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  • il y a 28 minutes
Au programme de cette édition, le Moyen-Orient en feu embrase le monde. Plus de 6 mois après l’entrée en guerre de Trump et Netanyahou contre l’Iran, un véritable séisme économique s’annonce partout dans le monde.

Nous reviendrons ensuite sur le discours de l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission veut toujours plus de pouvoirs, et surtout plus d’argent, quitte à le voler aux Européens.

Et puis en France, le casse-tête budgétaire pointe le bout de son nez. Pour ce dernier exercice avant liquidation du président, Sébastien Lecornu s’adonne à des exercices de contorsions…

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Transcription
00:12Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver au programme de cette édition.
00:19Le Moyen-Orient en feu embrase le monde.
00:21Plus de six mois après l'entrée en guerre de Trump et Netanyahou contre l'Iran.
00:25Un véritable séisme économique s'annonce partout sur la planète.
00:30Nous reviendrons ensuite sur le discours de l'État de l'Union d'Ursula von der Leyen.
00:34La présidente de la Commission veut toujours plus de pouvoir et surtout plus d'argent, quitte à le voler aux
00:39Européens.
00:39Et puis en France, le casse-tête budgétaire pointe le bout de son nez.
00:43Pour ce dernier exercice avant liquidation du président Macron, Sébastien Lecornu s'adonne à des exercices de contorsion.
00:53Générique
00:54Un séisme géopolitique et économique.
00:57Partout sur la planète, les conséquences du conflit déclenché contre l'Iran par Donald Trump et Benjamin Netanyahou s'aggravent.
01:03De quoi aller jusqu'à provoquer des crises aux conséquences politiques incontournables.
01:08Le point tout de suite.
01:10Il espérait un scénario à la vénézuélienne, il avance vers un schéma vietnamien.
01:15Plus de six mois après le déclenchement de la guerre contre l'Iran décidée par Donald Trump et Benjamin Netanyahou,
01:21le monde entier assiste à une cascade de conséquences.
01:25Des conséquences qui n'avaient visiblement pas été prévues par les deux dirigeants.
01:29En premier lieu, les frappes sur l'Iran ont replacé la guerre au centre du Moyen-Orient,
01:35à une période où l'offensive israélienne sur Gaza était déjà au cœur des préoccupations mondiales.
01:40De quoi déstabiliser toute une région dans laquelle les équilibres sont déjà précaires.
01:45Sans surprise, les premières frappes israélo-américaines ont déclenché les représailles iraniennes
01:50qui, comme Téhéran l'avait annoncé, se sont abattues sur les bases occidentales des pays du Golfe.
01:55Les frappes sur les infrastructures énergétiques des pétromonarchies,
01:59conjuguées à la fermeture du détroit d'Hormuz, ont rapidement contracté les cours du pétrole,
02:04fallacieusement apaisées par des déclarations optimistes du président américain.
02:09Les opérations réussies de Ansar Allah contre les forces saoudiennes
02:13ont depuis quelques jours totalement déstabilisé le royaume de Mohammed Ben Salman,
02:17tiraillées entre les communautés musulmanes et ses proximités stratégiques avec Washington et Tel Aviv.
02:23Une déstabilisation violente, aggravée par le verrouillage du détroit de Bab el-Mandeb,
02:30tout en frappant le principal oléoduc du pays, annulant de fait le débouché alternatif de Riyad.
02:36Le chancelier Mers a d'ailleurs récemment déploré cette situation pour le pétrole mondial.
02:42Les outils contrôlent désormais des positions stratégiques autour de Bab el-Mandeb.
02:48Ils attaquent des installations énergétiques en Arabie saoudite.
02:52Cela aggrave encore davantage la situation sur les marchés énergétiques
02:56et l'Allemagne ressent aussi les effets.
03:00La communauté internationale ne peut pas permettre aux outils
03:03de prendre en otage la navigation en mer rose.
03:08Une situation qui n'est en réalité qu'une des conséquences de l'opération lancée contre l'Iran
03:13par Donald Trump et Benjamin Netanyahou, conséquence prévisible qui plus est.
03:19Ses réactions en chaîne n'en sont alors qu'à leur début.
03:22Un début pourtant déjà difficile pour les automobilistes et particulièrement en France
03:26où la charge des taxes rend les augmentations exponentielles.
03:30Mais le carburant n'est pas le seul à être frappé par la flambée du pétrole.
03:35En effet, l'or noir entre dans la fabrication de nombreux autres produits, notamment médicaux.
03:40Le secteur agricole, déjà en souffrance, est aussi concerné à cause des engrais azotés,
03:46des tuyaux d'irrigation.
03:47Et tout cela pourrait avoir des répercussions sur l'alimentation.
03:50Et si Donald Trump explique qu'il se moque du pétrole bloqué dans les détroits dont il n'a pas
03:55besoin,
03:56ce qu'il faut nuancer en raison de l'interdépendance des marchés mondiaux,
03:59il doit aussi affronter une chute vertigineuse de ses stocks de munitions.
04:04Pire, après plusieurs démentis, le ministère américain de la Défense a finalement reconnu
04:09dans un récent rapport qu'il était frappé par une pénurie de munitions dans les stocks stratégiques
04:14à cause de la guerre en Iran.
04:16Au total, Washington enregistrerait un coût de plus de 22 milliards de dollars
04:22uniquement pour les munitions sur les 33,4 milliards estimés par le Pentagone
04:28depuis le début de l'opération Führer-Épique lancée sur Téhéran le 28 février dernier.
04:34A cela s'ajoute que 50 000 soldats américains sont impliqués dans le conflit.
04:39Plus d'une dizaine est déjà décédé.
04:41Une donnée lourde pour un Donald Trump qui avait fait campagne sur la fin des coûteuses guerres américaines.
04:47De quoi avoir des conséquences politiques évidentes dans les élections de mi-mandat aux Etats-Unis,
04:52mais aussi dans les élections actuelles et à venir de nombreux pays européens
04:57frappés de plein fouet par une crise sur laquelle ils n'ont aucune prise.
05:01De quoi laisser entendre que le bourbier de Trump pourrait bien tous les noyer.
05:09Ce mercredi matin, Ursula von der Leyen livrait à Strasbourg son discours sur l'état de l'Union.
05:16Au-delà de la quête insatiable de pouvoir de Bruxelles,
05:19la présidente de la Commission n'a même plus cherché à cacher sa volonté de prédation
05:23sur l'épargne des Européens.
05:25Explication de Nicolas de Lamberterie.
05:27Depuis 2010, l'Union européenne s'efforce de singer les Etats-Unis d'Amérique
05:33en offrant une tribune au président de la Commission européenne
05:37pour prononcer un grand discours qualifié de discours sur l'état de l'Union.
05:42Et pour cette année 2026, le moins qu'on puisse dire,
05:45c'est qu'Ursula von der Leyen a gâté ses fidèles sujets.
05:48En effet, entre l'annonce du statut de membre associé de l'UE pour le Canada,
05:54l'interdiction des réseaux sociaux pour les enfants,
05:57signifiant le contrôle de tous les citoyens sur Internet,
06:00mais aussi un conseil de sécurité de l'UE associant le Royaume-Uni,
06:05le programme était des plus vastes.
06:06Comme à son habitude, l'Union européenne tend à s'attribuer des compétences
06:11qui ne sont pas les siennes,
06:12au gré des crises qui sont habilement exploitées, voire exagérées.
06:16Mais comme le rappelle le juriste Bertrand Saint-Germain,
06:20cela a lieu également du fait de la passivité,
06:23voire de la complicité des gouvernements des États membres de l'Union.
06:27Il faut ici rappeler une prègle cardinale des traités
06:29qui constitue un principe fondamental du droit européen.
06:32L'Union ne dispose pas d'une compétence générale
06:34et les régit par le principe d'attribution,
06:36ce qui signifie qu'elle ne peut agir que dans les limites fixées par les traités,
06:40et donc par les États.
06:41Or ce matin, la présidente s'est affranchie de ses limites de trois manières flagrantes.
06:45D'abord, en inventant un statut de membre associé pour le Canada,
06:49statut qui n'existe nulle part dans les traités.
06:51Ensuite, en prétendant créer un Conseil de sécurité européen,
06:54alors que la défense reste une prérogative exclusive et souveraine des États.
06:58Et enfin, en cherchant à s'immiscer dans l'éducation et l'autorité parentale,
07:01avec le projet EU Kids Act,
07:04pour réguler le temps d'écran des enfants.
07:06Madame von der Leyen, pour justifier cette nouvelle intrusion,
07:09prétend s'inscrire dans l'exigence de régulation du marché numérique,
07:13et du DSA, le fameux texte sur les services digitaux.
07:16Ce n'est pas une première.
07:17On assiste ici à une extension continue et illégitime du domaine d'action de la Commission.
07:22Et si cette dérive centralisatrice est possible,
07:24c'est avant tout en raison du silence complice de nos propres gouvernants.
07:27En refusant d'y mettre le haut là,
07:29nos dirigeants nationaux capitulent sans débat.
07:31Ils s'en font même parfois les complices,
07:32lorsqu'ils en appellent à l'Union pour contourner les résistances nationales.
07:35C'est d'ailleurs ce que vient de faire Emmanuel Macron,
07:37pour essayer d'imposer l'identification pour l'accès aux réseaux sociaux par les mineurs.
07:41Et au-delà de toutes ces orientations assez classiques et parfaitement attendues,
07:46Ursula von der Leyen a également évoqué un autre point dans son discours,
07:50qui a beaucoup moins retenu l'attention des commentateurs médiatiques.
07:54Elle a mentionné à plusieurs reprises
07:56la nécessité de puiser dans l'épargne des Européens
08:00pour financer l'Europe de demain,
08:02qu'elle promet évidemment compétitive, verte et inclusive.
08:05Cette insistance sur l'épargne des citoyens,
08:08que l'on entend régulièrement en France également,
08:10pourrait assez bien se combiner à terme avec les projets d'un euro numérique.
08:21Nous disposons d'un immense marché,
08:23d'une industrie et de services d'exception,
08:25d'un riche réservoir d'épargne
08:27et de l'une des principales monnaies du monde.
08:29Pourtant, nous continuons à fragmenter notre capital,
08:32nos réseaux et notre pouvoir d'achat.
08:34C'est pourquoi, lorsque nos équipes ont pris leur fonction,
08:36nous avons mis en place un plan audacieux.
08:39Construire une économie où l'innovation et l'énergie traversent les frontières,
08:43où les entreprises sont compétitives et se développent à travers l'Europe,
08:46et où l'épargne finance notre avenir.
08:48C'est la logique des rapports Draghi et l'État.
09:00Nous devons créer les conditions propices
09:03pour que nos entreprises attirent les investissements et la croissance.
09:06C'est pourquoi notre travail sur l'union de l'épargne et des investissements est tellement crucial.
09:11Mais développer les marchés des capitaux prend du temps,
09:13et les besoins de nos entreprises ne peuvent pas attendre.
09:16Nous avons besoin d'un système bancaire conçu pour la croissance et pas seulement pour la stabilité.
09:22Nous proposerons par conséquent un nouveau paquet bancaire,
09:25centré sur la simplification et la lutte contre la fragmentation.
09:28Nous savons que la demande en capitaux existe,
09:31mais nous avons besoin d'une plus grande capacité et d'un appétit accru pour le risque.
09:37Par ailleurs, Ursula von der Leyen a adressé un tableau assez réaliste
09:42des déséquilibres des relations commerciales entre la Chine et l'Union européenne.
09:47En revanche, pas un mot, pas un seul sur les États-Unis d'Amérique.
09:51La présidente de la Commission européenne s'est réjouie que les pays européens
09:55investissent beaucoup plus d'argent dans leur défense,
09:58sans évidemment faire mention que l'essentiel de ces achats
10:01sont effectués auprès des Américains.
10:03Par ailleurs, les nouveaux instruments européens pour les capacités stratégiques
10:08seront, pour citer Ursula von der Leyen,
10:11pleinement alignés sur l'OTAN.
10:13En clair, l'impératrice de Bruxelles a dressé un tableau complet
10:17de la situation dans le monde,
10:18de l'Ukraine au Proche-Orient, de la Chine à la Palestine,
10:22mais a oublié d'évoquer l'éléphant au milieu de la pièce,
10:25à savoir la dépendance du vieux continent aux États-Unis d'Amérique.
10:29Dès lors, chacun aura le droit, ou pas,
10:32de considérer la vacuité des velléités de souveraineté européenne
10:37du projet bruxellois.
10:42Retour en France.
10:43À deux semaines de la présentation du budget 2027,
10:46Sébastien Lecornu resserre encore sa copie et doit jongler
10:49entre une majorité peu docile et une opposition franchement hostile.
10:52Élément d'explication, Olivier Frère-Jacques.
10:55Ça fait 3 500 milliards d'euros de dettes maintenant.
10:58Ça, c'est ça le sujet.
10:59Ce qui est vrai pour l'État et vrai aussi pour la sécurité sociale.
11:01Donc, il est normal de rechercher à faire des économies.
11:04Une des manières de faire des économies,
11:05c'est effectivement de demander à chacun de participer
11:07à hauteur de ce qu'il peut faire aussi.
11:09Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités,
11:12envoyé en éclaireur pour annoncer la couleur.
11:14Il va falloir faire des économies.
11:16Le Premier ministre Sébastien Lecornu cherche environ
11:1830 milliards d'euros d'économies dans un contexte économique dégradé.
11:23Croissance revue à la baisse, charge de la dette en hausse
11:25et déficit 2026, désormais annoncé au-dessus de 5% du PIB.
11:30L'un des arbitrages les plus sensibles concerne les retraités
11:34auxquels l'exécutif envisage de demander environ 6 milliards d'euros d'effort.
11:38Deux pistes principales restent sur la table.
11:40La première consisterait à sous-indexer les pensions
11:43par rapport à l'inflation, éventuellement en protégeant les plus petites.
11:46La seconde toucherait à l'abattement fiscal de 10%
11:49appliquées aux pensions dont la suppression totale ou partielle
11:52pourrait compenser le maintien de l'indexation.
11:55Problème, les retraités forment une majorité électorale
11:58et les oppositions ne vont pas abandonner ce segment
12:01à quelques mois de l'élection présidentielle.
12:03C'est une ligne rouge puisque c'est un appauvrissement
12:06des retraités qui ont travaillé.
12:08Et en plus, c'est vraiment la mesure des lâches,
12:11c'est la mesure des gens pas courageux.
12:12Les retraités pèsent lourd électoralement
12:14et raviver le conflit de génération ne servira à rien
12:17puisque c'est le nombre qu'il emporte dans le système électif.
12:20La contribution exceptionnelle sur les bénéfices
12:23des très grandes entreprises qui rapportent plus de 7 milliards d'euros
12:26devrait, elle, être maintenue mais diminuée.
12:29Le Premier ministre assure parallèlement
12:30qu'aucun nouvel impôt ne sera créé
12:32tout en se réservant la possibilité
12:34de revoir certaines niches fiscales ou sociales.
12:38Côté dépenses, Matignon a également rouvert
12:40les plafonds fixés en juillet.
12:41Hors défense, les dépenses de l'État
12:43devraient désormais rester au niveau de 2026.
12:46Cet effort supplémentaire intervient pourtant
12:48au moment où le gouvernement promet de nouveaux crédits
12:51pour l'agriculture, la protection de l'enfance
12:53ou encore la lutte contre les violences sexistes des sexuels.
12:56Reste le problème comptable à l'Assemblée.
12:59Faire voter le texte,
13:01le gouvernement demeure sans majorité absolue
13:03et l'approche de la présidentielle de 2027
13:05réduit encore la marge de compromis.
13:08À gauche, certains ont déjà annoncé
13:10qu'ils voteront contre le budget
13:12à l'image de Jean-Luc Mélenchon
13:13ou des communistes avec le député Stéphane Peu.
13:16Car le Cornu prépare un nouveau budget
13:20de coupes rases qui va aggraver tous les maux.
13:25Ne nous demandez pas
13:27je ne sais quelle bienveillance à son égard.
13:31Une fois de plus,
13:33nous le censurerons,
13:35j'en suis certain.
13:43Olivier Faure prévient que le PS
13:46censurera le gouvernement
13:47si la copie est conforme aux pistes
13:49actuellement évoquées.
13:50La balance penche plutôt pour la censure
13:52si l'on s'en tient aux déclarations
13:53de Boris Vallaud, soutien de Raphaël Glucksmann
13:56lors de la fête de l'Huma.
13:57Il est vraisemblable que oui, on va voter la censure.
14:02Le Rassemblement national
14:03entretient davantage l'incertitude
14:05voulant protéger le segment électoral retraité.
14:08Le RN pourrait se muer en faiseur de roi.
14:10Marine Le Pen a même indiqué
14:11préférer l'adoption d'un budget même imparfait
14:14à une loi spéciale
14:15susceptible selon elle
14:17de limiter les marges de manœuvre
14:18du prochain pouvoir.
14:20Une manière de jouer la responsabilité
14:22à quelques mois du scrutin suprême
14:23mais également pas un cadeau
14:25pour les centristes
14:26qui se verraient alors accusés
14:28par la gauche d'avoir besoin du RN
14:29comme béquille.
14:31La saga du budget
14:32n'est en tout cas pas finie.
14:34Elle démarre
14:34et cela risque d'être long.
14:41Et nous partons à présent
14:42faire le tour du reste de l'actualité en bref.
14:47La croissance ralentit encore.
14:49Mardi, la Banque de France
14:50a revu à la baisse
14:51sa prévision de croissance pour 2026
14:53à 0,4%.
14:54Et contrairement à l'INSEE
14:56qui évoquait il y a quelques jours
14:57une économie qui décroche,
14:58la Banque de France parle plutôt
15:00d'une économie
15:01qui subitement part à la dérive
15:02sans qu'il n'y ait pour autant
15:03de décrochage.
15:04Cette révision à la baisse
15:05tient d'abord à une croissance
15:06plus faible au premier trimestre
15:07que celle qui avait été
15:08initialement publiée,
15:09mais aussi à une faible progression
15:11de la consommation des ménages,
15:12un moindre dynamisme
15:13de l'investissement privé
15:14et une faible contribution
15:16du commerce extérieur.
15:18Face à la crise,
15:19les restaurants trinquent.
15:20Selon le cabinet Altares,
15:21la restauration traditionnelle
15:22a enregistré 997 procédures collectives
15:25au deuxième trimestre 2026
15:26fois une hausse de 6,4%
15:28sur un an.
15:29C'est l'activité
15:30la plus touchée en France.
15:31La restauration rapide
15:32n'est pas épargnée,
15:33avec 907 défaillances
15:35sur la même période,
15:36en bon de 13,9%.
15:37Au total,
15:38près de 1900 établissements
15:39ont donc mis la clé
15:40sous la porte
15:41depuis le début de l'année.
15:42En cause,
15:43un croisement des courbes,
15:44la baisse du pouvoir d'achat,
15:45combinée à l'explosion
15:46des coûts des matières premières,
15:48en hausse de 22,3%
15:49depuis 2021,
15:50et à l'augmentation
15:51des prix de l'énergie,
15:52une hausse des charges
15:53que les restaurateurs
15:54peinent à répercuter
15:55sur l'addition
15:55dans la mesure
15:56où les clients,
15:56eux aussi,
15:57ont vu leur portefeuille
15:58fondre comme neige au soleil.
16:00De nombreuses grandes enseignes
16:01disent avoir dû réduire
16:02leurs effectifs
16:03pour tenter de sauver leur affaire.
16:04Un effet boule de neige
16:05est donc en cours
16:06et ce n'est que le début.
16:18Des pêcheurs
16:19violemment expulsés
16:20par les CRS.
16:21Ce mardi matin,
16:21plusieurs dizaines
16:22de marins pêcheurs
16:23ont bloqué
16:23un dépôt pétrolier
16:24à Faux-sur-Mer
16:25dans les Bouches-du-Rhône
16:26pour protester
16:26contre la hausse
16:27des prix du carburant.
16:28Ainsi,
16:28selon le Comité des pêches
16:29de l'Aude
16:29et des Pyrénées-Orientelles,
16:30le gazole représente
16:31les trois quarts
16:32des frais
16:32qu'ils peuvent avoir
16:33sur une journée de pêche
16:34quand c'était 30% auparavant.
16:35Ils dénoncent aussi
16:36la dégradation
16:37de leurs conditions de travail
16:38et la trop grande bureaucratie.
16:39Certains pêcheurs
16:40estiment devoir passer
16:40autant de temps,
16:41voire plus,
16:42sur les documents
16:51critiquent en particulier
16:51le plan européen
16:52de gestion de la pêche
16:53en Méditerranée-Occidentale
16:54qui impose
16:55des limitations
16:56de jours de pêche,
16:57des contraintes
16:57sur le chalutage
16:58et des maillages
16:59plus restrictifs,
17:00de quoi menacer
17:00la viabilité de leur activité.
17:02Ils ont été expulsés
17:03à coup de matraque
17:04par les CRS
17:04en fin de matinée,
17:05mais ce mercredi matin,
17:06d'autres actions ont repris,
17:08notamment à Sète
17:08et à Frontignan
17:09dans les roues.
17:11Rachida Dati
17:12face aux juges.
17:13Ce mercredi,
17:13l'ancien ministre
17:14de Nicolas Sarkozy
17:15et d'Emmanuel Macron
17:16comparé devant
17:17le tribunal correctionnel
17:18de Paris.
17:18Jugée pour corruption
17:20et trafic d'influence,
17:21Rachida Dati
17:22doit s'expliquer
17:22sur ses honoraires
17:23d'avocat de 900 000 euros
17:25versés par Renaud-Nissan
17:26entre 2010 et 2012
17:27alors qu'elle était
17:28députée européen.
17:29Concrètement,
17:29la réalité du travail juridique
17:31effectué par Rachida Dati
17:32est mise en doute,
17:33d'autant plus
17:33qu'elle n'est devenue avocat
17:34que quatre mois
17:35après la signature
17:35du contrat avec Renaud-Nissan.
17:37De plus,
17:37très peu de documents,
17:38tels que des mails
17:39ou des notes,
17:40prouvent le travail effectué.
17:41Enfin,
17:42vu l'importance
17:42des missions
17:43pouvant lui être confiées,
17:44l'ampleur de sa rémunération
17:45a de quoi interroger.
17:46Rachida Dati
17:47a-t-elle reçu
17:48ses sommes avoisinant
17:49le million d'euros
17:50en échange
17:51d'un lobbying à Bruxelles
17:52en faveur du constructeur automobile,
17:54ce qui est formellement interdit ?
17:55Elle encourt
17:55une peine d'inéligibilité
17:57et jusqu'à dix ans de prison.
18:02Et l'on poursuit
18:03à l'international.
18:07Un chef d'État mafieux
18:09devant les tribunaux,
18:10l'ancien président
18:11du Kosovo,
18:11Hashim Tassi,
18:12doit connaître
18:13ce mercredi
18:14le verdict
18:14de son procès
18:15pour crime de guerre
18:16devant les chambres spécialisées
18:17de l'AE.
18:18Âgé de 58 ans,
18:19il est jugé
18:19aux côtés
18:20de trois autres anciens
18:21dirigeants
18:21de l'armée de libération
18:22du Kosovo,
18:23Luceka,
18:24pour une entreprise
18:25criminelle
18:26d'assassinat,
18:26torture,
18:27persécution
18:27et détention illégale
18:28pendant et après
18:29le conflit
18:30de 1998-1999.
18:33L'accusation a requis
18:34jusqu'à 45 ans
18:35de prison.
18:36Tous ont plaidé
18:36nos compables.
18:37Au Kosovo,
18:38où ils sont considérés
18:39comme des héros
18:40de l'indépendance,
18:40plusieurs dizaines
18:41de milliers
18:41de personnes
18:42ont manifesté
18:42samedi à Pristina
18:43pour réclamer
18:44leur acquittement.
18:45Achim Tassi
18:46avait plusieurs fois
18:47reçu les honneurs
18:47de l'Union Européenne
18:48d'Emmanuel Macron
18:49et était un proche
18:50d'Arnaud Dangean,
18:51colistier LR
18:52de François-Xavier Bellamy
18:53aux Européennes
18:53de 2019.
18:55L'Arménie
18:56va pouvoir tester
18:57la solidité
18:57de son amitié
18:58avec l'UE.
18:59La Russie a suspendu
19:00ses livraisons de gaz
19:01naturelles
19:02vers Erevan
19:02du 15 au 25 septembre.
19:04Gazprom Arménia
19:05invoque des travaux
19:06de maintenance
19:07assurant que
19:07l'approvisionnement
19:10de gaz iranien.
19:11Le gaz russe
19:11représente plus de 80%
19:13des importations
19:14arméniennes.
19:15Cette interruption
19:15s'inscrit dans un contexte
19:17de tensions croissantes
19:18et Erevan a adopté
19:18une loi visant
19:19une candidature
19:20à l'Union Européenne
19:21ce que Moscou
19:22juge incompatible
19:23avec l'Union économique
19:24eurasiatique.
19:25Vladimir Poutine
19:26a récemment appelé
19:27à un référendum
19:28sur cette question.
19:29La Russie multiplie
19:30les mesures
19:31de rétorsion économique
19:31tandis que l'UE
19:32a promis une aide
19:33de 52 millions d'euros
19:35et des facilités
19:35commerciales à l'Arménie.
19:37L'Arménie se trouve
19:38sur le continent asiatique.
19:40Une avalanche
19:41de bombes américaines
19:42pour Israël
19:43alors que la politique
19:44guerrière de Benjamin Netanyahou
19:45est de plus en plus controversée.
19:47Washington s'apprête
19:48à livrer 40 000 munitions
19:49à Tel Aviv
19:50pour un total
19:51de 2,8 milliards
19:52de dollars
19:54indirectement financés
19:55par les contribuables
19:55américains.
19:57Outre le caractère
19:58colossal
19:59de cette livraison
20:00c'est aussi
20:00la nature des armes
20:01qui alerte en effet
20:0220 000 Mark 84
20:03devraient faire partie
20:04de la livraison.
20:05Il s'agit d'ogives
20:06parmi les plus puissantes
20:07et donc les plus destructrices
20:08fabriquées par l'oncle Sam
20:10chacune pesante
20:11une tonne.
20:12Elle pourrait projeter
20:13des éclats mortels
20:13à plus de 350 mètres
20:15de l'impact.
20:16Tout porte à croire
20:16que ce transfert massif
20:17a été augmenté
20:18et accéléré
20:19en raison de la perspective
20:20des élections
20:21de mi-mandat.
20:22Annoncé peu favorable
20:23à Donald Trump
20:23le scrutin
20:24aurait pu permettre
20:25aux démocrates
20:26de bloquer
20:26une telle livraison
20:27alors que le soutien
20:28à Israël
20:28est au cœur
20:29des fractures
20:29dans la société américaine.
20:32La gauche américaine
20:33crache sur les tombes
20:35aux Etats-Unis.
20:36Une statue en hommage
20:37à Charlie Kirk
20:37a été vandalisée
20:38deux jours seulement
20:39après son inauguration
20:40érigée jeudi dernier
20:41à Phoenix en Arizona
20:43devant le siège
20:44de Turning Point USA.
20:45L'organisation fondée
20:46par le militant conservateur
20:48a été maculée
20:49de peinture rouge.
20:50Turning Point USA
20:51a annoncé examiner
20:53ses caméras de surveillance
20:54afin d'identifier
20:54les auteurs des faits.
20:56La statue avait été installée
20:57à l'occasion
20:58du premier anniversaire
20:59de la mort de Charlie Kirk
21:00assassiné le 10 septembre 2025
21:02alors qu'il animait
21:03une conférence.
21:04Le suspect Tyler Robinson
21:06est actuellement
21:06en détention provisoire
21:07et en cours
21:08la peine de mort.
21:09Cet acte de vandalisme
21:10intervient dans un contexte
21:11de tensions politiques
21:12à quelques semaines
21:13des élections
21:14demi-mandat.
21:19Et voilà,
21:19nous approchons déjà
21:20de la fin de cette édition.
21:22Ce soir,
21:22à partir de 21h,
21:23découvrez un nouveau numéro
21:24de Bistro Liberté.
21:26Eric Moriot
21:26reçoit l'artiste
21:27Francis Lalanne
21:28et le polémiste
21:29Jean Messia
21:29pour un duel
21:30entre souverainisme
21:31et mouvance identitaire.
21:34Je suis moi-même
21:35issu
21:35d'une Égypte copte,
21:37d'une Égypte chrétienne.
21:39Il y a eu
21:39une civilisation copte
21:41qui a duré
21:41près de six siècles
21:42avant que l'islam
21:44ne s'y installe.
21:45La langue copte
21:46était encore
21:46majoritairement parlée
21:48en Égypte
21:48jusqu'au 14e siècle.
21:50Que reste-t-il
21:52de la civilisation
21:53copte égyptienne
21:54aujourd'hui ?
21:55Je te parle
21:55de ce que je sais,
21:56je pourrais aussi
21:56te parler de l'Empire romain,
21:58etc.
21:59Les nations
22:00sont mortelles.
22:01Également au programme
22:02Retrouvé Perle de Culture,
22:03Anne Brassier reçoit
22:04l'historien
22:05Renal Secher
22:05qui évoque
22:06le combat commun
22:07des Vendéens
22:07et des Mexicains
22:08pour leur foi
22:09et leur liberté.
22:10Demain,
22:11dès 7h,
22:11découvrez un nouveau Zoom
22:12avec l'ingénieur financier
22:14Pierre-Alexandre Ponant
22:15sur les bouleversements
22:16du monde du travail
22:17face au développement
22:18de l'intelligence artificielle.
22:20C'est à présent
22:21la fin de cette édition.
22:22Merci à tous
22:23pour votre fidélité.
22:24Rendez-vous demain
22:25aux côtés d'Olivier et frère Jacques.
22:26En attendant, portez-vous bien.
22:28Bonsoir.
22:29– Sous-titrage ST' 501
22:37– Sous-titrage ST' 501
22:39– Sous-titrage ST' 501
22:41– Sous-titrage ST' 501
22:44– Sous-titrage ST' 501
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