- il y a 6 mois
Au programme ce soir, retour sur la première journée du 17ème sommet des BRICS organisé à Rio au Brésil. TVL est sur place pour suivre cette révolution du Sud Global qui s’organise face à un Occident déboussolé.
Également au programme : la guerre entre Israël et le Hamas touche-t-elle à sa fin ? Donald Trump et Benyamin Netanyahou seraient sur le point de sceller un accord qui pourrait mettre fin à près de deux années de combats.
Et puis nous rentrerons en France pour se pencher sur la proposition d’un député LR pour redonner confiance en la justice… l’élection des magistrats.
Également au programme : la guerre entre Israël et le Hamas touche-t-elle à sa fin ? Donald Trump et Benyamin Netanyahou seraient sur le point de sceller un accord qui pourrait mettre fin à près de deux années de combats.
Et puis nous rentrerons en France pour se pencher sur la proposition d’un député LR pour redonner confiance en la justice… l’élection des magistrats.
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00:00Il reste un peu moins de deux semaines pour mettre TV Liberté à l'abri jusqu'à la prochaine attaque.
00:09Ces derniers jours, vous avez déjà été incroyablement nombreux à nous témoigner votre soutien.
00:15Par vos messages de sympathie, d'amitié et puis bien sûr avec vos dons, vous avez démontré votre attachement à TVL.
00:22Mais la censure bancaire ordonnée par un pouvoir politique aux abois nous a asséné un coup dur
00:27en nous privant de notre compte bancaire et donc d'une partie des soutiens mensuels que nous recevions,
00:32notre budget prévisionnel a été littéralement amputé.
00:36Aujourd'hui encore, l'équilibre n'est pas rétabli.
00:40Parmi vous, je le sais, certains souffrent aussi de cet extrême centre au pouvoir qui nous appauvrit.
00:45Mais d'autres attendent aussi un peu impassible un changement qui ne viendra pas sans rien faire.
00:50Pour renverser la table, chacun doit, à sa mesure, se retrousser les manches.
00:55Et renverser la table, c'est avant tout éveiller les consciences.
00:59Chaque jour, avec un budget minimaliste qui ferait frémir Léa Salamé et Patrick Cohen,
01:04TVL vous propose une information libre, éclairée.
01:08Mais nous ne pouvons pas continuer cette mission sans vous.
01:11Alors dès à présent, aidez TVL.
01:14Il n'y a pas de petits gestes.
01:15Chacun d'entre vous peut changer notre destin.
01:18Et nous continuerons, nous, à faire beaucoup avec bien peu.
01:22Alors je compte sur vous.
01:25Madame, Monsieur, bonsoir.
01:49Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
01:53Au programme ce soir, retour sur la première journée du 17e sommet des BRICS,
01:58organisé à Rio, au Brésil.
02:00TVL est sur place pour suivre cette révolution du Sud global
02:04qui s'organise face à un Occident déboussolé.
02:08Également au programme, la guerre entre Israël et le Hamas touche-t-elle à sa fin ?
02:13Donald Trump et Benjamin Netanyahou seraient sur le point de sceller un accord
02:17qui pourrait mettre fin à près de deux années de combat.
02:20Et puis, nous rentrerons en France pour se pencher sur la proposition d'un député LR
02:25pour redonner confiance en la justice.
02:28C'est l'élection des magistrats.
02:29C'est une réunion qui regroupe les pays de plus de la moitié de la population mondiale.
02:39Et pourtant, la presse française n'en parle pas, ou presque.
02:43Depuis dimanche, le nouveau forum des BRICS s'est ouvert à Rio, au Brésil.
02:47Nous faisons le point avec notre envoyé spécial, Frédéric Aiguille.
02:50Une sonnette d'alarme tirée pour l'Occident.
02:53Voilà comment le 17e sommet des BRICS organisé à Rio, au Brésil,
02:57devrait résonner dans les pays du Nord.
03:00Neuf mois après 15 ans en Russie,
03:02les géants du Sud global poursuivent donc leur organisation alternative.
03:06Parmi les points cruciaux, la question du droit international
03:09et une volonté de pousser l'ONU à la réforme.
03:13C'est ce que nous expliquait Frédéric Aiguille.
03:15À l'issue de la première journée du sommet,
03:17il est l'envoyé spécial de TVL sur place.
03:20L'appel lancé à l'ONU, un appel lancé urgemment à l'ONU,
03:25à une réforme, et notamment une réforme du Conseil de sécurité.
03:28Ce qui est une nouveauté par rapport à Kazan,
03:31où ces discussions existaient déjà,
03:33mais là la nouveauté c'est que la Russie et la Chine,
03:37donc deux membres du Conseil permanent du Conseil de sécurité,
03:44ont soutenu la candidature de l'Inde et du Brésil
03:48pour intégrer ce Conseil de sécurité.
03:50La présence d'Antonio Guterres, il était déjà là à Kazan,
03:54il était encore là à Rio, montre bien que l'ONU a une oreille attentive
03:59sur ce qui est en train de se discuter au sein des BRICS.
04:02Sans surprise, après un communiqué commun des BRICS
04:04pour condamner l'intervention américaine en Iran,
04:07membre des BRICS depuis peu,
04:09une place importante de la première journée du sommet
04:11a été réservée à la question du Proche et du Moyen-Orient.
04:14Néanmoins, malgré les critiques, il semble clair que les BRICS
04:18n'entendent pas s'émanciper de l'Organisation des Nations Unies,
04:21sur laquelle ils veulent ni plus ni moins peser
04:24pour une transformation en profondeur.
04:27Sur le plan économique, en revanche, l'ambition est plus volontariste.
04:30Ainsi, la déclaration commune fixe clairement l'objectif
04:33de démultiplier la Banque de Développement.
04:36Dans son allocution à distance,
04:38en raison de son mandat de la Cour pénale internationale,
04:41Vladimir Poutine a déclaré que les BRICS
04:43devaient désormais créer, je cite,
04:46« leur système financier indépendant ».
04:49Dans leur déclaration commune, pardon,
04:51ont été inscrits plusieurs propositions,
04:53comme la création d'une agence de notation indépendante
04:57ou encore la mise en œuvre de systèmes de paiement transfrontaliers.
05:00Et le tout devrait être chapeauté
05:02par la nouvelle Banque de Développement des BRICS,
05:04la nouvelle Banque de Développement, pardon,
05:06qu'on appelle communément la Banque des BRICS.
05:10La Banque des BRICS, Lula a évidemment eu un mot dessus.
05:14Il a déclaré qu'elle devrait permettre des transactions
05:16plus justes et plus souveraines.
05:19Ce qui, là encore, est une attaque tout à fait frontale
05:22envers le FMI et la Banque mondiale,
05:25qu'il a par ailleurs elle-même accusé
05:27de mettre en œuvre un plan Marshall inversé
05:31où les pays en développement financent les pays développés.
05:35On voit donc là que la remise en question
05:37de l'ordre géoéconomique de la part des BRICS
05:40est vraiment en train de se poursuivre.
05:42Le message de la part des BRICS est donc très clair.
05:45Ils n'ont aucune intention de céder.
05:48Et la grande entreprise de dédolarisation
05:51menée sous l'égide de la Russie
05:53se poursuit et s'accélère.
05:55Un processus de dédolarisation qui n'en est qu'à ses débuts.
05:59C'est aussi ce qu'explique Paolo Noguera-Baptista Jr.,
06:02ancien directeur exécutif du FMI
06:04et parmi les membres fondateurs
06:06de la Banque de Développement des BRICS.
06:08Il le confiait à notre envoyé spécial à Rio.
06:11Nous conceivons la nouvelle Banque de Développement
06:13comme une banque globale
06:16qui serait une alternative à la Banque mondiale.
06:19Une alternative qui serait plus suitée
06:22aux besoins des pays du sud global.
06:25Ça s'est commencé 10 ans à l'heure, exactement,
06:27jusqu'à ce jour, pratiquement,
06:29quand nous avons移é à Shanghai,
06:30la première administration qui a移é à Shanghai,
06:33et nous avons commencé à construire une banque
06:35d'un coup de départ.
06:36C'est pas facile de faire ça,
06:38mais nous avons réussi à faire un peu de progrès.
06:41Maintenant, la Banque est 10 ans.
06:42Elle a la structure.
06:44Employés ont fait beaucoup de l'opération,
06:48non seulement de l'argent,
06:51mais aussi, bien sûr, d'essayer des fonds
06:54dans les marchés.
06:56Et c'est growing en size.
06:57C'est devenu plus réveillant.
06:59Il a un nombre de difficultés aussi,
07:01qui nous n'avons pas encore pu face.
07:05Il n'a pas encore été un Banque mondial
07:0710 ans après sa création.
07:09Pourquoi ? Parce qu'on a des petits membres.
07:12Nous avons seulement les cinq membres de fonds,
07:15Brazil, Russia, India, China, et South Africa,
07:17et cinq nouveaux membres.
07:19Donc, avec 10 membres de l'Union,
07:21vous ne pouvez pas devenir un Banque mondial.
07:22Donc, nous devons être un peu plus de l'effort.
07:25Une autre chose qui est sort de lagging
07:28est que nous sommes encore largement dollarisés.
07:31Les BRICS parlent de la dédollarisation,
07:34mais leur propre institution est encore largement dollarisée.
07:38Donc, nous devons travailler plus
07:39avec les currencies nationales
07:40des pays participés.
07:41Un plaidoyer pour l'élargissement
07:44qui ne fait pas tout à fait consensus, en effet.
07:47Après l'arrivée de l'Indonésie dans les BRICS+,
07:49ces deux membres partenaires,
07:51cantonnés à une forme d'antichambre du sud global,
07:54les membres fondateurs ne partagent pas tous
07:57les mêmes ambitions.
07:58Ainsi, tout porte à croire que la Chine
08:00plaide en faveur d'un développement rapide et large,
08:02tandis que d'autres membres apparaissent plus conservateurs
08:05et soucieux de préserver l'union des membres actuels.
08:08Des questions cruciales qui résonnent comme de véritables défis
08:12pour cette organisation mondiale alternative
08:14en forte croissance.
08:16Une croissance largement dopée par un Occident à la dérive,
08:20adepte des doubles standards en matière géopolitique,
08:24qui joue comme un véritable repoussoir.
08:29La fin de la guerre à Gaza sera-t-elle
08:32une victoire diplomatique américaine ?
08:34La rencontre entre le président Trump
08:36et son homologue israélien pour être décisif
08:38pour la fin des hostilités.
08:40Explication d'Olivier Frère Jacques.
08:42Je serai ferme, très ferme.
08:44Mais lui aussi veut ça.
08:46Il vient ici la semaine prochaine,
08:47il veut aussi en finir.
08:48Je pense que nous aurons un accord la semaine prochaine.
08:50C'est ce que je pense.
08:51Confiant, comme souvent, il y a quatre jours,
08:53Donald Trump montrait son enthousiasme
08:55pour un plan de paix proposé par son administration
08:58à son homologue israélien.
09:00Selon lui, Tel Aviv aurait même déjà accepté
09:03les termes des propositions américaines.
09:05Depuis, les négociations indirectes entre Israël et le Hamas
09:08ont repris, et notamment depuis dimanche,
09:10à Doha, au Qatar.
09:12Ce cycle de pourparlers,
09:14sous médiation qatarie et égyptienne,
09:16pourrait permettre de conclure un accord cette semaine
09:18visant à libérer les otages israéliens restants,
09:22estimés à une vingtaine encore en vie sur les 49
09:24toujours retenus à Gaza,
09:26et à mettre fin à l'agression israélienne en Palestine,
09:28et donc à sortir de la crise humanitaire
09:30provoquée par l'État hébreu.
09:32Et si Benjamin Netanyahou n'a pas confirmé ni infirmé,
09:36il a néanmoins tenu une ligne constante
09:38affirmant avant tout qu'il ne transigerait pas
09:40sur la question du Hamas.
09:42L'organisation islamique,
09:44qui fut un temps soutenue par Israël
09:46pour contrebalancer le poids du FATA
09:47considéré comme trop modéré,
09:49ne devra pas exister dans le futur
09:51des territoires palestiniens.
09:53Je vous le dis,
09:55il n'y aura pas de Hamas, pas de Hamastan,
09:57nous ne reviendrons pas là-dessus.
09:58C'est fini.
10:01Nous libérerons tous nos otages
10:03et nous éliminerons le Hamas.
10:05Nous ferons les deux en même temps.
10:07Contrairement à ce que les gens disent,
10:08c'est impossible,
10:09vous ne pouvez pas les déraciner,
10:11nous les détruirons jusqu'à leur fondation.
10:13Un discours de fermeté
10:15qui se confronte néanmoins
10:16à la réalité des négociations avec le Hamas
10:19sur la question des otages,
10:21car sur ce sujet,
10:22Israël a bien besoin de coopérer.
10:25Et c'est d'ailleurs le cas,
10:26à en croire les déclarations du ministre des Affaires étrangères,
10:29Jidéon Sarr.
10:30Nous sommes sérieux dans notre volonté
10:33de parvenir à un accord sur les otages
10:35et à un cessez-le-feu.
10:37Nous avons dit oui
10:38aux propositions de l'envoyé spécial Wilcoff.
10:41Il y a des signes positifs.
10:44Je ne veux pas en dire plus pour l'instant.
10:46Mais notre objectif est d'entamer
10:50pour parler de proximité dès que possible.
10:52La proposition américaine
10:54au cœur des négociations
10:56prévoit une trêve de 60 jours
10:58durant laquelle le Hamas
10:59libérerait dix otages vivants
11:01et des corps de captifs décédés
11:03en échange de la libération
11:04de prisonniers palestiniens
11:06détenus par Israël.
11:08Cependant, des obstacles subsistent.
11:10Le Hamas exige des garanties
11:12sur le retrait des troupes israéliennes,
11:14la fin durable, des hostilités
11:16et une reprise de la distribution
11:18de l'aide humanitaire par l'ONU.
11:20La violation du cessez-le-feu
11:21par Israël au Liban
11:22n'encourage probablement pas
11:24à la confiance du côté du Hamas.
11:27Le conflit, qui dure depuis 21 mois,
11:29a plongé Gaza dans une crise humanitaire critique
11:32avec des dizaines de milliers de morts,
11:34notamment des femmes et des enfants,
11:35des déplacements massifs
11:37et des accusations d'utilisation de la faim
11:39comme arme de guerre.
11:41Le président brésilien Lula
11:42a de son côté dénoncé
11:43un génocide perpétré par Israël,
11:46tandis que l'ONU a signalé
11:47des centaines de morts
11:48lors de distributions d'aides.
11:51La fin des hostilités
11:52pourrait permettre de sortir
11:53de cette crise humanitaire,
11:55alors qu'un haut responsable du Hamas
11:57a admis à la BBC
11:58que l'organisation a perdu
11:59le contrôle de 80% de Gaza.
12:02La rencontre Trump-Netanyahou,
12:04la troisième en six mois,
12:05vise à accélérer les pourparlers
12:07tout en abordant
12:08des enjeux régionaux plus larges,
12:10notamment les relations avec l'Iran,
12:12après le récent conflit de 12 jours.
12:14Donald Trump a lui évoqué
12:15un possible accord permanent
12:17avec Téhéran
12:18sans plus s'avancer.
12:20Cette dynamique s'inscrit
12:21dans une volonté de relancer
12:22les accords d'Abraham
12:23pour redessiner la géopolitique
12:25du Moyen-Orient.
12:26Une telle perspective
12:27semble aujourd'hui lointaine
12:29et elle devra avant tout
12:30passer par la fin
12:31des hostilités à Gaza
12:32pour permettre au président américain
12:34d'engranger une première victoire
12:35diplomatique.
12:36Élire les juges,
12:42c'est la proposition
12:43faite par un député
12:44Les Républicains
12:45pour que les Français
12:46reprennent confiance
12:47en la justice.
12:49Une idée qui devrait rencontrer
12:50beaucoup de résistance,
12:51le point de Renaud de Bourleuf.
12:53Des magistrats élus
12:54avec la proposition
12:55du député LR du Val-de-Marne
12:57Vincent Jean Brun,
12:58les juges devraient alors
13:00rendre des comptes au peuple
13:01pour réparer le lien de confiance
13:03entre les citoyens
13:04et la justice.
13:05Un lien de plus en plus malmené
13:07selon une enquête
13:07du Conseil national des barreaux,
13:09seuls 48% des Français
13:10disent avoir confiance
13:12dans la justice.
13:13Un sondage CSA publié
13:14début juillet avance
13:15que 66% des Français
13:16ne font pas confiance
13:17à la justice
13:18pour punir les auteurs
13:19de violences,
13:20qu'il s'agisse de vols,
13:21agressions ou meurtres.
13:23Voter pour une partie
13:23du corps des magistrats
13:24serait une révolution
13:25dans cette corporation.
13:26En effet, recrutés
13:28à la sortie de l'école nationale
13:29de la magistrature,
13:30ils sont nommés à vie
13:30sans être élus
13:31ni renouvelables.
13:32Ils n'ont ainsi
13:33jamais de compte à rendre
13:33sur leur bilan.
13:34Selon le plan proposé
13:35par le député LR,
13:36les juges seraient élus
13:37par des intermédiaires,
13:38en l'occurrence
13:39des élus locaux,
13:40avocats et associations
13:41de victimes.
13:42Maître Philippe Prigent,
13:43avocat au barreau de Paris,
13:44commente cette idée
13:45d'une élection des juges
13:46qui dans la pratique
13:47existe déjà,
13:48notamment dans les tribunaux
13:49de commerce
13:49et les conseils des prud'hommes.
13:51Ce n'est pas quelque chose
13:52d'invraisemblable
13:53et c'est largement pratiqué.
13:55Et ça existe,
13:56on va dire,
13:56pour l'aspect factuel,
13:58théoriquement pour les crimes,
13:59puisque tous les crimes
14:00sont jugés avec un jury.
14:02Donc, les questions factuelles
14:04sont tranchées par le jury.
14:06Et dans un crime,
14:08les questions sont
14:08essentiellement factuelles.
14:10Il n'y a pas de débat
14:10pour savoir si tirer
14:12dans la tête d'un bonhomme
14:13est un meurtre.
14:14Bah oui, effectivement,
14:15tirer dans la tête
14:16est probablement un meurtre.
14:17Donc, il s'agirait
14:18d'étendre quelque chose
14:19qui existe déjà.
14:20Et là-dessus,
14:21il faut distinguer,
14:22à mon sens,
14:23ce qui est
14:24jugement pénal du reste.
14:26En matière pénale,
14:27il y a très peu
14:27de questions complexes
14:29de droit.
14:29C'est relativement simple
14:31dans l'immense majorité
14:32des cas.
14:32Et de toute façon,
14:33même lorsqu'il y a
14:33des cas complexes,
14:34on voit des décisions
14:35motivées un peu
14:36n'importe comment
14:36par les juges pénaux
14:37puisque ce ne sont pas
14:38les plus techniciens.
14:39Tout le monde sait
14:39que les juges pénaux
14:40sont souvent moins techniciens
14:41que les autres.
14:42Par conséquent,
14:43la décision par le juge pénal
14:45des juges pénaux élus
14:47permettrait d'avoir
14:49des décisions
14:49qui correspondent
14:50à ce que les gens souhaitent.
14:51Que le gros problème
14:52n'est pas juger coupable
14:54des gens qui sont coupables.
14:55Il y a 92%
14:56avec des procureurs
14:57qui souvent n'étudient
14:57pas trop les dossiers
14:58parce qu'ils en ont beaucoup,
14:59parce qu'ils n'en ont pas
15:00vraiment besoin.
15:01Ça veut dire qu'en fait
15:01le taux de condamnation
15:02n'est pas le problème.
15:03Le problème,
15:04c'est les peines.
15:05Et là-dessus,
15:06il est souhaitable
15:06d'avoir des peines
15:07qui correspondent
15:07à ce que les gens
15:08estiment devoir,
15:10enfin les pères,
15:11les citoyens,
15:12estiment devoir être la peine.
15:13Si on estime,
15:14par exemple,
15:15ce qui est le cas actuellement,
15:16que l'immense majorité
15:17du temps,
15:18un viol doit être requalifié
15:19en agression sexuelle,
15:20on fait semblant
15:20de voir qu'il n'y a pas eu viol
15:21et que la sanction
15:23doit être en pratique
15:24à zéro année de prison
15:26et simplement
15:27du brassé électronique.
15:28Si c'est l'opinion
15:29qu'on a sur le viol,
15:30je le comprends,
15:31mais il faut que ce soit
15:31un choix effectué
15:33par l'ensemble des citoyens
15:34et pas seulement
15:35par les membres
15:36de l'oligarchie.
15:38Des critiques pointent
15:39un caractère politique
15:40qu'auraient alors les juges,
15:41tenus donc
15:41de faire campagne.
15:43C'est typiquement
15:43une mesure
15:44de populisme judiciaire,
15:46mais vraiment,
15:47dans tout ce qu'elle a
15:48de plus inquiétant.
15:50Et ensuite,
15:51la légitimité des juges,
15:52heureusement que ce n'est pas
15:53par l'élection,
15:54dans tous les pays
15:55de droit continental,
15:56ce n'est pas par l'élection.
15:56Et pourquoi ?
15:57Parce qu'on n'est pas
15:59comme aux Etats-Unis.
16:00Vous imaginez
16:00si vous deviez faire
16:01une campagne,
16:02enfin moi,
16:02si je devais faire
16:03une campagne,
16:04aller chercher des financements
16:05avec le risque
16:06que ça peut avoir,
16:06comment on peut être
16:07impartial et indépendant
16:09si on est redevable
16:11de donateurs,
16:12si on est redevable
16:13et si on est politisé ?
16:14Est-ce qu'on a envie
16:15d'être jugé
16:16par un magistrat
16:17qui est soutenu
16:18par le RN,
16:19par LFI
16:20ou par un autre parti ?
16:21Non, moi,
16:21je crois que la légitimité...
16:22Vous n'êtes pas du tout d'accord ?
16:23Je voudrais vraiment finir
16:24sur la légitimité des juges.
16:25Elle repose
16:26sur l'expertise.
16:27Le droit,
16:27c'est compliqué.
16:28Donc,
16:28ils sont sélectionnés
16:29par concours
16:30sur la procédure,
16:31sur le respect
16:32des principes,
16:33sur la collégialité.
16:34Bruno Retailleau,
16:35en tant que chef
16:35du parti LR
16:36dont est issu
16:37le député
16:37Vincent Jean-Brun,
16:38s'est prononcé
16:38contre cette proposition.
16:40Je craindrais
16:40qu'il y ait une politisation.
16:42Au contraire,
16:42moi,
16:43je trouve que parfois,
16:44et je l'ai dénoncé
16:45sur un syndicat
16:46notamment des juges,
16:48je pense qu'un juge
16:49doit être non seulement
16:50indépendant,
16:51mais aussi impartial.
16:53Ainsi,
16:53selon le ministre,
16:54une élection des juges
16:55porterait atteinte
16:56à cette impartialité.
16:57Paradoxal,
16:58puisqu'il vient de dénoncer
16:59le manque d'impartialité
17:01d'un syndicat de juges.
17:02Et la politisation
17:03des magistrats
17:04est une réalité.
17:05Un tiers d'entre eux
17:06qui sont syndiqués
17:06le sont
17:07aux syndicats
17:08de la magistrature,
17:09notoirement connus
17:10pour ses positions
17:11en faveur de la gauche.
17:12C'est même pas seulement
17:13l'influence du syndicat
17:14de la magistrature,
17:15c'est même beaucoup
17:16plus profond que ça.
17:17C'est que quand on dit
17:17politisation,
17:18en fait,
17:19ça veut dire pluralisme.
17:20Actuellement,
17:21les gens qui deviennent
17:22juges pénaux
17:22ont casier exclusivement
17:24parce que c'est
17:25le profil des gens
17:26qui tentent le concours
17:28et qui ont la mentalité
17:29pour réussir ce concours.
17:30Le profil des juges pénaux
17:32sont des gens
17:32qui sont entre
17:33l'Europe écologie des verts
17:38et Gabriel Attal.
17:39C'est ça,
17:39un juge pénal
17:40à plus de 90% en France.
17:41Donc les gens
17:42ont déjà leurs opinions.
17:44Ça, c'est clair.
17:44Et d'ailleurs,
17:45on le voit.
17:45On l'a vu,
17:47pour exemple,
17:48pour l'affaire
17:48des assistants parlementaires
17:49du RN,
17:50où les sanctions
17:51concernant le modem
17:52ont été extrêmement légères.
17:54Il n'y a quasiment pas eu
17:54de peine d'inéligibilité,
17:56pas d'exécution provisoire,
17:57pas de condamnation pénale
18:00importante,
18:01y compris d'amende.
18:03François Bayrou,
18:04qui était dans la même situation
18:05que Marine Le Pen,
18:06qui n'est pas condamné.
18:07Et à l'inverse,
18:07pour le RN,
18:08on a des sanctions
18:09beaucoup plus dures,
18:10inéligibilité de 5 ans,
18:12exécution provisoire,
18:13lourdes amendes.
18:14La politisation existe,
18:16évidemment.
18:17Et d'ailleurs,
18:17tout le monde est politisé.
18:19Il ne faut pas croire
18:20que c'est parce que quelqu'un
18:20ne se présente pas
18:22aux élections
18:22qu'il n'est pas politisé.
18:23Vous voyez,
18:24prenez par exemple
18:25Éric Zemmour
18:26avant qu'il se présente
18:27à l'élection présidentielle.
18:29Moi, j'avais une idée
18:29de ses opinions politiques
18:30dans les années 2010.
18:32Et d'ailleurs,
18:32pour l'inverse,
18:33Noël Mamère,
18:33qui était pendant tant
18:34présentateur
18:35et qui ensuite est devenu
18:36candidat à une élection
18:37présidentielle
18:38d'Europe Écologie des Verts,
18:39c'est pas parce qu'il n'avait
18:40pas de personnalité politique
18:42attribuée
18:42qu'on ne pouvait pas savoir
18:43pour qui il votait.
18:44Le modèle existe déjà
18:46dans plusieurs pays.
18:47En Suisse,
18:47les juges fédéraux
18:48sont élus par le Parlement
18:49tous les 6 ans
18:49sur proposition
18:50de sa commission judiciaire.
18:52Aux États-Unis,
18:5339 États sur 50
18:54font appel
18:54à l'élection populaire
18:56pour la sélection
18:56de toute ou partie
18:57des juges d'État.
18:58Le premier élément
18:59qui est très intéressant,
19:00les juges sont plus respectés
19:02dans ces pays-là.
19:04C'est-à-dire que
19:04le statut social
19:05d'un juge
19:06en Suisse ou aux États-Unis
19:08est très supérieur
19:10au statut social
19:11d'un juge en France.
19:12Il est beaucoup plus respecté,
19:14estimé.
19:15Les gens le perçoivent
19:16comme étant plus haut
19:16dans la hiérarchie sociale
19:18qu'il ne l'est en France.
19:19Visiblement,
19:19l'élection accroît
19:21car il est corrélé
19:21avec un statut
19:22des juges plus élevé.
19:24Est-ce que ça donne lieu
19:25à des abus
19:27de temps en temps ?
19:30Ah oui.
19:31Mais en France aussi.
19:32Citez par exemple
19:33Eva Joly
19:34qui est considérée
19:35comme un modèle
19:36par de nombreux juges.
19:37Eva Joly
19:38vous disait
19:39qu'elle mettait
19:39les gens en prison
19:40pour attendrir la viande.
19:41Reste à savoir
19:42si une telle réforme
19:43suffirait à mettre
19:43un coup de pied
19:44dans la corporation.
19:45Et portons à présent
19:50faire un rapide tour
19:50de France.
19:54Les députés
19:55de nouveau
19:55sur un siège éjectable.
19:57À partir de cette semaine,
19:59Emmanuel Macron
19:59peut à nouveau
20:00décider de dissoudre
20:01l'Assemblée nationale
20:02à l'instar
20:03de ce qu'il avait fait
20:04l'an dernier
20:04après l'échec
20:05de la Macronie
20:06pour le scrutin européen.
20:07Un coup politique
20:08voulu par un président vexé
20:09qui aurait plutôt conduit
20:10à une situation
20:11pire qu'avant.
20:12En effet,
20:12l'absence de majorité
20:13bloque une partie
20:13du travail législatif
20:14et l'opposition
20:15souvent atone
20:16se refuse à censurer
20:18le gouvernement
20:19après avoir consenti
20:20à faire tomber
20:20Michel Barnier.
20:21Malgré ce panorama
20:22erratique
20:23de la vie politique française,
20:24Emmanuel Macron
20:24se voit toujours
20:25un avenir
20:25puisqu'il s'est invité
20:26aux 10 ans
20:27des Jeunes avec Macron
20:28samedi,
20:29expliquant qu'il aurait
20:29besoin de ses soutiens
20:30dans 5 et 10 ans.
20:33Des formulations
20:33surprenantes
20:34qui peuvent laisser craindre
20:35de drôles de projets
20:36de la part d'un président
20:37pourtant très impopulaire.
20:39Se baigner dans un fleuve sale
20:41et ulcérer l'Algérie,
20:42voilà le combo réussi
20:43de la mairie de Paris.
20:44En effet,
20:45samedi,
20:45la Seine a été
20:46officiellement rouverte
20:47à la baignade
20:47un an après
20:48les Jeux olympiques
20:49et nombreux athlètes
20:50tombaient malades
20:51malgré les milliards
20:51déversés dans l'eau
20:52pour tenter de la saignir.
20:54Cerise sur le gâteau,
20:55alors que les relations
20:56entre Paris et Alger
20:56sont exécrables
20:57avec notamment
20:58l'emprisonnement politique
20:59de Bolem Sansal,
21:00les réseaux sociaux
21:01se sont saisis
21:02d'une coïncidence.
21:03Samedi,
21:04jour de baignade
21:04dans la Seine,
21:05était aussi le jour
21:06de la fête nationale algérienne.
21:08L'occasion pour Alger
21:09et ses soutiens internautes
21:10d'agiter la victimisation
21:11en faisant référence
21:12aux manifestants
21:13du FLN jetés
21:14dans la Seine
21:14le 17 octobre 1961.
21:16De quoi laisser entendre
21:17que les relations
21:17entre les deux pays
21:18ne sont pas prêts
21:19de se réchauffer
21:19pour le plus grand plaisir
21:21des occultes algériens
21:22actuellement
21:22sur le sol français.
21:24Cambriolage
21:25particulièrement violent
21:26à Marseille.
21:27Vendredi soir,
21:27l'influence
21:27Soraya Rifi
21:28a été agressée
21:29à son domicile
21:30du 9e arrondissement
21:31de la cité phocéenne.
21:32Trois individus
21:33sont entrés
21:33dans son appartement
21:34après la ruse
21:35d'un prétendu voisin
21:36disant avoir perdu ses clés.
21:38Soraya Rifi
21:39a été frappée,
21:40blessée à coups de couteau
21:40et aspergée d'eau de javel.
21:42Elle affirme
21:42avoir perdu connaissance
21:43pendant plusieurs minutes
21:44et pense avoir été violée.
21:45Les agresseurs sont partis
21:46après avoir volé
21:47une montre Rolex,
21:48un bracelet quartier,
21:48des sacs de luxe de contrefaçon
21:50ainsi que ses clés
21:51de voiture et d'appartement.
21:52Ce phénomène
21:52des cambriolages
21:53en présence de l'occupant,
21:54connu sous l'anglicie
21:55homejacking,
21:56connaît un essor
21:57depuis quelques années.
21:58Certains cas sont médiatisés
21:59car frappant des célébrités
22:00à l'instar
22:01de la chanteuse Vita
22:02arrivent à la maison
22:03dans les Hauts-de-Seine.
22:04Mais de nombreux anonymes
22:05sont victimes.
22:06Tout porte à croire
22:07que les délinquants
22:07se dirigeraient vers ce secteur
22:09lucratif
22:09et moins dangereux
22:11que le trafic de drogue
22:11et ses fusillades.
22:13Une justice irréprochable.
22:16Un magistrat parisien
22:16a été mis en examen
22:17pour viol et violence
22:18par conjoint
22:19selon une source judiciaire
22:21relayée par France Info samedi.
22:22Placé sous contrôle judiciaire,
22:24il fait l'objet
22:24d'une information judiciaire
22:26pour des faits de viol
22:27et de violence
22:27entraînant pas plus
22:28de huit jours d'incapacité
22:29commis sur une personne
22:30ayant été sa conjointe
22:31ou concubine.
22:32Le dossier sensible
22:34est entre les mains
22:34du ministère de la Justice
22:36qui saisira le Conseil supérieur
22:37de la magistrature
22:38pour d'éventuelles sanctions
22:40disciplinaires.
22:41Afin d'éviter
22:42a priori
22:43tout conflit d'intérêts,
22:44l'affaire sera délocalisée
22:45comme ce fut le cas
22:46pour un ancien procureur
22:47de Cahors
22:47jugé à Montauban
22:49pour des faits similaires
22:50avec une décision attendue
22:51le 1er août 2025.
22:56Et nous poursuivons
22:57avec l'actualité internationale.
23:01Disparition inquiétante
23:03d'un touriste en Iran.
23:04Lénard Monterlos,
23:06jeune franco-allemand
23:06de 18 ans,
23:07originaire de Besançon,
23:09est porté disparu
23:10depuis le 16 juin
23:11alors qu'il faisait
23:11une randonnée
23:12à vélo en Iran.
23:14Cette disparition
23:15jugée inquiétante
23:16par le Quai d'Orsay
23:17intervient dans un contexte
23:18tendu,
23:19Téhéran étant accusé
23:20de cibler des Occidentaux
23:22pour des motifs
23:22d'espionnage.
23:23Le ministère
23:24des Affaires étrangères
23:25recommande aux ressortissants
23:26français
23:27d'éviter l'Iran
23:28en raison des risques
23:29de détention arbitraire
23:30qui existeraient.
23:31Lénard Monterlos,
23:33passionné de sport
23:34et d'aventure,
23:34avait entrepris
23:35un périple
23:35de 35 000 kilomètres
23:36à travers 35 pays.
23:38Sa dernière publication,
23:39le 15 juin,
23:40montrait son émerveillement
23:41face aux paysages iraniens.
23:43Pour l'heure,
23:43la piste d'un décès
23:44dans une des villes
23:45victimes des bombardements
23:47d'Israéliens
23:47ne semble pas avoir
23:48été explorée.
23:49Les frontières
23:51ont la vie dure.
23:52A partir de ce lundi,
23:53la Pologne rétablit
23:54des contrôles temporaires
23:56à ses frontières
23:56avec l'Allemagne
23:57et la Lituanie
23:58pour contrer
23:59l'immigration irrégulière
24:00dans le cadre
24:00de sa nouvelle stratégie
24:02migratoire 2025-2030.
24:04Cette mesure,
24:04annoncée par le Premier ministre
24:06libéral et pro-Bruxelles
24:07Donald Tusk,
24:09répond aux contrôles
24:10instaurés par l'Allemagne
24:11depuis 2023,
24:12accusés de renvoyer
24:13des migrants
24:14vers la Pologne.
24:15Ces derniers,
24:16souvent en transit
24:17depuis la Biélorussie
24:18via la Lituanie,
24:19alimentent les tensions
24:20dans l'espace Schengen.
24:22L'objectif est d'intercepter
24:23les entrées illégales,
24:25démanteler les réseaux
24:26de passeurs
24:27et limiter les risques
24:28liés au terrorisme
24:29et à la criminalité.
24:31Cependant,
24:31ces contrôles,
24:32bien que temporaires,
24:33suscitent des critiques
24:34notamment d'Amnesty International
24:36pour des refoulements
24:37présumés contraires
24:38aux droits internationaux,
24:39menaçant les principes
24:41même de libre circulation
24:42de Schengen.
24:44Inondations meurtrières
24:45au Texas.
24:46Depuis jeudi soir,
24:47des pluies torrentielles
24:48ont frappé le sud
24:49des Etats-Unis
24:50provoquant une crue
24:51du fleuve Guadeloupé
24:52près de San Antonio.
24:54Ce lundi,
24:54un bilan provisoire
24:55a évoqué 82 morts
24:56dont 28 enfants.
24:58Concrètement,
24:58dans cette zone touristique,
25:00les camping-cars
25:01ont été emportés
25:02avec leurs occupants
25:03à l'intérieur
25:04et des maisons
25:04soulevées
25:05de leur fondation.
25:06L'électricité
25:07et les réseaux
25:08ont été coupés
25:09rendant difficile
25:10les contacts
25:10avec les sauveteurs.
25:12Près de 500 secouristes
25:13et 14 hélicoptères
25:14ont été déployés
25:15pour retrouver
25:16les dizaines
25:17de disparus.
25:21Et voilà,
25:22nous approchons
25:22de la fin
25:23de cette édition.
25:23Retrouvé
25:24dès à présent
25:24politique et éco,
25:25Pierre Bergerot
25:26reçoit
25:26l'économiste
25:27Jacques Sapir
25:28pour évoquer
25:28le ralentissement
25:29de la croissance russe
25:30et le modèle économique
25:31pour l'après-guerre.
25:33Ce qui est intéressant,
25:34c'est qu'il y a une étude
25:35qui a été faite
25:35par nos collègues
25:37de l'Institut
25:38de prévision économique
25:39et qui montre
25:40que l'économie russe
25:42réagirait plus
25:44à un desserrement
25:46des taux,
25:47à ce qu'ils appellent
25:48une politique monétaire
25:50accommodante
25:51avec la politique budgétaire
25:52qui elle-même
25:53est expansive,
25:54qu'à une suspension
25:56d'une partie
25:57des sanctions.
25:58Parce que,
25:59si vous voulez,
25:59ils ont déjà testé
26:00dans les modèles économétriques
26:01qu'est-ce que ça ferait
26:02la suspension
26:04des sanctions
26:05et de manière intéressante
26:07et pour nous
26:09un peu surprenante.
26:10Oui,
26:10ils n'avaient pas l'air
26:10tellement surpris.
26:11Mais de manière intéressante,
26:13on voit que
26:14la suspension
26:15d'une grande partie
26:16des sanctions
26:17ne provoquerait
26:19une hausse du PIB
26:21que de 0,5 à 0,7%.
26:23Demain,
26:23à partir de 7h,
26:24vous pourrez également
26:25découvrir notre Zoom
26:26avec l'économiste
26:28brésilien
26:28Paolo Nogueira
26:29Batista Junior,
26:30ancien directeur exécutif
26:32du FMI
26:32et membre fondateur
26:34de la Banque de Développement
26:35des BRICS.
26:36Il évoque
26:36l'organisation
26:37du Sud Global
26:38et les défis
26:39qui s'offrent à elle
26:39pour vaincre la crise
26:40de croissance
26:41qu'elle affronte.
26:43C'est maintenant
26:43la fin de cette édition.
26:45Merci à tous
26:46pour votre fidélité.
26:47Rendez-vous demain
26:47même lieu même heure.
26:48En attendant,
26:49portez-vous bien.
26:50Bonsoir.
26:51Sous-titrage Société Radio-Canada
26:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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