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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Nous ont rejoints à présent, nous sommes avec Bruno Jody, merci d'être là.
00:03Bonsoir Sonia.
00:03Bonsoir Bruno.
00:04Arthur Berdard est avec nous, éditaliste politique Figaro et BFM TV.
00:08Rocaïa Diallo nous accompagne également.
00:10Bonsoir à vous.
00:11Président de Politis, éditaliste au Guardian.
00:13Et on accueille Louise Montangon.
00:15Bonsoir.
00:16Bonsoir Sonia.
00:16Merci d'être là véritablement.
00:18Je vais préciser aux téléspectateurs, même si beaucoup vous connaissent un petit peu votre parcours,
00:22et puis vous-même, vous allez nous le présenter.
00:24Et je vous remercie parce que vous avez accepté, tout comme lui d'ailleurs,
00:27Manasse Nadel, d'échanger tout à l'heure sur le fond, sur les revendications évidemment de ce mouvement.
00:33Alors vos passages, Louise Montangon, font des milliers, voire des millions, de vues sur différentes plateformes.
00:38Certains parlent de vous comme d'un véritable phénomène.
00:40Mais vous êtes d'abord et surtout une étudiante en master de philosophie à l'université Bordeaux-Montagne.
00:46Je ne suis plus étudiante à l'université de Bordeaux-Montagne, mais j'y étais.
00:49Vous y étiez.
00:50Et à distance, là, vous continuez les cours.
00:52Oui, rattachée dans une autre université.
00:54Effectivement.
00:54Et vous êtes impossible d'y revenir.
00:56Exactement.
00:57Bon, pour des accusés militants, de ceux qui vous empêchent.
01:00Des raisons de sécurité.
01:01Très bien, malheureusement.
01:02Et on va également en parler.
01:04Vous venez, et ce n'est pas du tout péjoratif, au contraire, de le dire, d'une belle et petite
01:08campagne.
01:09Oui.
01:10Et vous venez d'un milieu qui parle politique en famille, des discussions depuis très longtemps.
01:14Surtout d'actualité.
01:15D'actualité.
01:16Pas d'engagement politique quand vous étiez plus jeune, mais des discussions sur tous les sujets.
01:21Exactement.
01:21Et vous estimez, Louise Montancon, que les revendications, aussi légitimes soient-elles, ne doivent pas empêcher le plus grand nombre
01:28d'étudier, de travailler, de penser à l'avenir.
01:33Vous ne dites absolument pas que c'est illégal, mais vous estimez, tout simplement, qu'il y a des principes
01:38de base qui doivent être respectés.
01:39Ils ne le sont pas.
01:40C'est bien ça ?
01:41Exactement.
01:41Ça fait plusieurs années que nous, avec l'Uni, on observe ça dans les universités.
01:46J'étais encore au collège que ça se produisait déjà, donc des blocus de facultés entières.
01:51Ce ne sont pas des blocus qui durent deux, trois jours, c'est des blocus qui peuvent s'étendre sur
01:55plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
01:57Moi, lorsque j'étais en première année de licence à l'université de Bordeaux-Montagne, j'ai connu mon tout
02:01premier blocus au mois de mars 2023.
02:04Et je ne suis retournée à la fac qu'en septembre 2023.
02:07L'année s'est subitement arrêtée, c'était au moment de la réforme des retraites.
02:12Et c'est là que j'ai découvert, effectivement, l'empire de l'extrême-gauche au sein des universités.
02:17L'empire, dites-vous.
02:18C'est-à-dire que vous estimez qu'il y a une forme de gangrène, de prise de pouvoir dans
02:21certaines universités,
02:23et qui empêche des étudiants comme vous, tout simplement, de dire leur avis, de penser ce qu'ils pensent et
02:28de travailler tranquillement ?
02:29C'est-à-dire que dès que vous avez un avis qui ne leur convient pas, ou une voix qui
02:33ne va pas dans leur sens,
02:34vous êtes littéralement pris pour cible, ou alors insulté de tous les noms, que je ne citerai pas sur ce
02:40plateau.
02:41Mais je trouve ça bien dommage, parce que je pense qu'il y a quelques années encore, on pouvait avoir
02:44un débat.
02:45Moi, j'adore débattre, j'adore discuter.
02:46J'ai beaucoup d'amis de gauche, vraiment beaucoup.
02:48J'apprends beaucoup aussi en les écoutant.
02:51Et aujourd'hui, on a vraiment deux France face à face, qui ne s'écoutent plus, qui ne se parlent
02:55plus,
02:55parce que le dialogue n'est plus possible.
02:56Parce qu'aujourd'hui, quand vous êtes juste à droite, vous êtes forcément un facho, vous êtes forcément un nazi.
03:01Et donc, vous n'avez pas le droit à la parole, et vous n'avez même plus le droit d
03:04'étudier.
03:05C'est ça, la réalité dans les universités.
03:06Et c'est un peu la pente qui se dessine pour les lycées, malheureusement.
03:11Et j'en suis un peu désolée, d'ailleurs.
03:13Et vous voulez montrer qu'il y a une majorité silencieuse, je ne sais pas si elle est silencieuse,
03:17mais semble-t-il, oui, mais qui n'est pas du tout celle de la casse, qui n'est pas
03:21du tout celle qui bloque, au contraire.
03:23Une majorité qui peut se retrouver dans les revendications des lycéens, tout à fait,
03:28qui trouve aussi ces revendications, pour la plupart, légitimes, on en rediscutera plus tard.
03:32Mais moi, je fais partie de cette majorité qui estime qu'on n'a pas besoin de tout casser, ni
03:36de tout brûler.
03:36Mais malheureusement, en fait, après dix ans de Macronie, c'est compliqué, en fait, de manifester sans tout casser, sans
03:42tout brûler,
03:42parce qu'ils ont toujours un peu plus de terrain.
03:43Et quand vous voyez aujourd'hui que des étudiants et des lycéens peuvent tabasser leurs profs à Toulouse,
03:49à Lille, peuvent tabasser leurs surveillantes, à Annecy, peuvent brûler des camions de pompiers,
03:54peuvent brûler le visage d'une femme à Marseille, ou balancer de l'acide chlorhydrique au visage et aux mains
03:58d'une lycéenne,
03:59et qu'ils sont tout de même reçus par le ministre de l'Éducation nationale,
04:03et qu'il ouvre une plateforme pour les doléances, il y a quand même un deux poids, deux mesures,
04:08et on est quand même dans un monde qui, moi, me laisse un petit peu sans voix,
04:11parce qu'aujourd'hui, le ministre de l'Éducation nationale et le gouvernement entier sont les visages et les représentants
04:18du laxisme,
04:18et le message qu'ils envoient à la jeunesse, c'est, allez-y, brûlez tout, saccagez vos établissements scolaires,
04:24et on vous recevra quand même.
04:25Vous dites qu'en France, en réalité, il faut malheureusement en passer par la violence, la casse, pour être écoutée,
04:31reçue, considérée et respectée ?
04:33Tout à fait, et en fait, le problème aussi, il est dans les lycées, il est dans les universités.
04:37Dans les lycées comme dans les universités, il y a pas mal d'instances représentatives,
04:41donc on passe par des élections, ces instances représentatives, elles sont littéralement vraiment à améliorer,
04:47et le problème, en fait, avec les ministres, donc le ministre de l'Éducation nationale ou le ministre de l
04:50'Enseignement supérieur,
04:51c'est qu'ils ne nous écoutent pas, et ils nous ferment la porte, et en fait, ils entretiennent cette
04:55culture de la violence,
04:57cette culture de la casse, parce que les étudiants, aujourd'hui, ils ont bien compris que, pour se faire entendre,
05:01il fallait casser.
05:02Et moi, en fait, je ne fais pas partie de ce pan, en fait, de cette génération qui veut tout
05:08casser, tout brûler.
05:09Génération, vous dites minorité ou génération, vous pensez, Louise Montangon ?
05:11C'est une minorité de notre génération.
05:14Bien, mais qui parle presque au nom de la majorité, ou plus fort que vous et d'autres.
05:18Parce que, voilà, c'est impressionnant de voir le nombre d'étudiants qu'il y a dans les rues,
05:22des étudiants qui sont rejoints par des professeurs, par des travailleurs,
05:24donc, quand vous voyez ça, c'est comme quand vous arrivez dans une université,
05:28que vous voyez 300, 500 élèves étudiants au sein d'une assemblée générale,
05:32vous vous dites, waouh, ils sont tellement nombreux, mais dans une université, on est 20 000.
05:35Donc, en fait, ils ne représentent pas du tout les 20 000 autres étudiants,
05:38et ça reste une minorité qui est très brillante.
05:40Cette minorité que vous qualifiez d'extrême-gauche, dont vous nous dites qu'elle gangrène l'université,
05:44les facs, les établissements, je crois que vous-même,
05:47vous avez aujourd'hui 21, 22 ans, je crois que vous-même, il n'y a pas si longtemps,
05:52vous étiez mélenchoniste.
05:54J'avais 16 ans, j'avais 16 ans.
05:56Vous aviez 16 ans, vous avez aujourd'hui 22, donc c'est à la fois long et court.
06:00Qu'est-ce qui fait que vous avez changé durant ces six années ?
06:03Alain Finkielkraut dit, c'est parce que je suis de gauche que je ne suis plus de gauche.
06:06Est-ce que c'est la gauche qui a changé ou est-ce que c'est vous ?
06:07Les deux. La gauche a changé.
06:10Moi, je me rappelle, quand j'avais 16 ans, je regardais souvent la télé, les réseaux sociaux, etc.
06:15Et j'écoutais que Jean-Luc Mélenchon, qui n'est plus le même qu'on a en face de nous
06:19aujourd'hui en 2026.
06:21J'avais un grand frère, enfin j'ai toujours un grand frère, mais qui était militaire.
06:23Et je lui balançais des horreurs au visage.
06:25Je lui disais que j'étais anti-impérialiste, je ne savais même pas ce que c'était l'impérialisme.
06:29Mais j'étais dans ce combat, j'étais dans cette révolte.
06:31Parce que quand on a 15 ans, on a tous envie de refaire le monde, on a tous envie de
06:34faire la révolution.
06:35Et puis j'ai eu mon premier boulot étudiant.
06:36On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.
06:39Exactement. J'ai eu mon premier job étudiant.
06:41Alors j'ai côtoyé le monde du travail, et puis je me suis un peu sortie de mon spectre.
06:44J'ai discuté.
06:46Voilà, parce que je viens d'un milieu qui n'est pas du tout politisé.
06:48On parlait d'actualité à la maison.
06:49J'ai eu cette chance de ne pas avoir de télé dans la cuisine, mais on n'était pas politisés.
06:52Donc j'ai vu ma fiche de paye, le brut et le net.
06:56Et je n'ai jamais été opposée au prélèvement.
06:58Un job étudiant, si je peux me permettre, c'est 2000, c'est 1009, et puis vous êtes tombée à
07:021700, 1600.
07:02En fait, je vois que j'ai 1009 ou 2000 sur ma fiche de paye, alors je suis aux anges,
07:06je vais tellement mettre de côté,
07:07je vais pouvoir profiter pour ma première année de licence.
07:10Et pas du tout, en fait. Je crois que j'ai 1006 ou 1007 sur ma fiche de paye, je
07:13ne comprends pas.
07:14Donc je m'informe et je me rends compte que je donne énormément pour un service public qui ne fonctionne
07:17pas tant.
07:18Et je ne suis pas du tout opposée aux cotisations sociales, loin de là.
07:20Mais je me rends compte que le système public, en réalité, il est malade.
07:23Et ce n'est pas pour autant que je bascule à droite.
07:25Je me dis juste, bon, voilà, il faut que je commence à m'intéresser à tout ça.
07:28Et puis j'atterris à Bordeaux-Montagne, une université qui est totalement gangrénée par l'extrême-gauche.
07:33Et puis je rencontre des étudiants en TIFA.
07:36Et je me rends compte que je ne partage pas du tout leur opinion, que je ne partage pas leur
07:38idée.
07:39Mais je ne le dis pas.
07:39Je ne le dis pas parce que je vois...
07:40Pourquoi vous n'arrivez pas à échanger, à débattre avec eux ?
07:42Mais parce que je vois comment ils se comportent quand des gens en phase 2 ne veulent pas prendre leur
07:45tract.
07:46Ils les insultent, ils les agressent à moitié.
07:48Et je me dis, voilà, moi, je n'ai pas beaucoup d'amis, je viens de la campagne, je suis
07:51à Bordeaux,
07:51je suis là pour me faire aussi un petit cercle d'amis.
07:53Je n'ai pas envie que ça parte tout de suite dans les tours.
07:55Et puis arrive mars 2023, la réforme des retraites et le blocus de mon université.
08:00Alors toujours l'université de Bordeaux-Montagne.
08:02Et puis j'arrive à la fac un matin et je vois que tout est bloqué.
08:05Donc je ne comprends pas tout parce que je n'ai pas forcément de nouvelles de mes professeurs.
08:08Enfin, eux-mêmes ne comprennent pas forcément ce qui se passe.
08:10Et puis je me sens très seule parce que mes amis font partie des bloqueurs et moi je m'y
08:13oppose.
08:15Alors j'enchaîne un peu les jobs étudiants.
08:17Je fais du babysitting, je fais de la plonge, du ménage.
08:19Et puis un jour, il y a une fac qui n'est pas très loin de chez moi,
08:21l'université de Bordeaux, donc de la Victoire.
08:23Et je me dis, bon, elle est ouverte, même si elle est bloquée, je vais aller voir ce qui se
08:25passe.
08:26Et là, je tombe de haut parce qu'en fait, je vois des tables avec des stands de drogue.
08:30En fait, c'est documenté sur Internet avec des seringues, etc., des pancartes,
08:34où ils disent pourtant qu'en AG, ils avaient voté le fait qu'il ne fallait pas utiliser des drogues.
08:38Donc il faut quand même se dire qu'en AG, il faut voter l'utilisation ou non de drogue.
08:42Et puis je découvre une université qui est saccagée,
08:44alors que l'université de la Victoire, elle est juste magnifique de base.
08:47Et là, je tombe sur une publication de Révolution Permanente,
08:50qui est le parti politique de la jeunesse étudiante Le Point Levé,
08:54qui invite en conférence universitaire, dans une fac bloquée,
08:58je rappelle que bloquée une fac est illégale,
09:00ils invitent Jean-Marc Rouillant, cofondateur de l'Action Directe,
09:03qui a été condamné pour des actes terroristes.
09:05Et en plus, il intervient sur des violences policières.
09:07Et je me dis, mais ce n'est pas possible, en fait, ces étudiants ne nous représentent pas.
09:09Et ils ne sont pas là du tout pour la réforme des retraites.
09:12Et là, donc, j'ai commencé à lire et à m'informer.
09:14Je me rends compte qu'effectivement, je n'ai pas une tendance de gauche,
09:17mais plutôt une tendance de droite.
09:19Mais ça ne s'est pas fait qu'en contradiction du mouvement qui était face à moi.
09:23Ça s'est aussi fait grâce à des lectures,
09:25et parce que j'ai échangé avec des camarades de promotion qui, eux aussi, étaient de droite.
09:29Et ça donne aujourd'hui la jeune femme, si je puis dire,
09:31en tous les cas que vous êtes, engagée.
09:34Mais vous tenez aussi à dire que, voilà,
09:36et vous avez accepté le débat et l'échange avec Manette Nadel, que je salue.
09:40Bonsoir à vous, merci d'être là, qui est aussi un visage emblématique.
09:44Vous avez été, enfin, beaucoup de nos téléspectateurs vous connaissent
09:47et vous ont suivi pendant toutes ces années.
09:49Vous avez été président de l'union syndicale lycienne.
09:52Et l'idée, c'est vraiment d'échanger avec Bruno Jody,
09:55Rocay Adelo et Arthur Berda,
09:56sur le fond, qu'on comprenne s'il y a vraiment de jeunesse,
09:59de vision de la France.
10:01Parce que pour vous, Manette Nadel,
10:03vous, il n'y a aucune, comment dire,
10:06restriction, ni au blocus, ni aux manifestations,
10:08ni à tout ce qu'on voit.
10:09Au contraire ?
10:10Aucune retenue.
10:11Aucune.
10:11Aucune retenue, carrément, c'est le mot.
10:12Comme le dit Laurent Nunez.
10:13Non, non, pour être plus sérieux, non, je ne dis pas que
10:17Madame se détache d'une jeunesse qui veut tout casser.
10:19Mais ce n'est pas du tout...
10:20C'est ni l'objectif, ni très majoritairement les méthodes de ce mouvement.
10:24Et je pense que, pour le coup, il y a une indignation
10:27dont peut-être que Louise aurait pu la partager,
10:30comme elle le dit quand elle était plus jeune.
10:31Et je pense qu'il faut juste l'orienter.
10:33Ça me paraît compliqué, parce que je pense que
10:35quand on dit justement qu'on est attaché au service public,
10:38à la manière dont va notre argent, à la République, etc.,
10:41je pense qu'on ne peut pas non plus se détacher de son histoire.
10:44Et son histoire, c'est une histoire de lutte,
10:45c'est une histoire d'acquis sociaux qui n'ont pas été acquis
10:47dans le calme et la concertation.
10:49Et donc, quand on accepte la France dans laquelle on vit,
10:53la République, etc., il faut en accepter aussi cette histoire.
10:56Et cette histoire, elle est vivante, elle continue.
10:57Et moi, je pense que c'est plutôt à ça que je me rattache.
11:00– Vous l'acceptez, oui, ce passé, cet héritage,
11:03y compris un peu révolutionnaire ?
11:06Est-ce que vous pensez que c'est par bouffée paroxystique
11:09presque révolutionnaire qu'on arrive à des acquis,
11:11comme le dit Mané Sandel ?
11:12Ou alors non, vous pensez que c'est par la tranquillité,
11:14le dialogue et le débat qu'on obtient ?
11:16– Aujourd'hui, le débat, il est sur les revendications lycéennes,
11:18le 8h-18h, le parcours sup,
11:20et on pourra étendre le débat un peu plus loin,
11:21si vous le souhaitez.
11:22Je ne pense pas qu'il faille brûler son lycée
11:24pour obtenir des changements.
11:26Et c'est ce que je disais il y a quelques minutes.
11:27– Non, non, je ne dis pas que vous l'avez dit,
11:29je dis juste que c'est ma position, merci.
11:31Mais là, ce que je suis en train de dire,
11:33c'est qu'il y a une minorité peut-être de votre mouvement,
11:36minorité, j'en sais rien si elle est vraiment minoritaire
11:38quand on voit tout ce qui se passe depuis une semaine,
11:39mais il y a des lycées qui ont été brûlés
11:41et en fait des lycéens qui ne pourront plus aller en cours
11:43pendant des semaines, voire des mois.
11:44Je pense au lycée de Nantes, Nelson Mandela.
11:47Et moi, en fait, je pense à tous ces lycéens
11:49qui avaient peut-être juste envie de manifester dans le calme
11:51et à ces petits perturbateurs
11:52qui ont décidé de brûler leur lycée
11:54alors que c'était un lycée flambant neuf.
11:55Je pense aussi aux tout premiers lycéens
11:58qui ont manifesté et à qui on ne donne plus la parole aujourd'hui.
12:00Vraiment, il faut le dire.
12:01Je pense aux gros oubliés des milieux ruraux.
12:05Moi, je viens de la campagne,
12:07j'entends le 8h-18h qui est très fatigant,
12:09je partage ce constat avec vous,
12:11soyez-en rassurés.
12:12Par contre, quand j'entends effectivement
12:14le gouvernement ou Gabriel Attal nous dire
12:16« voilà, on pourra faire commencer les cours plus tard »,
12:18en fait, il faut se rendre compte que
12:20pour les gens des milieux ruraux,
12:21ça ne sera pas forcément possible
12:22parce qu'on dépend d'un ramassage scolaire
12:24qui est souvent régional ou départemental.
12:26Vous ne pensez pas que si on fait commencer les cours plus tard ?
12:27Ne me coupez pas la parole, s'il vous plaît.
12:28Non, non, mais je finis juste mon propos,
12:30comme ça vous pourrez me répondre.
12:32Mais moi, je dépendais d'un ramassage scolaire régional,
12:35voire départemental,
12:36où j'avais des collégiens, des lycéens dans mon bus.
12:38Je prenais le bus à 6h20,
12:39je rentrais, il était plus de 19h.
12:40C'était très fatigant, j'ai même fini en internat.
12:42Malheureusement, nous, on n'a pas des transports en commun
12:44toutes les 10 minutes
12:44et on ne pourra pas changer
12:46des transports en commun régionaux.
12:48Ça veut dire qu'il y aura une minorité
12:50ou peut-être une majorité, je ne sais pas,
12:51mais favorisée,
12:51et l'autre qui devra continuer à faire du 8h-18h,
12:54parfois des emplois du temps bourrés.
12:55Donc une forme d'injustice, au contraire,
12:57qui serait actée.
12:59Qu'est-ce que vous répondez à cela ?
13:00Il y a deux aspects dans ce qu'elle dit
13:01qui est plutôt intéressant.
13:03Il y a une question très concrète, le ramassage.
13:05Mais vous savez que si on fait commencer
13:06tous les cours une heure plus tard,
13:08ce ne sera pas compliqué de changer
13:09l'heure de ramassage de tous les bus
13:12Par ailleurs, dans ce que vous dites,
13:13il y a une manière aussi de diviser
13:15entre les premiers qui étaient dans ce mouvement,
13:17ceux qui y sont aujourd'hui,
13:18les ruraux, la banlieue, les villes, etc.
13:21Mais les lycéens, à chaque fois qu'ils se mobilisent,
13:23et c'est très intéressant ce que vous dites
13:25en zone rurale, dans des lycées professionnels
13:26qui, auparavant, d'expérience de syndicalistes lycéens,
13:29n'étaient pas du tout des lycées mobilisés, etc.
13:32Tous sont rentrés dans ce mouvement-là
13:33et tous avec un seul mot d'ordre
13:35qui est celui de la solidarité.
13:36Ou justement, on n'essaie pas de...
13:38C'est pas vrai, pas tous.
13:39Est-ce qu'on a déjà eu un nombre de lycées
13:41aussi important bloqués dans notre histoire récente
13:43et une diversité de lycées ?
13:44Est-ce que vous savez le nombre de lycées
13:45qu'il y a en France ?
13:46C'est quoi ? Plus de 3 000 ?
13:48Et le nombre de lycées bloqués ?
13:50La semaine dernière, on était quand même
13:51de nombre de lycées à l'arrêt.
13:53Soit certains qui ont été fermés
13:55parce qu'ils avaient été bloqués avant,
13:56soit ceux qui ont été bloqués.
13:57On était à peu près 2 000.
13:58C'est un chiffre qui n'a même pas été contesté
14:00par le ministère.
14:01Et aujourd'hui, c'est beaucoup plus fait.
14:02On est à 200.
14:03Donc cette solidarité, elle s'étend pas...
14:05Si, si, si, c'est les chiffres.
14:06Cette solidarité, en fait, elle n'est pas...
14:08Mais oui, mais je suis désolée.
14:09Moi, je vous le dis.
14:10Il y a des gens qui partagent vos revendications.
14:12Je confirme que les chiffres aujourd'hui
14:13de lycées touchés par le mouvement
14:15sont vraiment...
14:16Le ministère de l'Intérieur lui-même
14:18a parlé de 30 000 lycéens devant les lycées.
14:21Pour 200 blocages.
14:22Pour 200 blocages.
14:2330 000 personnes sur 200 blocages.
14:24Bon, laissez-moi.
14:25Non, mais au-delà, il n'y a pas que des lycéens
14:27qui étaient dans le mouvement.
14:28Merci.
14:28Il y a beaucoup d'étudiants,
14:29des milieux universitaires.
14:30Il n'y avait pas que des...
14:31Je vous pose la question.
14:31Il y a 200 blocages avec 30 000 personnes.
14:33Oui, ça reste quand même un mouvement d'ampleur.
14:35Si on veut être juste...
14:36Non, non, ça a baissé.
14:36Si on veut être juste,
14:37ça a commencé dans un lycée rural.
14:39Pardon, ça a commencé dans un lycée rural à Mayotte.
14:41À la fin du mois d'août,
14:42un lycée, le lycée polyvalent du nord de Mayotte,
14:44qui est un lycée rural qui a commencé le blocus.
14:46Et dans les Outre-mer,
14:47parce que la ruralité ne s'arrête pas à l'Hexagone,
14:49il y a de nombreux lycées qui sont aussi bloqués
14:51par des personnes qui sont en milieu rural.
14:52Donc, il faut quand même être juste
14:53et rendre à ceux qui ont commencé la mobilisation
14:56celles qui l'ont commencé.
14:57Je suis tout à fait d'accord.
14:58Ce que je veux juste te dire aujourd'hui,
14:59c'est que devant les lycées,
15:00vous voyez même des universitaires.
15:02Moi, j'en côtoie des bloqueurs
15:04qui sont des bloqueurs réguliers
15:05depuis 4 ou 5 ans,
15:07qui se sont tous mobilisés
15:08devant le lycée Magendie à Bordeaux.
15:11Il devait y avoir quoi ?
15:12Je pense 200 lycéens
15:13et peut-être 300 ou 400 étudiants.
15:16Donc, je suis désolée,
15:17mais dire que tous les lycées sont solidaires,
15:19malheureusement, ce n'est pas la vérité.
15:20Pas solidaire des blocus.
15:21Tous les lycées peuvent peut-être être solidaires
15:23des revendications.
15:24On l'entend à 8h-18h, le passe-coursuit.
15:25Ça reste interdit, normalement.
15:26Tout à fait.
15:27Je suis impréciée que ça reste illégal.
15:28Le nombre de lycées qui ont été mobilisés,
15:29vous osez dire que ce n'est pas un mouvement lycéen
15:31d'une ampleur incroyable ?
15:32Comment vous pouvez ne pas le voir ?
15:34Je n'ai pas dit que ce n'était pas
15:34d'une ampleur incroyable.
15:35Vous dites que c'est des étudiants.
15:36Non, non, je n'ai pas dit ça.
15:36J'ai dit que tous les lycées
15:38ne participeaient pas à vos méthodes
15:40et que vous ne représentez pas du tout tout le monde.
15:42Mais vous non plus.
15:43Je ne l'ai jamais dit.
15:44Je n'ai jamais eu cette prétention.
15:46La question, c'est est-ce qu'on entend aujourd'hui
15:48suffisamment dans le débat public
15:50qui est le nôtre,
15:51la parole de ceux qui veulent aussi
15:53tout simplement ne pas bloquer et travailler ?
15:56Je note que cette parole,
15:57mais d'ailleurs, vous savez par exemple,
15:59le GUD a été fondé par des gens
16:00qui justement voulaient s'opposer au blocage,
16:02débloquer les facs, etc.
16:03En général, la parole qu'on entend...
16:05La réponse, elle est assez...
16:07Vous allez voir sur ce...
16:08Le GUD n'existe plus aujourd'hui ?
16:09Aujourd'hui, quand même...
16:10Il existe encore.
16:11Mais en tout cas,
16:13je peux vous dire que cette parole-là,
16:15cette parole anti-blocage
16:16qui s'exprime médiatiquement,
16:17elle ne vient pas de n'importe où.
16:19Elle vient quand même
16:20d'un certain secteur politique et militant.
16:22Je suis une descendante du GUD, c'est ça ?
16:25Les saluts nazis, c'est proche du GUD,
16:27c'est ce qui est pratiqué dans votre organisation.
16:28Mais je ne vous aime pas...
16:29Vous voyez, Sonia,
16:29quand nous nous sommes mis au téléphone ce matin,
16:31je vous l'avais dit.
16:31Vous voyez la différence entre vous et moi ?
16:33Vous étiez partisan de l'Union syndicale lycéenne
16:35qui ne cache plus sa proximité
16:37avec la France insoumise.
16:38Dans mon organisation,
16:39quand il y a eu des débordements,
16:40ils ont été virés manu militari
16:41en moins de 24 heures.
16:43Votre parti politique...
16:43Tous les saluts nazis qui ont été faits...
16:44Non mais là, on n'est pas sur ce débat.
16:46Vous parlez d'une ancienne organisation.
16:47Il y a eu des saluts nazis à l'intérieur ?
16:48Laissez-moi terminer.
16:49Il y a eu des saluts nazis à l'intérieur ?
16:50Laissez-moi terminer.
16:51Merci.
16:52Je termine juste mon propos.
16:53Vous appartenez à un parti politique, littéralement.
16:55Non mais vous ne l'assumez pas,
16:56mais vous inquiétez pas.
16:57On connaît vos accords insoumises.
16:57N'affirmez pas des choses qui ne sont fausses.
16:58Laissez-moi terminer.
16:59Je n'y appartiens pas.
17:01Laissez-moi terminer.
17:02Aujourd'hui, vous faites le porte-parole
17:03d'une minorité
17:04qui est très partisane de la France insoumise
17:06qui, je le rappelle,
17:07publie des caricatures ouvertement antisémites
17:08et qui multiplie le débordement antisémite.
17:10Je n'ai aucune leçon à recevoir de votre part.
17:12Et je pense que les téléspectateurs
17:13attendent un petit peu mieux de vous.
17:15Vous avez su le montrer
17:16par vos précédents passages télé.
17:17Et là, on parle du mouvement lycéen.
17:20D'accord ?
17:20Donc, les petites leçons de morale,
17:21vous vous les gardez pour vous.
17:22Et on pourra échanger plus tard.
17:24J'ai rappelé un fait.
17:25Ce n'est pas faire une leçon de morale.
17:26Je peux vous dire quelque chose ?
17:27Moi, je ne vais pas ausculter
17:28les reins et les cœurs de chacun
17:29pour savoir quel bulletin vous...
17:31Moi, ce qui m'intéresse aujourd'hui,
17:33vraiment, aujourd'hui,
17:33parce qu'il y a deux visages emblématiques
17:36et qu'on respecte.
17:37Je trouve que vous portez chacun de votre côté.
17:39Vraiment, il y a un parcours.
17:41On sent des aspérités, des convictions,
17:43peut-être partisanes, je ne sais pas.
17:45Mais ce qui m'intéresse,
17:46c'est quelle société vous voulez.
17:47Si demain, vous étiez aux responsabilités,
17:49quelle école vous voudriez ?
17:50Qu'est-ce que vous, vous proposeriez ?
17:52Vous me dites, vous annulez,
17:53vous supprimez par cours sucre.
17:54Moi, je veux savoir par quoi vous le remplacez.
17:56Et est-ce que, par exemple,
17:57la sélection est un mot tabou pour vous ?
17:59C'est ça que j'ai envie de savoir.
18:00C'est ça que vous devriez...
18:01Enfin, que vous incarnez pour vous.
18:02La sélection, ce n'est pas une question
18:04qu'on a réglée sur un point de vue moral.
18:06Il y a toujours eu des filières
18:07qui étaient sélectives, etc.
18:08Et en vérité, je ne sais pas
18:09qui met ça en débat aujourd'hui.
18:11La question véritable,
18:12c'est que, depuis des dizaines
18:14et des dizaines d'années,
18:15on investit de moins en moins
18:16dans l'enseignement supérieur.
18:17Et il y a une période
18:18où on ouvrait des facultés
18:20par dizaines et par dizaines.
18:21Et maintenant, depuis deux décennies,
18:23disons, tous les sept ans,
18:25l'université, l'enseignement supérieur,
18:26accueille l'équivalent d'une université
18:28tous les sept ans.
18:29Donc, la sélection instaurée
18:30par Parcours-Sud,
18:31parce que Parcours-Sud n'est que ça.
18:32Ça n'est que le véhicule de la sélection
18:34et le moyen pour chaque formation
18:37d'opérer une sélection,
18:38là où avant d'autres ne pouvaient pas le faire.
18:39Les gens attendaient à 5h du matin devant les facs.
18:41C'était une autre forme de sélection.
18:43Mais c'était aussi une forme de sélection
18:44qui était, d'une certaine façon,
18:45premier arrivé, premier servi.
18:46Mais avant l'heure...
18:47On pourrait ajouter, Arthur,
18:48qu'avant et après,
18:50entre les deux,
18:50il y a eu le tirage au sort.
18:52Absolument.
18:52C'est un état ultra minoritaire
18:54et tenu en avant par les partisans
18:55de Parcours-Sud.
18:56Oui, mais avant la mise en place de Parcours-Sud,
18:58il y a eu du tirage au sort pour le veuille ou non.
19:00Je ne sais pas si c'était le bon système.
19:01Je ne sais pas si Parcours-Sud...
19:02Est-ce que j'ai défendu le tirage au sort ?
19:03Je ne sais pas si Parcours-Sud est le bon système,
19:04mais c'est un système, il en faut bien.
19:06Si là, vous aviez une baguette magique,
19:08imaginons, là, tout de suite,
19:09vous êtes aux responsabilités.
19:10Je ne sais pas si il faut vous le souhaiter un jour,
19:12vu l'état de la France et de ce qui se passe,
19:14mais qu'est-ce que vous proposeriez
19:15pour qu'enfin,
19:16il n'y ait plus ce sentiment d'injustice, d'angoisse,
19:26mais entendu, il faut ouvrir des dizaines de milliers de places,
19:29opérer une sectorisation des voeux dans certains endroits
19:31qui permettrait que,
19:33quand on a son bac,
19:34et qu'on souhaite aller, je ne sais pas, en droit,
19:36on a garanti une licence en droit.
19:38Et vous savez que c'est le principe même d'une licence,
19:40normalement, d'être garanti quand on a le bac.
19:41Et le problème aujourd'hui de Parcours-Sud,
19:43c'est qu'il instaure la possibilité pour toutes les formations,
19:46même celles qui ne sont pas censées être sélectives,
19:48de sélectionner, parce que le problème fondamental,
19:50c'est celui de l'inadéquation
19:51entre le nombre de lycéens qui souhaitent entrer à l'université
19:54et tout simplement le nombre de places à l'université.
19:56Donc, si c'est un problème qu'on veut régler,
19:57on le règle à ce niveau-là.
19:59On ne raconte pas des histoires de
20:00on supprime cette plateforme et demain, tout ira bien.
20:02Ce n'est pas du tout le sujet.
20:03Et on a des solutions qui sont assez claires.
20:05Mais bien sûr, ça demande de mettre l'argent sur la table.
20:08Et ça, on ne va pas le gagner n'importe comment.
20:09J'ai une question et après, je déroulerai mon propos.
20:11Mais on abroge Parcours-Sud, pourquoi ?
20:13On va vers quoi ? C'est une vraie question.
20:14Je viens de vous le dire,
20:15une plateforme avec une centralisation des voeux,
20:18la possibilité de mettre des voeux divers...
20:20Mais attendez, je suis en train de vous répondre.
20:22Vous me pouvez comme vous le contestiez.
20:23Non, mais c'est vraiment une question.
20:24Donc, on va vers beaucoup moins de sélections,
20:26même si la sélection aujourd'hui n'est pas très grande non plus.
20:28La sélection n'est pas très grande sur Parcours-Sud ?
20:30Mais en fait, quand vous voyez que sur Parcours-Sud,
20:32vous pouvez envoyer une recette de pâte à crêpes
20:33écrite en russe et que vous êtes quand même accepté en filière,
20:36je me pose des questions sur la sélection.
20:37Et la sélection ne se fait pas sur les lettres de motivation,
20:39très majoritairement.
20:40Ce que vous dites, Néja, n'est pas vrai.
20:42Elle se fait sur les notes.
20:43Elle se fait sur un critère quantitatif,
20:45de manière générale.
20:46Quelques formations sélectionnent sur les lettres de motivation,
20:49mais la plupart fonctionnent sur les notes.
20:52Juste, on va parler chiffres un petit peu,
20:54parce qu'il en faut.
20:55Est-ce que vous connaissez le taux d'échec en licence,
20:57en première année de licence ?
20:59Je ne sais pas, ça doit dépendre.
21:01Un tiers, deux tiers.
21:02Beaucoup plus, 57%.
21:03C'est-à-dire que si on abroge Parcours-Sud
21:05et qu'on enlève toute sélection,
21:06vous envoyez des milliers d'étudiants à l'abattoir.
21:09On pourrait faire une parenthèse santé mentale.
21:11Carrément à l'abattoir.
21:13Juste avant que vous me permettez,
21:15avant Parcours-Sud,
21:16c'est-à-dire les chiffres d'échec en première année de fac,
21:20c'était 67% avant Parcours-Sud.
21:22Je veux dire que Parcours-Sud, ce n'est pas génial,
21:24mais ça a ramené le taux d'échec à 5% d'exclus.
21:27Je ne dis pas que c'est bien,
21:28mais je donne des faits.
21:29C'est extrêmement dur, en fait,
21:31déjà, de rater une année scolaire.
21:33De rater une année scolaire, c'est dur,
21:34ça plombe le moral.
21:35Quand vous voyez vos amis passer en L2
21:36et puis vous vous rendez compte que vous avez des rattrapages
21:39ou alors même, vous n'êtes même pas sélectionné pour les rattrapages,
21:41vous devez tout retaper, etc.
21:43À côté de ça, vous envoyez des milliers d'étudiants
21:46dans des filières qui sont complètement bouchées.
21:47On prend énormément de retard sur l'IA.
21:49Les autres pays, à côté,
21:51ils ne nous attendent pas sur ces sujets-là,
21:52mais ne rigolez pas, c'est vrai.
21:53Mais ce n'est pas l'IA et Parcours-Sud, je veux dire.
21:54Non, non, non, mais je dis juste
21:55qu'on envoie des milliers d'étudiants
21:57dans des filières totalement bouchées,
21:58alors qu'il y a d'autres domaines
21:59qui pourraient être très intéressants
22:00sur lesquels on prend énormément de retard,
22:02comme l'intelligence artificielle.
22:03À côté de ça,
22:04on a tout simplement le fait
22:05de vouloir abroger Parcours-Sud
22:07sans réelle solution derrière.
22:09Et aujourd'hui, le bac,
22:10Gabriel Attal me l'a même avoué
22:12en débat chez vos confrères LCI,
22:13où il y a eu vraiment des notes
22:15extrêmement gonflées
22:16pour donner le bac à ceux qui...
22:18Ce n'est pas une révélation,
22:19tout le monde le savait, mais...
22:20Tout à fait, mais il faut que vous proposez
22:21que vous dites,
22:22c'est moins de gens au niveau du bac
22:23et moins de gens dans le supérieur.
22:24Ce n'est pas vrai.
22:24Non, non, je dis juste que
22:25le bac, ce n'est pas qu'un diplôme de papier.
22:28Une licence, un examen, un diplôme
22:29n'est pas un diplôme de papier.
22:31Il faut avoir les notes
22:32qui justifient le fait
22:33que vous avez ce diplôme.
22:35Le bac, c'est le premier vrai diplôme
22:36dans la vie d'un étudiant,
22:37dans la vie d'un lycéen.
22:38Que Parcours-Sud dévalorise totalement
22:40puisqu'il sélectionne avant le bac.
22:42Si, dans votre logique,
22:43on veut justement revaloriser le bac,
22:44il faut enlever Parcours-Sud.
22:45Non, je ne dis pas
22:46qu'il faut enlever Parcours-Sud.
22:47Je dis juste qu'il y a un calendrier
22:48de Parcours-Sud à revoir.
22:49D'ailleurs, on pourrait être d'accord
22:50sur une des deux choses,
22:51le calendrier Parcours-Sud.
22:53Quand aujourd'hui,
22:53vous faites vos demandes,
22:55vos voeux Parcours-Sud,
22:55que vous êtes sur liste d'attente,
22:57déjà, c'est une période
22:57extrêmement angoissante
22:58pour l'étudiant,
22:59extrêmement angoissante
23:00pour les parents.
23:00Et vous avez des étudiants
23:01qui sont acceptés fin juillet,
23:02voire peut-être début août.
23:04Et en fait,
23:04vous vous retrouvez
23:04dans des grandes, grandes villes
23:05comme Bordeaux
23:06où il y a une explosion
23:08de demandes de logements
23:09et en fait,
23:09vous ne pouvez pas vous loger
23:10et c'est terminé pour vous.
23:11Donc, il y a des choses
23:12effectivement à modifier
23:12dans Parcours-Sud.
23:13Mais désolé,
23:14je ne partage pas vos propositions.
23:15Je ne veux pas abroger Parcours-Sud.
23:16Bon, ça, de toute façon,
23:17que vous ne partagez pas
23:18les mêmes visions.
23:18Moi, je veux comprendre
23:19quelque chose
23:19et aussi vos visions
23:20de la société,
23:21de l'école,
23:22de l'avenir.
23:23Il y a quand même une angoisse
23:24chez une partie de la jeunesse
23:25et je suis étonnée de voir
23:26quelle que soit la couleur
23:27du gouvernement,
23:29c'est une plateforme,
23:31un numéro vert,
23:32une démocratie interne.
23:34Ça vous fait sourire les deux ?
23:36C'est peut-être la seule chose
23:36qui est une des choses.
23:37Des solutions, en fait,
23:38qui ne demandent ni argent
23:39sur la table
23:39et qui sont simplement
23:40des petits aménagements.
23:41Mais s'il y a une si grande angoisse,
23:42comment on peut répondre par...
23:44Parfois, je l'ai dit,
23:44c'est le grenelle du pauvre.
23:46Alors, les 3000 professeurs,
23:48c'est pas mal, hein ?
23:50On se demande aussi
23:51d'où ils sortent,
23:52ces 3000 professeurs.
23:52On se demande de...
23:53C'était déjà l'histoire.
23:54Mais comment vous expliquez ?
23:54C'est la façon habituelle, en fait.
23:55Comment vous expliquez ?
23:56Quelle que soit la manière
23:57dont vous prenez
23:58le mouvement par le bout,
24:00comment vous expliquez aujourd'hui
24:01que vous ne soyez pas
24:03véritablement entendus ?
24:05Comment vous l'expliquez ?
24:06Que ce soit vous,
24:07Louise Montangon,
24:08ou d'ailleurs par une partie
24:09des militants,
24:10et je pense une partie
24:10du gouvernement
24:11qui se dit
24:12formidable,
24:13elle est pour l'ordre,
24:14etc.,
24:15mais pas plus.
24:16Et vous,
24:16Manès Nadel,
24:17avec quand même
24:18des revendications aussi,
24:19et on vous dit,
24:20non mais voilà,
24:20voilà ce qu'on peut vous proposer.
24:22À l'école,
24:22c'est une convention citoyenne,
24:23au final.
24:24Qu'est-ce que vous voulez
24:25que je vous dise ?
24:25On refuse de faire
24:26des choix politiques
24:27pour simplement
24:28donner des solutions
24:29de papier.
24:29Mais ce que je veux dire,
24:30c'est quand même que,
24:31madame,
24:31en proposant simplement
24:32un décalage de calendrier,
24:33par exemple,
24:33je propose pas que ça.
24:34Non mais d'accord,
24:35mais en mettant en avant
24:36cette mesure,
24:37en fait,
24:38on retourne dans cette logique
24:39des petits aménagements,
24:40plus de transparence,
24:41changer la plateforme,
24:42etc.
24:42Mais ça,
24:42le gouvernement le fait déjà
24:43depuis quelques années,
24:44depuis que Parcoursup est là.
24:45Le problème,
24:46c'est un problème de fond.
24:47Pas assez de place
24:48et trop,
24:49entre guillemets,
24:50d'étudiants.
24:50Le résultat,
24:50c'est 110 000 étudiants
24:51sur le carreau cette année.
24:53Ça,
24:53il y a une seule manière
24:54d'y répondre.
24:55Ça sert à rien
24:55d'en passer par des solutions
24:57diverses et variées.
24:58Il faut en passer par
24:58plus de place.
25:00Et ça veut dire
25:00mettre de l'argent
25:00sur la table.
25:01à vous poser à tous les deux.
25:02Est-ce que,
25:03parce que,
25:03je sais bien
25:04que les mouvements
25:05comme ça démarrent
25:06et il n'y a pas de calcul ?
25:08Là-dessus,
25:08on sera d'accord.
25:10Mais est-ce que,
25:11objectivement,
25:11ce gouvernement
25:12a les moyens
25:12de répondre
25:13à ce que vous dites
25:14et vous,
25:15M. Madel,
25:16à ce que vous vous dites aussi ?
25:17C'est-à-dire que
25:18le timing
25:19ne permet pas
25:22de dégager
25:22des solutions
25:24comme vous,
25:24vous les revendiquez.
25:25Et vous aussi,
25:26est-ce que finalement,
25:26ce débat,
25:27ce n'est pas
25:29en avril de l'année 2027 ?
25:30Effectivement,
25:31ce n'est pas une question
25:31de timing,
25:32c'est surtout,
25:32d'opportunité politique.
25:34D'opportunité politique peut-être,
25:35mais aussi d'argent,
25:36en fait,
25:36parce que quand vous voulez
25:37beaucoup plus de place
25:38à l'université,
25:39quand on prend aussi
25:40le taux d'échec,
25:4157%,
25:41il faut quand même
25:42s'en rappeler.
25:43Je tiens à préciser
25:44et je vous pose la question,
25:44est-ce que vous savez
25:45combien un étudiant
25:45coûte à l'État
25:46en licence ?
25:47Combien est-ce que moi
25:48je coûte par exemple ?
25:48Vous ne faites pas
25:49ça d'examen ?
25:50Non, mais on est autour
25:51des 13 000 euros.
25:52Non, mais parce que
25:52c'est important de le savoir,
25:53franchement.
25:53C'est important
25:54quand on a des revendications
25:56de connaître son sujet quand même.
25:57Je coûte moi
25:5813 000 euros à l'État.
26:00Et donc,
26:00comment vous faites
26:01pour ouvrir
26:02à des centaines
26:03de milliers d'autres places
26:04quand l'État
26:04n'a déjà plus d'argent
26:05et que je rajoute
26:07tous les ans
26:08les étudiants
26:08d'extrême-gauche
26:09parce qu'il faut
26:10les appeler comme ça.
26:10Je sais que vous n'aimez pas ça,
26:11mais c'est la vérité.
26:12Et là, je ne parle pas
26:13de la France insoumise,
26:14mais plutôt des marxistes,
26:15trotkistes et révolutionnaires
26:15du Point Levé,
26:16de l'UNEF,
26:17Ça vous a marqué ça apparemment.
26:18Ah oui.
26:19Vous savez,
26:20en fait,
26:20quand vous êtes privés
26:20de facultés pendant des mois,
26:22effectivement,
26:22ça marque.
26:23Et je ne suis pas la seule
26:23à le penser.
26:24Donc,
26:25quand eux saccagent
26:25leur université,
26:26quand à l'université de Bordeaux,
26:28la Victoire,
26:28en quelques semaines de blocage,
26:30on a 1,5...
26:31Non, mais attends,
26:32je ne dis pas ça.
26:32Laissez-moi terminer.
26:33J'ai le respect
26:34de vous laisser terminer,
26:35s'il vous plaît.
26:36Laissez-moi terminer.
26:37Non, mais pas quand vous faites
26:38un propos comme ça.
26:39Je vous demande juste
26:40de me laisser terminer.
26:41Donc, à l'université de la Victoire,
26:42à Bordeaux,
26:43en quelques jours,
26:43quelques semaines de blocage,
26:44on est à 1,5 million d'euros
26:46de réparation.
26:47Laissez-moi terminer.
26:49Je finis mon propos.
26:52Oui, parce que là,
26:53c'est une faculté.
26:54Et aujourd'hui...
26:55Mais non,
26:57mais là,
26:57ce n'est pas une solution.
26:57C'est un constat.
26:59Il y a des centaines,
27:00enfin des dizaines de facs
27:01dans cette situation.
27:02Et vous le savez très bien.
27:04Quelle solution, justement ?
27:04Quelle solution ?
27:05Mais moi,
27:05je vais vous la proposer,
27:06la solution.
27:07Déjà,
27:07tu casses,
27:07tu bloques,
27:08tu bloques,
27:08tu exclues,
27:09tu casses,
27:09tu payes.
27:10Déjà ça.
27:10Et les universités
27:11seraient moins en déficit
27:12si vous n'étiez pas
27:13en train de tout casser
27:14tous les ans.
27:14La réponse de Manas Nadel.
27:15À quoi ?
27:16À un principe
27:17qui paraît clair,
27:20mais peut-être
27:21que vous le dénoncez,
27:21c'est-à-dire
27:22tu casses,
27:23tu bloques,
27:24tu répares.
27:25La fac de Nantes,
27:25par exemple.
27:26Reprenons le fil
27:27de notre discussion.
27:28On était sur la question
27:29de pourquoi
27:30est-ce qu'il n'y a pas
27:30assez de place
27:31dans l'enseignement.
27:32Parce qu'il manque d'argent.
27:33Madame, vous voyez,
27:33vous m'interrompez encore.
27:34On le fait tous les deux,
27:35je suis désolée.
27:36C'est étonnant.
27:36Très bien.
27:37Je vais continuer alors.
27:38On était sur la discussion
27:39de pourquoi il manque
27:40d'argent dans le supérieur.
27:41Et Madame met en avant
27:42la question des dégradations
27:43en disant peut-être
27:43une solution serait
27:45de faire payer
27:45ceux qui cassent.
27:46Vous savez qu'il y a
27:47un droit en France.
27:48Vous savez qu'en France,
27:48quand on commet des dégradations,
27:49on est déjà condamné
27:51et parfois de manière
27:52très lourde.
27:52Donc c'est quoi votre solution ?
27:53Quelle est votre solution ?
27:54On exclut ce qui bloque
27:56et comme ça,
27:57on va trouver de l'argent ?
27:58Vous voyez,
27:58vous partez à côté,
28:00on n'est plus sur le débat budgétaire,
28:01au retour sur les violences.
28:02Je veux simplement préciser les choses.
28:04Il y a, quoi qu'on en pense,
28:06un débat,
28:06quand vous voyez la facture
28:07rien qu'en Ile-de-France
28:08qui se monte à 8,5 millions d'euros,
28:10il y a une facture
28:12qui va rester malgré tout.
28:13On peut la déplorer quand même
28:15au moment où on cherche de l'argent.
28:16Je ne dis pas
28:16que c'est directement lié.
28:18Je dis qu'il y a une facture
28:19en Ile-de-France
28:19qui est à 8,5 millions d'euros,
28:21que sur le plan national
28:22elle est à 30 millions d'euros,
28:24qu'il y a beaucoup de régions
28:24qui gèrent les lycées
28:25et qui ne savent pas
28:26comment ils vont faire.
28:27La question c'est
28:28à qui vous...
28:29Lundi matin ou dans deux semaines
28:30à qui vous apportez la facture ?
28:32Aux Français.
28:33Aux Français qui se lèvent
28:34à 5h du matin
28:35pour gagner une misère.
28:35Aux Français qui soutiennent
28:36majoritairement ce mouvement
28:37pour l'instant.
28:37Mais ce n'est pas parce qu'ils soutiennent
28:39qu'ils ont envie de payer en fait.
28:40Moi je suis désolée,
28:41je pense à mes parents en fait,
28:42ils n'ont pas envie de payer pour ça.
28:43Vous voyez ?
28:44Est-ce que vous le comprenez ça peut-être ?
28:45Ce que je comprends très bien
28:46c'est qu'effectivement
28:47cette question de la violence
28:48que vous avez ramenée sur le tapis
28:49pour ne plus parler
28:50de la question budgétaire...
28:50Aujourd'hui la violence est majoritaire.
28:52Vous avez laissé le termine.
28:54C'est fou.
28:54Dans le mouvement lycéen.
28:55Ce n'est plus un mouvement lycéen.
28:56La plupart des blocs de lycée
28:56se passent sans aucune dégradation
28:57de même de bien.
28:58Ce n'est plus un mouvement lycéen.
29:00C'est quoi alors ?
29:00Vous changez sur autre chose.
29:01Ce n'est plus un mouvement lycéen.
29:02Vous voyez ?
29:03Vous passez d'un sujet à l'autre.
29:04On n'a pas parlé des choses
29:05dont on parle.
29:05On appelle ça un mouvement lycéen
29:06mais pour moi ce mouvement
29:07est littéralement...
29:08Et là je vous demandais juste
29:09un tout petit peu de concentration
29:10pour me laisser terminer.
29:19C'est vous qui orientez
29:22On peut aussi poser la question
29:24des violences.
29:26Justement, vous revenez sur les violences
29:28alors qu'on parlait
29:29des questions budgétaires
29:30qui se comptent en dizaines de milliards.
29:32Si on veut mettre tous les lycées
29:33à la norme, simplement à la norme
29:35à laquelle on construit les lycées
29:35aujourd'hui, vous savez combien c'est ?
29:37Puisqu'on fait des quiz apparemment.
29:38Dites-moi, vous avez l'air de le savoir.
29:39Et vous les trouvez où les 30 milliards ?
29:41Vous pensez qu'il part tous
29:42les 190 milliards d'aides aux entreprises
29:44chaque année ?
29:45Qu'on augmente année après année ?
29:47On y vient.
29:48Là au moins on est sur la question budgétaire.
29:50C'est des choix politiques.
29:51Vous dites que vous défendez
29:52l'enseignement, vous défendez
29:53des conditions d'études dignes.
29:54Je vous ai entendu le dire.
29:55Et c'est là que votre discours
29:56est intéressant.
29:57Vous n'êtes pas simplement
29:58sur la question des violences
29:59que vous ramenez assez souvent.
30:01Vous êtes aussi sur le fait
30:02de dire oui, effectivement,
30:04le 8h-18h, les questions
30:05de conditions dignes, etc.
30:07Elles sont intéressantes.
30:08Alors vous, comment vous comptez
30:10améliorer les conditions
30:11des étudiants et des lycéens
30:12sans mettre à aucun moment
30:14de l'argent sur la table
30:14et sans donner plus d'argent
30:16chaque année dans l'éducation ?
30:17Écoutez, je ne suis pas
30:18ministre de l'économie
30:19et je n'ai pas dit
30:19que je n'avais aucune solution
30:20ou alors qu'il ne fallait pas
30:21redonner de l'argent.
30:22En l'instant, la seule solution,
30:23c'est d'exclure les bloqueurs.
30:24Eh bien oui, je pense
30:25qu'on est un grand nombre
30:26aussi en France à partager ça.
30:27Vous voyez, quand vous faites
30:28votre entrée scolaire en L1
30:29qui a un L2 qui bloque la fac
30:30et que vous passez en M1
30:32et que cette personne
30:32est toujours en L2
30:33et qu'elle bloque toujours votre fac,
30:35oui, vous avez un peu envie
30:35que ces bloqueurs soient exclus.
30:37Parce que généralement,
30:38quand une fac est bloquée,
30:39ce n'est pas vraiment les étudiants.
30:39C'est toujours pas une réponse
30:40à la question qu'on posait
30:40sur les moyens, vous voyez.
30:42Vous me posez une autre question,
30:43soyez de bonne foi.
30:43Non, ce n'est pas du tout
30:44la question que vous avez posée.
30:46Comment on améliore
30:47les conditions d'éducation
30:48sans mettre l'argent sur la table ?
30:49Vous êtes passé un débat
30:50très politique
30:51parce que vous, vous pensez
30:52que cet argent,
30:53il faut le trouver,
30:54qu'il faut aller le chercher
30:55puisque vous estimez
30:56que ça n'a pas été légitime
30:57quand on a aidé
30:58les entreprises.
30:59C'est ce que vous dites.
31:02Majoritairement.
31:02Louis de Montongon pense
31:03que quand il y a une facture
31:04et parce qu'il y a des violences,
31:06il faut faire payer
31:06ceux qui cassent.
31:07Donc il y a aussi
31:08une partie de l'argent
31:09qui peut être récupérée.
31:10Donc c'est deux visions
31:11de la société et du sujet.
31:13Arthur Verda.
31:13Je peux vous poser une question,
31:14Manasse Nadel.
31:15Vous reprochiez à Louis de Montongon
31:16de passer d'un sujet à l'autre,
31:18des violences, aux lycéens.
31:19On a détourné le sujet du budget
31:20pour aller sur la violence.
31:22Est-ce qu'il faut comprendre
31:24que vous regrettez
31:25d'une certaine façon
31:25le choix qui a été fait aujourd'hui
31:26par certains de vos camarades manifestants
31:28de se joindre au mouvement
31:30prévu ce samedi 17 octobre,
31:31c'est-à-dire celui qui vise
31:32notamment à ressusciter
31:33un petit peu les gilets jaunes.
31:35Et donc vous craignez
31:36d'être d'une certaine façon dilué
31:38dans un mouvement
31:39qui va être bien plus large
31:40que vos revendications
31:41et donc d'être invisibilisé
31:43d'une certaine façon.
31:44Est-ce que vous regrettez
31:45ce choix qu'ont fait
31:46vos camarades manifestants ?
31:47Non, ce que je regrette
31:48c'est qu'on essaye de...
31:49Parce que là les sujets
31:50vont changer aussi.
31:50Non mais ce que je regrette
31:51c'est que vous posez la question
31:52sur cet angle-là
31:52alors que ce qui est quand même remarquable
31:54c'est que depuis trois semaines
31:55on est parti de revendications
31:58effectivement extrêmement diffuses
31:59et peut-être pas très compréhensibles
32:01au départ d'un point de vue
32:02si on se place en surplomb
32:03d'un point de vue national
32:03et qu'aujourd'hui
32:04on est arrivé à des choses très claires
32:05et d'ailleurs on en parle
32:06on parle de Parcoursup
32:07on parle de 8h-18h
32:08on parle du bâti
32:09et c'est quand même intéressant
32:10et donc ça c'est revendication
32:11on peut se mêler
32:12à un mouvement plus global
32:13qui porte d'ailleurs en fait
32:14sur la même question de fond
32:15que fait l'État ?
32:16Que fait la République
32:17avec ses enfants
32:18et avec ses citoyens
32:20à qui effectivement
32:20elle prélève de l'argent ?
32:22Et vous savez
32:22c'est pas parce qu'on est de gauche
32:23qu'on pense que
32:23mettre des impôts très importants
32:26pour effectivement
32:26faire des aides aux entreprises
32:28Vous allez totalement politiser
32:29votre mouvement
32:30vous dis loin
32:30avec les gilets jaunes samedi ?
32:33Mais vous disiez
32:35que les revendications
32:36étaient de plus en plus éparses
32:37en allant avec les gilets jaunes
32:38et en fait non
32:38c'est aussi une politisation
32:39Les gilets jaunes
32:40n'ont pas de ordre politique
32:41Attendez
32:42Attendez
32:43S'il vous plaît
32:43S'il vous plaît
32:44Arthéor Bernard
32:45Bruno Jody
32:47Manet Sandel vous a dit
32:47ils veulent
32:49qu'il y ait une conjonction
32:51d'éluge
32:52une conjonction d'éluge
32:52je crois que personne
32:53ne l'a caché
32:54de votre côté
32:55ni du côté
32:55de certains manifestants
32:57ni même de la CGT
32:57Moi la question quand même
32:58je vais la poser quand même
32:59sur les violences
33:00on parle de revendications
33:01on va revenir sur le fond
33:02mais je sens que c'est important
33:04on a des violences
33:05du côté des lycéens
33:06et ça il faut évidemment
33:07le dénoncer
33:08on le dit
33:08on a des violences aussi
33:10à l'égard des forces de l'ordre
33:11et puis on entend
33:12de plus en plus
33:12des slogans hostiles
33:13à l'État
33:15Est-ce que vous estimez
33:16aujourd'hui
33:16qu'il y a la violence
33:17qui vient du côté de l'État
33:18c'est important
33:19d'avoir votre vision
33:20des choses
33:20est-ce que vous vous estimez
33:21qu'il y a
33:22je ne dis pas
33:23qu'il y a de violences légitimes
33:24mais qu'il y a une réponse
33:26qui doit être apportée
33:26à la violence de l'État
33:27et est-ce que de votre côté
33:28vous dites
33:29non
33:29à l'inverse
33:30au contraire
33:31l'État
33:31il est là pour protéger
33:33les biens
33:33et l'intégrité physique
33:35et il n'y a rien à lui reprocher
33:36j'aimerais vous entendre
33:36sur ces deux points
33:37ça serait mentir
33:38de dire qu'il n'y a rien
33:39à reprocher à l'État
33:40et ça serait mentir
33:41de dire qu'il n'y a rien
33:42à reprocher aux lycéens
33:43aujourd'hui
33:44effectivement
33:44on a pu observer
33:45des violences
33:46commises peut-être
33:46de la part de certains policiers
33:48moi j'attends
33:48que les enquêtes
33:49de l'IGPN
33:50soient faites
33:50avant de me prononcer
33:53à côté de ça
33:54en fait
33:54moi je suis
33:55je suis juste effaré
33:56en fait
33:56de voir la liste
33:57qui ne fait que
33:58s'augmenter
33:59mais on va juste
33:59faire un petit sting
34:00pour se rendre compte
34:01un peu
34:01où on en est aujourd'hui
34:02sans qu'en fait
34:03personnel de l'éducation
34:04je vous assure
34:04là c'est pas une question
34:05des violences
34:06c'est une bascule
34:07147 personnels
34:08ne bascule pas
34:09dans la violence
34:09non non pas bascule
34:10je veux dire
34:10il n'y a jamais eu un mouvement
34:12depuis deux semaines
34:12on observe de moins en moins
34:13de dates
34:14oui mais là
34:15on va pas s'en féliciter
34:16vous êtes d'accord
34:18147
34:18147
34:19on peut s'en féliciter
34:20147 personnels
34:21de l'éducation
34:22en France
34:22ont été attaqués
34:23ciblés
34:24visés
34:24vilipendés
34:25ou violentés
34:25quoi qu'on en pense
34:26c'est une bascule
34:27dans une société
34:28donc moi je vous pose
34:29la question
34:30comment vous expliquez
34:31que ceux qui
34:33nous instruis
34:34ceux qui nous émancipent
34:35ceux qui nous élèvent
34:36soient attaqués
34:38je pense que
34:39la violence
34:41effectivement
34:41qui a pu émaner
34:42de ce mouvement
34:43elle vient du fait
34:44que les gens
34:45qui s'y sont investis
34:45sont ceux qui
34:46dans cette société
34:46souffrent le plus
34:48d'une violence
34:49silencieuse
34:50qui ne dit pas son nom
34:51mais qui en fait
34:52tous les jours
34:53mine la vie
34:53des gens
34:54est-ce que ça justifie
34:56de taper des profs
34:57et viser des proviseurs
34:58mais viser des proviseurs
35:00ou des professeurs
35:01c'est tout à fait condamnable
35:03et ce n'est pas quelque chose
35:04qu'on peut souhaiter
35:05quand on est dans un mouvement
35:06c'est la première fois
35:06et je trouve que
35:07je ne sais pas si c'est la première fois
35:09dans un mouvement de lycéens
35:11croyez-moi
35:11j'en ai vu quelques-uns
35:12c'est la première fois
35:13qu'il y a autant
35:13de personnels de l'éducation
35:15qui sont visés par des violences
35:17et qui sont atteints
35:17dans leur chemin
35:18c'est du jamais vu
35:18et depuis deux semaines
35:20on ne voit plus ces cas
35:21mais on ne va pas s'en féliciter
35:22c'est juste normal
35:23et après on s'étonne
35:24il n'y a plus de professeurs
35:25ça n'arrive plus
35:26c'est juste normal
35:26je ne comprends pas
35:27c'est juste normal
35:28qu'il n'y ait pas de violence
35:29envers nos professeurs
35:30ou envers nos proviseurs
35:30je suis désolée
35:31mais là il n'y a plus aucun cadre
35:32qu'est-ce que ça veut dire
35:33normal ?
35:33c'est-à-dire normal
35:34ça a existé
35:35on essaye de l'expliquer
35:36c'est juste normal
35:37de ne pas frapper son prof
35:37c'est juste normal
35:38de ne pas asperger son prof
35:39décent
35:39je suis désolée de vous le dire
35:40mais il y a un moment donné
35:41est-ce que c'est normal
35:42de nasser les lycéens
35:43puisqu'on parle de la violence
35:44j'ai réprouvé
35:45cette violence-là
35:45non c'est pas forcément normal
35:47mais je suis content
35:48d'entendre l'uni
35:48dire que les violences policières
35:50ne sont pas normales
35:51aujourd'hui je suis désolée
35:52mais on s'étonne
35:53qu'il manque des professeurs
35:54mais enfin
35:54il y a eu une explosion
35:56des démissions des professeurs
35:57mais il faut se rendre compte aussi
35:58dans quel cadre
35:59ils travaillent ces professeurs
36:01ils ne sont plus du tout respectés
36:02encore il y a deux jours
36:03où c'était hier
36:04à Aubagne
36:04il y a un professeur
36:05et un proviseur
36:06qui se sont fait tirer dessus
36:07vous croyez que ça donne envie
36:08de travailler dans l'éducation nationale
36:10bien sûr que non
36:10ça n'a aucun rapport
36:11avec le mouvement
36:12mais je ne dis pas que c'est un
36:14non non je sais
36:14c'est un collège
36:15voilà qu'on remet dans le contexte
36:17le ministre de l'éducation nationale
36:19a dit un contexte de violence
36:20contre les professeurs
36:21mais ce n'est pas la première fois
36:22qu'on voit des professeurs touchés
36:24notamment il y a eu
36:25pas mal de professeurs
36:26touchés à l'arme blanche
36:27et en fait aujourd'hui
36:28les professeurs
36:28sont extrêmement violentés
36:30dans ces mouvements lycéens
36:31je le déplore
36:32il y a aussi des proviseurs
36:33est-ce que vous pensez sincèrement
36:34que le professeur
36:35qui s'est fait tabasser à Toulouse
36:37que la surveillante
36:37qui s'est fait tabasser à Annecy
36:39ou que le professeur
36:40qui s'est fait frapper à Lille
36:41a envie de retourner
36:42donner cours à ses étudiants
36:43moi j'en suis pas si sûre
36:44et je les comprends
36:45et j'ai beaucoup de peine
36:46pour ceux qui avaient
36:46des vraies revendications
36:48et qui ne sont pas obligés
36:49d'utiliser
36:50mais vous rigolez ou quoi ?
36:52au début du plateau
36:52je vous l'ai dit
36:53que je partageais vos constats
36:54que le 8h-18h
36:55effectivement c'était pas normal
36:56vos revendications
36:57si vous voulez
36:58ne jouez pas sur les mots
36:58je partage vos revendications
36:59c'est très différent
37:00parce qu'il y a des solutions
37:01qui sont apportées par ce mouvement
37:02et vous les rejetez
37:03vous les rejetez
37:04il faut le dire quand même
37:05arrêtez de faire croire
37:06que vous êtes dans la dénonciation
37:07et le fait qu'il faille apporter
37:08des solutions
37:09aux conditions d'éducation
37:14la solution c'est des solutions sécuritaires
37:16il faut arrêter
37:17mais bien surtout
37:18il faut remettre de l'ordre
37:19au sein des lycées
37:19il faut remettre de l'ordre
37:20au sein des universités
37:21d'accord
37:21donc votre solution c'est l'ordre
37:23c'est pas mettre de l'argent sur la table
37:24que ce soit très clair
37:25c'est l'ordre
37:25et remettre de l'argent sur la table
37:26bien sûr que
37:27mais ils ne sont pas antinomiques
37:29les deux ne sont pas antinomiques
37:30comment on remet de l'argent sur la table ?
37:32alors moi déjà
37:33pour moi il faut couper
37:34bam
37:34toutes les subventions
37:35que les syndicats touchent
37:37et qui participent de près
37:38ou de loin au blocage
37:40mais vous rigolez ou quoi ?
37:44arrêtez ce million
37:45plus ce million
37:46plus ce million
37:46vous êtes une démagogie
37:48qui m'étonne
37:49arrêtez s'il vous plaît
37:50alors là
37:51des salu nazis
37:52l'extrême droite
37:53vous tombez très très bas
37:54franchement
37:55vous expliquez
37:56dans ces petites caricatures
37:58vous expliquez
37:58les déficits de financement
38:00de l'éducation
38:00par le financement des syndicats
38:02c'est l'argument que vous avez utilisé
38:03c'est illégal
38:04ce que font ces syndicats
38:05et il faut leur couper
38:05leurs subventions
38:06maintenant tout de suite
38:06et que la chaîne pénale
38:07se mette en route
38:08il n'y a pas de démocratie
38:09sans syndicat
38:10il n'y a pas de démocratie
38:10sans syndicat
38:13ce qu'ils font aujourd'hui
38:14c'est illégal
38:15voilà
38:15parce que je pense
38:15qu'il faut remettre l'église
38:16au milieu du village
38:17ce que vous faites
38:18c'est illégal
38:19la loi telle qu'elle existe
38:20l'état tel qu'il existe
38:21n'existerait jamais
38:22s'il n'y avait pas des gens
38:23qui étaient rentrés
38:24dans des contestations
38:25je peux vous mettre d'accord
38:27en tous les cas
38:28quoi qu'on pense
38:29de vos opinions
38:29c'est un niveau
38:30vraiment d'engagement
38:32qui fait plaisir
38:33on peut vous le dire
38:35qu'est-ce que vous voulez
38:35que je dise
38:36que je loue son engagement
38:37elle prend la parole
38:38d'accord
38:39attendez
38:39alors que moi je loue le vote
38:41et je vous permettrai toujours
38:42de parler
38:43de faire valoir vos revendications
38:44elle est là
38:44la différence entre vous et moi
38:45mais pas du tout
38:46j'ai dit justement
38:47que vous preniez la parole
38:48oui mais je sais très bien
38:49ce que vous pensez de moi
38:49vous inquiétez pas
38:50j'ai donné un avis
38:52sur votre syndicat
38:53votre syndicat
38:53il y a des salunazis dedans
38:54c'est pas un syndicat
38:55l'UNI n'est pas un syndicat
38:56non c'est une association
38:57pour ce syndicat
38:57il faut être travailleur
38:58qu'on remette également
38:59l'exemple du village
39:00est-ce que
39:01Louise Montangon
39:02ou quelqu'un d'autre
39:02on voit ce qui lui est arrivé
39:04dans son ancienne faculté
39:05vous comprenez aussi
39:06quelles que soient
39:07les opinions des uns
39:08et des autres
39:08qu'elle a le droit
39:09de travailler
39:09et qu'il n'y a pas besoin
39:10que des militants
39:11viennent l'embêter
39:12ça vous êtes contre tout ça
39:13nous sommes d'accord
39:14contre les blocages non
39:15les blocages
39:16non non
39:17mais je veux dire
39:17elle a le droit aussi
39:18d'avoir comme vous d'ailleurs
39:20un avis totalement différent
39:22d'avoir un avis
39:22bien sûr
39:23et de pouvoir l'exprimer
39:24au sein d'une université
39:25d'une faculté
39:26sans que certains militants
39:27en empêchent
39:28elle pense justement
39:29que le rétablissement
39:30de l'autorité
39:30doit passer par le fait
39:31qu'il n'y ait plus justement
39:32d'instance de médiation
39:34politisée précisément
39:35c'est pas vrai
39:35je ne suis pas contre
39:36les élections étudiantes
39:37c'est pas vrai
39:37je ne suis pas contre
39:38les élections étudiantes
39:38mais vous êtes contre
39:38le financement des syndicats
39:39donc le fonctionnement
39:40démocratique dans l'université
39:42ne modifiez pas mes paroles
39:43je suis contre le financement
39:43des syndicats
39:44qui entravent la loi
39:45et qui font des actes illégaux
39:46restez avec nous
39:47je vais faire un tour de table
39:48quand est-ce que les syndicats
39:49dont vous parlez
39:49ont été accusés en justice
39:51et ont perdu en justice
39:52l'union étudiante
39:53je ne sais pas vous parler duquel
39:54mais tous ceux qui bloquent
39:55les facs aujourd'hui
39:55ils ont été condamnés par la loi
39:57pardon
39:57non mais vous savez
39:58il n'y a pas besoin de savoir
39:59si un tel ou un tel
40:00a été condamné
40:01il n'y a plus besoin de juger
40:01pour savoir
40:02c'est pas vrai
40:02non j'ai jamais dit ça
40:03vous modifiez chacun de mes propos
40:05et ça devient vraiment insupportable
40:06vous savez la loi en fait
40:08nul n'est censé l'ignorer
40:09et tout le monde
40:10est censé la respecter
40:11d'accord
40:11les syndicats étudiants
40:12mais quand on n'est pas condamné
40:12par la loi
40:13on ne doit pas se faire couper
40:14ces subventions
40:14non mais je sais
40:15et moi je dis juste
40:15qu'il faut les condamner ces gens
40:17c'est là encore une fois
40:25mais moi je trouve ce débat
40:27extrêmement constructif
40:28ce sont deux visions
40:29ce sont deux avis
40:30ce sont deux engagements
40:31je vais commencer
40:32je vais me mouiller
40:32le résumé qu'on peut voir
40:34c'est en réalité
40:35c'est surtout une différence
40:36je crois
40:36de priorité
40:37si je comprends bien
40:38ce que vous avez dit
40:39Manasse Nadel
40:39pour vous
40:40la priorité des priorités
40:41c'est que l'exécutif
40:42accède à vos revendications
40:44et ensuite seulement
40:45viendra le déblocage
40:47de tous les établissements
40:49qu'ils soient estudiantins
40:50ou lycéens
40:52ça viendra dans un deuxième temps
40:53pour vous si je comprends bien
40:54la priorité c'est précisément
40:55l'inverse
40:56c'est à dire que d'abord
40:57on commence par débloquer
40:59les établissements
40:59qu'on permette à ceux
41:00qui le souhaitent
41:01de retrouver le chemin
41:01de leur classe
41:02ou de leur amphithéâtre
41:03et que dans un deuxième temps
41:04qui est celui de la campagne présidentielle
41:06ou celui des débats
41:07ou celui des débats budgétaires
41:08alors s'engage une discussion
41:09avec l'exécutif
41:10sur la réponse aux revendications
41:13vous y croyez vraiment
41:14qu'un mouvement qui s'arrête
41:15c'est quand il s'arrête
41:16qu'ensuite il commence à être
41:18satisfait sur ses revendications
41:19oui j'ai visé juste
41:19je crois juste au fait
41:20qu'il y a des milliers de lycéens
41:22qui ont juste envie
41:23d'aller en cours
41:23et des milliers d'étudiants
41:24qui ont envie d'aller en cours
41:25et je tiens juste à préciser
41:26dans ces étudiants
41:27il y a des étudiants salariés
41:28qui travaillent au sein
41:29des bibliothèques universitaires
41:30moi j'ai une connaissance
41:31pour ne pas dire une amie
41:32qui m'a écrit en me disant
41:33voilà moi ça fait plus d'une semaine
41:34que l'université est bloquée
41:35et que je ne peux pas travailler
41:36et là je suis comme ça
41:37je suis en angoisse
41:38donc on a bien compris
41:39vos revendications
41:40on les a entendues
41:41elle n'est pas payée ?
41:42comment ?
41:42elle n'est pas payée ?
41:43non elle n'est pas payée
41:44et donc voilà
41:45et il y a des milliers d'étudiants
41:47comme moi en première année de licence
41:48qui ne peuvent plus suivre leurs cours
41:50et qui se disent
41:51bah mince en fait
41:52j'ai travaillé tellement
41:53pour en arriver là
41:54et aujourd'hui mon diplôme
41:55qu'est-ce qu'il va valoir ?
41:56moi quand je suis arrivé en master
41:57mon responsable de master
41:58m'a dit
41:59c'est bien vous avez super notes
42:00vous avez validé à 17
42:01le dernier semestre
42:02franchement pas mal
42:02vous êtes dans les majors top
42:03ah vous venez de Bordeaux-Montagne
42:05elle est souvent bloquée
42:06votre fac quand même
42:07vous avez moins de cours
42:07que tout le monde
42:08elle est là la réelle injustice
42:09vous empêchez ceux
42:10qui ont envie d'aller travailler
42:11vous empêchez
42:13il n'a pas regardé mon origine
42:14il a regardé d'où
42:15de quelle fac je venais
42:17de quelle fac je venais
42:18ce que je veux vous dire
42:19c'est que si vous voulez
42:20si vous voulez manifester
42:23vous pouvez manifester
42:24vous découvrez la lune là
42:25c'est toujours comme ça
42:26c'est le fil à couper le beurre
42:27franchement
42:27aujourd'hui c'est aussi le bac par exemple
42:29vous ayez un bac
42:30qui vient d'un ici ou d'un autre
42:31qui n'a plus la même valeur
42:32non ça n'a pas toujours existé
42:33ça n'est pas vrai
42:33je vais faire un résumé
42:34en fait il y a deux visions
42:36il y a la vision
42:36parce que Parcoursup
42:37c'est ça en fait
42:38derrière il faut le reconnaître
42:39Parcoursup
42:40c'est une démarche
42:40qui n'est pas allée au bout
42:41d'ailleurs
42:41parce que Parcoursup
42:42c'était beaucoup plus
42:44il devait y avoir des partiels
42:45et tout ça
42:45donc il n'y a pas eu tout ça
42:46c'est une vision aussi
42:47de ce qu'est la sélection
42:49à un moment
42:50dans la vie d'un jeune
42:52parce que même vous
42:53vous l'avez reconnu
42:54certains moments
42:54on sait bien
42:55qu'il faut organiser
42:57cette sélection
42:58permettre à tout le monde
42:59de pouvoir aller
43:00en première année de fac
43:02non mais moi
43:03c'est pour ça
43:04je pense que c'est ça
43:05qui vous oppose
43:05notamment
43:06il y a d'autres choses
43:07mais notamment
43:07c'est majeur
43:08c'est-à-dire
43:08principe de la sélection
43:10vous ne voulez plus
43:11de Parcoursup
43:12c'est sûr qu'une société
43:14fonctionne mieux
43:14avec plus de gens formés
43:15et qui accède
43:16à un niveau de diplôme
43:17c'est une vision
43:19de la société
43:20je pense que
43:22c'est majeur
43:23Parcoursup
43:24dans le fait
43:24après je suis d'accord
43:26avec vous
43:26ça ne fonctionne pas très bien
43:27et sans remettre
43:28uniquement aux algorithmes
43:29ça nécessite largement
43:30des améliorations
43:31qui apparemment
43:32pourraient être faites
43:33il y a même eu
43:33un rapport sénatorial
43:34co-signé par un sénateur
43:36communiste
43:36et un sénateur LR
43:37qui l'écrit
43:38noir sur blanc
43:42c'est un exercice
43:44assez compliqué
43:45mais c'est vrai que
43:45sur la question
43:45de Parcoursup
43:46il y a vraiment
43:47cette question-là
43:47de la sélection
43:48qui me semble vraiment
43:49vous opposer
43:50dans la mesure
43:50effectivement
43:51qu'est-ce que signifient
43:51les études en fait
43:52est-ce que c'est un moyen
43:53d'accès à l'émancipation
43:54au savoir
43:55qui garantit
43:56une société
43:57sachante
43:58capable de s'investir
43:59justement dans la vie politique
44:00comme vous le faites
44:00ou est-ce qu'effectivement
44:01la destination
44:02c'est de créer
44:03des personnes
44:04qui sont aptes
44:05à intégrer le marché
44:06du travail
44:06et donc
44:07avec une vision
44:08plus capitaliste
44:08donc je crois que
44:09c'est deux visions
44:10qui conçoivent
44:11soit le savoir
44:12comme une forme
44:12d'émancipation
44:13soit un savoir
44:13comme quelque chose
44:14de pratique
44:14et pragmatique
44:15qui va répondre
44:16à des besoins concrets
44:16alors dans la continuité
44:17de ça il y a quelque chose
44:18que j'aimerais mettre
44:19sur la table
44:19dont on parle pas beaucoup
44:20parce qu'on parle
44:20de Parcoursup etc
44:22la réforme des lycées pros
44:23qui a été soutenue
44:24par toute la droite
44:25qui n'a même pas été votée
44:26à l'Assemblée nationale
44:26qui est passée
44:27par voie de décret
44:28et dont l'objet
44:29est précisément
44:30de réduire
44:30le nombre d'heures de cours
44:32et même
44:33si on prend
44:34depuis 15 ans
44:35des mois et des mois
44:36qui ont été enlevés
44:37aux lycéens
44:37de la voie professionnelle
44:38c'est-à-dire que finalement
44:39et Marine Le Pen
44:40et pour parler un peu
44:41de la campagne
44:42et les candidats
44:42à Macroniste
44:43pensent que finalement
44:44en France
44:44le lycée professionnel
44:46ne doit plus
44:46être un lieu
44:47vraiment d'enseignement
44:48d'instruction
44:49de savoirs généraux
44:50mais simplement
44:51un lieu dans lequel
44:52on se forme
44:52à aller le plus rapidement
44:53possible sur le marché
44:54du travail
44:54j'aimerais entendre
44:55votre opinion là-dessus
44:56ça devient
44:58des interviews croisées
44:59je pense que
45:00quand on va dans un lycée
45:01professionnel
45:01c'est qu'on connaît sa voix
45:02et qu'on veut y accéder
45:03le plus rapidement possible
45:04néanmoins je ne suis
45:05ni Marine Le Pen
45:06ni Macroniste
45:07ou que sais-je
45:08je suis
45:09je suis simplement
45:10une étudiante en master
45:11j'ai pas fait d'études
45:12de politique
45:13ou quoi que ce soit
45:14donc moi je vous dis juste
45:14j'avais mon grand frère
45:15qui était en bac pro
45:16parce qu'il savait
45:17directement ce qu'il voulait faire
45:18ma maman l'a encouragé
45:19à aller dans un bac professionnel
45:20et je suis très contente
45:21moi de savoir
45:21tous ces jeunes
45:22qui vont dans des bacs pro
45:23parce que ça veut dire
45:23qu'ils savent directement
45:25ce qu'ils veulent faire
45:26et je pense qu'il faudrait même
45:28il faudrait plus parler
45:29des bacs professionnels
45:29aujourd'hui
45:30on a une très mauvaise vision
45:31améliorer leur formation
45:32tout à fait
45:33et aujourd'hui
45:33on a une très mauvaise vision
45:35en fait des bacs pro
45:35en disant
45:35ah oui tu sais pas ce que tu veux faire
45:36et puis on parle que
45:37de l'apprentissage aussi
45:38c'est pas vrai en fait
45:38on préfère l'apprentissage
45:39mais c'est bien l'apprentissage
45:40s'il vous plaît
45:42c'est très bien aussi l'apprentissage
45:43mais je pense qu'il faut
45:44il faut arrêter de dire
45:46tu sais pas ce que tu veux faire
45:47va en bac pro ou autre
45:47non c'est pas vrai
45:48moi j'incite aussi
45:49à ce qu'on ouvre plus
45:50au bac professionnel
45:51en disant
45:51bon bah voilà
45:52est-ce que cette voie te plaît
45:53bah tant mieux
45:53on a cette voie là
45:54dans le bac professionnel
45:54il faut y aller
45:55il faut arrêter de dégrader
45:56la voie professionnelle
45:56bon
45:58quand même
45:59je vais vous montrer
46:00les dernières images
46:00je vais rappeler comme ça
46:01on est tous d'accord
46:02qu'il y avait quand même
46:03des cortèges fournis
46:06bon moindre
46:06c'est un signe
46:07ça veut pas dire
46:08que le mouvement s'essouffle
46:09même si le gouvernement
46:10parie quand même
46:11sur un pourrissement
46:12moi je trouve
46:13moi je trouve qu'il s'essouffle
46:14un peu le mouvement
46:14mais il y a quand même
46:15une manifestation aujourd'hui
46:16avec du monde
46:17il y avait du monde
46:18il y avait du monde dans les villes
46:19il y avait du monde en province
46:20alors moi je dis toujours
46:21à Paris
46:22comment vous expliquez
46:23véritablement
46:23qu'il y a toujours les mêmes
46:24comment vous expliquez
46:25qu'on soit pris en otage
46:26par 300, 400, 500
46:28je ne sais pas
46:28qui
46:30bon
46:31non vous pouvez pas dire
46:32que le CRS
46:32est en otage
46:33les français
46:34ah bah le nassage
46:35c'est un peu une prise en otage
46:36non honnêtement
46:38Manasse Nadel
46:38qu'un policier se lève le matin
46:40en se disant
46:40tiens je vais me faire un jeûne
46:42je pensais vraiment
46:43j'ai parlé aujourd'hui
46:43avec Manasse Nadel
46:44appelez-les
46:44puis vous aurez la réponse
46:45à votre remarque
46:46appelez-les un jour
46:47un soir
46:48je ne vous souhaite pas
46:49d'en avoir besoin
46:49mais peut-être faites le test
46:50pour vous amuser
46:50et puis vous verrez
46:51que les CRS
46:52ne sont pas là
46:52pour prendre les gens en otage
46:53vous verrez
46:54vous aurez assez vite
46:55la technique de la NAS
46:56une technique
46:56où on empêche les gens
46:57de sortir d'un espace donné
46:58vous aurez assez vite
46:59la réponse
47:00Manasse Nadel
47:00c'est pas spécialiste
47:01mais vous savez pourquoi
47:01parce que quand il y a des casseurs
47:03si on veut les sortir tout le monde
47:04on ne peut pas les interpeller
47:05je pense que le maintien de l'ordre
47:08en France
47:08devrait consister
47:09à propos des lycéens
47:10en ce qu'il consiste en fait
47:11pour d'autres mouvements sociaux
47:13c'est-à-dire à protéger
47:13à tout prix
47:14ceux qui manifestent pacifiquement
47:17quitte à accepter
47:18des dégradations de biens
47:19quand c'est nécessaire
47:21voilà
47:21ça a été le cas
47:22pour les agriculteurs par exemple
47:23c'est la doctrine
47:24qui avait été encouragée
47:25y compris par le Réunion nationale
47:26et par le gouvernement
47:27de considérer que les dégâts
47:29étaient
47:31que les dégradations
47:32des agriculteurs
47:33pouvaient garder
47:34c'est aussi le cas
47:35avec les étudiants
47:36on peut s'en réjouir
47:36au déploiement
47:37mais c'est aussi le cas
47:37avec les étudiants
47:37mais en tout cas
47:38c'est une notion qui existe
47:38vous avez
47:39si vous vous baladez dans Paris
47:41les jours de manifestation
47:42et pas que
47:42vous passez dans les établissements
47:44qui sont des facs
47:44vous voyez qu'il y a 10 bloqueurs
47:45qu'il y a 300 étudiants
47:47qui voudraient rentrer
47:47mais que les 10 bloqueurs
47:48ne sont pas délogés
47:49par les 300 étudiants
47:50qui voudraient rentrer
47:51passer à 10 bloqueurs
47:51si c'est vrai
47:52ils ne sont pas face justement
47:53ils sont à côté
47:54ils sont un petit peu spectateurs
47:56et si vous voulez
47:56les forces de l'ordre
47:57sont là pour l'association
47:58non
48:00quelle scène
48:01vous avez vu cette semaine
48:02avec des centaines
48:03de gens qui veulent rentrer
48:04face à une dizaine
48:04de personnes qui bloquent
48:07vous êtes en train de créer
48:08une université Bordeaux-Montesquieu
48:09ce que je vous dis
48:11c'est qu'il y a 10 bloqueurs
48:12des forces de l'ordre
48:13des étudiants
48:13qui voudraient rentrer
48:14il n'y a pas de face à face
48:17il y a des forces de l'ordre
48:18qui ne viennent pas
48:20déloger les bloqueurs
48:21précisément pour éviter
48:22tout débordement
48:23je crois que c'est plutôt
48:24ce que vous appelez de vos vœux
48:25est-ce qu'on peut faire
48:26une question rapide
48:27pour terminer
48:28parce que tout à l'heure
48:28vous avez dit
48:29qu'il y a une jonction
48:30il y a des lycéens
48:31et des étudiants
48:32et vous avez parlé
48:33de ceux qui souffrent
48:34moi j'ai vu aussi
48:35des images d'un blocus
48:36de Sciences Po Paris
48:37Sciences Po Paris
48:38c'est dans la rue
48:40Saint-Guillaume
48:41très chic
48:41sixième arrondissement de Paris
48:42et c'est vrai
48:43quand je les ai vus
48:44je me suis dit
48:44mais alors
48:44quel lien
48:46quel rapport
48:47ont-ils avec les lycéens
48:49qui sont pour certains
48:50il est vrai
48:50dans des lycées poubelles
48:51je veux dire
48:53Sciences Po Paris
48:55et certains lycées
48:56à Saint-Denis
48:57et à Créteil
48:58même combat
48:59on ne peut pas manifester
49:01se préoccuper des autres
49:02si on n'est pas soi-même
49:03dans la pierre des situations
49:04dans ce cas-là
49:05il faut que toute la France
49:06descende
49:06ah oui
49:06je suis d'accord avec vous
49:07ah voilà
49:09là
49:09c'est ça ce que vous voulez
49:12c'est ça ce que vous voulez
49:13il n'y a pas seulement
49:13l'intérêt
49:14l'égoïsme etc
49:15dans la vie
49:16ou le fait que
49:16ah il faut absolument
49:17que j'aille en cours
49:17il faut absolument
49:18que ce jour-là
49:18précisément
49:19ce blocus ne tienne pas
49:20non
49:21c'est pas l'égoïsme
49:21moi vous voyez
49:22juste pour vous répondre
49:23moi mes parents
49:24ils se saignent au travail
49:25pour me permettre
49:25de faire des études
49:26c'est pas égoïste
49:27de vouloir juste réussir
49:28mes études
49:29c'est pas égoïste en fait
49:30de dire j'ai juste envie
49:31d'aller en cours
49:31on parle pas de réussir
49:32c'est
49:33non on parle pas d'un jour
49:34en fait
49:34là les universités de Bordeaux
49:35ça fait presque une semaine
49:36qu'elles sont bloquées
49:37c'est pas un jour
49:38si on se donne rendez-vous
49:39dans plusieurs années
49:40je l'ai déjà ma licence
49:41vous en faites pas
49:41si on se donne rendez-vous
49:42dans plusieurs années
49:43que avec
49:44voilà
49:44vous imaginez une société
49:45une France
49:46dans laquelle vous aviez
49:47vous auriez un poste
49:49une place
49:49une mission
49:50qu'est-ce que ça pourrait être
49:51Louis-en-Tango ?
49:52rien de tout ça
49:53moi je veux juste une vie de famille
49:54et des enfants
49:55et c'est tout
49:56là je suis pas
49:57c'est pas l'heure des ambitions
49:58c'est tout ce qu'on vous souhaite
49:58merci
49:59Manasse Adel
50:00la question c'est si j'ai
50:01des ambitions politiques
50:02non
50:03des ambitions professionnelles
50:04politiques
50:05est-ce que vous vous projetez
50:06dans l'avenir tout simplement ?
50:07est-ce que je me projette
50:08dans l'avenir ?
50:08mais justement
50:09on revient sur cette question
50:10etc
50:11non mais je veux pas
50:12que ce soit mal compris
50:12ce que j'ai dit
50:13de quelqu'un qui veut aller en cours
50:14c'est de l'égoïsme etc
50:15je trouve pas du tout
50:16les gens essayent de réussir
50:18comme ils peuvent
50:18dans ce monde là
50:19et actuellement
50:20la majorité des lycéens
50:22sont solidaires
50:23de ce mouvement
50:23parce qu'ils considèrent
50:24que justement
50:25pour avoir une vie heureuse
50:26une vie qui se passe bien
50:29et bien il faut avoir
50:30des conditions qui sont meilleures
50:30et qu'on a des choses
50:31à attendre de la société
50:32et qu'on n'est pas simplement
50:33sa petite personne
50:34dans son coin
50:35qui conteste les mobilisations sociales
50:37on peut être solidaire
50:37sans bloquer son lycée
50:38on propose de revenir
50:39la semaine prochaine ?
50:40c'est pas vrai
50:40comment ?
50:41je vous propose de revenir
50:42la semaine prochaine
50:43vous allez rentrer
50:44ce débat auquel on vient d'assister
50:46Sonia je voudrais aller dans votre sens
50:47ce débat auquel on vient d'assister
50:48il est plus intéressant
50:49il y a plus d'engagement
50:50et de conviction
50:50que beaucoup de débats
50:51que nous journalistes
50:52nous couvrons ou nous animons
50:53dans le cadre de cette compagnie présidentielle
50:55vous aussi
50:55vous avez la terre
50:56et l'engagement
50:57puissent vos aînés
50:58s'inspirer de vous
50:59ça fera du bien au débat
51:00merci d'avoir accepté
51:01je trouve un débat bien tenu
51:03grâce à vous deux
51:03vraiment
51:04et grâce évidemment
51:04à Bruno, Arthur et Rocaillage
51:06je vous remercie
51:06je vous dis à très bientôt