00:00La suite de votre émission, on continue d'évoquer évidemment cette journée où il y a eu de nombreux feux,
00:07des saccages, des violences dans de nombreuses communes en France.
00:10Dans quelques instants, c'est François Ruffin qui va nous rejoindre en tant qu'invité politique, député de la SAM
00:15et candidat à la présidentielle.
00:17Mais tout d'abord, c'est Sébastien Chenu qui est avec nous. Bonsoir, merci d'être en direct sur notre
00:23antenne.
00:23Monsieur Chenu, vice-président du Rassemblement national, député du Nord. Le gouvernement, tout à l'heure, a multiplié les réunions
00:33d'urgence, la convocation d'une cellule interministérielle.
00:37On apprend que dans certains lycées, les cours seront donnés à distance. Le renseignement de son côté pointe, la responsabilité
00:45de la France insoumise.
00:47Selon vous, si vous deviez résumer, le climat actuel est vers quoi nous basculons ? Que diriez-vous ?
00:57Eh bien, nous sommes dans un climat qui est très inquiétant. Il y a le fond et la forme. Le
01:01fond, d'abord, c'est un gouvernement qui, depuis dix ans,
01:04a vu se succéder des ministres de l'Éducation nationale aux opinions parfois totalement opposées.
01:10Madame Belloubet avait des opinions tout à fait opposées à M. Blanquer, par exemple, et qui n'a donc pas
01:15anticipé, pas vu venir les problèmes dans l'Éducation nationale.
01:18Mais c'est un peu, j'allais dire, une habitude, puisque chaque fait de société met dans la lumière, à
01:23chaque fois, un pays qui s'écroule de l'intérieur, qui s'affaisse de l'intérieur.
01:28Avec la canicule, on a vu que rien n'était climatisé. Avec les incendies, nous n'avions plus de canadaires.
01:33Avec le meurtre et les viols de jeunes filles, nous avons vu qu'il y avait des centaines de dossiers
01:38dans les tribunaux et dans les greffes de ces tribunaux qui attendaient.
01:41Eh bien là, nous voyons, avec ces contestations lycéennes, dont j'entends le bien fondé pour un certain nombre de
01:49revendications,
01:50il y a des choses à retenir de ça, eh bien on voit bien que l'Éducation nationale est en
01:54train de s'effondrer.
01:55Donc on a un gouvernement qui n'a rien anticipé. Ce n'est pas nouveau, les problèmes dans l'Éducation
01:58nationale, le statut des professeurs,
02:00les problématiques du nombre de professeurs devant les élèves, les classes surchargées.
02:06Tout ça doit s'entendre. Et puis de l'autre côté, on a évidemment un incendiaire, la France insoumise,
02:12qui prend les problèmes des lycéens, qui les manipule, qui les exploite et qui appelle à des insurrections totalement inacceptables,
02:21totalement hors du cadre républicain, avec un maire de Saint-Denis, LFI, M. Bagayoko, qui dit encore que la violence
02:26est légitime.
02:28Donc vous avez ici quelque chose qui a tout raison dans lequel il est français, un point de bascule possible
02:32de notre société.
02:35C'est bien le minimum. Après avoir excité, comme ils le font avec leurs députés, oui, oui, d'accord,
02:41mais ils excitent avec leurs députés. Et moi qui suis député du Nord, je peux dire qu'aujourd'hui,
02:45nous avons déploré, rien que pour le département du Nord, 600 000 euros de dégâts dans les lycées du Nord.
02:50Mais les comptes ne sont pas finis. Et avec des députés LFI qui excitent les lycéens,
02:56qui les manipulent, qui les incitent à, évidemment, commettre les pires délits,
03:04eh bien oui, nous considérons que le point de rencontre entre un gouvernement d'incapables
03:08et un parti politique qui se situe désormais hors du cadre républicain,
03:14eh bien ça donne une situation qui est celle d'une situation de bascule possible de notre pays.
03:19– Sébastien Chenu, vous avez cité des défis au long cours, à long terme,
03:23qui ne se règlent pas d'un coup de baguette magique.
03:25Si demain vous êtes au pouvoir, il est possible aussi que vous héritiez d'une telle situation.
03:29Dans ce cas-là, est-ce que vous avez la solution aussi pour un rétablissement de l'ordre rapide ?
03:35Est-ce qu'il y a quelque chose à faire qui n'a pas été fait là par le gouvernement
03:38et par l'exécutif ?
03:43– Bien sûr, madame, nous avons bien compris que nous allions devoir,
03:46avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, réparer toutes ces années d'incurie.
03:50Et nous, nous avons dit qu'il y avait des leviers à activer.
03:52Par exemple, la responsabilité des familles.
03:55Tous ces jeunes lycéens, en tous les cas, qui se transforment en casseurs,
03:59car il y en a un certain nombre qui se transforment en casseurs,
04:02pas tous, mais tous ceux qui se transforment en casseurs sont souvent mineurs.
04:05Car au lycée, on a bien souvent, dans une immense majorité de cas, moins de 18 ans.
04:09Ça veut dire qu'ils ont des parents, qu'ils sont responsables.
04:12Eh bien, ces parents doivent aussi rendre des comptes.
04:14Doivent rendre des comptes parce que lorsqu'on a son gamin qui incendie un lycée,
04:18eh bien, on doit rendre des comptes.
04:19Alors, s'ils ont des allocations sociales, s'ils occupent des logements sociaux,
04:23ou si de toute façon, leur gamin détériore du matériel public,
04:27eh bien, ce sont les parents qui devront le réparer.
04:30Ça devrait peut-être les inciter aussi à ramener leurs enfants ce soir et demain à leur domicile
04:35plutôt que de les laisser faire d'importe quoi.
04:36Voyez-vous ce levier de la responsabilité parentale,
04:39qui est un sujet qu'on a déjà abordé depuis très longtemps.
04:42Revenir sur, évidemment, l'excuse de minorité, mettre en place une loi anti-casseur.
04:47On a déjà fait ces propositions.
04:49Le gouvernement les a refusées.
04:51Eh bien, ce sont des leviers à activer qui permettraient peut-être,
04:54en tous les cas, au-delà du maintien de l'ordre que le ministère de l'Intérieur doit assumer,
04:58mais il y a beaucoup de policiers qui sont blessés ce soir,
05:01eh bien, qui permettraient peut-être, effectivement,
05:02de faire entrer une partie de ces émetiers chez eux.
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