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Au programme de cette édition, Donald Trump à l’heure des comptes. A 50 jours des élections de mi-mandat, le président américain doit faire face aux conséquences économiques de la guerre en Iran… Des conséquences qui dépassent de loin les frontières de l’Oncle Sam.

De retour en France, retrouvez une grande séquence politique. Marine Le Pen, la grande favorite des études d’opinion pour 2027 a tenu un meeting devant 2 000 personnes dans son fief d’Hénin-Beaumont. Les souverainistes n’étaient pas loin. A Arras samedi, ils étaient réunis à l’initiative de Florian Philippot. Et puis du côté de Reconquête, Port-Marly dans les Yvelines accueillait la grande université d’été.

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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver ce soir.
00:18Au programme de cette édition, Donald Trump, à l'heure des comptes,
00:22à 50 jours des élections de demi-mandat, le président américain doit faire face
00:26aux conséquences économiques de la guerre en Iran, des conséquences qui dépassent de loin
00:30les frontières de l'oncle Sam.
00:33De retour en France, vous retrouverez ensuite une grande séquence politique.
00:37Marine Le Pen, la grande favorite des études d'opinion pour 2027,
00:40a tenu un meeting devant 2000 personnes dans son fief d'Énim-Beaumont.
00:45Les souverainistes n'étaient quant à eux pas loin.
00:47À Arras, samedi, ils étaient réunis à l'initiative de Florian Philippot.
00:51Et puis, du côté de Reconquête, Port-Marley, dans les Yvelines, accueillait la grande
00:56université d'été dimanche.
01:01Donald Trump, prisonnier des guerres américaines.
01:04Alors que les élections de mi-mandat avancent à grands pas, le président américain
01:08est frappé de plein fouet par les conséquences du conflit en Iran qu'il a lancé
01:12aux côtés de Benjamin Netanyahou.
01:14Le point tout de suite.
01:16Le conflit au Moyen-Orient s'étend comme une traînée de poudre jusqu'au mid-terms.
01:21Alors que Donald Trump s'est fait réélire en promettant la fin des guerres chère aux
01:25néoconservateurs et coûteuse pour les Américains, il pourrait bien perdre les élections de mi-mandat
01:32avec le choc pétrolier qui s'annonce.
01:34Réputé défavorable pour les présidents en place, le scrutin prévu dans 50 jours déterminera
01:40la fin de règne du locataire de la Maison-Blanche.
01:42Et les sondages sont peu encourageants pour les Républicains.
01:46Ainsi, The Economist estimait qu'il y avait 9 chances sur 10 pour que les démocrates reprennent
01:52le dessus à la Chambre des représentants.
01:54Au Sénat, en revanche, rien n'est joué.
01:56Avec une répartition actuelle de 53,47, il faudrait que l'âne récupère au moins 4 sénateurs
02:02pour s'imposer, car en cas d'égalité, le vice-président G.D. Vance fera la bascule
02:07en faveur de son camp.
02:08La cote de Donald Trump aurait bien nettement reculé depuis l'hiver.
02:1358% des personnes sondées désapprouveraient à présent sa politique.
02:18Les deux points de rejet n'ont pas de quoi surprendre et sont étroitement liés entre eux.
02:23La guerre en Iran et la baisse du pouvoir d'achat.
02:27Le strict contraire des promesses électorales, en somme.
02:30Et renverser la vapeur n'est pas pour demain.
02:32La situation au Moyen-Orient devient chaque jour plus inquiétante, en effet,
02:36alors que l'escalade a repris il y a quelques semaines entre Téhéran et Washington.
02:40Les coups de force d'Ansarala contre l'Arabie saoudite terminent d'inquiéter la planète
02:46sur les questions d'approvisionnement en pétrole.
02:48En effet, au blocage double du détroit d'Hormuz, c'est celui de Babel Mandeb,
02:53qui est désormais inutilisable.
02:55Pour rappel, environ 80% du pétrole qui transite par le détroit d'Hormuz part vers l'Asie,
03:02en Chine, au Japon ou en Inde, et n'a donc pas besoin de passer par Babel Mandeb.
03:07Ces acteurs sont aussi ceux qui bénéficient de la mensuétude iranienne.
03:11Il faut aussi noter qu'une partie du pétrole bloqué par la fermeture d'Hormuz
03:15s'était redéployée sur le passage en mer Rouge de l'autre côté de l'Arabie saoudite.
03:20La montée en puissance des outils est donc un coup d'arrêt à cette alternative.
03:25Dans ce cadre, la double fermeture engendre alors le blocage d'environ 15 à 20 millions de barils par jour,
03:31soit près d'un cinquième de la consommation mondiale.
03:34Rien d'étonnant donc à voir le cours du Brent flambé à 110 dollars.
03:39Une hausse qui devrait par ailleurs se poursuivre vitesse grand V.
03:43Face à cette situation de crise pétrolière,
03:46Donald Trump, qui ne manque pas d'humour, a attribué ses augmentations à Volodymyr Zelensky.
03:52Monsieur Zelensky doit faire une chose.
03:54Il doit arrêter de détruire le carburant diesel en Russie.
03:57Qu'il s'en prenne à des cibles, mais pas au diesel, car il provoque une pénurie de diesel.
04:03Ce n'est pas le Moyen-Orient qui en est responsable.
04:05C'est ce qui se passe entre la Russie et l'Ukraine qui en est responsable.
04:09Outre une mauvaise foi évidente, dans la mesure où les conséquences des frappes sur le pétrole russe
04:14sont bien moindres que la situation au Moyen-Orient,
04:17il faut avant tout lire la stratégie finale de Donald Trump.
04:20Embourbé dans des guerres qui le dépassent, mais qui la conduit,
04:24le président américain va tout tenter pour se dédouaner de ses responsabilités
04:28et pousser les Américains à regarder ailleurs.
04:31Pas facile dans un pays où le prix de l'essence a une influence directe sur les votes.
04:40Marine Le Pen en campagne pour sa quatrième élection présidentielle.
04:45Dimanche, la candidate a présenté des points de son programme
04:48dans une certaine continuité avec 2022.
04:51Explication d'Olivier Frère Jacques.
04:53La bataille que nous nous apprêtons à mener, c'est la bataille de France.
04:58Nous ne pouvons pas ne pas engager le bras de fer contre ce système vermoulu et toxique
05:04dont l'ultime préoccupation est de tout tenter pour seulement perdurer.
05:10C'est devant 2000 militants dimanche à Hénin-Beaumont
05:12que Marine Le Pen a choisi de faire sa rentrée
05:14et de lancer un peu plus sa campagne électorale au programme.
05:18Comme en 2022, il est toujours question de pouvoir d'achat, de carburant, de logement et de retraite.
05:23Des préoccupations toujours au cœur d'un pays confronté à une croissance poussive
05:27et à des finances publiques dégradées, si ce n'est catastrophiques.
05:31La situation est même bien pire qu'il y a quatre ans
05:33et les promesses de l'endemain qui chantent en matière de consommation
05:36seront de plus en plus dures à tenir.
05:38La présidente du groupe RN à l'Assemblée a par ailleurs tenu un discours en faveur de la propriété
05:43comme pour se démarquer de son adversaire Jean-Luc Mélenchon.
05:47Cette liberté de devenir propriétaire de leur logement,
05:50nous leur en donnerons les moyens grâce à d'autres politiques de pouvoir d'achat
05:54mais aussi en révisant les critères d'accès au crédit
05:58pour mieux refléter les situations de vie.
06:01Marine Le Pen promet notamment de revenir sur le ZAN, le DPE ou la RE 2020,
06:06une ligne cohérente avec son électorat
06:08mais qui laisse subsister une vieille interrogation.
06:11Le RN peut-il rassurer les milieux d'affaires ?
06:14Une question qui tient autant à la crédibilité réelle de la candidate
06:18que de la capacité due au patronat français à admettre une alternative politique.
06:23Le discours se veut donc social mais aussi pour les propriétaires.
06:26Sur le reste, le RN capitalise toujours sur son label anti-immigration bien établi dans l'opinion.
06:31Sur le sujet, la candidate n'en a pas trop fait
06:33et a même tenu un discours modéré intégrant les codes égalitaristes contemporains.
06:38Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion,
06:43leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale,
06:48seront prioritaires chez eux !
06:51Pour l'heure, les sondages offrent à Marine Le Pen une situation presque idéale.
06:54Une enquête Ipsos BV a publié début septembre la crédit de 34 à 36% d'intention de vote
07:00selon les configurations.
07:02L'IFOP l'a donné même gagnante au second tour face à tous les adversaires testés fin août.
07:07Des chiffres spectaculaires qu'il serait imprudent de transformer en prévision.
07:11A cette mois du scrutin, les candidatures et rapports de force ne sont pas encore stabilisés.
07:16L'avance de Marine Le Pen devrait aussi naturellement être mise à l'épreuve
07:20à mesure que la campagne se cristallisera,
07:22avec le risque de voir ressortir les sondages favorables à Jordan Bardella
07:26comme un aveu de casting raté,
07:27alors qu'une partie de la presse a abondamment relaté
07:31des divergences réelles ou supposées entre les deux cadres.
07:34La présence de Jordan Bardella au premier rang dimanche
07:36semble vouloir apaiser les esprits de ce côté-là.
07:39Mais un concurrent extérieur se place à nouveau en embuscade.
07:43Dimanche également, au Port-Marli, dans les Yvelines,
07:46Éric Zemmour a pratiquement lancé sa seconde campagne présidentielle
07:49et devrait vouloir chasser sur les terres du RN
07:52en faisant valoir une ligne économique plus libérale
07:54et une ligne sécuritaire et migratoire plus assumée.
07:57Mes chers amis, il ne suffit plus en 2026 de fermer les frontières.
08:01Il ne suffit plus d'arrêter les flux.
08:03Il faut aller plus loin.
08:05Il faut inverser le mouvement.
08:09Il ne suffit pas de prôner l'immigration zéro,
08:13mais d'enclencher l'immigration négative.
08:15Il faut ce que je réclame depuis des années,
08:18la remigration.
08:23Reconquête revendique déjà 350 parrainages
08:26et envisage une annonce officielle en octobre.
08:28Et alors que certains poussaient pour une candidature CNAFO,
08:31c'est bien Éric Zemmour qui devrait y aller.
08:33Crédité aujourd'hui d'environ 4%,
08:35l'ancien candidat reste loin de Marine Le Pen.
08:37Mais après ses 7,07% de 2022,
08:40il espère un vote de sursaut et de, je cite,
08:43résurrection.
08:44Une candidature qui pourrait surtout rappeler au RN
08:46qu'avant de conquérir de nouveaux électeurs,
08:49il lui faudra aussi sécuriser sa base,
08:51même si pour l'heure,
08:52cette menace apparaît encore bien lointaine.
08:59Arras, capitale du souverainisme, samedi.
09:03A l'initiative de Florian Philippot,
09:04un grand nombre de personnalités engagées
09:07en faveur des libertés et de l'autonomie française
09:09se retrouvaient samedi dans le nord de la France.
09:12Saint-Paris, une nouvelle fois réussi,
09:14auquel TVL a assisté.
09:17Il y avait un double message cette année,
09:19les quatrièmes assises d'abord pour rassembler
09:21toute la famille souverainiste.
09:22Je crois qu'on l'a fait plus que jamais
09:24puisqu'il y avait plus de 4000 personnes.
09:25Déjà, c'est un très grand rassemblement
09:27de Français aujourd'hui qui pensent
09:29que la seule façon de s'en sortir,
09:30c'est de retrouver notre souveraineté.
09:32La France est une vieille nation,
09:33depuis le 5e siècle, elle existe.
09:35Et on a toujours été forts,
09:37on a réussi à se sortir de nos crises
09:38quand on était souverains.
09:40Et aujourd'hui, on est dans un projet
09:43atlantiste, mondialiste, européen,
09:45supranational.
09:46Et depuis qu'on est rentré dans ce modèle,
09:47on n'arrête pas de dégringoler.
09:48Je suis très heureux, moi,
09:49de venir chaque année aux assises
09:51de la souveraineté
09:53que propose Florian Philippot
09:55puisque je ne suis pas membre des Patriotes,
09:57je ne suis membre d'aucun parti politique.
09:58Mais c'est vrai que je suis ouvert
10:00et curieux de nature.
10:02Et quand on m'invite,
10:03déjà, ça m'honore.
10:04Et quand c'est de surcroît
10:05pour animer un débat
10:07entre Roi de Branco
10:09et Nicolas Dupont-Aignan,
10:10c'était vraiment
10:11une expérience passionnante.
10:13Moi, je viens ici
10:14comme je viens dans tous les événements
10:16où on parle de la souveraineté
10:17de la France
10:18parce que c'est évidemment
10:19la chose essentielle.
10:21Et c'est une chose
10:22qui est perdue de vue
10:24par les jeunes générations.
10:26Et donc, il est important
10:27que des événements comme ça
10:28aient lieu.
10:29Ce que je vois,
10:30c'est que les souverainistes
10:30sont souvent composés
10:31de beaucoup de petites chapelles.
10:33et là, ça permet,
10:34à mon sens,
10:35c'est l'avantage
10:36de fédérer un peu tout le monde,
10:38de voir tout le monde,
10:41d'échanger.
10:42C'est vraiment
10:43une énorme réussite.
10:44C'est le record
10:45de ces assises.
10:46Et on a planché
10:47sur les sujets de fond,
10:49sur la présidentielle.
10:50Puis c'était en même temps
10:51le lancement
10:52de ma campagne présidentielle
10:53à moi.
10:54Les parrainages,
10:54au début,
10:55c'était 100 maires,
10:56enfin 100 signataires
10:58et c'était anonyme.
10:59Puis c'est passé
10:59à 500 anonymes
11:00puis c'est passé
11:01à 500 publics
11:02avec en plus
11:03on a ajouté
11:03les régions,
11:04les intercommunalités
11:04qui font une pression
11:05de dingue sur les maires.
11:06Donc le système
11:07a été complètement dévoyé.
11:08Donc il y a de moins en moins
11:09de maires qui signent.
11:10Il n'y en avait que 12 000
11:11sur 35 000
11:11qui avaient signé en 2022.
11:12Là, il n'y en aura
11:12même pas 10 000.
11:14Donc ça favorise
11:15les candidats du système
11:15qui ont déjà
11:16leur réservoir de signatures
11:18grâce à leurs députés,
11:19leurs sénateurs,
11:20leurs conseillers régionaux,
11:21etc.
11:22Pas nous.
11:22Moi, je pense qu'il faut
11:23passer au parrainage citoyen.
11:25150 000 Français
11:25inscrits sur les listes
11:26électorales,
11:26c'est dans mon programme,
11:27c'est dans le projet
11:28des Patriotes,
11:29150 000 Français
11:29inscrits sur les listes
11:30électorales
11:30qui choisissent les candidats.
11:32Il faut passer
11:32au parrainage citoyen,
11:33c'est beaucoup plus juste
11:34et beaucoup plus démocratique.
11:35Si on pouvait échapper
11:36au sempiternel
11:37barrage des Castors
11:38contre l'extrême droite
11:40imaginaire,
11:40ce serait pas mal ?
11:42L'idéal pour moi,
11:42ce serait que
11:44Dupont-Augnan,
11:45Asselineau,
11:45Philippot,
11:46Devilliers
11:47s'associent
11:48pour arriver à faire
11:49vraiment un bloc souverainiste
11:51qui va dans le même sens.
11:53Il y a un grand ras-le-bol
11:54par rapport au système.
11:55Les Islandais ont dit non
11:56à l'Europe par référendum.
11:58Trois jours plus tard,
11:59les Allemands en Saxe-Analt
12:01ont voté pour l'AFD
12:02qui est un parti
12:02qui est souverainiste,
12:05complètement souverainiste
12:06et qui d'ailleurs fait alliance
12:07entre droite souverainiste
12:08et gauche souverainiste.
12:09Ça, c'est formidablement intelligent.
12:11Vous pouvez avoir
12:11toutes les discussions
12:12de gauche, de droite
12:13que vous voudrez.
12:14Si on reste dans l'Union européenne,
12:15si on reste dans l'Atlantisme
12:16ou dans l'OTAN,
12:17on aura les mêmes problèmes
12:18parce que c'est
12:18que les problèmes
12:19que nous rencontrons
12:20sont intrinsèques
12:21à la construction multisuprénationale
12:24dans laquelle nous nous trouvons.
12:25Je pense qu'il y a
12:25une prise de conscience
12:26qui est lente.
12:28La question est de savoir
12:29qui l'emportera.
12:30Cette prise de conscience
12:31qui est croissante
12:33mais qui est trop lente
12:34à mes yeux
12:34ou est-ce que c'est au contraire
12:37l'étendorsse lourde
12:38qu'on observe aujourd'hui
12:40avec vraiment
12:41un dessaisissement
12:41des souverainetés,
12:42un dessaisissement
12:43des libertés publiques
12:44qui l'emportera.
12:45C'est une course de vitesse.
13:02Et puis dimanche,
13:03reconquête,
13:04organiser un grand meeting
13:06dans les Yvelines
13:07au programme
13:07chasse aux dépenses publiques
13:09et plaidoyer pour la remigration.
13:10Nous étions à Port-Marlis.
13:13Alors, pourquoi je suis ici aujourd'hui ?
13:15Alors, c'est très simple
13:17pour essentiellement Sarah Knafow
13:19qu'on a connue en 2022
13:22qui a fait un travail formidable
13:24en 2022
13:25mais aussi pour la mairie de Paris
13:26qui a fait un livre
13:29exemplaire.
13:30En fait, j'ai plus de qualificatif
13:32qui monte pour...
13:33Je suis ici parce que c'est
13:35la grande rentrée
13:37de Reconquête
13:38et que Reconquête,
13:39c'est la solution
13:40sans doute
13:41de nos malheurs.
13:42Nous rêvons d'une France
13:44d'une France comme autrefois.
13:46Nous avons la France
13:48qui coule dans nos veines
13:49et même si je suis
13:50une Française de cœur,
13:52moi,
13:52je crois en Sarah Knafow,
13:54je crois en Éric Zemmour.
13:57L'URN,
13:57ça fait 40 ans
13:58qu'ils sont là,
13:5940 ans qu'ils ne sont
14:00pas passés à l'action,
14:0140 ans qu'on attend
14:02quelque chose d'URN.
14:03On voit Marine Le Pen
14:04se gauchiser radicalement.
14:06Bien évidemment,
14:07on n'est pas des ennemis.
14:09Nous sommes tout simplement
14:10différents.
14:11Eux, ils ont un parti régalien
14:12qui est un peu plus modéré
14:14que le nôtre.
14:15Par exemple, nous,
14:16on a le droit du sol,
14:17on l'enlève,
14:18eux pas.
14:19L'islam est compatible
14:20avec la France,
14:21nous pas.
14:22Alors, je pense que
14:23les idées fondamentales
14:24sont quand même
14:25assez identiques.
14:26En revanche,
14:27la façon de les évaluer,
14:29de les apprécier
14:30ou de les anticiper
14:33je rapprocherais ça
14:34plus vers Reconquête.
14:36Je pense que Reconquête,
14:38c'est beaucoup plus net,
14:38beaucoup plus radical,
14:40qu'ils arrondiront pas
14:41les angles
14:41et qu'on a des ressources
14:43intellectuelles
14:44qui sont plus importantes
14:45que le RN.
14:46Parce qu'il y a quand même
14:46énormément de similitudes
14:48et ce qui paraît
14:50assez invraisemblable,
14:51c'est qu'ils n'arrivent pas
14:53à se rassembler,
14:55en fait.
14:55J'ai de la misère
14:56à cerner,
14:57vraiment beaucoup de mal
14:58à cerner
14:59ce que le RN
15:00fait pour le peuple
15:02versus
15:02qu'est-ce qui est
15:04un peu associé
15:05à l'égo.
15:06Marine Le Pen,
15:07elle-même,
15:07elle dit qu'elle est
15:09de gauche.
15:10Donc,
15:11ici,
15:11nous sommes des droites,
15:13assumés.
15:14La principale différence,
15:15c'est l'économie.
15:16Puisqu'en fait,
15:17le RN a une économie
15:18socialiste,
15:19alors que nous,
15:19nous sommes beaucoup
15:20plus libéraux.
15:20un peu plus,
15:21peut-être un peu plus
15:25radical
15:26côté Reconquête
15:27sur l'immigration,
15:28peut-être que le RN
15:29et la Rennes
15:31sont là quand même
15:31depuis assez longtemps.
15:34Je ne sais pas trop.
15:35Je pense que tout le monde
15:36a entendu plusieurs fois
15:37Marine Le Pen
15:38qui très explicitement
15:39dit qu'elle n'est
15:39ni de droite
15:40ni de gauche,
15:40mais qu'elle défend
15:41les Français,
15:42alors que Reconquête
15:43s'identifie
15:45tout à fait
15:45comme un parti libéral
15:47de droite.
15:48Là-dessus,
15:48ce qu'il faudrait bien
15:49que les électeurs
15:50de RN comprennent,
15:51c'est qu'en fait,
15:53le RN ne cherche pas
15:54à améliorer
15:55le quotidien des Français.
15:56Ils veulent juste
15:57avoir le poste.
15:58Donc,
15:59on aimerait bien
16:00une union des droites,
16:02des droites,
16:03des gens,
16:04des gens
16:04qui ont les mêmes valeurs
16:06que nous.
16:07Moi,
16:07je pense que,
16:08comme Sarah l'a dit,
16:09c'est-à-dire que
16:10Eric est le candidat
16:11naturel
16:11pour représenter
16:12Reconquête
16:13lors de l'élection
16:15présidentielle
16:16qui s'annonce
16:16et les deux
16:17sont complémentaires.
16:18Il n'y a que
16:18Eric Zemmour
16:19qui dit la vérité,
16:20il n'y a que
16:20Eric Zemmour
16:21qui est authentique,
16:22il n'y a que
16:22Eric Zemmour
16:23qui n'a pas peur
16:24de dire
16:25les mots,
16:26qui n'a pas peur
16:27sont franc-parlés
16:28et quand même
16:28bien reconnus
16:29chez les militants
16:29de Reconquête.
16:31En 2027,
16:32c'est forcément
16:32Eric Zemmour
16:33et on va tout faire
16:35pour qu'il soit
16:36au deuxième tour
16:37et qu'il l'emporte.
16:38Voilà.
16:39Pour moi,
16:39le fondateur du parti,
16:40c'est Eric Zemmour
16:41et je pense que
16:43Sarah Knafow,
16:44le seconde
16:45et voire même
16:46l'anime très bien.
16:48Personne ne peut
16:48la contredire
16:49ou on dit éventuellement
16:52vous avez raison,
16:53oui mais.
16:54Et oui mais,
16:55c'est le passe-partout,
16:55c'est le truc insupportable.
16:57Par rapport à Reconquête,
16:58je suivrai
16:59la ligne directrice
17:00du parti.
17:00Si Eric nous dit
17:02on y va
17:03avec moi,
17:04ok,
17:04on y va.
17:05Si c'est Sarah,
17:06ce sera Sarah.
17:07Voilà.
17:07si au deuxième tour
17:09il nous dit
17:09il faut voter Issa,
17:10on fera.
17:11Pourquoi ?
17:12Parce qu'en fait
17:13elle a abordé
17:13des sujets
17:14qui concernent
17:15beaucoup plus
17:16ces Français.
17:16Tout ce qui est porte-monnaie
17:17on sait bien
17:18que c'est quand même
17:18assez important.
17:19Tout ce qui est financier
17:21c'est important,
17:22c'est le nerf de la guerre.
17:24Les Français sont-ils prêts
17:25à élire
17:26une femme jeune
17:28ou plutôt
17:29un homme
17:29qui incarne
17:30j'allais dire
17:31l'expérience
17:32et le recul ?
17:34En termes de président,
17:35je pense sincèrement
17:36que les Français
17:37sont encore
17:37imprégnés
17:38de patriarcal
17:40et qu'une femme
17:42aurait quand même
17:44malgré tous ses talents
17:45malgré tous ses talents
17:46aurait beaucoup
17:46de difficultés
17:47à rassembler.
18:01Et à présent
18:02c'est le moment
18:02de passer à l'actualité
18:03en bref
18:04en France.
18:07Le compte à rebours
18:08pour museler
18:09les Français
18:10est lancé
18:10un mois après
18:11la censure
18:12du Conseil constitutionnel
18:13du texte
18:14sur l'interdiction
18:14des réseaux sociaux
18:15au moins de 15 ans.
18:16Le gouvernement,
18:17sous l'impulsion
18:18d'Emmanuel Macron,
18:19revient en force
18:20en passant par
18:20Bruxelles.
18:22Toujours friande
18:22de censure,
18:23Ursula von der Leyen
18:24devrait donc plaider
18:25dans un sens
18:25qui conviendrait
18:26au président français
18:27même si de nombreuses voix
18:28pensent qu'elle ne pourra
18:29pas aller jusqu'à satisfaire
18:30pleinement Jupiter.
18:32En dehors de la démonstration
18:33de l'acharnement
18:34d'Emmanuel Macron
18:34pour entraver la liberté d'expression
18:36sous un faux prétexte,
18:37cette manœuvre prouve aussi
18:38que le droit européen
18:40est capable
18:40de faire plier
18:41le droit français.
18:43En ce qui concerne
18:44la protection des enfants,
18:45on attend l'ouverture
18:46d'une enquête
18:46sur l'affaire Epstein
18:47en France,
18:48sur les scandales
18:49de l'Azeu
18:49ou sur le système
18:51pédocriminel
18:51introduit dans le secteur
18:52périscolaire.
18:53Du danger.
18:55Alors je suis obligé
18:56de vous dire
18:56la chose suivante.
18:58Si je deviens
18:59votre président
19:00du fait du vote
19:01des Français.
19:07Le PCF invite
19:08et les filles
19:08récoltent les lauriers.
19:10À la fête de l'Humanité
19:10en Essonne,
19:11Jean-Luc Mélenchon
19:12a rassemblé
19:12une foule dense
19:13lors d'un discours
19:14de près d'une heure et demie
19:15samedi.
19:15L'événement,
19:16initiative du journal
19:17L'Humanité,
19:18organe historique
19:19du PCF,
19:20semble de plus en plus
19:21déborder par l'ascension
19:22insoumise à la gauche
19:23de la gauche.
19:24Le fondateur de LFI
19:25a récolté les honneurs
19:26et suscité un engouement
19:27autrement plus important
19:28que Fabien Roussel,
19:29candidat du PCF.
19:31Lors de sa prise de parole,
19:32Mélenchon a plaidé
19:33pour le blocage des prix,
19:35le blocage des marges
19:36des grandes entreprises,
19:37ainsi que pour une échelle
19:38mobile des salaires
19:39indexée sur la hausse
19:40des prix.
19:41Il a également proposé
19:42la possibilité
19:42de décréter un état
19:43d'urgence social
19:44ou écologique
19:45et affirmé
19:46qu'il s'opposerait
19:47au réarmement de l'Allemagne
19:49sans expliquer comment.
19:50Les grévistes s'activent
19:52demain mardi.
19:52Dans le secteur
19:53des industries électriques
19:54et gazières,
19:55notamment EDF,
19:55Enedis et RTE,
19:56une journée nationale
19:57d'action de grève
19:58est prévue à l'appel
19:59de l'intersyndical.
20:00Il s'oppose notamment
20:01à la remise en cause
20:02du tarif agent,
20:03un avantage en nature,
20:04notant qu'il pourra
20:05y avoir des retards
20:06dans les interventions
20:06et les opérations
20:07de maintenance,
20:08mais les syndicats assurent
20:09qu'il n'y aura pas
20:09de coupure de courant planifiée.
20:11Le secteur social
20:13et médico-social
20:13se met aussi en grève,
20:15ce qui va toucher
20:15les EHPAD,
20:16les services à domicile,
20:17les résidences autonomie,
20:18ainsi que la petite enfance
20:19et la protection de l'enfance.
20:20Les agents dénoncent
20:21des effectifs insuffisants,
20:23des contrats précaires
20:24et des conditions
20:25de travail difficiles,
20:26mettant parfois en danger
20:27la santé de leurs agents.
20:28Ils dénoncent aussi
20:29des restrictions budgétaires
20:30qui affecteraient directement
20:32les missions d'accompagnement
20:33des personnes âgées,
20:34des personnes en situation
20:35de handicap,
20:36des enfants
20:36et des familles.
20:37Dans cette période
20:38de rentrée universitaire,
20:40l'enseignement supérieur
20:41et la recherche
20:42se mettent aussi en grève.
20:44Ils demandent des financements
20:45à la hauteur de leurs besoins.
20:46Ils s'opposent aussi
20:47à la hausse des frais
20:48pour les étudiants étrangers.
20:51Déraillement d'un train,
20:52accident ou attentat.
20:54Vendredi soir,
20:55en Normandie,
20:55un TER reliant Rouen à Caen
20:57et transportant 186 passagers
21:00a déraillé.
21:01Il y a eu 44 blessés,
21:02dont une femme de 18 ans
21:03évacuée en urgence absolue
21:05par hélicoptère
21:05vers le CHU de Rouen.
21:06Ces jours ne sont plus en danger.
21:09Notons que les dépistages
21:10d'alcool et de stupéfiants
21:11du conducteur
21:11étaient négatifs.
21:13Le choc serait dû
21:14à un morceau de rail
21:15présent sur la voie.
21:16Alors qu'une enquête
21:17est en cours,
21:18la piste d'un acte malveillant
21:19avec une volonté délibérée
21:21de faire dérailler le train
21:22est étudiée.
21:23En effet,
21:23un train était passé
21:24une heure plus tôt
21:24sans problème
21:25et il n'y avait pas de travaux.
21:30Et l'on poursuit
21:31avec le reste
21:31de l'actualité internationale.
21:36Les droites dépassées
21:37d'un cheveu
21:38en Suède.
21:39Les sociodémocrates
21:40de Magdalena Andersen
21:41arrivent très légèrement
21:42en tête des législatives
21:43suédoises
21:43de dimanche
21:44avec 176 mandats
21:46contre 173
21:47pour l'alliance
21:48de droite
21:48et des nationalistes
21:49au pouvoir
21:50depuis 2022.
21:51L'avance
21:52d'abord nette
21:52selon les sondages
21:53de sortie des urnes
21:54s'est considérablement réduite.
21:56Le premier ministre
21:57sortant,
21:57Ulf Christerson,
21:58souligne
21:59que la question
21:59du futur exécutif
22:00reste ouverte.
22:01Les démocrates de Suède,
22:02le parti nationaliste
22:03a reculé
22:04à environ 17,5%.
22:06Deux scénarios
22:07se dessinent désormais.
22:08Une difficile alliance
22:09de la gauche morcelée
22:10ou le maintien
22:11de Christerson
22:12qui multiplie
22:13les appels au centre
22:14et a promis
22:14d'intégrer
22:15les nationalistes
22:15au gouvernement.
22:16De longues tractations
22:18s'annoncent.
22:19Le conflit
22:20israélo-palestinien
22:21jusqu'en Italie.
22:23Le documentaire
22:23NASA,
22:24primé au prix spécial
22:26du jury
22:26de la Mostra de Venise,
22:27a déclenché
22:28de vives réactions
22:29en Israël.
22:30C'est réalisateur
22:30Yuval Abraham
22:31et Rachel Zor
22:32donnent la parole
22:34à 24 militaires
22:35et agents
22:35des services de renseignement
22:36qui dénoncent
22:37les tueries
22:37de civils
22:38à Gaza.
22:39Le ministre
22:40de la Culture,
22:40Mickey Zohar,
22:41a annoncé
22:42vouloir les déchoirs
22:43de la nationalité
22:44pour trahison
22:45envers l'État,
22:46tandis qu'Itamar
22:46Ben Gvir
22:47les a invités
22:48à quitter le pays.
22:49L'armée israélienne
22:50rejette catégoriquement
22:51ces accusations
22:52qui sont toutefois
22:52portées par de plus
22:54en plus de personnalités.
22:55En effet,
22:56de nombreuses voix
22:56s'élèvent
22:57pour expliquer
22:57que Benjamin Netanyahou
22:59tient une responsabilité
23:00importante
23:01dans le lourd bilan
23:02des attaques
23:02du 7 octobre.
23:05Zelensky sanctionne
23:06son ancienne porte-parole.
23:08Le président ukrainien
23:08a signé dimanche
23:09un décret
23:10pour sanctionner
23:10Yulia Mendel
23:12ainsi que neuf
23:13autres personnes.
23:14Toutes sont considérées
23:15comme diffuseurs
23:16de propagande
23:16en faveur de la Russie.
23:17Gelle des avoirs,
23:18interdiction de sortie
23:19des capitaux
23:20et retraite
23:21des distinctions nationales.
23:22Les vexations
23:23contre Mendel
23:24sont nombreuses.
23:25En réalité,
23:25depuis un an,
23:26l'ancienne porte-parole
23:27critique ouvertement
23:28le pouvoir autoritaire
23:29de Volodymyr Zelensky
23:30et la corruption
23:31au sommet de l'État.
23:32Dans un entretien
23:33particulièrement suivi
23:34avec le journaliste
23:35américain Tucker Carlson,
23:37Yulia Mendel
23:37avait aussi affirmé
23:39que Kiev était disposé
23:40à rétablir la paix
23:41en acceptant
23:42les conditions de la Russie
23:43à l'époque
23:44des conditions
23:44beaucoup moins exigeantes
23:46que celles actuellement
23:47sur la table.
23:52Voilà,
23:52nous arrivons déjà
23:53à la fin de cette édition.
23:54Vous pouvez dès à présent
23:55retrouver Politique et Éco.
23:57Pierre Bergerot
23:57reçoit le journaliste économique
23:59Pierre Jovanovitch
24:00pour une revue de presse
24:01de rentrée explosive.
24:03La fièvre de l'or
24:04des banques se bat
24:05tout simplement
24:05parce que le dollar
24:06a perdu 98%
24:07de sa valeur
24:08et qu'aujourd'hui
24:10le dollar
24:10en fait ne vaut plus rien.
24:12Il ne tient que par
24:13les porte-avions américains
24:14à toutes les bases militaires.
24:16Voilà.
24:17Donc tout le monde sait
24:18qu'à un moment donné
24:18le dollar américain
24:19enfin aux Etats-Unis
24:21tout ça va partir en vrille
24:22et donc l'or revient
24:24effectivement
24:25au premier plan.
24:26C'est tout.
24:28D'ailleurs
24:28on vient de voir
24:29que la Pologne
24:30continuait ses achats
24:31enfin bon
24:32tous les pays
24:33ont continué leurs achats
24:34parce que c'est une protection
24:36et surtout vis-à-vis
24:37des citoyens
24:38de chaque pays.
24:39Le fait de dire
24:40notre billet de banque
24:41est protégé
24:42on a des lingots d'or
24:42pour le protéger
24:43bon ça rassure.
24:45Voilà.
24:45c'est grosso modo
24:48plus de 2500 ans
24:49de psychologie
24:54sur l'or et l'argent.
24:56Également au programme
24:57le Zoom du jour
24:58avec Michel Dejohan
24:59et c'est à présent
25:00la fin de cette édition.
25:02Merci à tous
25:02pour votre fidélité.
25:04Rendez-vous demain.
25:04En attendant
25:05portez-vous bien.
25:06Bonsoir.
25:08Générique
25:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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