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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00La journée de samedi, c'est un défi majeur, là on est tous d'accord, quand même, pour les forces
00:03de l'ordre,
00:04en fonction des ordres qui leur sont donnés.
00:06Depuis le début de ce mouvement, il y a un procès qui est instruit à l'endroit des policiers et
00:10des gendarmes,
00:10qui pourtant, là je parle de choses concrètes, payent un lourd tribut en nombre de blessés.
00:15On a vu là, à l'écran, les blessés chez les forces de l'ordre, les blessés chez les personnels
00:19de l'éducation,
00:19et les blessés chez les lycéens, voilà. Il y a tout ici.
00:23Permettez-moi, et vous allez réagir après, d'interroger, puisqu'il est avec nous, je le salue,
00:27Maître Laurent-Franc-Liénard. Bonsoir à vous Maître, on vous connaît pour vos dossiers,
00:32votre défense des policiers, que vous représentez très souvent dans des affaires sensibles et emblématiques.
00:37Vous êtes d'ailleurs l'avocat des flics, je le dis ainsi, parce que c'est le titre de votre
00:41ouvrage,
00:42et je le disais depuis le début du mouvement des lycéens, il y a un procès qui est instruit par
00:46une partie de la classe politique
00:47et par une grande partie des jeunes manifestants à l'encontre des forces de l'ordre,
00:50sous le terme générique de violence policière, et l'expression aujourd'hui, elle se banalise, elle infuse.
00:56Comment vous-même vous appréhendez cette accusation d'une violence systémique des forces de l'ordre ?
01:03Je trouve ça un petit peu honteux, cette agression en permanence à l'égard des forces de l'ordre.
01:09Il ne faut pas oublier qu'il y a des personnes qui créent un désordre,
01:13ce sont ceux qui viennent piller des lycées, les brûler, qui brûlent des poubelles.
01:18Vous savez, quand on brûle une poubelle, il faut bien la racheter,
01:20et c'est la collectivité qui doit financer ce rachat.
01:25Donc il y a une horde beuglante et destructrice,
01:28et à l'encontre de cette horde, on a déployé des policiers et des gendarmes,
01:33qui sont sortis du lycée il n'y a pas si longtemps que ça pour la plupart,
01:36et qui n'aspirent qu'à une chose, c'est que ça se passe bien.
01:39En fait, ces policiers et ces gendarmes, ils n'ont pas envie de taper sur des manifestants,
01:42ils n'ont pas envie de se faire taper dessus.
01:44Ils ont envie que ça se passe bien, que les manifestations et que les revendications politiques
01:50puissent s'exprimer librement, et que finalement tout le monde rentre chez soi sans blessure.
01:56Ni d'un côté, ni de l'autre.
01:58Moi je ne connais pas un policier qui dit
01:59« Ah tiens, je vais frapper du manifestant, ça va être génial,
02:02je veux du sang sur ma matraque, ça n'existe pas ça. »
02:05C'est un fantasme.
02:07Le policier, quand il donne un coup de matraque,
02:09il sait qu'il risque énormément, il risque de perdre son boulot,
02:13il risque de se retrouver au tribunal, de se retrouver sur les réseaux sociaux,
02:17puisque tout est filmé.
02:18Vous savez, ils n'ont pas l'appétence à la violence qu'on leur prête.
02:23Laurent Franklinard, est-ce que, si je vous comprends bien,
02:25c'est une forme de police bashing constante,
02:27ou alors, quand un jeune a une main arrachée,
02:30ou quand on voit les images du coup de genou dans la tête d'un manifestant,
02:34ça accrédite ce récit, cette accusation ?
02:39Alors, il y a évidemment des actions personnelles et individuelles
02:44qui vont être anti-déontologiques, qui vont être contre la loi,
02:47qu'il faut d'ailleurs poursuivre et réprimer, avec mesure,
02:52parce qu'il faut comprendre quand même ce que ces policiers,
02:54ces gendarmes en dure toute la journée.
02:56Quand on est sous les pavés, sous les cocktails Molotov,
02:59qu'on reçoit des feux d'artifice en permanence,
03:03au bout de la journée, je comprends qu'on soit un petit peu agacés,
03:06et qu'on puisse perdre le sang-froid.
03:08On dit que les policiers doivent être exemplaires,
03:10il faudrait qu'en face, aussi, on soit un petit peu exemplaires,
03:14mais bon, c'est un vœu pieux.
03:17Non, la main arrachée, vous savez,
03:20quand il y a une grenade qui tombe au sol, il ne faut pas la ramasser.
03:23La main arrachée, je suis désolé pour ce jeune homme,
03:26mais quand on voit une grenade, il ne faut pas y toucher,
03:28il ne faut pas aller la chercher.
03:29Et si on la reçoit, c'est qu'on est à portée de tir de policiers
03:35qui sont dans le cadre légal pour envoyer une grenade.
03:38C'est-à-dire qu'ils sont déjà sous les projectiles,
03:42ils sont déjà encerclés, et il faut faire usage de moyens.
03:47On n'envoie pas une grenade par plaisir non plus.
03:49L'enquête dira ce qu'il en est pour cette grenade,
03:52mais il y a les enquêtes, il y a ce qu'on voit sur les réseaux sociaux.
03:55Là encore, parfois, l'enquête est terminée
03:57avant même d'avoir commencé à des extraits qui font des millions,
04:00voire des milliers, voire des millions de vues.
04:03Face à cela, la longueur des enquêtes
04:04et le sérieux des enquêtes, parfois, ne donne rien.
04:08Qu'est-ce qu'il faut dire aujourd'hui
04:09pour que la colère s'apaise un peu ?
04:11Ou est-ce que vous estimez que chacun est dans son camp ?
04:14On parle de face à face aujourd'hui,
04:16comme si la police était une bande rivale,
04:18comme si c'était le clan ennemi en face.
04:20Est-ce que, véritablement, les choses peuvent s'arranger ?
04:22Ou aujourd'hui, en France, vous dites
04:23« chacun son camp, hélas ».
04:27Non. Non, non, non.
04:28Je dis qu'il y a une horde qui crée le désordre
04:31et il y a des forces de l'ordre
04:33qui sont là pour le maintenir, le préserver
04:34et le rétablir quand il est dégradé.
04:38En fait, tout ce que veulent les policiers,
04:39c'est que ça se passe bien et que ce soit paisible.
04:41Si, de l'autre côté, les manifestants sont paisibles,
04:44s'ils ne mettent pas le feu,
04:46s'ils n'initient pas la violence,
04:47il n'y a pas de violence en face.
04:49Regardez le nombre incalculable
04:52de manifestations qui se passent très bien en France
04:55où il n'y a pas un tir de LBD,
04:58pas un tir de grenade
04:59où les policiers saluent les manifestants le matin
05:02et puis ils le saluent le soir
05:04parce que tout s'est bien passé.
05:05Et ça, c'est la très grande majorité des manifestations.
05:07Donc, pourquoi est-ce que ça se passe mal en ce moment ?
05:09Parce que des gens viennent mettre le feu.
05:11Des gens viennent attiser la violence,
05:14viennent exercer la violence
05:15et la promouvoir.
05:16Et vous avez aussi une force politique derrière
05:19qui promeut la violence et qui promeut le chaos.
05:22Si ces gens-là se calment,
05:23s'ils arrêtent de vouloir mettre le bazar à tout prix,
05:26eh bien, il n'y aura pas de bazar.
05:28Et les policiers pourront accompagner ce mouvement lycéen
05:31qui a besoin de se faire entendre
05:32et qui a besoin de se faire entendre
05:34dans le calme et dans la sérénité.
05:35Parce qu'aujourd'hui, on n'entend plus les lycéens,
05:37on n'entend plus les manifestants,
05:39on n'entend que la horde beuglante.
05:41Et ça, ça ne va pas.
05:43Donc, je ne dis pas du tout qu'il y a deux camps.
05:45Pas du tout.
05:46Je dis que d'un côté, il y a des gens qui font le désordre
05:48et de l'autre côté, il y a des policiers
05:49dont le métier, c'est d'essayer de le maintenir.
05:52Et maintenir l'ordre, c'est quelque chose de social.
05:54Vous voyez, c'est notre collectivité.
05:56Nous tous, nous devrions être pour que l'ordre soit maintenu
05:59et qu'il soit rétabli.
06:01Maître, vous permettez une interpellation sur ce plateau ?
06:05Oui, je vous écoute.
06:06De nos invités, notamment Alexis Corbière.
06:09Alexis Corbière, qui est avec nous, député, qui vous interroge.
06:11Monsieur fait le métier respectable d'avocat,
06:13il est avocat de policier, je comprends très bien.
06:14Mais le débat n'est pas de dire
06:17que la police doit aller en short et en tong dans les manifestations.
06:20La question, on peut par contre questionner,
06:22comme tout, moi je suis enseignant,
06:23on peut discuter du métier d'enseignant,
06:24des techniques utilisées par la police.
06:26Ce qu'a dit M. l'avocat m'a choqué.
06:28Quand on a des manifestants dont on sait
06:30qu'il y a même des collégiens entre 14 et 18 ans,
06:32quand même il y a des comportements violents,
06:34mais qu'on lance des grenades de désencerclement
06:35dont on sait qu'elles sont en capacité,
06:37qu'un jeune manifestant qui fait peut-être
06:38la première manifestation de sa vie,
06:40qui certes est excité par l'ambiance et fait de conneries,
06:42mais ramasse un objet qui est en capacité
06:43de lui arracher la main,
06:44on est en droit, je crois que moi je le demande,
06:46à ce que ce type de matériel ne soit pas utilisé
06:48à l'occasion des manifestations.
06:49Voilà ce que nous disons.
06:51Qu'il y a eu une utilisation disproportionnée de la force
06:54qui ne correspond pas à la nature
06:55de ces manifestants qui sont jeunes.
07:00Alors nous verrons, je rappelle juste
07:02que quand on est 50 policiers ou gendarmes
07:05à tenir 200 ou 300 ou 400 manifestants,
07:07si on n'utilise pas de moyens,
07:09on est enfoncé et ça ne va plus.
07:11Regardez ce policier à Belfort
07:14qui a été frappé au sol jusqu'à être inconscient
07:17et qui a reçu des coups de pied dans la tête.
07:20À partir du moment où le policier est seul,
07:23à partir du moment où il ne déploie pas de moyens
07:25parce qu'il ne veut pas en déployer,
07:27parce qu'il ne veut pas faire usage des moyens
07:28que l'État lui donne,
07:30eh bien il met sa vie en danger aujourd'hui.
07:32Et aujourd'hui, si vous avez des centaines
07:35de policiers et de gendarmes qui ont été blessés,
07:37c'est parce qu'il y a une horde sauvage en face.
07:41Alors, cette horde, pour la contenir,
07:43on est bien obligé d'utiliser des moyens.
07:45Moi, je demande à M. Corbière,
07:46est-ce que vous venez un jour
07:49dans les rangs d'une compagnie de gendarmerie mobile
07:52ou de CRS
07:55pour essayer de maintenir une manifestation ?
07:57Vous verrez comment ça se passe.
07:58Vous verrez ce que vous allez recevoir.
07:59Et vous verrez à la fin de la journée
08:01comment vous serez.
08:02Chiche, j'ai été interpellé par Bruno Promart.
08:04Moi, je veux bien, y compris,
08:05j'ai même fait des rondes avec les policiers.
08:07Moi, ce n'est pas le sujet.
08:08Maintenant, écoutez-moi bien.
08:09Ce n'est pas moi de donner des conseils à la police.
08:11Moi, j'ai connu l'époque,
08:12on prenait des gaz lacrymogènes.
08:13On avait les yeux qui piquaient.
08:14C'était une chose.
08:15Ce n'est pas agréable.
08:16Et en plus, j'observe que même
08:17les gaz sont plus agressifs aujourd'hui qu'autrefois.
08:19Mais ce dont je vous parle,
08:20c'est de l'utilisation du LBD.
08:22Là, ça a été assez réduit dernièrement.
08:24Mais il y en a eu.
08:25De ces grenades de désencerclement,
08:26dont même l'Europe.
08:27Dans aucun pays d'Europe,
08:28on utilise ce type de matériel.
08:30Et je vous ai trouvé léger sur l'idée.
08:32Moi, ce sont nos enfants.
08:33Quand même, mes enfants font des conneries.
08:35Je n'ai pas envie que des fonctionnaires de police,
08:37qui sont sans doute, vous dites, des braves gens,
08:38envoient du matériel qui est en capacité à ce qu'un jeune...
08:41Mais quand même, c'est un casseur.
08:43Je vais vous dire même,
08:44je vais avoir une tendance provocatrice.
08:45Aucune poubelle au monde,
08:47aucune vitrine ne justifie
08:48qu'on arrache la main à un gamin.
08:50Alors, pardonnez-moi,
08:51je vais terminer avec Maître Laurent Franklinard
08:53et puis on reprendra le débat.
08:55Une question aussi,
08:56parce qu'il me semble que c'est inédit,
08:58cette plainte,
08:59ce dépôt de plainte
09:00du syndicat de police Alliance
09:02mettre contre l'État
09:04pour mise en danger de la vie d'autrui,
09:06parce que le syndicat estime
09:08que les moyens ne sont pas réunis,
09:10ni les ordres d'ailleurs,
09:11ni les consignes,
09:12ni les moyens
09:12pour protéger leur propre intégrité physique.
09:15Est-ce que l'avocat des forces de l'ordre
09:17dit d'une telle initiative ?
09:18Elle est à encourager ?
09:23Je ne suis pas du tout l'avocat d'Alliance.
09:24Je ne suis pas à l'origine de cette plainte
09:25et je ne vais certainement pas
09:27m'exprimer dessus.
09:28En revanche,
09:28je voudrais m'exprimer deux secondes
09:29sur le LBD.
09:30Parce que, pour moi,
09:31le LBD 40 n'a rien à faire
09:33en maintien de l'ordre.
09:33C'est une arme
09:34qui est extrêmement vulnérante,
09:36qui n'a rien à faire
09:37dans une manifestation
09:38et surtout pas
09:38avec des jeunes en face.
09:41Ça, je ne comprends pas
09:42qu'on continue à déployer ce matériel.
09:44Je l'ai utilisé.
09:45Je sais ce que c'est
09:46qu'un LBD 40
09:47et il ne faudrait surtout pas
09:48qu'il continue à être déployé.
09:50Parce que c'est un outil
09:52qui est trop lésionnel
09:53dans un maintien de l'ordre public.
09:55Moi, en revanche,
09:56il existe des solutions alternatives.
09:58Bien sûr, il existe le FN 303,
10:00il existe plein de choses
10:01qui n'ont pas été achetées
10:03par la police nationale.
10:04C'est bien dommage.
10:05Voilà.
10:06C'est vrai qu'on déploie des moyens
10:08qui peuvent être
10:09techniquement inadaptés.
10:11En revanche,
10:11s'ils sont utilisés,
10:12c'est avec parcimonie
10:14et avec beaucoup de professionnalisme.
10:16Non mais moi,
10:17merci Maître.
10:18Moi, cette discussion,
10:19vous êtes un fin spécialiste.
10:20Moi, ça m'intéresse
10:21qu'on discute calmement de tout ça
10:22et qu'on cesse
10:23chaque fois qu'on dise
10:24qu'il y a des utilisations
10:25disproportionnées
10:26qu'on est anti-flic.
10:27Moi, je pense qu'il faut
10:28du matériel
10:29qui corresponde
10:30à la nature du mouvement
10:32qui est jeune,
10:32qui a ses spécificités.
10:33Et donc, je suis choqué
10:34par du matériel
10:35qui a blessé les jeunes.
10:36Alors, je me permets
10:37d'ajouter cela pour maître.
10:38C'est-à-dire qu'on peut avoir
10:39un débat apaisé
10:40et dire que certains outils
10:42ou armes sont à proscrire,
10:43mais arrêter aussi les slogans
10:45« La police tue »
10:46ou « La police est raciste ».
10:47Est-ce que je vous pose
10:47la question, Maître ?
10:48Est-ce que la police
10:49est aujourd'hui à l'image
10:50de la société, selon vous ?
10:53La police est évidemment
10:55à l'image de la société.
10:56Vous savez,
10:56quand j'entends
10:57« violence systémique »
10:58et « racisme systémique »,
11:00dans mon cabinet,
11:01on ne traite que
11:02des affaires de police
11:03et de gendarmerie.
11:04Nous avons énormément
11:04de clients policiers
11:06et gendarmes,
11:07énormément.
11:07Et beaucoup sont
11:09d'origine étrangère.
11:10Beaucoup sont noirs de peau.
11:12Beaucoup.
11:12Et beaucoup ont
11:14le même honneur
11:15d'avoir le drape
11:16bleu-blanc-rouge
11:17sur leur carte de police
11:18ou leur carte professionnelle
11:19de gendarme.
11:21La police
11:22et la gendarmerie
11:23raciste,
11:24moi,
11:24je ne la connais pas.
11:25Je connais des policiers
11:26racistes,
11:27mais je ne connais pas
11:27la police raciste.
11:29Vraiment,
11:30et ça,
11:30mon quotidien,
11:31mon quotidien d'avocat
11:32et mon quotidien,
11:34j'ai la chance
11:35d'être affecté
11:36en réserve opérationnelle
11:37dans la gendarmerie nationale,
11:38mon quotidien
11:38de chef d'escadron
11:39de la gendarmerie,
11:40ce n'est pas du tout
11:42des institutions racistes.
11:44Donc,
11:44il faudrait
11:45qu'on arrête
11:46un petit peu
11:47de raconter n'importe quoi.
11:49Quand on ne connaît pas
11:50la police
11:50et qu'on ne connaît pas
11:50la gendarmerie,
11:51on n'en parle pas.
11:53Merci Laurent-Franc-Lienard.
11:55Merci d'avoir réagi,
11:56d'autant que vous êtes rare
11:56dans les médias
11:57et j'espère qu'on vous recevra
11:59bientôt sur le plateau
12:00pour un échange
12:01apaisé sur ces sujets.
12:04Voilà un...
12:04Alors,
12:05Maître Laurent-Franc-Lienard,
12:06il a défendu
12:07le policier
12:08dans l'affaire Naël.
12:09Il a défendu
12:10de très nombreuses
12:11forces de l'ordre,
12:12policiers et gendarmes,
12:12dans des affaires
12:13sensibles,
12:14emblématiques.
12:15Il est connu,
12:16il connaît
12:17les techniques
12:18de maintien de l'ordre.
12:19Voilà un discours
12:20qui est mesuré.
12:21Mais je voudrais revenir
12:22sur l'angélisme
12:23d'Alexis Corbière
12:25en nous parlant
12:25des enfants.
12:27Les 300,
12:27400 casseurs,
12:28mon cher Alexis Corbière,
12:30c'est des voyous,
12:31c'est des racailles,
12:32c'est des mecs
12:32qui vous balancent
12:33des pavés comme ça
12:35de 2 kilos dans la gueule.
12:36Voilà.
12:36Et le fait de riposter
12:37parfois durement,
12:39c'est pour ces gens-là,
12:40c'est pas pour les manifestants.
12:41Deuxième chose,
12:42concernant le schéma national
12:43du maintien de l'ordre,
12:44ça sera intéressant
12:44que vous fassiez l'immersion,
12:45vraiment.
12:46Il y a un sénateur socialiste
12:47qui l'avait fait
12:48avec les braves.
12:48Il a totalement changé
12:50d'avis avec les braves.
12:51Moi, je vous conseille
12:52d'aller faire une immersion,
12:52croyez-moi,
12:53et ça sera intéressant
12:54pour vous.
12:54Moi, je voudrais simplement
12:55vous faire pas écouter
12:57parce qu'il l'a dit,
12:58c'est le maire de Saint-Denis,
12:59Bali Bagayoko.
13:00Pour samedi, lui,
13:01il dit,
13:01il y a une capitale
13:02de la résistance,
13:03une seule,
13:04c'est Saint-Denis.
13:05Non, mais lui,
13:06c'est lui qui a commencé
13:07à mettre de l'huile
13:08sur le feu
13:09en disant,
13:10je légitime,
13:11on ne va pas reprendre
13:11ses propos,
13:13notamment aussi
13:13par rapport aux journalistes.
13:15Donc, quand on me dit
13:15qu'il n'y a pas LFI
13:16dans cette affaire,
13:17un tract de LFI
13:19a mis un proviseur.
13:20Non, mais a mis un proviseur.
13:21Est-ce que ça,
13:21vous me dites encore,
13:22M. Corbière,
13:23que ce n'est pas vrai ?
13:23Attendez,
13:23laissez-moi ce qu'il y a.
13:24Moi, je me pose une question,
13:25Laurent Saillet.
13:26Pourquoi les autres politiques
13:27ne sont pas sur le terrain ?
13:29Alors, Bali Bagayoko,
13:30vous dénoncez son action.
13:32Robert Ménard
13:32est aussi allé sur le terrain,
13:34lui,
13:34pour sermonner un manifestant.
13:35Mais ils y sont.
13:36Mais qu'ils y aillent.
13:37Moi, je suis d'accord avec vous.
13:41Mais qu'ils y aillent.
13:41Ils discutent avec les jeunes.
13:42Mais là,
13:43quand vous avez tant de violences,
13:44c'est aussi un peu compliqué.
13:46Parce que si vous arrivez
13:46dans une foule
13:47et qui a marqué
13:49anti-tout le monde,
13:49puisque tout le monde
13:50veut la révolution,
13:50vous avez compris,
13:51on écoutait la dame,
13:52on fait la révolution,
13:53on casse tout,
13:54on arrête tout,
13:55on change le système.
13:56Mais quel système a changé ?
13:57Ça n'a aucun sens,
13:58tout ça.
13:59Je crois qu'il faut quand même
13:59qu'on mesure
14:00ce qui est en train de se passer.
14:01Parce qu'au début,
14:02on s'est dit,
14:02c'est les classiques
14:04révoltes lycéennes
14:05qui peuvent advenir
14:06à la rentrée.
14:07Moi, je pense qu'il faut
14:07prendre très au sérieux
14:08la journée de samedi prochain.
14:09J'ai eu une discussion,
14:11ce n'est pas le plus radical,
14:12je crois,
14:13quand même du plateau politique
14:13il n'y a pas longtemps
14:14avec Bruno Rotaillot.
14:15Et sur la perspective
14:17du premier tour
14:18de l'élection présidentielle,
14:19il disait,
14:20si ça tient jusque-là.
14:21Je crois qu'il y a quand même
14:22une conscience aujourd'hui
14:23dans la classe politique
14:24que la France est une véritable
14:25cocotte minute.
14:26Je vais prendre un autre exemple.
14:27Edouard Philippe,
14:28quand il a appelé
14:28à la démission d'Emmanuel Macron,
14:29il n'a pas justifié ça
14:31que par des raisons
14:32de mécano-politiques
14:33parce que c'était ingouvernable
14:34et qu'il y avait
14:35une majorité introuvable.
14:36Il avait dit à l'époque,
14:37je me souviens très bien,
14:38il avait dit,
14:38aujourd'hui,
14:39l'État n'est plus tenu.
14:40Et vous voyez,
14:41quand on est dans un pays
14:42où l'État n'est plus tenu,
14:43je peux vous dire
14:44que tout peut-être venir.
14:45C'est la question à Emmanuel
14:46les chiffres.
14:46Le chiffre,
14:47vous voyez,
14:47le chiffre,
14:48c'est pas mal Emmanuel.
14:50C'est la première fois.
14:51Non ?
14:51Le chiffre,
14:52c'est le plus comme ça.
14:54C'est peut-être
14:54une génération qui se lève,
14:56mais pardon,
14:56alors là aussi,
14:56vous allez me trouver caricatural,
14:58mais je suis là
14:58pour poser un peu
14:59les questions au poil à gratter.
15:00C'est aussi un pays
15:01en partie qui s'effondre.
15:03On ne parle pas
15:04de ce qui est en train de se faire.
15:05S'il y a bien le feu,
15:06c'est pas seulement
15:06dans les poubelles,
15:07c'est dans la dette
15:08et notre vulnérabilité
15:10par rapport à tous les,
15:11toutes les,
15:13j'allais dire,
15:13les hyènes.
15:14C'est vrai,
15:15parce qu'on est comme
15:15un petit animal aujourd'hui,
15:16la France,
15:17blessée avec notre dette
15:18qu'on traîne
15:19et tous les vautours
15:20sont autour.
15:20Alors,
15:21c'est un pays
15:22qui est effectivement
15:23dans une situation difficile
15:24et qui est sans doute
15:25dans la situation
15:26la plus difficile
15:27qu'il a jamais connue
15:28depuis une cinquantaine d'années.
15:29Vous citiez Bruno Retailleau
15:32ou d'autres politiques.
15:33Jean-Claude Trichet,
15:34par exemple,
15:35qui est ancien patron du Trésor,
15:37enfin, en gros,
15:37qui est aux affaires,
15:38qui est aux manettes
15:38de la politique économique
15:40en France et en Europe
15:41depuis plus de 50 ans,
15:43vous dit
15:43qu'il n'a jamais été
15:44aussi inquiet
15:45pour l'économie française.
15:46Donc, oui,
15:48il y a une situation...
15:48Tous ceux qui ont été
15:49aux manettes se disent ça.
15:50Il y a une situation budgétaire
15:50qui est extrêmement préoccupante.
15:52Extrêmement préoccupante.
15:53Une dette qui est considérable.
15:55Mais vous avez des chemins
15:57pour, effectivement,
15:59redresser cette situation
16:00qui ne sont pas tous,
16:01d'ailleurs,
16:02des chemins de sang,
16:03de sueur et de larmes.
16:04Le Conseil d'analyse économique,
16:06par exemple,
16:06qui est quand même
16:06une institution
16:07d'économistes sérieux,
16:09indépendante,
16:10nous dit
16:11qu'il y a un chemin,
16:12une trajectoire
16:12de redressement
16:13des finances publiques
16:14qui demande des efforts
16:16mais qui ne demande pas
16:17des sacrifices
16:17aussi importants
16:18que ceux qu'ont concédé,
16:19par exemple,
16:20les Italiens,
16:21les Espagnols
16:22ou les Portugais.
16:23Par contre,
16:24il y a quelques semaines
16:25qui sont quand même
16:25extrêmement compliquées.
16:27Là,
16:27il y a les taux d'intérêt français
16:28et je vous livre
16:28cette enquête
16:29qui a été publiée
16:30cet après-midi.
16:31Qu'est-ce que disent
16:32les gérants internationaux
16:33et non pas,
16:34là,
16:34je ne vous parle pas
16:35des marchés de la dette,
16:36je vous parle des marchés boursiers.
16:3760% des gérants
16:40de fonds mondiaux
16:41aujourd'hui
16:42disent qu'ils veulent
16:43réduire leur exposition
16:44sur la France.
16:45C'est une enquête
16:45qui est vieille
16:46de plusieurs années.
16:47Jamais,
16:47jamais,
16:48on n'a vu
16:49à qui.
16:49la question
16:50est la faute
16:51à qui.
16:51Depuis 2022,
16:52on ne vaut plus les budgets.
16:53Merci,
16:54merci à vous.
16:54Je vous laisse à présent
16:55dans cette émission.
16:56Je vous remercie
16:56pour ce débat
16:57vif et animé.

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