfant
15:21la prend dans sa main
15:22et qu'elle n'a pas explosé,
15:23ça lui arrache la main.
15:24Qu'on arrête de bosser
15:25chacun dans son couloir
15:26et que le pays soit enfin
15:27bien plus important
15:28que les partis.
15:29Et peut-être que
15:31les Français
15:32pourraient massivement
15:33faire une immense marche,
15:35se retrouver dans la rue,
15:36pas plus que
15:38l'enseignement scolaire,
15:39que les agriculteurs,
15:40que toutes celles
15:42et ceux
15:42qui aiment ce pays.
15:43On a un devoir
15:44de responsabilité.
15:45Mais en monnaie sonnante
15:46et trébuchante,
15:46c'est ce qui est demandé
15:47en moyen
15:48pour un gouvernement
15:49qui a,
15:49je le répète,
15:50les caisses vides,
15:51semble-t-il quand même,
15:52et les poches trouées.
15:53Qu'est-ce qu'on peut attendre ?
15:54Est-ce qu'il peut y avoir
15:55une issue politique ?
15:56Vous, Marius Menil,
15:57vous dites
15:57« Rien ne s'arrêtera
15:58s'il n'y a pas
15:59une réponse très concrète ».
16:00C'est-à-dire,
16:00il ne s'agit pas
16:01de nous faire des promesses
16:02et de nous dire
16:02« Parcoursup,
16:03on va faire une concertation
16:04pour voir ce qu'il en sera ».
16:05Bien sûr, bien sûr.
16:06Nous, nos revendications,
16:07elles sont très claires
16:08et elles ne sont pas révolutionnaires.
16:11On demande juste
16:11à pouvoir étudier
16:12dans des conditions normales.
16:13Un professeur devant chaque classe,
16:15tout le monde devrait être d'accord.
16:16Et on ne devrait même pas
16:17avoir besoin de bloquer
16:18des lycées pour le demander.
16:19Enfin, c'est totalement incroyable.
16:21Aujourd'hui,
16:22dans 53% des lycées,
16:23je le rappelle,
16:23il y a mon commande professeur.
16:24Et il y a des gens
16:25qui passent le bac de français,
16:26le bac de maths,
16:26le bac de philosophie,
16:27qui n'ont pas de professeur
16:28pendant six mois.
16:29Ensuite,
16:29des locaux qui sont délabrés,
16:30des rats dans des lycées,
16:31des plafonds qui tombent.
16:32Encore une fois,
16:33ça ne devrait pas être à nous,
16:34les lycées,
16:35de bloquer des lycées,
16:36d'aller par centaines de milliers
16:37dans la rue
16:37pour demander juste
16:38à pouvoir étudier
16:39dans des locaux normaux.
16:41Et quand l'été,
16:42il fait beaucoup trop chaud,
16:4330, 35 degrés,
16:44ou l'été,
16:44beaucoup trop froid
16:45et qu'on est obligé
16:45de venir en manteau en cours,
16:47ça, encore une fois,
16:47ce n'est pas normal.
16:48Des classes qui sont surchargées,
16:49des emplois du temps
16:50qui sont eux aussi surchargés,
16:52le 8h,
16:52du 8h30,
16:53avec parfois des heures de transport,
16:54avec ensuite encore des devoirs,
16:56avec une pression sur les notes
16:57à cause de parcours sub,
16:57qu'un système qu'il faut abroger,
16:58pas seulement simplifier
16:59comme le propose
17:00le Premier ministre Sébastien Lecornu,
17:02il faut abroger,
17:03m'offrir aussi,
17:04ouvrir des dizaines de milliers
17:04de places en université.
17:06Donc ça,
17:06c'est des choses qui,
17:07si elles sont appliquées
17:08par le gouvernement,
17:10eh bien,
17:11permettront de calmer le mouvement
17:13et tant que ce ne sera pas écouté,
17:15le mouvement s'intensifiera.
17:17Aujourd'hui,
17:17on voit très bien que...
17:18S'intensifiera ?
17:19Donc vous allez monter en puissance.
17:20Il faut intensifier tant qu'on n'ait pas écouté.
17:21Il faut intensifier.
17:22Et on voit aujourd'hui
17:23qu'on est sur la bonne ligne
17:24parce que c'est ce qu'on a dit.
17:25Le gouvernement a essayé
17:26de nous faire croire
17:26ces derniers jours
17:27puisqu'il y avait de moins en moins
17:28de lycées bloquées,
17:29tout simplement parce qu'ils en avaient fermé,
17:30que le mouvement s'est soufflé.
17:31Alors aujourd'hui,
17:32on voit l'inverse.
17:33On voit que tous les lycéens et lycéennes
17:34sont déterminés
17:34et qu'on ira jusqu'au bout.
17:36Ce qu'on demande,
17:37comme je l'ai déjà dit,
17:38ce n'est pas quelque chose
17:38de totalement lunaire.
17:40C'est la normalité en fait.
17:41Exactement, c'est la normalité.
17:42Vous devriez avoir un lycéen de votre acte.
17:43Voilà, donc nous,
17:43on ne s'arrêtera pas
17:44et on doit être écouté.
17:45Il y a quand même une question politique.
17:46Qu'attend le gouvernement ?
17:48Bien, il n'y a plus d'argent,
17:49il n'y a plus de moyens financiers.
17:51Emmanuel Macron réunit
17:52ce soir des ministres autour de lui.
17:53Mais je ne comprends pas.
17:54Sur quoi il parie ?
17:55Les vacances de la Toussaint ?
17:56La pluie pour que ça s'arrête ?
17:58Je t'ai quand même à rajouter
17:59que l'argent, il existe,
18:01il y en a beaucoup.
18:01Et si le budget de l'État national
18:03dans quelle poche,
18:04vous nous direz à Marie-Juméil ?
18:05Par exemple,
18:06le budget de l'armée
18:07lui a été augmenté
18:08de plusieurs milliards.
18:09Donc c'est des choix budgétaires.
18:11On ne peut pas échapper
18:12qu'on est dans une situation aussi,
18:14mais...
18:14Ce qui veut dire
18:14qu'il est possible
18:15d'augmenter des budgets
18:16de plusieurs milliards d'euros.
18:17Mais dans une situation
18:18de guerre à nos portes...
18:19C'est impossible.
18:19Il peut aussi augmenter
18:20les recettes de l'État.
18:21Il y a plein de propositions
18:22de plein d'économistes,
18:22il suffit de les écouter.
18:24C'est vrai.
18:29Je pense qu'on est en train
18:30de payer, là.
18:32Les chercheurs ont démontré
18:33que depuis 50 ans,
18:34en fait,
18:34la part du PIB consacrée
18:36à l'éducation publique
18:37en France est stable
18:39à 4,9, 4,8 points de PIB.
18:4350 ans, on n'a pas augmenté
18:45d'autre part d'investissement
18:47dans l'éducation,
18:48dans la jeunesse.
18:49C'est le signal
18:49de quelque chose
18:50qui ne va pas.
18:51On paye 50 ans de faillite,
18:52en fait, c'est ce que vous dites.
18:53Oui, en fait,
18:53il faudrait un plan Marshall.
18:54La région doit se rattraper
18:55en quelques jours.
18:56Non, mais il faut un plan Marshall.
18:58C'est-à-dire que...
18:59Et vous vouliez connaître
19:02le nom, à la limite,
19:03de ceux qui peuvent
19:04contribuer davantage.
19:05Je ne donnerai pas de nom
19:05parce que ce n'est pas bien
19:06de faire des listes de noms,
19:07mais on sait qu'il y a
19:09à peu près 1 800 foyers fiscaux
19:11dans notre pays
19:11qui ont un patrimoine
19:13de plus de 100 millions d'euros.
19:15J'avais oublié la taxe.
19:16Parmi ces 1 800,
19:16la taxe, l'impôt.
19:18Mais c'est vrai
19:18qu'on n'est pas le pays
19:19le plus taxé.
19:20Attendez, pas ces gens-là, non ?
19:22Pas ces gens-là ?
19:22Vous et moi, peut-être ?
19:23D'accord, les parents
19:24de ceux qui sont dans la rue,
19:25peut-être, oui,
19:26ils payent beaucoup d'impôts
19:27pour se retrouver
19:28avec leurs enfants
19:29qui n'ont pas droit
19:30à l'éducation de qualité.
19:31Mais les 53 milliardaires
19:32de ce pays
19:33qui ne veulent même pas donner
19:342% de leur patrimoine
19:36en impôts...
19:37Donc vous dites
19:37que les solutions existent.
19:38Oui, absolument.
19:39Et tout simplement,
19:41le macronisme a protégé
19:42comme une sorte
19:43de paradis fiscal
19:45ces très forts contribuables
19:47de la contribution.
19:48Eh bien, ça se paye.
19:49Et si vous voulez éviter
19:52cette explosion,
19:54eh bien, il va falloir
19:57aligner les euros
19:58devant les besoins.
19:59Il y a besoin de profs,
20:00il y a besoin de psys,
20:01il y a besoin de médecins,
20:03il y a besoin d'infirmières,
20:04il y a besoin d'AESH,
20:05il y a besoin de locaux,
20:06il y a besoin de tant de choses.
20:07Il y a besoin, en fait,
20:08de France,
20:08il y a besoin de services publics.
20:10Et ce qui est beau,
20:10et moi, je veux quand même
20:11le souligner,
20:12c'est que la jeunesse le demande.
20:14Bon, regardez...
20:14Et il faut les remercier,
20:15il faut les féliciter.
20:16Et nous, comme parents,
20:17et nous, comme parents,
20:18notre rôle,
20:19c'est d'être derrière eux.
20:21Et quelque part,
20:21moi, je dis, attention,
20:23c'est ce point
20:23qu'on est en train
20:24de leur laisser,
20:24c'est quoi ?
20:25Vous, parents génériques,
20:27parce que je ne parle pas
20:28de vous individuellement,
20:29vous payez pour la casse
20:30de vos enfants,
20:30il faut bien qu'il y ait
20:30des responsabilités aussi.
20:32Alors, je suis comme
20:32tous les parents de ce pays,
20:34abonnés à une responsabilité civile.
20:35Tu casses, tu payes,
20:36tu s'allies, tu répares.
20:37La responsabilité civile,
20:38alors j'ai la responsabilité.
20:39Comme tous les parents
20:40de ce pays,
20:40comme vous et moi,
20:41on paye tous
20:41la responsabilité civile
20:42de nos enfants,
20:44scolaires.
20:45Extrascolaires,
20:45c'est les articles 1240
20:47et suivant du code civil.
20:48Tout fait de l'homme
20:49qui cause à autrui
20:50un dommage,
20:51oblige la personne fautive
20:52à le réparer,
20:53c'est vieux comme un homme antique.
20:56Donc, vous savez très bien
20:58que la facture
20:59sera tous les citoyens.
21:01C'est honteux.
21:01C'est nous qui allons payer.
21:02Mais monsieur, comme quand...
21:03Et si les assureurs,
21:04d'abord, l'État,
21:05ils sont propres assureurs,
21:06il faut savoir,
21:06et qui c'est l'État,
21:07c'est nous.
21:08Bruno Thomas,
21:08quand un chauffard
21:11commet un accident de la route
21:12et que son assurance
21:14paye les dommages
21:15causés à autrui
21:16au mobilier.
21:17Non, les assurances,
21:18c'est plusieurs milliards.
21:20Les accidents de la route,
21:21c'est beaucoup,
21:21beaucoup, beaucoup d'argent.
21:22Eh bien, là, vous ne dites pas
21:23que je ne suis pas d'accord
21:24pour que ma cotisation
21:25d'assurance,
21:25elle aille à ça.
21:26C'est le principe assurantiel.
21:28Donc, Raquel,
21:28je donne un exemple.
21:29La présidente de la région
21:30Île-de-Francière,
21:31Valérie Pécresse,
21:32elle a dit que c'est très simple.
21:33Celui qui a cassé,
21:34celui qui a violenté,
21:35celui qui a...
21:35C'est fini,
21:36les aides de la région.
21:38Terminé.
21:38C'est coupé,
21:39tout simplement.
21:39Parce que la loi,
21:41Valérie Pécresse,
21:42elle gesticule
21:43pour faire semblant
21:44de faire quelque chose.
21:45Donc, on ne punit pas
21:47ceux qui cassent ?
21:48Mais bien sûr,
21:48mais il y a déjà des punis.
21:49Alors, comment on leur dit...
21:50Attention, on ne commence pas...
21:51Encore que, pardon,
21:52mais quand vous avez...
21:53Alors, il faut séparer.
21:55Là, peut-être,
21:55pardonnez-moi,
21:56le côté un peu juriste
21:57de l'affaire,
21:58mais d'abord,
21:59la responsabilité civile,
22:00ça existe.
22:01Le droit civil,
22:02ça existe.
22:02Toute personne
22:03ayant causé à autrui
22:04un dommage
22:05doit le réparer.
22:06C'est la loi.
22:07C'est comme ça.
22:07Vous allez devant
22:07n'importe quel régime assurantiel,
22:10ça marche.
22:10Après, au pénal,
22:11c'est différent
22:11pour ce qui est des infractions
22:12parce que vous remarquerez
22:13que souvent,
22:15ce ne sont pas
22:16les vrais délinquants
22:17qui sont interpellés.
22:18En vérité,
22:18quand vous avez une logique
22:20de, par exemple,
22:21envoyer une gaz lacrymo
22:22contre une masse
22:23de plusieurs centaines de personnes,
22:25vous n'êtes pas en train
22:25de lutter contre la délinquance.
22:27hier à Paris,
22:28il y a eu des choses très graves.
22:29Il y a eu une mise en danger
22:30de lycéens,
22:30une mise en danger
22:31de personnel d'éducation
22:32et une mise en danger
22:32d'une personne
22:33qui habitait au-dessus,
22:35qui s'occupait,
22:36semble-t-il,
22:37de la maintenance
22:37et qui était avec ses enfants.
22:40Des individus très jeunes
22:41ont été interpellés.
22:43Alors, eux,
22:43ça peut être très grave,
22:44mais ça peut être une tentative
22:45même, voilà,
22:46de mise en danger d'autrui.
22:47Mais pour ceux
22:48qui étaient à côté
22:49et qui ont cassé
22:50et qui peuvent être,
22:51pour certains,
22:52qui peuvent être,
22:52je dis bien lycéens,
22:53ceux-là,
22:54qu'est-ce qu'on leur dit ?
22:55Mais la même chose
22:55qu'à toute personne
22:56qui cause du dommage
22:57à autrui.
22:58En fait,
22:58causer du dommage
22:59à autrui,
22:59c'est interdit,
23:01ça concerne
23:01des conséquences.
23:02Et puis,
23:03en revanche,
23:04il y a une chose
23:05qu'on ne peut pas faire,
23:06c'est oublier
23:07qu'il s'agit d'enfants.
23:08En fait,
23:08la cécité
23:11du monde adulte
23:13vis-à-vis
23:13de la qualité d'enfant
23:15d'un être humain,
23:16c'est provoqué
23:17de violence,
23:18d'abus,
23:19quand on les répond.
23:20Donc, il faut faire
23:20très attention.
23:21Avec le mot
23:22enfant,
23:23jeune,
23:23etc.
23:24Ah bon ?
23:24C'est ce que je dis.
23:25Mais tu es allé
23:26sur la manifestation
23:27aujourd'hui,
23:27tu es en tête,
23:28tu es allé
23:28dans plein de manifs
23:29que j'ai vu.
23:29Mais déjà,
23:30moi,
23:30j'apprends mes enfants
23:30pour se vous voir.
23:32Le tutoiement,
23:33je suis désolé.
23:34Après,
23:34on fait la leçon
23:35et nous,
23:35on vous interpellez.
23:37Non,
23:39je vous gêne
23:39parce que je ne crois pas.
23:40Vous voyez aussi
23:41beaucoup de discernement
23:43et je reconnais
23:44que ce n'est pas
23:44forcément facile.
23:45Mais c'est pour ça
23:46que c'est un métier.
23:47Je ne parle pas
23:47du maintien de l'âge.
23:48Je vous pose la question
23:49à ceux qui ont participé
23:50de près ou de loin
23:51à de la casse.
23:52Est-ce qu'il faut
23:53que les parents
23:54reçoivent la facture ?
23:55On ne tolère pas
23:55l'intolérable.
23:56On ne tolère pas
23:57l'intolérable.
23:58Si vous aussi
23:59s'identifiez,
23:59vous le recevez déjà ?
24:00Vous êtes responsable
24:01de tout fait
24:02Mais vous savez très bien
24:02que pour les précédentes émeutes,
24:04non, c'est vous, moi,
24:05c'est tout le monde
24:05qui a payé.
24:06Mais vous le savez.
24:07Comme quand les agriculteurs
24:09bloquent l'autoroute
24:10à 15 pendant 10 jours,
24:12c'est tout le monde,
24:13vous et moi,
24:14qui payons
24:15les fruits induits
24:16avec ça.
24:17C'est un plateau
24:20et il faut que la parole
24:21soit largement distribuée.
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