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  • il y a 1 minute
Ce mercredi 16 septembre, Patrice Gautry, chef économiste de l'Union Bancaire Privée, a abordé le rapprochement de la FED vers une hausse des taux, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, l'éco du monde.
00:03C'est Patrice Gautry, le chef économiste d'Union Banca Privée.
00:06Bonjour Patrice, on est ravis de vous retrouver.
00:07Bonjour.
00:07Ce soir, la Fed, qui va d'ailleurs sans doute tenir compte des ventes au détail,
00:11qui ont été publiées, toujours intéressant de regarder ce que consomment les Américains,
00:14et ventes au détail, à nouveau supérieures aux attentes au mois d'août aux Etats-Unis.
00:18Oui, 1,2%, ça renverse effectivement le mois dernier qui était en légère contraction,
00:23avec des effets de rattrapage.
00:24Donc on a eu par exemple les ventes sur Internet qui ont rebondi,
00:28on a eu des sorties aux restaurants qui ont accéléré,
00:31et puis il y a des dépenses effectivement de consommation de fuel pour les voitures,
00:36comme le prix est élevé, donc ça a aussi gonflé les ventes globales,
00:41mais on peut dire que ce sont tous les secteurs en fait qui ont été plutôt bons,
00:45ce qui veut dire que pour le troisième trimestre,
00:47on va avoir une consommation qui sera très largement encore au-dessus de 2% en rythme annualisé,
00:54et que si on continue comme ça, eh bien la Fed, à la limite, elle peut monter ses taux,
00:58parce qu'il y a moins de risques effectivement sur la croissance,
01:02et que c'est simplement un risque d'inflation.
01:04Effectivement, on a une inflation toujours collante,
01:05mais un consommateur qui tient, on le voit dans le chiffre du jour des ventes au détail,
01:08l'emploi aussi, le rapport sur l'emploi il y a quelques jours était supérieur aux attentes.
01:12Du coup, ce soir, tout le monde anticipe la hausse de taux.
01:14Qu'est-ce qu'elle signifierait cette hausse de taux,
01:17dans la mesure où Kevin Warsh avait été nommé pour au contraire baisser les taux ?
01:21Oui, alors ça c'est un exercice de communication,
01:23peut-être plus que les grandes surprises sur je monte ou je ne monte pas les taux.
01:27L'exercice de communication est difficile pour Kevin Warsh.
01:29S'il ne monte pas les taux, ça ne plaira pas au marché obligataire,
01:32il faudra qu'il dise pourquoi.
01:34Et s'il monte les taux, eh bien il faudra qu'il explique aussi
01:36si on rentre dans un cycle de hausse de taux.
01:39Donc de toute façon, le travail de justification est important dans les deux cas,
01:44et c'est comme vous l'avez rappelé, un test de crédibilité
01:47parce que pour l'instant, la communication de Kevin Warsh n'a pas convaincu,
01:50même si Jackson Hole était un petit peu plus en matière de rigueur,
01:54de politique monétaire avec le rappel des 2%.
01:57Et de l'autre côté, on a aussi M. Bessent,
01:59dont la communication passe un petit peu difficilement,
02:02notamment du côté des marchés obligataires.
02:04Patrice, il y a ce qu'on appelle la zone neutre chez les banques centrales,
02:07c'est-à-dire la zone où on ne restreint pas l'activité économique
02:11et on ne la soutient pas outre mesure.
02:14Où elle se situe avec ces perspectives d'inflation
02:17et ces taux obligataires qui ont grimpé ces derniers temps ?
02:19Parce que les spécialistes de la Fed disent,
02:21entre 3 et 3,25,
02:24est-ce que ce niveau doit être un petit peu bougé là aussi ?
02:27Alors le taux neutre, c'est-à-dire le taux au-delà
02:31duquel la politique monétaire mort sur l'activité,
02:34est estimé aujourd'hui entre 3 et 3,50 aux États-Unis.
02:38Donc on est juste un petit peu au-dessus.
02:40Si on monte encore les taux, on peut aller chercher vers du 4%,
02:43on mordra très légèrement,
02:45mais ça veut dire que globalement,
02:47la politique monétaire américaine n'est pas véritablement restrictive
02:50et on le voit avec les statistics de crédit
02:52qui sont encore très très bonnes.
02:54Alors ce taux neutre n'est pas stable dans le temps,
02:56il évolue avec l'activité,
02:58notamment si on attend pour les prochaines années
03:00des gains de productivité importants,
03:01et bien ce taux neutre pourrait lui aussi monter.
03:04A l'inverse, si on a un choc,
03:06comme par exemple avec tout ce qui se passe
03:08sur l'énergie des hausses à récurrente des prix du baril,
03:12et bien à ce moment-là, l'activité est cycliquement impactée
03:15et le taux d'intérêt neutre lui aussi pourrait se réduire.
03:19Mais aujourd'hui, on tient aux alentours au minimum de 3%,
03:22voire un petit peu plus de 3,50.
03:23Et c'est toute la, je dirais, la science de l'explication
03:27que Warch va nous donner ce soir.
03:30Est-ce qu'il vaut positionner la politique monétaire
03:32en territoire restrictive ?
03:34C'est la question fondamentale
03:35et c'est là où les marchés, obligataires comme les marchés monétaires,
03:38attendent M. Warch.
03:39Effectivement, restaurer la crédibilité,
03:41apporter un peu de clarté, de visibilité.
03:43Alors lui a toujours dit qu'il ne souhaitait pas apporter plus de visibilité,
03:45que la Fed ne pilote plus les marchés.
03:47On verra comment il navigue et il avance sur cette ligne de crête.
03:49Il se trouve qu'hier, les États-Unis ont émis de la dette à 20 ans
03:51et que la demande d'investisseurs étrangers,
03:53la demande était au plus bas historique.
03:55Jamais les investisseurs étrangers n'ont été aussi peu présents
03:57sur une adjudication à 20 ans américaine.
04:00Merci beaucoup Patrice de nous avoir accompagnés.
04:02Patrice Gauthry, l'Union bancaire privée.
04:04Les taux allemands aussi se tendent,
04:05mais alors surtout les taux courts, figurez-vous,
04:07on n'en parle peut-être pas assez,
04:08mais le 2 ans allemand se tend à une vitesse assez impressionnante.
04:12Pourquoi ? Parce que ce 2 ans allemand,
04:13il est très sensible aux cours du gaz
04:14et de l'activité quasi immédiate très court terme.
04:17Les cours du gaz qui se tendent,
04:18ce n'est pas bon pour l'industrie allemande,
04:20d'autant que les prix d'électricité risquent de subir
04:22cette hausse des cours du gaz là-bas en Allemagne.
04:24On en parlait hier dans la data room,
04:25c'est la data room d'Isabelle Enos
04:26à retrouver en replay sur l'application BFM Business,
04:29mais il faut suivre de très près
04:30ces taux très courts allemands
04:31qui eux se tendent encore un peu plus que les autres.
04:33Pour nous Français, c'est le fameux
04:35« quand je me compare, je me rassure »,
04:37sur les taux courts, en tout cas ceux de l'Allemagne
04:38montent encore plus vite que les nôtres.
04:40Le CAC est en hausse, plus 0,4%.
04:41CAC est en hausse, plus 0,4% de l'Allemagne montent encore plus vite que les nôtres.
04:41CAC est en hausse, plus 0,4% de l'Allemagne montent encore plus vite que les nôtres.
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