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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:01Merci d'être avec nous pour la suite de votre émission. Je vous rappelle que dans quelques instants, ce sera
00:05le dernier débat de la primaire socialiste, place publique.
00:09Et forcément, qui dit dernier débat, dit débat décisif. Qui dit débat décisif, dit le débat où généralement les challengers
00:16vont essayer de challenger, c'est le cas, le ou les favoris.
00:20Vous les avez vus tout à l'heure, ils sont arrivés au siège de BFM TV pour ce débat qui
00:25sera animé tout à l'heure par Apolline de Malherbe et Maxime Suitec.
00:30Mais tout d'abord, nous allons en parler avec Yves Tréard. Bonsoir, chéri, éditeur de liste politique pour BFM TV.
00:36Anne-Sora Dubois reste avec nous.
00:38Victor Hérault nous a rejoint. Bonsoir à vous, journaliste politique à Valeurs Actuelles. Laurent Geoffrin est présent. Bonsoir, Charles-Laurent.
00:45Directeur du Libre Journal, Laurence Saillet nous accompagne. Et je l'en remercie. Découvrons ensemble, d'abord le plateau, si
00:52je puis dire.
00:52Il y a le décor, le décorum, le contexte et l'ambiance. Samy Sfaxi, en quelques minutes, vous allez devoir
00:57tout nous résumer. Je sais que vous en êtes capable.
01:02Absolument, ma chère Sonia. Regardez, en tout cas, tout est prêt ici sur ce magnifique plateau BFM TV. D'ailleurs,
01:08félicitations aux équipes techniques.
01:09Regardez, c'est ici que les candidats seront placés pour ce, vous le disiez, dernier.
01:15Débat de la primaire de la gauche. Alors, le placement a été tiré au sort. Olivier Faure a cette position.
01:20Ségolène Royal à ses côtés. Raphaël Glucksmann au centre. Jérôme Gage et Emmanuel Morel.
01:25Je le rappelle, un tirage au sort. Débat décisif à l'enjeu colossal puisqu'il s'agit, bien sûr, de
01:30déterminer qui partira dans cette course à l'Elysée pour la gauche.
01:34En tout cas, le Parti Socialiste passe public et le Parti Radical de gauche.
01:37Les deux chefs d'orchestre, bien sûr, de cette soirée sont ici. Ils seront placés ici. Vous voyez que tout
01:42est prêt.
01:42Maxime Switek avec Apolline de Malherbe. Et puis, sur les côtés, dans les gradins, vous aurez un peu de public
01:47qui posera des questions.
01:48Ce public qui est représentatif des Français, des étudiants, mais également des actifs pour poser les questions qu'ils souhaitent
01:55se poser avant cet formidable débat ce soir, bien sûr.
01:59Le débat, ce sera à 20h40 et ce sera en direct sur BFM TV.
02:03C'est bien noté, Samy Sfaxi. On vous retrouve et on retrouve évidemment nos équipes. Et bravo aux équipes techniques.
02:08Effectivement, on découvre ce plateau avec cette nouveauté des citoyens qui vont pouvoir interpeller les candidats.
02:15Alors, d'expérience, d'expérience. Le dernier débat, Yves Tréhard, avant un vote, est celui généralement où les candidats challengers
02:21se lâchent et jettent leur dernière force dans la bataille
02:24pour tenter d'inverser le rapport de force. On peut donc s'attendre à d'éventuelles surprises ce soir ?
02:30Ça va être serré, oui, mais c'est intéressant parce que, vous savez, on entend, il y a une petite
02:34musique qui se moque un peu, tout ça.
02:36Moi, je trouve ça très, très bien parce qu'il y a de la politique, il y a du débat
02:40et il ne faut pas justement se moquer de ce genre d'exercice
02:44dans notre pays où les partis sont très fatigués, où la défiance vis-à-vis du personnel politique est plus
02:51grande que jamais.
02:52Eh bien, justement, il faut encourager ce genre d'exercice et faire en sorte qu'il y ait la confrontation
02:59des idées.
03:00Elle ne se fait pas dans la rue, la confrontation des idées, elle se fait là, elle se fait à
03:04BFM TV.
03:05Alors, effectivement, c'est le dernier débat après les deux autres.
03:07Ça risque d'être assez musclé parce qu'il y en a qui vont vouloir marquer des points.
03:12Tout le monde va vouloir marquer des points, mais il y a eu des échanges au précédent débat qui étaient
03:16un peu salés.
03:18Je me souviens de Jérôme Gage interpellant Fort.
03:25Et là, Fort ne va pas se laisser aller, il va essayer de répondre.
03:30Et puis, la petite musique veut aussi, et les sondages le disent, que Glucksmann est le grand favori.
03:35Donc, ceux qui ne veulent pas que Glucksmann gagne, ils vont y aller de bon cœur.
03:40Et en plus, quand il y en a Ségolène Royal dans un débat, il faut toujours s'attendre à ce
03:46qu'il y ait.
03:47Vous savez, c'est un peu le Michael Hollies du...
03:51La comparaison est...
03:52Non, mais d'ailleurs, elle est très élégante.
03:54Elle est très élégante.
03:56Elle peut toujours faire un dribble, un coup franc, qu'il soit très particulier.
04:02Mais dans tout processus comme une primaire, Laurence Saillet, il y a le favori, le challenger, le poil à gratter.
04:08C'est ceux qui regardent aussi parfois passer les trains.
04:11Qui est dans chaque rôle ?
04:12Ce n'est pas évident, mais vous les voyez arriver.
04:15D'expérience, alors là, c'est une primaire, on va dire, qui est ouverte, mais pas totalement.
04:20Parce qu'elle est quand même assez...
04:21Enfin, on vise environ 100 000 électeurs.
04:24Personne ne sait ce qui va se passer, en fait, dans cette primaire.
04:26Vraiment ?
04:27Parce qu'on ne peut pas sonder l'électorat.
04:29C'est impossible pour aucun organisme de sondage de savoir exactement ce qui va se passer.
04:34Il y a quatre quarts, hein, par exemple.
04:35Il peut y avoir une mobilisation massive d'une gauche très engagée, qui sera plutôt en faveur de M. Fort.
04:43Ou alors un élargissement avec un centre-gauche qui va venir, justement, renforcer M. Glucksmann.
04:49Et c'est pour ça que le débat est important.
04:51Parce que les débats, ça fait basculer les choses.
04:53Rappelez-vous, au municipal, que ce soit Lyon, où on a vu une énorme bascule avec le débat ici, qui
04:59a eu lieu sur BFM.
05:01Marseille, où ça a été aussi très important.
05:04C'est pour ça que le débat, c'est le grand moment de vérité.
05:06Déjà, on ne sait pas quels sont vraiment les favoris.
05:10Et en plus, ce soir, tout peut se passer.
05:12C'est le dernier.
05:13Ceux qui pensent être en retard, à mon avis, vont tout donner pour, justement, essayer de faire basculer.
05:18C'est vrai, Laurent Joffrin, le dernier débat a une particularité.
05:22D'abord, il est proche du vote.
05:24C'est les 9 et 10.
05:25Donc, dans la tête, évidemment, de ceux qui vont voter, il y a la prééminence.
05:29C'est frais.
05:29Et donc, l'importance de marquer des points ce soir, elle est presque plus importante que les soirs précédents.
05:37C'est vrai.
05:37Je voudrais souligner ce qu'a dit Yves Tréard.
05:39C'est que le Parti Socialiste est un parti démocratique.
05:43Et place publique aussi.
05:45On n'imagine pas la même cérémonie à LFI.
05:49Ou RN.
05:49C'est impossible.
05:51Il n'y a pas de primaire.
05:52C'est réglé d'avance.
05:54C'est carré, comme dit Mélenchon.
05:56Là, c'est démocratique, donc on ne sait pas exactement.
05:58Alors, sur le papier, il faut quand même voir pourquoi on dit ça.
06:00Sur le papier, Glucksmann doit gagner.
06:02Sur le papier.
06:03Pourquoi ?
06:03Parce qu'il a ses places publiques qui votent tous pour lui.
06:06Il a la moitié du PS, en théorie.
06:09Et puis, les nouveaux adhérents, probablement, on croit savoir qu'il serait plutôt attiré par sa personnalité.
06:16Mais le PS a de nouveaux adhérents, nombreux, et ceux-là, on ne le sait pas.
06:23Donc, ça peut changer.
06:25Et si quelqu'un fait une énorme...
06:27Donc, vous pariez même sur un inversement total des rapports de France ?
06:30Je ne crois pas, mais on se trompe souvent.
06:34Et il faudrait qu'il y ait un énorme événement de débat, de campagne.
06:40Qui a intérêt, ce soir, à très fortement se démarquer pour bousculer le jeu ?
06:44C'est Olivier Faure qui a intérêt.
06:46Parce que là, son risque, c'est d'être écrasé.
06:50Alors qu'il est patron du parti, ça la fout mal, comme on dit vulgairement.
06:53Et donc, il est obligé d'attaquer fort.
06:56Faut qu'à le dire.
06:57Il y a, pardonnez-moi, les baisers de la mort, entre guillemets.
07:00Peut-être que Robert Ménard a glissé ce baiser tout à l'heure.
07:04Parce qu'on lui a posé la question avec vous, Anne.
07:07Il a dit qu'il glisserait, s'il devait voter, un bulletin Glucksmann.
07:11François-Xavier Bellamy n'a pas dit autre chose, d'ailleurs.
07:13Oui, parce qu'il représente peut-être une forme de gauche plus acceptable à droite.
07:18Donc oui, mais paradoxalement, ça peut être un inconvénient pour lui.
07:21On connaît le danger des primaires aussi.
07:24Vous pouvez ne pas sortir de la primaire parce que vous êtes moins raccord, entre guillemets,
07:29avec le socle de la gauche.
07:30Et en revanche, êtes plus un meilleur candidat au moment où il s'agit de s'élargir.
07:36C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la droite a laissé tomber l'idée des primaires.
07:38Et la gauche s'est même longtemps posé la question de savoir s'il fallait la faire.
07:42Il a quand même un avantage pour lui, Raphaël Glucksmann.
07:45C'est que l'un des grands débats de ce soir, l'un des grands points d'achoppement entre ces
07:50candidats,
07:51c'est le sixième participant à cette primaire, c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon, qui bien sûr n'y
07:55participe pas.
07:55Ça, on va en parler. C'est majeur.
07:57Et aujourd'hui, il y a un sondage élable qui a été fait hier pour BFM TV et la Tribune
08:02dimanche.
08:02Et ce sondage dit qu'à 73%, les sympathisants en place publique et partis socialistes
08:07ne veulent pas d'une alliance avec la France insoumise à l'issue de cette primaire.
08:10Et donc, c'est ce choix-là aussi qui va être fait au cours de cette primaire.
08:15Mais est-ce que ça sera... On va voir, pardonnez-moi. Allez-y, le sondage.
08:18C'est bon simplement parce que c'est intéressant ce que vient de dire Anne.
08:21En disant qu'il est le plus compatible, pas compatible, mais avec la droite, c'est le plus fréquentable.
08:26On l'a d'ailleurs.
08:28Ce qui est intéressant, c'est que justement, la droite n'a pas intérêt à ce que ça soit lui.
08:32Parce qu'il faudrait que ça soit un type qui... Pardon.
08:35Un candidat qui soit plus à gauche.
08:38Plus à gauche.
08:39Tout le monde fait attention à ses propos.
08:41Mais on va parler de Jean-Luc Mélenchon.
08:43Mais une question d'abord, Victor Héran.
08:44Est-ce que vous imaginez tout ce petit monde après se ranger derrière un seul ou une seule homme qui
08:50ne sait pas ?
08:50C'est toujours le risque de la primaire.
08:52Il y a aussi la question, on la soulèvera peut-être après,
08:54mais le septième candidat alors, ce serait aussi François Hollande,
08:57qui à mon avis regarde BFM avec grande attention ce soir,
08:59et qui se dit, qui est-ce que je devrais déloger une fois que cette primaire sera terminée ?
09:04Vous parliez tout à l'heure des rôles à attitrer.
09:08Raphaël Glucksmann, le favori, on l'a bien compris.
09:10Olivier Faure, le challenger.
09:11Jérôme Gage et Emmanuel Morel, il ne faut pas les oublier.
09:13Ils ont quand même beaucoup à prouver, mais ils en ont aussi beaucoup dans la manche.
09:16Il faut attendre de voir ce qu'ils proposent.
09:17Jérôme Gage, à mon avis, a beaucoup à démontrer ce soir pour se démarquer.
09:21Puis le poil a gratté, pardon, mais on l'a compris.
09:23Ségolène Royal, à mon avis, là, va tout donner.
09:26Elle a un objectif en tête.
09:27Il y en a un qui, dans l'éloge, à mon avis, doit s'inquiéter et doit se préparer à
09:30prendre tous les coups.
09:31C'est Raphaël Glucksmann.
09:31Parce qu'après la vidéo qui est sortie concernant Ségolène Royal,
09:35je pense qu'il doit s'apprêter à en prendre quelques-unes.
09:37Il n'est pas dans l'éloge.
09:39François Hollande, vous en avez parlé.
09:40On lui a posé la question.
09:41On lui a dit, alors, est-ce que vous allez regarder ce soir le débat décisif ?
09:45Écoutons sa réponse.
09:46Oui, comme les deux premiers.
09:49Le but de la primaire, c'est de s'adresser d'abord aux militants et aux sympathisants,
09:54mais aussi au-delà, aux Français.
09:56Et je pense que c'est ça qui donne un sens à cette procédure,
10:02qui ne peut pas être simplement la répétition d'un congrès, du Parti socialiste ou un problème de parti.
10:09Alors, certains aimeraient être à côté de François Hollande pour suivre et voir quelles pourraient être ses réactions.
10:14Je vous vois sourire avec un sourire gourmand, Laurent Geoffrin.
10:18Oui, je ne serai pas dans cette situation.
10:21Peut-être, je ne sais pas.
10:23Non, pourquoi on vous pose la question ?
10:24Il y a deux choses.
10:25Vous l'avez évoqué, rappelons le contexte, il y a une vidéo, effectivement.
10:29Alors, une conversation privée, moitié privée, moitié publique,
10:33puisqu'il y a une connexion, semble-t-il...
10:35Oui, il y a une visioconférence, une discussion de campagne.
10:38Des propos de Raphaël Glucksmann, qui va beaucoup faire réagir, notamment Ségolène Royal,
10:42puisqu'elle est interpellée pour sa proximité, ou en tout cas pour ses demandes répétées,
10:48supposées auprès d'Emmanuel Macron.
10:50C'est vrai qu'ils vont s'affronter là-dessus, mais il y a une limite à cet exercice,
10:53parce qu'ils savent très bien que le vainqueur, quel qu'il soit, ou la vainqueur,
10:59si elle sort couturée de cicatrices et avec, assez basque, les bons mots de ses adversaires,
11:05souvenez-vous de, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup, ou il y a eu
11:09d'autres...
11:09Ah bah ça, ça l'a poursuivi, hein.
11:11Ça l'a poursuivi après.
11:12Et là, ça va être la même chose avec le stagiaire.
11:15Mais vous croyez qu'il serait inquiet de voir Raphaël Glucksmann sorti avec des cicatrices et...
11:20Là, ils veulent juste être celui qui est en vivant, là, c'est pas la question des cicatrices,
11:23mais tout le monde perd dans ce cas-là.
11:24Ça lui ferait du bien, M. Glucksmann, d'avoir quelques cicatrices.
11:28Est-il partagé ?
11:28Ça lui ferait du bien, M. Glucksmann, d'avoir quelques cicatrices.
11:31Parce que je pense que le doute...
11:32C'est un peu symbolique, hein, on en parle, évidemment.
11:33Ah oui, évidemment.
11:34Surtout en ces périodes, vous faites bien le dire, en ces périodes de violences,
11:37mais de cicatrices politiques.
11:38Parce qu'en fait, là où ça questionne, si vous voulez, c'est son immaturité politique.
11:43Ah bah voilà.
11:43Ah bah alors, écoutez Ségolène Royal...
11:45Non, mais attendez-là, on dirait que vous reprenez les propos de Mme Royal.
11:49Écoutez ce qu'elle avait dit il y a quelques jours, sur notre antenne.
11:52Il n'a jamais géré quoi que ce soit dans sa vie.
11:56Il est élu, OK, à la tête d'une liste, mais il n'a jamais géré quoi que ce soit.
12:01Il est stagiaire, Raphaël Lusquan.
12:03Il est stagiaire en politique, oui.
12:04Et vous êtes la patronne.
12:06J'étais quatre fois ministre, j'ai géré la COP21, oui, j'ai une expérience.
12:11Et ça se termine par, il faut voter par la patronne et pas pour le stagiaire, c'est ça ?
12:14Non, et le temps viendra peut-être pour le stagiaire.
12:18Et depuis, Ségolène Royal a été recadré, Anne-Saura Dubois.
12:21Mais comment se dire qu'il y a un arbitre des élégances ou des non-élégances ?
12:25Oui, ce sont les instances d'organisation de la primaire du Parti Socialiste et de Place Publique,
12:29en l'espèce Patrick Menouchi, qui d'ailleurs sera présent aussi dans nos locaux ce soir.
12:33Carrément, il est là, il regarde en bord de plateau si quelqu'un...
12:36Et c'est la règle sur les doigts.
12:38La règle sur les droits, absolument, comme ça.
12:40Je claque.
12:40Et il avait dit d'ailleurs à Ségolène Royal, à l'issue de cette prise de parole,
12:43mais très très rapidement, ce qui veut dire que probablement même,
12:45il était en train de la regarder au moment où elle était sur notre plateau.
12:48Il avait publié un petit communiqué dans lequel il avait expliqué
12:51qu'il fallait que les candidats se comportent de façon respectueuse
12:56et que de tels écarts...
12:58Mais attendez, chers amis, qu'est-ce qui va être intéressant ?
13:00Quelle est la nuance entre le respect et l'attaque politique ?
13:02Il faut bien qu'il y ait un peu de chers, il y en aura.
13:05Si c'est trop dur, ça devient suicidaire pour tout le monde.
13:07Oui, mais ça va, les stagiaires, ce n'est pas non plus une remise en cause sur l'intégrité.
13:12Par rapport à jeudi dernier, il y a quand même une actualité
13:15qui devrait être saisie par les intervieweurs et par eux
13:19et une actualité qui est assez grave.
13:22Il y a d'abord, effectivement, les mouvements étudiants,
13:25la casse dans les rues de toutes les villes de France,
13:29enfin de beaucoup de villes de France plutôt.
13:31Il y a ça, il y a le budget, dont on connaît davantage les contours maintenant
13:36et à mon avis, ça va pouvoir être un sujet.
13:38Ils sont quand même relativement d'accord sur ce sujet.
13:40C'est justement comment ils se distinguent.
13:41Mais je vais vous dire, ils vont se distinguer sur un point essentiel.
13:46Ils sont Jean-Luc Mélenchon, à chaque fois, sur les violences.
13:49C'est ça la ligne des violences.
13:50C'est une bêtise, enfin bon, ils font ce qu'ils veulent.
13:52C'est ça la ligne des violences.
13:52Et je pense que c'est une bêtise.
13:53Je pense qu'il faut qu'il fasse.
13:54À force de mettre Mélenchon en vedette, ils vont voter pour lui.
13:58On a besoin de savoir.
13:59Si c'est un combat de chiffonniers, qui va voter pour le chef des chiffonniers ?
14:03Ceux qui vont voter comme vous, ils ont besoin de savoir.
14:05Ils relèvent pas.
14:07Ceux qui vont voter comme vous, la primaire socialiste, ils ont besoin de savoir.
14:13Est-ce que voter M.
14:14Faure, c'est adouber M.
14:16Est-ce que c'est après ?
14:19C'est forcément approuver des accords législatifs, puisqu'il l'a dit.
14:22C'est la ligne de clivage, et c'est pour ça que M.
14:25Duxman attire un petit peu les gens de droite, on va dire.
14:29Parce que, et on le verra si ce soir c'est pareil dans le débat,
14:32mais il y a cette ligne de clivage pour ou contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.
14:37Il y a ça, et puis après les sujets, Israël, la Palestine,
14:40qui est le deuxième mot génocide.
14:44Et c'est vrai que ça, ça va être essentiel.
14:47Et du coup, ils ont du mal à sortir sur leur proposition économique.
14:51Ce qu'il faut dire, il me semble, c'est que c'est vieux comme le socialisme, ce truc-là.
14:56C'est-à-dire que là, vous avez toujours eu une gauche plus radicale et une gauche réformiste,
14:59et qui s'incarne sous des atouts différents.
15:01Mais cette fois, elle est aux portes du pouvoir, quand même.
15:04Comment ?
15:04Cette fois, elle est aux portes du pouvoir, si on en croit les sondages.
15:06C'est la différence. Je parle de la gauche radicale.
15:09Jean-Luc Mélenchon.
15:10Elle est loin, quand même.
15:11Elle est porte du deuxième tour.
15:12Du premier tour, du second tour.
15:13C'est pas le pouvoir, le deuxième tour, c'est pas...
15:15Ah bon, vous n'y croyez pas, alors ?
15:17Elle est quand même assez loin.
15:19Je pense que la droite se ralliera à Le Pen, et que Mélenchon sera battu.
15:23Mais ça, c'est mon opinion personnelle.
15:25C'est votre pronostic, d'accord.
15:26Mais mettons-nous dans un autre contexte.
15:28Mais ce débat est permanent au sein du PS et au sein de la gauche.
15:33Mettons-nous...
15:33Attendez, je t'en mets le jus.
15:35Pourquoi Ford prend ces positions-là ?
15:37C'est parce qu'il y a un dicton ancien qui a marché jusqu'à présent.
15:40Il faut prendre le parti par la gauche, et ensuite, il faut gouverner au centre, en gros.
15:45Il y a un autre dicton, il faut prendre le taureau par les cornes pour gouverner aussi, il faut être
15:50clair.
15:50Oui, mais il faut gagner les élections.
15:51Ils pensent...
15:52Ce dicton vient du fait qu'on pense que les militants sont plus à gauche que les responsables.
15:57Alors, c'est la vraie question, qui va voter ?
16:01Qui va voter ?
16:02Qui est ce corps électoral, finalement, qu'on ne connaît pas ?
16:04Il y a quatre électorats, si j'ai bien compris.
16:06Il y a l'électorat socialiste, désinscrits et à jour de cotisation, c'est un quart des 100 000 qui
16:15pourraient voter.
16:17Il y a un quart de nouveaux adhérents au PS qui viennent pour cette élection.
16:23Il y a un quart, paraît-il, de gens qui n'appartiennent à aucun parti, qui ne veulent pas appartenir
16:30à un parti,
16:30mais qui sont inscrits pour le scrutin.
16:32Et puis, il y a un quart, place publique, qui est le parti de Raphaël Luxemann.
16:39Si vous additionnez la moitié du quart, pardon...
16:45Ne rentrez pas trop dans les détails du quart.
16:48La moitié des socialistes...
16:51La moitié des socialistes...
16:53Non, avec modération.
16:54Passe au débat, ce soir, avec modération.
16:56Si vous additionnez la moitié des socialistes, plus tout,
17:00les Glucksmann...
17:01Ah non, mais normalement, vous avez 50% qui sont plutôt pour Glucksmann.
17:07Il est largement majoritaire.
17:09En fait, la question...
17:10Gabriel Attal, par exemple, qui n'arrive pas, semble-t-il, à créer de dynamique dans son propre camp victorien.
17:16Qu'est-ce qu'il dit ?
17:16Il dit, faisons une primaire.
17:18Et qu'est-ce qu'il dit dans cette primaire ?
17:19C'est très intéressant.
17:21Il dit, on va prendre...
17:22De Raphaël Glucksmann...
17:23De Raphaël Glucksmann...
17:24Jusqu'à la droite.
17:25Républicaine.
17:25La droite républicaine, il écarte, si on le fait grossièrement, l'UDR, le Rassemblement national et Eric Desmond.
17:31Mes chers amis, mais à quoi ça sert ?
17:33C'est exactement ce que, quand on regarde de l'extérieur...
17:36Non, non, quel est le point commun entre un votant pour M. Glucksmann et un votant pour M. Retailleau ?
17:41C'est qu'ils sont contre les deux autres.
17:43C'est le seul point commun.
17:44C'est l'incarnation parfaite du barrage.
17:49Et c'est d'ailleurs du côté...
17:50Double franc républicain.
17:51Double franc républicain.
17:52De chaque côté.
17:53Il faut être motivé.
17:53Très mauvaise idée.
17:54Et c'est vu de l'extérieur, du côté du Rassemblement national, surtout comme du côté de la France insoumise.
17:59Du côté de la France insoumise, ça veut dire, vous voyez, c'est le système en place, etc.
18:02Votez pas pour eux, votez pour nous pour renverser la table.
18:04Du côté du Rassemblement national, ce n'est rien d'autre que ce qu'ils appellent l'UMPS.
18:08C'est-à-dire le parti central, c'est l'alternance entre les...
18:11C'est vraiment une idée, mais c'est incroyable de penser ça.
18:15Mais à taille, il n'est pas le seul.
18:18Il veut se distinguer de montrer qu'il n'est pas l'héritier de Macron qui a tué, justement, les
18:26partis républicains,
18:28qui a fait en sorte un raisonnement un peu giscardien, deux Français sur trois, bon, on va tous être ensemble.
18:37C'est comme ça que vous tuez le plateau, on voit Madame Royal qui s'installe, je pense, en vaste
18:44rouge.
18:44Et à taille est un agent des extrêmes en disant ça.
18:50Non, mais il n'y croit même pas lui-même, il sait très bien qu'il allait recevoir un retour
18:54rapide,
18:55à la fois du côté de la droite, parce que c'est un moyen pour lui de mettre la pression
19:01sur Édouard Philippe.
19:02C'est le moyen pour lui de dire à Édouard Philippe, en fait, tu ne veux pas de primaire,
19:06donc tu mets en danger les Français avec un duel.
19:10Il sait très bien que cette primaire n'aura jamais lieu, la droite, ce n'est pas la gauche.
19:14Et on a essayé de faire ça pendant dix ans et on a vu le résultat.
19:17On va continuer à parler, regarder cette image en direct, notre plateau qui est en train de,
19:21il est prêt, mais ce sont les candidats qui vont s'installer, prendre leur marque, comme on dit.
19:26Chacun voit auprès de qui il est installé, c'est important aussi, pour interpeller, pour avoir des échanges vifs.
19:32Est-ce que vous pouvez, Anne, nous présenter les trois parties de ce débat décisif ?
19:36Alors, première partie, juste avant la première partie, l'introduction qui va être faite par chacun des candidats,
19:42une minute par candidat, là encore, l'ordre a été tiré au sort.
19:46Première partie, le vivre ensemble, il va être question des lycéens, dès le début, des retraites,
19:51et ensuite les valeurs républicaines et la laïcité.
19:54Deuxième partie, sur le pouvoir d'achat, l'international et le climat.
19:57Troisième partie, l'échange avec les Français, vous l'avez vu, ces petites marches sur lesquelles des Français indécis
20:04vont pouvoir interroger tous les candidats sur les questions qui les taraudent.
20:10Enfin, quatrième partie, les questions de notre partenaire Libération, pour ce débat.
20:14Et puis enfin, ça sera la conclusion des candidats, et là encore, chacun une minute.
20:19Première question ce soir pour le débat, ça sera Raphaël Gluxmann.
20:23Oui, et c'est très intéressant sur, évidemment, les violences urbaines, parce qu'on va voir en situation.
20:27Madame Royal, par exemple, propose à France tranquille, si elle sort gagnante.
20:32Elle a raison. Elle a raison, vu les situations.
20:35Ah oui, tout le monde, France tranquille.
20:37Vous avez la baguette magique, vous, M. Laurent Joffrin ? On va tous se leur demander.
20:42Il y avait une part d'ironie dans mon propos, mon cher.
20:44J'ai souligné. Moi, je vous prends toujours au premier degré.
20:47Mais on va voir, par exemple, est-ce que sur le sujet des violences,
20:49est-ce qu'il peut y avoir des nuances entre ces couleurs roses ?
20:54Il faut quand même préciser que sur le volet des lycéens, il va y avoir deux volets.
20:57Le volet des revendications lycéennes, le volet économique,
20:59et le volet, effectivement, des violences, des ordements de ce mouvement lycéen.
21:03Et corrélé, évidemment, on y pense à la question de Jean-Luc Mélenchon derrière.
21:06Oui, mais voilà, mais regardez, sur chaque sujet, on va voir leur positionnement
21:10par rapport à Jean-Luc Mélenchon, parce qu'évidemment, la question s'il va l'aurait de poser.
21:13Imaginons, vous êtes M. Fort, Laurent Joffrin, et je vous interroge.
21:17C'est un voisin. Pourquoi s'imaginons-t-il pas ?
21:19C'est tout à fait honorable.
21:21Mais tout à fait.
21:22Et je dis, alors, est-ce que vous vous désolidarisez des violences ?
21:25Est-ce que vous condamnez toutes les violences ?
21:27Oui, ça va être une question de dosage entre ceux qui vont dire
21:30le scandale, c'est les violences, il faut être extrêmement ferme,
21:33quitte à ensuite parler de la revendication,
21:35et ceux qui vont dire, oui, mais l'essentiel, c'est quand même la revendication de l'édiciné.
21:38Je vous parlais qu'ils diront tous la deuxième version.
21:40Tous, je les ai tous écoutés depuis une semaine.
21:42D'abord, ils disent tous dans leur message, il faut entendre les étudiants,
21:48il faut que le machin...
21:50Oui, ce qui est logique.
21:51Ce qui est logique aussi.
21:52Bien sûr, mais de toute façon...
21:53Ils n'ont pas excusé les violences.
21:55Ils ne les ont pas...
21:57Attendez, on va écouter ce soir.
21:58Ils n'ont pas la même vision que Mélenchon.
22:01Ce sera la course à la démagogie. Pourquoi ?
22:03Parce qu'à la fois, ceux qui sont déjà très à gauche, comme M. Fort,
22:07vont devoir ancrer leur positionnement de gauche,
22:09et M. Glucksmann, depuis le début de cette primaire,
22:11il n'a qu'une envie, c'est d'essayer de prouver qu'il est de gauche.
22:13C'est son grand challenge.
22:15D'ailleurs, la première déclaration qu'il a faite au 20h,
22:17c'est de dire qu'il fallait taxer les héritages.
22:19Au lieu de dire qu'il fallait remettre, si vous voulez,
22:22un équilibre budgétaire qui est responsable,
22:25justement, par rapport à la situation de la France,
22:27c'était de taxer les héritages.
22:29Donc lui, il est obligé de courir...
22:30Oui, enfin, quand même.
22:31Lui, il est obligé de courir derrière la gauche pour dire
22:34« Attention, je suis de gauche ».
22:35Donc ça va l'amener, me semble-t-il, à prendre des positions...
22:39Courir derrière la gauche, Mme Royal va courir derrière M. Glucksmann
22:42pour lui faire...
22:44La peau.
22:46Pardonnez-moi...
22:46Non, mais ce sont des termes...
22:48Non, mais il va y avoir une explication, franche.
22:52Ah oui, là, sur les deux propos qu'il a tenus,
22:54à mon avis, il y en a un notamment qu'elle a pu mal prendre de manière...
22:58Sur la danse du ventre, c'est...
22:59C'est une expression qu'on utilise de manière globale,
23:02et je suis une femme pour vous le dire, c'est tout à fait à l'aise.
23:04Oui, mais Mme Royal n'apprécie pas quand on lui dise
23:06qu'elle a fait les yeux doux, la danse du ventre,
23:07tout ce que vous voulez à Emmanuel Macron.
23:09C'est sur le fond qu'elle est gênée, plus que sur l'expression.
23:10L'UXPAN n'aime pas qu'on le traite de stagiaire non plus,
23:12donc j'ai envie de dire la valeur envoyée.
23:14Vous voyez là, mais rassurez-moi, là, on va entendre peut-être...
23:18Voilà, mais le fond, c'est ça, c'est le positionnement,
23:21c'est les convictions, c'est les propositions,
23:23c'est le budget, c'est le budget.
23:26Oui, oui, oui, c'est le budget.
23:28On a une crise de la dette, un mur,
23:30là, on est juste...
23:31Je crois qu'on est... on l'a pris.
23:33C'est un problème plus difficile pour eux,
23:35parce que quand on lit leur programme,
23:37ils ne sont pas vraiment financés, leur programme.
23:39Mais ce qui est intéressant, c'est le discours quand même de...
23:42Juste le programme du PS qui fait 80 pages,
23:45il n'y a pas de chapitre de financement.
23:48Si on les regarde bien...
23:49Ils sont quasi tous unanimes sur le rétablissement d'Ivée,
23:53c'est de parler...
23:54Pour une fois...
23:55Oui, mais ça ne suffit pas.
23:57Non, non, non.
24:00Mais si on regarde bien...
24:02Mais c'est le primaire entre vous, en fait.
24:03Il faut quand même montrer qu'ils ont tous une identité de gauche
24:07très précise et qu'ils ne sont pas interchangeables.
24:12Vous avez M. Emmanuel Morel,
24:14c'est une gauche républicaine chevainementiste, j'ai envie de dire.
24:18Oui, oui, oui, un mal sur la laïcité.
24:21Si vous prenez M. Ford, c'est la ligne traditionnelle du Parti Socialiste.
24:26Si vous prenez M. Gage, il est là pour une raison
24:32qu'il a plusieurs fois exprimée, justement,
24:35contre l'antisémitisme et tout ça, il l'a dit.
24:37C'est une candidature de témoignage, il a même dit, Jérôme Gage,
24:42ce qui était assez bizarre.
24:43Olivier Faure, c'est la ligne classique du Parti Socialiste.
24:45Olivier Faure, oui, quand même.
24:47C'est le Parti Socialiste qui a quitté...
24:48Alors que Guxpan, il nous rappelle plutôt Emmanuel Valls
24:50des années 2010, vous voyez, c'est ça qui est assez...
24:54Il rappelle surtout Macron, quelque part.
24:55Pardon ?
24:56Il rappelle surtout Macron...
24:57En tous les cas, quoi qu'on pense, quoi qu'on dise ce soir,
24:59et à quelques minutes de...
25:00C'est quand même un exercice démocratique.
25:02Après, on verra, certains estiment que la primaire,
25:05c'est une machine à perdre, une machine à avoir des cicatrices,
25:07qui sont indélébrités, etc.
25:09Ça peut tourner comme ça.
25:10Ça peut tourner.
25:11Et si c'est le cas, François Hollande, qu'on salue,
25:14puisqu'il est sans doute déjà devant sa télévision en attendant le débat,
25:17rafle la mise ?
25:20François Hollande, le problème, c'est qu'il va y avoir un vainqueur, forcément.
25:24Une gagnante, voilà.
25:26Un gagnant, une gagnante.
25:27Après, une fois qu'il est en place...
25:30Racontez-nous la suite, qu'est-ce qui va se passer ?
25:31J'en sais rien.
25:32Mais ça dépend aussi de la participation,
25:34parce que si vous avez une participation
25:36qui est supérieure à celle qu'on estime,
25:38parce qu'on estime aujourd'hui que c'est 70 000, 80 000,
25:41mais ça peut être plus que 100 000.
25:43Ce sera plutôt 100 000, je crois.
25:44Oui, mais...
25:44Ce qui est conséquent.
25:46C'est quand même ça qui est important.
25:47C'est un parti politique.
25:48C'est un parti politique.
25:49Il faut voir aussi l'écart entre le premier et le deuxième,
25:53qui est aussi très important.
25:54Et en fonction de ça, voir si, effectivement,
25:57il y a un trou de souris,
25:58puisque c'est son expression, pour François Hollande.
26:01C'est un trou de fourmis, là.
26:02On peut quand même lui faire confiance.
26:04L'expérience, la qualité du ressenti de François Hollande,
26:11qui est un observateur politique comme personne,
26:13et qui sait très bien comment, après, oeuvrer pour une candidature.
26:19Et nous sommes en octobre.
26:21Tout à fait.
26:21François Hollande, à mon avis, attend plutôt janvier.
26:23Donc il a intérêt à ce que ce soit le plus facile à débrancher qu'il emporte.
26:26On verra ce qui se passera.
26:27Mais janvier, tout ne sera pas joué.
26:29Et il s'adresse à un centre plutôt que la gauche.
26:31Il a un programme économique, des propositions économiques qui sont centrées.
26:34Et c'est parti. C'est à suivre en direct sur BFM TV.
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