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  • il y a 35 minutes
Ce mercredi 16 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:01BFM Business, 15h30, 16h
00:08USA Today, Antoine Larigauderie
00:11C'est votre dose quotidienne, votre demi-heure quotidienne de pleine connexion avec Wall Street, avec les marchés américains.
00:19Autant dire qu'il y a encore plein de choses à dire aujourd'hui.
00:21USA Today, nouvelle édition.
00:24Alors bien entendu, on va parler de l'actualité immédiate, celle des statistiques américaines.
00:29On a encore eu un chiffre qui montre que l'économie américaine est en pleine forme, à savoir les ventes
00:35de détails.
00:36L'inflation n'a pas l'air de ralentir la consommation des Américains.
00:40Et ça, c'est un signal particulièrement intéressant.
00:43Pourquoi ?
00:44Tout simplement parce qu'on attend ce soir pour 20h une décision très importante, très attendue évidemment, celle de la
00:50réserve fédérale américaine.
00:52Alors une écrasante majorité d'analystes pensent que la Fed va relever ses taux d'un quart de point, un
00:58petit peu comme la BCE la semaine dernière.
01:02Est-ce suffisant ? Est-ce le moment ? Est-ce qu'il n'est pas finalement trop tard ?
01:06Kevin Warsh a connu des débuts un petit peu chaotiques au début de son mandat à la Fed, à savoir
01:12qu'il pensait qu'il suffisait de laisser un peu faire les taux sur le marché obligataire
01:16pour faire le job, pour maîtriser l'inflation.
01:18Bon, il a été rattrapé par la réalité.
01:20On voit que les prix du pétrole de toute manière constituent le principal ingrédient de l'inflation.
01:25Et même si c'est un facteur temporaire, il est en train de s'installer.
01:27Et ça, c'est important.
01:29Et puis, on parlera de l'intelligence artificielle.
01:31Alors que l'ensemble des grands architectes du secteur tentent à vouloir calmer, à ralentir le développement de l'intelligence
01:37artificielle.
01:38Mais Mark Zuckerberg, le patron de Meta, lui, ne l'entend pas du tout de cette oreille.
01:43On va rentrer dans le détail de toute cette actualité foisonnante.
01:45Vous le voyez derrière moi.
01:47Le Dow Jones commence la séance sur une très, très légère hausse.
01:50Un plus 0,01% à 52 098 points.
01:54Du côté des autres indices américains, le Nasdaq, l'indice riche en valeur technologique,
01:57avec plus 0,49%.
01:58La tendance semble un peu plus positive autour de cette techno américaine.
02:03Ça nous donne un S&P 500 en hausse de 0,25%.
02:07USA Today, c'est une demi-heure de connexion totale avec Wall Street.
02:12À retrouver un podcast et en replay quand ce sera terminé, vers 16h30.
02:16Et en attendant, ça commence maintenant, en direct.
02:20USA Today, sur BFM Business.
02:24Et un plateau féminin aujourd'hui pour commenter cette actualité des marchés américains.
02:29Géraldine Mettifeux, Alter Egal, bonjour.
02:31Bonjour Antoine.
02:32Et Clémentine Gallès de Société Générale Private Banking.
02:36Merci d'être avec nous.
02:37Évidemment en ligne, comme tous les jours, notre grand Manitou des marchés américains.
02:42John Plassard, cité gestion.
02:44Bonjour John.
02:45Bonjour Antoine.
02:46Alors, ces chiffres de la consommation américaine, les ventes de détails qui ont été publiés, bien plus robustes qu'attendues.
02:51On est sur une hausse d'1,2%.
02:55L'inflation n'a pas l'air d'amoindrir les envies d'argent, les envies de consommer du consommateur américain.
03:01Oui, alors les chiffres sur le papier sont très bons.
03:04Vous l'avez dit, 1,2%.
03:05Il faut rappeler que le mois dernier, on était dans un chiffre négatif, un moins 0,5% en juillet.
03:11Et on a un consensus qui s'attendait à une hausse de 0,8% contre donc 0,2%
03:16aujourd'hui.
03:16Alors, on a une progression qui est la plus forte depuis 5 mois.
03:20Et ce qui est assez intéressant, c'est qu'en fait, dans la statistique d'aujourd'hui, vous avez des
03:26catégories.
03:26Sur les 13 catégories, vous en avez 12 qui sont en hausse, dont les stations-service, les détaillants hors magasin,
03:36les détaillants en ligne et puis les appareils électroniques.
03:41Donc, les Américains consomment toujours et même, et ça c'est très important, si vous enlevez l'automobile et les
03:49carburants, les ventes ont aussi progressé de 1,2%.
03:56Ce qui est encore plus intéressant, Antoine, c'est si on regarde ce qu'on appelle le contrôle groupe.
04:03Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:04Ça veut dire que lorsque vous construisez le chiffre de la croissance américaine, vous avez plusieurs éléments et notamment les
04:13ventes au détail.
04:14Et cette partie des ventes au détail qui rentre dans le calcul de la croissance américaine a bondi de 1
04:22,4%.
04:23C'est sa plus forte hausse depuis deux ans.
04:26Donc, ça va vraiment contribuer à la croissance américaine du troisième trimestre.
04:31Donc, aujourd'hui, pour conclure, on voit qu'il y a une résilience du consommateur américain, mais il y a
04:38toujours un petit même, vous savez, Antoine.
04:40Eh bien là, il faut faire attention parce que les chiffres d'aujourd'hui, évidemment, ils ne sont pas corrigés
04:45de l'inflation et que le pouvoir d'achat réel reste sous pression.
04:50C'est-à-dire que ce n'est pas parce que vous payez plus que vous avez plus.
04:54Et souvent, par exemple, on parlait des stations à sens.
04:58Eh bien, si le prix de l'essence progresse, eh bien, vous devez payer plus, non pas parce que vous
05:03avez plus, mais parce que le prix du galon a augmenté aux États-Unis.
05:08Donc, petit bémol, mais très bon chiffre aujourd'hui globalement.
05:13Oui, sans compter, et on en a beaucoup parlé hier, que les taux obligataires qui grimpent, alors là, ça a
05:19tendance à un tout petit peu se calmer.
05:20On est repassé sous les 5 % pour le 10 ans américain.
05:22On est à 4,97, mais tout ça fait flamber les taux hypothécaires.
05:26Ça a renchéri le coût de l'immobilier, ça devient un produit de luxe aux États-Unis avec un taux
05:30de base à 30 ans qui, maintenant, est bien au-delà des 7 %.
05:33Clémentine Gallès, votre commentaire sur ces chiffres de la consommation américaine.
05:37Ça reste, malgré la grille de lecture qui peut modérer éventuellement ces chiffres, ça reste quand même fondamentalement de bons
05:45chiffres.
05:46Clairement, l'économie américaine, en un mot, est clairement sur une très forte, une très bonne dynamique.
05:51Et la consommation, alors c'est déjà le cas depuis plusieurs années, mais reste un des gros moteurs de cette
05:57croissance.
05:58Et donc, si on regarde depuis 2022, on a une croissance moyenne par an de 2,5.
06:03Et c'est vraiment la consommation qui a été un des principaux moteurs, parce que ça représente de l'ordre
06:09de 70 % du PIB.
06:11Et alors, on avait un petit peu des attentes, parce que le deuxième trimestre avait un petit peu ralenti.
06:16Mais ce qu'on voit, et ce que le chiffre confirme aujourd'hui, c'est que le troisième trimestre reste
06:21de nouveau, apparaît très dynamique.
06:23On a même des indicateurs de GDP Now, donc des indicateurs qui mesurent en temps réel en fonction des indicateurs
06:28avancés,
06:29et qui signaleraient que la croissance pour le T3 serait supérieure à 4 %, donc en termes réels.
06:35Donc, une croissance bien dynamique, et toujours bien soutenue par la consommation ce trimestre.
06:43Oui, GDP Now, je crois que c'est la fête d'Atlanta qui s'en occupe de cet indicateur.
06:47Géraldine Métifeux, que le consommateur américain continue de tenir le coup, malgré les perspectives d'inflation,
06:52malgré tous les facteurs dont on vient de parler, c'est un signal encourageant pour l'économie mondiale ?
06:57Mondiale, je ne sais pas, aux Etats-Unis, c'est sûr.
06:59Oui, on est contents pour eux, il n'y a pas de problème.
07:03La politique de Donald Trump sur le commerce mondial est quand même un peu auto-centrée,
07:07donc je ne suis pas sûre que ça profite tant que ça.
07:09Sans doute toute la partie semi-conducteur et tout ce qui va être importé.
07:12Après, c'est vrai que moi je retiens ce qui a été dit sur l'inflation,
07:15c'est-à-dire que ce que ça ne dit pas ce chiffre, c'est qu'au fond, en réalité,
07:18comme on n'arrête pas de parler d'une inflation qu'on n'arrive pas à résoudre,
07:23il y a quand même une partie d'inflation dans ce chiffre-là, et notamment pour l'essence.
07:26Alors j'entends qu'en récent, c'est aussi très fort,
07:28mais j'entends aussi que toutes les composantes électroniques de mémoire,
07:31ce n'est pas de moins en moins gratuit.
07:33Et puis, l'autre point que je note aussi, c'est que ça probablement,
07:37ça ne donne pas la réalité de l'état de l'économie des Etats-Unis,
07:41parce qu'on sait que depuis quelques temps, déjà, ce n'est plus la fracture sociale,
07:45c'est le grand canyon entre certains Américains très riches
07:48qui profitent très très bien de tout ça et qui ne sont pas très impactés par cette inflation
07:51parce qu'ils ne se leur posent pas de problème de mettre de l'essence ou de loyer
07:55ou de payer 7% leur crédit.
07:57Et qui, de fait, sont les principaux contributeurs.
08:01En fait, je pense qu'il y a une très grande disparité.
08:01Et je pense que c'est plutôt ça qui va inquiéter notamment les politiques américains
08:05dans l'élection mid-term qui se lance dans les jours à venir.
08:09Et je pense que c'est ce contraste qui va être saisissant pour l'ensemble des observateurs
08:12parce qu'on aura une partie de l'économie à la traîne.
08:14Après, je ne sais pas ce que ça dira, je ne suis pas aussi spécialiste que vous tous,
08:16mais je ne sais pas ce que ça dira après dans la réalité.
08:18Mais oui, les chiffres sont impressionnants
08:21et probablement que ça justifiera, à mon grand désarroi, une hausse des taux de la Fed.
08:26Mais on déçoit par rapport à celui de Trump, c'est rien du taux de la Fed.
08:29Dites-vous bien que lui, il ne doit plus endormir de la nuit.
08:31Ah ben nous non plus du coup.
08:33Forcément, il perd un truc.
08:344,97, donc pour le 10 ans américain sur le marché obligataire.
08:38Un petit coup d'œil sur l'or qui est remonté.
08:42Ben oui, puisque comme les taux américains ont tendance à baisser,
08:45le dollar a un petit peu baissé par rapport aux autres monnaies,
08:47ça fait rebondir l'or, 4 395 dollars à l'instant.
08:52Enfin, la pression reste quand même entière autour du métal précieux.
08:57John Plassa, évidemment, tout ça nous amène à l'actualité à venir.
09:00Et ce soir, 20 heures avec la décision de la Réserve fédérale américaine sur ses taux.
09:05Le comité de politique monétaire est en conclave depuis hier.
09:10Donc oui, on attend à une écrasante majorité.
09:13Je crois qu'ils sont à plus de 80% les analystes qui attendent une hausse des taux de 0
09:19,25%.
09:21Maintenant, plein de questions qui seront guettées dans les commentaires,
09:25dans la conférence de presse.
09:26Est-ce que c'est le début d'un cycle de hausse de taux ?
09:28Est-ce que 25 centimes, ça va suffire ?
09:31Ou est-ce que c'est déjà dans les cours et que ça sert d'ores et déjà à rien
09:34?
09:35Beaucoup de choses qui restent en suspens, John.
09:38Oui, est-ce que j'ose poser la question qui fâche, que personne n'ose poser, Antoine ?
09:43Allez-y, allez-y.
09:43Eh bien, sommes-nous à quelques heures de la même erreur politique monétaire de 2011
09:50de la BCE de Jean-Claude Trichet qui monte les taux parce que l'énergie est beaucoup trop élevée.
09:56Et en fait, Mario Draghi les remaisse directement après lorsqu'il arrive à la tête de la BCE.
10:01Et donc, on est dans cette situation.
10:03Mais Kevin Walsh ne va pas partir.
10:05Et la question que vous avez posée, qui est évidemment la question cruciale,
10:10sommes-nous à l'entame d'un cycle de hausse de taux ?
10:14Ou est-ce qu'on monte juste de 25 points de base de manière préventive ?
10:19On se souvenait, l'année passée, c'était des baisses préventives.
10:23Là, on serait dans des hausses préventives.
10:26Et donc, c'est toute la question.
10:28Et on va avoir, ce qui est très intéressant,
10:29on va avoir un message qui ne sera donné pas spécialement par Kevin Walsh.
10:34On a assez dit qu'il ne voulait surtout pas trop commenter l'avenir des taux.
10:41Cette fameuse forward guidance, on ne va pas y revenir.
10:43Mais la chose, c'est que ce soir, il y a les nouvelles prévisions économiques.
10:48Et en fait, à travers les nouvelles prévisions économiques,
10:51on va savoir si la Fed est plus ou moins, dans le consensus de la Fed,
10:57elle est plus ou moins doviche ou au quiche sur l'avenir,
11:01au niveau de l'inflation, au niveau de la croissance et au niveau de l'emploi.
11:06Et ça, ça va être très intéressant.
11:08C'est surtout ça qu'il faut suivre,
11:10et pas spécialement la couleur de la cravate du nouveau président de la Fed.
11:18Je vous rappelle quand même, pour l'anecdote,
11:20qu'on analyse tout aux États-Unis,
11:23et on analysait souvent la couleur de cravate du président de la Fed
11:28lorsqu'il arrivait en disant,
11:30« Là, il est plus doviche ou au quiche, etc. »
11:33Donc, ce n'est pas ce qu'on va regarder aujourd'hui.
11:35On va regarder les projections économiques.
11:37Et évidemment, on va voir potentiellement,
11:41et ça, c'est assez intéressant,
11:42une hausse de taux, parce que, comme vous l'avez dit,
11:45on est à quasiment 90 % de probabilité ou de hausse de taux,
11:49eh bien, potentiellement, une hausse de taux
11:51avec un discours un peu plus doviche.
11:54C'est-à-dire, on le fait, mais après, on se calme.
11:56Alors, il ne va pas le dire comme ça, je le répète,
11:58mais ça, paradoxalement, ça pourrait faire baisser les taux longs,
12:03les rendements des taux longs.
12:04Et ça, on ne s'y attend pas, parce que tout le monde anticipe
12:08qu'on pourrait aller sur le 10 ans, par exemple,
12:11eh bien, aller tutoyer les 5,5, voire les 5,10 %.
12:13Eh bien, là, ça pourrait avoir l'effet contraire.
12:17Oui, ça reste une grande question,
12:18parce qu'essayer un petit peu d'anticiper les réactions de marché.
12:23Tenez, il y a JP Morgan qui disait hier,
12:25si Kevin Walsh ne monte finalement pas les taux,
12:29ce qui reste une possibilité, ténue, mais une possibilité,
12:32là, il y a une baisse à prévoir du S&P 500 d'1,25 à 1,75 %.
12:37Et d'un autre côté, il y a un autre bureau d'analyse qui disait
12:39une fois que Walsh aura remonté les taux,
12:43il faut s'attendre à une baisse de 8 à 10 % du S&P 500
12:46dans la semaine qui suit.
12:47Bref, on ne comprend plus rien.
12:48Clémentine Gallès, vous, vous devez regarder ça.
12:51Alors, vous, vous êtes vraiment sur la macro,
12:54mais les réactions de marché sont quand même très, très compliquées
12:57à pouvoir anticiper.
12:58Sur la macro, et comme je travaille beaucoup avec, au final,
13:02l'idée de la gestion de patrimoine pour le compte de nos clients,
13:05je suis quand même très connectée au marché.
13:06Et c'est vrai que, pour moi, de mon point de vue, en tout cas,
13:09ce soir, on devrait avoir l'annonce d'une hausse de taux
13:12et qui devrait être la première d'un début de cycle de resserrement
13:16de la réserve fédérale.
13:18Parce que, comme je disais tout à l'heure, la croissance est dynamique,
13:21notamment du fait de la consommation, mais aussi l'investissement dans l'IA.
13:25Et donc, on a de quoi entretenir les tensions inflationnistes
13:30qui apparaissent du fait de successions de chocs.
13:33Alors, évidemment, notamment du pétrole,
13:35mais on a aussi toujours les tarifs douaniers.
13:38Et puis, le choc de la demande positive
13:40qui implique des tensions sur les prix de l'IA.
13:45Pour vous, ce serait plus une réaction à un cadre général
13:48de l'économie américaine qui fonctionne à plein tube,
13:50mais peut-être un petit peu trop,
13:52qu'une réaction épidermique, effectivement,
13:55à cette hausse du pétrole qui, nécessairement, est temporaire.
13:58Oui, d'ailleurs, quand on regarde l'inflation,
13:59et même l'inflation sous-jacente,
14:01bon, ça fait plusieurs années qu'on est au-dessus de la cible,
14:03mais on voit déjà, depuis quelques mois,
14:06se dessiner une tendance à la remonter.
14:08Donc, c'est effectivement pour infléchir cette tendance-là
14:12que la Fed devrait faire une hausse de taux ce soir
14:15et pourrait continuer dans les mois à venir.
14:18Et donc, ce qui sera suivi de près,
14:20c'est évidemment la communication autour des prévisions
14:23et des fameux dot-plots.
14:24Donc, quelle est la vision des membres
14:27des comités de politique monétaire
14:28et pour voir jusqu'où il pourrait aller.
14:32Et sachant que, pour l'instant,
14:33on n'est pas du tout dans les niveaux d'inflation
14:35qu'on avait au moment du choc Covid de 2022.
14:38On est à des niveaux d'inflation beaucoup plus raisonnables.
14:41Donc, on ne voit pas les taux non plus remonter
14:43de façon démesurée.
14:44Mais voilà, pour moi, c'est le début d'un petit cycle
14:47de remontée des taux de la Réserve fédérale.
14:50D'accord. OK, à retenir.
14:51Et puis, en plus, il va falloir lire avec des grosses lunettes
14:55parce qu'on se souvient que Kevin Warsh avait dit
14:57plus de forward guidance.
14:58Les dot-plots, bon, éventuellement,
15:01ils vont être dessinés en gros.
15:03Enfin, ça va être moins clair que d'habitude.
15:05Et du coup, les marchés pourraient agir
15:07de manière un petit peu plus volatile.
15:08Donc, bon, Trump a des raisons de se désespérer.
15:12Kevin Warsh ne fait pas du tout ce qu'il avait
15:16l'intention de faire à l'origine.
15:18Et Donald Trump lui avait commandé des baisses de taux,
15:21en gros.
15:21Ce n'est pas du tout ce que j'avais commandé,
15:23il va lui dire.
15:24Mais en tout cas, vous, ça ne vous ravit pas, Géraldine.
15:28Alors, sur la partie US, je la comprends un peu mieux,
15:31c'est sur la partie européenne,
15:31mais là, on n'est pas pour ça,
15:32mais que je comprends moins.
15:34On est là aussi pour ça.
15:35On est là aussi pour ça, on peut vous parler,
15:36mais ce que je veux dire, c'est que, d'abord,
15:38on voit bien qu'on n'est plus vraiment aligné
15:40sur l'Europe et sur les États-Unis.
15:42C'est-à-dire que même si on a connu
15:43une sorte de parallélisme pendant, je ne sais pas,
15:44dix ans sur l'Europe, un peu moins,
15:46sur l'Europe et les États-Unis,
15:47à peu près jusqu'au Covid,
15:48au sortir du Covid, vous l'indiquiez,
15:50on avait des États-Unis en surchauffe d'économie,
15:54ce qui n'était pas le cas des Européens.
15:56Et déjà, si vous voulez, moi, j'entends ce qu'on a dit
15:58sur on va monter les taux pour lutter
16:00contre le prix de l'énergie.
16:02Oui, je dois avouer que je vois mal l'impact que ça aura.
16:06Et donc, je comprends qu'on puisse leur le faire.
16:07Ce n'est pas Kévin Noirge qui va déboucher
16:08le droit d'Hormuz, ça.
16:10Ni tous les autres problèmes,
16:11j'ai l'impression que Trump n'y arrive pas bien.
16:13Mais je ne vois pas tellement l'impact.
16:15Et on parlait de l'investissement dans l'IA
16:16qui se fait quand même beaucoup en dette.
16:17Donc, des taux élevés,
16:19ça va plutôt plaider pour un ralentissement.
16:21En tout cas, ça renchérit.
16:23Une consommation des Américains,
16:25elle est liée à l'énergie indirectement.
16:26Tout ce qui est lié à la tech,
16:27à l'investissement, à l'IA et ainsi de suite,
16:30c'est très lié à la consommation d'énergie
16:32et aux tarifs qui vont être pratiqués.
16:34Donc, moi, je ne vois pas ça d'un très bon oeil,
16:37très honnêtement.
16:38Le tout avec des marchés actions
16:39que je trouve, eux, en revanche,
16:40en total surchauffe.
16:42Alors, eux, ils sont hyper ouverts.
16:44C'est-à-dire que tout est bien.
16:45C'est-à-dire qu'on vend un truc,
16:47on en achète un autre,
16:47on ne le vend jamais.
16:48On a toujours l'impression que le mec a peur
16:50de ne pas monter dans le train,
16:50donc il achète.
16:52Mais voilà, moi, ça me laisse assez circonspect.
16:54Je ne suis pas certaine que le tour de vis
16:57qui aura lieu au moins ce soir
16:58et peut-être après,
16:59je ne suis pas certaine
16:59qu'il aura l'effet escompté sur les marchés.
17:02Mais d'un point de vue d'investisseur,
17:04quand vous commencez à avoir des taux
17:05sans risque agréables
17:07et qui battent l'inflation,
17:09en bon investisseur de base,
17:11vous vous demandez qu'une fois
17:12que vous avez pris 70% en trois ans,
17:14est-ce que vous allez continuer
17:14à prendre ce petit risque-là
17:15ou est-ce que vous mettez un peu au chaud
17:18avec deux points de plus d'inflation
17:19que l'inflation sur des taux
17:21qui vous paraissent relativement sans risque ?
17:23Et je pense que c'est plutôt ça
17:24qui va m'inquiéter.
17:25Mais on s'éloigne un peu du concept de la Fed.
17:27Non, pas du tout.
17:28On y reste.
17:29Et c'est aussi une question
17:30que je voulais vous poser, Clémentine Gales,
17:32parce qu'on se l'était posé pour la BCE.
17:34Alors c'est vrai que là,
17:35on n'a pas vraiment d'économie
17:37en surchauffe à gérer.
17:38C'est un paradigme sensiblement différent.
17:41Mais on en était à se demander,
17:42bon, OK, 25 points de base,
17:44le petit tour,
17:45alors peut-être un cycle
17:46qui pourrait se prolonger,
17:48mais voilà, encore une fois,
17:49ce n'est pas les taux américains
17:50qui vont faire baisser les cours du brut.
17:53Non, non, on est d'accord.
17:54Et ce n'est pas la hausse des taux
17:55qu'elles viennent de la BCE
17:56ou des États-Unis
17:58qui vont déboucher le Détroit
17:59et qui vont normaliser le marché de l'énergie.
18:02Mais c'est quand même bien
18:03en évitant que la demande
18:04soit trop en capacité
18:06de transmettre ses prix.
18:07Et c'est son outil,
18:08la Banque centrale,
18:09elle agit avec son outil,
18:10qu'elle peut ralentir
18:12la transmission de ces tensions sur les prix.
18:14Alors oui, la zone euro
18:15n'est pas en surchauffe.
18:17Maintenant, il y a quand même
18:18des vecteurs de demande,
18:20notamment qu'on voit
18:21dans les pays voisins,
18:22donc en Allemagne,
18:23en Espagne, en Italie.
18:24Et donc, on a une vraie relance
18:26qui est bien enclenchée
18:28dans certains pays.
18:28Alors, c'est vrai
18:29que c'est moins le cas pour la France,
18:30mais qui explique, en tout cas,
18:32et qui peuvent justifier
18:33que la BCE aussi entame
18:35sa deuxième hausse déjà.
18:38Oui, mais si on regarde
18:38quand même l'Allemagne et l'Italie,
18:42ils sortent globalement
18:43de deux années franchement en berne.
18:45On en parle même pas
18:46et c'est toute la difficulté
18:48qu'ils ont encore aujourd'hui
18:49et surtout des difficultés politiques
18:50qui en ressort.
18:52Giorgia Belloni,
18:52elle est plutôt en fin de cycle,
18:54mais enfin, on voit bien quand même
18:55qu'on n'est pas sur une réussite totale
18:57en termes de PIB.
18:57Alors, cette année, oui,
18:58mais en partie, je pense
18:59que leur croissance,
19:00elle est aussi due au fait
19:01que le prix de tout court
19:03est plus élevé
19:04et ils n'ont jamais résolu
19:05leur problème de dépendance énergétique.
19:08Enfin, en 1922,
19:09ils se sont dit
19:09la Russie, c'est mort,
19:10on va se mettre
19:11sur le Moyen-Orient.
19:11Bon, enfin, peut-être
19:13qu'ils trouvent un truc
19:13un peu plus pérenne.
19:14Moi, je trouve quand même
19:15que pour aller chercher
19:16une croissance à 1%,
19:17se dire que passer les taux
19:18plus proches des 3,
19:19ça me paraît un peu asymétrique.
19:21Ça me paraît un peu
19:22à un grand écart.
19:23D'autant que les effets
19:24des plans de relance
19:26en Europe,
19:26on sort un petit peu
19:27du cadre américain,
19:29mais on en parlait ce matin
19:30avec Louis De Fels
19:31de Gué-Lussac,
19:32gestion,
19:32vous pouvez le retrouver
19:33sur Tout pour investir,
19:34on parlait des valeurs
19:36à regarder du côté
19:36des pays de l'Est
19:37et de l'Italie,
19:37notamment,
19:39qui sont en plein milieu
19:42du ruissellement
19:43des plans d'investissement
19:44à l'échelon européen.
19:45En Italie et en Pologne,
19:47il y a des investissements
19:48géants,
19:48notamment dans le ferroviaire,
19:49dans l'électrique.
19:50Nous, on n'en voit pas la couleur.
19:52Pour le moment,
19:52les décisions politiques
19:53sont tellement compliquées
19:54à prendre.
19:54Oui, oui.
19:55Après, il y a encore
19:56le reliquat des plans
19:57Next Generation Europe.
19:59Oui, les précédents.
20:00Qui continuent d'irriguer
20:02pas mal
20:02et qui pourraient continuer
20:03même au-delà
20:04de la fin du plan
20:05de fin de l'année
20:06et qui se transmettent
20:08beaucoup
20:08en termes
20:09d'importance
20:10de pays
20:11à l'Espagne
20:11et à l'Italie
20:12avant tout.
20:14Après,
20:14ils ont aussi
20:15des capacités budgétaires
20:17que l'on n'a pas.
20:18En tout cas,
20:18je parle plutôt
20:19en comparaison
20:20avec l'Allemagne.
20:21Pour relancer l'économie,
20:23ils utilisent
20:24le recours
20:25à leur endettement
20:26qui est plus réduit
20:27que le nôtre.
20:28John,
20:29on va revenir vers vous.
20:30Pour parler
20:31de l'intelligence artificielle,
20:32évidemment,
20:32on en parle tous les jours.
20:33Mais alors là,
20:34une voix dissonante
20:35dans le concert actuel.
20:36On voit que
20:37du côté d'Enthropic,
20:38du côté de Google,
20:39du côté d'OpenAI,
20:41on veut mettre
20:42le couvercle
20:43sur la marmite
20:44et ralentir
20:45le développement
20:46de l'intelligence artificielle
20:47de peur
20:48qu'elle ne nous dépasse.
20:51En gros,
20:51on a un Mark Zuckerberg,
20:53le patron de Meta,
20:54qui dit
20:54pas du tout.
20:56Quels sont ses arguments
20:58à Mark Zuckerberg,
20:59John ?
21:00Il est assez virulent.
21:02Il s'en prend
21:03même au patron d'Enthropic
21:04en disant
21:05arrêtons ce débat.
21:06Il est absolument stérile.
21:09Lui,
21:09il a plutôt l'idée
21:10d'un alignement.
21:14Selon lui,
21:16on a les laboratoires
21:17qui ont naturellement
21:19intérêt
21:20à rendre
21:21leur modèle fiable
21:22et conforme
21:23aux attentes
21:24des utilisateurs.
21:25Sinon,
21:26les utilisateurs,
21:27ils vont partir,
21:29ils vont aller
21:29chez quelqu'un d'autre
21:30et donc
21:31les entreprises
21:32vont perdre
21:33du terrain.
21:34Il a aussi
21:36la même approche
21:37que Donald Trump.
21:38On se souvient,
21:39si je mets une petite parenthèse
21:40ici,
21:40qu'il y a quelques années,
21:41il était complètement
21:42anti-Trump,
21:43mais c'est apparemment
21:44devenu son nouvel ami.
21:45Et il dit,
21:46évidemment,
21:47si on ralentit
21:48le développement
21:49de l'intelligence artificielle,
21:50la Chine
21:51va bientôt
21:52nous dépasser.
21:53mais si on lit
21:54aussi entre les lignes,
21:56on rappelle aussi
21:57quelque chose ici,
21:58c'est que
21:59Meta a un intérêt
22:01économique
22:02évident
22:03dans la poursuite
22:04du développement
22:05de l'intelligence artificielle.
22:06On rappelle
22:07que le groupe
22:08prévoit
22:08jusqu'à
22:09145 milliards
22:11de dollars
22:12d'investissement
22:12dans les infrastructures
22:14d'intelligence artificielle
22:15en 2026,
22:17pas sur ces
22:18dix prochaines années,
22:19145 milliards
22:20de dollars
22:21et il est
22:23plutôt
22:23dans ce qu'on appelle,
22:24je ne sais pas
22:25si on peut le dire,
22:25mais c'est ces mots
22:26dans l'auto-régulation.
22:29Il faut avoir
22:30des évaluations
22:32indépendantes
22:33et des contrôles
22:34de sécurité.
22:35Mais,
22:36si on y revient
22:36au débat,
22:37et on en a parlé
22:38toute cette semaine,
22:39Antoine,
22:40si on revient
22:40sur le débat,
22:41évidemment,
22:42à la fin,
22:43pour avoir
22:43cette auto-régulation,
22:45cette indépendance,
22:47il faut être
22:47assez gros
22:48pour pouvoir
22:49y subvenir
22:51et donc,
22:52à nouveau,
22:53c'est toujours
22:54les plus gros
22:54qui gagnent
22:55et donc,
22:56les hyperscalers
22:56dont on parle
22:57quasiment tous les jours.
22:58Oui,
22:59Nerdexall.
22:59Et pendant ce temps-là,
23:01comme vous dites
23:01souvent sur Twitter,
23:02John,
23:03je vous conseille
23:04de suivre le fil Twitter
23:05de John Plassard,
23:06on apprend plein de choses.
23:08Pendant ce temps-là,
23:09OpenAI envisage
23:10une nouvelle levée
23:11de fonds
23:12et là,
23:12la valorisation
23:13est à peu près
23:14les 1 200 milliards
23:16de dollars.
23:16John,
23:18c'est l'équivalent
23:19des 5 000 dollars
23:21de chèques
23:21que Trump promet
23:22à ses électeurs
23:23pour l'élection
23:25des mid-terms
23:26s'ils gagnent
23:26les deux chambres.
23:27Enfin,
23:27voilà,
23:281 200 milliards
23:28de dollars,
23:29on a une nouvelle
23:30étiquette de prix
23:30autour d'OpenAI.
23:33j'allais vous dire
23:35seulement.
23:38Alors,
23:40il y a juste,
23:41d'abord,
23:41il faut rappeler une chose,
23:42ça fait depuis quelques jours,
23:44au-delà de ce débat
23:44qu'on a sur le fait
23:46qu'il faille ralentir
23:48la course
23:49à l'intelligence artificielle,
23:50on n'entendait plus
23:51tellement parler
23:52d'OpenAI.
23:52On rappelle juste une chose,
23:54c'est que la semaine passée,
23:55où il y a 10 jours,
23:56ils ont déclaré
23:57qu'ils ne voulaient plus
23:58faire leur introduction
23:58en bourse cette année,
24:00mais normalement,
24:02l'année prochaine,
24:02à cause des préoccupations
24:04liées à la sécurité
24:06de l'intelligence artificielle,
24:08lire,
24:08encore une fois,
24:09entre les lignes,
24:10à cause des conditions
24:11de marché.
24:12C'est surtout ça,
24:12lorsqu'il y a beaucoup
24:13de volatilité,
24:14il vaut mieux pas
24:14s'introduire en bourse,
24:16eh bien,
24:16c'est ce qu'ils ont décidé.
24:17Et,
24:18effectivement,
24:191 200 milliards de dollars,
24:21ça paraît assez peu,
24:22entre guillemets.
24:23À un moment,
24:24on parlait de 1 500,
24:26à un moment,
24:26on parlait de 1 000,
24:271 800 milliards de dollars.
24:29Donc,
24:30évidemment,
24:31ici,
24:31c'est très difficile
24:33de donner des chiffres.
24:34En tout cas,
24:35aujourd'hui,
24:35si on compare avec Mars,
24:38où on était
24:38à 850 milliards de dollars,
24:41mais Mars,
24:42c'est il y a très longtemps,
24:43eh bien,
24:44ça a un peu progressé.
24:45Mais,
24:46est-ce qu'on n'est pas
24:46un petit peu en retard ?
24:48Et est-ce qu'aujourd'hui,
24:49dans la valorisation
24:50d'une entreprise,
24:52que ce soit en tropique
24:53ou que ce soit OpenAI,
24:55est-ce qu'on rentre pas
24:56dans cette valorisation ?
24:58Eh bien,
24:59ces questions sur la sécurité
25:01et ces questions
25:02sur le développement
25:04de l'intelligence artificielle.
25:05Ça,
25:06c'est très important
25:06parce que la nouvelle valorisation,
25:09vous savez,
25:09lorsque vous avez
25:09une introduction en bourse,
25:11il faut lui donner un prix.
25:12On regarde,
25:13évidemment,
25:14les concurrents,
25:15mais on regarde aussi
25:16les développements futurs.
25:18Et là,
25:18potentiellement,
25:19tout le débat
25:20qu'on a aujourd'hui
25:21va potentiellement faire
25:22baisser la valorisation
25:24de ces futures entreprises
25:26qui vont entrer en bourse.
25:28Bon,
25:28et puis,
25:28il y a aussi la tentation
25:29du private equity géant.
25:31C'est vrai que
25:32ça marche très,
25:33très bien,
25:33en tout cas,
25:34pour les cadors
25:34de l'intelligence artificielle.
25:36Clémentine Gallès,
25:37un petit mot
25:38sur OpenAI,
25:39cette valorisation,
25:401200 milliards de dollars,
25:42il n'y a pas de quoi
25:43déstabiliser pour l'instant
25:44ou provoquer des turbulences
25:45sur le marché.
25:46Alors,
25:46je n'ai pas envie
25:47de me prononcer
25:47sur la valorisation
25:48d'une entreprise
25:49spécifiquement,
25:50mais dire que
25:50ces valorisations
25:52très élevées
25:53sont le reflet
25:54d'une vague
25:54d'investissement
25:55dans l'IA
25:56qui est absolument
25:57énorme
25:57à la taille
25:58de l'économie américaine.
25:59Ça représente
26:00sur 2-3 ans
26:02de l'ordre
26:02de 5% du PIB
26:03et ça serait
26:04une vague
26:04d'investissement
26:05la plus importante
26:06depuis le développement
26:07des chemins de fer.
26:08Donc,
26:08c'est vraiment massif
26:09et je pense que
26:10c'est pour ça
26:10qu'on a des ordres
26:11de grandeur
26:12qui dépassent
26:13les proportions habituelles.
26:15Voilà,
26:15il ne faut pas regarder
26:16le nuage énorme,
26:17il faut regarder
26:18toute la pluie,
26:19toute la pluie
26:19qui tombe sur le sol
26:20une fois qu'il a crevé,
26:21Géraldine ?
26:22Non,
26:23je me dis
26:23que c'est quand même
26:24bien financé
26:24par la dette
26:25en partie aussi
26:26quand même.
26:27Moi,
26:27je reviens
26:28à ce petit problème
26:28de taux
26:29et de valorisation.
26:30Je trouve toujours
26:31une petite dichotomie
26:32entre des taux
26:34très élevés,
26:34des valorisations élevées
26:35et on aura
26:36de plus en plus
26:37de mal
26:37à payer les intérêts.
26:38Ce n'est pas vrai
26:39que pour les États,
26:40c'est aussi vrai
26:40pour les entreprises.
26:41Il faut bien payer
26:42sous coupons.
26:43John,
26:43on termine
26:44un petit mot
26:44quand même
26:44sur les cryptos.
26:46il nous reste
26:46une minute trente.
26:48Oui,
26:48les cryptos
26:49qui ont pris un coup
26:49quand même
26:50ces derniers jours.
26:51Pourquoi ?
26:51Parce que
26:54l'évolution juridique
26:55du Clarity Act
26:56aux États-Unis,
26:57visiblement,
26:58ce n'est pas facile
26:59et on a l'échec
27:00d'un projet de loi
27:01qui semble
27:03dans les tuyaux
27:04et qui pèse
27:05un petit peu
27:05sur l'ensemble
27:05du secteur.
27:07C'est une claque
27:09pour le président américain.
27:10Il n'y a pas
27:11d'autre nom.
27:11C'était une promesse
27:12du président américain.
27:13On rappelle quand même
27:14le Clarity Act.
27:15C'est un projet
27:16de loi
27:17qui est destiné
27:17à clarifier
27:18le cadre juridique
27:20des crypto-monnaies
27:21et évidemment
27:21à définir
27:22les compétences
27:23des régulateurs.
27:24Là,
27:25ce n'est pas passé
27:26au Sénat
27:27et donc on est
27:28dans une situation
27:29où toutes les crypto-monnaies
27:31ont baissé.
27:32On sait que
27:32sans loi spécifique,
27:34vous avez une grande partie
27:36de la clarification
27:37réglementaire
27:38qui va revenir
27:39notamment à la SEC
27:40ou à la CFTC
27:43qui régule
27:46pour l'instant.
27:47Mais évidemment,
27:49on est dans une situation
27:51où les acquisitions,
27:53les investissements,
27:54les projets d'expansion
27:55aux États-Unis
27:56pourraient être retardés.
27:58Ça, ce n'est pas
27:59une très bonne nouvelle
27:59et on pourrait
28:01faire attention,
28:02mais on pourrait voir
28:03le président américain
28:04signer, pourquoi pas,
28:06un décret.
28:07Il en a déjà signé.
28:08signé un décret
28:09pour faire passer
28:10plus rapidement
28:11la pilule
28:12au Sénat
28:13sur ce type
28:14de décision
28:15parce que c'était
28:16vraiment une promesse
28:17de campagne.
28:18Ah là là,
28:19l'instabilité juridique.
28:21Quand elle s'y met,
28:22les gens ne veulent plus
28:23investir chez vous.
28:24Ça me rappelle un truc.
28:24Mais quoi ?
28:2675 693 dollars
28:28en tout cas
28:28pour le bitcoin.
28:29John Plassard,
28:30cité gestion,
28:31merci infiniment
28:31d'être avec nous au quotidien
28:32pour commenter
28:33cette actualité
28:34de Wall Street
28:35et merci d'avoir été là.
28:36Clémentine Gallès,
28:37Société Générale
28:38Private Banking,
28:39Géraldine Métifeu
28:40alter égale,
28:41merci d'avoir été avec nous
28:42en direct.
28:43Wall Street donc mitigé,
28:44plus 0,66%
28:45pour le Nasdaq,
28:46moins 0,11%
28:47désormais pour le Dow Jones.
28:48À quelques heures
28:49de la décision de la Fed
28:50sur ses taux,
28:51on en parle
28:52dans quelques secondes.
28:53Guillaume Sommerer
28:54pour BFM Bourse.
28:55À tout de suite.
28:58USA Today
28:59sur BFM Business.
29:00Sous-titrage Société Générale
29:02Sous-titrage Société Générale
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