Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 17 minutes
Mercredi 16 septembre 2026, retrouvez Christopher Mbissa Boupendza (Associé fondateur, Hexa Compute) et Alain Garnier (Président, Jamespot) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Bonjour à tous, oui on a le choix, on ne cessera de le répéter dans Smartech.
00:13Il y a des solutions françaises, souveraines, que l'on peut utiliser au quotidien et on en fait la preuve
00:18régulièrement.
00:19Aujourd'hui vous allez découvrir un petit peu plus Jamespot et puis découvrir aussi ExaCompute.
00:28On reprend notre série indépendance tech dans Smartech.
00:32C'est l'occasion de découvrir des solutions françaises dites souveraines, en tout cas de réfléchir à son indépendance technologique.
00:40Voilà, ici c'était le moment de basculer vers une solution française.
00:44Peut-être que ça va vous convaincre puisqu'on va découvrir aujourd'hui ExaCompute avec Christopher Mbissa, Bupenza.
00:51J'espère que je prononce bien, et Alain Garnier, le CEO et cofondateur de Jamespot.
00:56On va commencer ensemble Christopher parce que ExaCompute se positionne vraiment sur un marché sur lequel je pense qu'il
01:04y a beaucoup d'acteurs émergents.
01:06Vous en faites partie parce qu'il y a une demande aujourd'hui importante dans la puissance de calcul.
01:10Et on voit émerger comme ça des nouveaux métiers, des métiers de broker finalement de puissance de calcul.
01:17C'est un peu ce qu'est ExaCompute ?
01:18C'est ça, effectivement. Bon, ça c'est, on va faire simple, ExaCompute, nous on connecte des start-up IA
01:26qui ont des besoins de puissance de calcul avec des entreprises qui ont de la puissance de calcul sous-utilisée.
01:31Oui.
01:32Parce que le constat il est celui-là.
01:34Ça existe, il y a des entreprises qui ont du calcul à revendre.
01:38Ah oui, il y en a. En France il y en a tellement.
01:41Non parce qu'il y en a tellement qui cherchent.
01:42Et en fait c'est ça, c'était le but même d'ExaCompute, c'est connecter ces deux mondes qui
01:48ne se partent pas pour la plupart.
01:51Et c'est aujourd'hui une activité que vous menez avec vos propres infrastructures.
01:57Comment vous vous êtes organisé pour justement récupérer cette puissance de calcul et pouvoir la revendre ?
02:02ExaCompute n'a pas d'infra au sens strict.
02:06ExaCompute, on connecte, je vais faire simple, on a une entreprise qui a besoin de la puissance.
02:14Alors nous on a de la puissance à travers nos différents partenaires et fournisseurs, à cette entreprise qui en demande,
02:22on les connecte les deux et à la fin on prend une commission sur la transaction.
02:29C'est comme ça qu'on travaille.
02:30Et alors ça se monnaie cher ?
02:32Non, non, vu que c'est de la puissance sous-utilisée, donc le but pour nous c'était aussi le
02:38problème de coût, parce que beaucoup d'entreprises, surtout les start-up, penchent sur cette question du coût.
02:46Et pour ExaCompute c'était d'abord ça, résoudre le coût, parce que si la puissance est sous-utilisée, il
02:54en va de soi que le coût sera moindre pour cette entreprise qui en possède.
02:59Est-ce que vous pouvez nous donner un ordre de grandeur peut-être ?
03:02Un ordre de grandeur sur ?
03:05De la somme, à laquelle se monnaie aujourd'hui le GPU ?
03:10Ah bon, c'est très très très...
03:12Vous utilisez bien sûr pas le GPU.
03:13Bon, je dirais que c'est très très très... je ne peux pas donner une somme comme ça parce que
03:17c'est très mitigé.
03:20En fait, le...
03:21En fait, il y a un marché, c'est ça, ça suit l'offre et la demande.
03:24Voilà, c'est par rapport à la demande et en plus de cela, comment dire, pour faire simple, si aujourd
03:32'hui les contrats se font souvent à l'année, le plus souvent, parce que pour une start-up qui veut
03:40entraîner un modèle par exemple, elle ne l'entraîne pas pour deux heures.
03:43C'est vrai.
03:54Parce que plus on a du volume, plus on adapte les tarifs.
03:59Ok. Et vous vous adressez, parce que vous citez les start-up, vous vous adressez à quel genre d'entreprise
04:04? Qui sont les clients ?
04:06Nos clients, on a les PME, les PMI et les start-up IA. Ceux-là qui font de l'inférence
04:13et ceux-là aussi qui font de l'entraînement.
04:16Et alors qui sont ceux, les fournisseurs ?
04:18Alors les fournisseurs, ils sont souverains, ils sont en France. On a des... Bon, je prends le cas par exemple
04:25d'un fournisseur qui est Arkane Cloud. Il est basé à Lyon et lui, il fait de l'hébergement.
04:32Alors vous parlez de souverain, parce que c'est intéressant en fait. Là, vous nous dites, c'est pas juste
04:36de modélier de la puissance de calcul du GPU, c'est du GPU souverain ?
04:41Oui, souverain. En fait, c'est le premier pari d'abord de la création d'Exacomput. Parce que nous, on
04:48ne voulait pas proposer de la puissance, je dirais, à la porte un peu des hyperscalers.
04:59Non, nous, on voulait proposer de la puissance qui soit souveraine en France.
05:03Qu'est-ce que ça change ?
05:05Ça change parce que, déjà, pour la souveraineté de la donnée, c'est très important.
05:13Aujourd'hui, pour une entreprise qui héberge ses données, par exemple, sur un serveur américain, on a la question du
05:20CloudApp, qui est aujourd'hui très, très, très vive.
05:25Et du coup, pour une entreprise, par exemple, qui travaille dans les domaines de la santé, par exemple, c'est
05:30crucial pour elle d'avoir de la donnée qui soit hébergée sur le territoire français.
05:35Et en plus, ça crée une activité économique française. Alain, réaction ?
05:41Moi, je trouve ça très intéressant. Alors évidemment, la souveraineté des données, là, ça vient d'être dit, c'est
05:46à mon avis essentiel.
05:47Mais il y a un autre point que je vois aussi, c'est la frugalité. C'est-à-dire qu
05:50'en fait, on sait aussi que ça coûte très, très cher aujourd'hui et que ça consomme ces systèmes de
05:54GPU.
05:55Et donc là, d'utiliser cet investissement pour ensuite le réutiliser, moi, je trouve qu'il y a aussi une
06:00dimension de frugalité que je trouve très intéressante.
06:02Donc, on est bien dans le modèle européen, qui est aussi un modèle souvent aussi plus de partage.
06:08Parce qu'en fait, qu'est-ce qui se passe ? On va partager les ressources avec d'autres.
06:11Alors que les hyperscalers, la première chose qu'ils font, c'est qu'ils récupèrent les ressources que pour eux
06:14pour dire, regardez, il n'y a que nous qui avons des ressources.
06:16Il y a une logique, le geste de prédation par rapport au geste d'Exacomput, qui est un geste d
06:23'ouverture.
06:24Donc moi, je trouve qu'on est exactement dans le modèle européen, vertueux de ce qu'on est en train
06:28de construire.
06:29Bon, et c'est une découverte, Exacomput ?
06:31Oui, je ne connaissais pas, on s'est rencontrés justement.
06:34Et vous, Christopher, vous connaissez Jamespot ?
06:36Oui.
06:37Ah, bon.
06:37Je me connaissais tout.
06:38Ah, bah oui, Jamespot.
06:39Évidemment, j'ai envie de dire.
06:41Bon, alors, Alain Garnier, donc, c'est au cofondateur de Jamespot,
06:44donc très actif dans l'écosystème numérique français.
06:49Là, on va parler d'un éditeur qui, aujourd'hui, se positionne sur le travail collaboratif,
06:56tous ces outils qu'on utilise en entreprise.
06:58Et en plus, vous venez d'ajouter la brique essentielle de la messagerie,
07:02parce que vous avez fait un rachat significatif de Alinto,
07:05qui était un opérateur français déjà de messagerie professionnelle,
07:09depuis 2000, avec combien de clients ?
07:12Alors, ils ont plus de 350 clients, mais ils gèrent 100 millions de mails par jour.
07:16Oui, 100 millions.
07:17C'est une machine de guerre, Alinto, c'est vraiment un industriel du mail.
07:21Donc là, maintenant, vous avez toutes les briques, vraiment,
07:22pour faire une offre équivalente en fonctionnalité, en offre de service,
07:27à ce qu'on trouve chez un hyperscaler ?
07:29Complètement.
07:30C'est-à-dire que...
07:31Dans l'entreprise ?
07:32Le besoin de travailler en entreprise, on le connaît.
07:35On a besoin de la visio, on a besoin de documents, les éditer, les partager,
07:38envoyer en messagerie, envoyer un mail,
07:40et avoir de l'IA qui tourne également sur tout ça.
07:44Bon, ben, quand on regarde la plateforme GenSpot,
07:46on a effectivement, avec notre historique collaboratif autour du document
07:51et partage d'informations,
07:52et le rachat de cette brèque dernière sur l'IA,
07:55et là, celui d'Alinto sur le mail,
07:56on a effectivement l'intégralité de ce qu'il faut pour travailler au quotidien des entreprises.
08:01Et à chaque fois, ce sont des briques quand même très stratégiques,
08:03justement, en matière de protection des données.
08:07Donc, à chaque fois, parce qu'en fait, vous êtes en phase de croissance externe,
08:12si j'entends bien, mais vous le pensez à chaque fois sous le prisme de la souveraineté.
08:17On ne rachète pas n'importe qui, n'importe quoi.
08:18Oui, c'est ça.
08:18C'est-à-dire qu'en l'occurrence, que ce soit, vous savez,
08:20vous voyez, une dernière sur l'IA ou Alinto,
08:23c'est effectivement des opérateurs souverains.
08:25Oui.
08:26Les data centers.
08:27Mais ça, c'est parce que c'est une conviction personnelle,
08:29ou aussi parce qu'il y a une vraie demande de la part des clients ?
08:33Alors, c'est une stratégie.
08:35Oui.
08:36C'est une stratégie de répondre à un marché,
08:37qui effectivement, de face à un modèle qu'on appelle hyperscaler,
08:41qui est globalisé, mondialisé, sous juridiction américaine,
08:43de dire non, toutes les plaques économiques veulent justement maintenant
08:49avoir des données protégées, sécurisées,
08:52mais quelles que soient les plaques,
08:54ça, c'est important d'avoir ça en tête.
08:55C'est-à-dire que la plaque européenne,
08:56on pense évidemment souveraineté française ou européenne,
09:00mais pensons à l'Amérique du Sud,
09:01ils ont aussi une nécessité de souveraineté dans l'Amérique du Sud.
09:04Donc, la capacité qu'on est en train de construire...
09:07L'Amérique du Nord, enfin, je pense au Canada.
09:09Le Canada, mais on pourrait parler également des pays asiatiques.
09:12De l'Inde, de l'Afrique.
09:13Voilà, la souveraineté n'est justement,
09:15elle n'appartient pas, elle n'est pas nationale,
09:18elle est justement dans rapatrier les données proches des gens.
09:20Et d'ailleurs, ça a plein de vertus,
09:22y compris, je reviens sur la frugalité,
09:23la vitesse, le coût, le dynamisme économique.
09:27Donc, c'est aussi cet ensemble-là.
09:29Donc, nous, notre posture, c'est effectivement
09:31d'apporter la souveraineté à tout,
09:33et donc la localisation des données,
09:34à tous les gens qui le veulent.
09:36Et donc, c'est être en dehors, finalement,
09:38de la domination d'hyperscalers.
09:39Et ça représente quel marché, aujourd'hui,
09:41ce qui est capté par les hyperscalers,
09:43ce marché des outils de travail collaboratifs en entreprise ?
09:46Aujourd'hui, on estime qu'entre 85 et 90% du marché
09:51est trusté par les hyperscalers,
09:53et 80% du marché est trusté par un acteur qui est Microsoft.
09:58Donc, en fait, c'est vraiment une double domination.
09:59D'ailleurs, même les Américains ont ce problème-là
10:02en termes de domination.
10:03C'est intéressant de voir ça.
10:05Et donc, là, on est en train d'ouvrir le marché.
10:07C'est comme le cloud, en fait.
10:08C'est les mêmes proportions.
10:09Effectivement.
10:10C'est même pire que le cloud.
10:10C'est même pire que le cloud.
10:12Parce que dans le cloud, quand on regarde,
10:13on n'a pas WS, on a Google,
10:16qui sont présents.
10:19Oui, il n'y a pas qu'un seul acteur.
10:20Voilà.
10:21C'est vrai.
10:23Et ça représente combien en milliards d'euros ?
10:25Alors, en France, aujourd'hui, c'est 2 milliards d'euros.
10:29Le marché, voilà.
10:30Et il y a 1,6 milliard qui est trusté par Microsoft.
10:33Et donc, nous, on est sur la route des 10 millions.
10:35On est en train de prendre, justement, ces parts de marché
10:36pour, justement, à travers la croissance aussi externe,
10:40devenir le consolidateur du marché
10:42de ces solutions souveraines qui sont attendues par les consommateurs.
10:44Il a besoin de se consolider, ce marché européen ?
10:46Oui, parce que quand on regarde...
10:48Il y a beaucoup de petits acteurs.
10:49Voilà, il y a beaucoup de petits acteurs.
10:50Alors, on dit souvent, d'ailleurs, qu'en Europe,
10:52on a effectivement des capacités technologiques, c'est vrai.
10:54On a les ingénieurs, c'est vrai.
10:55Mais par contre, les boîtes sont morcelées.
10:57C'est-à-dire qu'on a beaucoup de petites boîtes.
11:00Pour moi, ce n'est évidemment pas péjoratif,
11:01mais de 500 millions, 1 million, 2 millions.
11:04Et comme ça, on en a beaucoup.
11:06Quand on regarde dans le top 250,
11:08par exemple, des éditeurs français
11:09qui aient fait tous les ans par Airsten & Young et Numéum,
11:12on voit bien, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de petits.
11:14Donc, en fait, il y a besoin d'une consolidation.
11:16Et nous, c'est ce qu'on construit.
11:17Alors, une consolidation qui n'est pas juste financière,
11:20qui est aussi technologique.
11:21Là, les briques sont vraiment des briques dont on a besoin,
11:23qui sont complémentaires pour justement arriver à la masse critique.
11:28Une réaction, commentaire, peut-être une question pour Alain ?
11:31Intéressant, intéressant.
11:32Moi, je voulais comprendre, en termes d'infra,
11:35comment vous gérez tout ça ?
11:36Parce que je pense quand même que c'est lourd, quand même,
11:39en termes d'infra.
11:48On a donc 400 000 utilisateurs au quotidien.
11:50On a des millions et des millions de data qui circulent sur nos systèmes.
11:53Et là, avec Alinto, ça accélère ça avec les chiffres que je viens de vous donner.
11:57En fait, on a plusieurs data centers, à la fois en France,
12:00mais également en Europe.
12:01Donc, en fait, c'est un système qui est très riche.
12:04Et qui, d'ailleurs, est multiple.
12:05C'est-à-dire que là aussi, on n'est pas dans une logique hyperscaler
12:07de type sur un mono, finalement, cloud,
12:11avec tous les problèmes de résilience qu'il peut y avoir.
12:13Nous, on est multi-cloud.
12:15C'est-à-dire qu'on tourne chez OVH Cloud, chez Scaleway.
12:18On tourne également chez Curanet,
12:20qui est, par exemple, un hébergeur même au Danemark.
12:24Voilà.
12:24Donc, en fait, on a vraiment cette ouverture européenne
12:26qui permet aussi de se rapprocher des clients.
12:28Et donc, d'avoir tous les avantages qu'on a,
12:31d'avoir justement ces data centers européens.
12:34Et demain, on aura également des data centers
12:38dans d'autres pays du monde.
12:39Mais pour l'instant, on se concentre sur l'Europe.
12:40Merci beaucoup Alain Garnier, CEO, cofondateur de Jamespot,
12:44Christopher Mbisapu-Penza, associé fondateur d'ExaCompute.
12:48On a été ravis de découvrir et de mieux découvrir
12:51vos solutions qui nous permettent enfin d'avoir le choix.
12:55Merci à tous de nous suivre.
12:56Je vous dis à demain sur la chaîne Bismarck
12:59pour de nouvelles discussions sur la tech.
Commentaires

Recommandations