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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0119h, c'est l'heure, face à l'info, ravie de vous retrouver.
00:04On a commencé à 18h30, c'était intéressant, votre débat passionnant,
00:09non mais vraiment passionnant, on apprend beaucoup de choses.
00:11Maintenant, avant face à l'info, à l'EJT avec la belle Margot Siffer.
00:15Bonsoir Margot.
00:16Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:18Un braquage à main armée en fin de matinée dans une bijouterie du 5e arrondissement de Lyon.
00:24Une enquête a été ouverte pour vol avec arme et séquestration.
00:27Les investigations visent à interpeller l'auteur ou les auteurs de ces faits.
00:32C'est une première depuis le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.
00:36Un animateur d'une école parisienne condamné à 5 ans de prison pour agression sur 9 enfants de 5 à
00:4110 ans.
00:42Anne Hidalgo estime devant la commission d'enquête du Sénat que l'ensemble des institutions ont failli.
00:47Elle reconnaît des dysfonctionnements au sein même de la capitale.
00:51De l'exemplarité, c'est ce que demande Sébastien Lecornu à ses ministres dans le prochain budget 2027.
00:57Il souhaite que les dépenses de l'État en dehors du secteur de la défense restent strictement au même niveau
01:02qu'en 2026.
01:04Il pointe du doigt une situation dégradée sur le plan économique au niveau mondial.
01:09Cette bonne nouvelle pour le tourisme français.
01:11Les visiteurs internationaux mettaient au rendez-vous cet été dans l'Hexagone.
01:15Les recettes devraient dépasser d'ici la fin de l'année les 80 milliards d'euros contre 77.
01:20L'an dernier, en revanche, le taux de départ des résidents français sur le territoire a reculé de 5 points
01:26sur un an.
01:27Et puis, près de 5 millions de personnes touchées par des inondations dans l'est de l'Inde.
01:31Au moins 20 morts comptabilisées depuis début septembre.
01:34Les autorités ont commencé à cheminer de l'aide vers les zones les plus durement frappées.
01:39Merci beaucoup ma chère Margot.
01:43Et au sommaire ce soir, on répète souvent qu'Hitler aurait été élu, je cite, démocratiquement.
01:50C'est faux.
01:51Il est nommé chancelier par Hedenburg en janvier 1933.
01:56Mais les nazis avaient obtenu un soutien électoral massif.
02:00Et c'est précisément ce qui rend l'histoire plus dérangeante.
02:03Ce n'est pas simplement le peuple qui porte un Hitler au pouvoir.
02:06C'est la rencontre entre le vote, les calculs des élites et l'effondrement des institutions.
02:11C'est important de s'arrêter sur ce sujet ce soir.
02:13Vous allez le voir pourquoi avec l'édito de Mathieu Boccote.
02:16La colère gronde à Fosse-sur-Mer.
02:19Des pêcheurs ont bloqué l'accès à un dépôt pétrolier pour dénoncer l'explosion du prix du carburant.
02:26Leurs charges et les contraintes administratives.
02:28Et Fosse n'est pas un cas isolé.
02:30La mobilisation touche aussi d'autres ports.
02:32Le carburant devient donc l'étincelle d'une colère beaucoup plus large.
02:37Comment, combien de temps les pêcheurs peuvent-ils encore travailler sans perdre de l'argent ?
02:41Le regard de Marc Menon.
02:43Le pape Léon XIV sera en France du 25 au 28 septembre.
02:48Mais le Vatican insiste, c'est un voyage apostolique.
02:51Pas une visite politique organisée autour d'Emmanuel Macron.
02:55Plusieurs demandes provenant de l'Elysée pour la visite du pape ont été refusées par le Saint-Siège.
03:01Le Vatican semble vouloir maîtriser soigneusement les images.
03:05Peut-être même tenir l'Elysée à une certaine distance symbolique.
03:07L'analyse de Gabriel Cluzer.
03:10Des policiers qui manifestent, c'est la France à genoux.
03:13Ils se sont réunis à Paris, ici devant l'Assemblée nationale, pour réclamer davantage de moyens de reconnaissance.
03:19Et notamment une revalorisation de leurs primes de risque.
03:22Le choix des Champs-Elysées est évidemment symbolique.
03:26Et qu'ils y étaient aussi, ceux qui sont habituellement chargés d'encadrer les manifestations,
03:31deviennent eux-mêmes manifestants.
03:34Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:37À Véron, dans Lyon, une institutrice a reçu des menaces de mort.
03:41Une affaire jugée suffisamment grave pour faire réagir le maire,
03:44qui affirme, je cite,
03:46qu'on ne peut pas laisser passer ça.
03:49L'affaire provoque une vive inquiétude autour de l'école et de la sécurité de l'enseignante.
03:54Le maire de Véron, Steve Campagne, est notre invité ce soir dans Face à l'Info.
04:01Et puis François Ruffin dit que c'est grâce à son film que Sarah Salmane a quitté ces news.
04:06Elle a travaillé à l'usine, dit-il, chez les gens, précise-t-il.
04:10Maintenant, il veut faire la même chose pour les ministres, les patrons et plein d'autres.
04:14Aller voir comment on travaille vraiment, dit François Ruffin,
04:17pour qu'il comprenne la vraie vie, l'édito de Mathieu Bocoté.
04:22Voilà, on va tous se dire et sans tabou, c'est parti.
04:38C'est une séquence médiatique dont on a un peu parlé, mais qui est assez révélatrice,
04:43puisque Sarah Knafo était de passage sur une chaîne infoconcurrente.
04:48Elle parlait de l'AFD, la montée de l'AFD en Allemagne.
04:54Je vous dis en passant d'ailleurs qu'on vient d'apprendre qu'elle a vendu 123 000 exemplaires.
04:59On l'apprend à l'instant.
05:00Elle est numéro 1 des ventes.
05:02C'est intéressant de montrer à quel point quand même ce livre fait beaucoup parler.
05:07Lorsqu'on a que des candidats à la présidentielle ne vendent que 2 000 livres.
05:11En tout cas, revenons à Sarah Knafo.
05:13Je disais qu'elle était invitée sur une chaîne concurrente pour parler de la percée de l'AFD en Allemagne.
05:18Elle rappelait qu'elle portait les attentes d'une partie du peuple allemand.
05:22Ce à quoi l'intervieweuse lui a répondu, je cite,
05:25« Je vous rappelle qu'Hitler a été porté au pouvoir par le peuple. »
05:29Et c'est en cette réponse que vous vouliez emmener à apporter quelques précisions, Mathieu Bocoté.
05:34Oui, j'y reviens pour plusieurs raisons parce que c'est un condensé de certains préjugés à l'endroit de
05:38la démocratie qui se sont exprimés à ce moment.
05:41Alors, je prends la peine de le dire sur cette chaîne.
05:42Et qui reviennent régulièrement.
05:43Mais voilà, évidemment, c'est pour ça qu'on y revient.
05:45C'est Apolline de Malherbe.
05:46Et pourquoi je la nomme ?
05:47Parce qu'à mon avis, c'est une des meilleures intervieweuses qui existe en France.
05:50Et qu'une femme de cette qualité bascule elle-même, donc cède elle-même à ce préjugé, m'a étonné.
05:56Donc, globalement, l'argument est suivant.
05:58Sarah Clafow dit qu'on doit prendre au sérieux ce qui s'exprime avec l'AFD.
06:02Ils expriment les préoccupations d'une partie du peuple allemand.
06:05Et le mot « peuple » sonne très négativement chez Apolline de Malherbe.
06:09Pour qui, je le redis, j'ai beaucoup d'estime.
06:11Mais qui nous dit à ce moment, « Mais le peuple a conduit Hitler au pouvoir. »
06:15Autrement dit, voyez ce dont cette grosse bête peut être capable.
06:19« Tenons-nous-en éloignés. »
06:22Point de départ, en quelque sorte, préjugé négatif contre le peuple.
06:26Patrick Buisson aurait parlé de démophobie.
06:29Deuxième élément, c'est faux.
06:30Vous l'avez mentionné dans votre présentation des événements.
06:33L'arrivée de Hitler au pouvoir, c'est infiniment plus complexe qu'une élection plébiscitaire qui l'aurait conduit.
06:40Ils ont joué le jeu des élections pour les retourner ensuite à leur avantage.
06:44Ils ont historié ensuite sur le mode de la terreur.
06:46Il ne faut pas l'oublier non plus.
06:47La logique de la milice.
06:49Un régime absolument troce.
06:52Mais réduire l'arrivée au pouvoir d'Hitler à une forme de pathologie de la démocratie
06:57consiste à réécrire de très étrange manière l'histoire allemande.
07:01Mais on comprend l'idée.
07:02C'est qu'on nous dit, « Voilà ce dont la démocratie est coupable.
07:05Voilà ce dont le peuple est capable.
07:07Dès lors, méfions-nous du peuple. »
07:10C'est un argument semblable utilisé lorsqu'on nous dit, on parle de référendum, lorsqu'on parle de la figure
07:15du peuple.
07:15C'est normalement l'argument du petit rusé qui dit, « Ah oui, mais le peuple, si on lui donnait
07:19la chance, il n'aurait jamais aboli la peine de mort.
07:22Et peut-être même la restaurerait-il. »
07:24Soit à quoi on peut répondre qu'on me dise qui sont les responsables de nous dire des questions qu
07:28'on peut ou non poser au peuple.
07:29Je serais curieux de savoir.
07:31Autre élément, et là on bascule à l'essentiel, on oublie qu'au XXe siècle, c'est pas toujours le
07:36peuple terrifiant qui a engendré les dictatures les plus atroces,
07:40mais souvent des élites qui croyaient savoir mieux que le commun et les mortels ce qui était bon pour le
07:45peuple.
07:45Des élites révolutionnaires animées par une révélation fanatique qui se permettait de rééduquer une population ou de la détruire
07:52parce qu'elle n'était pas conforme à la vision idéale de la société proposée.
07:56Ça, je pense qu'on doit le garder à l'esprit.
07:58Mais notre époque est une époque amnésique.
08:01Moi, c'est une chose sur laquelle je reviens.
08:02C'est une époque, c'est-à-dire qu'on ne connaît qu'une référence historique.
08:05La seule référence qu'on a en tête, c'est la Deuxième Guerre mondiale.
08:0833-45, donc les nazis au pouvoir.
08:1045, la fin du Troisième Reich.
08:1239-45, la guerre.
08:14Et c'est le seul moment historique vers lequel on se projette pour chercher à se comprendre nous-mêmes.
08:18Ce qui fait, par exemple, que rappelez-vous, dans les années 80-90, en France,
08:22quand le FN à l'époque émerge,
08:24quel est l'argument utilisé, le slogan contre lui?
08:26F comme fasciste et N comme nazi.
08:29Bon, on connaît ça.
08:30Donc, qu'est-ce qu'il y avait?
08:31Il y avait cette idée « vous n'êtes que le retour de la bête ».
08:34C'est cette idée que, finalement, il n'y a pas rien de neuf dans notre histoire.
08:37Il n'y a rien d'inattendu.
08:39Et par ailleurs, il n'y a aucune autre période historique vers laquelle on peut se tourner
08:42pour expliquer notre présent.
08:44Le diable l'entrait.
08:46Le diable aurait le visage du nazisme.
08:48Il faudrait dès lors toujours guetter le retour du nazisme.
08:51Si on veut s'intéresser au temps présent, en passant par le chemin de l'histoire,
08:55je propose d'autres pistes historiques qui peuvent être intéressantes.
08:58On peut s'intéresser, par exemple, à la chute de l'Empire romain et aux causes qui l'ont engendrée.
09:02On peut s'intéresser à une figure comme Charles Martel.
09:04Pourquoi l'avons-nous vu si longtemps comme un héros?
09:07On peut s'intéresser aux croisades.
09:09On peut s'intéresser à la Reconquista.
09:10C'est un moment important, ça, dans l'histoire.
09:12On peut penser à la terreur de 1793.
09:14On peut penser à la Première Guerre mondiale, une espèce de dynamique d'engendrement de conflits
09:19où un conflit localisé devient un conflit mondial qui sera le début du suicide de la civilisation européenne.
09:24Si ça ne dit rien à personne pour les temps présents.
09:26On peut penser à l'URSS comme système idéocratique et totalitaire.
09:30On peut penser aussi à l'expérience de la dissidence dans les pays communistes.
09:33Que veut dire être dissident contre une idéologie obligatoire?
09:36Donc, il y a plein de comparaisons historiques fécondes qui sont possibles.
09:40Mais si vous n'avez à l'esprit que la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement Hitler,
09:44et plus largement le nazisme, vous vous condamnez, croyant éclairer le présent,
09:49vous écrasez le présent, et vous vous condamnez à ne rien comprendre à ce qui se passe.
09:53Alors, à vous entendre, nous aurions tort de nous méfier du peuple aujourd'hui.
09:57C'est l'enjeu central. Le peuple, ce mot si négatif aujourd'hui.
10:01Alors, évidemment, le peuple peut toujours...
10:02Comme toute chose en politique, le peuple peut déraper.
10:05Depuis, la Grèce sentait qu'on s'inquiétait du démagogue.
10:07Avec raison.
10:08Mais la thèse que je défendrais devant vous, c'est que le peuple, en fait,
10:11est le grand sacrifié des 40-50 dernières années.
10:14On a considéré globalement, même des 80 dernières années, soyons-là,
10:17si on regarde ça plus largement, que le peuple est fondamentalement
10:20l'élément toxique d'une société juste et bien ordonnée.
10:24Pensons à ce qu'on appelle la société managériale,
10:27technocratique, bureaucratique, qui se met en place à partir des années 30.
10:29On nous dit, le sens commun n'est plus valable.
10:34Ce qui est valable, c'est le bureaucrate. Le bureaucrate qui remplace la mère de famille,
10:38le bureaucrate qui remplace le père de famille, le bureaucrate qui remplace les parents qui disent
10:42« je sais mieux que vous ce qui est bon pour vous » et qui veut administrer tout dans la
10:45société.
10:46Le commun des mortels n'est plus invité.
10:48C'est une société, par ailleurs, administrée sous le signe de ce que j'appelle le collectivisme bureaucratique.
10:53Donc, on considère que tout ce qui n'est pas régi par une agence relève du domaine sauvage
10:59à civilisé par le génie de la norme et du règlement.
11:02Pensez au gouvernement des juges.
11:04On s'est dit fondamentalement, si on laisse des questions fondamentales
11:07sur l'avenir de nos sociétés au peuple, au commun des mortels, qui pourraient voter,
11:11eh bien, ils vont mal voter, ils vont tyranniser les minorités.
11:14Les juges doivent surplomber et, à partir d'une interprétation très créative du droit,
11:20encadrer le peuple grosse, bête, inquiétante, qui laissait elle-même, encore une fois,
11:24piétinerait les droits de tout le monde.
11:26Pensez au fiscalisme, je me permets de le dire aussi.
11:28La confiscation des avoirs du commun des mortels en disant
11:31« non, non, gérez pas votre argent par vous-même, c'est mieux que le bon état fiscaliste socialisant
11:35gère ça pour vous, on vous laissera des grenailles, on vous laissera des piécettes,
11:39mais globalement, vous n'êtes pas assez matures pour gérer votre argent. »
11:43Pensez au pouvoir des médias immenses aujourd'hui, qui racontent une réalité
11:46qui trop souvent est une réalité de rééducation.
11:48Le réel est balayé, le commun des mortels doit regarder les médias pour se faire dire quoi penser.
11:53Son quotidien lui dit quelque chose, et là, les experts patentés disent
11:56« non, ce que vous vivez au quotidien, vous ne le vivez pas, basculez dans notre fiction idéologique, s'il
12:01vous plaît. »
12:01Les lois de censure, qui se multiplient pour empêcher le commun des mortels de s'exprimer
12:05parce qu'ils pourraient dire ce qui n'est pas permis.
12:08L'immigration massive, qui fondamentalement noie le peuple historique
12:11parce que laissé à lui-même, il suffoquerait dans une identité réactionnaire.
12:14Alors, même la possibilité de le consulter, soit dit en passant, le consulter par référendum,
12:19on fait tout pour limiter la possibilité du référendum.
12:22Et quand on a des élections, les partis qui dérangent le système, on les dit, anti-républicains et anti-démocratiques.
12:27Donc, on resserre la démocratie sur un petit club fermé, délite, fière d'elle-même,
12:32qui regarde ensuite les ploucs en leur disant « c'est sans dents, son malodorant, je préférais ne pas les
12:37écouter. »
12:37Donc, globalement, on est passé de la démocratie contre elle-même, pour reprendre une formule que vous appréciez,
12:41à la démocratie sans le peuple et aujourd'hui, à la démocratie contre le peuple.
12:45La mémoire de la Seconde Guerre mondiale n'est-elle pas néanmoins utile, n'est-elle pas à jamais gravée
12:52dans nos mémoires ?
12:53Mais bien évidemment. Et qui voudrait l'oublier, cette atroce ?
12:55C'est un moment de suicide métaphysique à certains égards d'une partie du monde occidental.
12:59L'Holocauste est une trace à jamais inscrite dans nos mémoires, une trace atroce.
13:03Mais il n'y a pas que ça dans la Deuxième Guerre mondiale. Si on veut en parler à tout
13:06prix,
13:06il y a d'autres références qui peuvent nous venir à l'esprit.
13:09Churchill, qui décide de résister à tout prix à un empire qui veut écraser le monde libre
13:14et qui réussit à insuffler le courage d'un peuple qui autrement pourrait être démissionnaire.
13:18De Gaulle, seul, qui décide à Londres d'incarner sa patrie qui jamais ne sacrifiera son indépendance et sa souveraineté.
13:25Stoffenberg, celui qui est au cœur du complot contre Hitler.
13:28Stoffenberg qui veut faire tomber Hitler parce qu'il dit « l'honneur de l'Allemagne exige la mort du
13:32tyran ».
13:33Stoffenberg qui était globalement un réactionnaire de droite.
13:36C'était le contraire d'un progressiste en culotte courte.
13:39La Finlande, un petit peuple qui résiste à son invasion par les Russes
13:42et qui réussit à tenir à ce moment-là de manière exemplaire la valeur d'un peuple qui se bat
13:46à pour chaque centimètre de son territoire à ce moment-là.
13:50Et Staline, Dieu sait que je n'aime pas Staline,
13:52mais quand Staline constate que le communisme ne suffit pas pour mobiliser les siens,
13:55il mobilise l'orthodoxie, la religion, et le patriotisme.
13:58C'est intéressant comme leçon.
13:59Alors, je reviendrai sur cela.
14:01Le nazisme est évidemment une part atroce de l'histoire du monde du XXe siècle,
14:05mais ce n'est pas la seule grille de lecture pour comprendre ce qui nous est arrivé depuis un siècle.
14:09Et nazifier les peuples qui veulent aujourd'hui retrouver leur souveraineté,
14:12réaffirmer leur identité, redevenir maître chez eux,
14:15se délivrer des tutelles impériales bureaucratiques, nazifier les peuples,
14:19c'est la meilleure manière non seulement de piétiner la démocratie,
14:22mais de ne pas comprendre ce qui se passe aujourd'hui.
14:24Le mot « nazi » aujourd'hui est un mot qui nous empêche de comprendre notre présent.
14:29Il nous donne l'impression d'être tout à fait lucides et parfaitement vigilants.
14:33Dans l'effet, il nous enferme dans un univers parallèle qui nous coupe du réel.
14:36Il faut prendre cet édito et le réécouter en boucle.
14:40Merci infiniment, Mathieu Bocoté.
14:42On marque une pause.
14:43On revient dans un instant avec notamment le maire de Véran,
14:46dont Lyon qui défend une institutrice qui a reçu des menaces de mort.
14:50On va parler d'urgence patrimoine.
14:52Vous allez voir, puisque ce week-end, ce sont les journées du patrimoine.
14:55On en parle dans un instant.
14:56On va aborder ces policiers qui manifestent quelque part.
15:00Ça fait mal au cœur de voir ceux qui nous défendent au quotidien
15:02descendre dans la rue et demander du soutien.
15:06On marque une pause.
15:07On revient.
15:11Marc Menon, plusieurs dizaines de pêcheurs ont bloqué depuis ce matin.
15:17Un dépôt pétrolier à Fosse-sur-Mer près de Marseille
15:21pour protester contre la hausse des prix du carburant
15:24et la dégradation de leurs conditions de travail.
15:28Que comprendre ?
15:29Que comprendre ?
15:30Les pêcheurs font partie des victimes de cette situation.
15:34Mais on pourrait multiplier avec nombre d'artisans,
15:37de petites entreprises,
15:38qui au quotidien, là où ils faisaient 70 km,
15:41ça leur paraissait normal dans les contrats qu'ils avaient signés avec des clients.
15:46Mais là, ça ne fonctionne plus.
15:48Et un bateau de pêche, surtout ces bateaux de pêche-là,
15:51consomme énormément de carburant.
15:53Mais ça craque de partout.
15:54Il n'y a pas que.
15:55Et puis, chez eux, il y a le problème des quotas.
15:59Et de plus en plus de concurrences de bateaux
16:01qui viennent rodailler dans les eaux territoriales.
16:05Et on a vu plusieurs navires.
16:08Il y en a deux, je crois,
16:09qui sont des usines flottantes, terrifiantes,
16:11terrifiantes, qui sont en service depuis trois mois
16:14et qui viennent à tout ratisser
16:17et qui détruisent la faune marine.
16:21À partir de là, on peut penser que ces gens voient un avenir dans les abysses
16:27et non pas un avenir de surface.
16:29Et on peut les comprendre dans leur contestation.
16:33Mais je crois que tous les politiques,
16:35quels qu'ils soient aujourd'hui,
16:37n'ont pas grand-chose à leur proposer comme solution.
16:39Catherine Chabot, que j'ai connue à une époque,
16:42qui est une grande navigatrice.
16:43Elle a le sens de la mer.
16:45Elle aime les marins.
16:46Mais de là à pouvoir leur dire demain,
16:48je vous écoute,
16:50ça apparemment, elle veut le faire.
16:51Mais j'ai une solution.
16:52C'est une autre histoire.
16:54Merci, Marc Menand,
16:55pour ce regard sur cette mobilisation
16:58à fausses sur un maire
16:59de plusieurs dizaines de pêchers.
17:02Nous allons recevoir notre invité,
17:05Alexandra Sobzak-Romanski,
17:07qui est présidente d'Urgence Patrimoine.
17:09Venez, installez-vous.
17:09On vous avait déjà reçus.
17:11Mais ce week-end,
17:12se tiennent les journées du patrimoine.
17:15Urgence Patrimoine lutte depuis bientôt 13 ans
17:18contre les démolitions de notre patrimoine commun.
17:21Nos téléspectateurs avaient,
17:22grâce à vous,
17:24Alexandra Sobzak-Romanski,
17:26présidente fondatrice d'Urgence Patrimoine,
17:29sauvé, on s'en souvient,
17:30de la démolition,
17:32l'église Saint-Pierre de Notre-Dame de la mer.
17:35Ça a été un moment fort
17:37où ça avait beaucoup ému nos téléspectateurs.
17:40Que s'est-il passé depuis ?
17:42Bonjour à tous les mousquetaires.
17:46Il s'est passé que cette année,
17:49nous en avons sauvé deux de plus.
17:51Entre mon passage il y a un an et aujourd'hui,
17:54ça veut dire que nous avons sauvé
17:55trois églises de la démolition.
17:58Enfin, deux et demi,
18:00puisque vous en avez parlé dans votre émission,
18:03l'église Saint-Gaude est toujours en sursis
18:06parce que le maire s'acharne
18:07et veut absolument la démolir.
18:10Qui se trouve où précisément ?
18:12Pardon ?
18:12Qui se trouve où précisément cette église ?
18:14Elle se trouve à Cologne Saint-Gaude en Mayenne.
18:16Donc il veut absolument la raser.
18:18Pourtant il y a des repreneurs très sérieux
18:20qui sont prêts à la racheter,
18:21à la réhabiliter sans demander d'argent public
18:24et en plus la rendre au culte à l'issue de la restauration.
18:29Mais le maire ne veut pas,
18:30il veut son jardin du souvenir
18:31qui est en fait un bout de mur et un parking.
18:36Voilà, tout ça pour 120 000 euros.
18:39Donc il a du budget,
18:40mais bon, il veut quand même démolir son église.
18:44Et donc aujourd'hui, je profite de mon passage ici
18:47pour supplier Madame Pégard, ministre de la Culture,
18:51de signer notre mise en instance de classement d'urgence
18:53pour sauver l'église Saint-Gaude
18:55parce que l'avenir de cet édifice du XIe siècle
18:58et pas du XIXe siècle comme le maire l'affirme
19:01est entre les mains de la ministre.
19:04Seule elle maintenant peut la sauver.
19:05On espère qu'elle...
19:06On aura nos...
19:07Enfin, la justice nous a donné raison
19:08lors de notre référé.
19:11C'était un miracle.
19:12On ne pensait jamais que la justice allait dire
19:13qu'il fallait sauver ce patrimoine.
19:16On attend maintenant une date d'audience au fond.
19:18mais Madame Pégard reste maître du jeu.
19:24On espère qu'elle a entendu.
19:25Vous avez lancé le concours de la pelleteuse d'or.
19:30C'est intéressant.
19:30Est-ce que c'est un peu décalé de récompenser les démolitions ?
19:34Alors c'est complètement décalé,
19:35mais Urgence patrimoine est décalé.
19:37C'est-à-dire que depuis le début,
19:40on n'a jamais voulu,
19:42même si le patrimoine,
19:43ce n'est pas toujours très drôle,
19:46ce n'est pas une cause triste.
19:47À partir du moment où c'est une cause vivante,
19:49c'est une cause qui doit passer
19:51par plein d'émotions différentes.
19:53Et donc, cette pelleteuse d'or,
19:55c'est de l'humour un peu caustique, certes,
19:57mais c'est important d'appuyer là où ça fait mal.
20:00Et donc, ça fait maintenant quelques années.
20:02La première pelleteuse d'or,
20:03nous l'avions décernée à Madame Bachelot
20:05pour l'ensemble de son œuvre
20:07après la destruction de la chapelle Saint-Joseph à Lille.
20:11Voilà.
20:12Donc, cette année encore,
20:14il y a cinq candidats.
20:15Peut-être que nous décernerons une pelleteuse d'honneur
20:18à notre cher président de la République
20:20pour sa politique patrimoniale assez décevante
20:25parce qu'effectivement,
20:26il a sauvé Notre-Dame de Paris.
20:28Enfin, il a restauré Notre-Dame de Paris,
20:31mais il a oublié que la France,
20:33ce n'était pas que Paris.
20:34Alors, justement,
20:36parlons des journées du patrimoine
20:37qui ont lieu à ce week-end.
20:39C'est important de le rappeler.
20:40Avec mon thème, cette année, je cite
20:42« patrimoine en péril »,
20:44raviver, résister, réimaginer.
20:48Que vous inspire ce thème ?
20:49Alors, moi, je retiendrai simplement « résister ».
20:53Alors, déjà, petite parenthèse,
20:55choisir ce thème, c'était quand même très osé
20:58compte tenu, effectivement, de la politique patrimoniale.
21:01Et les gens sont habitués,
21:02quand ils vont visiter des édifices
21:07aux journées du patrimoine.
21:08Ils vont voir plutôt des choses très belles,
21:10très restaurées.
21:11On va visiter l'Elysée.
21:12Bon, c'est peut-être un patrimoine en péril aussi,
21:14l'Elysée, sur le fond.
21:17Mais voilà.
21:18Donc, patrimoine en péril,
21:20je pense que ça aurait été bien
21:21de montrer, justement,
21:24l'envers du décor,
21:25les gens qui se donnent du mal pour restaurer,
21:27les gens qui se donnent du mal pour sauver.
21:29Donc, moi, je garderai juste un mot
21:31de ces trois termes employés
21:36pour les gens du patrimoine.
21:38Je garderai « résister »
21:40parce qu'il faut résister.
21:42Comme disait Lucie Aubrac,
21:43le verbe « résister »
21:44se conjugue toujours au présent.
21:46Et aujourd'hui, plus que jamais,
21:48il faut résister aux démolisseurs.
21:51Il faut empêcher
21:52que tous les témoins de notre mémoire collective
21:56soient pulvérisés pour des projets immobiliers,
21:59pour des parkings ou pour rien.
22:02Mais concrètement,
22:03on entend bien, effectivement,
22:05donc j'espère, effectivement,
22:06que tous les Français vont résister,
22:08ne serait-ce qu'en se rendant
22:09à ces journées du patrimoine.
22:11Mais concrètement,
22:11comment est-ce qu'on peut vous aider,
22:12vous, Alexandra Sobzak-Romanski,
22:15qui est présidente d'Urgence Patrimoine ?
22:18On vous avait aidé la dernière fois.
22:19Et nos téléspectateurs,
22:20ils aiment aussi participer,
22:22sauver le patrimoine,
22:23se sentir concerné
22:25et mettre aussi la main à la patte.
22:27Comment on peut vous aider ?
22:28Déjà, un petit vote sur les pelleteuses d'or,
22:31ça peut être très bien,
22:32ça peut être très sympa.
22:33Et alors, nous lançons cette année
22:34ce que j'ai appelé un Patrimaction,
22:37c'est-à-dire que c'est un petit peu l'idée
22:39du Téléthon,
22:40mais pour le patrimoine,
22:41au profit d'un clocher en particulier,
22:44qui est la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire
22:48à Rivière-dans-le-Tarn.
22:50Alors, cette chapelle servait d'entrepôt municipal
22:54pendant des décennies,
22:55elle n'a pas été désacralisée,
22:57et un jour, une dame qui a 78 ans aujourd'hui,
23:00il y a 3 ans,
23:00m'a hittée,
23:02m'a appelée,
23:03il faut sauver cette chapelle,
23:04je veux sauver cette chapelle.
23:06Donc, une poignée de bénévoles,
23:07il essaie de faire ce qu'il peut,
23:10mais il faut 50 000 euros pour la sauver,
23:13et ce n'est pas à coup de...
23:15Là, encore, ce week-end,
23:15ils font un vide-grenier,
23:16ça va leur apporter entre 600 et 800 euros,
23:20et ce n'est pas comme ça qu'ils vont réussir.
23:22Et moi, je ne souhaite qu'une seule chose,
23:25c'est que Maïté,
23:26avant d'être rappelé à Dieu,
23:29voit cette chapelle restaurée.
23:31Donc, voilà.
23:33On peut aller sur le site Urgence Patrimoine.
23:36On veut réanimer la chapelle.
23:38Et on va sur le site urgencepatrimoine.fr
23:41et on fait une promesse de don,
23:43en espérant que les promesses seront tenues,
23:45parce que pour Notre-Dame-de-la-Mer,
23:46on a quand même perdu 700 personnes
23:48qui avaient fait des promesses
23:49et qui ne les ont pas tenues.
23:51Bon, déjà, ils ont fait des promesses, ils sont...
23:53Oui.
23:55Merci infiniment pour votre présence.
23:57Merci à vous, merci à Mousquetaires,
24:00à tous pour le patrimoine.
24:03Merci infiniment.
24:04Gabriel Cluzel,
24:05on va poursuivre avec vous,
24:07on n'est pas très loin, effectivement,
24:09de ce...
24:10Notre-Dame-du-Rosaire.
24:11On va dire ça,
24:12puisque dans un peu plus d'une semaine,
24:14le pape sera en France.
24:16Et cette visite,
24:17tenez-vous bien,
24:18suscite une immense ferveur.
24:20On le sait,
24:21les lieux annoncés sont déjà pleins,
24:23mais on vient d'apprendre par la croix
24:26que, je cite,
24:27la demande du président de la République,
24:30Emmanuel Macron,
24:31d'accompagner quelques minutes le pape
24:34à Notre-Dame, je cite,
24:36n'a pas été retenu par le Saint-Siège.
24:39Faut-il y voir un camouflet ?
24:42Gabriel Cluzel.
24:43Alors, c'est un article très intéressant
24:45de La Croix sur la préparation
24:47du voyage du pape,
24:49sur les arbitrages qui ont été faits.
24:52Il s'intitule
24:53Le pape, le président et la cathédrale
24:55dans les coulisses du voyage
24:57de Léon XIV en France.
24:58Et il le dit très clairement.
24:59Le président l'avait demandé.
25:01Alors, il ne voulait pas d'assister au Vepre,
25:03où sa place n'était pas prévue,
25:04mais d'obtenir en marche
25:06quelques dizaines de minutes à l'intérieur
25:08avec le pape pour lui montrer
25:09le chantier que la France a financé.
25:12Alors, la requête est passée
25:13par voie diplomatique, nous expliquons,
25:15mais la secrétarie d'État du Saint-Siège
25:16a répondu non.
25:18Donc, sauf changement de programme
25:20de dernière minute,
25:22Emmanuel Macron ne sera pas là
25:23quand le pape franchira
25:25le portail de Notre-Dame
25:26pour célébrer les Vepres.
25:29Alors, pourquoi ?
25:30Parce que rapporte le journaliste
25:32qui le dit le tenir d'une source vaticane,
25:35les Vepres du 25
25:36ne sont ni une inauguration,
25:38ni une visite.
25:39C'est la prière du soir de l'Église.
25:41Point.
25:41Et donc, y ménager un aparté présidentiel
25:44futile de 10 ou 20 minutes
25:46aurait donné à voir finalement
25:48un chef d'État
25:49qui fait visiter au pape un monument.
25:51national quand Rome tient à ce qu'on y voit
25:54d'abord une Église.
25:56Alors, n'y voyons pas d'incidents diplomatiques
25:58là où il n'y en a pas.
25:59Emmanuel Macron accueillera le pape à son arrivée,
26:02le verra à Metz au centre Robert Schumann,
26:05puis à son départ.
26:07Mais, le fait est, il faut quand même le noter,
26:09que le Vatican a écarté plusieurs propositions
26:12faites par l'Élysée
26:13qui auraient transformé ce voyage
26:15en voyage d'État.
26:16Or, le Vatican veut faire un voyage apostolique.
26:20Alors, par exemple, le Saint-Siège a décliné
26:22la garde républicaine et les tambours.
26:24Et puis, il y a souvent, vous savez,
26:25une remise de décoration dans un voyage d'État.
26:28On a proposé la grande croix de la Légion d'honneur,
26:30c'est pas mal,
26:31mais le Saint-Siège a décliné.
26:34Normalement, il y a un dé-dîner
26:36ou un déjeuner d'État.
26:37Et là, à nouveau, rebelote.
26:38Rome a décliné.
26:39Le pape sera nourri, logé, blanchi
26:41à la non-ciature.
26:43Très intéressant, tout ça.
26:44Mais comment l'expliquer, Gabrielle Cluzière ?
26:46Alors, on peut y voir plusieurs explications
26:47qui sont liées, d'ailleurs.
26:49La première, on peut y penser assez naturellement,
26:52c'est le vote de l'euthanasie
26:54accéléré par Emmanuel Macron
26:55qui aurait eu le pouvoir,
26:56par des artifices d'agenda,
26:58de la journée.
27:00Et aujourd'hui, il sonne un peu quand même
27:01comme une provocation.
27:04Paradoxalement, c'est ce qu'avait suggéré
27:05dans une tribune du Figaro
27:06Jean-Marie Lemeney, président de la Fondation Lejeune
27:09et Pascal Morinière, présidente des AFC.
27:11Ils avaient dit, finalement,
27:12cette annonce de la visite
27:14a peut-être accéléré le vote.
27:15Alors, je vous explique pourquoi.
27:17Parce qu'Emmanuel Macron s'est dit
27:19qu'on va solder cette affaire,
27:20on va clore ce dossier épineux
27:22qui va être une source de discorde
27:23avec l'Église.
27:24Comme ça, le pape ne pourra rien dire,
27:25les dés seront déjà jetés.
27:27Et puis, comme ça,
27:30il ne sera plus tenté
27:31de mettre son grain de sel.
27:33Embrassons-nous, Folleville.
27:35Et ainsi, il pourra avoir sa photo
27:37devant Notre-Dame.
27:39Ça ne gâchera pas la lune de miel
27:40avec Léon XIV.
27:42Sauf qu'il n'y aura pas de photo,
27:44il n'y aura pas non plus
27:45de compliments du pape.
27:46Peut-être qu'Emmanuel Macron
27:47s'imaginait prendre des airs modastes
27:49face aux compliments du pape.
27:51Eh bien, non.
27:52Il croit peut-être que les papes
27:53ont une mémoire de poisson rouge.
27:56Eh bien, non.
27:57Louis Quinter ne l'a sans doute pas oublié.
27:59Ce n'est pas la bonne comparaison.
28:01Animalière,
28:02les papes comme la mule du même nom
28:03dans la nouvelle d'Alphonse Dodé
28:05peuvent être en tout cas rancuniers.
28:10Vous savez même,
28:10je ne sais pas si vous vous souvenez
28:11de ce débat,
28:12que certains opposants
28:15à l'euthanasie,
28:16avaient espéré que Léon XIV,
28:18après le vote,
28:19annule son déplacement.
28:21Mais il peut aussi venir
28:23et dire ce qu'il a à dire,
28:25sans langue de buie.
28:26Je ne sais pas si vous vous souvenez,
28:27là aussi,
28:28qu'en avril dernier,
28:29visant le président des États-Unis
28:31avec lequel il était en désaccord,
28:32il avait affirmé bien haut
28:33« Je n'ai pas peur de l'administration Trump
28:36ni d'exprimer fortement
28:37le message de l'Église,
28:39ce qui est l'idée que je me fais
28:40de ma mission
28:41et de celle de l'Église. »
28:42Alors, qui sait,
28:42il va peut-être dire
28:43qu'il n'a pas peur
28:43du gouvernement Macron.
28:46Alors, sans arriver jusque-là,
28:47il y a eu des paroles fortes
28:48par le passé.
28:49On se souvient du voyage historique
28:51en Pologne,
28:52en juin 1979,
28:54le pape Jean-Paul II
28:56avait lancé un appel puissant
28:57qui n'a pas été pour rien
28:58dans la chute
29:00du régime communiste.
29:01En France, en 1980,
29:02Jean-Paul II,
29:03il avait un peu remonté
29:03les bretelles,
29:04si on me permettait,
29:05de la France,
29:05en disant à la fille aînée
29:07de l'Église
29:07« Qu'as-tu fait de ton baptême ? »
29:09Benoît XVI,
29:09lors du discours des Bernardins,
29:11il avait évoqué
29:12ces fameuses racines
29:14chrétiennes oubliées.
29:15Donc, à chaque fois,
29:16ça a été une balise.
29:18Que va dire Léon XIV ?
29:19Je l'ignore,
29:20il ne m'a pas sollicité
29:21pour son discours,
29:22mais si la question
29:23de l'euthanasie est évoquée,
29:25ce devrait être plutôt
29:25à Lourdes,
29:26là où se rencontrent
29:27toutes les misères
29:29physiques et morales.
29:30Et puis,
29:31il y a aussi les cadeaux.
29:32Vous savez,
29:32entre chefs d'État,
29:34on s'offre des cadeaux.
29:36Ils peuvent échanger
29:37des petits cadeaux.
29:38J'ai pensé à quoi ?
29:39Un bel exemplaire
29:40des tables de la loi en marbre
29:42avec le sixième commandement,
29:43« Tu ne tueras pas ».
29:46Une biographie reliée
29:47de Jeanne Jugand,
29:48vous savez,
29:48qui est émue par les vieillards
29:49dans l'abandon
29:50avait fondé
29:51la congrégation
29:51des petites sœurs des pauvres.
29:52Ou de la lyonnaise
29:53Jeanne Garnier,
29:55fondatrice au XIXe
29:56de l'œuvre des dames
29:57du calvaire
29:57qui s'occupe également
29:59des pauvres,
30:00des vieux
30:00et c'est chez elle
30:02que sont nés
30:02les premiers soins palliatifs.
30:04Et vous savez
30:04que ces deux belles œuvres
30:05ont été mises
30:07sur la scellette
30:07par le vote
30:09de la loi.
30:11Alors,
30:11est-ce qu'il sera aussi ferme,
30:12Léon XIV,
30:13avec Emmanuel Macron
30:14qu'avec Donald Trump ?
30:15L'avenir le dira.
30:16En tout cas,
30:16ce n'est pas la première fois
30:18qu'un pape
30:19refuserait
30:20d'être mis au pas
30:21par celui
30:21qui gouverne la France.
30:23Oui,
30:24alors bien sûr,
30:24on peut citer
30:26Pissette et Napoléon,
30:27mais je ne pense pas
30:28qu'Emmanuel Macron
30:28ait le projet
30:29d'emprisonner Léon XIV,
30:31ça n'ira pas jusque-là.
30:33Mais si le pape
30:34refuse la dimension
30:36voyage d'État
30:37de cette visite,
30:37c'est aussi parce qu'il vient
30:39pas voir Emmanuel Macron,
30:40il vient voir
30:40les Français catholiques
30:41et ceux qui ne le sont pas
30:43mais qui pourraient le devenir
30:44en étant touchés
30:45par ce voyage.
30:46Alors,
30:46il paraît que les Français
30:47l'intriguent.
30:48Il a même dit à Mgr Aveline
30:49qu'il avait appris
30:50à parler français.
30:51Oui,
30:51il s'est entraîné.
30:53Exactement.
30:53Et le renouveau catholique,
30:56le fait que tant
30:56de jeunes adultes
30:57se préparent au baptême
30:58sont des sujets
30:59de curiosité.
31:00Je ne sais pas
31:01si on peut dire ça comme ça.
31:02Donc,
31:02la visite de fer rencontre
31:03un immense succès.
31:0480 000 jeunes
31:05au Stade de France,
31:06je peux donner les chiffres,
31:07mais 8 000 personnes
31:08s'inscrivent chaque jour
31:08pour la messe à Paris.
31:10Je crois que 200 000
31:10sont attendues à Lourdes.
31:12Les cloches sonneront
31:13dans toute la capitale.
31:14Ça va être assez impressionnant.
31:16Mais vous voyez
31:17les deux explications,
31:18le refus de l'euthanasie
31:21et puis la volonté
31:23de rencontrer
31:23les catholiques français.
31:24Finalement,
31:25ce sont des dimensions
31:26qui se rejoignent
31:27car il vient rencontrer
31:29des catholiques français
31:29fervents,
31:30mais inquiets
31:32du traitement
31:32qu'on leur réserve
31:33dans leur pays
31:34par un laïcisme
31:35de combat.
31:36Je ne sais plus
31:36qui a dit ça,
31:37mais je trouvais
31:37la parole assez forte.
31:39La semaine prochaine,
31:40vous allez le recevoir,
31:42Grégoire Pepin,
31:43du Centre européen
31:43de la justice,
31:44sort un rapport
31:45sur les souffrances
31:47et l'espérance
31:47de l'Église en France.
31:48Quand j'ai vu
31:49que les précédents rapports
31:50c'était sur les chrétiens d'Orient
31:51ou sur les chrétiens en Algérie,
31:53je me suis dit
31:53si nous en sommes là,
31:55c'est quand même
31:55un petit peu inquiétant.
31:57Il expose de façon
31:58très factuelle
31:59la croissance
32:00des actes anti-chrétiens
32:01mais les contraintes
32:01aussi sur l'école catholique.
32:03On veut interdire
32:04la prière
32:04dans les écoles catholiques.
32:05Une école catholique
32:06où il n'y a plus de prière,
32:07c'est une école laïque.
32:08Sur les établissements
32:10médicaux,
32:10sociaux,
32:14c'est un petit peu anecdotique
32:15mais vous savez
32:16les anecdotes
32:16c'est toujours intéressant.
32:18S'il avait été donné
32:19carte blanche à l'Élysée
32:20pour organiser ce voyage,
32:21gageons que les étapes
32:23n'auraient pas été les mêmes.
32:25Alors je pense
32:25à la messe
32:26sur la place de la Concorde
32:27qui sonne pour certains
32:28comme une messe de réparation.
32:311120 guillotinés
32:32en 13 mois
32:32sur cette place
32:34dite jadis
32:35de la Révolution
32:36où à cœur
32:37le samedi matin,
32:37ça, ça va vraiment
32:39défriser Antoine Léaumont,
32:40tant de recueillement
32:41sur l'escalier
32:42des martyrs des Carmes
32:43en mémoire
32:44des régions religieux
32:44massacrés
32:45pendant la Révolution.
32:46Vous voyez qu'on est
32:47aux antipodes
32:47du spectacle sanguinolent
32:48avec Marie-Antoinette
32:50pendant l'inauguration
32:51des JO.
32:53Dernier point
32:54et ça, c'est peut-être
32:56là aussi intéressant
32:57pour le pape lui-même.
32:59Il vient prendre
33:00le pouls de la France
33:00mais aussi
33:01de ses réalités profondes.
33:02Et il y a une réalité
33:03qui est notée
33:04dans cet article de La Croix
33:05qui a été peu relevé,
33:06c'est qu'à un moment
33:08pour rencontrer des exilés
33:09avant de se rabattre
33:11sur le centre Bakhita
33:12dans le XVIIIe,
33:13il a pensé
33:13à aller à Bondy
33:15en Seine-Saint-Denis.
33:16C'est La Croix
33:17qui l'explique.
33:18Mais à Bondy,
33:19deux points de deal
33:20étaient installés
33:21à l'endroit exact
33:22où le pape
33:23devait se rendre.
33:24Les services
33:25ont freiné.
33:27Si le pape lui-même
33:29ne peut pas aller
33:29partout en France,
33:30il doit renoncer
33:31à ses rencontres
33:31à cause de la drogue
33:32et de l'insécurité.
33:33Comment l'Église
33:34pourra-t-elle
33:35continuer de sermonner
33:36ce qui tire
33:37la sonnette d'alarme
33:38sur ces sujets
33:39et rester iréniste ?
33:42Je ne sais pas
33:42comment Emmanuel Macron
33:44se comportera
33:45avec le pape.
33:45Vous ne souvenez pas,
33:46ça m'avait frappé
33:47en novembre 2021
33:48aux visites au Vatican.
33:49Il avait tutoyé
33:50le pape François.
33:52C'est original.
33:53Je ne sais pas
33:53s'il aura cette même
33:55familiarité
33:55et ce qu'il appellera
33:56par son prénom.
33:59Mais bon,
34:00rien ne nous dit
34:01en tout cas
34:02que le nouveau pape
34:02jouera sagement
34:03la partition
34:04que lui a prévue
34:05Emmanuel Macron.
34:06Ça risque d'être
34:06plein de surprises.
34:09Moi, je trouve
34:10que c'est un pape
34:10qui a des messages
34:11politiques à chaque fois.
34:13Il y a eu également
34:13le voyage en Turquie
34:14où il avait fait passer
34:17le message
34:17par rapport au fait
34:19que l'Église
34:19qui s'était transformée
34:20en mosquée
34:21et donc il a quand même
34:24des messages envoyés
34:25avec la concorde
34:26comme vous l'avez rappelé.
34:27Donc, il est assez intéressant
34:29comme pape
34:30et à suivre.
34:31Eh bien, bien sûr,
34:32on le suivra.
34:33Dans un instant,
34:33on va recevoir
34:34notre invité,
34:35le maire de Véran.
34:35dans un instant
34:36à la chronique
34:37de Charlotte
34:38sur les policiers.
34:39Mais aujourd'hui,
34:40c'est le dernier jour
34:40de dépôt des candidatures
34:43pour les candidats
34:44à la primaire PS.
34:45Et Philippe Brun
34:45est le plus jeune candidat
34:47à la primaire PS
34:48pour la présidentielle.
34:50Le député veut,
34:51je cite,
34:51réveiller la gauche.
34:52Il a battu deux fois
34:53le Rassemblement national
34:55dans sa circonscription
34:56et donne son avis
34:57sur Olivier Faure,
34:58Raphaël Guxman,
34:59François Hollande,
35:00Ségolène Royal,
35:01mais aussi Philippe De Villiers,
35:02Jean-Luc Mélenchon,
35:02Sarah Knafot
35:03dans un podcast.
35:04Ce soir,
35:0520h à l'instant,
35:06Christine Kelly,
35:07écoutez un extrait.
35:10Comment vous êtes retrouvé
35:11à gauche ?
35:13Parce que le combat,
35:14le combat social,
35:15moi je pense que
35:15moi je suis du côté
35:16des pauvres,
35:17je suis du côté des...
35:17Ça ne veut rien dire ça ?
35:18La gauche n'a pas
35:19le monopole du combat social ?
35:21Si, si, si.
35:21Vous venez de dire
35:22d'ailleurs en début
35:23de podcast
35:23que le Rassemblement national
35:25a récupéré les ouvriers.
35:26À tort,
35:27parce qu'en pervertissant
35:28nos combats,
35:29mais la vérité,
35:29c'est que la gauche
35:30elle a été inventée pour ça.
35:31La loi transpartisane
35:33que vous faites
35:33pour les familles monoparentales,
35:34voyez bien que c'est
35:35un combat social,
35:36ça n'appartient pas
35:36qu'à la gauche.
35:37Oui, mais je vois quand même
35:38surtout la gauche
35:39qui le défend quand même.
35:40J'ai beaucoup de mal
35:41à avoir la droite
35:42qui me suit sur cette loi
35:42quand même,
35:43si on regarde quand même
35:44les choses.
35:44La gauche,
35:44elle est inventée
35:45pour défendre
35:45les ouvriers et les employés,
35:46c'est à ça que ça sert la gauche.
35:47C'est pour ça que je suis de gauche.
35:53La gauche,
35:53qu'est-ce que l'extrême droite
35:54pervertisse les maux de la gauche
35:55pour récupérer les électeurs,
35:56ça je comprends.
35:58Tout bien récupère
35:59tout simplement
35:59les électeurs
36:00qui ont été abandonnés
36:01aussi par la gauche.
36:02Vous-même,
36:02vous avez décrit
36:03ce déclin de la gauche,
36:05cet abandon de la gauche.
36:05Mais il n'y a rien à attendre
36:06de l'extrême droite
36:07pour améliorer
36:07vos conditions de vie.
36:08Moi, je sais
36:09qu'ils n'amélioreront
36:10rien du tout.
36:15À 20h ce soir
36:16sur les plateformes
36:17de podcasts
36:17très intéressants,
36:19Philippe Brun
36:19à suivre et à écouter.
36:22Charlotte Dornela,
36:24écoutez Fabien Vendemelric
36:26du syndicat Allianz
36:28qui sortait de Beauvau
36:30et qui dit
36:30comment le dialogue
36:31va continuer
36:32parce qu'il a été reçu
36:33et on va s'arrêter
36:34sur ce moment fort
36:35des policiers
36:36qui ont manifesté
36:37sur les Champs-Elysées
36:38et devant l'Assemblée nationale.
36:39Écoutez.
36:40Le dialogue
36:41continuera à perdurer
36:42au sein du ministère
36:43de l'Intérieur
36:43mais on sera intransigeant.
36:45C'est-à-dire que
36:45si le ministre de l'Intérieur
36:47ne donne pas satisfaction
36:48et qu'il me dit
36:49qu'il n'a pas
36:49l'enveloppe budgétaire
36:50pour le faire,
36:51action, réaction,
36:52rapport de force,
36:53pouvoir de nuisance
36:54et on passera au schéma
36:56d'après.
36:57Évidemment,
36:57il y a Matignon,
36:58il y a l'Elysée
36:58mais il y a pas mal
36:59de choses encore à faire.
37:01On savait que ça
37:01allait être long.
37:02On n'est pas découragé.
37:03On a entendu les collègues
37:04qui sont prêts à tout
37:05et à continuer à se battre.
37:07Donc, on va se battre.
37:08Aujourd'hui,
37:08la prise de conscience,
37:09c'est tout ce qui peut
37:10nous satisfaire.
37:12Charlotte Dornelas,
37:13pour quelles raisons
37:14ont-ils manifesté ?
37:15Il y a des raisons
37:16précises et conjoncturelles
37:18qui sont en ce moment
37:19la réclamation,
37:20en tout cas syndicale
37:21du moment,
37:22mais qui s'inscrivent
37:23surtout, à mon avis,
37:24dans une détresse structurelle
37:25qui étouffe désormais
37:26tous les acteurs
37:27chargés de décliner
37:28la politique de sécurité
37:29qui est censée protéger
37:31l'intégralité des Français.
37:33Alors,
37:33c'était un nouvel appel
37:35et d'ailleurs,
37:38Fabien Van Emelry
37:39qu'on vient d'écouter
37:40disait que c'était
37:41un combat de longue haleine
37:43et en effet,
37:44on se souvient
37:44de la première manifestation
37:45au début de l'année
37:45pour ne parler que de cette année.
37:48Plusieurs syndicats
37:48avaient déjà appelé
37:50à manifester
37:50en janvier dernier
37:51puis avant l'été
37:53et en l'occurrence,
37:54ce sont des discussions
37:54autour du budget.
37:56Évidemment,
37:57on le voit bien,
37:58tout le monde est en train
37:58de se cristalliser
37:59autour de ce budget
38:00en construction.
38:01Il s'agit de la question
38:02du budget attribué
38:03aux forces de l'ordre
38:04qui est le point de crispation.
38:05On l'a vu tout à l'heure
38:06dans le JT,
38:09Sébastien Lecornu
38:09a demandé à ses ministres
38:11de se cantonner
38:12au budget de l'année dernière.
38:14Alors,
38:14Sébastien Lecornu,
38:15il est Premier ministre
38:16pour six mois
38:16mais en tout cas,
38:17c'est une manière
38:18de réfléchir
38:18qui est originale.
38:19C'est-à-dire qu'on pourrait se dire
38:21de quoi avons-nous besoin
38:22en priorité,
38:23sur quoi voulons-nous prioriser
38:24en effet la dépense d'argent.
38:26À moyen constant,
38:27il y a peut-être
38:27des dépenses
38:28qui sont absolument inutiles
38:29pour l'avenir de la France.
38:31Donc,
38:31simplement dire
38:32vous ne bougez rien,
38:32on ne dépense pas plus.
38:34Ce n'est pas une manière
38:34de réorganiser
38:35ou de réattribuer
38:36comme nécessaire
38:38évidemment l'argent.
38:40Bon là,
38:40encore une fois,
38:41c'est autour du budget
38:41donc sans surprise,
38:42il est question de moyens,
38:43de salaires,
38:44de primes de risques.
38:45Bref,
38:45d'un argent qui manque
38:46dans la réussite
38:47de la mission
38:48ainsi que dans la reconnaissance
38:50plus individuelle,
38:51on va dire,
38:52de cette mission
38:52qui est menée.
38:53Bon,
38:54entre les syndicats de police
38:55et le ministère de l'Intérieur,
38:56il est souvent question
38:57de budget,
38:58d'argent,
38:58de salaires et de primes.
38:59C'est le jeu
39:00qui se répète inlassablement
39:01entre les syndicats
39:02qui défendent en effet
39:03les intérêts des salariés
39:05et les ministères concernés
39:07dans une profession
39:08qui est précarisée
39:09comme beaucoup d'autres
39:11et on l'a vu tout à l'heure
39:11avec Marc.
39:12Il y a des arbitrages
39:13sur le budget.
39:14Laurent Nunez promet
39:15une somme
39:15qui ne recouvre pas
39:16ce que je vous disais
39:17ce qui est nécessaire
39:18aux yeux des policiers.
39:20Vu la situation,
39:21ça n'a pas grand-chose
39:21d'étonnant jusque-là.
39:22Mais le récit des policiers,
39:24mois après mois,
39:25voire maintenant
39:25année après année,
39:27raconte une histoire
39:28qui est un peu plus inquiétante
39:30si je puis me permettre
39:31que le seul aspect,
39:32je mets des guillemets évidemment,
39:34qui les concerne eux
39:35individuellement
39:36et au premier chef.
39:37Ils décrivent lentement,
39:39depuis longtemps,
39:40le poison lent
39:41de la crise de sens
39:42et d'efficacité
39:44de leur travail,
39:44les deux évidemment,
39:45étant liés.
39:46Donc quand votre métier
39:47n'a plus de sens,
39:47que vous avez l'impression
39:48qu'il n'est pas efficace
39:49et qu'en plus
39:50vous manquez de reconnaissance,
39:51vous trouvez un peu pénible
39:53d'être en plus évidemment
39:55mal payé
39:55ou dans un commissariat
39:56dans lequel vous avez
39:57une fuite d'eau.
39:58Alors c'est-à-dire,
39:59est-ce qu'il faut y voir,
40:00Charlotte,
40:01encore une dénonciation
40:02d'un travail
40:03qui n'est pas suivi
40:04d'effet,
40:04par exemple,
40:05sur le terrain de la justice
40:06comme le déplorent
40:07souvent les policiers ?
40:08On se souvient du slogan,
40:09on l'a écouté tout à l'heure,
40:11enfin c'était le même homme,
40:12je veux dire,
40:12du slogan
40:13« Le problème de la police,
40:14c'est la justice »
40:15lancé il y a maintenant
40:16des années.
40:17Alors tout le monde,
40:18il y a eu une attaque
40:19des personnes
40:19qui rendent la justice.
40:20En l'occurrence,
40:21ce que disent tous les policiers,
40:22c'est qu'il y a
40:23un dysfonctionnement
40:24structurel
40:25dans la manière
40:25dont est rendue la justice,
40:27dans les priorités
40:28de la justice aujourd'hui
40:29et le vrai drame
40:30que nous avons
40:31c'est que cette chaîne
40:31de responsabilité,
40:32vous voyez,
40:33elle ne s'arrête pas là,
40:34elle ne s'épuise pas
40:35dans ce slogan
40:36qui pourrait être décliné
40:37à l'infini
40:37dans toute la chaîne
40:38de responsabilité,
40:39notamment de la chaîne pénale
40:41mais donc de la chaîne
40:41de toute la sécurité.
40:43C'est une crise systémique,
40:44on l'a vu de manière
40:46absolument évidente
40:47au moment de l'étude,
40:49au moment du drame
40:50de la mort de Liana,
40:51vous l'avez vu dans la foulée
40:52le ministre qui demande
40:53l'examen en quelques semaines
40:54de 70 000 dossiers
40:56qui n'étaient donc pas étudiés
40:57plus les 3 millions de plaintes
40:59on apprend qu'ils dorment
40:59dans les commissariats,
41:00dans les commissariats
41:01donc la justice
41:01n'en a même pas encore connaissance,
41:03on comprend bien
41:04qu'à effectif constant
41:05ça devient difficile de suivre
41:07et en janvier dernier
41:09les policiers évoquaient
41:09la nécessité d'une relance
41:11de la filière
41:11investigation en particulier.
41:13Je vous prends cet exemple
41:14parce que vous allez voir
41:15il est extrêmement parlant
41:17et évidemment
41:17quand on parle du narcotrafic
41:19et du crime organisé
41:20de manière assez quotidienne
41:22ces dernières années
41:22c'est cette filière-là
41:23qui nous intéresse
41:24au premier chef.
41:25Déjà en janvier dernier
41:27donc avant
41:27l'émotion suscitée
41:29par la mort de Liana
41:30ils évoquaient
41:312 à 3 millions de procédures
41:33en souffrance
41:33dans les commissariats,
41:353,4 millions
41:36de nouveaux dossiers annuels
41:37qui pèsent évidemment
41:39sur des policiers
41:39qui ont déjà
41:40des millions de dossiers
41:41en souffrance
41:41et en parallèle
41:43l'hémorragie
41:43des services d'enquête.
41:44Il faut bien comprendre
41:46que ce qu'ils dénoncent
41:47depuis des années maintenant
41:48a bloqué
41:49les vocations
41:50du service d'enquête.
41:51Ils peinent
41:52à recruter désormais
41:53donc déjà
41:53ils avaient du mal
41:54à faire leur métier
41:54désormais ils peinent
41:55à recruter
41:56ça ne peut qu'aller
41:56en s'empirant.
41:58C'est la paperasse
41:59les demandes d'autorisation
42:00sans fin
42:00à chaque acte d'enquête
42:02je vous prends un exemple
42:02pour poser une balise
42:03dans le cadre d'une enquête
42:05sur une voiture
42:06il faut désormais
42:06les autorisations enchaînent
42:07appeler un procureur
42:09qui est devenu
42:09un standardiste en fait
42:10qui doit répondre
42:11à tous les policiers
42:12sur toutes les enquêtes
42:13qui sont sous son commandement
42:14on s'étonne après
42:15que les parquetiers
42:15n'arrivent pas à suivre
42:16des logiciels absolument obsolètes
42:18la recherche d'un interprète
42:19l'attente de l'avocat
42:20l'appel d'un médecin
42:21les avis à magistrats
42:22qui se sont multipliés
42:24bref des contraintes
42:25administratives et bureaucratiques
42:26à la place
42:28du coeur du métier
42:29d'un enquêteur
42:29qui est donc l'enquête
42:30et évidemment
42:31le tout dans un temps
42:33délimité
42:33et imparti
42:34vous savez que la garde à vue
42:35par exemple
42:35le temps de l'enquête
42:36est évidemment limité
42:37par la loi
42:38bref leur coeur de métier
42:39s'est réduit
42:40à peau de chagrin
42:40et sur ce point
42:42le slogan d'alliance
42:43pourrait se retourner
42:44c'est-à-dire
42:45le problème de la justice
42:46à ce moment-là
42:47devient la police
42:48et je ne fais pas juste
42:49une provocation en disant ça
42:50pourquoi je dis ça ?
42:51parce que quand un dossier
42:53dans un temps imparti
42:54que vous avez beaucoup
42:54de paperasses
42:55et que vous arrivez
42:56devant la justice
42:57c'est un dossier
42:58qui est moins solide
42:58avec potentiellement
43:00beaucoup plus de vices
43:00de procédures
43:01parce que dans un temps imparti
43:02vous avez dû faire plus de choses
43:04et donc derrière
43:04la justice peine parfois
43:06à avancer
43:07et on comprend évidemment
43:08que personne ne le fait exprès
43:09nous avons des services
43:10littéralement submergés
43:12c'est un sujet
43:13qui a été évoqué
43:13en janvier 2025
43:14vous avez plus de 16 000 enquêteurs
43:17sur les 29 000
43:18que compte la France
43:19qui ont répondu
43:20à un questionnaire
43:21lancé par le syndicat Alliance
43:22toujours le même
43:23le syndicat
43:25on a déduit des propositions
43:26et rien n'a avancé
43:27je vous donne une anecdote
43:28sur cette filière investigation
43:30en 2022
43:31la cour des comptes
43:32a fait un rapport
43:32sur notamment
43:34le changement
43:35du logiciel
43:36dans lequel
43:36ils enregistrent
43:37les procédures
43:38notamment pendant
43:39leurs enquêtes
43:40l'état a dépensé
43:41plus de 250 millions
43:42d'euros
43:43pour ce nouveau logiciel
43:44depuis 2016
43:46logiciel qui a tourné
43:47littéralement au fiasco
43:48si bien qu'en 2022
43:49il est abandonné
43:50le logiciel
43:51pour donner une idée
43:52la cour des comptes
43:53notait que
43:54pour enregistrer
43:55un fichier au format PDF
43:56dans une procédure
43:58d'enquête
43:58il fallait 17 clics
44:00de souris
44:0117 clics
44:02pour enregistrer
44:02un fichier PDF
44:03c'est vous dire
44:03à peu près le temps
44:04qu'ils perdaient
44:05à ne pas faire
44:06leurs enquêtes
44:06c'est un détail
44:07mais ça donne
44:08une bonne idée
44:08et depuis
44:09la relance
44:10d'un nouvel outil numérique
44:11n'a toujours pas donné
44:12de résultat
44:13et le résultat
44:15de cette situation
44:15c'est quoi
44:16c'est que les parquets
44:17demandent encore
44:17une copie papier
44:18évidemment
44:19à destination
44:20de la justice
44:21pour être sûr
44:22que toutes les informations
44:23leur parviennent
44:24vous avez également
44:24une des réponses
44:25aux questions
44:25que nous nous étions posées
44:26cet été
44:27alors avant d'accueillir
44:28Steve Campagne
44:29dernière question
44:30les enquêteurs
44:31ne sont pourtant pas
44:32seuls dans les runes
44:33y a-t-il pas
44:34d'autres problèmes
44:34mais bien sûr
44:36et qui se recoupe
44:36d'ailleurs
44:37on l'avait vu
44:37la réforme
44:38de la filière
44:39investigation
44:39justement
44:40de la police judiciaire
44:41a projeté
44:42les policiers
44:42de la police judiciaire
44:43non plus seulement
44:44sur les enquêtes
44:44mais parfois
44:45avec les policiers
44:46de la voie publique
44:47il s'y opposait
44:47unanimement
44:48personne ne les a écoutés
44:49et sur le terrain
44:50ce sont 3 millions
44:51d'interventions par an
44:52des refus d'obtempérer
44:54des agressions par milliers
44:55dans une indifférence
44:56qui est sinon générale
44:57au moins réelle
44:58et que l'on ne s'y trompe pas
45:00les policiers
45:00dénoncent évidemment
45:01ceux qui les attaquent
45:02très directement
45:03en leur faisant porter
45:04évidemment
45:05toutes les pires
45:07qualités
45:07tous les pires défauts
45:08en l'occurrence
45:09que l'on puisse imaginer
45:10on les collène
45:10dans la sphère politique
45:11mais disent
45:12les autres
45:12qui prétendent nous défendre
45:14nous lâchent systématiquement
45:15en amont
45:16et avant d'avoir
45:17le recul même
45:18sur la situation
45:19dans laquelle nous sommes mis
45:21bref
45:21c'est l'histoire
45:21d'une profession
45:22qui est dépassée
45:23débordée
45:24et à qui on demande
45:25de contenir
45:25une société
45:26de plus en plus violente
45:27à effectifs constants
45:29avec des entraves
45:30en augmentation
45:31à leur travail
45:31en restant passives
45:33irréprochables
45:34et polies si possible
45:35bref une mission impossible
45:36qui se transforme évidemment
45:38au bout de quelques années
45:38en cocotte minute
45:40Merci Charlotte Dornelas
45:42pour cette analyse
45:43Tiff Campagne
45:44merci de nous rejoindre
45:45sur le plateau
45:46vous avez été élu maire
45:47sans étiquette
45:48du village de Véron
45:49au premier tour
45:50lors des élections municipales
45:52de 2026
45:53il s'est passé
45:54quelque chose
45:55d'incroyable
45:56une mère
45:57de famille
45:58a adopté
45:59hier
45:59devant l'école
46:00de votre commune
46:02un comportement
46:03agressif
46:04et a tenu
46:04des propos
46:05donc agressifs
46:06à l'encontre
46:06d'une enseignante
46:07que s'est-il passé concrètement
46:09écoutez
46:09c'est une mère de famille
46:11qui est venue
46:11suite au fait
46:13que sa fille soit tombée
46:14se soit blessée
46:15et elle est venue
46:16donc réprimander
46:17l'enseignante
46:18auprès de laquelle
46:19elle estimait
46:19que les soins
46:20n'avaient pas été suffisants
46:21mais il faut savoir
46:21que les enseignants
46:22sont limités
46:23dans ce qu'ils peuvent faire
46:24en matière de soins
46:25bon c'était des égratignures
46:26basiques
46:27quand on tombe
46:27dans une cour de récréation
46:28qui ne justifiait en rien
46:30quoi qu'il arrive
46:31des menaces
46:32envers le personnel
46:33enseignant
46:34encore moins
46:34des menaces de mort
46:35et je suis très content
46:37d'arriver ici
46:38avec une bonne nouvelle
46:38puisque la procureure
46:40de la République
46:40a annoncé
46:41avant mon arrivée ici
46:43qu'elle poursuivait
46:45l'auteur des faits
46:46devant le tribunal
46:47correctionnel
46:48le 10 décembre prochain
46:49pour des faits
46:50de menaces de mort
46:51donc c'est assez satisfaisant
46:53de voir quand même
46:53qu'en une journée
46:56les doutes ont été levés
46:57au point de renvoyer
46:58la personne en correctionnel
46:59action réaction
47:00ce qui est intéressant
47:01et c'est la raison
47:02pour laquelle
47:02on est ravis
47:03de vous recevoir ce soir
47:04c'est que vous avez tenu
47:06à taper du poing
47:07sur la table
47:08et à hurler
47:09face à cela
47:10tous les maires
47:11ne le font pas
47:11pourquoi vous l'avez-vous fait ?
47:12écoutez moi je pense
47:13que les maires
47:14ne le font pas par peur
47:15parce que je vais vous dire
47:16moi depuis hier
47:17dès lors que j'ai eu
47:18connaissance de la situation
47:19dès lors que j'ai dénoncé
47:20les faits
47:21c'est l'emballement
47:21c'est à dire que
47:22je fais un communiqué
47:23à la presse locale
47:24indiquant que je souhaite
47:25que le directeur académique
47:26que l'académie de Dijon
47:28exclue les enfants
47:29comme c'est prévu
47:29désormais par décret
47:30c'est pas appliqué
47:31mais c'est prévu
47:33ça a provoqué
47:35vraiment l'intérêt du sujet
47:37un maire qui demande ça
47:38c'est quand même
47:38moi je pense que
47:40beaucoup de maires
47:40ont connaissance
47:41de situations compliquées
47:42que beaucoup de maires
47:42ne s'impliquent pas autant
47:44parce que
47:44vous savez moi j'ai
47:45mon fils qui est à l'école
47:47il a 6 ans
47:49et il est en CE1
47:51donc quand ma compagne
47:52dépose l'enfant
47:53ce matin à l'école
47:53et qu'elle vous appelle
47:54pour vous dire
47:55qu'elle était un petit peu
47:57stressée de déposer
47:57l'enfant
47:58c'est pas normal
47:59et parce que
48:00j'avais pris moi
48:00une position en tant que maire
48:02donc ça crée un climat
48:03on est dans une petite commune
48:04de 2000 habitants
48:05tout se sait
48:06une position pour défendre
48:08une enseignante menacée de mort
48:09bien sûr
48:10bien sûr
48:10mais si vous voulez
48:11ce qui vous a été reproché
48:12c'est de dire
48:13que vous excluez
48:14les enfants
48:15c'est à dire
48:15ce qui vous a été reproché
48:17c'est de reporter
48:18la faute sur les enfants
48:19au lieu des parents
48:20mais en réalité c'est faux
48:22en réalité c'est faux
48:23comment voulez-vous
48:23les enseignants ont fait
48:25il y a quelque temps
48:25une remontée
48:27d'informations préoccupantes
48:28c'est à dire qu'après ça
48:29il y a les services sociaux
48:30qui font une enquête
48:31parce qu'il y avait
48:31des faits suffisamment graves
48:32qui ont été remontés
48:33aux enseignants
48:34par les enfants
48:35et à la suite de ça
48:36et bien évidemment
48:37les services sociaux
48:38se sont mobilisés
48:38les parents ont conservé
48:39et au fond
48:40c'est peut-être assez naturel
48:41une forme de défiance
48:43vis-à-vis du corps enseignant
48:44qui avait procédé
48:45à ces dénonciations
48:46et puis dans la foulée
48:47il y a ces menaces de mort
48:48moi ce que je dis aujourd'hui
48:50c'est que
48:50d'un point de vue
48:51de la famille
48:52vis-à-vis du corps enseignant
48:53il n'y a plus la confiance
48:54visiblement
48:54la confiance est plus que rompue
48:56et demain
48:57les enseignants
48:58ne vont pas vous dire
48:59qu'ils ne veulent plus
48:59accueillir les enfants
49:00parce que quand le directeur
49:01académique me dit
49:01je vais demander à la directrice
49:02de l'école
49:03si elle veut bien
49:03encore accueillir les enfants
49:04mais elle ne dira jamais non
49:05mais la vérité
49:06c'est que demain
49:07elle ne se comportera
49:08plus jamais
49:08de la même façon
49:09avec ses enfants
49:10quand il y aura une sortie scolaire
49:11qu'il faudra reprendre les enfants
49:13parce qu'ils se comportent mal
49:14quand il faudra faire le point
49:15sur les résultats scolaires
49:16et bien elle ne le fera plus
49:18ou alors plus avec les mêmes mots
49:19plus avec la même liberté
49:20que doivent avoir
49:21nos enseignants
49:22dans les écoles
49:22donc moi
49:23sur ma commune
49:24c'est peut-être une petite commune
49:25mais ça démarre à notre niveau
49:26de dire stop
49:27et de porter haut
49:29les couleurs de la République
49:30parce que c'est ça en fait
49:31qui est en jeu
49:32ce matin devant l'école de Véron
49:34c'est une petite école
49:35mais c'est le symbole
49:36de la République
49:36c'est là où on va
49:37avec sérénité
49:38où les enfants sont dans un cadre
49:40sanctuarisé
49:40voilà
49:41donc moi j'ai dénoncé ça
49:42et je suis très content
49:43aujourd'hui que
49:44la procureure ait pris
49:45ses responsabilités
49:46ce que je déplore néanmoins
49:47c'est que l'éducation nationale
49:48ne soit toujours pas
49:50positionnée sur le fait
49:51de déplacer les enfants
49:52ce qui est un véritable drame
49:52Alors justement j'allais vous demander
49:53le positionnement
49:55de l'éducation nationale
49:56parce que là
49:57c'est parce que vous êtes monté au créneau
49:58que là subitement
49:59tout s'est emballé
50:00à votre détriment
50:01et même au détriment
50:03de votre famille personnelle
50:04votre enfant
50:05mais lorsqu'on voit
50:06l'éducation nationale
50:07qu'est-ce qu'ils ont fait
50:08dans ce dossier ?
50:09Écoutez l'éducation nationale
50:09vous avez le directeur académique
50:10qui vous appelle hier soir
50:11à 21h
50:12pour vous informer
50:13que tout content
50:14qu'il a déployé
50:15avec le préfet
50:16une patrouille de gendarmerie
50:17devant l'école le lendemain
50:18que la protection fonctionnelle
50:20est accordée à l'enseignant
50:21c'est quand même un minimum
50:21qu'une patrouille spéciale
50:24de l'éducation nationale
50:25je ne savais même pas
50:26que ça existait
50:26viendra en protection
50:28des enseignants
50:29et puis que la mère
50:31est interdite
50:31d'approcher l'école
50:32Écoutez de toute façon
50:33elle était placée
50:33en garde à vue ce matin
50:34donc elle n'aurait pas
50:35approché l'école
50:35si j'ose dire
50:36et puis de toute façon
50:37c'est une mesure
50:38qui n'est pas pérenne
50:39parce qu'on ne pourra pas
50:39garder l'école
50:41avec des gendarmes
50:42en faction tous les jours
50:44pour faire respecter
50:45cet éventuel arrêté
50:46donc la seule solution
50:47et elle n'est pas du tout
50:48au détriment des enfants
50:49il faut arrêter de dire ça
50:49les enfants vont dans
50:51une autre école
50:51il y a une nouvelle équipe
50:52pédagogique
50:52il n'y a pas le passé
50:53donc les parents vont
50:55à priori avoir
50:55un échange normal
50:57avec les enseignants
50:58c'est à espérer en tout cas
50:59et puis les enseignants
51:00n'auront pas à priori
51:01à gérer ces enfants
51:01donc c'est l'intérêt
51:02des enfants
51:03que d'être changés d'école
51:04et puis marquer le coup
51:06effectivement
51:07pour taper du poil
51:09sur la table
51:09et dire effectivement
51:10qu'il faut agir
51:11restez avec nous
51:12si vous souhaitez bien
51:12je vous donne le mot
51:13de la fin
51:13dans quelques instants
51:15dessinés à la fin de l'émission
51:16en tout cas
51:16votre courage
51:17a permis
51:18quand même
51:18un développement
51:19assez rapide
51:20sur cette annonce
51:21que vous avez faite
51:22ce soir
51:22dans Face à l'Info
51:23avec la procureure
51:24qui va régler
51:24donc ce dossier
51:26à priori
51:27le 10 décembre
51:28restez avec nous
51:29Mathieu Bocoté
51:31pour cette dernière chronique
51:33c'est intéressant
51:33on va regarder
51:34le tweet
51:35de François Ruffin
51:36le tweet de François Ruffin
51:37qui a réagi
51:38sur un X
51:38au départ
51:39de Sarah Salman
51:40sur CNews
51:41et Europe 1
51:42et qui dit
51:43après
51:43je cite
51:44au boulot
51:45c'est au revoir
51:46Pascal Praud
51:47Sarah Salman
51:48nous a accompagné
51:49comme auxiliaire de vie
51:50à l'usine de poissons
51:51chez un agriculteur
51:52en banlieue
51:53pour poser
51:54de la fibre
51:55etc
51:55bref
51:56il a commenté
51:57le départ
51:58de Sarah Salman
51:59de CNews
51:59en vantant
52:01les mérites
52:01de son film
52:02mais qu'est-ce qu'il a voulu dire
52:03à travers tout ça
52:05ça vous a interpellé
52:05vous avez voulu réagir
52:06fermement
52:07on a parlé
52:08de comparaison historique
52:09tantôt
52:09et moi je trouve
52:10qu'il y en a peut-être
52:10une affaire ici
52:11alors je rappelle
52:12Sarah Salman
52:13qui était une figure
52:14qui était associée
52:15à CNews
52:15à Europe 1
52:16et ainsi de suite
52:17a décidé
52:17après l'expérience
52:18du monde du travail
52:19comme si elle avait fait
52:20l'expérience
52:20du cinquième élément
52:21fait l'expérience
52:22du monde du travail
52:23et connaît
52:24une conversion
52:26accélérée
52:26une dédroitisation
52:27mise en scène
52:28je ne doute pas
52:29de sa sincérité
52:30mais c'est très vigoureux
52:31elle veut que nous sachions
52:32tous qu'elle n'est plus
52:33ce qu'elle était
52:34donc elle a fait
52:35l'expérience du monde
52:36elle est une forme
52:36de rééduquer
52:37et elle s'est délivrée
52:38d'elle-même
52:40Ruffin prend le relais
52:41de ça
52:41Ruffin c'est l'homme
52:42de gauche
52:42qui a la droite
52:42a même aimé
52:43on est vraiment
52:44à la droite
52:44à cette habitude
52:45et voilà ce qu'il cite
52:46voilà ce que nous proposons
52:47donc il veut
52:48Sarah Salman
52:49d'autres gens
52:50voilà ce que nous proposons
52:51pour les ministres
52:52et les PDG
52:53pour tous les Bernard Arnault
52:54et les Pascal Crow
52:55des stages de réinsertion
52:57dans la France
52:57qui se lève tôt
52:58qui tient le pays debout
53:00loin des fantasmes
53:01de feignasse
53:02et de déchirement national
53:03qu'on leur remette
53:04les pieds sur terre
53:05alors voyez en cela
53:06je ne peux m'empêcher
53:07d'avoir justement
53:07une forme de clin d'oeil
53:08inconscient historique
53:09à la révolution culturelle chinoise
53:11la révolution culturelle chinoise
53:13on disait
53:14vous les intellectuels
53:16les porteurs de lunettes
53:16quelquefois
53:17ça c'est un peu plus tard
53:18vous les inquiétants
53:19réactionnaires
53:20sans le savoir
53:20on va vous envoyer
53:22à la ferme
53:22pendant des années
53:23un stage de rééducation
53:25pour que vous fassiez
53:25l'expérience
53:26de la vérité populaire
53:27sous le contrôle
53:28des commissaires politiques
53:29qui pourront ensuite
53:31vous rééduquer correctement
53:33et j'ai l'impression
53:34que François Ruffin
53:34l'homme de gauche
53:35préféré de la droite
53:36rêve de faire cela
53:37à plusieurs personnes à droite
53:38je cite des stages
53:40de réinsertion
53:40j'appelle ça moi
53:41des stages de rééducation
53:43il y a chez lui
53:44dans ce qu'il exprime
53:44un désir d'humiliation
53:46de casser
53:47ce qui s'oppose
53:47à l'idéologie progressiste
53:49un désir donc
53:49de rééducation
53:50donc on parlait
53:51de comparaison historique
53:52tantôt
53:52j'ai l'impression
53:53qu'il y a un petit
53:54clin d'oeil
53:54à Mao
53:55dont nous parlions
53:56il y a pas si longtemps
53:57évidemment
53:57il ne veut pas massacrer
53:58les gens
53:58mais il veut quand même
53:59les rééduquer
53:59c'est le début
54:00je crois
54:01du communisme mental
54:02version Ruffin
54:02incroyable
54:03cette rééducation
54:05merci pour votre analyse
54:06ça vous a vraiment
54:07interpellé
54:08juste avant
54:09le mot de la fin
54:10avec vous
54:10Steve Campagne
54:11maire de Véron
54:12sans étiquette
54:13qui est venu nous parler
54:14de cette mère
54:15de cette enseignante
54:16qui a été menacée
54:17à deux morts
54:18le JT
54:19le rappel des titres
54:20avec Margot Siffard
54:22bonsoir Christine
54:23bonsoir à tous
54:24les policiers
54:25sont en colère
54:26des milliers d'entre eux
54:27se sont mobilisés
54:28aujourd'hui
54:28à Paris
54:29et dans plusieurs villes
54:30de France
54:31dans leur viseur
54:32une amélioration
54:32des mesures salariales
54:34et davantage de considération
54:35les syndicats
54:36d'Alliance Police
54:37et Unité
54:38ont été reçus
54:39cet après-midi
54:39par le ministre
54:40de l'Intérieur
54:42la mort de Liana
54:43nous oblige
54:44les mots de Sébastien Lecornu
54:45après ce drame
54:46qui a bouleversé la France
54:47les mises à nu
54:48certaines failles
54:49de nos institutions
54:50ils proposent
54:50de consacrer
54:51dans le budget
54:522027
54:521,5 milliard d'euros
54:54à la lutte
54:55contre les violences
54:56sexistes et sexuelles
54:57à cela
54:57s'ajouterait
54:582,6 milliards d'euros
54:59pour la protection
55:00de l'enfance
55:01le procès
55:02de Rémi Daillet
55:03et de 14 coprévenus
55:05s'est ouvert ce mardi
55:06devant le tribunal
55:07correctionnel de Paris
55:08ils sont poursuivis
55:09pour avoir fomenté
55:10un coup d'état
55:10mené organiser
55:11l'enlèvement
55:12de la petite Mia
55:13au printemps 2021
55:14l'ancien youtubeur
55:15conspirationniste
55:16prôné sur sa chaîne
55:18youtube
55:18aux 35 000 abonnés
55:20le renversement
55:20du gouvernement
55:21pacifiquement
55:22ou avec effusion
55:23de sang
55:25à l'approche
55:26de la présidentielle
55:27ce nouveau rendez-vous
55:28à ne pas louper
55:28duel présenté
55:29dès demain soir
55:30sur CNews et Europe 1
55:31par Laurence Ferrari
55:32elle en sera
55:33pour cette première édition
55:34Jean-Louis Borloo
55:35et Robert Ménard
55:36le président fondateur
55:38de l'UDI
55:38et le maire d'hiver droite
55:39de Béziers
55:40seront en frais
55:41sa face
55:41pour une heure
55:42de débat
55:42dès 21h
55:44et puis on l'a appris
55:45ce matin
55:46Catherine Ringer
55:46est décédée
55:47cette nuit
55:47d'un cancer foudroyant
55:48à l'âge de 68 ans
55:50elle était la chanteuse
55:51mythique
55:52du duo français
55:52des Rita Mitsuko
55:54on se souvient
55:55notamment des titres
55:56les histoires d'amour
55:57finissent mal
55:57ou encore
55:58Marcia Bayla
55:59des tubes
55:59qui ont traversé
56:00les époques
56:02merci beaucoup
56:03ma chère Margot
56:05Steve Campagne
56:06vous avez
56:07vous êtes maire
56:08de Véron
56:10et on vous êtes
56:10sur le plateau
56:11pour parler
56:11de ce qui s'est passé
56:12dans cette école
56:14chez vous
56:15où une enseignante
56:16a été menacée
56:17de mort
56:17par le parent
56:18d'élèves
56:18alors vous savez
56:19qu'Edouard Philippe
56:20a réagi sur X
56:21on va regarder
56:22sa réaction
56:23il dit
56:23non ce n'est pas
56:24un fait divers
56:25un parent
56:25qui menace de mort
56:26un surveillant
56:27et une principale
56:28parce que sa fille
56:29a été sanctionnée
56:30c'est le symptôme
56:31d'un échec profond
56:32celui d'une société
56:33où certains parents
56:34contestent l'autorité
56:35de l'école
56:36lieu de l'incarner
56:37auprès de leurs enfants
56:38il faut remettre
56:39les responsabilités
56:40à leur place
56:40les mineurs répondent
56:41de leurs actes
56:42les parents aussi
56:44je le redis
56:44défier l'autorité
56:45à l'école
56:46aura désormais un coup
56:47je propose une sanction
56:48de responsabilisation scolaire
56:50à la main du maire
56:52lorsque les règles
56:53sont bafouées
56:54les parents
56:55devront répondre
56:55y compris financièrement
56:57que répondez-vous
56:57Edouard Philippe ?
56:59je dis que
57:00les mots
57:00c'est très bien
57:01mais je crois
57:02que le phénomène
57:02dure depuis
57:03un certain temps
57:05et on constate
57:06encore une fois
57:07qu'il y a un dispositif
57:08qui a été
57:09mis en place
57:10mais qui visiblement
57:12tarde à être opérationnel
57:14on ne doit pas
57:15mettre du temps
57:16à prendre une décision
57:17l'éducation nationale
57:17est complètement paralysée
57:19ils sont incapables
57:20de dire
57:20on va déplacer
57:21les enfants
57:22parce qu'effectivement
57:23le climat local
57:25ne correspond plus
57:26à la sérénité
57:28qui doit régner
57:28au sein de l'école
57:29entre les parents
57:30et les enseignants
57:30incapables de prendre
57:31les décisions
57:31donc il y a déjà des choses
57:33si on mettait déjà en oeuvre
57:34ce qui existe actuellement
57:36on peut déjà répondre
57:37et puis le code pénal
57:39de la justice des mineurs
57:40etc.
57:40il est déjà très complet
57:41sur un certain nombre de choses
57:42donc appliquons déjà
57:43ce qui existe
57:43Merci beaucoup Steve Coppagne
57:45d'avoir été notre invité
57:46et on rappelle
57:47que cette mère de famille
57:49a été placée
57:50en garde à vue
57:50et vous nous avez annoncé
57:52ce soir
57:52qu'elle a rendez-vous
57:53le 10 décembre
57:54pour être devant la justice
57:56Excellente suite de programme
57:57Pascal Proleur
57:58des Pro2
57:59Merci à tous
57:59Merci à tous
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