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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous, Punchline, c'est tous les soirs jusqu'à 18h30 avec une journée marquée par la colère des
00:00:05Français.
00:00:05D'abord la colère des policiers qui manifestaient par milliers dans les rues de Paris ou de régions
00:00:10pour réclamer plus de budget afin de mener à bien leur mission de sécurité.
00:00:13Il faut que le ministère de l'Intérieur revoie sa copie, nous disent-ils.
00:00:17Laurent Nunez qui sera l'invité de CNews et Europe 1 demain matin, il leur répondra en direct sur nos
00:00:23antennes.
00:00:24La colère des retraités aussi qui refusent de se faire tondre à l'occasion du budget 2027.
00:00:29Le Premier ministre Sébastien Lecornu cherche plusieurs milliards d'économies.
00:00:32Il propose la désindexation des retraités et la suppression de l'abattement fiscal de 10%.
00:00:37Enfin la colère des parents d'élèves qui ont vu leurs enfants se faire agresser sexuellement pendant les heures du
00:00:42périscolaire à Paris notamment.
00:00:43Pour la première fois, Anne Hidalgo a été auditionnée par le Sénat.
00:00:48Agnès Évren a été de celles qui l'ont questionnée, elle sera là tout à l'heure avec nous,
00:00:51pour nous dire si l'ex-maire de Paris a présenté ses excuses, a reconnu des fautes.
00:00:56Dans le même temps aujourd'hui, un animateur du périscolaire qui a agressé sexuellement 9 enfants.
00:01:029 enfants a été condamnés à 5 ans de prison dont un enferme.
00:01:06Voilà pour les grandes lignes de nos débats.
00:01:07Il est actuellement pile 17h lors du rappel des grandes lignes de l'actualité avec Félicité Kindokif.
00:01:12Bonsoir Félicité.
00:01:16Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:17On démarre avec le budget 2027.
00:01:20Sébastien Lecornu demande à ses ministres que les dépenses de l'État hors défense restent strictement au même niveau qu
00:01:27'en 2026.
00:01:27Une demande faite au nom de l'exemplarité.
00:01:30Ainsi pourrait parvenir, le Premier ministre a décidé de rouvrir les lettres plafond qui fixent le montant maximum des dépenses.
00:01:36Par ailleurs, 1,5 milliard d'euros seront attribués pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6
00:01:42milliards pour la protection de l'enfance.
00:01:44A Lyon, une bijouterie a été victime d'un braquage.
00:01:47Les faits se sont déroulés ce matin, rue Saint-Georges.
00:01:49Deux employés ont été enfermés par le ou les malfaiteurs qui ont pris la fuite avant l'intervention des forces
00:01:55de l'ordre et sont toujours activement recherchés.
00:01:58Une enquête est en cours.
00:01:59Des vols à répétition dans l'agglomération de l'ONES ces derniers temps.
00:02:02Écoutez le maire du 5e arrondissement et son adjoint.
00:02:06On sait que l'or, parce que c'est une bijouterie avec un certain nombre de bijoux en or, est
00:02:11extrêmement convoité.
00:02:12Ce qu'on vit vraiment, ce qu'on vit avec mon adjoint Guillaume, on est très confronté à des vols
00:02:17avec violence, des arrachages de bijoux depuis plusieurs mois.
00:02:21D'ailleurs, nous avons fait un point justement avec la direction départementale de la police nationale sur cette problématique-là
00:02:27qui touche particulièrement ce 5e.
00:02:28Ce sont des agressions individuelles. Ce type de braquage, c'est très rare.
00:02:33Les électriciens et les gaziers sont mobilisés depuis ce matin.
00:02:36Ils défendent leurs tarifs agents.
00:02:38Ils craignent la remise en cause de ce tarif préférentiel de l'énergie, un avantage historique qui fait partie intégrante
00:02:44de leur rémunération.
00:02:45La ministre déléguée à l'énergie, Maude Brejon, a assuré qu'il n'y aura pas de passage en force,
00:02:50mais que cela concerne davantage le niveau de fiscalisation.
00:02:53Elle souhaite un dialogue avec les représentants syndicaux pour régulariser la situation.
00:02:58L'inflation est bel et bien réelle.
00:03:00L'INSEE confirme une hausse de 2,4% en août sur un an.
00:03:04Les prix à la consommation ont littéralement été tirés par ceux de l'énergie.
00:03:08En clair, le contexte de guerre au Moyen-Orient et les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures ont accéléré ce phénomène
00:03:14d'inflation.
00:03:15Enfin, la dissuasion nucléaire avancée proposée par la France à ses alliés européens et que la Finlande a rejoint présente
00:03:22un risque pour Moscou.
00:03:23Une déclaration de la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova elle-même.
00:03:28La Russie qualifie cette initiative française d'imprudente.
00:03:31La porte-parole russe appelle les pays occidentaux à jeter un regard lucide sur le monde et à prendre les
00:03:37avertissements russes très au sérieux.
00:03:39Merci, Félicité Kindoki. On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:03:42Je salue nos invités. Nous sommes avec Jean-Christophe Koubi.
00:03:45Bonjour à vous, secrétaire nationale d'unité police.
00:03:48Vous étiez dans la rue, j'imagine, jusqu'à il y a quelques instants.
00:03:51Merci d'être avec nous. Éric Revelle est là.
00:03:53Éric Nolot, Louis de Ragnez.
00:03:55Je suis frappée par le journal qu'on vient d'entendre de Félicité Kindoki.
00:03:58On a l'impression que la France est une énorme cocotte de minute dont le couvercle risque de sauter à
00:04:03tout instant.
00:04:04Où que vous reportiez le regard, c'est de la colère.
00:04:06Colère chez les policiers, on va l'évoquer.
00:04:08Colère, c'est déjà Jean-ODF.
00:04:09Chez les retraités, chez les consommateurs.
00:04:12L'inflation qui augmente.
00:04:14Vraiment, le tableau est extrêmement sombre.
00:04:17On va se concentrer sur la colère de vos collègues et de votre colère, cher Jean-Christophe Koubi.
00:04:23Je voudrais qu'on voit quelques images de ce qui s'est passé d'abord dans les rues de Paris.
00:04:27Il y a eu d'autres manifestations en région, organisées à la fois par d'autres syndicats et d'autres
00:04:31syndicats, comme Allianz.
00:04:33Et on retrouvera ensuite Célia Barotte en duplex depuis le ministère de l'Intérieur.
00:04:37C'est des images qui sont toujours chocs parce qu'encore une fois, voir les policiers qui n'ont pas
00:04:42le droit de manifester, c'est très encadré, c'est très descendre dans la rue.
00:04:46On a vu des cercueils, on a vu des policiers.
00:04:50On écoutera la séquence tout à l'heure parce qu'un policier qui est arrivé avec un peu maquillé.
00:04:55Voilà, c'est l'état d'un policier après une manif ou après qu'il soit fait tabasser.
00:05:00Et bien voilà, je trouve que ça dit beaucoup de l'état d'une nation.
00:05:03Avant de vous passer la parole, Célia Barotte et Léopold Bessy sont devant le ministère de l'Intérieur.
00:05:07Bonsoir à tous les deux, Célia.
00:05:09Les syndicats, en tout cas un syndicat a été reçu.
00:05:11Le deuxième, je crois que celui de Jean-Christophe, sera reçu un peu plus tard.
00:05:14Expliquez-nous ce qu'il s'est dit, ou en tout cas ce que vous en dit les syndicats à
00:05:17la sortie de leur rendez-vous avec M. Nunez.
00:05:24De lui laisser quelques jours pour travailler sur un plan, c'est ce qu'a demandé Laurent Nunez au syndicat
00:05:29de police, Alliance Police Nationale,
00:05:32avant de recevoir le syndicat unité à partir de 19h.
00:05:35Un entretien d'un peu plus d'une heure durant lequel Fabien Van Amelric et ses soutiens se sont entretenus
00:05:40avec le ministre de l'Intérieur
00:05:41pour notamment évoquer la prime de risque, une prime qui n'a pas été augmentée depuis 2019.
00:05:47Le secrétaire général d'Alliance Police Nationale s'est dit tout de même satisfait de l'ouverture d'esprit
00:05:51et de la prise de conscience du premier flic de France.
00:05:54Mais attention, le syndicat prévient, il sera intransigeant si dans quelques jours rien n'avance,
00:06:00le rapport de force va se poursuivre.
00:06:02Enfin, les policiers iront taper à la porte de Matignon de l'Elysée
00:06:05et l'organisation de nouvelles mobilisations n'est pas exclue.
00:06:09Merci beaucoup Célia Barotte avec Léopold Bessi.
00:06:12Il joue la montre, le ministre Jean-Christophe Couville ?
00:06:15Clairement oui, il nous a reçu début juillet, il nous avait dit bonjour soit sous 10 jours,
00:06:20il nous a reçu le 4 septembre.
00:06:22Alors nous on avait fait la paix des braves parce qu'effectivement en juillet c'était mal placé
00:06:26d'aller faire des manifestations, alors même que nos collègues pompiers et les citoyens
00:06:30faisaient face aux flammes et à la canicule.
00:06:31Mais il a eu quand même tout l'été, le 4 septembre on s'est vus et il nous a
00:06:37proposé des mesurettes
00:06:39donc qu'on ne nous dise pas qu'il n'a pas le temps de travailler et surtout on sait
00:06:42très bien
00:06:42que ce n'est pas le ministre qui travaille, c'est tout son entourage qui travaille à ça.
00:06:45Bon on voit que c'est, à mon avis, oui effectivement on gagne du temps, on essaie peut-être de
00:06:49se donner
00:06:50un peu d'oxygène et pourquoi pas d'aller voir le Premier ministre en disant
00:06:53là j'ai un problème avec le ministère de l'Intérieur, il me faudrait une petite rallonge pour les flics.
00:06:58Vous pensez qu'il va le faire ?
00:07:00C'est pas comme si on découvrait le problème de la rémunération des policiers, des heures supplémentaires
00:07:05non payées, du manque d'effectifs, du manque de moyens, ça ne date pas de là, il y a une
00:07:10semaine.
00:07:10Tout ce qu'on a réussi à dire c'est que le problème de la police c'est l'injustice.
00:07:13D'accord.
00:07:14Dans notre sang.
00:07:15Louis Dragnel a été à prendre dans une séquence.
00:07:16La question qu'on peut se poser c'est que Laurent Nunez connaît parfaitement l'état et la situation
00:07:21de la police nationale.
00:07:21S'il y en a un qui connaît c'est lui.
00:07:22Parce qu'il a été à diverses responsabilités au sein de la police nationale, donc il connaît parfaitement bien le
00:07:28sujet.
00:07:28Moi la seule question, et d'ailleurs je sais que vous le recevez demain en interview, la question que j
00:07:32'aimerais lui poser,
00:07:33c'est est-ce que lui-même a fait la demande auprès du patron de Bercy ?
00:07:36Est-ce qu'il a fait la demande auprès du Premier ministre pour avoir justement le déblocage de fonds supplémentaires
00:07:43pour les policiers ?
00:07:44Mais son budget il est quoi ? Il est constant là son budget pour 2027 à Laurent Nunez ?
00:07:48Il a été réduit, il est de combien ?
00:07:50Non, il est constant et d'ailleurs il y a une lettre qui a été envoyée cet après-midi par
00:07:55Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:07:56qui a demandé à l'ensemble des ministres de ne pas dépenser plus que l'an dernier.
00:08:01Sauf que, alors, pardon là c'est un sujet plus politique, on s'éloigne un peu des sujets de police,
00:08:06mais il ne faut pas dépenser plus que l'an dernier, mais par ailleurs il faut trouver 30 milliards d
00:08:11'économies.
00:08:11Donc en réalité, voilà, il faut trouver 30 milliards d'économies, donc en réalité il va falloir dépenser moins et
00:08:16donc il va falloir tailler dans le vif dans certains budgets.
00:08:20Je voudrais avant de vous parler, passer la parole à Éric Nolot et Éric Revelle, qu'on voit cette séquence
00:08:24d'un policier qui était avec Mathieu Devez cet après-midi,
00:08:27moi qui m'a beaucoup marquée, parce que rien que l'image elle parle, elle nous dit dans quel état
00:08:31est la police, dans quel état ils se vivent,
00:08:35encore une fois au sein d'une classe politique qui leur crache dessus, qui leur met des cibles dans le
00:08:39dos tous les jours.
00:08:40Regardez cet échange avec Mathieu Devez.
00:08:42Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pendant la manifestation, évidemment, j'avais dans le dos ce chiffre de 17 policiers
00:08:52à peu près blessés par jour.
00:08:53Je ne vais pas vous donner évidemment la nature de leurs blessures, mais c'est à peu près ça.
00:08:58Et là, je ne vous parle pas évidemment des refus d'obtempérer, des rodéos et des interventions banales au départ
00:09:05qui se terminent souvent,
00:09:06non pas de manière catastrophique, mais en tout cas avec des blessures plus ou moins légères pour les forces de
00:09:11l'ordre.
00:09:12La peur, elle n'est pas vécue initialement lors d'une blessure.
00:09:18C'est une pensée qui vous vient a posteriori, soit dans les heures, soit dans les jours qui viennent.
00:09:23Et se retrouver blessé alors qu'on est censé s'occuper des gens et les défendre, c'est un peu
00:09:28paradoxal.
00:09:28Je peux comprendre que chez certains de mes collègues, il y ait ce sentiment qui soit de plus en plus
00:09:34prégnant.
00:09:35Voilà, Eric Nolo, tout est résumé. Cette image, effectivement, c'est ça. C'est l'état de la police aujourd
00:09:40'hui.
00:09:40Mais l'adoption du dernier budget, ça a été un chemin de croix. Le prochain, ça s'annonce pire encore
00:09:44parce qu'il y a une présidentielle,
00:09:46donc il va y avoir un concours de roulement de mécanique.
00:09:48Moi, il me semble qu'il y a deux domaines qu'il faut protéger, sanctuariser, augmenter.
00:09:52C'est l'éducation nationale et les forces de l'ordre, c'est-à-dire éduquer, protéger.
00:09:58Ça devrait être ça, les deux priorités. On peut peut-être faire des économies ailleurs.
00:10:01De toute façon, vous parliez de cocotte minute, ça va sauter à un moment ou à un autre.
00:10:05Parce que là, comme le seul plan, la seule idée, c'est de faire les poches des Français,
00:10:09la prochaine étape étant de tondre les œufs, j'imagine.
00:10:12Donc forcément, il va y avoir des catégories qui vont... Voilà, c'est pas possible.
00:10:15Mais vraiment qu'on épargne l'éducation nationale, qu'on mette les moyens pour qu'on ait des résultats moins
00:10:21déplorables au PISA,
00:10:22et qu'on donne des moyens aux policiers qui, non seulement, n'en ont pas assez,
00:10:25mais sont victimes d'une campagne de dénigrement.
00:10:27Ce policier a fait un très bon travail pédagogique, je trouve.
00:10:29Et on va rappeler les propos qui ont été tenus à la fête de l'Humar,
00:10:32et qui sont régulièrement tenus par d'autres partis politiques, notamment la France Insoumise.
00:10:36Là, on a ces images chocs, Éric Revelle, ces cercueils qui symbolisent la police nationale, j'imagine,
00:10:41et l'état dans lequel elle se trouve.
00:10:43Et cette espèce de... Bon, pas d'inertie des pouvoirs publics, mais dire...
00:10:46Et puis les retraités, ce sera pareil pour vous.
00:10:49C'est le même tarif pour les policiers.
00:10:52Je pense qu'à mon oeil, enfin, je ne vais pas parler à table-là,
00:10:53mais il y aura une convergence des luttes.
00:10:56De toutes les luttes ?
00:10:57Oui, les pompiers, d'ailleurs.
00:10:58Les pompiers ?
00:10:59On va faire alliance avec les pompiers, c'est le cas de dire,
00:11:01parce que c'est pareil, on est dans la même lutte.
00:11:03C'est le régalien aujourd'hui qui est attaqué.
00:11:05Tous les services régaliens sont dans la panade, dans la mouise,
00:11:08et en fait, c'est cette colère qu'on exprime.
00:11:11Éric Revelle.
00:11:11Oui, ce qui frappe, c'est l'état d'élabrement de notre pays.
00:11:16Alors, je mets de côté la démocratie, je mets le pays.
00:11:19Économiquement, on est par terre, on a une croissance qui est quasiment négative.
00:11:22Financièrement, vous avez vu qu'hier, les taux auxquels on emprunte ont explosé de nouveau.
00:11:28Vous savez, quand vous gagnez un point sur les taux d'intérêt auxquels on emprunte,
00:11:31sur 3500 milliards, ça vous fait 35 milliards d'euros de services de la dette,
00:11:35d'AGO supplémentaires.
00:11:36Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
00:11:37Donc, je crois que l'augmentation des policiers, ça coûterait 500 millions d'euros.
00:11:41J'ai entendu ce chiffre.
00:11:43500 millions d'euros, de quelle augmentation on parlait ?
00:11:45L'augmentation qui est réclamée.
00:11:49Non, mais il y a les primes de risque.
00:11:51Enfin, je ne vais pas faire tout le...
00:11:52Non, mais ce que je veux dire aussi, Jean-Christophe Kouvi...
00:11:54On parle de 1000 milliards de dettes de plus.
00:11:56Je comprends la désespérance.
00:11:58Nolo a raison.
00:11:59Quand vous avez la police qui est dans la rue, c'est que le pays va extrêmement mal.
00:12:03Il faut mettre le poids du corps sur l'éducation et les forces de l'ordre au sens large.
00:12:08Mais dans l'État où sont les finances publiques,
00:12:10je ne sais pas ce que va dire Laurent Nouniès demain à Laurence Ferrari dans cette interview qui est très
00:12:13attendue.
00:12:14Exactement ce que vient de dire Jean-Christophe Kouvi.
00:12:15Qui est très attendue.
00:12:16Je vais prendre un peu de temps.
00:12:18Mais si vous voulez, 500 millions, comme on dit en Charente chez moi,
00:12:20ça ne se trouve pas sous les sabots d'un âne non plus.
00:12:23Non, mais on vous l'a dit, ça fait des mois et des années que vous voulez.
00:12:26On est très bien élevés.
00:12:27Nos parents ont fait le travail.
00:12:28On est très bien élevés.
00:12:29Mais la seule chose, c'est qu'on comprend qu'aujourd'hui, effectivement, l'État est contraint.
00:12:35Il y a des budgets contraints.
00:12:36Alors pourquoi est-ce qu'on fait une réforme pour les commissaires de police avec des millions d'euros
00:12:40alors même que nous, on parle d'équité et on se dit que la base,
00:12:42sur les 12 000 à 15 000 policiers qui sont blessés, il y a combien de commissaires ?
00:12:46Ça, c'est la vraie question.
00:12:47Pas beaucoup.
00:12:48Je ne dirais pas zéro, mais pas beaucoup.
00:12:50Vous dites sur 12 000, combien ?
00:12:5112 000 à 15 000 policiers qui sont blessés par an.
00:12:54La vraie question, c'est combien il y a de commissaires ?
00:12:56Oui, mais là, vous rentrez dans une guerre interne.
00:12:58Vous n'allez pas vous en prendre à vos commissaires.
00:13:00On ne s'en prend pas à nos commissaires.
00:13:01On ne vous comprend plus, là.
00:13:03Si, ce qu'on est en train d'expliquer, c'est qu'en fait, on est dans une communauté de
00:13:06travail
00:13:06et qu'il y a des personnels, parce qu'on ne parle que de la police,
00:13:08mais il y a aussi des administratifs qui sont des catégorisés,
00:13:11qui sont payés en dessous du SMIC.
00:13:13Et donc, on est obligé de leur donner une prime pour rattraper le SMIC,
00:13:15mais qui ne comptent pas pour leur retraite.
00:13:16À côté de ça, on est capable de trouver des millions d'euros pour justement les commissaires,
00:13:19pour qu'ils deviennent des administrateurs de l'État.
00:13:26Et donc, en fait, c'est l'équité. Dans une communauté de travail, vous avez l'équité.
00:13:28Et au fur et à mesure, on est en train d'écarter le haut de la police avec le bas
00:13:33de la police.
00:13:33Et donc, on n'aura plus les mêmes discussions, les mêmes vacances, les mêmes voitures,
00:13:37et il va y avoir une fracture dans cette communauté de travail.
00:13:40C'est là-dessus qu'on a...
00:13:40Là, je vous entends.
00:13:41Tant mieux, ils gagnent de l'argent, c'est très bien pour eux.
00:13:44Ils sont globalement en soutien avec les policiers.
00:13:46Ils disent qu'il leur faut plus de moyens.
00:13:48Ça, on le sait, on le voit.
00:13:49Ils sont le dernier repart de la République.
00:13:52Après, allez vous en prendre à vos commissaires,
00:13:54qui n'ont pas le même job que vous.
00:13:56On ne s'en fout pas à eux.
00:13:57En fait, on dit juste qu'à un moment donné, dans une communauté de travail,
00:13:59il y a de l'équité.
00:14:00Et quand on est capable de trouver des millions d'euros pour certains,
00:14:03je suis désolé, il faut aussi distribuer un peu pour tout le monde.
00:14:06On ne peut pas créer des vides et des gaps, comme on appelle justement,
00:14:11entre la hiérarchie et la base.
00:14:13Rapidement, Eric, on va écouter un syndicaliste.
00:14:15Quand on entend la police tue, ça ne discrimine pas.
00:14:17C'est toute la police qui est mise en cause.
00:14:19C'est pour ça qu'on a l'impression que toute la police devrait réagir comme un seul homme.
00:14:23Moi, je ne fais pas d'ADN.
00:14:24Attention, je ne vais pas aller...
00:14:27Mais c'est juste qu'encore une fois, on est capable de trouver de l'argent quand il faut.
00:14:30Alors que ce n'est peut-être pas le bon timing, justement.
00:14:32Mais là, ça a été fait en lousdé pendant un an, derrière le dos de tous les policiers.
00:14:37Ça a été négocié avec le ministre.
00:14:39Et puis, bizarrement, on poste ça sur la table au mois de juin.
00:14:41Tout le monde découvre la chose.
00:14:43Et en fait, ça a mis le feu aux poudres.
00:14:45Il faut comprendre que les policiers de terrain, eux, ce sont eux qui vont aller s'expliquer devant les magistrats,
00:14:49qu'ils prennent des coups, etc., etc.
00:14:51Alors, les commissaires sont des dons d'ordre, mais eux aussi, ils ont une certaine pression.
00:14:55Vous touchez du doigt, en fait, aussi un problème qui n'est pas lié à l'argent stricto sensu.
00:14:59C'est un problème d'organisation de la police nationale.
00:15:01Et moi, ce que je vois, c'est qu'il y a un système de lutte des classes entre trois
00:15:05corps.
00:15:05Alors, les gardiens de la paix, les officiers et les commissaires de police.
00:15:09Et c'est un autre sujet.
00:15:12Ce n'est pas une lutte des classes, c'est un mépris de classe.
00:15:14Ce n'est pas une lutte des classes.
00:15:15Parce qu'en fait, encore une fois...
00:15:16Je trouve que, par exemple, il n'y a pas assez de fluidité.
00:15:18C'est-à-dire qu'il n'y a pas assez de gardiens qui deviennent officiers,
00:15:20pas assez d'officiers qui deviennent commissaires de police.
00:15:22La vraie question, vous regardez des pays étrangers.
00:15:27Ils ont tous commencé par la base, comme gardiens de la paix, par exemple, pour arriver commissaire.
00:15:30C'est vrai qu'en France, on peut arriver directement ou officier ou commissaire.
00:15:32Après, il y a une réflexion.
00:15:34Moi, je ne suis pas là-dedans.
00:15:35La seule question, encore une fois, c'est que vous étirez les corps.
00:15:37Et en fait, vous créez justement des disparités.
00:15:40C'est un sujet de plus de réorganisation.
00:15:42À unité, à l'hôpitalisme, que vous appelez de vos voeux.
00:15:45Le frigo, ce n'est pas que de réorganisation, il faut en tirer.
00:15:47Je vais pousser votre exemple jusqu'au bout.
00:15:49Mais pas trop technique, oui.
00:15:50Parce que là, on rentre vraiment dans le...
00:15:51Par exemple, vous pouvez pousser la caricature à un général aujourd'hui.
00:15:55Aujourd'hui, il est moins souvent blessé qu'un soldat.
00:15:58Il n'est pas blessé parce que sa fonction, ce qu'on lui demande,
00:16:01c'est de commander des hommes, de réfléchir à la stratégie.
00:16:04Est-ce qu'il ne veut pas dire qu'il n'a pas subi le contact, le feu ?
00:16:07Parce qu'il a commencé souvent, entre guillemets, en bas de l'échelle.
00:16:09Écoutons, s'il vous plaît, Louis, Fabien Rondé-Médric,
00:16:12qui est un autre syndicat de vous, qui a été reçu il y a quelques instants.
00:16:15Écoutons-nous à la sortie de son rendez-vous avec M. Nouniez.
00:16:19Le dialogue continuera à perdurer au sein du ministère de l'Intérieur,
00:16:21mais on sera intransigeant.
00:16:23C'est-à-dire que si le ministre de l'Intérieur ne donne pas satisfaction
00:16:26et qu'il me dit qu'il n'a pas l'enveloppe budgétaire pour le faire,
00:16:30action, réaction, rapport de force, pouvoir de nuisance,
00:16:33et on passera au schéma d'après.
00:16:35Évidemment, il y a Matignon, il y a l'Elysée,
00:16:36mais il y a pas mal de choses encore à faire.
00:16:39On savait que ça allait être long.
00:16:40On n'est pas découragés.
00:16:41On a entendu les collègues qui sont prêts à tout et à continuer à se battre.
00:16:44Donc on va se battre.
00:16:46Aujourd'hui, la prise de conscience, c'est tout ce qui peut nous satisfaire.
00:16:50Voilà pour ce que dit Allianz.
00:16:52Vous dites, j'imagine, à peu près la même chose.
00:16:54Nous, on s'inscrit dans la durée.
00:16:55De toute façon, le prochain état...
00:16:56Alors c'est quoi les actions de nuisance dont vous pourriez être les auteurs ?
00:16:59Par exemple, aujourd'hui à Roissy,
00:17:01nos collègues ont fait juste appliquer quel est leur job
00:17:03à la PAF, aux polices aux frontières.
00:17:05Ils ont regardé tous les passeports de tous les passagers.
00:17:09Et donc ça prend forcément du temps.
00:17:10Il y avait des queues, on rallonge.
00:17:11C'est une minute par passeport, par vérification.
00:17:13Et ils expliquent après, aux passagers, pourquoi ils le font ?
00:17:16Oui, c'est un peu le but aussi.
00:17:17Nous, c'est notre but aussi d'expliquer.
00:17:19C'est pour ça qu'on est à Roissy,
00:17:20parce qu'il faut marquer les esprits aussi.
00:17:23Et on sait que derrière, il y a aussi la visite du pape.
00:17:25On ne sait pas dans quel état d'esprit
00:17:26les policiers vont aller sécuriser la visite du pape.
00:17:29Il y a les pompiers aussi.
00:17:30Il y a une convergence de lutte avec les pompiers,
00:17:32parce qu'en fait, les policiers et les pompiers,
00:17:35on est dans le régalien.
00:17:36Et après, encore une fois,
00:17:38je vous dis, arrêtons de dire
00:17:41qu'on est dans la lutte des classes.
00:17:42Non, ce n'est pas du tout ça.
00:17:43Les policiers sont blessés, les policiers travaillent tous les jours.
00:17:45On les rappelle sur leur congé, sur leur service.
00:17:47C'est eux qui vont s'expliquer devant les magistrats,
00:17:49parce qu'on les filme, parce qu'on les envoie au casse-pipe, etc.
00:17:53Et en fait, derrière, on a l'impression
00:17:54qu'on achète la paix sociale en disant
00:17:56on va donner au cadre, et comme ça, ça va étouffer un petit peu la base.
00:17:59L'info que donne
00:18:01votre homologue d'Alliance,
00:18:03secrétaire national d'Alliance,
00:18:04c'est qu'il n'a rien obtenu du tout.
00:18:06Non.
00:18:06Là, il sort de chez nous.
00:18:07Nous, c'est à 19h.
00:18:09Nous, c'est à 19h.
00:18:10Il n'a pas raison que vous obteniez quelque chose.
00:18:12On l'aurait des annonces demain.
00:18:13On va nous sortir la même maillonnette.
00:18:15Peut-être qu'il y aura des annonces.
00:18:16On va nous sortir la même sauce en disant
00:18:18il me faut un peu de temps, vous comprenez,
00:18:20je comprends bien, mais je n'ai pas d'argent,
00:18:22et comment je fais, etc.
00:18:23Mais ça, ce n'est pas notre problème, en fait.
00:18:24À un moment donné, on a des revendications.
00:18:26La colère des policiers, ça fait longtemps qu'elle couvre.
00:18:29On a toujours, encore une fois, été bien éduqués
00:18:30et toujours dit, OK, on comprend, on comprend,
00:18:33jusqu'au moment où vous ne pouvez plus comprendre, en fait.
00:18:35Et surtout, quand vous faites un acte comme ça,
00:18:36en disant, tiens, on va donner à d'autres.
00:18:38Monsieur Nunez, c'est un des vôtres, quand même.
00:18:39C'est un ancien policier.
00:18:41Donc, il comprend ce que vous dites.
00:18:42Oui, oui.
00:18:43Mais il comprend ce que vous dites, je veux dire.
00:18:45Oui, il connaît la musique, il connaît la maison.
00:18:48Il sait très bien ce qu'on pense.
00:18:49Et on a des très bons rapports avec lui.
00:18:50Mais quelque part, vous pouvez avoir des bons rapports
00:18:53et aussi avoir des rapports de force.
00:18:55Des rapports de force, parce qu'on fait aussi
00:18:57notre boulot de syndicaliste, quoi.
00:18:59Quand il y a des dysfonctionnements, encore une fois,
00:19:01Monsieur Nunez, en 2020, il devait porter,
00:19:04non, il devait porter, normalement, la réforme
00:19:05de la police technique et scientifique.
00:19:07On est en 2026, ça n'a toujours pas abouti.
00:19:10Ah oui.
00:19:10Il était secrétaire d'État à l'époque, avec Monsieur Darmanin.
00:19:13Donc, vous voyez que...
00:19:14Voilà, c'est une question qu'on va lui poser demain.
00:19:15On le remet dans le panier.
00:19:16Mais je veux dire, ça fait six ans, excusez-moi.
00:19:18Il faut encore plus d'années pour réfléchir.
00:19:20Et c'est que, oui, oui.
00:19:21Non, mais c'est des choses, en fait, le beau vaut de la sécurité.
00:19:23Nous, on demande aussi à appliquer le beau vaut de la sécurité
00:19:25qui a été signé.
00:19:26Enfin, tout ça, c'est des choses, en fait,
00:19:27qu'on met vite au rebut, en disant, bon,
00:19:29allez, on passe à une autre séquence.
00:19:31Les policiers, ils sont contents.
00:19:32Ils ont eu quelques primes.
00:19:33Ils sont heureux.
00:19:34On a fait les JO.
00:19:35On leur a pourri leurs vacances, leurs familles, etc.
00:19:37Mais bon, derrière, on a redoré l'image de la France.
00:19:39Voilà, encore une fois.
00:19:40Et il y a peut-être une séquence assez violente
00:19:41qui s'annonce si jamais les colères s'agrèvent.
00:19:44Bien sûr.
00:19:44Pourquoi ? On ne souhaite pas.
00:19:45Mais voilà.
00:19:46J'aimerais juste qu'on écoute aussi,
00:19:47parce que vous êtes ciblés.
00:19:49En plus d'être ciblés dans la rue.
00:19:51Il y en a un qui en rajoute, évidemment,
00:19:52qui jettent de l'huile sur le feu.
00:19:53Écoutons Elsa Marcel, lors de la fête de l'Huma.
00:19:56Écoutez cette dame.
00:19:58C'est le Parti Socialiste qui a imposé
00:20:02ce qu'on a appelé la loi Cazeneuve,
00:20:04la loi de permis de tuer,
00:20:05qui a multiplié par 5 le nombre de meurtres policiers
00:20:08qui fait qu'aujourd'hui, des personnes comme Noa Nel
00:20:11ont pu être tuées.
00:20:12Et aujourd'hui, c'est particulièrement ironique
00:20:14de les voir signer les pétitions contre le permis de tuer
00:20:17qui est en train d'être malheureusement débattu.
00:20:19Voilà.
00:20:21Alors, je vais dire que cette personne-là,
00:20:23elle est gentille, je la vois de temps en temps à la télé.
00:20:24Elle représente qui, en fait ?
00:20:25Non, mais elle représente personne.
00:20:27Révolution permanente.
00:20:28Oui, voilà.
00:20:29Qu'est-ce que vous demandez à M. Nouniez ?
00:20:31Qu'est-ce que vous demandez à M. Nouniez, Jean-Christophe ?
00:20:33Qu'est-ce que je demande à M. Nouniez ?
00:20:34Qui dépose plainte au nom de la police nationale.
00:20:36Ça n'a pas été fait encore ?
00:20:37Bon, ça, je ne suis pas ministre.
00:20:38Dans son cabinet, j'espère que les conseillers
00:20:40vont lui dire qu'il faut réagir.
00:20:41Mais encore une fois, la parole est libre.
00:20:43Elle est libérée surtout.
00:20:44Et on voit bien qu'on se fait insulter tous les jours.
00:20:45On se fait menacer, traiter de meurtrier, etc.
00:20:48Il y a un lien entre ces paroles
00:20:49et le fait qu'on s'en prenne à vous physiquement dans la rue ?
00:20:51En fait, oui, parce qu'il y a des esprits malléables
00:20:53qui écoutent tout ça
00:20:54et qui ont l'impression que, justement,
00:20:56ils sont dans une mission de lutter contre la police
00:20:59parce que la police représente l'oppression de l'État, du gouvernement.
00:21:03Enfin, c'est une vieille marotte.
00:21:04Tout ça, c'est des trotskistes, les linistes et tout le machin.
00:21:07Et en fait, ils sont dans la révolution permanente.
00:21:09Excusez-moi, mais je pense que j'aimerais bien avoir ces comptes en banque
00:21:12et faire la révolution avec ces comptes en banque, ça me ferait plaisir.
00:21:14Vous demandez qui elle représente.
00:21:17Ça fait partie quand même des innombrables créatures
00:21:19du marionnettiste Jean-Luc Mélenchon.
00:21:21En réalité, c'est lui qui met la musique, la police tue.
00:21:24Et ensuite, c'est décliné, soit de manière très radicale
00:21:27par Mme Elza Marcel, soit de manière moins radicale
00:21:30mais tout aussi scandaleuse.
00:21:31Donc, moi, je pense qu'elle représente malheureusement
00:21:33un courant qui dépasse de beaucoup
00:21:35révolution permanente ce groupuscule.
00:21:38Je pense que c'est une petite musique qui se répand
00:21:39dans une partie non négligeable de l'opinion publique.
00:21:42Ah ben, c'est sûr qu'ils ont réussi à...
00:21:43Même si les policiers sont soutenus par la population.
00:21:45Ils réussissent à fractionner la société.
00:21:48De toute façon, on le sait, c'est balkanisé.
00:21:50Aujourd'hui, on a des clans, les uns contre les autres.
00:21:53La société française, elle est divisée.
00:21:55Et il y a cette petite musique, effectivement,
00:21:56qui dit, voilà, vous êtes dans un état policier,
00:22:01le gouvernement va vous assouvir,
00:22:03il faut vous révolter, etc.
00:22:05Bon, mais heureusement, ils ne sont pas des millions.
00:22:08Voilà.
00:22:08Mais j'ose espérer que dans les prochaines...
00:22:10Dans les urnes, ils vont prendre une bonne raclée
00:22:12et se remettre à leur niveau, quoi.
00:22:13Voilà.
00:22:14C'est tout ce que j'ai à dire.
00:22:14Et là, pour l'instant, les intentions de vote,
00:22:15elles sont très hautes pour Jean-Luc Mélenchon
00:22:18et la France Insomine.
00:22:19Il faut expliquer aussi aux gens
00:22:21que ce qu'ils disent, c'est des bêtises.
00:22:23Là, vous avez déjà prévu d'autres dates
00:22:25de manifestations, d'actions coups de pain,
00:22:28jeter des menottes.
00:22:29Vous avez continué ?
00:22:29Oui, déjà, on continue.
00:22:30Parce qu'en fait, c'est aussi la demande
00:22:31de nos policiers et des policiers sur le terrain
00:22:33qui nous demandent, justement,
00:22:34à participer davantage à ces actions.
00:22:37Donc, on va continuer dans les commissariats
00:22:38à faire des jetés de menottes.
00:22:40On va continuer aussi à faire
00:22:42ce qu'on appelle le code 1132,
00:22:43c'est-à-dire qu'on ne sort que sur appel 17.
00:22:45Donc, puisqu'on n'a pas le droit de grève,
00:22:47mais au moins, on ne va pas faire deux ailes
00:22:48et ni on va arrêter les initiatives.
00:22:50Donc, par contre, bien sûr qu'on va sortir
00:22:52pour secourir nos citoyens.
00:22:54Après, il y a la manifestation du 29 septembre
00:22:57qui est une manifestation interprofessionnelle
00:22:59où là aussi, il y aura les pompiers,
00:23:00les policiers, à mon avis,
00:23:01qui seront côte à côte dans la lutte.
00:23:03Ensemble.
00:23:03Voilà, ensemble.
00:23:04Et après, ça va continuer.
00:23:05Et nous, on s'inscrit.
00:23:05Et pas face à face.
00:23:07Ah ben non, mais...
00:23:07Parce qu'on a des images
00:23:08qui vous avaient fait mal au cœur à l'époque.
00:23:10Moi, je fais la différence entre
00:23:12l'immense majorité des pompiers
00:23:14avec qui ça se passe bien.
00:23:15Et une petite minorité
00:23:17qui se trompe un peu de combat
00:23:18et qui vont à l'affrontement
00:23:20sur les policiers.
00:23:20Ils vont à la castagne.
00:23:21Oui, ils vont sur le périph'
00:23:23Voilà, etc.
00:23:24Et à mon donné...
00:23:25Donc, on reste dans les règles de la loi.
00:23:26Il faut rester dans les règles de l'État.
00:23:27On a le droit d'aller.
00:23:29Et c'est normal.
00:23:29Nous, on est à leur côté.
00:23:30Encore une fois.
00:23:31Mais il faut respecter un peu les autres aussi.
00:23:34Il y a eu des oeuvres aussi ce matin,
00:23:35je crois, à fausse surmer
00:23:36entre CRS et Marabécheur.
00:23:38Mais de toute façon,
00:23:39il va y avoir des tensions sociales
00:23:40de plus en plus prégnantes.
00:23:41C'est une complète minute du pays.
00:23:42En fait, et nous,
00:23:43on joue toujours le rôle des méchants
00:23:44parce que justement,
00:23:46le gouvernement nous dit...
00:23:47Non, vous avez eu le dernier rempart pour moi.
00:23:48Le dernier rempart.
00:23:49Mais en même temps,
00:23:49je suis désolé,
00:23:50la détestation des gens,
00:23:51c'est parce qu'on a des gouvernements
00:23:52qui ne répondent pas aux attentes des Français.
00:23:54Et nous, on fait effectivement,
00:23:55on fait respecter la loi.
00:23:57Mais donc du coup,
00:23:57on prend les coûts
00:23:58parce qu'on est au premier rang.
00:23:59Et c'est ça aussi.
00:24:00Quand on disait,
00:24:01ça se monnaie en fait.
00:24:02Et nous, on a la marre
00:24:03de prendre des coûts.
00:24:04Les primes de risque,
00:24:04elles n'ont pas bougé depuis 2019.
00:24:06Et à un moment donné,
00:24:07c'est pareil.
00:24:08C'est combien de primes de risque ?
00:24:0928% de notre salaire.
00:24:1028,5% de notre salaire.
00:24:11C'est-à-dire, en gros,
00:24:12sur un salaire médian ?
00:24:12Je dirais, 28%,
00:24:14ça dépend de 500 euros à peu près.
00:24:17500 euros ?
00:24:18Oui.
00:24:18À chaque fois que vous allez sur une manif,
00:24:19c'est 500 euros ?
00:24:20Non, ce n'est pas ça.
00:24:21C'est qu'en fait,
00:24:21c'est un pourcentage de votre salaire
00:24:22qui va compter après
00:24:24pour votre retraite.
00:24:25Ok, d'accord.
00:24:27Bien.
00:24:28Donc, si vous êtes payé 2000 euros,
00:24:29il y a 28% des 2000 euros
00:24:30qui sont des primes de risque.
00:24:32Et qui comptent pour la retraite.
00:24:33Qui comptent pour la retraite.
00:24:34Mais comme on va vous raboter la retraite,
00:24:36eh bien, vous allez le faire.
00:24:37Ça, c'est next.
00:24:37Merci, Jean-Christophe Couvi.
00:24:39Je vous en prie.
00:24:39Bon rendez-vous avec M. Nunez
00:24:40dans un instant.
00:24:41Et on aura plein de questions
00:24:42à lui poser demain matin
00:24:43puisqu'il sera notre invité
00:24:44à 8h10 sur ces news et européennes.
00:24:45Petite pause.
00:24:46On va parler du Paris scolaire
00:24:48parce qu'Anne Hidalgo
00:24:49a été pour la première fois
00:24:50entendue aujourd'hui
00:24:51par le Sénat.
00:24:53On sera avec Agnès Sévren.
00:24:55Et on parlera aussi des retraites
00:24:56parce que là encore,
00:24:57il y a beaucoup de fatons.
00:24:59On va tout de suite.
00:25:0317h30, on se retrouve
00:25:04dans Punchline sur ces news.
00:25:05On a été rejoints
00:25:06par Agnès Sévren,
00:25:07sénatrice LR.
00:25:08Bonsoir à vous.
00:25:08Merci d'être avec nous.
00:25:09Félix Pérolas aussi.
00:25:11Félix, vous étiez tout à l'heure
00:25:12au Sénat.
00:25:13Il y a eu ces auditions
00:25:14concernant les agressions sexuelles
00:25:15des enfants dans le Paris scolaire
00:25:16à Paris pour la première fois.
00:25:18Les responsables politiques
00:25:19sont Anne Hidalgo.
00:25:20Demain, Emmanuel Grégoire
00:25:21ont répondu aux questions
00:25:22des sénateurs, des sénatrices.
00:25:24Ça a duré en gros combien de temps
00:25:25et quels étaient les types
00:25:27des questions qui ont été posées
00:25:28à Mme Hidalgo ?
00:25:29Moi, ça a duré plus de temps
00:25:30que prévu, si je ne me trompe pas,
00:25:32à peu près deux heures.
00:25:33Nous, ce qui m'a surtout,
00:25:34moi, ce qui m'a interpellé,
00:25:35c'est qu'Anne Hidalgo
00:25:35n'a pas présenté ses excuses
00:25:38auprès des parents.
00:25:39Alors, elle reconnaît
00:25:40un échec collectif,
00:25:42des failles,
00:25:42elle a adressé sa compassion,
00:25:46elle a exprimé son regret immense,
00:25:48mais elle n'a pas,
00:25:49et exprimé en tout cas,
00:25:50elle n'a pas présenté ses excuses.
00:25:52On parle d'enfants,
00:25:54de petits-enfants
00:25:55agressés sexuellement.
00:25:56Il n'y a pas eu d'excuses.
00:25:57Dire, moi, j'étais juste en charge,
00:25:59j'étais responsable à l'époque,
00:26:00je m'excuse.
00:26:01Elle n'a pas présenté ses excuses,
00:26:02et puis même, à un moment,
00:26:03elle a interpellé sur le fait
00:26:04qu'elle n'est jamais allée
00:26:05à la rencontre des familles
00:26:07avec des enfants victimes
00:26:08de ces violences.
00:26:09Et elle a dit,
00:26:10elle a reconnu
00:26:11qu'elle n'était pas allée
00:26:12à leur rencontre,
00:26:12et elle a suivi,
00:26:13elle a dit,
00:26:13il n'y a pas d'excuses,
00:26:14c'est tout.
00:26:15Donc, elle n'est jamais allée
00:26:16à la rencontre des familles
00:26:17des victimes.
00:26:18Ça vous a choqué,
00:26:19Agnès Evren ?
00:26:20Oui, bien évidemment.
00:26:22Moi, je ne vous cache pas,
00:26:22en fait, ma perplexité
00:26:25face à ce qui se passe
00:26:28depuis dix ans,
00:26:28une forme d'omerta,
00:26:29qu'on a réussi à briser quand même.
00:26:31Il faut redonner les chiffres
00:26:32du parquet.
00:26:33Il y a un tiers
00:26:34des écoles maternelles concernées,
00:26:36un tiers des écoles maternelles concernées,
00:26:38et une école sur six,
00:26:3933% des écoles maternelles.
00:26:41Donc, ces chiffres sont systémiques.
00:26:43Et par ailleurs,
00:26:44il y a une vraie dilution
00:26:46des responsabilités
00:26:47et une incapacité
00:26:48de l'ancienne maire de Paris
00:26:50à faire un moindre mea culpa.
00:26:52Et c'est ce que vous disiez.
00:26:53Aucun mea culpa,
00:26:54une forme de déni,
00:26:55encore une fois,
00:26:56et surtout,
00:26:56cette dilution des responsabilités
00:26:58qui fait qu'il y a un sentiment
00:26:59d'abandon et d'impunité
00:27:00chez les parents.
00:27:01On va y revenir.
00:27:02On va juste écouter
00:27:02ce que disait Anne Hidalgo.
00:27:04Elle dit qu'il y a eu
00:27:05peut-être un moment,
00:27:07enfin, vous essayez de cerner
00:27:08le moment où, pour vous,
00:27:09ces affaires deviennent systémiques.
00:27:10On écoute cette intervention.
00:27:14Je ne sais pas
00:27:14ce que vous entendez
00:27:15par systémique.
00:27:16C'est un sujet national.
00:27:17C'est un sujet global.
00:27:20La violence contre nos enfants...
00:27:21Attendez, je réponds, madame.
00:27:23Je parle à l'échelle de Paris.
00:27:24Je réponds.
00:27:25Quand on a un tiers des écoles
00:27:27concernées par des enquêtes,
00:27:28c'était ça ma question
00:27:29tout à fait concrète.
00:27:30Ce qui est systémique,
00:27:30c'est la violence globale,
00:27:32les agressions contre nos enfants.
00:27:3380% de ces agressions
00:27:35ont lieu dans les familles.
00:27:38Et le reste, effectivement,
00:27:39dans tous les endroits
00:27:41où les enfants sont accueillis.
00:27:42Ce qui est systémique
00:27:44dans notre pays,
00:27:44c'est qu'il y a enfin aujourd'hui
00:27:47une prise de conscience
00:27:48de nos institutions.
00:27:50Enfin une prise de conscience,
00:27:51mais alors elle s'arrête
00:27:52à un certain niveau,
00:27:53la prise de conscience.
00:27:53Non, mais ce qui est dingue,
00:27:54c'est qu'en fait,
00:27:55c'est un renvoi de balle permanent.
00:27:56C'est-à-dire,
00:27:57elle dit,
00:27:57c'est pas moi,
00:27:58c'est mon administration.
00:27:59Elle a découvert qu'en fait,
00:28:01systématiquement,
00:28:02les articles 40
00:28:03n'étaient pas faits
00:28:04par la ville de Paris.
00:28:05Ah mais oui,
00:28:05mais quand les parents
00:28:06déposent plainte,
00:28:07en fait,
00:28:07on considérait
00:28:08que c'était rebondant
00:28:09et elle dit,
00:28:10j'ai découvert,
00:28:11on a reçu la réponse
00:28:13avant-hier,
00:28:13j'ai découvert en fait,
00:28:14en préparant cette audition,
00:28:15que la doctrine
00:28:17avait changé
00:28:18et que c'est mon administration
00:28:19qui en est responsable.
00:28:20Ensuite,
00:28:20elle dit,
00:28:21en fait,
00:28:21c'est un échec collectif.
00:28:22Non,
00:28:23le recrutement,
00:28:24la formation
00:28:24et les contrôles
00:28:25des animateurs
00:28:26sur le terrain,
00:28:27c'est une entière responsabilité
00:28:29en fait,
00:28:31de la ville de Paris.
00:28:32Donc de ce point de vue-là,
00:28:32c'est tellement facile
00:28:33de dire que c'est un échec collectif
00:28:34au lieu de regarder
00:28:35et de balayer devant sa porte.
00:28:36Encore une fois,
00:28:37je le redis,
00:28:38100% du recrutement
00:28:39incombe à la ville de Paris.
00:28:40Deuxième extrait
00:28:41que je voulais vous faire écouter
00:28:41avec Anne Hidalgo
00:28:42qui répond aussi
00:28:43à vos questions.
00:28:44Tout maire n'est pas responsable
00:28:45de tous les dysfonctionnements.
00:28:47Vous demanderez
00:28:48à l'administration
00:28:50ce plan,
00:28:51vous parlez du plan...
00:28:52Oui,
00:28:52mais vous êtes responsable
00:28:52de cette administration.
00:28:53Oui,
00:28:54je suis responsable
00:28:55de cette administration
00:28:56et tout maire
00:28:58est responsable
00:28:59du bon fonctionnement
00:29:00de ces collectivités.
00:29:01Mais tout maire
00:29:02n'est pas responsable
00:29:03des dysfonctionnements
00:29:05y compris individuels
00:29:06qui ont été,
00:29:08par exemple,
00:29:09le non-respect
00:29:10de consignes
00:29:11qui leur auraient été données.
00:29:12C'est très surprenant
00:29:13en fait cette réponse.
00:29:14C'est ce que disait
00:29:15Agnès Evren,
00:29:16c'est-à-dire que
00:29:16de 2021 à 2025,
00:29:19les signalements
00:29:20au titre de l'article 40
00:29:22n'étaient pas systématiques.
00:29:24Pourquoi ?
00:29:24Parce que l'administration
00:29:25de la ville de Paris
00:29:26a estimé que ces signalements
00:29:28étaient redondants.
00:29:29Donc Anne Hidalgo
00:29:30a dit cette phrase
00:29:31« Mon administration
00:29:32n'a pas suivi mes consignes »
00:29:34et c'est fâcheux
00:29:34et c'est pour ça d'ailleurs
00:29:35qu'elle parle d'échec collectif.
00:29:37Pour elle,
00:29:37ce n'est pas un échec personnel,
00:29:38c'est l'échec avant tout
00:29:39aussi de son administration.
00:29:41C'est fâcheux,
00:29:41Eric Nolo.
00:29:42Les mots ont un sens quand même.
00:29:43On parle de petits-enfants
00:29:46agressés sexuellement.
00:29:47Enfin, je veux dire,
00:29:48je suis très surprise
00:29:48en fait
00:29:49par cette réaction.
00:29:51Je reprends votre mot
00:29:52de perplexité.
00:29:53Il y a quelque chose
00:29:54qui nous échappe
00:29:54dans cette histoire
00:29:55parce qu'étant donné
00:29:56le nombre effarant
00:29:57d'écoles concernées,
00:29:59à un moment,
00:29:59ça devait déclencher
00:30:00une enquête d'ensemble
00:30:01et non pas une enquête
00:30:02au cas par cas.
00:30:03Systémique,
00:30:03ça veut dire quelque chose.
00:30:04Ça veut dire qu'il y avait
00:30:05quelque chose
00:30:05qui était déréglé
00:30:06au niveau général.
00:30:08Et ensuite,
00:30:09est-ce que vous,
00:30:09quand vous entendez
00:30:10que l'administration
00:30:11juge que les signalements
00:30:12sont redondants,
00:30:14vous vous interrogez
00:30:15sur les motivations
00:30:15de cette décision ?
00:30:16Est-ce qu'il n'y avait pas
00:30:17une volonté,
00:30:18parce que c'est quand même
00:30:18une pensée qui vient
00:30:19à tout le monde,
00:30:20de protéger
00:30:21un certain nombre de personnes
00:30:22ou de mettre sous le tapis
00:30:23un certain nombre de faits ?
00:30:25Et d'entretenir
00:30:26une forme de silence
00:30:27institutionnel,
00:30:28une forme d'omerta,
00:30:29c'est-à-dire qu'à aucun moment,
00:30:32les responsables
00:30:32de la ville de Paris
00:30:33ont décidé
00:30:34de dire la vérité
00:30:35aux familles.
00:30:36Même au pire moment
00:30:38où toutes ces affaires médiatiques
00:30:39sont sorties
00:30:40en 2023,
00:30:41en 2023,
00:30:42à aucun moment,
00:30:43Mme Hidalgo
00:30:44n'a reçu ces familles.
00:30:45Et c'est même pire,
00:30:46puisqu'entre 2021
00:30:47et 2025,
00:30:48aucun article 40,
00:30:49encore une fois,
00:30:50c'est la loi
00:30:51qui l'impose.
00:30:52C'est que dès
00:30:52qu'une autorité
00:30:53constituée,
00:30:53à connaissance
00:30:54d'un crime
00:30:55ou d'un délit,
00:30:55doit immédiatement
00:30:56transmettre au parquet
00:30:57un signalement.
00:30:58Et ça n'a pas été fait.
00:30:59Donc,
00:30:59ils n'ont pas considéré
00:31:00la souffrance
00:31:01des familles.
00:31:02Ce sont des drames humains.
00:31:03Moi,
00:31:03je les entends
00:31:04tous les jours.
00:31:05Aujourd'hui encore ?
00:31:07Alors,
00:31:07c'était sur l'absence
00:31:08de considération.
00:31:09Comment vous l'expliquez ?
00:31:10Vous pensez
00:31:10que c'était
00:31:12juste une absence
00:31:13de considération
00:31:13et c'est tout
00:31:14parce qu'ils pensent
00:31:14que ce n'était pas
00:31:15si important
00:31:15ou il y a une autre raison
00:31:16selon vous ?
00:31:17Il y a une autre raison
00:31:18qui,
00:31:18à mon sens,
00:31:19est tout simplement
00:31:20et c'est structurel
00:31:21en France,
00:31:21le déni.
00:31:22C'est-à-dire
00:31:23le déni des institutions
00:31:24et quand elle dit
00:31:25que c'est un échec collectif,
00:31:26ce n'est pas seulement
00:31:27un échec de son administration.
00:31:29Je lui ai dit
00:31:29mais attendez,
00:31:29votre administration,
00:31:30vous avez piloté
00:31:31pendant 12 ans,
00:31:32vous découvrez en 2026
00:31:33que finalement,
00:31:34elle n'a pas suivi
00:31:36vos consignes.
00:31:36Et elle me dit
00:31:37oui,
00:31:38c'est tout à fait ça.
00:31:38Vous pouvez être surprise
00:31:39mais c'est tout à fait ça.
00:31:40La vérité,
00:31:41c'est que quand elle dit
00:31:41que c'est un échec collectif,
00:31:42elle vise aussi
00:31:43les autres institutions.
00:31:44Police,
00:31:45justice.
00:31:45Parce qu'elle dit
00:31:46en fait,
00:31:46la brigade de protection
00:31:47des mineurs.
00:31:48On se renvoie la balle.
00:31:48Mais voilà.
00:31:49Et en fait,
00:31:50c'est ça qui ren fout
00:31:51les parents,
00:31:51c'est ce renvoi de balle
00:31:53sans fin
00:31:54et ça ne s'arrête pas.
00:31:55Moi,
00:31:56je me mets à la place
00:31:56des parents.
00:31:58Mon enfant aurait été victime
00:31:59d'un de ses prédateurs.
00:32:00D'abord,
00:32:01je serais absolument
00:32:01hors de moi,
00:32:02je serais blessée profondément
00:32:04par l'attitude,
00:32:05encore une fois,
00:32:05même pas dire
00:32:06excusez-moi,
00:32:07c'est quand même
00:32:07la responsabilité
00:32:08d'un élu.
00:32:10On est responsable
00:32:11de ce genre de situation.
00:32:13Et puis,
00:32:13vous me dites
00:32:14que les cas
00:32:14continuent encore
00:32:15à l'heure actuelle.
00:32:17il y a des écoles
00:32:19évidemment
00:32:20où ça continue
00:32:21et la difficulté
00:32:22c'est qu'en fait,
00:32:23même sur le plan d'action
00:32:25et des recommandations
00:32:26qui ont été mises en place,
00:32:28le rapport
00:32:28de l'inspection générale
00:32:29est extrêmement sévère.
00:32:31Il dit que seulement
00:32:3250% des recommandations
00:32:33ont été mises en place,
00:32:34y compris sur le cœur
00:32:35du réacteur
00:32:36qui est la formation
00:32:37en fait des adultes
00:32:38aux signaux faibles
00:32:39chez l'enfant.
00:32:40C'est-à-dire que
00:32:40jusqu'à maintenant,
00:32:41ça n'est jamais un adulte
00:32:42sur place
00:32:43qui a compris en fait
00:32:45qu'il y avait
00:32:46un danger imminent
00:32:47ce sont les parents
00:32:48qui ont déposé plainte
00:32:49parce que leur enfant
00:32:50leur avait parlé.
00:32:50Pourquoi ?
00:32:51Parce que les animateurs
00:32:52n'ont tout simplement
00:32:52pas été formés en fait.
00:32:54Ils n'ont pas été non plus formés
00:32:55à faire des signalements
00:32:56article 40.
00:32:58Et ils le disent d'ailleurs
00:32:59quand ils font cette formation,
00:33:02leur nom n'est même pas consigné.
00:33:04Donc,
00:33:04il n'y a aucune organisation.
00:33:06Et d'ailleurs,
00:33:06le rapport
00:33:07de l'inspection générale
00:33:08de la ville de Paris
00:33:08en 2015
00:33:09disait
00:33:09absence totale
00:33:10en fait
00:33:12de stratégie,
00:33:13de coordination
00:33:13et de cohérence
00:33:14dans le process.
00:33:15C'est un désastre absolu.
00:33:16C'est maintenant
00:33:16mon invité
00:33:17était Ségolène Royal
00:33:18qui a rappelé
00:33:19que c'est Anne Hidalgo
00:33:20qui s'est battue
00:33:21pour qu'il y ait
00:33:22une parité
00:33:23dans le recrutement
00:33:24des personnels
00:33:24qui s'occupent des enfants.
00:33:25On va écouter
00:33:25une archive
00:33:26d'Anne Hidalgo
00:33:26de 2007
00:33:27lorsqu'elle disait
00:33:29que 95%
00:33:29des personnels
00:33:30paris scolaires
00:33:30étaient féminaires
00:33:31et qu'il fallait aller
00:33:31vers la parité
00:33:33avec le sexe masculin.
00:33:35Dans le domaine
00:33:36de la petite enfance
00:33:37où à Paris
00:33:38nous avons 95%
00:33:39de femmes
00:33:40nous sommes en train
00:33:40de faire la mixité
00:33:42des emplois
00:33:42c'est-à-dire
00:33:43de faire entrer
00:33:43des hommes.
00:33:44C'est très bien.
00:33:46C'est l'idéologie.
00:33:46Non, c'est pas l'idéologie.
00:33:47Mais c'est l'idéologie.
00:33:49Voilà.
00:33:50Et Ségolène Royal
00:33:50dit que c'est un désastre.
00:33:51Le résultat
00:33:52c'est que ça a été un désastre.
00:33:53Vous êtes d'accord
00:33:54avec Ségolène Royal ?
00:33:55Écoutez, moi
00:33:56encore une fois
00:33:57je le redis
00:33:58c'est écrit
00:33:59dans le rapport
00:33:59de l'inspection générale
00:34:00là où il y a des enfants
00:34:01il y a des pédocriminels
00:34:03parce qu'en fait
00:34:04c'est tout simple
00:34:04les pédocriminels
00:34:06ne vont pas travailler
00:34:06dans des EHPAD
00:34:07et que donc
00:34:08il faut redoubler
00:34:08de vigilance.
00:34:09Après
00:34:10le service public
00:34:11il y a une rupture
00:34:12d'égalité.
00:34:13Les hommes sont plus
00:34:14évidemment
00:34:15il y a de la pédocriminalité
00:34:17chez les femmes aussi.
00:34:18Attention.
00:34:18Oui
00:34:18mais c'est majoritairement
00:34:20chez les hommes
00:34:20et c'est les chiffres
00:34:21de la civise
00:34:22qui le disent.
00:34:23Donc la difficulté
00:34:24encore une fois
00:34:25c'est qu'être
00:34:26au contact des enfants
00:34:27il faut une formation.
00:34:28Or le BAFA
00:34:28est totalement insuffisant.
00:34:29Le BAFA en fait
00:34:30n'est pas suffisant
00:34:32pour être face...
00:34:33La protection des enfants
00:34:34passe avant
00:34:34une rupture d'égalité.
00:34:36Enfin dans ce cas précis
00:34:37ça me paraît
00:34:38du bon sens quand même.
00:34:39Tout à fait.
00:34:39C'est une question
00:34:40d'égalité absurde.
00:34:40Éric Rebellchamp
00:34:41que c'est le sujet
00:34:42qui vous...
00:34:43Madame la sénatrice
00:34:44au-delà de la défense
00:34:46d'Anne Hidalgo
00:34:47moi je ne vais pas m'acharner
00:34:47sur Anne Hidalgo
00:34:50les mots qu'elle emploie
00:34:51les phrases qu'elle ont
00:34:52parlent d'elle-même
00:34:53à mon avis
00:34:54on voit qu'elle n'est pas bien
00:34:55qu'elle a du mal
00:34:56à se défendre
00:34:56bon elle n'est ni coupable
00:34:58ni responsable
00:34:58si je résume
00:34:59c'est le collectif
00:35:00mais sur le fond du dossier
00:35:02sur le fond du dossier
00:35:03du périscolaire en général
00:35:04mis en place
00:35:05par Vincent Payon
00:35:06lorsqu'il était
00:35:07ministre de l'éducation
00:35:08bon la réforme
00:35:09cette idée
00:35:10pouvait paraître généreuse
00:35:12occuper les enfants
00:35:13sur des temps
00:35:14après le scolaire
00:35:14mais en réalité
00:35:16cette réforme du périscolaire
00:35:18c'est la question
00:35:18que je vous pose
00:35:19est-ce que dès le début
00:35:20en fait
00:35:21elle n'est pas
00:35:22à côté de la plaque
00:35:23c'est-à-dire qu'on va
00:35:24mettre en place
00:35:25le périscolaire
00:35:26il faut donc trouver
00:35:26des gens très vite
00:35:27hommes, femmes
00:35:28Mme Hidalgo veut
00:35:2950% d'hommes
00:35:2950% de femmes
00:35:30mais sans regarder
00:35:31en fait
00:35:31quelles sont les formations
00:35:33qu'est-ce qu'on demande
00:35:33est-ce qu'on regarde
00:35:34les casiers judiciaires
00:35:35est-ce qu'on passe
00:35:36plus d'une heure
00:35:37plus d'un jour
00:35:37à les recruter
00:35:38en fait
00:35:38dès le début
00:35:39est-ce que le périscolaire
00:35:40qui a été appliqué
00:35:41partout en France
00:35:41n'est pas un non-sens ?
00:35:43ça a été un fiasco
00:35:44en tout cas
00:35:45à Paris
00:35:45ça a été un fiasco
00:35:46pourquoi ?
00:35:46c'est la question
00:35:47que j'ai posée
00:35:47au ministre Vincent Payon
00:35:49est-ce que
00:35:50dans quel monde
00:35:50parallèle vous vivez
00:35:52pour imposer
00:35:53une réforme
00:35:58financiers
00:35:58et des ressources humaines
00:36:00c'est-à-dire qu'ils sont allés
00:36:00siphonner toute l'île de France
00:36:02pour trouver des animateurs
00:36:03et à l'époque
00:36:03il n'y avait même pas
00:36:05de contrôle
00:36:06de casier judiciaire
00:36:07en 2013
00:36:07c'est venu après
00:36:09et donc c'est là
00:36:10où je me suis dit
00:36:11mais encore une fois
00:36:12dans quel monde
00:36:13vous vivez
00:36:13pour imposer
00:36:14à Marche Forcer
00:36:15cette réforme
00:36:16puisqu'en fait
00:36:16elle a été déployée
00:36:17dans l'urgence
00:36:18contre 80%
00:36:19des enseignants
00:36:20c'était un front uni
00:36:22des enseignants
00:36:22qui disait
00:36:23attention
00:36:24on va faire entrer
00:36:25des milliers d'animateurs
00:36:27c'est extrêmement dangereux
00:36:29et donc on ne pourra plus
00:36:30rien contrôler
00:36:31et c'est ce qui s'est passé
00:36:32si je peux me permettre
00:36:33une autre question
00:36:34vous avez également
00:36:34auditionné Patrick Bloch
00:36:36qui était en charge
00:36:37du dossier
00:36:39quand Amy Hidalgo
00:36:40qui a tiré
00:36:41la sonnette d'alarme
00:36:42d'ailleurs
00:36:42assez vite
00:36:43alors qu'est-ce que
00:36:45vous avez pensé
00:36:45de ces réponses
00:36:46lorsque vous l'interrogez
00:36:48est-ce qu'il est encore
00:36:48plus mal à l'aise
00:36:49que Madame Hidalgo
00:36:51comment il justifie
00:36:52ce qui s'est passé
00:36:53encore une fois
00:36:54tout est étonnant
00:36:55c'est-à-dire qu'en 2015
00:36:56il y a un rapport
00:36:56de l'inspection
00:36:56qui dit
00:36:57attention
00:36:57il y a un danger
00:36:58il n'y a aucun process
00:36:59il y a déjà
00:37:0018 cas d'abus sexuels
00:37:02dans les périscolaires
00:37:02et que
00:37:043 ans après
00:37:05il reçoit
00:37:06des collectifs de parents
00:37:08et là
00:37:08il leur dit
00:37:09son grand étonnement
00:37:11alors qu'il était
00:37:11quand même
00:37:12adjoint au maire
00:37:12non je pense qu'en fait
00:37:13il y a eu un manque
00:37:14total d'empathie
00:37:15il y a eu un vrai déni
00:37:17et puis
00:37:18malheureusement
00:37:19c'est là-dessus
00:37:20qu'il faut qu'on réfléchisse
00:37:21à la place de l'enfant
00:37:22dans notre société
00:37:23aujourd'hui
00:37:24comment se fait-il
00:37:24qu'il y ait
00:37:26un mépris total
00:37:27pour la parole
00:37:28de l'enfant
00:37:28beaucoup de parents
00:37:29me disent
00:37:29mon enfant n'a pas été cru
00:37:30il faut plus de salle Mélanie
00:37:33il faut plus de salle Mélanie
00:37:34en effet
00:37:35il y a quand même
00:37:35des enfants
00:37:36qui sont auditionnés
00:37:36aujourd'hui
00:37:37on recueille la parole
00:37:38de l'enfant
00:37:38qui sont des salles dédiées
00:37:39en fait
00:37:40et vraiment spécifiques
00:37:42pour accueillir
00:37:42dans des bonnes conditions
00:37:43la parole de l'enfant
00:37:44sauf qu'en fait
00:37:45il n'y a qu'une seule
00:37:45salle Mélanie à Paris
00:37:46il faut le savoir
00:37:47il n'y en a aucune
00:37:48dans les commissariats
00:37:48et que parfois
00:37:49ce sont des policiers
00:37:50en uniforme
00:37:51qui reçoivent l'enfant
00:37:52et qui du coup
00:37:52l'enfant pense
00:37:53qu'il a été puni
00:37:54et qu'il a fait une bêtise
00:37:55et donc forcément
00:37:56ça l'inhibe
00:37:57or en France
00:37:57en fait
00:37:58la preuve
00:37:58elle repose essentiellement
00:37:59sur la parole de l'enfant
00:38:01or quand l'enfant
00:38:01est auditionné
00:38:024 mois après
00:38:03et que la mémoire
00:38:04de l'enfant s'efface
00:38:05parce qu'il a juste 3 ans
00:38:06au bout de quelques semaines
00:38:07la mémoire s'efface
00:38:08et que quand il est auditionné
00:38:09et bien il a un peu oublié
00:38:11et autrement dit
00:38:11on dit
00:38:12ah ben infraction
00:38:13insuffisamment caractérisée
00:38:14pourquoi ?
00:38:14parce que sa parole
00:38:15n'est pas précise
00:38:16sa parole n'est pas limpide
00:38:17et elle n'est pas corroborée
00:38:19évidemment
00:38:19Eric Nolot
00:38:20non mais tout ce que vous nous décrivez
00:38:21c'est une machine infernale
00:38:22en fait
00:38:23de la conception
00:38:24à la gestion
00:38:25c'est une catastrophe totale
00:38:26et criminelle
00:38:27parce que
00:38:28recueillir la parole de l'enfant
00:38:30c'est parfait
00:38:30mais il faut travailler à la source
00:38:32c'est à dire sur le profil
00:38:33des gens qu'on admet
00:38:34auprès des enfants
00:38:35moi je pensais que vraiment
00:38:36ça aurait dû être féroce
00:38:37c'est pas écrit sur leur front non plus
00:38:39oui mais pas
00:38:40casier judiciaire par exemple
00:38:41moi je tombe de ma chaise
00:38:42là je vais vous dire autre chose
00:38:44restez bien sur votre chaise
00:38:45c'est qu'aujourd'hui
00:38:46il y a 40% en fait des communes
00:38:48qui ne sont pas soumises
00:38:49à des réglementations
00:38:51de taux d'encadrement
00:38:51et de contrôle d'honorabilité
00:38:53pourquoi ?
00:38:53parce qu'elles ne perçoivent pas
00:38:54la subvention de la CAF
00:38:55et donc elles
00:38:56elles sont en roue libre
00:38:57c'est à dire que si c'est
00:38:57le jardinier municipal
00:38:58qui veut faire de la garderie
00:39:01et gérer 150 enfants
00:39:02le jardinier municipal
00:39:03il vient avec ce qu'il est
00:39:04donc s'il a l'habitude
00:39:05de prendre un enfant sur les genoux
00:39:06il va prendre un enfant sur les genoux
00:39:07et de ce point de vue là
00:39:08il n'y a pas de réglementation
00:39:09donc il faut comme vous le dites
00:39:10une uniformité en fait
00:39:12de tous les process
00:39:13au plan national
00:39:14c'est ça la plus grande difficulté
00:39:15et encore une fois
00:39:16je le redis
00:39:17on a
00:39:17et ça depuis toutes les auditions
00:39:19je l'ai bien compris
00:39:19un fonctionnement au silo
00:39:20c'est à dire qu'en fait
00:39:21tous ces acteurs
00:39:22ne se parlent pas
00:39:24éducation
00:39:24ville
00:39:26police
00:39:26et justice
00:39:27quand vous avez
00:39:28dans une même école
00:39:29la directrice d'école
00:39:30qui s'occupe du scolaire
00:39:31et le directeur périscolaire
00:39:32qui s'occupe en fait
00:39:33donc du périscolaire
00:39:35mais qui dépend des mairies
00:39:35quand il y a un problème
00:39:37la maman
00:39:37va voir la directrice d'école
00:39:39qui lui dit
00:39:39il est 15h05
00:39:40ça relève du périscolaire
00:39:41allez voir la mairie
00:39:42on va voir la mairie
00:39:42la mairie dit
00:39:43ah ben moi il y a secret de l'enquête
00:39:44allez voir la justice
00:39:46et la justice
00:39:47c'est silence institutionnel
00:39:48donc comprenez ce sentiment
00:39:49d'abandon des parents
00:39:50dernier mot Agnès Évren
00:39:52vos travaux vont donner lieu
00:39:53à quoi en fait ?
00:39:54très vite
00:39:54un rapport
00:39:55à des recommandations
00:39:56à la fin du mois d'octobre
00:39:57pourquoi ?
00:39:58parce qu'il y a le projet de loi
00:39:59de la protection de l'enfance
00:39:59et que je vais raccrocher
00:40:00mes recommandations
00:40:01à ce moment là
00:40:02mais est-ce qu'il va y avoir
00:40:03des poursuites
00:40:03contre les hommes et femmes politiques
00:40:05que vous intégriez ?
00:40:06alors je ne suis pas magistrat
00:40:07je ne suis pas procureur
00:40:08en revanche
00:40:09nous allons pointer
00:40:10les responsabilités politiques
00:40:11et vous savez
00:40:12j'ai exigé en fait
00:40:13du maire de Paris
00:40:14l'ensemble des rapports
00:40:16de l'inspection générale
00:40:17donc on est en train
00:40:18de tout éplucher
00:40:19et on sortira
00:40:19toutes les informations
00:40:20nécessaires
00:40:21à éclairer nos travaux
00:40:22écoutez merci
00:40:22merci de continuer
00:40:23à aider les parents
00:40:24dans ces démarches douloureuses
00:40:25difficiles
00:40:26et d'entendre la parole
00:40:27de leurs enfants
00:40:28et qu'elles soient honorées
00:40:30en fait
00:40:30et que ça ne se reproduise plus
00:40:32c'est vraiment le plus important
00:40:34j'aimerais terminer
00:40:34cette première partie
00:40:35sur une autre
00:40:36peut-être un peu moins négative
00:40:38Louis de Ragnel
00:40:40Emmanuel Macron
00:40:40a baptisé
00:40:41la première promotion
00:40:41du service international
00:40:42du nom d'un jeune résistant
00:40:44fusil à 16 ans
00:40:45vous nous en avez parlé
00:40:46cet après-midi
00:40:46il s'appelait
00:40:47Henri Ferté
00:40:48sa lettre
00:40:51est bouleversante
00:40:52je vais vous en lire
00:40:53deux passages
00:40:54je suis sûre que vous allez
00:40:55aller voir sur internet
00:40:55et vous aurez comme moi
00:40:56la chair de Pôle
00:40:57cher parent
00:40:57ma lettre va vous causer
00:40:58une grande peine
00:40:59mais je vous ai vu
00:41:00si plein de courage
00:41:01que je n'en doute pas
00:41:02vous voudrez encore le garder
00:41:03ne serait-ce que par amour
00:41:04pour moi
00:41:05voilà
00:41:06racontez-nous
00:41:06qui était Henri Ferté
00:41:07c'était un jeune de 16 ans
00:41:09qui faisait partie
00:41:10d'un réseau de résistance
00:41:12donc il est dénoncé
00:41:13il va être fusillé
00:41:14donc il est condamné à mort
00:41:16et au moment de
00:41:17juste avant
00:41:18d'arriver au poteau d'exécution
00:41:19il termine d'écrire sa lettre
00:41:21donc adressée à ses parents
00:41:22et dans laquelle
00:41:23c'est à la fois
00:41:24une déclaration d'amour
00:41:25à ses parents
00:41:25à l'éducation qu'il a reçue
00:41:26une déclaration d'amour
00:41:28à son pays
00:41:28ils disent que doit être la France
00:41:30que ne doit pas être la France
00:41:32et puis
00:41:32il y a une dimension aussi spirituelle
00:41:34puisqu'il avait la foi
00:41:35il parle de son curé
00:41:36il parle de ses frères et soeurs
00:41:37il s'adresse à ses parents
00:41:39et donc il leur dit
00:41:40il ne reste plus qu'un enfant
00:41:41dans la fratrie
00:41:42ils étaient trois
00:41:42donc ça veut dire
00:41:43qu'il est le deuxième à mourir
00:41:45c'est assez bouleversant
00:41:46c'est qu'il avait 16 ans
00:41:48alors on a le rapport
00:41:49Pisa en tête
00:41:50qui dit que les jeunes
00:41:51de 16 ans aujourd'hui
00:41:52voilà
00:41:52à lire 400 mots
00:41:53tous les téléspectateurs
00:41:55à aller regarder
00:41:56lire cette lettre
00:41:57je pense qu'elle sera mise en ligne
00:41:59peut-être sur le site de Céline
00:42:00vous ne pouvez pas savoir
00:42:01ce que moralement
00:42:01j'ai souffert dans ma cellule
00:42:03ce que j'ai souffert
00:42:03de ne plus vous voir
00:42:04de ne plus sentir peser sur moi
00:42:06votre tendre sollicitude
00:42:07que de loin
00:42:08et difficile de terminer
00:42:09de lire cette lettre
00:42:10j'ai fait cette expérience
00:42:11avec mes enfants
00:42:12j'ai découvert moi
00:42:13je ne connaissais pas Henri Ferté
00:42:14je l'ai découvert
00:42:14en visitant le musée
00:42:16de la libération aux Invalides
00:42:17et j'ai lu cette lettre
00:42:18et mes enfants pleuraient
00:42:20et je n'ai pas réussi
00:42:21à terminer de lire cette lettre
00:42:23tellement elle était émouvante
00:42:24et tellement elle était belle
00:42:25Eric Nolot
00:42:25Louis m'a fait lire cette lettre
00:42:27ça met les larmes aux yeux
00:42:28et vous savez par quoi
00:42:29ça se termine ?
00:42:30au ciel près de Dieu
00:42:31pardon pour les fautes d'orthographe
00:42:33je n'ai pas pu me relire
00:42:34il n'y en a pas eu
00:42:35une de fautes d'orthographe
00:42:35non en plus
00:42:36mais vous voyez
00:42:37quand on parle du classement Pisa
00:42:38on vous explique
00:42:39non mais vous savez
00:42:39de toute façon c'est pas grave
00:42:40l'orthographe est fasciste
00:42:42la grammaire est nazie
00:42:43et la syntaxe est élitiste
00:42:44bien sûr
00:42:45ce jeune homme de 16 ans
00:42:46il écrit une lettre à ses parents
00:42:47il s'excuse pour les éventuelles
00:42:49fautes d'orthographe
00:42:50voilà ce qu'il faut leur opposer
00:42:51à nos pédagogistes
00:42:53dans toutes les écoles de France
00:42:54exactement
00:42:55Nicolas Sarogosisi avait ça
00:42:56avec la lettre
00:42:57Guy Moquet
00:42:58oui mais au-delà de l'émotion
00:43:00qui aujourd'hui
00:43:01un enfant de 16 ans
00:43:02connaît la signification
00:43:04du mot sollicitude
00:43:05par exemple
00:43:05vous voyez
00:43:05sollicitude
00:43:06ça m'étonnerait
00:43:07vous êtes d'accord
00:43:08c'est-à-dire que
00:43:08vous parlez de la grammaire
00:43:09et de l'orthographe
00:43:10mais même au niveau
00:43:11du vocabulaire employé
00:43:13au-delà de l'émotion
00:43:13évidemment qu'on partage
00:43:15de cette lettre
00:43:15bon maintenant je trouve
00:43:16que la démarche
00:43:17du président de la République
00:43:18c'est pour la première promotion
00:43:20du service national
00:43:21moi je trouve ça intéressant
00:43:22comme je trouve intéressant
00:43:24qu'un maximum de gens
00:43:25de jeunes
00:43:26aillent voir le De Gaulle
00:43:27en deux parties
00:43:28vous voyez
00:43:28si
00:43:29bah oui
00:43:29parce que alors
00:43:30c'est peut-être parfois
00:43:31vous l'avez vu Félix
00:43:32je vais y aller
00:43:33je n'ai pas le temps
00:43:34mais je vais vous couper
00:43:35la promesse que je dirais
00:43:37parce que les puristes
00:43:38vous diront
00:43:38qu'il y a des erreurs historiques
00:43:39les médailles du général
00:43:40mais ça c'est pas
00:43:41le roman national
00:43:43Michel Onfray a dit
00:43:44qu'il n'y en avait pas tant que ça
00:43:44et moi je crois Michel Onfray
00:43:45mais ce qui est important
00:43:47peut-être pour votre génération
00:43:48si je peux me permettre
00:43:49c'est de voir
00:43:51comment des français
00:43:52il n'y a pas si longtemps que ça
00:43:54ont décidé
00:43:55que le pays
00:43:56ne s'écraserait pas
00:43:57et ne s'effondrerait pas
00:43:58est-ce que ça leur a coûté
00:43:59regardez
00:44:01le général Leclerc
00:44:02est incroyable
00:44:03dans ces deux parties
00:44:04moi j'ai trouvé
00:44:05bon mais regardez
00:44:06le sentiment d'appartenance
00:44:07qu'ont ces gens
00:44:08à l'époque
00:44:09pour que notre pays
00:44:10ne sombre pas
00:44:11bon
00:44:12bah si tous les jeunes
00:44:13de votre génération
00:44:13peuvent voir ce film
00:44:14en deux parties
00:44:15ça leur donnera une idée
00:44:16à peu près
00:44:16de ce qu'était
00:44:17le sentiment national
00:44:21pour l'homme
00:44:22qui a lancé
00:44:22l'appel du 10-20
00:44:23voilà
00:44:23la lettre d'Henri Fertet
00:44:25elle est tout de suite
00:44:25sur internet
00:44:26attendez peut-être
00:44:26la fin de l'émission
00:44:28et puis vous la lirez
00:44:29et je suis sûre
00:44:29que vous en serez bouleversé
00:44:30petite pause
00:44:31on s'en trouve
00:44:31dans un instant
00:44:32on va évoquer l'actualité
00:44:34on parle des colères
00:44:35on a commencé par
00:44:36la colère des policiers
00:44:37la colère des parents
00:44:37on va parler
00:44:38de la colère des retraités
00:44:39sont furieux
00:44:40d'être peut-être
00:44:41tondus
00:44:42par le budget 2027
00:44:44à tout de suite
00:44:47on se retrouve
00:44:48dans Punchline
00:44:49avec toujours cette colère
00:44:50des français
00:44:51qui montent de toutes parts
00:44:52les policiers
00:44:52étaient dans la rue
00:44:53pour dire leur ras-le-bol
00:44:55d'être méprisés
00:44:56insultés
00:44:56et de voir leur budget diminuer
00:44:58alors que l'état sécuritaire
00:45:00du pays
00:45:00ne cesse de se dégrasser
00:45:01la colère des retraités
00:45:02qui ne veulent pas faire
00:45:03les frais d'un budget
00:45:04bricolé sur un coin de table
00:45:05et payer les pots cassés
00:45:06de l'inconséquence
00:45:07des politiques
00:45:08la colère enfin
00:45:08des parents
00:45:09dont les enfants
00:45:10ont été agressés sexuellement
00:45:11dans le périscolaire
00:45:12la France
00:45:13est-elle en train
00:45:14de prendre une voie
00:45:15sans issue
00:45:16y a-t-il des solutions
00:45:17pour s'en sortir
00:45:18Henri Guénaud
00:45:19est notre invité ce soir
00:45:20ce sera dans un instant
00:45:21juste après
00:45:22le rappel des grandes lignes
00:45:23de l'actualité
00:45:24sur CNews
00:45:25avec Félicité Kindoki
00:45:26Félicité à vous
00:45:30Bonsoir Laurence
00:45:31Bonsoir à tous
00:45:32en déplacement
00:45:33sur la base aérienne
00:45:34115 d'Orange
00:45:35dans le Vaucluse
00:45:36Emmanuel Macron
00:45:36a rencontré la première cohorte
00:45:39du nouveau service militaire national
00:45:40un de ses derniers gros chantiers
00:45:42de sa fin de mandat
00:45:43lancé symboliquement
00:45:44avant qu'il ne quitte l'Elysée
00:45:46et lors de son discours
00:45:47le chef de l'Etat
00:45:48a dévoilé le nom choisi
00:45:49pour cette toute première promotion
00:45:51qui regroupe 3000 volontaires
00:45:52on l'écoute
00:45:53Il faut désormais
00:45:55à votre promotion
00:45:56un nom
00:45:57un nom qui parle
00:45:59à votre génération
00:46:00un nom qui rappelle
00:46:02ce que la France
00:46:03doit à sa jeunesse
00:46:05un nom
00:46:06qui porte
00:46:07une certaine idée
00:46:08de l'engagement
00:46:09et de la liberté
00:46:12ce nom
00:46:13sera celui
00:46:15d'Henri Ferté
00:46:17Vous en parlez
00:46:18de ce ras-le-bol général
00:46:20chez les fonctionnaires
00:46:21de police
00:46:21ce matin
00:46:22la colère
00:46:23est montée
00:46:24d'un cran
00:46:24avec une mobilisation
00:46:25massive
00:46:26avec des points
00:46:27de blocage stratégiques
00:46:28comme l'avenue
00:46:28des Champs-Elysées
00:46:29ou encore l'aéroport
00:46:30de Roissy-Charles-de-Gaulle
00:46:31et cet après-midi
00:46:32le ministre de l'Intérieur
00:46:33a reçu
00:46:34le syndicat Alliance
00:46:35avant de recevoir
00:46:36ce soir
00:46:37le syndicat Unité
00:46:38Laurent Nouniez
00:46:39qui souhaite entendre
00:46:40leurs revendications
00:46:41que sont la hausse
00:46:42des salaires
00:46:42et l'augmentation
00:46:43des moyens
00:46:43pour mener à bien
00:46:44leur mission
00:46:44à l'approche
00:46:45de la présidentielle
00:46:46ce nouveau rendez-vous
00:46:48à ne pas manquer
00:46:49duel présenté
00:46:50dès demain soir
00:46:51sur notre antenne
00:46:52par vous-même
00:46:53Laurence Ferrari
00:46:53vous recevrez
00:46:54pour cette première édition
00:46:55Jean-Louis Bourleau
00:46:56et Robert Ménard
00:46:57les deux hommes
00:46:58seront en face à face
00:46:59pour une heure de départ
00:47:00dès 21h
00:47:01et on termine
00:47:02avec cette triste nouvelle
00:47:03les Rita Mitsuko
00:47:04qui ont perdu leur voix
00:47:05la chanteuse
00:47:06Catherine Ringer
00:47:07c'était un tiers soir
00:47:08à l'âge de 68 ans
00:47:09emporté par un cancer
00:47:11foudroyant
00:47:11la célèbre chanteuse
00:47:13avait fondé
00:47:13au début des années 80
00:47:14l'un des groupes
00:47:15les plus détonnants
00:47:16d'Europe français
00:47:17avec son compagnon
00:47:18Fred Chichin
00:47:19mort en 2007
00:47:20leur tube intitulé
00:47:21Andy
00:47:21c'est comme ça
00:47:22les histoires d'amour
00:47:23finissent mal
00:47:24ou encore
00:47:24Marcia Baila
00:47:26ont traversé
00:47:26les époques
00:47:27et les générations
00:47:29merci beaucoup
00:47:29félicité
00:47:30Kim Doki
00:47:31Henri Guéno est avec nous
00:47:32bonsoir à vous
00:47:33merci d'être là
00:47:33on va se pencher
00:47:36sur le cadre
00:47:36de notre pays
00:47:37notre beau pays
00:47:37dont on a l'impression
00:47:38qu'il est
00:47:39je le disais tout à l'heure
00:47:39à Eric Nolo
00:47:41et à Louis Drangel
00:47:41une cocotte minute
00:47:43qui va bientôt exploser
00:47:45ou que l'on regarde
00:47:46ou que l'on porte le regard
00:47:47sur le plan sociétal
00:47:48économique
00:47:49politique
00:47:50international
00:47:51on a l'impression
00:47:51que tout fout le camp
00:47:53pardon
00:47:53c'est une expression
00:47:54très Eric Noloïste
00:47:56mais je la reprends
00:47:57à mon compte ce soir
00:47:58il n'y a rien
00:47:59qui va nulle part
00:47:59écoutons
00:48:00je veux juste vous faire écouter
00:48:01d'abord un témoignage
00:48:02c'est Cyril
00:48:02qui est chauffeur routier
00:48:04ce matin il est venu
00:48:05à Faux-sur-Mer
00:48:06pour soutenir
00:48:07les marins pêcheurs
00:48:08qui disent qu'ils ne peuvent plus
00:48:09travailler avec la hausse
00:48:10des prix du fioul
00:48:13écoutez-le parce que je trouve
00:48:13qu'il résume vraiment
00:48:14les colères françaises
00:48:15aujourd'hui
00:48:17je soutiens les pêcheurs
00:48:19je soutiens les pêcheurs
00:48:20ils ont raison
00:48:20et depuis longtemps
00:48:21il faut que ça dure
00:48:22il faut que ça continue
00:48:23il faut arrêter 2,50 euros
00:48:25j'ai vu le gasoil
00:48:26à 2,86 euros
00:48:283 euros le litre
00:48:30moi je suis bloqué
00:48:31dans la file latente
00:48:31je suis là depuis
00:48:32une heure du matin
00:48:34je resterai jusqu'à minuit
00:48:35ici le poids
00:48:36pour les soutenir
00:48:36parce que c'est des hommes
00:48:37qui vont en mer
00:48:38qui fassent chaud
00:48:39qui fassent froid
00:48:40qui a du vent
00:48:40de la neige
00:48:41ils nous ramènent
00:48:41toujours le poisson
00:48:43voilà ça il faut le savoir
00:48:44c'est pas un métier facile
00:48:45ce qu'ils font
00:48:46et en plus
00:48:46on ne leur permet pas
00:48:48de travailler
00:48:48c'est une honte aussi
00:48:49est-ce que c'est une honte
00:48:51ce qui se passe dans notre pays
00:48:52pour vous Henri Guénaud ?
00:48:53tout est une honte
00:48:54sur le pouvoir d'achat
00:48:56sur le pouvoir d'achat
00:48:58je veux dire
00:48:58tout ce qui arrive aujourd'hui
00:49:00arrive dans un contexte
00:49:01où le pouvoir d'achat
00:49:01était déjà une question explosive
00:49:04et ça fait des années
00:49:05que ça dure
00:49:06des années que ça s'aggrave
00:49:07et que d'ailleurs
00:49:08des années que
00:49:09la tension financière
00:49:11elle monte dans les catégories sociales
00:49:13entre les
00:49:15les classes populaires
00:49:17qui n'en peuvent plus
00:49:18et les classes moyennes
00:49:19qui sont dans l'angoisse
00:49:20du déclassement
00:49:21mais qui est réelle
00:49:21l'angoisse du déclassement
00:49:22c'est pas un fantasme
00:49:24voilà
00:49:24et donc là
00:49:25on a un certain nombre
00:49:26d'événements
00:49:27qui se produisent
00:49:28et qui rendent les choses
00:49:29encore plus explosives
00:49:31alors la question
00:49:33du prix de l'essence
00:49:34évidemment
00:49:35du carburant
00:49:36est évidemment
00:49:37une question
00:49:37très très très dure
00:49:39enfin quelque chose
00:49:40de très dur à encaisser
00:49:40un choc très dur
00:49:41à encaisser
00:49:42pour la société
00:49:43elle est d'une nature
00:49:44un peu différente
00:49:45des autres
00:49:45c'est que
00:49:47elle est produite
00:49:48par deux événements extérieurs
00:49:49très importants
00:49:50c'est à dire
00:49:50la guerre en Ukraine
00:49:51et la guerre en Iran
00:49:52qui a fait
00:49:55qui a fait disparaître
00:49:56une partie
00:49:56des capacités
00:49:58à la fois
00:49:59d'exportation de gaz
00:50:00mais aussi
00:50:00de pétrole
00:50:01notamment en russe
00:50:02qui était un exportateur
00:50:03très important
00:50:04et puis
00:50:04la guerre en Iran
00:50:05la guerre en Iran
00:50:06qui dure
00:50:06qui s'étend
00:50:07et qui menace
00:50:08maintenant aussi
00:50:09de détruire
00:50:10des capacités
00:50:11de production
00:50:11donc là
00:50:13on a un déséquilibre
00:50:13sur le marché mondial
00:50:15qui est terrible
00:50:15or qu'est-ce qui se passe
00:50:16dans ces cas-là
00:50:16c'est-à-dire
00:50:17quand vous
00:50:18consommez un produit
00:50:19dont vous avez
00:50:20absolument besoin
00:50:21et que vous n'êtes pas
00:50:22le producteur
00:50:23le jour
00:50:23où le prix
00:50:27à la production
00:50:27augmente
00:50:28il y a un transfert
00:50:29de pouvoir d'achat
00:50:30inéluctable
00:50:30entre le pays consommateur
00:50:32et le pays producteur
00:50:33donc il faut absolument
00:50:35aider
00:50:36il faut absolument
00:50:37aider ceux
00:50:38qui en ont
00:50:38le plus besoin
00:50:39je pense aux pêcheurs
00:50:40moi j'ai un souvenir
00:50:41je peux dire un mot
00:50:42sur les pêcheurs
00:50:43j'ai un souvenir
00:50:44en 1994
00:50:45de ce qui s'est passé
00:50:46avec les pêcheurs
00:50:47les pêcheurs
00:50:48n'en pouvaient plus
00:50:49ils vont voir
00:50:50le gouvernement
00:50:51qui était le gouvernement
00:50:51d'Edouard Balladur
00:50:52pour demander
00:50:53qu'on les aide
00:50:54on leur a dit
00:50:55ah bah non
00:50:55vous comprenez
00:50:56à la marche à l'euro
00:50:57il y a déficit
00:50:58etc
00:50:59bon on peut pas
00:50:59ils sont allés manifester
00:51:01à Rennes
00:51:01bon
00:51:02à Rennes
00:51:03ça a été une des manifestations
00:51:04les plus violentes
00:51:05qu'on avait jamais vues
00:51:06mais c'était la violence
00:51:07du désespoir
00:51:08bon vous pouvez pas
00:51:09leur tirer dessus
00:51:09vous pouvez pas
00:51:10mais on a craint
00:51:11toute la journée
00:51:12qu'il y ait un accident
00:51:13il y en a eu un
00:51:14qui était le fait
00:51:15que le palais de justice
00:51:17le palais des
00:51:20le palais des
00:51:21de Bretagne
00:51:21est-ce qu'on est dans
00:51:22cette situation là
00:51:23aujourd'hui
00:51:23qu'est-ce qu'il s'est passé
00:51:25mais est-ce qu'on est
00:51:25dans la même situation
00:51:26ce qu'il s'est passé
00:51:27c'est que le gouvernement
00:51:28a dit bon ben venez
00:51:28on va discuter
00:51:30parce que c'était
00:51:30c'était insupportable
00:51:32c'était impossible
00:51:33Henri pardon
00:51:33pour aller dans le sens
00:51:34de la question de Laurence
00:51:35l'énorme différence
00:51:36aujourd'hui c'est qu'on a
00:51:37plus de capacité de rebond
00:51:38on a la croissance
00:51:39qui est égale
00:51:40les prévisions de croissance
00:51:41à 0,2,0,3
00:51:42en réalité même des experts
00:51:44vous expliquent
00:51:44qu'on va avoir
00:51:44une croissance négative
00:51:45vous n'avez plus
00:51:46de capacité budgétaire
00:51:47en gros les caisses sont vides
00:51:49et quelles sont les solutions ?
00:51:51d'abord les caisses sont vides
00:51:52c'est une image
00:51:53non mais c'est une image
00:51:55on aura ce débat après
00:51:56je sais que
00:51:56pour vous c'est pas un sujet
00:51:58la dette et tout ça
00:51:58si c'est un sujet
00:51:59mais
00:51:59vous voulez pas la brûler
00:52:00la dette
00:52:01rassurez-moi
00:52:03mais pour vous
00:52:05c'est un non sujet
00:52:05les intérêts sur la dette
00:52:07c'est aujourd'hui
00:52:08la première dépense
00:52:08je ne veux pas la brûler
00:52:10simplement
00:52:11si on pouvait se mettre
00:52:12d'accord avec nos partenaires
00:52:13soit pour annuler
00:52:14celle qui est dans
00:52:15les livres de la Banque de France
00:52:17ou dans les livres
00:52:18des autres banques centrales
00:52:19du système européen
00:52:20de banques centrales
00:52:21ou bien
00:52:22s'engager tous
00:52:23à les conserver
00:52:24jusqu'à l'échéance
00:52:25et bien
00:52:26nous gagnerions
00:52:27600 pour ce qui nous concerne
00:52:28600 milliards d'euros
00:52:30à nous rembourser
00:52:31à nous-mêmes
00:52:31c'est-à-dire
00:52:32à éviter
00:52:32d'aller réemprunter
00:52:33sur le marché
00:52:34bon
00:52:34est-ce que nos partenaires
00:52:35seront d'accord
00:52:36j'en doute
00:52:36voilà
00:52:37mais l'idée en elle-même
00:52:38elle n'est pas absurde
00:52:40moi je la défends
00:52:40depuis 10 ans
00:52:41donc je n'ai pas
00:52:41ok Henri
00:52:42mais cette solution
00:52:43ne sera pas prise
00:52:43vous le savez très bien
00:52:44non mais ça
00:52:45on est sûr qu'elle n'est pas prise
00:52:46si on ne l'en met même pas
00:52:47sur la table
00:52:48non mais je sais bien
00:52:49mais vous
00:52:49je sais qu'il y a peu de chance
00:52:50aujourd'hui
00:52:50compte tenu
00:52:51du calendrier présidentiel
00:52:52des contraintes de budget
00:52:54non mais ça c'est pour après
00:52:54la présidence
00:52:55mais je trouve qu'à la limite
00:52:56ce qui est peut-être
00:52:57plus intéressant
00:52:57c'est que vous nous disiez
00:52:58vous
00:52:59là aujourd'hui
00:53:00on sait qu'on est foutu
00:53:01pour le budget
00:53:02ça va être catastrophique
00:53:02ce ne sera pas très intéressant
00:53:04non non non
00:53:04vous expliquez pas ces répliques là
00:53:05comment est-ce qu'on refonde
00:53:06comment est-ce qu'on recrée
00:53:07des capacités justement
00:53:08de prospérité budgétaire
00:53:10pour qu'à nouveau
00:53:11on puisse retrouver
00:53:12un tout petit peu de gras
00:53:13entre guillemets
00:53:14c'est pour après
00:53:14c'est pas pour maintenant
00:53:15on sait depuis la dissolution
00:53:16que de toute façon
00:53:17rien de sérieux
00:53:18ni d'important
00:53:19ne peut être fait
00:53:20jusqu'à la présidentielle
00:53:21ça va se passer
00:53:22de la même façon
00:53:23c'est pas une raison
00:53:24pour faire n'importe quoi
00:53:25on reparlera du n'importe quoi
00:53:27mais là
00:53:28on a effectivement
00:53:29un peu de marche
00:53:29sauf de piquer ici
00:53:32à droite ou à gauche
00:53:32et puis
00:53:33de laisser un peu plus
00:53:34filer le déficit
00:53:36voilà
00:53:37mais parce que
00:53:38c'est pas
00:53:38c'est pas
00:53:39en annulant
00:53:40les commandes de Canadair
00:53:41en essayant
00:53:43de tronçonner
00:53:43le budget
00:53:44là c'était en question
00:53:45je sais pas ce qui va en sortir
00:53:47le budget
00:53:47qui a été voté
00:53:49pour
00:53:50assurer
00:53:51la climatisation
00:53:52des écoles
00:53:53avant l'année prochaine
00:53:54bon
00:53:54c'est pas en amputant
00:53:55de moitié ce budget
00:53:56qu'on va rétablir les choses
00:53:58c'est absurde
00:53:58parce que dans quelques mois
00:53:59on dira
00:53:59mais c'est scandaleux
00:54:00pourquoi on a fait ça
00:54:01bon
00:54:02donc
00:54:02voilà
00:54:03ce sera un mauvais budget
00:54:04c'est pas une raison
00:54:05pour qu'il soit
00:54:05le plus mauvais possible
00:54:07bon
00:54:07mais après
00:54:09la manière de sortir
00:54:10de l'ANAS
00:54:10dans laquelle nous sommes
00:54:11elle se pose
00:54:13pour le mandat présidentiel
00:54:15suivant
00:54:15bon
00:54:16quand je les écoute tous
00:54:17je me dis qu'effectivement
00:54:19on est mal barré
00:54:20c'est une poursuite
00:54:35de notre économie
00:54:35et de notre société
00:54:36c'est elle
00:54:37qui nous permettra
00:54:37de remettre de l'ordre
00:54:38dans nos finances publiques
00:54:39et non l'inverse
00:54:40il arrive que ce soit l'inverse
00:54:41bon
00:54:42c'est bien
00:54:43en 1789
00:54:44la cour
00:54:45elle
00:54:46elle
00:54:46elle aspirait une bonne partie
00:54:47de la richesse nationale
00:54:48c'était un problème
00:54:49de finances publiques
00:54:50avant même d'être un problème
00:54:51là c'est le contraire
00:54:52bon
00:54:53donc
00:54:53et quelle est la clé
00:54:55quelle est la clé
00:54:56il faut regarder les choses
00:54:57en face
00:54:57pourquoi elle croit à la dette
00:54:58de façon quasi automatique
00:55:00maintenant
00:55:00parce que
00:55:01les taux d'intérêt
00:55:02sont supérieurs
00:55:04aux taux de croissance
00:55:04de l'économie
00:55:05très nettement supérieurs
00:55:07et la banque de France
00:55:08ça baisse sa prévision
00:55:08de croissance pour 2026
00:55:10mais les taux d'intérêt
00:55:11on y peut pas
00:55:11on va être négatif
00:55:12les taux d'intérêt
00:55:13en plus on n'a plus
00:55:14de banque centrale
00:55:15enfin on n'a plus de monnaie
00:55:16donc les taux d'intérêt
00:55:17on n'y peut pas grand chose
00:55:18sauf peut-être
00:55:19arrêter de
00:55:19en revanche les dépenses
00:55:20sauf peut-être arrêter
00:55:21de brailler
00:55:21qu'on est en faillite
00:55:24et que tout va s'effondrer
00:55:25parce que ça
00:55:25ça risque de faire monter
00:55:26les taux
00:55:27et deuxièmement
00:55:28arrêtons de brailler
00:55:29alors tout va bien Henri
00:55:31on le voit bien
00:55:32c'est un pays de prospérité
00:55:34de croissance
00:55:35et d'avenir
00:55:37quand vous braillez
00:55:38vous inquiétez
00:55:39vos fournisseurs
00:55:39alors que c'est pas vrai
00:55:41le FMI n'est pas
00:55:42à la porte de la France
00:55:42non mais je sais bien
00:55:43mais je suis au courant
00:55:44de nos fournisseurs
00:55:44non mais deuxièmement
00:55:45si on peut pas finir la France
00:55:47c'est pas possible
00:55:48mais c'est toujours
00:55:49il est très indiscipliné
00:55:51vous savez
00:55:51je sais
00:55:52moi je vous savais
00:55:53comment ça vous savez
00:55:54moi aussi
00:55:55donc
00:55:56la deuxième chose
00:55:58qu'il faut régler
00:56:01c'est le désordre politique
00:56:03la prime de risque
00:56:04le spread entre l'Allemagne
00:56:07l'Italie
00:56:08la France
00:56:08il vient d'abord
00:56:09de la prime de risque politique
00:56:11ce qui émeut
00:56:14les marchés obligataires
00:56:15c'est toujours d'abord
00:56:16la question politique
00:56:17bon
00:56:17et d'ailleurs
00:56:18vous regardez les courbes
00:56:19le spread augmente
00:56:20au moment
00:56:20enfin juste après la dissolution
00:56:21au moment où on a compris
00:56:22qu'il n'y aurait plus de majorité
00:56:24bon
00:56:24ça c'est la première chose
00:56:25la deuxième
00:56:25c'est qu'il faut agir
00:56:26sur le taux de croissance
00:56:27et là il n'y a pas de miracle
00:56:29la croissance économique
00:56:32elle vient
00:56:32de notre capacité à investir
00:56:34soit nous investissons
00:56:35c'est à dire
00:56:36nous augmentons
00:56:37le stock de capital
00:56:38et l'augmentation
00:56:39du stock de capital
00:56:40permettra d'augmenter
00:56:41les revenus
00:56:41donc fera de la croissance
00:56:43soit nous continuons
00:56:44sur la pente
00:56:44dans laquelle nous sommes
00:56:45sur laquelle nous sommes
00:56:46et nous allons être
00:56:47de plus en plus pauvres
00:56:48donc la dette pèsera
00:56:49de plus en plus lourd
00:56:49et donc oui
00:56:50nous allons à la catastrophe
00:56:51dans ce cas là
00:56:51il faut savoir
00:56:52que les investissements
00:56:52de l'Etat par exemple
00:56:53sur les 15 à 20 dernières années
00:56:55l'investissement net
00:56:56il est négatif
00:56:57c'est à dire que le stock
00:56:58de capital
00:56:59il se réduit
00:57:00et quand il n'est pas négatif
00:57:02et juste à zéro
00:57:03ça veut dire que
00:57:04on entretient à peine
00:57:06à peine le stock de capital
00:57:07et on n'a pas
00:57:08à réussir à l'entretien
00:57:10Eric Nelot
00:57:12vous pose une question
00:57:12est-ce qu'on peut passer
00:57:13d'une stratégie défensive
00:57:15parce qu'on entend
00:57:16comment réduire un peu
00:57:17la dette etc
00:57:17du bricolage
00:57:18à vraiment une stratégie
00:57:19offensive
00:57:20c'est à dire
00:57:20moi je suis assez vieux
00:57:21quand même pour avoir
00:57:22connu les années
00:57:23gaulo-pompidoliennes
00:57:24où c'était une grande
00:57:25puissance la France
00:57:26grande puissance industrielle
00:57:28qui produisait des choses
00:57:29qui étonnait le monde
00:57:30par des inventions
00:57:31est-ce qu'on peut renouer
00:57:32avec ce modèle
00:57:33ou c'est tout à fait
00:57:33terminé maintenant ?
00:57:34Eh bien si on renoue
00:57:35pas avec ce modèle
00:57:35c'est la France
00:57:36qui est terminée
00:57:36mais c'est l'histoire
00:57:38l'histoire nous l'apprend
00:57:39en 1945
00:57:41on a une dette
00:57:43qui est
00:57:44selon les estimations
00:57:45entre le double
00:57:46et le triple
00:57:47du PIB
00:57:48du revenu national
00:57:49à l'époque
00:57:50on a une inflation
00:57:51qui est de l'ordre
00:57:52de 45 à 50%
00:57:54par an
00:57:56et
00:57:58il y a un choix
00:57:59la monnaie arrive
00:58:01à convaincre le général
00:58:02de créer le commissariat
00:58:03du plan
00:58:04et
00:58:04toutes les forces
00:58:06se vivent autour de la table
00:58:07et se mettent d'accord
00:58:08sur les priorités
00:58:09d'un plan
00:58:09qui permet de reconstruire
00:58:11l'économie
00:58:11et d'améliorer sa productivité
00:58:13c'était un plan
00:58:13de reconstruire
00:58:14et de modernisation
00:58:15ce plan est un énorme
00:58:17plan d'investissement
00:58:17dans le contexte
00:58:18que je viens de dire
00:58:19moi j'ai été très frappé
00:58:21en lisant les mémoires
00:58:22du premier directeur
00:58:23du Trésor
00:58:24qui s'appelait
00:58:25François Blochlinet
00:58:26à l'époque
00:58:27c'est le premier
00:58:27parce qu'on venait
00:58:28de créer la direction
00:58:29du Trésor
00:58:29il dit ceci
00:58:30il dit
00:58:31le premier dossier
00:58:32que j'ai eu à traiter
00:58:33c'était le plan
00:58:35enfin le plan monnaie
00:58:36et il dit
00:58:37c'était une fuite en avant
00:58:38forcément
00:58:39c'est un énorme plan
00:58:40d'investissement
00:58:40dans ce contexte
00:58:41j'ai néanmoins
00:58:43approuvé cette fuite en avant
00:58:45parce qu'elle était
00:58:45la seule chance
00:58:46pour la France
00:58:47d'éviter
00:58:49de sortir du malthusianisme
00:58:50et une deuxième chance
00:58:51c'est possible
00:58:51sortir du malthusianisme
00:58:53mais si c'est pas possible
00:58:55il faut tout fermer
00:58:56c'est bon
00:58:56ça va être une autre chose
00:58:57c'est pareil
00:58:58vous pouvez faire la même
00:59:00je pourrais vous raconter
00:59:02la même histoire
00:59:02au début de la Troisième République
00:59:03je pourrais même en 58
00:59:05en 58
00:59:06il ne faut pas croire
00:59:07que le plan UEF
00:59:08était un plan d'austérité
00:59:11c'est une dévaluation réussie
00:59:12c'est un plan de dévaluation réussi
00:59:14qu'on a entouré
00:59:14de mesures de rigueur
00:59:15pour éviter que ça dégénère
00:59:16en inflation
00:59:17mais on n'a pas
00:59:18sacrifié l'investissement
00:59:19voilà
00:59:20et en plus
00:59:21on était sur une pente structurelle
00:59:23depuis 45
00:59:24de 4 à 5% de croissance
00:59:26ce qui avait un peu baissé
00:59:27l'année 57
00:59:27mais qui était là
00:59:28mais on n'a pas arrêté
00:59:30d'investir
00:59:30si vous arrêtez d'investir
00:59:32vous arrêtez
00:59:33d'accroître le stock de capital
00:59:36alors je dis
00:59:37capital matériel
00:59:37immatériel
00:59:38humain
00:59:38etc
00:59:39il faut savoir quand même
00:59:40que
00:59:40l'éducation
00:59:42ça nous coûte
00:59:43terriblement cher
00:59:44bon
00:59:44vous voulez des économies
00:59:46il y en a à faire
00:59:47vous prenez
00:59:47vous prenez le
00:59:50on va parler des retraites
00:59:51dans un instant
00:59:51on va juste faire la faute
00:59:52on va parler
00:59:54à votre propos d'économie
00:59:55c'est ça
00:59:56prenez l'apprentissage
00:59:59pour essayer de baisser
01:00:01de faire baisser
01:00:02les statistiques du chômage
01:00:03qu'est-ce qu'on a fait ?
01:00:04on l'a étendu
01:00:04au diplômé
01:00:05de l'enseignement supérieur
01:00:06vous savez combien
01:00:07l'apprentissage
01:00:08cette nouvelle politique
01:00:09qui a eu évidemment
01:00:10un succès fou
01:00:11parce qu'en plus
01:00:11on payait des primes
01:00:12considérables
01:00:12de l'ordre de 14 à 15 000 euros
01:00:14par an
01:00:15pour chacun
01:00:16ça nous a coûté
01:00:17en 7 ans
01:00:19140 milliards
01:00:20ça n'a pas augmenté
01:00:21ça n'a pas augmenté
01:00:23ça n'a pas fait diminuer
01:00:24le taux de chômage
01:00:25des jeunes
01:00:26on a même dû croître
01:00:28le taux de chômage
01:00:29des gens qui sortaient
01:00:30de l'apprentissage
01:00:31voilà
01:00:31allez pause
01:00:32on se retrouve dans un instant
01:00:33merci Eric Nolot
01:00:34on se retrouve dans un instant
01:00:35Enrique Guéneau
01:00:35on va parler des retraités
01:00:36qui sont absolument furieux
01:00:38on va les entendre
01:00:39puis on va entendre
01:00:39les jeunes aussi
01:00:40parce que c'est bien
01:00:41d'entendre les personnes âgées
01:00:42c'est bien d'entendre aussi
01:00:43les jeunes
01:00:43qui nous parlent
01:00:44de ce qu'eux ressentent
01:00:44à tout de suite
01:00:48on se retrouve dans Punchline
01:00:49Enrique Guéneau
01:00:50et notre invité
01:00:50il faut trouver des économies
01:00:52pour boucler le budget 2027
01:00:54c'est dans la poche des retraités
01:00:55visiblement que le gouvernement regarde
01:00:57des indexations des pensions
01:00:59suppression de l'abattement fiscal
01:01:00de 10%
01:01:01vous allez nous dire
01:01:01ce que vous en pensez
01:01:02on va juste écouter
01:01:02à la fois les retraités
01:01:04et aussi les plus jeunes
01:01:04qui nous disent
01:01:05ce qu'ils pensent
01:01:06de cette option là
01:01:10Alors ça c'est Ségolène Royal
01:01:11on va écouter plutôt
01:01:13mais on va écouter
01:01:15les seniors et les jeunes
01:01:18Peut-être ça dépend desquels
01:01:19parce qu'il y a des retraités
01:01:21qui vraiment ne gagnent pas beaucoup
01:01:24donc je pense que ceux
01:01:25qui ont eu la chance
01:01:26peut-être d'avoir des retraites
01:01:28vraiment très confortables
01:01:29Je suis retraitée depuis longtemps
01:01:30je n'ai pas du tout
01:01:31envie de payer plus
01:01:33On a déjà notre revenu
01:01:34qui baisse largement
01:01:37quand on arrive à la retraite
01:01:38donc participer plus
01:01:40bah non
01:01:41Peut-être refaire plutôt
01:01:43un changement structurel
01:01:45plutôt que d'aller piocher
01:01:47à droite, à gauche
01:01:48Ce n'est pas aux retraités à payer
01:01:49Vous imaginez bien
01:01:49qu'ils ont travaillé toute leur vie
01:01:50Ce n'est pas à eux
01:01:52à payer pour les incapacités de l'Etat
01:02:01Les retraités ont déjà
01:02:02des petites retraites
01:02:02donc ça ne sert pas à grand chose
01:02:04de les taxer
01:02:05Les incapables de l'Etat
01:02:07se lui ont un petit peu échappé
01:02:08à notre téléspectateur
01:02:09Henri Guénaud
01:02:10ça vous met en colère
01:02:11ça qu'on se dise
01:02:12une fois
01:02:12on va aller voir
01:02:13du côté des retraités
01:02:14ou est-ce que c'est normal
01:02:15que ce soit eux
01:02:16qui mettent la main à la poche ?
01:02:17D'abord je trouve
01:02:18cette politique
01:02:19d'une façon générale
01:02:20scandaleuse
01:02:20c'est-à-dire
01:02:20cette politique
01:02:21qui consiste
01:02:24à déshabiller l'un
01:02:25pour habiller l'autre
01:02:25qui dit voilà
01:02:27les jeunes ont des problèmes
01:02:29on va prendre nos retraités
01:02:30donc on va appauvrir
01:02:31les retraités
01:02:31pour enrichir les jeunes
01:02:32et tout va s'arranger
01:02:33mais c'est dingue
01:02:34de raisonner comme ça
01:02:35ça fait des années
01:02:36qu'on raisonne comme ça
01:02:37et puis on va de plus en plus loin
01:02:38mais comme ça
01:02:39on ne peut que s'appauvrir
01:02:41l'économie
01:02:42c'est pas
01:02:42je prends à l'un
01:02:43pour donner à l'autre
01:02:43après je reprends à l'autre
01:02:45pour donner à l'un
01:02:45voilà
01:02:46et donc les retraités
01:02:47dans cette histoire
01:02:48c'est quelque chose
01:02:49d'hallucinant
01:02:51parce que
01:02:53on a l'impression
01:02:54qu'ils sont payés
01:02:55pour ne rien faire
01:02:55donc pardon
01:02:57on ne peut pas dire
01:02:58à la fois
01:02:58que c'est du salaire différé
01:02:59les cotisations
01:03:01changer les règles du jeu
01:03:02c'est le fruit de leur travail
01:03:03c'est le pacte avec la nation
01:03:05c'est le pacte avec la nation
01:03:06l'indexation
01:03:07pourquoi
01:03:07elle est absolument indispensable
01:03:08parce que
01:03:09sur le prix de l'inflation
01:03:10avant
01:03:10les retraites
01:03:11elles étaient indexées
01:03:12sur les salaires
01:03:13et puis on a trouvé
01:03:14que ça allait trop vite
01:03:16donc on les a
01:03:17désindexées
01:03:18et indexées
01:03:19sur les prix
01:03:19parce que
01:03:20c'était moins
01:03:22ça faisait progresser
01:03:23moins vite
01:03:23les retraites
01:03:24qui sont d'ailleurs appelées
01:03:25si vous regardez
01:03:26les projections du corps
01:03:27a diminué
01:03:28dans le PIB
01:03:30au fur et à mesure
01:03:31que les années vont passer
01:03:32donc
01:03:33si vous voulez
01:03:35si vous ne les indexez pas du tout
01:03:38ça veut dire
01:03:38que ça ne bouge plus
01:03:39les salaires dans l'entreprise
01:03:41il y a des négociations
01:03:41sans arrêt
01:03:42il y a des rapports de force
01:03:43il y a des tas d'économie
01:03:44mais ça
01:03:44ça bouge plus
01:03:45mais les prix continuent à monter
01:03:46eux
01:03:46bien sûr
01:03:47donc le décalage va se produire
01:03:48je suis amusé
01:03:49c'est un calcul très simple
01:03:50mais
01:03:50s'il y a 2% d'inflation par an
01:03:53qui est très faible
01:03:53voilà
01:03:54sur la longue durée
01:03:55on est plutôt sur 3-4
01:03:55oui mais prenant
01:03:57disons que
01:03:57sur 20 ans
01:03:58vous avez 2%
01:03:59qui en roule
01:04:00voilà
01:04:02l'inflation faible
01:04:03quand tout va à peu près bien
01:04:05ça fait 2%
01:04:062%
01:04:06si vous n'indexez pas
01:04:09les retraites
01:04:10au bout de 20 ans
01:04:12vous avez perdu
01:04:1348%
01:04:14de votre pouvoir d'achat
01:04:1548%
01:04:17donc c'est une rupture du pacte
01:04:18ou pas pour vous ?
01:04:18c'est une rupture du pacte
01:04:19ou pas ?
01:04:20mais oui
01:04:20alors c'est pas la première
01:04:21non c'est pas la première
01:04:22mais celle-là
01:04:22c'est pas la première
01:04:23il y a déjà eu des indexations
01:04:26des sous-indexations
01:04:27des reports d'indexations
01:04:29et d'ailleurs il y a eu des pertes
01:04:31je crois que c'est le corps aussi
01:04:32il prend l'exemple d'un cadre
01:04:34de la génération 52
01:04:35il dit il a déjà perdu 8%
01:04:37de son pouvoir d'achat
01:04:398%
01:04:39quand vous y réfléchissez
01:04:40vous pouvez dire c'est rien
01:04:41mais 8%
01:04:43bon
01:04:43il faut savoir aussi
01:04:44que les taux de remplacement
01:04:48ils sont croissants
01:04:50avec le revenu
01:04:51c'est-à-dire qu'ils sont forts
01:04:52pour les bas revenus
01:04:53et au fur et à mesure
01:04:54que vous montez dans l'échelle
01:04:55des revenus
01:04:56ils sont
01:04:56mais ça veut dire Henri Guéno
01:04:57qu'on va droit dans le mur
01:04:58avec cette histoire de budget 2027
01:04:59là ?
01:05:00on va droit dans le mur
01:05:01avec cette histoire de budget 2027 ?
01:05:03on va droit dans le mur
01:05:04enfin moi je sais pas
01:05:04quel parti va accepter
01:05:07de voter une mesure pareille
01:05:09bon
01:05:09voilà
01:05:10donc soit le gouvernement
01:05:11a un moyen
01:05:12de présenter les choses autrement
01:05:15c'est un ballon d'essai Henri
01:05:16vous avez bien compris
01:05:18en fait le gouvernement
01:05:19à lâcher cette mesure
01:05:21pour faire débattre tout le monde
01:05:23ensuite il va y avoir
01:05:24des consultations
01:05:25avec les chefs de partis politiques
01:05:26le gouvernement va dire
01:05:27voilà il y a cette possibilité là
01:05:28ou alors vous trouvez de l'argent
01:05:30parce qu'il faut trouver
01:05:3130 milliards d'euros
01:05:32mais moi je voulais juste
01:05:32vous poser une question Henri
01:05:33parce que vous étiez con
01:05:34que la réforme des retraites
01:05:35vous savez que si la réforme des retraites
01:05:36avait été mise en application
01:05:38c'est à peu près 6 milliards d'euros
01:05:39c'est le montant
01:05:41que cherche le gouvernement
01:05:42par rapport à son idée
01:05:44de taxer d'un contrat de retraite
01:05:45au lieu
01:05:46est-ce qu'une bonne réforme des retraites
01:05:48ça aurait évité ce débat là
01:05:49au lieu de poser la question comme ça
01:05:50demandez-vous pourquoi
01:05:5175% des français étaient contre
01:05:53voilà
01:05:54pourquoi
01:05:54parce que les mesures d'âge
01:05:56sont des mesures injustes
01:05:57voilà
01:05:58parce qu'elles pénalisent
01:05:59les gens qui ont commencé
01:05:59à travailler tôt
01:06:00après vous pouvez trouver
01:06:01tous les systèmes
01:06:02pour essayer d'atténuer ça
01:06:02plus vous l'atténuez
01:06:03plus vous vous rapprochez
01:06:05de ce que vous rapporterez
01:06:06une réforme
01:06:07qui ne porterait que sur les annuités
01:06:08donc autant faire
01:06:09enlever
01:06:10donc qu'est-ce qu'on fait
01:06:11enlever l'âge
01:06:11on enlève l'âge
01:06:12enlever l'âge
01:06:13garder les annuités
01:06:16avec une des cotes
01:06:17si vous n'avez pas tout
01:06:18comment on reste
01:06:18cette question
01:06:19des 30 milliards d'euros
01:06:20vous vous êtes ministre du budget
01:06:21qu'est-ce que vous faites
01:06:22d'abord 30 milliards
01:06:23ça ne veut rien dire
01:06:24ça me rappelle l'histoire de Bérou
01:06:2540 milliards
01:06:26c'est 30 milliards par rapport à quoi
01:06:28pourquoi 30 milliards
01:06:29pour avoir un budget à l'équilibre
01:06:30c'est ça
01:06:30pour essayer de l'avoir
01:06:32si
01:06:34ça sort d'où
01:06:35c'est 30 milliards
01:06:35alors c'est le gouvernement
01:06:36c'est les services de Bercy
01:06:38qui ont fait cette modélisation
01:06:39je me souviens de ce qui s'était passé
01:06:41au moment de
01:06:42au moment de Michel Barnier
01:06:45on disait
01:06:46il faut autant de milliards
01:06:47alors autant de milliards
01:06:48sont calculés comment ?
01:06:49en fait ils sont calculés
01:06:50par rapport à une tendance
01:06:51bien sûr
01:06:52alors le Haut Conseil des Finances Publiques
01:06:54n'a jamais réussi à savoir
01:06:56comment c'était calculé
01:06:57par Bercy
01:06:57il avait dû faire des calculs
01:06:59à lui
01:06:59voilà
01:07:00et on n'en tenait pas
01:07:00une bonne chiffre
01:07:01on est dans le même temps
01:07:02on se fout du monde
01:07:03dans tout ça
01:07:03pourquoi on se fout du monde ?
01:07:05on se fout du monde
01:07:06parce qu'on balance des chiffres
01:07:07on ne sait pas d'où ils viennent
01:07:08on ne sait pas pourquoi
01:07:09on ne sait pas par rapport à quoi
01:07:10voilà
01:07:11donc à la fin
01:07:11ça finit par devenir
01:07:12ça devient lassant
01:07:15François Péreni
01:07:17quand on lui a posé la question
01:07:18dans sa conférence de presse
01:07:20à vous présenter son
01:07:21une journaliste
01:07:22je crois que c'était de l'AFP
01:07:23il dit
01:07:23mais monsieur le Premier Ministre
01:07:24les 40 milliards
01:07:26une bonne question
01:07:27c'est par rapport à quoi
01:07:2840 milliards d'économies ?
01:07:30par rapport à l'année dernière ?
01:07:31par rapport à une tendance ?
01:07:32si c'est une tendance
01:07:33dites-nous comment elle est calculée ?
01:07:35réponse du Premier Ministre
01:07:36ah vos chiffres
01:07:37oui bon
01:07:38enfin la tendance
01:07:39la tendance
01:07:40on la voit la tendance
01:07:41ben non
01:07:41la tendance on ne la voit pas
01:07:42elle se calcule
01:07:43voilà
01:07:44c'est pareil
01:07:45tout est fou
01:07:46quand il nous disait
01:07:47je me souviens
01:07:48quand il a été interviewé
01:07:51par les 4 chaînes d'info
01:07:52on lui dit
01:07:53vous avez dit
01:07:53que vous alliez supprimer
01:07:54un emploi sur 3
01:07:58à partir des départs à la retraite
01:08:00alors ça fait combien d'emplois ?
01:08:03il faut calculer
01:08:05alors il part 300 000
01:08:06à peu près
01:08:07départ à la retraite
01:08:08donc ça fait 100 000
01:08:09pardon
01:08:11dans l'état
01:08:12il part 50 000
01:08:13retraités par an
01:08:14bon
01:08:14après dans l'hôpital
01:08:15vous n'allez pas y toucher
01:08:16l'armée
01:08:17vous n'allez pas y toucher
01:08:18l'éducation
01:08:18et les collectivités locales
01:08:20c'est pas vous
01:08:20bon
01:08:21et même quand vous mettez tout ça
01:08:22ça fait 100 000
01:08:24et il est Premier Ministre
01:08:26et sur une lame
01:08:27ça mesure phare
01:08:28il n'y a pas de solution simple
01:08:29Henri Gueno
01:08:29non
01:08:30il faut arrêter de se moquer du monde
01:08:32la question n'est pas de savoir
01:08:33si on va équilibrer
01:08:34le régime de retraite
01:08:35ou les comptes
01:08:36de la sécurité sociale
01:08:38la question est de savoir
01:08:39si nous produisons
01:08:40assez de richesses
01:08:41pour nous payer
01:08:42la santé
01:08:43et la retraite
01:08:43que nous voulons
01:08:45et la sécurité
01:08:46que nous voulons
01:08:47et l'école
01:08:48que nous voulons
01:08:48sachant que
01:08:49évidemment tout ça
01:08:50contribue aussi à la croissance
01:08:52donc comment on produit
01:08:53cette richesse
01:08:54si on n'en produit pas assez
01:08:55alors je peux vous faire
01:08:56la longue liste
01:08:56de ce que coûtent
01:08:58les désordres
01:08:59de la société
01:08:59et de l'économie
01:09:00aujourd'hui
01:09:01mais si vous n'investissez pas
01:09:03et l'investissement
01:09:04ça ne demande pas
01:09:05qu'on ait à l'avance
01:09:07l'argent disponible
01:09:08ça c'est de la procédure budgétaire
01:09:11et aujourd'hui
01:09:12qu'est-ce qu'on fait
01:09:13ce qu'on fait
01:09:13c'est fou
01:09:14c'est qu'à chaque budget
01:09:15chaque fois on vous dit
01:09:16il faut réformer
01:09:17à chaque budget
01:09:18on arrive au pied du mur
01:09:19on fait
01:09:21quelques économies
01:09:22de bout de chandelle
01:09:23on augmente un peu
01:09:24les impôts
01:09:24en disant qu'on ne les augmente pas
01:09:25et puis voilà
01:09:26et puis on repart
01:09:27et rien
01:09:28il n'y a pas de politique économique
01:09:29la politique économique
01:09:31c'est le dernier mot
01:09:31merci beaucoup Henri Guéno
01:09:33il n'y a pas de politique économique
01:09:35la politique budgétaire
01:09:38elle doit être déduite
01:09:39de la politique économique
01:09:40et pas l'inverse
01:09:41c'est pas l'inverse
01:09:42allez merci Louis Dragnel
01:09:43surtout merci Henri Guéno
01:09:44dans un instant
01:09:45Christine Kelly
01:09:45qui vous attend pour face à l'info
01:09:47bonne soirée sur CNews
01:09:48merci à tous
01:09:49merci à tous
01:09:50merci à tous
01:09:50merci à tous
01:09:50merci à tous
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