- il y a 10 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Bon, tout le monde a le droit d'avoir des opinions politiques, mais de quoi c'est le symbole selon
00:03vous ?
00:04C'est le symbole de ce que je soutenais il y a quelques instants, c'est une manipulation politique,
00:10derrière nous connaissons les organisateurs, ces slogans, ils sont là pour participer au chaos,
00:18comme à la fin de la manifestation, et bien il y a les habituels casseurs,
00:23ceux qui pillent et ceux qui commettent des dégâts quand on brûle un véhicule de pompier,
00:29quand on essaie d'assassiner des policiers, quand on blesse des représentants des forces de l'ordre,
00:36ce n'est pas une manifestation classique, c'est les revendications, les expressions de l'ultra-gauche,
00:43qui est dangereuse et qui aujourd'hui menace la République, je le redis.
00:48Vous condamnez avec une toute si forte virulence et authenticité quand il y a des blessures sur les lycéens aussi,
00:55en tout cas il y a des enquêtes IGPN qui sont ouvertes.
00:58Moi je ne mets pas sur le même plan ceux qui sèment la violence et ceux qui défendent l'ordre.
01:05On a là, heureusement, et c'est pour ça que notre démocratie, pour que notre démocratie tient encore,
01:12on a des forces de l'ordre qui ont été, il y a eu plusieurs centaines de policiers blessés,
01:17et d'ailleurs les Français ne se trompent pas.
01:20On a eu aujourd'hui deux enquêtes d'opinion, une qui est dans les colonnes du Figaro,
01:25une je crois chez vous, qui démontre que les deux tiers des Français soutiennent la police.
01:32Il y a même un quart des Français qui disent qu'on ne soutient pas suffisamment la police.
01:37Moi je considère que ceux qui cassent, ceux qui manifestent de façon violente,
01:44eh bien il faut qu'en face il y ait l'expression de l'autorité républicaine.
01:49Le droit de manifester est un droit constitutionnel.
01:52J'y suis viscéralement attaché.
01:54Un lycéen, un étudiant peut manifester, c'est son droit.
01:58Mais ce qu'il ne peut pas, c'est piller, c'est casser, c'est utiliser des gaz pour brûler
02:06un enseignant,
02:08c'est asperger des gens.
02:08Vous pensez que ce sont les lycéens qui cassent, qui pillent, qui brûlent,
02:11ou ce sont des groupes qui s'agrègent ?
02:14Ce sont vraisemblablement des groupes qui s'agrègent,
02:18mais les forces de l'ordre, elles sont là pour empêcher ces violences.
02:23Et moi je leur dis ce soir mon total soutien.
02:26Dans l'étude que vous citiez, vous avez raison, il y a une étude Elab pour BFMTV,
02:29une étude Odoxa pour le Figaro.
02:31Dans celle que vous citiez, les Français, vous avez raison,
02:32ils épargnent plutôt les forces de l'ordre, et plutôt très clairement.
02:36En revanche, ils tiennent pour responsables du mouvement et de ces violences.
02:391. Le gouvernement, 2. Les lycéens, 3. La France insoumise.
02:42La France insoumise, vous en venez d'en parler.
02:43Vous avez demandé cette semaine la révocation de votre homologue,
02:47Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis.
02:49Quelques jours avant vous, ou en même temps que vous,
02:51Bruno Retailleau a demandé, lui, a posé en tout cas la question
02:54de l'interdiction de la France insoumise.
02:57Est-ce que vous croyez qu'à l'issue de cette crise,
03:00l'exécutif, ceux qui sont en capacité de le faire,
03:02vont prendre le chemin de ces deux demandes que vous formulez,
03:04Bruno Retailleau et vous ?
03:05Est-ce que vous partagez la demande de Bruno Retailleau ?
03:07Je ne crois pas que l'exécutif va prendre ce chemin,
03:10parce que l'exécutif est lâche.
03:12Et l'exécutif est quand même ceux qui ont armé le bras
03:15de ceux qui soutiennent la violence aujourd'hui.
03:18Rappelons-nous quand même qu'en 2024,
03:21M. Attal, Premier ministre de M. Macron,
03:24appelez à voter insoumis.
03:26Rappelez-vous les désistements réciproques.
03:29Si on a ces députés insoumis à l'Assemblée nationale,
03:32c'est grâce à qui ?
03:33C'est grâce au désistement des candidats de M. Macron.
03:37Donc il faut toujours avoir cette mémoire à l'esprit.
03:41La révocation d'un maire est possible par la loi,
03:45parce qu'un maire est un représentant de l'État.
03:48Il est élu, mais c'est aussi un représentant de l'État.
03:51Et un officier de police judiciaire, vous avez raison.
03:54Et quand on a un maire qui appelle à la violence,
03:57qui légitime la violence,
03:59qui manifeste devant des cortèges violents
04:01avec une écharpe tricolore,
04:03il y a un problème.
04:05Et donc cette révocation, elle est possible.
04:07Interdire un mouvement politique
04:09qui a 70 parlementaires à l'Assemblée nationale,
04:13ça, ce n'est pas possible.
04:14Éric, ceci, quand même, pardonnez-moi,
04:15même la révocation de votre part, elle est étonnante.
04:18Est-ce que ce n'est pas le combat politique
04:20qui doit primer,
04:21plutôt que tenter de révoquer un maire
04:23qui malgré tout a été porté dans une mairie
04:25par des électeurs ?
04:26Oui, il a été élu,
04:27comme les députés de la France.
04:28C'est pour ça que je mets une nuance.
04:32Un maire, il y a des dispositions législatives
04:35qui permettent, en Conseil des ministres,
04:39sur des dossiers préparés par des préfets,
04:42de révoquer des maires.
04:43C'est des cas très rares,
04:45mais ça se produit une ou deux fois par an
04:47quand un maire trahit sa fonction, sa charge.
04:50On peut le faire.
04:51Interdire un parti politique,
04:53c'est en Union soviétique que ça se passe.
04:56Moi, je combats la France insoumise
04:58par les urnes.
04:59Donc M. Rotaillot, c'est un adorateur
05:01de l'Union soviétique, il appréciera.
05:02Et je dis à Bruno Rotaillot,
05:03et ce n'est pas lui qui est en cause,
05:06au demeurant, ce n'est pas lui qui est en cause,
05:08mais quand même, qu'on regarde
05:09les accords électoraux qu'il y a eu
05:12en 2024,
05:13et que ce qui s'est passé en 2024
05:16nous serve de leçon pour la suite
05:18par qui s'est désisté
05:20dans certaines circonscriptions.
05:22Des désistements réciproques
05:25entre le nouveau Front populaire,
05:27le Modem, Renaissance, Horizon,
05:30et même Honte.
05:33J'ai été président de LR,
05:34et je l'étais à l'époque,
05:35avec certains candidats LR
05:38où il y a eu des désistements réciproques.
05:40Vous les rendez responsables ?
05:41Vous les rendez responsables
05:42d'une telle situation qu'ils dénoncent même ?
05:43S'il y a ce chaos à l'Assemblée nationale,
05:46c'est parce qu'il y a eu cet accord électoral
05:48en 2024.
05:50On est loin de ce qui se passe dans la rue,
05:52mais quand même,
05:53il faut avoir un peu de mémoire.
05:54Vous permettez qu'on écoute juste
05:55Bali Bagayoko ?
05:56On peut l'écouter.
05:57Et vous réagissez juste après,
05:58parce qu'il a pris la parole,
06:00et vous allez réagir à ce qu'il dit.
06:03Qu'est-ce que ces jeunes ont fait de mal ?
06:05Ils ne revendiquent qu'à leur droit réel ?
06:06Dans un des États qui se carriérisent
06:09de la cinquième, sixième puissance économique,
06:10et qui est en incapacité de comprendre
06:12ce message assez simple,
06:14de celles et ceux qui sont les enfants de France,
06:16mais malheureusement,
06:17ils ont une particularité,
06:18c'est qu'ils sont issus d'origines différentes,
06:21et ils représentent la diversité de la France.
06:23Et malheureusement,
06:23dans les actes qui ont été posés,
06:25le président de la République
06:26et ainsi que son gouvernement
06:29disent directement
06:30qu'ils n'ont absolument rien d'être français.
06:34Rien d'être français.
06:35C'est-à-dire qu'il y a une discrimination
06:36à l'égard en particulier de la jeunesse
06:40issue de la diversité et de l'immigration.
06:42Cette jeunesse représente la diversité de la France.
06:45Moi, je vois une jeunesse de France
06:47qui doit être justement unie
06:51par ce qui fait la force de la République.
06:53La République, elle n'est pas là
06:56pour établir des distinctions
06:59sur une base d'une pseudo-diversité.
07:02Elle est là pour donner aux citoyens français
07:05l'amour d'une nation,
07:07l'amour d'un drapeau.
07:08J'ai voulu le faire dans les écoles de Nice.
07:11Avec quel résultat ?
07:13Qui s'y est opposé ?
07:14Le ministre de l'Éducation nationale.
07:16Quand on en est là,
07:17c'est le symbole des mots
07:19qui gangrènent notre nation.
07:21Et le gouvernement actuel
07:23a une immense responsabilité
07:25dans ce qui se passe
07:26parce qu'il a laissé s'effondrer
07:28le système éducatif.
07:29Pourtant, on est dans un pays
07:31qui consacre le plus de moyens
07:33en Europe pour l'éducation.
07:35200 milliards d'euros pour l'éducation.
07:37100 milliards quasiment de l'État,
07:3950 milliards des collectivités.
07:41Le reste, c'est des financements privés,
07:44les financements des parents.
07:45Mais ça veut dire qu'il y a un engagement
07:48extrêmement important
07:49pour notre éducation.
07:51Et pourtant, on a un système éducatif
07:54qui s'effondre.
07:55Et ce qui est d'ailleurs
07:56la pire menace pour notre nation.
07:58Parce que quand on n'a plus de scientifiques,
08:00quand le niveau en maths s'effondre,
08:03quand on rentre au collège
08:04qu'un tiers des élèves ne sait pas lire,
08:08ça veut dire qu'on n'est plus un grand pays.
08:10Les grands pays aujourd'hui,
08:11la Corée, les pays qui regardent la vie,
08:13vous nous direz par quel coup de baguette magique
08:17qu'on inverse tout un système
08:18qu'il faut le reconnaître là depuis des années.
08:20En tout cas, déjà, il faut changer
08:21ceux qui sont les artisans de ce déclin.
08:24Ça, c'est les Français qui en décident.
08:26C'est une réponse électorale.
08:27Elle va approcher.
08:28Je souhaite qu'elle approche.
08:29Les mots.
08:30D'ailleurs, vous nous direz,
08:31est-ce que ce qui est en train de se passer,
08:32ça m'inspire une question,
08:33ce n'est pas un galop d'essai
08:35de ce qui pourrait advenir
08:36si Marine Le Pen venait au pouvoir ?
08:39Marine Le Pen ou peut-être un autre.
08:41On voit bien qu'aujourd'hui,
08:43l'ultra-gauche est dans une radicalisation.
08:46Je crois au contraire
08:47que l'élection de Marine Le Pen
08:50réinstallera de l'ordre.
08:52Parce qu'il faut de l'ordre.
08:53Il faut de l'autorité.
08:54Il faut de l'écoute.
08:56Avec de la désobéissance civile.
08:58Il faut des résultats.
09:00Mais on ne peut pas laisser prospérer le désordre
09:03sur fond d'administration.
09:05Si Marine Le Pen est élue,
09:06vous pourriez être ministre de l'Intérieur.
09:08Comment vous régleriez ce problème-là ?
09:10Des manifestations qui tournent mal.
09:12Je ne parle pas des lycéens.
09:14Les casseurs après les manifestations.
09:16Quelles consignes donneriez-vous,
09:18ministre de l'Intérieur, à vos policiers ?
09:20Vous leur diriez proportionnalité dans la réaction ?
09:23Il faut que la force reste à la loi.
09:27Donc ceux qui violent la loi...
09:28Ça, c'est ce que disait Charles Pasqua.
09:29Ceux qui violent la loi doivent être interpellés,
09:34déférés, lourdement condamnés.
09:35Il y a un travail d'anticipation.
09:38Mais ce ne serait pas vous,
09:38c'est la justice qui déciderait
09:39s'ils sont condamnés lourdement.
09:41Vous, ce serait la doctrine.
09:43Il y a une politique pénale
09:44qui doit venir du garde des Sceaux.
09:48Il y a des directives de politique pénale
09:50qui doivent être données
09:51pour que la sanction...
09:53Moi, je crois en l'exemplarité de la sanction.
09:56Et je fais la différence
09:57entre les casseurs
09:58et les manifestants
10:01qui manifestent de façon sincère
10:04et de façon modérée,
10:06je veux dire,
10:07sans faire usage de la violence.
10:09Donc, face à la violence,
10:11eh bien, il faut que la loi de la République
10:12soit plus forte.
10:14Et là, il faut que cet usage de la force
10:16soit fait pour aller taper
10:20au cœur de ces réseaux d'ultra-gauche
10:22et ces réseaux de violence.
10:23Le ministre de l'Intérieur, Laurent Lunès,
10:25parle de proportionnalité.
10:27Mais le président Emmanuel Macron
10:29a fait savoir qu'il y avait
10:29une forme de manque d'empathie.
10:31Est-ce que vous estimez,
10:32de votre point de vue,
10:33que le président s'est désolidarisé
10:35des forces de l'ordre ?
10:36Ce mot, il est le symbole
10:39de, je dirais,
10:41de la catastrophe macroniste
10:43depuis dix ans.
10:45C'est-à-dire l'impuissance,
10:47c'est-à-dire la lâcheté,
10:49c'est-à-dire l'absence de courage.
10:52On ne tient pas ce discours
10:54alors qu'on a des centaines
10:56de policiers blessés.
10:57On doit être,
10:58quand on est chef de l'État,
11:00le garant de l'autorité républicaine.
11:02On ne peut pas s'attaquer
11:03aux policiers.
11:04Quand il y a des lycéens blessés,
11:06on essaye, non,
11:07de peser le pour ou le contre ?
11:08Alors, on prend partie...
11:09Mais je crois que ce double discours,
11:11on a vu là où ça nous a conduit.
11:13Ça nous a conduit,
11:14au plan économique,
11:15à être le cancre de l'Europe
11:17en matière de résultats.
11:19Ça nous a conduit,
11:20en matière d'immigration,
11:21à être la passoire migratoire
11:23de l'Europe,
11:24là où on accueille
11:25le plus d'étrangers
11:26sur notre territoire.
11:28Ça nous a conduit
11:29à l'explosion de la violence.
11:31le nombre de coups et blessures
11:33a doublé dans notre pays
11:35depuis l'élection
11:37de M. Macron en 2017.
11:38Donc, ce bilan,
11:39on l'a devant nous.
11:40Et chaque fois qu'il y a une crise,
11:42la réponse,
11:43elle est toujours la même.
11:44a dit, si Marine Le Pen
11:46arrive au pouvoir,
11:46sans doute serez-vous,
11:48évidemment,
11:48dans ce gouvernement
11:49et peut-être ministre de l'Intérieur.
11:51Est-ce que vous ne reconnaissez pas
11:52qu'il peut y avoir
11:52une forme de hantise
11:53de tout gouvernement,
11:54de tout gouvernement,
11:55quand il y a un mouvement
11:56de lycéens
11:57avec une partie de la jeunesse
11:59dans la rue,
11:59de se dire,
11:59il peut y avoir un drame définitif.
12:02C'est le fameux syndrome
12:02Malik Ousekine.
12:04Est-ce que tout gouvernement
12:05a une hantise de cela ?
12:06Je suppose que vous n'êtes pas
12:08exempté de cette peur-là.
12:10Mais on ne peut pas démissionner
12:12en permanence face à la violence.
12:14Bien sûr que toute personne
12:17qui est blessée
12:18est une personne de trop.
12:20Mais dans ceux qui commettent
12:22les violences,
12:23il y a ceux qui cherchent
12:25la violence.
12:26Et donc,
12:26ils trouvent ce qu'ils ont semé.
12:28Ils récoltent ce qu'ils ont semé.
12:30Et les policiers,
12:31aujourd'hui,
12:31sont les premières victimes.
12:33Et n'oublions pas
12:34qu'ils sont les garants
12:35de la démocratie.
12:37Parce que si nous laissions
12:38les amis...
12:39S'ils l'oublient ?
12:40Qu'ils l'oublient souvent
12:41dans les commentaires.
12:42Mais si nous laissions
12:43les amis de M. Mélenchon
12:45arriver au pouvoir
12:46par la violence,
12:48par le chaos,
12:49serions-nous encore
12:50en démocratie ?
12:51Vous pensez que M. Mélenchon
12:53c'est l'insurrection
12:54et pas l'élection ?
12:54M. Mélenchon,
12:56s'il est élu,
12:57c'est la dictature immédiate.
12:58C'est la répression.
13:00C'est un gouvernement autoritaire.
13:02Mais on voit bien
13:03quels sont les amis internationaux
13:06de M. Mélenchon.
13:07Quelles sont les références ?
13:09Moi,
13:09certains manifestants
13:10sont venus samedi dernier
13:12devant la mairie de Nice
13:14manifester sur un autre sujet
13:15contre Jordan Bardella
13:18auquel je veux redire mon soutien.
13:20Ils avaient le drapeau
13:21de l'Union soviétique.
13:22Mais c'est leur modèle.
13:24C'est leur modèle.
13:25M. Mélenchon
13:26ne cache pas
13:28ses références révolutionnaires.
13:29Bien sûr.
13:30La reprise de la Bastille
13:31aujourd'hui.
13:31Vous y voyez
13:32une référence révolutionnaire ?
13:33Ce sont des révolutionnaires.
13:35Mais ce sont...
13:36Demain, je le dis,
13:37si M. Mélenchon,
13:38auxquelles on devrait envoyer
13:39les factures d'ailleurs,
13:40des dommages causés,
13:41des lycées brûlés,
13:42des camions de pompiers brûlés,
13:44si M. Mélenchon est au pouvoir,
13:46on bascule intégralement,
13:49immédiatement,
13:49dans une dictature.
13:50On va envoyer la facture
13:51aussi au gouvernement
13:52et à une partie de la droite
13:53dans ce cas-là.
13:54Écoutez,
13:55ceux qui cassent aujourd'hui,
13:57ce sont les amis
13:58de M. Mélenchon.
13:59Qu'est-ce que vous pensez
14:00de la réponse, pardon ?
14:01Non, j'avais demandé
14:02si votre adversaire,
14:02c'est Jean-Luc Mélenchon,
14:03si on vous écoute.
14:04Ce n'est pas le vote central aujourd'hui.
14:05Celui vis-à-vis de qui
14:06vous vous projetez
14:07dans un affrontement en 2027,
14:08c'est clairement Jean-Luc Mélenchon
14:09et l'adversaire soumis.
14:10L'adversaire de la démocratie,
14:13l'adversaire de la République,
14:15la menace contre la démocratie
14:17et la République,
14:18c'est M. Mélenchon.
14:19Mais là où je suis stupéfait,
14:21on l'a encore vécu aujourd'hui
14:22à l'Assemblée nationale,
14:23c'est que les insoumis
14:25ont voté toute la journée
14:27contre les propositions de loi
14:29portées par le Rassemblement national.
14:31Donc une qui visait
14:33à assurer l'accès à l'eau
14:35dans les Outre-mer.
14:36Qui a voté avec les amis
14:38de M. Mélenchon ?
14:39Eh bien, M. Attal,
14:41son groupe,
14:41ils n'ont vraiment rien compris.
14:43Ils sont toujours dans cette alliance
14:45et vous verrez,
14:46l'année prochaine,
14:47ils seront à nouveau alliés.
14:49Qu'est-ce que vous pensez
14:50de la réponse judiciaire
14:51dans les manifestations ?
14:526 000 interpellés,
14:534 500 gardes à vue,
14:55puis même de la réponse judiciaire
14:56d'une façon plus générale
14:57en France.
14:58Moi, j'attends une réponse
15:00très ferme
15:01sur ce type d'événement.
15:03Elle n'est pas ferme pour l'instant ?
15:05il y a eu beaucoup d'interpellations,
15:07nous le devons aux policiers.
15:09Il y a eu,
15:10alors c'est aussi,
15:12et je ne mets pas en cause forcément,
15:14le pouvoir judiciaire.
15:15Il y a des textes
15:16extrêmement laxistes
15:17sur la délinquance des mineurs.
15:19Donc là,
15:19il y a des mineurs.
15:21On a des rappels à la loi,
15:22on a des convocations.
15:24Bon, il y a eu
15:24quelques comparutions immédiates.
15:27Combien de personnes
15:28sont incarcérées aujourd'hui ?
15:29La réalité,
15:30c'est quelques dizaines
15:32par rapport à plusieurs milieux
15:34d'interpellations.
15:34Il y a eu un communiqué
15:35du syndicat de la magistrature
15:36qui a condamné
15:37les violences policières.
15:39Qu'en pensez-vous ?
15:40Et vous au pouvoir ?
15:41Est-ce que c'est de la liberté syndicale ?
15:43Et un syndical a le droit
15:44de le dire ou pas ?
15:44Vous m'avez posé une question
15:45sur l'existence
15:46de partis politiques
15:47représentés à l'Assemblée nationale.
15:49Je ne pense pas
15:50qu'on puisse les interdire.
15:51En revanche,
15:52je crois qu'on doit interdire
15:54la syndicalisation
15:56dans la magistrature.
15:57J'avais porté
15:58une proposition
15:58de loi constitutionnelle,
15:59je crois que c'était
16:00en ce sens,
16:01je crois que c'était
16:02en 2012.
16:04Quand on est juge,
16:05qu'on doit être
16:06au-dessus
16:06de toutes les influences,
16:08on ne peut pas
16:09prendre des décisions
16:11qui peuvent être
16:11privatives de liberté
16:13alors qu'on est guidé
16:14par des considérations idéologiques.
16:16Je pense qu'on aurait
16:17une confiance nécessaire,
16:20indispensable
16:20dans notre justice
16:22et c'est le cas
16:22de la plupart
16:23des magistrats
16:24s'il n'y avait pas
16:25ce soupçon
16:26de partialité
16:27qui pèse aujourd'hui
16:29sur l'indépendance
16:30de la magistrature.
16:31C'est insupportable.
16:32Vous visez
16:32le syndicat
16:32de la magistrature ?
16:33Le syndicat
16:34de la magistrature
16:35qui participe
16:36à des meetings politiques,
16:37qui prend position
16:38dans des élections,
16:39ce n'est pas
16:40le gage
16:41de ce qu'on attend
16:42d'une justice
16:43indépendante,
16:44sereine
16:45et au-dessus
16:46des influences politiques.
16:47Nous avons vu
16:47des images
16:48depuis tout à l'heure
16:49de ce qui s'est passé
16:50de la dispersion tendue
16:52place de la Bastille
16:52et place de la Nation
16:53en Paris.
16:54Je vous propose
16:54de regarder des images.
16:55Il y a eu d'abord,
16:56il faut le dire,
16:56des cortèges
16:57un petit peu partout
16:57en France
16:58dans différentes villes
16:59qui se sont bien passées.
17:00Il y a eu des moments
17:01de tension également
17:02et davantage
17:03comme ce qui s'est passé
17:05à Lyon
17:05avec des mortiers
17:07directement lancés
17:07dans un établissement.
17:09Regardez
17:10et écoutez
17:11si je puis dire
17:11la charge
17:12et la puissance
17:13de la détonation.
17:15Ah, j'étais dans le lycée,
17:16j'étais dans le lycée,
17:17j'ai jeté, j'ai jeté,
17:17vas-y, vas-y, vas-y.
17:29Autre image,
17:29cette fois dans la banlieue
17:30bordelais,
17:31c'est un établissement
17:31qui a été en partie
17:33ou quasiment entièrement
17:34saccagé.
17:35Malheureusement,
17:36c'est une vingtaine
17:37d'individus
17:38qui ont tout cassé
17:39et en partie brûlé
17:41l'établissement.
17:42et puis là,
17:43c'est un poste
17:44de police,
17:45un commissariat
17:46également dans la région
17:48bordelaise,
17:50même méthode,
17:51si je puis dire,
17:52toujours les mêmes,
17:53vêtus de noir,
17:54cagoulés,
17:55masqués,
17:55etc.
17:56Est-ce qu'il y a une forme
17:57de fatalité
17:58ou d'impuissance ?
17:59Non, je ne crois pas.
18:01Et la réponse,
18:01elle doit être extrêmement ferme.
18:04Et on s'opposera à ça.
18:06Vous savez,
18:06un incendie,
18:07c'est un acte criminel
18:10qui est passible
18:11de la cour d'Assise.
18:13Voilà.
18:14On met,
18:14vous disiez tout à l'heure,
18:16il y a toujours un risque
18:17qu'un manifestant
18:18soit blessé,
18:18bien sûr,
18:19et il faut le prendre en compte.
18:21Mais là,
18:22on met en péril
18:23des vies humaines.
18:24J'ai vu des incendies
18:25où il y avait
18:26des élèves
18:27et des enseignants
18:28dans des établissements.
18:31Pour l'instant,
18:32on a évité des drames.
18:33Mais les drames,
18:34ils ne sont pas provoqués
18:36ou ils ne sont pas
18:37de la responsabilité
18:38des forces de l'ordre.
18:39Les drames que l'on a évité
18:40et sans doute par chance,
18:42parce qu'on est passé
18:43à côté de catastrophes
18:45terrifiantes,
18:46ils sont de la part
18:47de ces criminels.
18:48Et ces criminels,
18:49ils doivent être poursuivis,
18:52déférés,
18:53jugés
18:53et condamnés.
18:54Est-ce que vous regrettez
18:54l'individualisation des peines
18:55là où les responsabilités
18:57individuelles sont difficiles
18:58à établir,
18:59ou en tout cas avec certitude ?
19:00Est-ce que vous regrettez
19:00cette logique
19:01de l'individualisation des peines ?
19:03Il y a ce principe,
19:04c'est un principe fondamental
19:05du droit,
19:06mais il y a eu des textes,
19:09notamment sur les attroupements
19:10qui permettaient
19:13de condamner
19:15sur des goupes.
19:16On avait porté des textes
19:18dans ce sens,
19:19sous la présidence
19:19de Nicolas Sarkozy d'ailleurs.
19:21Et regardez toujours
19:22ces images en direct,
19:23si vous nous rejoignez
19:24à l'instant,
19:25je rappelle que cela fait des heures
19:26que les forces de l'ordre
19:27tentent place de la nation
19:29de faire évacuer la place,
19:31de désengorger la place.
19:32Il y a eu différentes sommations
19:34et ce sont vraiment
19:35de ce que nous disent
19:35nos envoyés spéciaux,
19:37nos journalistes,
19:38des groupuscules,
19:39véritablement des groupes
19:39très dispersés,
19:40mais très organisés,
19:41très mobiles,
19:42Dominique Rizet,
19:42qui restent sur la place.
19:43qu'on connaît bien,
19:44on les voit partout.
19:45Là, ils sont ici
19:46sur les manifestations lycéennes,
19:48c'est eux qui étaient
19:49sur les manifestations
19:50contre la réforme des retraites,
19:52c'est eux qui étaient
19:52dans les manifestations
19:53contre les gilets jaunes,
19:54ce sont les zadistes
19:55qui ont aspergé,
19:57les gendarmes qui ont
19:58caillassé les gendarmes
20:00dans les ZAD
20:01et toutes les manifestations
20:02qu'on a vues.
20:03Ce sont des gens
20:03qui circulent,
20:04qui tournent,
20:05qui se réunissent,
20:05qui s'envoient des messages
20:06et qui disent
20:07tiens, à tel endroit,
20:08on peut se retrouver.
20:08Ce sont des casseurs
20:10qui n'ont rien à voir
20:11avec les lycéens,
20:11effectivement,
20:12et qui sont,
20:13pour la plupart d'entre eux,
20:15connus des services de police,
20:17du renseignement territorial,
20:18qui surveillent l'extrême gauche,
20:19qui surveillent l'extrême droite,
20:20mais là,
20:21c'est de l'extrême gauche
20:21qu'on parle bien.
20:23Moi, je voulais vous demander
20:24quelque chose
20:25sur ces gens qui,
20:27au syndicat de la magistrature,
20:28on nous dit,
20:29la présidente du syndicat
20:30de la magistrature,
20:31c'est son argument,
20:31elle dit,
20:32ce sont des enfants,
20:33parce que ceux
20:34qui sont interpellés,
20:34il y a des casseurs,
20:35mais il y a beaucoup
20:35de lycéens aussi.
20:36Ce sont des enfants.
20:37Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
20:39Les mineurs,
20:40pas de comparution directe ?
20:41Est-ce que vous le feriez, vous ?
20:43Est-ce que vous le feriez,
20:44comparer des mineurs
20:45en comparution directe ?
20:46L'excuse de minorité,
20:48bien, pas bien,
20:49qu'est-ce qu'on fait ?
20:50Est-ce qu'à 16 ans,
20:52on est encore un enfant ?
20:54Même si on est mineur.
20:55Quand on incendie un lycée,
20:58quand on a 17 ans et 11 mois,
21:01on est un criminel.
21:02Donc, non à cette excuse
21:04de minorité,
21:05en tout cas jusqu'à 16 ans,
21:07de 16 à 18 ans.
21:10Et il faut arrêter aussi
21:13cette excuse
21:14de minorité permanente.
21:16Elle n'est pas acceptable.
21:17On doit juger les faits
21:19en fonction de leur gravité.
21:21Mais vous savez,
21:22on a donné des exemples
21:23de laxisme,
21:24de recul.
21:25Un des premiers,
21:26c'était tout au début
21:27du premier quinquennat
21:28d'Emmanuel Macron,
21:29ça a été le recul
21:30porté par Édouard Philippe,
21:32d'ailleurs,
21:32sur Notre-Dame-des-Landes,
21:33qui était occupé
21:35par des zadistes.
21:36Et il a fallu
21:37des escadrons
21:38de gendarmerie mobile
21:39qui sont restés sur site
21:42pendant des mois
21:42et des années
21:43pour tenter
21:44de maintenir
21:45l'ordre républicain.
21:46Puis,
21:46on a dit,
21:47finalement,
21:48vous avez raison.
21:49Ce signal,
21:49il a été délétère.
21:51C'est le premier signal
21:53qui a été donné
21:54à l'ultra-gauche,
21:55aux casseurs,
21:56en disant,
21:56la violence,
21:58l'ultra-violence,
21:59peut nous permettre
22:00d'obtenir gain de cause.
22:01Eh bien,
22:02lorsqu'on continue
22:03et on récidive,
22:04je dirais,
22:05à envoyer ces messages
22:06de laxisme,
22:08on en recueille,
22:09malheureusement,
22:10les fruits pervers,
22:12les fruits empoisonnés.
22:13C'est ce qui se passe
22:14aujourd'hui.
22:15Il y a quelques jours,
22:16là,
22:16nos journalistes
22:18Place de la Nation
22:18nous disent vraiment
22:19qu'il y a un...
22:20c'est un rajeunissement.
22:21Enfin,
22:21ce sont vraiment
22:22des très très jeunes
22:22qui sont à la manœuvre,
22:24semble-t-il.
22:25Il y a quelques jours,
22:26sur BFM TV,
22:27Dominique de Villepin,
22:28Éric Ciotti,
22:28par exemple,
22:30a appelé,
22:31en quelque sorte,
22:31à lever le pied
22:33au niveau des forces
22:34de l'ordre.
22:34En somme,
22:35ça c'est moi,
22:36c'est ma question,
22:36mais j'essaie de traduire
22:37ce qu'il a dit,
22:38il vaut mieux
22:39des vitrines brisées,
22:40des poubelles incendiées
22:41qu'un drame définitif.
22:43Est-ce que vous l'entendez
22:44ou vous dites non ?
22:45Nous,
22:46c'est la fermeté jusqu'au bout,
22:47quoi qu'il arrive
22:48et quoi qu'il en coûte,
22:50même humainement.
22:51C'est quand même
22:51un discours
22:51qui est plus facile
22:52à tenir quand on est opposant
22:54que quand on est au pouvoir.
22:55Est-ce que vous le reconnaissez ?
22:56Je ne sais plus
22:57où est monsieur de Villepin.
22:59Je constate...
23:00Il était quand même
23:01dans votre famille,
23:02dans votre galaxie.
23:03Je constate qu'il y a très longtemps,
23:04il a une dérive
23:06qui s'assimile plutôt
23:07à un naufrage.
23:08Je le vois
23:09bras-dessus, bras-dessous
23:10avec monsieur Ruffin.
23:12Je le vois
23:13partager les mêmes combats
23:16que monsieur Mélenchon.
23:20Non,
23:21l'ordre doit être maintenu.
23:23On ne peut pas négocier
23:25avec la loi
23:26parce qu'autrement,
23:27c'est la violence
23:28qui gagne.
23:29les grenades assourdissantes restent.
23:31On laisse brûler
23:32des centaines de lycées,
23:34on laisse piller
23:35des magasins,
23:37mais jusqu'où allons-nous ?
23:39Jusqu'où allons-nous ?
23:40Merci aux policiers
23:42d'être là.
23:42Merci aux gendarmes
23:43d'être là
23:44parce que s'ils ne sont pas là,
23:46ce sont les barbares
23:47qui prennent le pouvoir.
23:49C'est tout.
23:50Barbardé de vous.
23:50Oui,
23:51ceux qui n'ont aucune règle
23:53si ce n'est la règle
23:55du plus fort
23:55et de la violence.
23:56Une société démocratique,
23:58c'est une société
23:59qui est régie par la loi
24:00et pour faire respecter la loi,
24:03eh bien,
24:04il faut des sanctions
24:05contre ceux
24:05qui violent les lois.
24:06C'est assez simple,
24:07vous savez.
24:07Quoi qu'il en coûte.
24:08La vie en société.
24:09Vous le dites.
24:09Autrement,
24:10c'est la force qui domine,
24:12c'est la violence
24:12et on est dans une tyrannie.
24:15Vous avez par ailleurs
24:15dénoncé, Éric Ciutti,
24:16des messages à caractère
24:18islamiste,
24:19avez-vous dit,
24:19via des cours
24:20par visio,
24:21des messages
24:22dont on ne sait pas d'ailleurs,
24:23ils sont proférés
24:24par des élèves
24:25ou d'autres personnes
24:26qui seraient intervenues
24:27au cours de ces visios.
24:28Une enquête a été ouverte,
24:30pouvez-vous nous dire
24:30ce que vous savez
24:31à ce stade
24:32de ces messages ?
24:32Oui,
24:34lorsque les lycées
24:35ont été fermés
24:37et qu'on a transféré
24:38les cours
24:39en visioconférence,
24:41sur les réseaux sociaux
24:42se sont propagés
24:43les codes
24:44de ces visios,
24:45donc tout le monde
24:45pouvait y rentrer
24:46dans un lycée de Nice
24:48et il y a eu
24:49une réaction très solide
24:51du proviseur
24:51de ce lycée,
24:52du préfet des Alpes-Maritimes
24:54qui a immédiatement
24:55saisi la justice
24:56qui a ouvert une enquête,
24:57il y a eu
24:58des pseudo-terroristes,
24:59des noms
25:00qui empruntaient
25:01les noms de terroristes,
25:03dont celui
25:04du 14 juillet
25:06qui a commis
25:06l'attentat
25:07de Nice.
25:08Donc,
25:09on a aussi,
25:10c'était d'ailleurs
25:11dans les notes
25:12des services
25:12de renseignement,
25:13on voit bien
25:14qu'il y a des réseaux
25:15islamistes
25:16qui aussi
25:17s'insèrent
25:18dans ce mouvement.
25:19Qui s'insèrent
25:20dans ce mouvement
25:20pour quoi ?
25:21Pour récupérer,
25:22pour diffuser
25:23leur idéologie,
25:24pour déstabiliser
25:25la France,
25:25qui serait coûtée
25:26et guidée
25:26par d'autres pays étrangers ?
25:27On voit bien d'ailleurs
25:28l'utilisation des images
25:30par l'Iran,
25:32voilà,
25:32donc tout ça,
25:34Donald Trump aussi
25:35s'en émoulait.
25:35C'est un peu
25:36la même nébuleuse.
25:37Ce sont des jeunes
25:38qui reprennent
25:38les termes
25:39d'une chanson de rap
25:40comportant des termes
25:41susceptibles
25:41de caractériser
25:42l'infraction
25:43d'apologie publique
25:44d'actes
25:45de terrorisme
25:46et qui en plus
25:47se diffuse
25:47sur des réseaux sociaux.
25:48Donc une enquête
25:49a été ouverte.
25:50J'ai porté plainte
25:51contre lui
25:52parce qu'il m'avait insulté
25:53en début d'année
25:54et j'ai saisi d'ailleurs
25:56le parquet
25:56de sa situation.
25:58Je sais qu'il va être jugé
26:00dans quelques jours,
26:02ce qui est d'ailleurs...
26:03Dans votre affaire ?
26:04Dans votre...
26:05Vous avez entendu ?
26:06De façon globale
26:06parce qu'il avait...
26:07Vous avez entendu
26:07par la justice ?
26:08J'ai saisi...
26:09Non, à ce stade,
26:10non,
26:10mais je pense que la plainte
26:11a été reçue
26:11puisque aujourd'hui
26:13il va être cité
26:15devant le tribunal judiciaire.
26:17C'est le parquet d'Orléans
26:18qui avait été saisi
26:19par un député RN,
26:20en l'occurrence
26:21Mathieu Vallée,
26:21parce qu'un chant
26:22a été entonné
26:23ou plutôt un titre
26:23d'un rappeur
26:25Borough 700.
26:26C'est celui qui m'avait mis
26:28en cause
26:28avec d'autres élus.
26:29C'est explicitement
26:30Mohamed Merah,
26:30le Bataclan,
26:31Salah Abdeslam.
26:32La scène a été filmée
26:33et diffusée,
26:34vous confirmez,
26:34sur les réseaux sociaux.
26:36Et vous,
26:36vous aviez signalé
26:37à l'époque
26:37la diffusion de ce titre
26:38et on a appris là
26:39effectivement,
26:40Dominique Rizet,
26:40que trois mineurs
26:42ont été placés
26:43en garde à vue
26:44pour apologie de terrorisme.
26:45Deux de 16 ans
26:47et un de 14 ans.
26:48Donc,
26:48c'est quand même
26:48des très très jeunes
26:50placés en garde à vue
26:51par les gendarmes
26:52de Beaujancy.
26:53Ça se passe dans le 45.
26:55Et donc,
26:57pour deux adolescents
26:58âgés de 16 ans
26:59et le prononcer
27:00d'une mesure
27:01éducative judiciaire.
27:03Voilà.
27:04Les autres sont en cours
27:05de présentation
27:06devant le juge des enfants.
27:07Mais vous pouvez attester
27:10au-delà de ça,
27:11de cette infiltration
27:13islamiste,
27:14Eric Ciotti,
27:15parce que certains
27:15affirment avoir vu
27:17des messages,
27:18d'autres affirment
27:18qu'un simple drapeau
27:20palestinien suffit
27:21à tirer des conclusions.
27:22Il suffit d'écouter
27:23certains slogans aussi
27:24qu'on a entendus
27:25dans les manifestations.
27:26Il suffit de regarder,
27:27vous le soulignez,
27:29certains drapeaux.
27:30Donc,
27:31les services spécialisés
27:32ont pu...
27:33Alors là,
27:34la cause palestinienne
27:35peut être partagée
27:35par une partie
27:36de la jeunesse.
27:37...ont pu identifier
27:39ceux qui sont
27:40les artificiers habituels
27:41de la déstabilisation
27:42de la nation.
27:43Donc,
27:44tout mouvement,
27:46tout prétexte
27:47est utilisé.
27:48Ceux qui appellent
27:49de notre part
27:50à la plus grande
27:52vigilance
27:52et à la plus grande
27:53intransigeance.
27:54On va conclure
27:55parce que va arriver
27:56la facture
27:57et elle est sacrément salée.
27:58Il y a la loi
27:59casseur-payeur
27:59qui va arriver
28:00fin octobre au Sénat,
28:01là où désormais
28:01vous avez un groupe
28:02avec votre partenaire
28:03le RN.
28:04Que dit la loi
28:06aux familles
28:06de payer
28:07quitte à prendre
28:09sur les allocations familiales,
28:10les APL ?
28:11Et je crois qu'il y a
28:12une limite de paiement
28:13à 10 000 euros.
28:15Donc,
28:15nous,
28:16ce texte...
28:16Vous avez déposé une...
28:17Ce texte,
28:18nous le voterons.
28:19Je le dis.
28:20Il va dans la bonne direction.
28:23Va-t-il suffisamment loin ?
28:24Je ne le crois pas.
28:25Nous avons...
28:26J'ai déposé
28:27pour ma part
28:28à l'Assemblée nationale
28:29un texte
28:29qui ne pose pas
28:31de limite
28:32à la réparation,
28:34qui permet...
28:34C'est-à-dire ?
28:35Ça peut aller à des millions
28:36d'euros ?
28:36Là,
28:37pourquoi 10 000 euros ?
28:37Si un lycée brûle,
28:39pourquoi...
28:39Dans ce cas-là,
28:40une facture d'un million
28:41d'euros ?
28:41Qui appelle la responsabilité...
28:42Oui,
28:42mais il faut savoir
28:43ce qu'on veut.
28:44Moi,
28:44j'appelle aujourd'hui
28:45au calme.
28:46Mais le calme,
28:47il tient aussi
28:48dans les mains
28:48des parents.
28:49Voilà,
28:50quand un gamin
28:50de 14 ans
28:52est dans la rue,
28:53c'est qu'il y a
28:54un problème
28:54d'autorité parentale.
28:55Il y a un problème
28:56d'autorité parentale.
28:57Donc,
28:58quand il y a
28:58une responsabilité,
29:00vous savez,
29:01on ne rétablira pas
29:03la cohésion sociale,
29:05la cohésion nationale
29:06si on n'appelle pas
29:07la responsabilité.
29:09Je ne crois pas
29:09à la société
29:10d'irresponsabilité permanente.
29:12Le macronisme,
29:13c'est la société
29:14d'irresponsabilité.
29:16Eh bien,
29:16il faut reposer des règles.
29:17Le Premier ministre
29:18vous a semblé
29:18irresponsable hier
29:20en appelant
29:20à la fois au calme
29:21et quand même
29:21à une forme de retour
29:22à l'ordre.
29:24On est toujours
29:25dans les slogans.
29:26Voilà,
29:26le Premier ministre,
29:28c'est la responsabilité.
29:29des partisans
29:30de cette cohabitation molle,
29:33sans colonne vertébrale
29:34où on parle
29:36ou on ne connaît pas
29:37les ministres.
29:38Là,
29:38on découvre
29:39le ministre
29:39de l'Éducation nationale.
29:41Il y a eu,
29:41je crois,
29:42sept ministres
29:42de l'Éducation nationale
29:44au cours
29:45des cinq dernières années
29:46où c'est l'inverse.
29:49En tout cas,
29:50voilà quelle autorité.
29:51On se rappelle,
29:52il y a eu des débats
29:53dans notre pays.
29:55Il y a eu
29:56des différences,
29:57mais il y avait
29:58des ministres
29:58qui avaient de l'autorité
29:59parce qu'ils pouvaient agir.
30:01Aujourd'hui,
30:01ce gouvernement,
30:02c'est le gouvernement
30:03de l'impuissance.
30:04Donc,
30:04il faut qu'il parte.
30:05Il faut qu'il parte.
30:06Attendez,
30:07il faut qu'il parte maintenant ?
30:08Il faut qu'il parte
30:09le 2 mai prochain.
30:11Eh bien ça,
30:11on va poser la question
30:12à Maude Bréjean
30:13sur l'impuissance.
30:14Macron dit
30:14ce porte-parole
30:15du gouvernement.
30:15Elle sera dans quelques instants
30:16notre invitée
30:17avec également
30:18quelqu'un
30:19que vous connaissez bien,
30:19l'ancien conseiller
30:21Henri Guénaud
30:21qui lui dénonce
30:22une impuissance
30:23mais généralisée.
30:24Il se demande
30:25qui est encore
30:29Merci.
30:29Vous partagez cela ?
30:30C'est un peu
30:31ce que je veux dire.
30:32Eh bien écoutez,
30:32on va l'interroger.
30:33Merci Eric Ciotti.