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  • il y a 12 minutes
Ce mercredi 16 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu François-Xavier Sœur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine, Morgan Aubrun, directeur des partenariats chez Inter Invest, et Marie-Christine Sonkin, rédacteur en chef Patrimoine chez Les Echos, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Tout pour investir, TPI sur BFM Business, c'est votre patrimoine, vos finances personnelles, vos petits trésors au quotidien.
00:16Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition 30 minutes chrono concentré pour vos finances personnelles.
00:22Évidemment, à retrouver en podcast, en replay sur notre site.
00:25On en avait beaucoup parlé avant les vacances, on vous les a vendus pendant des mois et des mois chez
00:30vos courtiers, banquiers et certains CGP.
00:33Les produits structurés, c'était quand même un truc génial à l'époque, super performant sur le long terme.
00:37Bon, pour certains, c'est clairement la douche froide avec des investisseurs inquiets.
00:42Karen Lorre, Mregène de Swave, nous en avait longuement parlé, ça avait fait causer.
00:47Clairement, certains de ces produits sont en panne moteur, très technique, mal expliqué, mal utilisé.
00:52Alors, comment se sortir de l'ornière, essayer de réparer un petit peu la mécanique ?
00:56Notre chef mécano ce matin, c'est François-Xavier Sœur de Terrae Patrimoine pour ouvrir la boîte à outils qui
01:01portera là bien son nom.
01:02Pareil pour le private equity, rendement alléchant, super perspective de gain, mais capital bloqué, technique très spécifique et surtout un
01:12environnement qui change totalement.
01:13Cette rentrée niveau activité sectorielle, cycle de finances d'entreprise aujourd'hui, il faut bien le reconnaître.
01:18Et puis, surtout, des taux qui grimpent. Alors, quelle bonne recette pour investir en private equity dans l'environnement actuel
01:24?
01:24On voit ça avec Morgane Aubrin d'Interinvest tout à l'heure.
01:29Enfin, Marie-Christine Sonck, un des échos, vient faire sa rentrée.
01:33Avec elle, gros plan sur ce gros changement d'environnement actuel, de manière générale pour vos finances personnelles,
01:39avec certains cadrans à bien surveiller, peut-être des arbitrages à faire.
01:42Alors, aussi bien du côté des métiers de la gestion que vous, en tant que particulier.
01:46On va voir tout ça en détail avec elle en fin d'émission.
01:49N'oubliez pas TPI, l'événement, 18 novembre prochain au pavillon Cambon Capucine.
01:53Le QR code pour vous inscrire, vous le retrouvez ici en ce moment.
01:57Vous pouvez le flasher. Venez nombreux.
01:59Ça va être un rendez-vous, encore une fois, passionnant, centré vraiment sur le métier de CGP.
02:04Vos questions, vous pouvez nous les poser par mail.
02:08L'adresse est directe à bfmbusiness.fr.
02:10Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732 16 aussi.
02:12Vous tapez le mot-clé business 8, votre message.
02:15Et sinon, directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
02:18Allez, on ouvre la boîte à outils.
02:25François, Xavier Sœur, Terra et Patrimoine, bonjour.
02:29Bonjour Antoine, bonjour à tous.
02:31Donc aujourd'hui, vous êtes le mécano de service.
02:34Ou le pompier.
02:35Alors, ça dépend si on fait la comparaison.
02:37Mais voilà, on va parler des produits structurés.
02:40On en a beaucoup parlé quand même en fin de saison dernière.
02:43Encore une fois, il y a beaucoup de produits qui se sont dégradés, qui ont perdu de la valeur.
02:47Ils étaient peut-être mal expliqués.
02:49Ils étaient peut-être un petit peu plus risqués qu'on ne pensait.
02:52Beaucoup de particuliers se sont inquiétés justement d'être un petit peu coincés dans une ornière avec ces produits structurés.
02:58Alors, on va expliquer.
02:59On va un petit peu regarder, soulever le capot, voir ce qui marche, ce qui ne marche pas.
03:04Avec vous.
03:05Et quelles sont les premières choses à faire, en fait ?
03:08Alors, la première chose à faire, c'est déjà de se rendre compte de ce que l'on avait fait
03:11à l'époque.
03:11Est-ce qu'on a bien compris ce qui avait été souscrit à l'époque ?
03:14Parce qu'aujourd'hui, les deux produits qui posent problème, qui ont été commercialisés au cours des dernières années,
03:19ce sont soit des produits de taux, sur lesquels on pariait sur une évolution d'indices obligataires.
03:25Donc forcément, compte tenu de la hausse de l'obligataire, c'est compliqué aujourd'hui.
03:28Ou alors des produits qui ont été faits sur des titres vifs, sur des actions où on a fait des
03:33paris,
03:34et qui notamment sur Stellantis, sur Bayer, sur LVMH, peuvent aujourd'hui mener à des situations qui sont particulièrement compliquées.
03:43Donc voilà, je vous propose qu'on prenne deux exemples, l'un de taux et l'un d'actions à
03:49décortiquer ensemble.
03:49On va commencer peut-être par les produits de taux, parce que c'est vrai que les produits où il
03:54y a des titres vifs en importance,
03:56comme ça a pu être le cas, effectivement, on en a beaucoup parlé pour Stellantis.
03:59Alors Bayer, c'est vrai que LVMH, c'est peut-être un petit peu plus contre-intuitif.
04:05Mais en tout cas, au milieu de tout ça, on a quand même les produits de taux qui étaient, semble
04:11-t-il, majoritaires.
04:12Comment on répare, entre guillemets, un produit structuré taux ?
04:17Alors déjà, c'est qui est concerné, parce qu'il y a quand même beaucoup de particuliers,
04:20mais il y a aussi beaucoup de trésorerie, parce qu'on a promis du rendement.
04:22Donc il y avait beaucoup de trésorerie de sociétés, de caisses de retraite, d'associations, de fondations,
04:27qui ont parfois fait des placements à plusieurs millions sur ce type d'investissement.
04:31Donc ça, c'est compliqué.
04:32Des produits qui ont été souscrits entre 2023 et début 2025, ce sont les plus problématiques aujourd'hui.
04:37Et en fait, on promettait du rendement, à condition qu'un indice obligataire reste sur un corridor, on va dire.
04:44Et soit on sort de ce corridor à la baisse, c'est-à-dire avec des taux qui baissent,
04:47et ça, ce n'est pas trop problématique, parce qu'on a une barrière de rappel anticipé,
04:50on récupère le capital plus des coupons.
04:52Donc là, c'est plutôt positif, finalement, pour l'investisseur.
04:54Soit on en sort par le haut, et là, c'est problématique,
04:56parce que ça veut dire que le produit continue, mais qu'on ne touche plus les coupons.
04:59Donc ça, c'est déjà beaucoup plus compliqué.
05:01Généralement, les produits, ils ont été faits sur le TEC 10, le CMS 10 ans,
05:05les choses comme ça, c'est-à-dire des produits, des indices obligataires à 10 ans.
05:08Le TEC 10, c'est l'OAT 10 ans française, donc c'est l'action, c'est l'obligation française
05:12à 10 ans.
05:14Je vous ai pris comme exemple un produit qui a été fait début 2025,
05:17par exemple, sur lequel on aurait mis un million d'euros, je prends l'exemple.
05:21Et ce coupon-là, enfin, c'est le coupon promis annuel distribué, je précise,
05:26était de 8% à condition que l'OAT 10 ans reste entre 3,60 et 3%.
05:32Donc 3,60 barrières hautes, 3 barrières basses.
05:34Autant vous dire qu'en ce moment, on est aux alentours de 4,40.
05:39Donc on se rend compte un an et demi après que c'est mal embarqué, il n'y a pas
05:42d'autre terme.
05:43On ne va pas percevoir les coupons.
05:45On ne perdra pas de capital à terme, parce que ce sont des produits garantis en capital à terme.
05:50Mais ça veut dire que pendant des années, on ne va pas toucher de coupons.
05:52Donc l'idée, c'est quoi dans le cas présent ?
05:54C'est de se dire que ce produit-là, ce n'est pas parce que le produit dure 10 ans
05:57qu'il n'a pas de valorisation sur un marché secondaire.
06:00Donc votre produit qui vaut 1 million dans le cas présent, il cote à peu près à moins 20 aujourd
06:04'hui.
06:04Donc vous pouvez le revendre 800 000 euros sur le marché.
06:08Vous récupérez vos 800 000.
06:09Donc ça, c'est une restructuration.
06:11Alors il y a des termes de restructuration de recovery, je ne rentre pas dans le détail.
06:13On va parler de restructuration pour tout.
06:15Mais en gros, vous avez 1 million d'euros, ça cote moins 20.
06:17Donc vous revendez 800 000.
06:18Et vous allez pouvoir aujourd'hui, avec les taux qui sont élevés,
06:22resouscrire un produit du même type.
06:24Et par exemple, aujourd'hui, vous avez des structurations sur l'OAT à 5 ans
06:29qui vous permettent de toucher du 6,5 annuel.
06:32Donc on n'est plus sur du 8, on est sur du 6,5.
06:34Par contre, la première année, vous touchez 25 % de coupons.
06:36Donc ça veut dire que votre 800 000 redevient tout de suite 1 million d'euros.
06:40Et par contre, par la suite, votre coupon, il sera plus distribué, il sera capitalisé.
06:44Il sera plus de 8, il sera à 6,5.
06:45Par contre, vous aurez 6,5 capitalisés par an,
06:49à condition que l'OAT à 5 ans reste entre 2,80 et 5.
06:53Donc vous voyez, on favorise le coupon.
06:55Et aujourd'hui, ça c'est à peu près à 3,80.
06:57L'OAT à 5 ans, elle est à 3,80.
06:59Bon, il faudra accepter sa paume, mais bon, avec du rendement qui sera de retour quand même.
07:05Il faut forcément dégrader le produit quelque part.
07:08Et dans le cas présent, c'est un exemple que j'ai pris
07:09où on dégrade la probabilité de sortir en avance.
07:13Mais c'est personnalisé.
07:14Il y a des gens, ils vont peut-être préférer sortir rapidement du produit.
07:18Donc on va beaucoup dégrader le rendement,
07:20mais on va favoriser la probabilité de sortir rapidement du produit.
07:24Les produits structurés, quand c'est comme ça,
07:27vous pouvez assez facilement le vendre et le restructurer.
07:29Et encore une fois, quand on est sur ces montants-là,
07:32vous pouvez faire du personnalisé à partir du moment où votre produit,
07:35après la revente, il vaut au moins 200 000 euros.
07:37À partir du moment où ça vaut au moins 200 000 euros,
07:39on peut le restructurer assez facilement.
07:40Il nous reste une minute.
07:43Si on peut essayer de restructurer son produit structuré soi-même,
07:48comment on fait ?
07:49Alors, soi-même, ce n'est pas soi-même.
07:51Soi-même, ça va forcément passer,
07:53notamment quand on a de l'action.
07:54C'est un petit peu la question, je pense, sous-jacente.
07:57C'est de dire, par exemple,
07:57il y a des Stellantis aujourd'hui qui cotent entre moins 90 et moins 99 %.
08:01Là, c'est la catastrophe.
08:02Là, c'est vraiment être pompier.
08:04Là, il va falloir abandonner beaucoup de choses
08:06et on ne va pas le restructurer soi-même
08:07parce que ça ne vaut rien sur le marché secondaire.
08:09Donc, il faut que ce soit l'émetteur qui s'y mette.
08:11L'émetteur, généralement, par exemple,
08:13sur un petit Stellantis qui a été fait en 2024,
08:15il va oublier ce qu'on appelle le decrement.
08:17Le decrement, on parie sur le dividende.
08:20Donc, on va oublier le decrement,
08:21on va oublier les coupons,
08:22on va oublier les remboursements anticipés.
08:24C'est des produits qui ont été faits.
08:25L'action Stellantis, ça valait 23,80.
08:28Aujourd'hui, elle évolue entre 4 et 4,5.
08:30Et pour récupérer le capital,
08:31une fois le produit restructuré,
08:34il faut espérer que l'action Stellantis
08:35remonte entre 9,50 et 10
08:37pour revoir son capital
08:39en ayant abandonné tout espoir de gain.
08:41C'est compliqué.
08:43C'est à l'initiative de l'émetteur, encore une fois.
08:46Il faut que ce soit des produits
08:48qui soient des produits, si possible, de droit anglais.
08:50C'est plus facile à restructurer.
08:51Donc, si votre code d'isine,
08:53c'est-à-dire votre code d'immatriculation du produit,
08:54commence par XS,
08:55si c'est français,
08:56il faut qu'il y ait l'accord
08:57de l'ensemble des investisseurs,
08:59ce qui est beaucoup plus complexe.
09:01Mais voilà, rapprochez-vous
09:02soit de votre conseiller,
09:02soit de votre banquier.
09:03Il y a beaucoup de banquiers
09:04qui ont réagi sur Stellantis, c'est bien.
09:05Mais si votre CGP ou votre banquier
09:07n'a pas réagi,
09:09contactez-le, faites-le bouger
09:10ou allez voir quelqu'un d'autre.
09:11Dans tous les cas,
09:12de toute manière,
09:13il faut accepter sa paume
09:15et puis essayer de se mettre dans la tête
09:16de trouver du rendement en compensation,
09:20même si ça ne vous fera pas relever
09:22l'essentiel de votre performance.
09:23Mais merci infiniment à François-Xavier Sœur
09:25de Terrae Patrimoine,
09:27d'avoir un petit peu tenté de réparer
09:30les produits structurés en panne.
09:33Tout de suite,
09:34on va parler du private equity.
09:41Et nous sommes avec Morgane Aubrin,
09:43Interinvest, bonjour.
09:44Bonjour, d'Elvest, effectivement.
09:46Anciennement Interinvest.
09:47Interinvest.
09:49Et maintenant ?
09:50Elvest.
09:50Elvest, d'accord.
09:52Ok, c'est le nouveau nom.
09:54On parlait des produits structurés en panne.
09:58Il faut bien reconnaître que le private equity,
10:00c'est plus ce que c'était il y a 2-3 ans.
10:02On est entré dans une nouvelle ère,
10:04il y a des nouveaux fondamentaux.
10:06Et c'est vrai que le particulier pouvait être très attiré
10:10par des rendements très intéressants, etc.
10:15Mais au prix d'une prise de risque,
10:17de capitaux bloqués, etc.
10:19Au milieu de tout ça,
10:20il y a un environnement qui a complètement changé.
10:22Il y a les marchés actions qui ont pris l'ascendant.
10:24Il y a des taux qui sont en train de remonter.
10:26Il y a des mouvements monétaires
10:27qui sont un petit peu imprévisibles.
10:30Comment se porte le marché du private equity
10:31en ce moment, à l'instant T ?
10:33Alors, vous avez raison de rappeler
10:35qu'effectivement, j'allais dire l'âge d'or du private equity
10:37qu'on a connu dans les années 2010-2020,
10:40qui était essentiellement porté par des taux bas.
10:43Et donc, en fait, les multiples étaient assez aisément aidés
10:46par ces effets de levier.
10:48Aujourd'hui, les taux ont augmenté, vous l'avez dit,
10:50et la tendance a changé.
10:52Aujourd'hui, on constate effectivement,
10:54de manière très concrète,
10:56que les fonds ont de plus en plus de mal à déployer.
10:58Vous savez, ce qu'on appelle le dry power,
11:00c'est ce stock dont les fonds de private equity,
11:03ils représentent peu ou prou 2 500 milliards.
11:05Donc, les fonds ont du mal à investir.
11:07Ça, c'est le premier point.
11:07Et puis, un deuxième point qui est extrêmement important,
11:09c'est ce qu'on appelle, vous savez, le DPI,
11:11donc les distributions.
11:12Les fonds ont de plus en plus de mal à distribuer.
11:15Donc, vous vous retrouvez effectivement dans des fonds
11:18qui ont des durées de plus en plus importantes.
11:21Ça, c'est un point qui est extrêmement important.
11:23Et puis, le deuxième point, c'est que vous avez, du coup,
11:25l'essence aujourd'hui d'une typologie d'actifs
11:27qu'on appelle les fonds secondaires, justement,
11:29ou les fonds de continuation,
11:30qui sont là pour répondre à une partie de ce problème.
11:33Néanmoins, tout n'est pas négatif.
11:36Et ce qu'on constate aussi, c'est qu'on a, j'allais dire,
11:38un marché à deux vitesses.
11:40Donc, en fait, on a effectivement des fonds
11:42qui rencontrent des difficultés,
11:43essentiellement des fonds généralistes,
11:45essentiellement parfois des fonds américains,
11:46et des fonds qui sont parfois un peu plus petits,
11:49un peu plus spécialistes,
11:50et notamment sur le marché européen,
11:52parce qu'on voit aussi une vraie différence
11:53entre l'Europe et les États-Unis,
11:54qui, eux, justement, arrivent à sortir leur épingle du jeu.
11:57Oui, parce que, j'allais dire,
11:59c'est un petit peu compliqué du côté des États-Unis,
12:02parce que souvent, on entend parler d'analystes
12:04qui nous disent qu'il y a une vraie crise
12:05du private equity aux États-Unis.
12:07Non, il y a des fonds qui se portent quand même très, très bien.
12:10Ceux qui investissent sur l'IA,
12:11alors, OK, d'accord, avec beaucoup de volatilité,
12:13et puis une technique de marché un peu particulière.
12:15Et puis, les fonds d'infrastructure,
12:17les choses comme ça,
12:18ça a l'air de ne pas trop mal se passer.
12:20Non, on a vraiment l'impression d'un changement de paradigme,
12:22mais c'est vrai que si on regarde du côté du marché français,
12:25c'est complètement autre chose.
12:26Exactement.
12:27Alors déjà, je pense qu'il y a deux choses,
12:28pour ceux qui nous écoutent,
12:29pour que ça soit clair pour eux.
12:30Premièrement, souvent,
12:31dès qu'on parle de la crise sur le marché américain,
12:34on confond parfois beaucoup de choses,
12:35et on parle souvent, en fait, de la crise du crédit.
12:38Oui, du crédit privé.
12:39Exactement, du crédit privé.
12:40On en a parlé avec BlackRock,
12:42on en a parlé avec BlueHone,
12:43effectivement, avec beaucoup d'investisseurs,
12:45effectivement, qui ont eu recours à ces fonds.
12:48Et on a constaté, de manière très concrète,
12:51qu'effectivement, le collatéral et les sociétés ayant fait faillite,
12:53derrière, du jour au lendemain,
12:55ils se retrouvaient dans des situations qui étaient compliquées.
12:58Le private equity, c'est différent.
12:59Vous savez, vous investissez en direct dans les sociétés,
13:01donc il y a un vrai upside,
13:02effectivement, les taux sont en général beaucoup plus longs,
13:04mais les durations sont un peu plus longues,
13:06mais vous avez une vraie création de valeur qui est apportée.
13:08Le deuxième point, également important,
13:10et vous l'avez dit,
13:10c'est qu'on est dans un contexte qui est un peu plus différent.
13:12J'allais déjà international,
13:14on a vu les différentes crises qui se sont passées.
13:16Et également, avec l'IA, vous l'avez mentionné,
13:17où là, aujourd'hui, on constate différentes choses.
13:20Vous avez des entreprises qui vont être impactées de manière très forte.
13:24Vous savez, on parle notamment de beaucoup d'entreprises
13:26dans le secteur du SaaS, dans le secteur des abonnements,
13:28on parle, qui rencontrent des vraies problématiques.
13:32Et puis, à côté de ça,
13:33on rencontre des sociétés qui vont s'appuyer sur l'IA,
13:36justement, pour créer de la valeur,
13:37et sur lequel il y a exactement beaucoup plus d'efficaces.
13:39Et puis également, vous l'avez dit,
13:40tout le côté infracture aussi,
13:41parce qu'il y a de plus en plus de fonds, justement,
13:44qui ciblent des entreprises dans le secteur de l'énergie,
13:47dans le secteur, justement, de, j'allais dire,
13:49au global, de toutes ces entreprises
13:50qui ont besoin, justement,
13:52dont a besoin l'IA pour fonctionner et pour accélérer.
13:54Alors, bon, on parle, c'est vrai,
13:56on parle peut-être de manière un peu abusive de crise.
13:59C'est peut-être dû au fait, aussi,
14:01qu'on a du mal à distinguer,
14:03qu'on fait peut-être une confusion,
14:04une certaine forme de confusion,
14:06entre private equity et dette privée.
14:10On n'investit pas forcément en dette,
14:12dans le private equity,
14:13on investit dans des actifs, aussi.
14:15Et c'est peut-être une distinction qu'il faut faire.
14:16Exactement, c'est exactement ça,
14:17c'est tout l'inverse.
14:18Effectivement, dans la dette privée,
14:19vous allez toucher des coupons,
14:21vous êtes prêteur,
14:22pour être de manière très concrète.
14:24Et donc, évidemment,
14:26ces coupons, vous les touchez uniquement
14:27si la société est capable de vous payer.
14:30Si demain, la société fait faillite,
14:31vous vous retrouvez dans des situations compliquées.
14:33On a vu, il y a eu quelques épisodes
14:35assez dramatiques aux États-Unis.
14:37On en a parlé avec Bluehole, notamment.
14:40En France, c'est un peu différent.
14:42Alors déjà, il faut savoir que le crédit
14:43est beaucoup plus petit en France,
14:45il est beaucoup plus réglementé,
14:46il est beaucoup plus structuré.
14:47Ça, c'est un point important.
14:48Et le private equity, encore une fois,
14:50c'est une classe d'actifs qui est différente.
14:52Vous investissez en equity.
14:54Donc voilà, l'idée, c'est vraiment
14:55de créer de la valeur.
14:56Et d'ailleurs, c'est peut-être assez sain,
14:58parce qu'en fait, on en retrouve justement
14:59sur des fondamentaux.
15:00Je pense que pendant des années,
15:01on l'a dit en préambule,
15:03on s'appuyait justement sur les taux bas.
15:05Et en fait, la création de valeur
15:06était essentiellement faite
15:07grâce à ces effets de levier.
15:08Aujourd'hui, on en revient aux fondamentaux,
15:10on en revient aux gérants.
15:11C'est pour ça que pour moi,
15:12un point qui est extrêmement important,
15:13c'est bien évidemment d'investir
15:14dans des fonds spécialisés,
15:16avec des gérants de qualité
15:17qui créent de la valeur.
15:18Et c'est là, j'allais dire,
15:19tous les sens du non-côté.
15:20Donc on en revient aux fondamentaux.
15:21Oui, c'est ça finalement.
15:23On en revient aux racines du métier.
15:25Du côté du marché français,
15:27quels secteurs sont les plus actifs
15:30en matière de private equity ?
15:31Moi, c'est vrai que souvent,
15:33dans BFM Bourse ou dans d'autres émissions,
15:34je parle du côté des...
15:37ce qu'on appelle les valeurs ennuyeuses.
15:38L'infrastructure, l'eau, l'électricité,
15:41le bâtiment, etc.,
15:43qui sont gros pour voyeurs de rendement.
15:44En matière de private equity,
15:46il y a aussi des fonds très intéressants
15:48sur ce secteur-là.
15:49Exactement, vous avez raison.
15:50Alors en France, encore une fois,
15:52et moi je le rappelle,
15:53on est tous sur la même planète.
15:54Donc effectivement,
15:55le marché français également connaît
15:57un ralentissement au niveau des deals.
16:01Néanmoins, vous avez raison,
16:02il y a certains marchés,
16:04certains secteurs qui se portent bien.
16:05Nous, on appelle ça chez nous,
16:07vous savez,
16:07les small boring business.
16:09Donc effectivement,
16:09c'est des business en général
16:11qui ne sont pas forcément
16:11très excitants sur le papier,
16:13exactement,
16:14mais qui permettent de créer
16:16une vraie création de valeur.
16:17Et ça, c'est effectivement
16:18quelque chose d'important à regarder.
16:19On fera ça sur le long terme, évidemment.
16:22Le secteur de la défense aussi,
16:24il y avait eu grand bruit
16:26autour du lancement du fonds BPI
16:28en matière de défense.
16:29On le sait,
16:30les sociétés de défense à 90% en France,
16:32c'est des toutes petites sociétés,
16:34souvent familiales,
16:34qui changent complètement de dimension,
16:36parce que là,
16:37il y a des investissements
16:37sur 20-30 ans qui sont prévus.
16:40Si vous regardez un petit peu
16:42du côté des dynamiques de développement,
16:44c'est aussi un secteur
16:45qui attire les investisseurs ?
16:46C'est un secteur
16:47qui attire beaucoup d'investisseurs.
16:49Et on sait de quoi le part,
16:49parce qu'on a lancé il y a quelques mois
16:50un fonds défense
16:51au sein du groupe Elvest.
16:53Et effectivement,
16:54on sent qu'il y a une vraie traction
16:55sur cette classe d'actifs.
16:56Voilà,
16:57on n'est pas dans le monde
16:58des bisounours.
16:59Donc effectivement,
16:59on voit qu'il y a beaucoup d'argent
17:00qui sont fléchés
17:01sur ce secteur-là,
17:02que ça soit, j'allais dire,
17:04sur le marché français,
17:05le marché européen,
17:06la loi de programmation militaire
17:08et beaucoup de choses
17:09qui poussent justement
17:10sur cette classe d'actifs.
17:11Également,
17:12il y a un point
17:12qui est très intéressant à voir,
17:13c'est qu'aujourd'hui,
17:14vous avez,
17:14et c'est ce qu'on pense cibler,
17:16beaucoup d'entreprises,
17:17des centaines et des centaines
17:18d'entreprises justement,
17:19des petites et des moyennes entreprises
17:20justement,
17:21qui ont besoin d'être accompagnées,
17:22qui ont les carnets
17:23de commandes complètement pleins.
17:24Moi, je pense souvent
17:25à cet exemple,
17:25mais dès que vous financez
17:27un rafale de chez Dassault,
17:30c'est des centaines
17:31et des centaines justement
17:33d'entreprises
17:33et actuellement
17:34qui ont besoin d'être accompagnées
17:35et pour ce rafale,
17:36tout est aussi important,
17:37le moteur comme le boulon
17:38qui va permettre justement
17:39d'envoyer un missile.
17:40Donc effectivement,
17:41une thématique intéressante
17:42qui a une vraie traction actuellement.
17:44Et puis sur le très long terme,
17:45j'en veux pour preuve quand même,
17:47le rafale fait ses 40 ans.
17:48Le démonstrateur a volé
17:50il y a 40 ans
17:51et c'est effectivement
17:52le fruit d'une coopération
17:53entre Dassault
17:53et tout un tas
17:54de toutes petites sociétés.
17:56Exactement,
17:56plus de 400 entreprises
17:57et le rafale est français,
17:58donc cocorico.
17:58C'est extraordinaire
18:00et puis c'est aussi
18:01un des éloges
18:02de ce financement
18:03en private equity
18:04des petites sociétés
18:05pour changer de dimension.
18:06Moi je donne souvent
18:07l'exemple de cette vieille pub
18:08Société Générale
18:09pour ne pas la nommer
18:10sur
18:10« Ah génial votre objet,
18:12bon il m'en faut 400
18:13pour le mois prochain »
18:14et là le chef d'entreprise
18:15qui fait
18:16« Hum hum »
18:18comme ça.
18:19Non mais le private equity
18:20ça sert à ça aussi.
18:21Les entreprises changent
18:22de dimension.
18:23Merci infiniment
18:23de nous en avoir parlé
18:24aussi bien Morgane Ombra.
18:26Elle investe.
18:27Elle veste exactement.
18:29Ok, elle veste,
18:30oui je vais finir
18:31par y arriver,
18:31il n'y a pas de soucis.
18:32Merci infiniment
18:33d'avoir été là
18:34pour parler de private equity
18:36et on termine
18:37avec le coffre-fort.
18:40Tout pour investir
18:41le coffre-fort
18:45Marie-Christine Sonquin
18:46des échos
18:46qui fait sa rentrée
18:48avec nous.
18:48Bonjour Marie-Christine.
18:49Bonjour Antoine.
18:50Alors,
18:51on parle
18:52à tort et à travers
18:53toute la journée
18:54d'un environnement
18:54qui est en train de changer
18:55de taux
18:56qui sont en train
18:56de grimper
18:57de bourses
18:58qui passent
18:59de records absolus
19:00comme ça a été le cas
19:01cet été
19:01à des mouvements
19:03de...
19:04On va dire...
19:05À une certaine volatilité.
19:06Voilà une certaine volatilité.
19:08On ne sait pas
19:08où on va
19:09sur l'intelligence artificielle.
19:11Bon,
19:12au milieu de tout ça,
19:13nos finances personnelles,
19:14notre patrimoine,
19:17si vous aviez
19:18quelques points
19:20saillants
19:20à nous donner
19:21en matière de
19:22qu'est-ce qui change
19:24en cette rentrée,
19:25on voit que les choses
19:26peuvent changer
19:27très très vite
19:28et vous,
19:28qu'est-ce que vous retenez ?
19:30Alors d'abord,
19:31vous l'avez dit,
19:31Antoine,
19:32il y a l'intelligence artificielle
19:33alors on ne va pas
19:33aller dans le complotisme
19:35et dire que
19:35dans 10 ans
19:36ce sera la fin du monde.
19:38Ça change beaucoup de choses
19:39tout de suite
19:39pour l'investisseur individuel.
19:41Pourquoi ?
19:41Parce qu'avant,
19:42il allait chez son banquier,
19:43chez son conseiller
19:44en gestion de patrimoine
19:45et parfois,
19:46il n'y connaissait rien du tout.
19:47Alors aujourd'hui,
19:48peut-être qu'il n'y connaît
19:48rien du tout
19:49mais avant d'y aller,
19:50qu'est-ce qu'il va faire
19:50en général ?
19:51Il va taper quelques questions
19:53sur son smartphone
19:54et poser quelques questions
19:56à son IA préféré.
19:58Alors ça a du bon
19:59et ça a du mauvais.
20:00Ça a du bon pourquoi ?
20:01Parce que vous arrivez
20:02un peu plus armé
20:03devant votre conseiller,
20:04il pourra peut-être
20:04moins vous embrouiller
20:07ou vous raconter
20:08des choses
20:08un peu étonnantes
20:10sur les niveaux
20:11de performance.
20:12Voilà,
20:13il est là pour vous aider.
20:14Alors le côté
20:14un petit peu négatif,
20:16c'est que l'IA,
20:17elle vous rend
20:18ce que vous lui avez donné.
20:19C'est-à-dire que
20:19pour poser une bonne question
20:21à l'IA,
20:22il faut être capable
20:22de faire un prompt
20:23qui soit satisfaisant.
20:25C'est-à-dire que
20:25si vraiment vous n'y connaissez rien,
20:27vous allez peut-être
20:27être complètement
20:28à côté de la plaque
20:29et l'IA va peut-être
20:30vous donner une réponse
20:31qui en fait
20:31ne vous servira pas
20:32à grand-chose
20:33face à votre conseiller.
20:35Oui,
20:35ou que votre conseiller
20:36va complètement débunker
20:38en disant
20:38non, non,
20:38mais attendez.
20:39Voilà,
20:39et puis l'IA peut aussi
20:40avoir des hallucinations,
20:42c'est-à-dire vous dire
20:43des choses
20:43qui ne sont pas
20:44tout à fait exactes,
20:45notamment en ce qui concerne
20:47la fiscalité française
20:48qui est particulièrement
20:49complexe et évolutive.
20:51Et puis surtout,
20:52l'IA,
20:52elle va répondre
20:53à la question
20:54que vous lui posez
20:54au moment T,
20:55alors que votre conseiller
20:56en gestion de patrimoine,
20:57lui,
20:58il va intégrer des choses
20:59dans un contexte
21:00économique,
21:01fiscal,
21:03financier
21:03et voir les choses
21:04dans son ensemble,
21:05intégrer tout ça
21:06à votre situation
21:07personnelle,
21:07familiale,
21:08ce que l'IA,
21:09je pense,
21:09ne sera pas tout à fait
21:10capable de faire
21:11du moins dans un premier temps.
21:12Cela dit,
21:13il y a un truc
21:13très intéressant,
21:14Marion Chapelle-Massaute
21:15de Carillon
21:15qui vient souvent
21:16à cette table,
21:17nous dit,
21:17nous en tant que conseiller
21:18de gestion de patrimoine,
21:19on est obligé
21:20d'utiliser l'IA,
21:21pas pour être forcément
21:22plus efficace,
21:23mais pour anticiper
21:25les questions
21:26que vont-nous poser nos clients
21:27qu'ils auront posé à l'IA.
21:28Donc,
21:29il faut être prêt
21:29à répondre à Debunket.
21:31C'est vrai,
21:32mais l'IA
21:32pour les conseillers
21:33en gestion de patrimoine,
21:34c'est aussi beaucoup
21:35de gains de temps
21:35sur des tâches
21:36qui peuvent être répétitives
21:37et inintéressantes
21:38et de ce fait,
21:39ils peuvent éventuellement
21:40accorder plus de temps
21:41à l'humain
21:42à vraiment faire
21:44une réponse
21:45extrêmement personnalisée.
21:46Donc,
21:46l'IA,
21:47ça a quand même
21:47beaucoup d'avantages.
21:50Alors,
21:50au milieu de tout ça,
21:51il y a quand même
21:52nous,
21:53nos économies,
21:54notre petit patrimoine,
21:55nos finances personnelles,
21:56on cherche du rendement.
21:59Il y a des batailles
22:00qui s'organisent
22:01un petit peu partout
22:01sur les marchés.
22:02On a parlé private equity,
22:03on a parlé d'aides privées,
22:05on a parlé ceci, cela
22:06il y a quelques instants.
22:08On cherche de la performance,
22:09on cherche aussi du rendement.
22:10C'est un petit peu
22:11l'équilibre naturel
22:12qu'on cherche à trouver
22:14quand on fait fructifier
22:15ses finances personnelles.
22:16La bataille du rendement,
22:18où elle se joue là en ce moment ?
22:19Alors,
22:19ce qu'il y a de nouveau
22:20un petit peu en ce moment,
22:21c'est que l'épargnant
22:23s'est vraiment rendu compte
22:25du poids des frais.
22:26Et d'ailleurs,
22:27les autorités de contrôle aussi,
22:29notamment sur des enveloppes fiscales
22:31qui sont les enveloppes préférées
22:33des épargnants,
22:34l'assurance-vie,
22:35le PER.
22:37Donc là, vraiment,
22:38il y a des progrès qui ont été faits,
22:39des progrès de transparence
22:41et puis aussi,
22:41le fait que les autorités de contrôle
22:43ont demandé aux assureurs,
22:45par exemple,
22:45de retirer de leur gamme de produits
22:47certaines unités de compte
22:48qui étaient vraiment
22:49trop chargées en frais
22:50par rapport à la moyenne
22:51des catégories.
22:52Alors, vous dire qu'on a atteint
22:53le Nirvana et la perfection,
22:55certainement pas.
22:55On en est encore très loin
22:57parce qu'il y a vraiment
22:58des batailles de frais
23:00qui peuvent se jouer.
23:00Il faut être extrêmement attentif,
23:02regarder vraiment bien
23:03les produits auxquels on souscrit
23:05parce que les frais,
23:06ils s'accumulent.
23:07Vous pouvez avoir
23:07les frais de souscription,
23:09les frais de gestion,
23:10les frais internes des produits,
23:13les frais d'arbitrage.
23:14Donc, quand tout ça se superpose
23:16sur quelques décennies,
23:18ça peut arriver à vous miner
23:19totalement une performance.
23:21On peut avoir choisi
23:22des unités de compte
23:23qui, sur le papier,
23:24ont l'air extrêmement performantes.
23:26Finalement,
23:26quand vous accumulez
23:27tous ces frais,
23:28vous vous apercevez in fine
23:29qu'en étant resté
23:30sur un bon fond en euros,
23:31vous auriez fait davantage,
23:33sinon mieux.
23:33Surtout en ce moment,
23:35si on l'ouvre,
23:35les rendements sont agréables.
23:37Tout en ayant considérablement
23:38écrasé les risques.
23:40Donc, ça,
23:41c'est quelque chose
23:41dont l'épargnant
23:43et les autorités de contrôle
23:44se sont emparés
23:45et il y a de plus en plus
23:46de demandes
23:47pour cette qualité,
23:48un bon rapport qualité-prix.
23:50Bon, au milieu de tout ça,
23:52il y a aussi les ETF.
23:54Enfin, je veux dire,
23:55c'est le moyen,
23:56le moins cher,
23:57parce qu'il n'y a quasiment pas de frais,
23:58et le plus simple
23:59pour s'exposer à la bourse.
24:01On a vu qu'en plus,
24:03réglementairement,
24:03il y a eu deux,
24:04trois réflexions
24:04autour de l'intégration
24:05au PEA, etc.,
24:06les produits synthétiques.
24:07On n'en parle plus,
24:09mais de fait,
24:10c'est peut-être le symbole
24:12du fait que l'ETF,
24:13quand on veut s'exposer
24:14à la bourse,
24:15ça devient un instrument
24:17incontournable,
24:17on va dire.
24:18Oui, je dirais certainement
24:19que vous avez raison,
24:20c'est un instrument
24:21qui est de plus en plus apprécié
24:22par les épargnants,
24:23d'abord parce qu'effectivement,
24:24ça permet d'écraser les frais,
24:25et puis aussi,
24:26ces fameux ETF,
24:27ils ont étendu leur gamme.
24:29Maintenant,
24:29on peut avoir des ETF
24:30quasiment pour tout,
24:32pour tous les segments de marché,
24:33et puis les ETF
24:34se sont aussi affinés
24:35en termes de stratégie.
24:36Maintenant,
24:37vous avez des ETF
24:38qui quasiment ressemblent
24:39à des produits structurés,
24:40donc vraiment,
24:41vous avez une gamme
24:42qui est extrêmement étendue.
24:43Alors maintenant,
24:44est-ce que l'ETF,
24:44c'est totalement la panacée ?
24:46Pas forcément.
24:47Ça reste des produits indiciels cotés,
24:49donc il faut d'abord,
24:51évidemment,
24:51avoir la bonne allocation d'actifs,
24:53et puis les ETF
24:54ne sont pas forcément
24:55aussi efficients
24:56pour chaque segment de marché.
24:59Vous avez des segments de marché
25:00dans lesquels
25:01la gestion active
25:02peut être préférable,
25:03par exemple,
25:04le segment obligataire
25:05qui est particulièrement intéressant
25:06en ce moment.
25:07Par exemple,
25:09les marchés émergents,
25:10parfois,
25:10il vaut beaucoup mieux
25:11une bonne gestion active
25:12parce que l'indiciel...
25:13Ça peut vous entraîner
25:15aussi très rapidement
25:15dans des chutes
25:16que vous n'aviez pas anticipées.
25:19Donc,
25:19les ETF,
25:20très bien,
25:20c'est formidable,
25:21les frais sont écrasés,
25:23mais ce n'est pas la panacée.
25:25Et puis,
25:26vous avez
25:26tout un marketing aussi
25:28très important
25:29autour des ETF
25:30et vous avez eu
25:32le lancement
25:32de beaucoup d'ETF
25:33thématiques,
25:34dont certains
25:34ont très bien fonctionné,
25:36mais il faut toujours
25:36se demander
25:37si vous n'arrivez pas
25:38après la bataille,
25:39quand on lance
25:39des ETF
25:41intelligence artificielle,
25:42quand on lance des...
25:43ne serait-ce qu'un ETF
25:44luxe.
25:45Voilà.
25:46Donc,
25:47il faut bien se dire
25:49que peut-être
25:49les professionnels
25:50et les institutionnels
25:52ont fait leur marché,
25:53que les valeurs
25:55ont augmenté
25:55avant que le particulier
25:57in fine,
25:58lui,
25:58n'arrive à entendre
25:59parler de ces grandes
26:00thématiques.
26:01Il dit,
26:01ah là là,
26:01c'est formidable,
26:02c'est une bonne idée,
26:03mais en fait,
26:04la progression,
26:05la hausse des valeurs,
26:07elle s'est faite
26:07avant qu'il n'arrive
26:08sur ce marché.
26:09Oui,
26:10souvent,
26:10c'est le cas
26:11pour le bitcoin,
26:11c'est le cas
26:12pour tout un tas
26:12de...
26:13Même pour l'or,
26:13pendant un moment,
26:14c'était ton argument
26:15pour investir,
26:16c'est quoi ?
26:16C'est que ça monte.
26:18Ben non,
26:19il faut faire un petit peu
26:20de recherche.
26:21C'est vraiment investir
26:21en regardant dans le rétroviseur
26:22et c'est jamais une bonne solution,
26:25notamment en ce moment
26:26où il faut vraiment
26:26miser sur la diversification.
26:28complètement.
26:29Marie-Christine Sonquin
26:30des Echos,
26:30merci infiniment
26:31d'avoir fait votre rentrée
26:32avec nous.
26:33TPI,
26:34c'est fini pour aujourd'hui,
26:34je vous retrouve à 15h30,
26:36USA Today,
26:37votre demi-heure spécial
26:38Wall Street
26:39et puis juste après,
26:39on sera ensemble
26:40de 16 à 18
26:41avec Guillaume Sommerer
26:42pour BFM Bourse.
26:43A tout à l'heure.
26:45Tout pour investir
26:47sur BFM Business.
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