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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00A 19h, ravie de vous retrouver pour Face à l'info, tout de suite le JT avec Isabelle Biboulot.
00:06Bonsoir, Mabel Isabelle.
00:08Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:09A la une, le 49.3 est donc l'arme dégainée par Sébastien Lecornu pour enfin doter la France d'un budget.
00:16Le Premier ministre reconnaît un semi-échec et un semi-succès.
00:20Il engagera demain la responsabilité de son gouvernement avec regret et amertume, dit-il.
00:26Mais il l'assure, le déficit public sera, comme il l'avait promis, à 5% du PIB.
00:32En réaction à son passage en force, les députés LFI et RN déposeront des motions de censure.
00:38Le narcotrafic, toujours d'actualité.
00:40Cinq Colombiens lourdement armés ont été arrêtés près de la gare de Lyon-Perrache la nuit dernière.
00:45Ils sont soupçonnés d'avoir voulu commettre un règlement de compte pour des narcotrafiquants.
00:50Quatre individus âgés de 25 à 30 ans ont été interpellés à bord d'une voiture volée.
00:55Un cinquième homme, lui, se trouvait dans un appartement et soupçonné d'avoir servi de planque au commando.
01:02Grève reconduite au Louvre.
01:04Le musée est resté fermé aujourd'hui pour la troisième fois depuis le 15 décembre.
01:08Le personnel est toujours mobilisé pour tenter d'obtenir de meilleures conditions de travail.
01:13Il réclame notamment un alignement de leur rémunération avec celle du ministère de la Culture.
01:19Des revendications jugées hier légitimes par Rachida Dati.
01:22Lionel Jospin en convalescence après une opération sérieuse.
01:27La nature de l'intervention n'a pas été divulguée.
01:30L'ancien premier ministre socialiste de 88 ans se repose à son domicile et veut rassurer
01:35« A tous ceux qui s'inquiètent de ma santé, j'ai subi une opération sérieuse qui s'est bien passée »,
01:41a-t-il précisé dans une brève déclaration.
01:43Trois jours de deuil national en Espagne après l'accident ferroviaire survenu hier soir.
01:50Le drame en Andalousie a fait au moins 40 morts et plus de 120 blessés.
01:55Un bilan lourd et provisoire.
01:57Un train qui assurait la liaison Malaga-Madrid a déraillé avec à son bord des centaines de passagers.
02:03Le déraillement a provoqué une collision avec un second train sur une voie adjacente.
02:07Le chef du gouvernement espagnol promet une transparence absolue sur les causes de l'accident.
02:13On connaît les finalistes du second tour de la présidentielle au Portugal.
02:17Favoris des sondages, le candidat d'extrême droite est arrivé en deuxième position hier.
02:22Président du parti Chega, André Ventura, a obtenu un score de 23,5%.
02:28Il affrontera le socialiste Antonio José Segurro, vainqueur avec 31,1% des suffrages.
02:34Le second tour est prévu le 8 février.
02:37Enfin, le styliste et grand couturier italien Valentino s'est éteint à l'âge de 93 ans.
02:43Emblème de la Dolce Vita des années 60, il est décédé à son domicile à Rome, ville où se tiendront ses funérailles.
02:50Vendredi, Valentino a habillé les plus grandes stars d'Hollywood.
02:54En 70, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York.
03:00Merci beaucoup ma chère Isabelle.
03:02Au sommaire ce soir, notre invitée de face à l'info, Marguerite Stern.
03:06Marguerite Stern est une ancienne figure du féminisme radical, devenue l'une des voix les plus critiques de son propre camp.
03:22Dans son livre, elle raconte son basculement idéologique passant de la gauche à la droite et le prix payé pour avoir changé d'idée.
03:30Elle souligne la violence exercée contre ceux qui sortent de la ligne, un récit sur la liberté de penser quand elle cesse d'être autorisée.
03:39Passée à droite, en quoi trahit-elle pour certains ou ouvre-t-elle les yeux pour d'autres ?
03:45Marguerite Stern est l'invité de face à l'info ce soir.
03:49Depuis toujours alliée, l'Europe et l'Amérique semblent entrer dans une zone de rupture.
03:53En brandissant la menace de sanctions pour imposer sa volonté sur le Groenland, Donald Trump révèle un monde où la force prime sur l'Alliance et où l'Europe découvre sa vulnérabilité stratégique.
04:06Ce choc marque-t-il la fin définitive de l'illusion transatlantique ?
04:10L'édito de Mathieu Bocoté.
04:12Alors que le projet de loi sur l'euthanasie arrive au Sénat demain, des milliers de personnes ont défilé à Paris pour la marche pour la vie dans une indifférence médiatique presque totale.
04:24Une jeunesse nombreuse, pacifique, souvent catholique, qui refuse le récit d'un consensus fabriqué et rappelle que la fin de vie ne se résume pas à une procédure, mais à un choix de civilisation.
04:36L'analyse de Gabriel Cluzel.
04:38Son nom ne vous dit peut-être rien, mais ce jeune homme, Aisho Spin, est un streameur américain suivi par plusieurs millions de jeunes, près de 45 millions uniquement sur Instagram.
04:49Élu streameur de l'année, il s'est fait connaître pour ses vidéos en direct explosive et ses voyages filmés à travers le monde.
04:56Mais un fait nouveau est arrivé ces derniers jours qui a énormément choqué les internautes lors de diffusions récentes, notamment en Algérie.
05:03Il a été confronté en direct à des insultes, provocations racistes à cause de sa couleur de peau, insultes filmées, partagées, largement commentées, accueillies par des cris de singes.
05:14Il a dû être exfiltré lors d'un match.
05:17Le streameur, parcourant le monde, s'est retrouvé face au racisme, ce qui en a surpris plus d'un, à commencer par lui-même.
05:24Que comprendre ? Le regard de Marc Menon.
05:25Le gouvernement avait voulu donner une chance au débat, au Parlement, à la discussion et ne pas passer en force sur le budget,
05:33sauf que le recours à 49.3 sur un budget aux accents socialistes a été validé, effectivement, pour tout préserver,
05:43comme si tout préserver sauf le droit des Français à trancher.
05:48Derrière la promesse de stabilité invoquée au préalable par l'exécutif d'Emmanuel Macron,
05:54ne dessine-t-il pas surtout un renoncement d'une politique généralisée
05:59où les postes comptent plus que les idées et les électeurs moins que jamais ?
06:04Le décryptage de Charlotte Dornelas.
06:06Et puis nous nous interrogerons aussi sur TF1 ce soir, en affirmant vouloir œuvrer à la cohésion nationale,
06:12sans, je cite, « participer au débat », le patron de la première chaîne d'Europe, Rodolphe Vermeer,
06:19engage son média sur une ligne éditoriale en apparence consensuelle.
06:23Mais derrière ces mots, cherche-t-on vraiment à calmer une société fracturée
06:27ou à neutraliser les conflits qu'on refuse d'affronter ?
06:30L'édito de Mathieu Beaucourt.
06:33Voilà une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et surtout sans tabou.
06:42Commençons par Marguerite Stern, qu'on va recevoir dans un instant.
06:55Je pense que la vidéo qu'elle a publiée sur Instagram résume son livre en quelques secondes.
07:01Regardez.
07:03J'ai passé ma vantaine à militer pour la gauche.
07:06J'ai été activiste fémen, j'ai donné des cours de français dans la jungle de Calais.
07:10Toute la presse de gauche m'en censait et dressait mon portrait en des termes élogieux.
07:14Puis en 2020, j'ai commencé à prendre position contre l'étrangerisme
07:18et j'ai subi le harcèlement de la part de mon fréquent.
07:24En 2023, à 32 ans, je suis passée à droite.
07:28J'en ai fait un livre.
07:30Quel est le prix d'un tel changement de paradigme ?
07:33Pourquoi n'y suis-je pas parvenue plus tôt ?
07:35Pourquoi certains refusent de se confronter à la réalité alors que tout devrait les y conduire ?
07:42Ce livre s'adresse à ceux qui veulent comprendre et à ceux que vous pensez perdus.
07:47Ils ne le sont pas, ils ont juste besoin d'un peu d'aide, d'une main tendue, d'exemples.
07:52Pourquoi passer de la gauche à la droite et s'il est devenu si dangereux aujourd'hui ?
07:59On en parlera avec elle dans un instant.
08:00Et puis avec Charlotte Dornelas, on va parler de Sébastien Lecornu,
08:03qui est l'actualité de ce soir et de ce gouvernement qui finalement accepte le 49.3.
08:08C'est bien ça Charlotte ?
08:09Et il y a un lien avec la vidéo précédente, je vous laisse le dire.
08:12Ah bon ? D'accord.
08:13Le changement ?
08:15Excellent !
08:17Alors je vous propose, en attendant la chronique de Charlotte,
08:20de réécouter Sébastien Lecornu.
08:24C'était en octobre 2020, le 3 octobre 2025.
08:29Écoutez ce qu'il disait.
08:30Je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la Ve République.
08:34Mais pour cela, il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir,
08:38puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités.
08:43Et au fond, c'est ça qui nous empêche d'avancer,
08:45c'est la capacité à ce que le débat démarre.
08:49Et donc j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 de la Constitution,
08:53puisque cet article, au fond, permet au gouvernement d'interrompre les débats,
08:58d'engager la responsabilité du gouvernement.
09:00Trois mois et quelques jours plus tard, c'est le discours inverse.
09:06On va essayer de comprendre pourquoi avec Charlotte Dornelas dans un instant.
09:10D'abord, le Groenland est-il en train de transformer en ennemi les États-Unis et l'Europe ?
09:18Donald Trump, ce week-end, a annoncé que les pays européens ne collaboreraient pas
09:22à sa stratégie d'annexion du Groenland,
09:26serait sanctionnée par de très sévères droits de douane.
09:29Ce conflit géopolitique, Mathieu Bocoté, a-t-il des racines plus profondes ?
09:33Ou bien est-ce qu'il s'agit plutôt d'un mauvais moment, peut-être tout simplement à traverser ?
09:37Alors, je sais, parlant du Groenland, que plusieurs se disent,
09:41globalement, on s'en fiche, c'est très loin, c'est la banquise, en quoi ça nous concerne.
09:47Mais je dirais simplement, à l'échelle de l'histoire, la dernière fois que la France s'est dit
09:50« Ce sont quelques arpents de neige en Amérique, elle en a payé le prix pour quelques siècles ensuite. »
09:55Donc, je suis ici pour en témoigner.
09:57Donc, de ce point de vue, prenons au sérieux ce qui se passe au Groenland.
10:03Est-ce qu'on est devant un projet de longue date mené,
10:07comme on l'entend ici par l'administration américaine ?
10:08Non. On est devant un fantasme géopolitique qui revient de temps en temps aux États-Unis,
10:15mais qui normalement revient pour immédiatement se dissiper.
10:18Les Américains, globalement, voudraient bien acheter le Groenland.
10:20Quand on leur dit non, ils ne se disaient pas « En échange, je vais m'en emparer, je vais le conquérir. »
10:24Là, on est dans ce moment où il y a la rencontre entre ce vieux fantasme,
10:27qui n'est pas porté par l'État profond, quoi qu'on en dise,
10:30mais c'est un fantasme qui traverse l'histoire américaine,
10:32et de l'autre côté, un président qui est dans une séquence impériale classique
10:36où il veut planter le drapeau américain, repousser la frontière vers le nord,
10:39comme autrefois ils l'ont repoussé vers l'ouest.
10:42Devant cela, j'entends plusieurs en France dire, et pas seulement en France, en Europe,
10:47vous savez, le Groenland, on peut comprendre, il cherche à comprendre la rationalité de Donald Trump,
10:50ils disent « On peut comprendre, c'est quand même sur le continent nord-américain,
10:53c'est en Amérique du Nord, c'est en Amérique, on peut comprendre son raisonnement. »
10:57J'entends cet argument, j'ajoute ensuite que Saint-Pierre-et-Miquelon est en Amérique du Nord,
11:01que la Guadeloupe et la Martinique sont globalement dans cet environnement.
11:04On peut faire une longue liste des territoires qui sont, sur le plan géographique en Amérique,
11:10mais qui dépendent, d'une manière ou de l'autre, de l'univers européen.
11:13Donc si on doit faire des concessions territoriales de cette manière,
11:16il risque d'y avoir autre chose que le Groenland comme résultat.
11:20Ensuite, on est devant un Donald Trump qui nous a fait comprendre qu'il ne s'agit pas que d'un fantasme.
11:26Et on l'a vu ce week-end, je pense que c'est un tournant.
11:28Il dit « Soit vous me soutenez, ou à tout le moins vous vous montrez indifférent à ma volonté d'annexer le Groenland,
11:36soit vous allez payer avec des droits de douane très élevés.
11:39Donc je vous traiterai comme des ennemis.
11:41Il y aura des sanctions commerciales si vous n'acceptez pas cette annexion.
11:46Donc la simple opposition à une volonté d'annexion inédite dans l'histoire des pays démocratiques à tout le moins depuis un siècle,
11:53une opposition à cela vaut sanction de la part de Donald Trump.
11:58Alors d'où vient notre surprise?
12:00C'est qu'on a pris l'habitude de croire à une forme d'alliance éternelle entre les deux rives de l'Atlantique.
12:06L'histoire du XXe siècle nous a amenés à croire que finalement cette alliance était indestructible.
12:11Et ce qu'on voit, c'est que c'est un peu plus complexe.
12:13Parce qu'effectivement, d'où vient cette idée?
12:15On peut dire que depuis Wilson, depuis 1917, depuis l'arrivée des Américains dans la Première Guerre mondiale,
12:20les Américains se sont voulus les gardiens de la liberté de l'Europe.
12:24C'est vrai.
12:25C'est ce qu'on pourrait appeler, la Deuxième Guerre mondiale plus encore,
12:27c'est ce qu'on pourrait appeler de manière imagée, c'est la droite Jean-Pax.
12:30C'est la droite Sardou.
12:31C'est la droite qui dit globalement, si les Américains n'étaient pas là, on serait tous en Germanie.
12:35C'est la droite qui célèbre les Américains à Sainte-Mère-Église.
12:38Bon, on sait que ça existe.
12:40Et avec raison.
12:40Au moment de la Guerre froide, les Américains ont vraiment défendu globalement le monde occidental
12:45contre l'impérialisme russe, l'impérialisme soviétique.
12:48Mais il y a une autre histoire qu'on peut raconter tout en parallèle,
12:54c'est qu'une bonne partie des Américains ont toujours voulu se détacher de l'Europe.
12:58Pourquoi?
12:59Après 1918, après la Première Guerre mondiale,
13:01ils ont lancé l'idée de la société des nations, mais ils n'en veulent plus.
13:04Ils n'en veulent plus ensuite, ils disaient qu'on n'a pas envie de se mêler des affaires de l'Europe.
13:07Après la Deuxième Guerre mondiale, il y en a qui disent, même avant la Deuxième Guerre mondiale
13:11et pendant la Deuxième Guerre, plusieurs disent qu'on ne veut pas participer aux guerres du Vieux Monde.
13:15Roosevelt a dû mentir à son peuple pour être capable de l'amener dans la Deuxième Guerre mondiale.
13:20Et après la Guerre froide, plusieurs ont souhaité le retour à la forteresse Amérique.
13:24Et là, on pourrait dire qu'il y a presque une couche historique et philosophique à tout ça.
13:28L'Amérique, effectivement, est née de l'Europe.
13:30Jusqu'aux années 80-90, même le peuplement américain, c'est un peuplement issu de l'Europe.
13:35C'est le monde occidental, c'est le monde d'ascendance européenne, sans le moindre doute.
13:39Ça a changé depuis, l'Amérique est devenue une forme de pays-monde, le laboratoire de la diversité.
13:45Mais il y a aussi aux États-Unis et en Europe, d'ailleurs, un double rejet qui traverse cette histoire.
13:49Longtemps, les Européens ont vu chez les Américains, finalement, les déchets renvoyés au Nouveau Monde.
13:55C'est-à-dire, globalement, c'est ceux dont l'Europe ne voulait plus.
13:57Et de l'autre côté, l'Amérique voyait l'Europe comme le vieux monde corrompu dont il fallait se détacher à jamais.
14:05Ce que disait Washington, par exemple, quand le fondateur des États-Unis, la figure centrale,
14:09dit « on ne veut pas se mêler de la vie européenne, c'est un monde de corruption morale ».
14:13Alors, si on a cet arrière-fond en tête, on constate que la rupture, ou à tout le moins la fracture, existe depuis longtemps et peut prendre plusieurs visages.
14:21Et là, concrètement, qu'est-ce qui se passe ?
14:23Les États-Unis disent, on le sait depuis Obama, « l'avenir n'est plus en Europe pour nous, c'est en Asie. Notre ennemi, c'est la Chine.
14:30L'Europe, vous nous coûtez cher. Franchement, vous nous embêtez. On vous défend, certes, contre la Russie, mais vous ne prenez pas au sérieux votre propre défense depuis longtemps. »
14:38Donc, si vous voulez qu'on continue à vous défendre, d'abord, vous allez nous acheter du matériel militaire sans arrêt pour enrichir notre industrie de défense.
14:45Donc, quand Trump dit aux Européens « Achetez, achetez, augmentez vos dépenses militaires », il ne demande pas aux Français ou aux Danois d'investir dans l'industrie française ou danoise.
14:55Il dit « Donnez de l'argent aux États-Unis ». Et ensuite, maintenant, il dit « Soutenez-moi dans cette volonté de conquête du Groenland » où, finalement, l'OTAN ne veut plus dire grand-chose.
15:03Donc, dans le choc des empires qui est le nôtre en ce moment, l'Amérique cherche en fait à expliciter sa vassalisation.
15:11Quoi qu'on en pense, certains vont dire « Ce n'est pas grave », d'autres vont dire « C'est très grave », mais on est dans une volonté explicite de vassalisation.
15:19L'Europe, dans ce conflit inattendu, ne semble pas savoir comment réagir. Comment expliquer ça ?
15:25Parce que l'Europe s'est installée depuis longtemps sous la protection américaine.
15:28L'Europe considère depuis longtemps que s'il y a une guerre en Europe, ce sont les G.I. qui vont mourir.
15:32Globalement, les Américains sont responsables de la défense de l'Europe et qui, puisqu'elle ne met pas d'argent dans sa défense, peut construire une forme de paradis social-démocrate post-politique.
15:42Et ça a été vrai pendant quelques décennies. Globalement, l'Europe a construit un modèle de société sous le signe de la douceur, de l'indolence, de la protection sociale-démocrate, tout ça.
15:51Sauf qu'on a souvent dit « Quand le tragique va revenir, l'Europe ne sera pas prête ».
15:55Le problème, quand on dit ça, c'est que personne ne se dit que le tragique, c'est demain.
15:58Le tragique, c'est dans trois générations et demie, donc entre-temps, on peut profiter de la douceur sociale-démocrate.
16:04Finalement, le tragique frappe à la porte et les armées ne sont pas là, mais ce n'est pas qu'une question d'armée.
16:09C'est aussi le fait que même les peuples ne sont plus préparés mentalement à la possibilité du conflit, et encore moins un conflit avec le vieil allié américain.
16:17Et si vous expliquez, les Européens, déjà, quand on leur disait « Acceptez-vous la possibilité d'un choc avec la Russie pour sauver le Donbass ? »
16:25Les Européens disaient « Franchement, non, s'il vous plaît ».
16:27Là, si on leur dit « Voulez-vous désormais risquer une guerre avec l'Amérique pour sauver le Groenland ? »
16:33Là, les gens disent « Encore moins, si je peux me permettre ».
16:35Alors, quand on voit cela, on voit que les Européens s'étaient habitués dans l'idée d'un monde sous le signe de la paix perpétuelle,
16:43une forme d'illusion quantienne. Ce qu'on constate aujourd'hui, c'est que ce monde aura tenu 30 ans.
16:48Et les Européens se sont désarmés, non seulement militairement, mais mentalement et psychologiquement.
16:54Et ajoutons que pour les Européens, plusieurs considèrent que le vrai danger, et ça, il faut le rappeler,
16:59il ne vient pas de l'Ouest, quoi qu'on en dise, non plus que de l'Est, mais du Sud, avec la submersion migratoire et l'islamisme conquérant,
17:05ce n'est pas un manque de lucidité que de le dire.
17:07On parle d'un retour de la force. Concrètement, sommes-nous en train de devenir les ennemis des États-Unis ?
17:16Alors, je vais vous citer un passage de Donald Trump, une lettre qu'il a écrite, je pense que c'est un texto, en fait, au premier ministre norvégien,
17:23pour vous dire l'état d'esprit dans lequel nous sommes aujourd'hui. Il parle au premier ministre norvégien.
17:27Cher Jonas, étant donné que ton pays a décidé de ne pas me donner le prix Nobel de la paix, pour avoir mis fin à huit guerres et même plus,
17:36je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix, même s'il restera toujours prédominante,
17:40mais je peux désormais réfléchir à ce qui est bon et approprié pour les États-Unis d'Amérique.
17:44Le Danemark ne peut pas protéger ce territoire contre la Russie ou la Chine, et pourquoi aurait-il de toute façon un droit de propriété ?
17:50Il n'existe aucun document écrit. C'est seulement qu'un bateau y a accosté il y a des centaines d'années.
17:55Mais nous aussi, nous avions des bateaux qui y accostaient. Ils pensent que les Américains sont nés comment ?
18:00J'ai fait plus pour l'OTAN que n'importe quelle autre personne depuis sa création, et maintenant l'OTAN devrait faire quelque chose pour les États-Unis.
18:06Le monde ne sera pas en sécurité tant qu'on n'aura pas un contrôle complet et total du Groenland. Merci, président Donald Trump.
18:13Devant une telle affirmation, qu'est-ce qu'on fait ?
18:15On est devant quelqu'un qui, manifestement, veut imposer son rapport de force,
18:18à peut-être les réflexes d'un enfant capricieux et tyrannique.
18:21Je pense que c'est une hypothèse que je lance.
18:23Et on est peut-être aussi dans un moment d'accélération révolutionnaire.
18:26Au cœur du Trumpisme, il y a cette idée qu'il faut tout faire rapidement dans les premières années du mandat
18:31pour faire en sorte qu'il ne soit plus possible de revenir en arrière demain.
18:35Et on voit déjà les Européens se diviser.
18:38Vous aurez noté ce qu'a dit Giorgia Meloni.
18:40Vous aurez noté que les Allemands, leur bravade militaire au Groenland n'a pas duré très longtemps.
18:44Vous noterez que la France est encore un peu seule, abandonnée par ses alliés européens devant les États-Unis ici.
18:49La France est encore une fois prête à sacrifier son intérêt propre pour défendre le fantasme européen
18:53ou la souveraineté danoise au Groenland.
18:55La France pourrait défendre sa propre souveraineté de temps en temps, ce serait pas mal.
18:58Je terminerai avec cela.
18:59Peut-être qu'il y a un lien un peu audacieux.
19:01On est une civilisation qui ne veut plus vivre, qui renonce à la puissance
19:05et qui a comme projet de société en dernière instance de faciliter la mise à mort de ses plus vieux.
19:09On en parle justement avec Gabriel Kuzel dans un instant.
19:14On recevra aussi Marguerite Stern pour son livre qui vient de sortir.
19:18Comment passer de gauche à droite peut entraîner autant de soucis ?
19:24On marque une pause, on revient.
19:25A tout de suite.
19:25Comme chaque année, dans la quasi-indifférence des médias mainstream,
19:33on défilait ce dimanche à Paris, Place Vauban, la marche pour la vie.
19:40Pourtant, le sujet central de l'édition de cette année est d'actualité,
19:45la fin de vie, le texte qui arrive au Sénat demain.
19:49Gabriel Kuzel, pourquoi cette omerta sur cette marche ?
19:54Oui, alors vous avez raison, c'est d'actualité,
19:56puisque après avoir été repoussé plusieurs fois du fait des changements de gouvernement, d'assemblée, etc.
20:02Eh bien, le texte instaurant la légalisation de l'euthanasie sera examiné à partir de mardi dans l'hémicycle,
20:09avant un vote solennel prévu le 28 janvier.
20:11Moi, je l'appelle l'euthanasie, je n'aime pas les mots euphémisants.
20:14Vous savez qu'il y a toute une neuve langue à chaque fois qu'il y a une loi sociétale.
20:17C'est une sémantique anesthésiante.
20:20Exactement, une sédation sémantique.
20:24Eh bien non, c'est bien l'euthanasie.
20:26Alors, Emmanuel Macron l'avait promis dans ses voeux.
20:29Plusieurs avaient d'ailleurs fait remarquer que c'était quand même un peu baroque,
20:31parce que normalement, pour le nouvel an, on souhaite des voeux de bonne santé.
20:36Là, il a souhaité des voeux de bon décès.
20:39D'ailleurs, c'était assez crépusculaire et sépulcral.
20:42Je ne sais pas si vous vous souvenez, on avait l'impression de veiller les morts.
20:44Il ne manquait plus en fond que la symphonie pastorale de Beethoven.
20:48Vous savez, c'était ce qui était dans le film.
20:51Vous vous souvenez de ce film Le Soleil Vert ?
20:53Avec Charlton Heston, c'était en 1973, de Richard Fleischer.
20:57J'étais pas née, j'étais pas née.
20:59Mais je l'ai vu en replay.
21:02J'ai connu un poisson qui disait ça aussi.
21:05Bon, c'était la blague quotidienne.
21:08Mais elle fonctionne toujours.
21:09Donc, ce film, écoutez, c'était une prédiction de 2022.
21:15Il se voulait une prédiction de 2022.
21:17Écoutez, nous sommes en 2025 et nous n'en sommes pas loin.
21:19La différence, c'est qu'à l'époque, il avait suscité un tonnerre de protestations.
21:22Alors que là, il y a une ambiance très lénifiante.
21:25Et donc, cette année, cette marche pour la vie,
21:27on tendait protester contre l'euthanasie qui vient.
21:30Et pourquoi on ne s'intéresse pas à eux, ceux qui ont défilé ce week-end ?
21:35Oui, alors vous avez raison, j'ai un peu parcouru la presse.
21:37C'est très, très, très, comment dire, il y a très peu d'articles.
21:41Voilà. Alors pourquoi ? C'est vrai, c'est une bonne question.
21:44Ils étaient 10 000 selon les organisateurs, 7 200 selon la police.
21:48Donc, ce n'est pas rien.
21:50Tout d'abord parce qu'en parler voudrait dire qu'il n'y a pas de consensus sur le sujet.
21:55Or, pour que cette loi vote, il faut que les députés aient dans la tête
22:00qu'ils n'ont pas d'autre choix, que tous leurs administrés sont pour, pour, pour.
22:05Donc, il faut qu'ils votent pour.
22:07Et puis, si on instille le doute qu'il y a de l'opposition,
22:11on instille le doute dans la tête des députés.
22:14Or, dans les faits, ce consensus est un leurre, il n'y a pas de consensus.
22:18On invoque toujours un fameux sondage qui date de 2024
22:23selon lequel 92% des Français seraient pour cette élanasie, un sondage IFOP.
22:28Mais deux sondages récents disent à peu près le contraire.
22:33Celui du Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie
22:36et celui de Fondapol, conduit par Opinion Way.
22:40La vérité, c'est que tout dépend de la question.
22:42Mais trois faits saillants et demeurent.
22:44Les Français s'intéressent au sujet de la fin de vie, mais le connaissent mal.
22:48Et quand ils sont informés du contenu de la proposition de loi actuelle,
22:52ils se posent à nombre de ces dispositions.
22:54Et aussi, ce qui n'est pas neutre, plutôt rassurant,
22:57ils sont soucieux de l'impact de l'euthanasie sur les plus fragiles.
23:03Ce qu'ils veulent, en réalité, c'est ne pas souffrir.
23:07Il est là le consensus, disons-le.
23:09Donc, cela milite pour un renforcement, pour un accès aux soins palliatifs.
23:15Alors, pourquoi on n'en parle pas non plus ?
23:17Parce qu'ils sont jeunes.
23:18Et ça, ça dérange beaucoup.
23:20Comme chaque année, les manifestants se caractérisent par leur grande jeunesse.
23:23C'est très juvénile.
23:24Et comme on n'empêche pas la jeunesse d'être jeune,
23:26comme disait la comtesse de Ségur, j'aime bien cette citation.
23:29Eh bien, cette grave cause était portée avec une grande gaieté
23:32et en musique tout le long du parcours.
23:35Cette jeunesse, c'est une caractéristique relevée,
23:38il y a deux ans, je me souviens, par Jean-Marie Lemeney,
23:40qui est le président de la Fondation Le Jeune.
23:42Il avait dit que cette manifestation détient le record de jeunesse
23:45de toute l'histoire des manifestations.
23:46Et ce n'est sans doute pas faux.
23:48C'est une boutade, mais qui devrait quand même alerter les rédactions.
23:53C'est tous ceux qui font finalement le coup du mépris à cette manifestation.
23:58Mais en réalité, ils ne veulent pas la voir, cette réalité,
24:01parce que dans l'imaginaire collectif, la jeunesse, la jeunesse rebelle,
24:05la jeunesse qui est contre la norme,
24:07eh bien, c'est forcément la gauche.
24:09Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'ils se permettent des slogans
24:12du type la jeunesse emmerde le Front National
24:14ou la jeunesse déteste la police, parce qu'ils sont la jeunesse.
24:17Sauf que là, ces manifestants sont jeunes.
24:19De fait, ils ne sont pas dans le magistère moral imposé pro-euthanasie.
24:24Et reconnaître que ce sont des jeunes qui s'opposent à eux,
24:27pour la gauche, c'est absolument insupportable.
24:30Et ensuite, parce qu'ils sont majoritairement catholiques.
24:34Alors, tous ceux qui s'opposent à l'euthanasie ne sont pas catholiques.
24:38Je viens de le lire, avant d'arriver, le grand rabbin de France qui dénonce cette loi.
24:43Mais il est un fait que ceux qui ont battu le pavé hier,
24:46c'était plutôt des jeunes catholiques, une jeunesse catholique conservatrice.
24:50Alors, ils ne cassent rien.
24:51Ils ne provoquent pas la police.
24:52Ils ramassent les papiers gras.
24:54Ils ne mettent pas le feu aux voitures ni aux poubelles.
24:56Ils ont un drapeau français, bien souvent.
24:57Ils en avaient beaucoup hier.
24:59Ils s'intéressent aux sœurs de leurs anciens et de leurs proches malades.
25:02Et leurs slogans n'ont rien de méchant.
25:05La dignité n'est pas la mort.
25:06La souffrance se soigne, la vie se protège.
25:09Soigner n'est pas supprimer.
25:11Dans certains manifs, vous voyez, il y a des appels au meurtre.
25:13Et bien là, dans ces manifs, il y a des appels à la vie.
25:15Tout le monde devrait être content.
25:17Mais non, on ne les aime pas.
25:18C'est comme ça.
25:19Oui, mais fermine de ne pas les voir ne va pas les faire disparaître.
25:22Non, mais la gauche croit beaucoup à la pensée magique.
25:24Je ne sais pas si vous avez noté ça.
25:26Il suffit qu'on dise qu'un homme soit enceint pour qu'il le soit.
25:30De dire que l'immigration est une chance pour la France, pour qu'elle le devienne.
25:35De faire disparaître, de parler de sentiments d'insécurité pour faire disparaître l'insécurité.
25:41Alors, quand cette France catholique bien élevée descend dans la rue,
25:44certains se disent qu'il suffit de les ignorer pour les faire disparaître.
25:49C'est le syndrome du JMF d'eau.
25:51Vous connaissez, c'est un acronyme bien connu.
25:54C'est « je me fourre le doigt dans l'œil ».
25:56Donc, ils font la politique de l'autruche.
25:58Mais le propre de l'autruche, c'est que pour mettre, c'est mécanique,
26:01pour mettre la tête dans le sable, ils sont obligés de lever leur postérieur,
26:05offert à la vue de tous.
26:07Et un jour, ils risquent de se retrouver.
26:08La réalité va leur donner un grand coup de pied dans l'arrière-train.
26:12Allez, vous avez fait votre temps.
26:21C'est d'ailleurs bien le message sur l'euthanasie.
26:23Ça devrait leur plaire.
26:24Non, ça fonctionne pour les autres, mais pas pour eux.
26:28Alors, il faut savoir que cette bien-pensance qui tient le haut du pavé,
26:31je fais un petit pas de côté, mais j'essaie d'alerter sur ce sujet démographique
26:35qui apparemment n'intéresse personne.
26:36Eh bien, cette gauche progressiste qui tient le haut du pavé,
26:41elle a démographiquement disparu.
26:44Et elle a vocation à s'éteindre.
26:45Son message malthusien a été entendu 5 sur 5 par les siens.
26:50Alors, vous savez, il y a un de leurs adversaires politiques,
26:53que vous connaissez bien, qui a été là souvent,
26:54si on en commence par Z, ça se termine par R,
26:56qui disait « la démographie, c'est le destin ».
27:00Eh bien, il faut qu'ils considèrent ce qui se passe dans cette manifestation.
27:04On en a parlé beaucoup d'hiver démographique.
27:06Ce n'est pas l'hiver démographique, c'est le printemps démographique.
27:11Je vais le renvoyer à un autre sondage, un sondage de La Croix,
27:16Bayard La Croix, du 17 décembre dernier, mené par l'IFOP,
27:19qui voulait vérifier si le cliché de famille nombreuse catholique
27:23était une réalité ou un mythe.
27:25Eh bien, c'est une réalité.
27:27Il paraît que plus on est pratiquant, plus il y a des familles nombreuses.
27:31Donc, ils ne vont pas pouvoir s'en débarrasser l'année prochaine.
27:35Les journalistes qui dédaignent la marche pour la vie,
27:39eh bien, vont se retrouver gros gens comme devant,
27:42parce que ces gens-là aiment la vie et le montrent.
27:44Et ce midi, sur Europe 1, avec vous, Gabrielle Cluzet,
27:49sur l'émission Christine Quillé et vous,
27:51on a reçu Ségolène Perrucchiot,
27:53présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs,
27:57et l'a expliqué pourquoi elle est opposée au texte sur la fin de vie.
28:02Vous êtes clairement contre ce texte.
28:06Dites-nous pourquoi.
28:08Parce que je crois qu'il ne répond pas au problème.
28:11Le problème, c'est que les gens ont peur de souffrir.
28:13Et c'est bien normal, on a tous peur de souffrir.
28:15Aucun d'entre nous n'a envie de souffrir.
28:16Et on essaye de nous faire croire que la seule solution serait
28:19soit de souffrir, soit de choisir le moment de sa mort.
28:23Or, mon quotidien et le quotidien des acteurs de soins palliatifs
28:27nous prouvent le contraire.
28:28Il y a une autre solution, c'est celle d'être accompagné,
28:31celle d'être soulagé.
28:32Et on a les moyens de le faire, et on sait le faire.
28:36Et c'est ça.
28:38Et oui, on peut soulager les patients en fin de vie.
28:40Alors après, il y a un problème,
28:42c'est qu'on ne l'a pas suffisamment porté.
28:44Aujourd'hui, un patient sur deux qui relève de soins palliatifs
28:46ne peut pas en bénéficier.
28:48Ça fait le lit, et c'est bien normal, de nos inquiétudes, de nos peurs.
28:51Parce que malheureusement, autour de nous,
28:53on a tous des expériences de gens pour qui ça ne s'est pas très bien passé,
28:57qui ont été mal soulagés, qui ont été un poids,
29:00qui ont été mal accompagnés.
29:01Et évidemment, ça nous fait peur à tous.
29:03Et aucun d'entre nous n'a envie de vivre ça.
29:06Mais moi, j'ai envie de passer le message,
29:08et c'est ce qu'on vient témoigner en prenant la parole dans ce débat
29:10en tant qu'acteur de soins palliatifs,
29:12que ce n'est pas une fatalité.
29:13Qu'on sait faire pour peu qu'on nous en donne les moyens,
29:16venez voir les patients qui sont suivis
29:19par les équipes de soins palliatifs.
29:21Mais il n'y a pas que les équipes de soins palliatifs,
29:23par les soignants,
29:23beaucoup de soignants qui s'investissent dans l'accompagnement
29:27de la face palliative et de la femme vive.
29:29Venez voir comment ça peut bien se passer.
29:31Et oui, ça peut bien se passer.
29:32Et peut-être que ça, ça peut vous rassurer.
29:35Demain, dans Face à l'Info,
29:36nous accueillerons
29:37deux, trois, quatre peut-être
29:41personnalités qui nous parleront
29:43de comment ça se passe en Suisse, au Canada,
29:45dans d'autres pays,
29:46après justement que ce texte ait été à voter.
29:49Voilà, on aime bien vous donner un regard
29:51que d'autres ne vous donnent pas,
29:52ou des informations que d'autres ne vous donnent pas.
29:54Comme hier,
29:55plus de 160 filles d'air qui ont été kidnappées
29:57au cours d'une attaque menée
29:59par des gangs armés visant deux églises
30:01dans un village isolé au nord du Nigeria.
30:05Mais chut, on n'en parle pas.
30:07Marc Menon,
30:08son nom ne dit peut-être rien,
30:10surtout à des jeunes hommes comme vous,
30:12Marc Menon.
30:14Ce jeune homme, il s'appelle...
30:15Merci d'un stage-là !
30:16Il s'appelle iShowSpeed.
30:18C'est un streamer américain
30:20suivi par 44,5 millions de followers
30:23uniquement sur Instagram.
30:26Vraiment, ses vues,
30:27ses 2 milliards de vues,
30:28c'est incroyable.
30:282,4 milliards de vues sur TikTok.
30:32Incroyable !
30:33Ce jeune homme,
30:34élu streamer de l'année,
30:36s'est fait connaître par des vidéos
30:38en direct, explosives.
30:41Ses voyages sont filmés à travers le monde.
30:43Mais un fait nouveau est arrivé
30:44ces derniers jours
30:46et qui a beaucoup fait parler.
30:48Il n'en a pas parlé sur ses réseaux sociaux,
30:50mais le monde entier en a parlé,
30:51notamment les jeunes.
30:52Que sait-il ?
30:53Voilà, alors ça,
30:53c'est l'homme de la dérision.
30:55Parfois, il a des propos
30:56qui sont mal interprétés.
30:57Oh, c'est un raciste !
30:59Oh, c'est un anti-féministe !
31:02Etc.
31:03Et il a le sens de la provocation.
31:06Il aime aussi
31:07essayer de trouver les situations
31:09qui soient des situations extravagantes
31:12de telle sorte, forcément,
31:14que ça entraîne
31:15la curiosité des individus.
31:17Alors, ces dernières lubies,
31:19c'était de faire
31:2020 pays africains
31:21en 29 jours.
31:23Bon, vous voyez là,
31:24il faut y aller au Belchon.
31:25On marchote,
31:26on va ici et vient.
31:28Et là,
31:28c'était sa 13e destination.
31:30Au préalable,
31:31il y avait eu
31:31l'Afrique du Sud,
31:33le Rwanda,
31:34le Kenya,
31:35l'Égypte.
31:36Alors, en Égypte,
31:37on l'a vu
31:38en direct,
31:39avec ses petits moyens,
31:40parce que ce n'est pas
31:41une grande télévision,
31:42il était en direct
31:43des pyramides.
31:45C'est invraisemblable,
31:46mais néanmoins,
31:47c'était une réalisation.
31:48À chaque fois,
31:49comme il a le sourire en coin,
31:51qu'il s'est enchaîné,
31:53je dirais,
31:54les petites facéties,
31:56ça provoque la curiosité.
31:58Et le voilà en Algérie.
32:00Alors, le début
32:00de son voyage
32:01se passe merveilleusement bien.
32:03Il est là,
32:04les yeux écarquillés,
32:06il regarde...
32:08Oui, non,
32:08moi, je suis avant, là.
32:10Je suis avant.
32:11Et donc,
32:13il regarde les paysages
32:14dans Alger,
32:15il s'émerveille tellement
32:17qu'il dit
32:18que l'Algérie est belle,
32:22que l'Algérie est belle,
32:23on dirait la France.
32:25On dirait la France.
32:28Alors, bon,
32:29il ne se rend pas compte
32:30de ce qu'il dit là,
32:30le pauvre gamin.
32:31Et puis, il dit même
32:32qu'il s'attendait
32:33à un pays sous-développé.
32:34Voilà, voilà, voilà.
32:36Mais il y a la France.
32:38Alors, ça, c'est le mot, forcément.
32:39Quand il arrive, là.
32:41Ah, ben, on a oublié
32:42le côté glorieux du personnage,
32:45cet amour fraternel,
32:47international, voire mondial.
32:49Ce sont les hués.
32:50Il ne comprend pas
32:51ce qui lui arrive.
32:52Non seulement il y a
32:53des cris de singes,
32:55mais il y a aussi
32:56les bouteilles
32:57qui lui sont jetées.
32:59Alors, pourquoi ?
33:00Certains disent
33:01que c'est du racisme.
33:02N'oublions pas
33:03qu'en Algérie,
33:03oui, il y a du racisme,
33:05que si vous avez
33:06une couleur un peu plus foncée
33:08que les autres,
33:08vous n'êtes pas spécialement
33:09le bienvenu
33:11dans certains endroits.
33:12Ça, c'est la réalité.
33:15Mais, en revanche,
33:16quand vous avez
33:17un personnage
33:18qui se présente
33:19et qui glorifie la France
33:20avec même une comparaison,
33:22c'est insupportable,
33:24c'est intolérable.
33:25D'où cette action
33:26qui est une action
33:28d'épi,
33:31mais de haine,
33:33pas spécialement
33:34pour ou contre
33:35le personnage,
33:37simplement parce que
33:38il a osé nommer
33:40notre pays.
33:40C'est quand même oublié aussi
33:41que nombre de ces jeunes
33:43rêvent de venir en France,
33:45d'y vivre quelques mois,
33:47voire plusieurs années,
33:48et que parfois,
33:49ils n'auront pas
33:50leur droit de retourner
33:51dans leur pays.
33:52Mais ce qui est quand même
33:53complètement fou,
33:54c'est comment
33:55le pouvoir,
33:57depuis des années,
33:58n'a cessé
33:59d'attiser
34:00cette haine
34:01de la France.
34:02C'est ce qu'a dénoncé
34:04qui ?
34:04A dénoncé
34:05Boilem et Sansal.
34:07C'est ce que
34:07ne cesse de dénoncer
34:09aussi
34:09Kamel Daoud,
34:11le prix
34:11Goncourt
34:14de l'année dernière,
34:15qui disent
34:15mais c'est terrible
34:16parce que nous devrions
34:17être en fraternité.
34:18oui, il y a des choses
34:20qui ont conduit
34:21à la rupture,
34:22mais aujourd'hui,
34:23ce qui se passe en Algérie,
34:24c'est intolérable.
34:25C'est cet islamisme
34:26qui n'est pas rampant,
34:28qui est un islamisme
34:29intégral
34:30et qui sape
34:31le potentiel
34:33de liberté
34:34d'un peuple
34:35qui est si jeune.
34:36Donc,
34:37ce peuple
34:37devrait plutôt
34:38les rejeter
34:39et reprendre
34:40le fagnon de la France
34:41en disant
34:41oui,
34:42c'est notre exemple,
34:43comme ces gens
34:44beaucoup plus âgés,
34:45mais qui sont là
34:46à revendiquer
34:48la liberté,
34:49la fraternité
34:50et l'égalité.
34:51Eh bien donc,
34:52là,
34:53ce jeune garçon
34:54a découvert
34:55qu'il était impossible
34:56de se présenter
34:58dans certains pays
35:00en ayant simplement
35:01de façon innocente,
35:02forcément,
35:03il a 21 ans,
35:04il est américain,
35:06il ne sait pas
35:06qu'il y a des mots
35:07qui sont tabous,
35:08qui sont des mots
35:09interdits,
35:10des mots
35:11qui sentent la peste.
35:12Tiens,
35:13ça nous fait penser
35:13à Camus.
35:14Eh bien,
35:15ce mot pour les Algériens,
35:17jeunes Algériens,
35:19c'est la France.
35:20Et j'irai même plus loin,
35:21avant même les mots,
35:22c'est sa couleur de peau
35:23également
35:24qui a beaucoup choqué.
35:27Et n'oublions pas
35:27qu'il y a toujours
35:28Christophe Glees
35:29qui est en les geôles
35:30là-bas en Algérie.
35:3218 secondes
35:33juste pour vous montrer
35:33qu'il a aussi été accueilli
35:35au Maroc
35:36avec des cris de singes.
35:37Voilà des images
35:57qui ont beaucoup choqué
35:59les internautes en Algérie
36:02et au Maroc
36:03alors qu'il se fait applaudir
36:05dans le monde entier.
36:05Charlotte Dornelas,
36:07on ne comprend pas
36:07ce qui se passe.
36:08Mettez-nous au parfum
36:09de l'actualité
36:10de notre budget
36:11puisque nous avions
36:13le 3 octobre 2025
36:16un Premier ministre,
36:17on l'a vu tout à l'heure
36:18en début d'émission,
36:19qui disait
36:19qu'il refusait le 49-3
36:21et nous voici
36:22devant,
36:23avec le 49-3
36:24et avec un gouvernement
36:26à genoux
36:27devant le Parti Socialiste.
36:29Mais c'est ça,
36:29non seulement on a
36:31un 49-3
36:32qui ne devait être utilisé
36:33sous aucun prétexte
36:34parce qu'il devait pouvoir
36:35permettre le débat
36:36entre députés,
36:37on a désormais le 49-3
36:39et on a vu défiler
36:41plusieurs macronistes
36:42qui nous expliquent
36:42que c'est normal,
36:43ils auraient bien aimé
36:43que ce soit différemment
36:44mais c'est en raison
36:46du débat des députés.
36:47Moi,
36:48j'y arrive plus,
36:49vraiment j'y arrive plus.
36:51Et par ailleurs,
36:52on a un budget
36:53que seuls les socialistes
36:54revendiquent partiellement
36:55évidemment
36:56et pas totalement.
36:57Et alors,
36:57cerise sur le gâteau
36:58offert aux socialistes,
36:59ils n'auront même pas
37:00à voter ce budget
37:01donc ils n'auront même pas
37:02à l'assumer
37:03dans les prochaines années
37:04quand on commencera
37:05à avoir le fruit
37:07de ces décisions.
37:09Alors finalement,
37:09quand on voit ça aujourd'hui,
37:10on se dit que l'affaire
37:11aurait pu être réglée
37:11au lendemain des législatives.
37:13Souvenez-vous du psychodrame
37:14Lucie Castet
37:15où la même Macronie
37:16nous disait
37:16ah non,
37:16les socialistes
37:17dans le gouvernement,
37:18certainement pas.
37:19Plutôt que des atermoiements
37:20invraisemblables à l'époque
37:22et qui a duré
37:23pendant des semaines,
37:25une succession
37:25de premiers ministres
37:26et gouvernements
37:26dans lesquels
37:27ont bloqué systématiquement
37:28l'entrée des socialistes
37:30et finalement,
37:31ce sont eux
37:32qui revendiquent le budget
37:33et à l'Elysée,
37:34dans l'entourage
37:34du président de la République,
37:35on se félicite
37:36que les socialistes
37:37revendiquent le budget
37:38puisque ça fait au moins
37:39quelques-uns de contents.
37:41Alors le tout
37:42avec l'aval de la droite
37:43qui n'avait pas moufté
37:44sur la stratégie
37:45d'entre-deux-tours.
37:46Vous savez,
37:46la grande alliance
37:47qui allait du centre,
37:49de l'extrême-gauche
37:50pardon,
37:51jusqu'au centre-centre-droit
37:52à une partie de la droite
37:53parce qu'à l'époque,
37:54l'alliance des droites
37:55comme on l'appelle,
37:56chacun l'appellera
37:57comme il veut,
37:58était impossible
37:59et je dis ça
38:01que l'alliance est impossible,
38:02Marine Le Pen est socialiste.
38:04Bon.
38:04Donc finalement,
38:05ces mêmes personnes
38:06ont également donné de la voix
38:08quand l'entrée des socialistes
38:09au gouvernement s'est posée
38:11avant d'accepter
38:12les choix de Michel Barnier
38:13parce qu'on l'oublie un peu vite
38:13mais les premières hausses
38:15d'impôts et de dépenses
38:17c'était Michel Barnier.
38:19Ils ont laissé passer
38:20le départ de Bayrou
38:21qui ne cessait de parler d'économie
38:23et du fait que nous étions
38:24au bord du gouffre
38:24pour disparaître
38:26au moment où un budget
38:26aux accents réellement socialistes
38:28est voté.
38:29Là aussi,
38:29la stratégie est originale.
38:31En tout cas,
38:31ça ne va pas être évident
38:32de l'expliquer.
38:33Alors que comprendre ?
38:34Que les postes surpassent tout.
38:35J'invente rien,
38:36c'est largement commenté
38:37et là,
38:38ça fait l'unanimité.
38:40Mais on comprend surtout
38:41la place des électeurs français
38:42parce que que des députés
38:43ou même des ministres
38:44cherchent à garder leur poste,
38:46ce n'est pas très original.
38:47Malheureusement,
38:48on comprend surtout
38:49la place des électeurs français
38:50dans ce jeu politique.
38:52Parce que si on reprend
38:53depuis le début,
38:53parce que tout le monde dit
38:54oui, tout ça part
38:55d'une dissolution
38:55qui n'avait pas lieu d'être.
38:57Non, tout ça part
38:58d'une victoire
38:58du Rassemblement National
38:59aux élections européennes.
39:01Donc le RN arrive en tête
39:02aux européennes.
39:04Cela n'a rien à voir
39:05en effet avec la politique nationale
39:07directement.
39:08Évidemment que ça a à voir
39:09avec les choix
39:09de nos hommes politiques nationaux,
39:12mais c'est à l'échelle européenne.
39:13Emmanuel Macron décide
39:14qu'il va dissoudre.
39:16C'est une manière
39:16de faire diversion.
39:18C'est une manière
39:18de ne pas prendre le résultat
39:19sur le terrain européen.
39:21D'ailleurs,
39:21le débat sur l'Union Européenne,
39:22on ne l'a pas eu depuis
39:23et le récent accord du Mercosur
39:25prouve pourtant
39:26qu'il est absolument urgent.
39:27Et au moment
39:29où aucune ligne politique
39:30ne se dessinait,
39:31on entend beaucoup
39:31qu'elle ne peut pas
39:32se dessiner
39:34en raison de l'absence
39:34de majorité,
39:35on ne demande surtout pas
39:36aux Français
39:37de trancher au moment
39:38où tout le monde
39:39aurait besoin de le faire.
39:40On maintient coûte que coûte,
39:42sans autre lisibilité
39:43qu'un renoncement généralisé.
39:45Alors pourquoi parler
39:46de renoncement
39:47à propos de ce budget,
39:48Charlotte ?
39:49Évidemment,
39:49le plus clair,
39:50c'est le recours au 49-3.
39:51Vous avez passé la vidéo
39:52tout à l'heure.
39:53Là, c'est limpide.
39:53Évidemment,
39:54il n'y aura pas de 49-3.
39:55Il y a un 49-3.
39:55Tout le monde a bien compris
39:56que c'était un renoncement.
39:58Et tout à l'heure,
39:58je disais en plaisantant
39:59qu'il y avait un lien
39:59avec la vidéo précédente.
40:01La petite différence,
40:02en revanche,
40:03entre les deux,
40:04c'est qu'il y a une
40:05des deux personnes concernées
40:06qui y croient.
40:07Je vous laisse deviner laquelle.
40:09Sur le fond,
40:10il ne s'agit pas
40:10de nier les désaccords.
40:11Encore une fois,
40:12ce n'est pas un volte-face
40:13parce que nous aurions changé d'avis.
40:15Nous, étant le gouvernement,
40:17dont je ne fais pas partie.
40:19Il n'y a pas un volte-face
40:20parce que devant la situation,
40:22nous avons changé d'avis.
40:23Nous pensions qu'il fallait faire ça.
40:25Non, ce n'est pas une question
40:26de désaccord.
40:27C'est vraiment une question
40:28de volte-face,
40:29que ce soit sur le PLFSS
40:30ou sur le budget.
40:31Les socialistes,
40:32aujourd'hui, paradent
40:33alors que les mêmes
40:34ont refusé
40:35qu'ils entrent dans le gouvernement.
40:36Il n'y a pas de changement de ligne.
40:38Il y a des gens
40:39absolument prêts à tout
40:40pour rester en place.
40:42Tout le monde avait arrêté
40:43de suivre, pour être honnête,
40:44ces débats sur le budget.
40:46Objectivement,
40:47à part ceux qui faisaient le débat.
40:48Tout le monde avait arrêté de suivre.
40:50Mais pour éviter la censure,
40:51puisqu'il va y avoir
40:52des motions de censure déposées
40:54avec l'usage du 49-3,
40:55Sébastien Lecornu
40:57a clarifié la situation.
40:58Il s'est très directement
40:59adressé aux socialistes
41:00en faisant la liste.
41:02Il y a une forte hausse
41:02de la prime d'activité.
41:04Donc désormais,
41:05la Macronie
41:06qui se pavanait
41:08de libéralisme
41:09du matin au soir en 2017
41:10nous explique que désormais
41:11c'est formidable,
41:12on va subventionner le travail.
41:14On a le gel de l'impôt
41:15sur le revenu,
41:15la généralisation
41:16des repas étudiants
41:17à 1 euro,
41:18la hausse des moyens
41:19des bailleurs sociaux
41:20et du fonds vert,
41:21la création de 2000 postes
41:22dans l'éducation nationale
41:23sans que jamais
41:24le débat sur l'orientation
41:25de l'éducation nationale
41:27ne soit clairement posé
41:28ces derniers temps.
41:29Et comme il faut bien
41:30financer tout cela
41:31puisque ça a été chiffré
41:32à peu près à 8 milliards d'euros
41:33de hausse donc de dépenses,
41:36eh bien on maintient
41:36les impôts,
41:37alors là ça va faire plaisir
41:38à Mathieu,
41:39on maintient les impôts
41:40exceptionnels et temporaires,
41:42je cite,
41:42à la charge
41:43des grandes entreprises,
41:44d'ailleurs décidé
41:45par Michel Barnier,
41:46encore lui,
41:46qui n'était pas non plus
41:47issu des rangs socialistes.
41:50Alors plusieurs chefs
41:51d'entreprise ont réagi
41:52en expliquant que les effets
41:53seront visibles,
41:53j'en ai entendu plusieurs,
41:55disant que les effets
41:55allaient être visibles
41:56dans deux ou trois ans.
41:57Et je me suis dit,
41:57oh les pauvres,
41:57ils ne se rendent pas compte
41:58qu'ils donnent un argument
41:59à ceux qui sont sur le point
42:00d'adopter ce budget
42:01parce que dans deux ou trois ans,
42:03de l'eau aura coulé
42:03sous les ponts.
42:04pour ceux qui n'ont qu'une idée
42:05en tête,
42:05tenir un an et demi.
42:07Il convient juste de rappeler
42:08que le précédent Premier ministre
42:10nous annonçait que le gouffre
42:11était sous nos pieds.
42:13Quelle stabilité,
42:13décidément,
42:14pour reprendre le mot
42:15qui est très à la mode.
42:16Bruno Retailleau a dénoncé,
42:18Charlotte,
42:18un budget socialiste,
42:20s'inquiétant de ses conséquences
42:21et tournant le regard
42:23vers la prochaine élection présidentielle.
42:26Mais le recours à la censure
42:27n'est probablement pas une option
42:28parce que là aussi,
42:29on nous dit stabilité.
42:30Alors dans le camp macroniste,
42:31on en parle beaucoup
42:32de loyauté et de stabilité.
42:34Et à droite,
42:36un peu gênée de ce qui arrive,
42:38on ne parle que de la stabilité nécessaire
42:39et que les Français
42:40appellent de leurs voeux.
42:41Mais j'aimerais bien savoir
42:42quelle est exactement
42:43la stabilité politique
42:44d'un gouvernement
42:45qui fait exactement l'inverse
42:46de ce que son prédécesseur annonçait,
42:49qui revient sur les réformes
42:50décidées contre tous,
42:52en l'occurrence la réforme des retraites
42:54parce qu'elle était,
42:54je cite,
42:55absolument nécessaire,
42:57qui s'appuie sur ceux
42:58qui l'ont refusé
42:58de prendre en son sein pour tenir.
43:01On a un gouvernement
43:01qui aujourd'hui s'appuie
43:02sur des socialistes
43:03qu'ils ont refusé
43:04de faire entrer au gouvernement
43:05pour que ce gouvernement tienne.
43:07J'aimerais bien,
43:07encore une fois,
43:08qu'on m'explique la logique
43:09et quelle est notre stabilité
43:10quand le patron des députés
43:12du parti qui est affilié
43:13au chef de l'État,
43:14j'ai nommé Gabriel Attal,
43:15explique qu'il ne suit plus du tout
43:16le président de la République,
43:18que son ancien Premier ministre,
43:19Édouard Philippe,
43:19appelle à la démission
43:21du président de la République
43:23et que les Français
43:24sont objectivement évincés
43:25de tous ces débats.
43:26Alors, loyauté et stabilité
43:28sont des jolis mots,
43:29ce sont de belles réalités.
43:31En l'occurrence,
43:32ce sont des loyautés
43:33et des stabilités
43:34envers des postes,
43:35assurément,
43:35mais certainement pas
43:36envers des idées
43:37et même pas envers leurs électeurs,
43:39quoi que l'on pense,
43:39des idées qu'ils défendent.
43:41Alors, si cela dure
43:41un an et demi,
43:42la question du budget
43:43se posera à nouveau.
43:44Et alors là,
43:45il y a eu une réponse
43:46de l'entourage du président.
43:48Dans le JDD dimanche,
43:48je m'en suis toujours par mise.
43:49L'entourage du président
43:50de la République,
43:51je cite,
43:52« Le prochain budget passera crème.
43:53Personne ne voudra
43:54perturber la campagne
43:55et tous les candidats
43:56promettront simplement
43:57un projet de loi rectificatif
43:58après l'élection. »
43:59On comprend que tout ça
44:00est une blague,
44:01une gigantesque blague,
44:02un jeu,
44:03des calculs.
44:04Alors, malin celui
44:04qui trouvera quoi dire
44:05aux abstentionnistes
44:06qui, par miracle,
44:07avaient retrouvé
44:08le chemin des urnes
44:08aux dernières élections
44:10européennes,
44:11puis législatives.
44:13Il faudra les rappeler
44:13dans quelques mois
44:14et la Macronie,
44:15en effet,
44:16n'aura que pour bilan
44:17la loi sur l'euthanasie.
44:18Ça me semble
44:19un petit peu glauque
44:20pour poursuivre l'aventure.
44:23Merci beaucoup,
44:24ma chère Charlotte Dornelas
44:26pour cette analyse
44:27de cette volte-face
44:28sur le 49.3.
44:30Merci infiniment.
44:31Avant la dernière chronique
44:32de Mathieu Bocoté,
44:33on va recevoir
44:33Marguerite Stern
44:35pour son livre
44:36« Les rives contraires »
44:37paru il y a juste
44:38quatre jours.
44:39C'est un récit autobiographique
44:41où elle raconte
44:42la transformation
44:42de sa pensée politique.
44:44Je vous prie de bien vouloir
44:44vous asseoir,
44:45merci infiniment,
44:46à côté de Marc Menon.
44:47et vous y décrivez
44:49le passage
44:50de la gauche
44:51à la droite
44:52en analysant
44:53un changement
44:54intime
44:55et intellectuel.
44:56Vous racontez
44:57un petit peu
44:57votre prix,
44:58le prix psychologique
45:00et social
45:00de ce basculement.
45:03Et on a montré
45:03tout à l'heure
45:04la vidéo
45:04de Marguerite Stern
45:05où vous expliquez
45:06comment vous étiez
45:08adulée
45:09par la gauche
45:10et maintenant
45:11honnée,
45:12détestée,
45:13bannie par la gauche.
45:14Pourquoi ?
45:15Pourquoi ?
45:16Parce que j'ai osé
45:17prendre position
45:18contre l'idéologie
45:19transgenre
45:19et que ça a déplu
45:20à mon propre camp
45:21et que j'ai été considérée
45:22comme une traîtresse.
45:23Mais quelque part,
45:24je les en remercie
45:24parce qu'ils m'ont permis
45:25d'accéder à une quête
45:27de vérité
45:28vers laquelle je ne serais pas
45:30forcément allée
45:30sans eux.
45:31Pourquoi est-ce que
45:33la plupart des gens
45:34de gauche
45:35ne passent pas
45:37à droite ?
45:37Vous avez
45:38franchi le cap.
45:41Vous nous avez dit
45:42en deux mots pourquoi.
45:43Mais pourquoi est-ce que
45:43la plupart des gens
45:44de gauche
45:45ne basculent pas à droite ?
45:46Je pense qu'il y a
45:47plusieurs raisons
45:47que je détaille
45:48dans mon livre.
45:48La première,
45:49c'est évidemment
45:49le coût social.
45:50Moi, j'ai perdu
45:51des emplois,
45:52des amis.
45:52Ma vie s'est vraiment
45:53effondrée.
45:55Et donc,
45:55on sait que ça,
45:58c'est difficile.
45:58Non, non, non.
45:59Mais dites-nous.
45:59Dites-nous.
46:00C'est intéressant.
46:00Dites-nous.
46:01Beaucoup d'influenceurs
46:02de droite en témoignent.
46:03Je ne suis pas la seule.
46:04Mais moi,
46:05à l'époque où j'ai créé
46:06les collages
46:06contre les féminicides,
46:07j'étais adulée.
46:09J'avais des propositions
46:10pour signer des contrats
46:11dans plusieurs maisons
46:11d'édition.
46:12J'étais en discussion
46:13avec des maisons
46:14de boîtes de production
46:15de podcasts.
46:18Honnêtement,
46:19si je n'avais pas pris
46:20ces positions-là,
46:20je serais actuellement
46:21sur une plage à Bali.
46:22je gagnerais 20 000 euros par mois
46:23et ma vie,
46:24elle serait réglée.
46:25Je pense qu'il n'y a pas
46:26que ça qui explique
46:28pourquoi tant de personnes
46:29de gauche
46:30n'osent pas passer à droite.
46:31Je pense aussi
46:32que ça a un coût
46:32psychologique énorme.
46:34Je pense que
46:35quand vous subissez
46:36des violences,
46:37notamment dues
46:38à l'immigration,
46:39votre psychisme
46:41a plusieurs types
46:42de réponses
46:43à apporter face à ça.
46:44C'est-à-dire des violences
46:45notamment dues
46:46à l'immigration ?
46:47C'est le sujet
46:49qui m'a fait basculer
46:51à droite.
46:52C'est d'abord
46:52la question migratoire.
46:54J'estime que c'est
46:54la question principale
46:56qui anime la droite
46:58actuellement
46:59parce que c'est ce qui
46:59met le plus en danger
47:00notre pays
47:01et c'est ce qui amènera
47:02vers un changement
47:03le plus irréversible.
47:04Je pense que
47:05c'est cette question
47:06qui m'a fait basculer
47:08à droite
47:08et je pense que
47:08pour plein de personnes
47:09de gauche,
47:11c'est difficile
47:11de se positionner
47:12sur ce sujet
47:12parce qu'elles vivent
47:13comme nous tous
47:14des violences,
47:15des insécurités,
47:16des crimes,
47:16des délits
47:17liés à l'immigration
47:18mais aussi
47:19un bouleversement
47:19culturel,
47:20un changement
47:22de leur civilisation
47:23qui n'est pas facile
47:23à vivre non plus,
47:25dont il est beaucoup
47:25plus difficile de parler
47:26parce qu'on n'a pas
47:27de chiffres,
47:27parce qu'on n'a pas
47:28de statistiques
47:29et la réponse
47:30du psychisme humain
47:31face à ces violences-là,
47:33parfois c'est le déni,
47:34parfois c'est la fuite.
47:36Moi,
47:36j'ai choisi le combat,
47:38j'ai changé de réponse,
47:39du coup,
47:40je suis sortie du déni
47:41pour passer dans le combat
47:42et j'estime que
47:43c'est le cas
47:43des personnes de droite
47:44mais plein de personnes
47:46de gauche préfèrent rester
47:47dans le déni
47:47parce que je pense
47:47que c'est moins coûteux
47:48psychologiquement.
47:50Comment est-ce qu'on arrive
47:51à passer justement
47:52du déni
47:53à la réalité ?
47:55Comment est-ce que
47:55psychologiquement,
47:57on arrive
47:57et on ose se dire
47:58finalement,
47:59tiens,
48:00on était dans le déni,
48:01on était dans l'erreur
48:03et finalement,
48:04on se dit que,
48:05voilà,
48:05qu'on a peut-être honte,
48:08on a peut-être mal,
48:09c'est courageux finalement
48:10de se dire
48:11que je change de regard
48:12sur tout ce que j'ai fait avant.
48:15Oui,
48:15la honte est évidemment
48:16un sentiment
48:16qui m'a traversée
48:17et je ne dirais pas
48:18que j'en suis totalement sortie
48:21mais...
48:22C'est courageux aussi.
48:23Je vous remercie.
48:24Non, non, oui.
48:25Comment se fait le basculement ?
48:26En gros,
48:26c'est l'objet de tous les livres
48:27donc c'est difficile
48:28de le décrire en longueur
48:30mais je dirais
48:31que la première étape,
48:32vous,
48:32si vous nous regardez,
48:33vous avez des personnes
48:34de votre entourage
48:35qui sont à gauche,
48:36embourbées dans des logiques
48:38un peu sectaires parfois,
48:39voilà,
48:40la première étape
48:40c'est vraiment
48:41d'ouvrir à la discussion
48:42et à partir de ce moment-là
48:44tout est possible.
48:46D'ouvrir à la discussion
48:46et aussi d'être capable
48:47d'aller consulter des contenus
48:49qu'on ne consultait pas avant.
48:51Moi,
48:51quand j'étais à gauche,
48:52jamais ouvert un exemplaire
48:54de Valeurs Actuelles,
48:55jamais regardé
48:56un entretien en longueur
48:57d'une personnalité de droite
48:59et donc je ne savais même pas
49:00ce que je combattais.
49:01Pourquoi justement
49:02lorsqu'on est à gauche
49:02on n'est pas du tout ouvert
49:04pour aller regarder autre chose ?
49:05Mais parce que c'est
49:06parce qu'il y a une forme
49:07d'embrigadement sectaire
49:08il y a une forme de propagande
49:10il y a une forme
49:10d'hégémonie culturelle
49:12de la gauche aussi
49:12qui se présente en permanence
49:14sur le service public
49:16mais dans plein d'autres médias
49:18et dans la sphère du divertissement aussi
49:20qui se présente comme hégémonique
49:22et donc on a l'impression
49:23que la gauche
49:23c'est la neutralité
49:24et que la droite
49:26c'est la dissidence
49:27alors que je pense
49:28que c'est juste la normalité.
49:29Marguerite Sternon
49:30sent dans votre livre
49:31que vous aimez la France.
49:33On a l'impression aussi
49:34que c'est comme si en filigrane
49:35que c'est ce qui vous motive.
49:37Est-ce que vous pouvez être de gauche
49:37et aimer la France ?
49:39J'espère.
49:40Bon, quand j'étais de gauche
49:42j'aimais quand même la France
49:43et d'ailleurs c'est pour ça
49:45que dans mon livre
49:45je raconte aussi
49:47d'où je viens
49:47je raconte aussi
49:48une enfance française
49:49bercée par
49:51une certaine littérature.
49:53Moi je me suis beaucoup ennuyée
49:54quand j'étais petite
49:55mon passant
49:56m'a sauvée
49:56mes années de collège
49:58une certaine
50:00littérature française
50:00m'a sauvée
50:01j'écoute encore
50:03je ne sais pas
50:04des chanteurs
50:06très français
50:06qui me rappellent
50:07des souvenirs d'enfance
50:08j'ai toujours été
50:09très attachée
50:10à cette culture
50:12et je pense que
50:13certaines personnes
50:13de gauche
50:14le sont aussi
50:15et en tous les cas
50:15moi ça fait aussi partie
50:16de ce qui m'a ramenée
50:18à droite
50:19c'est que
50:19quand j'ai pris position
50:20contre le transgenorisme
50:21et que je me suis rendu compte
50:22que j'avais tout perdu
50:23j'ai réalisé que
50:25tout ce qui me restait
50:25c'était mon pays
50:26et donc
50:27je ne peux pas
50:28je ne peux pas
50:29le laisser partir
50:29je ne peux pas
50:30le laisser se diluer
50:32dans l'immigration
50:33de masse
50:33c'est un combat
50:35presque charnel
50:35Vous avez donné
50:37des cours de français
50:39aux migrants
50:40dans la jungle
50:41de Calais
50:42vous les avez
50:43beaucoup aimés
50:44mais vous dites aussi
50:45mieux que personne
50:46qui n'ont rien
50:48à faire chez nous
50:49pourquoi ?
50:50Est-ce que vous auriez
50:50peut-être une anecdote
50:51à ce sujet ?
50:53J'ai donné des cours
50:53de français
50:54dans la jungle
50:54de Calais
50:55j'ai aussi travaillé
50:55dans une association
50:56qui a accueilli
50:57des mineurs isolés
50:57étrangers
50:58et des demandeurs
50:58d'asile
50:59pendant deux ans
50:59je sais vraiment
51:01de quoi je parle
51:02quand je parle
51:02d'immigration
51:03d'immigration
51:05issue de plein
51:06de zones géographiques
51:08différentes
51:08une anecdote
51:12peut-être
51:12je la donne
51:13dans mon livre
51:13c'est un jeune afghan
51:15avec qui je travaillais
51:17quand j'étais
51:18dans ce foyer
51:19pour mineurs
51:19isolés étrangers
51:20qui un jour
51:21m'a dit
51:21mais tu sais
51:22les français
51:23ne comprennent pas
51:23ce qu'on vit
51:24les français
51:25n'ont aucune conscience
51:28des violences
51:28qu'on a subies
51:29de la part des talibans
51:30et qui comme pour
51:30poser une preuve
51:33sur la table
51:34a soulevé son t-shirt
51:35et m'a montré
51:36son torse
51:36criblé de balles
51:38mais néanmoins
51:39et donc c'est un petit
51:40pour qui j'avais
51:40beaucoup de tendresse
51:42mais qui néanmoins
51:42j'ai pu l'observer
51:43un rapport
51:44vraiment compliqué
51:46à l'autorité
51:47à la violence
51:48aux femmes aussi
51:50et ça vient de l'islam
51:51c'est quelqu'un
51:54qui me disait
51:54quand même
51:55un jour
51:55il me parlait
51:55de sa mère
51:56je lui ai demandé
51:56le prénom de sa mère
51:57il m'a dit
51:58mais d'où tu me demandes ça
51:59en fait
52:00en Afghanistan
52:01on ne demande pas
52:01le prénom
52:02de la mère
52:03de quelqu'un
52:03c'est comme si
52:04c'était trop obscène
52:05en fait
52:06c'est incompatible
52:09avec la France
52:10très intéressant
52:13votre livre
52:13les rives contraires
52:15j'aurais beaucoup
52:16de questions
52:16encore à vous poser
52:17notamment lorsque
52:19vous racontez
52:19que vous écoutiez
52:20Éric Zemmour
52:21et que lorsque
52:22vous n'étiez pas
52:22encore politisé
52:24et que ce qu'il disait
52:25vous parlait
52:26Éric Zemmour
52:27vous parlait
52:28même lorsque
52:28vous n'étiez pas
52:29politisé
52:30vous dites que
52:30c'est le premier
52:31que vous avez entendu
52:33mettre des mots simples
52:34sur les violences
52:35que vous subissiez
52:37Merci d'avoir été
52:39avec nous
52:40Marguerite Serne
52:40on aurait pu en parler
52:41pendant des heures
52:42mais je sais que vous êtes reçu
52:43par Mathieu Bocoté
52:43la semaine prochaine
52:44il semblerait
52:45il semblerait
52:46samedi
52:47restez avec nous
52:49et pour la dernière chronique
52:50de Mathieu
52:51le coup de poing
52:51de Mathieu Bocoté
52:52le PDG de TF1
52:53a précisé
52:54à Ouest France
52:55Mathieu
52:56la ligne éditoriale
52:57de son groupe
52:57qu'il veut mettre au service
52:58de la cohésion sociale
53:00cette position
53:01est consensuelle
53:02selon certains
53:03mais je devine
53:03qu'elle est moins
53:04qu'on ne le pense
53:05selon vous
53:06Alors citons
53:06la mission sociale
53:08de TF1
53:08c'est d'informer
53:09de contribuer
53:10au bon fonctionnement
53:11démocratique
53:11mais aussi
53:12d'être un acteur
53:13de la cohésion nationale
53:14je saute
53:15un peu un passage
53:16une société apaisée
53:17et soudée
53:18est une société
53:19dans laquelle
53:19on a envie
53:20de vivre ensemble
53:21nous on ne souhaite pas
53:22attiser les tensions
53:23ou souffler
53:23sur les braises
53:24extrait
53:26citation
53:26alors j'ai une série
53:27de questions
53:27en fait à poser
53:28au PDG de TF1
53:30on y dit
53:31une société soudée
53:32j'aimerais savoir
53:33autour de quel socle
53:33parce que soudée
53:34version Mélenchon
53:35sous des versions Macron
53:36sous des versions Zemmour
53:38sous des versions Le Pen
53:39c'est pas exactement
53:39le même socle
53:40première question
53:41deuxième
53:42il nous dit
53:43une société apaisée
53:44est-ce que ça ne consiste
53:44pas simplement
53:45à faire taire
53:46les débats
53:46qui dérangent
53:47l'idéologie dominante
53:49c'est une question
53:50à poser
53:50ensuite la polarisation
53:51objectivement
53:52est-ce que la polarisation
53:53aujourd'hui
53:53ce n'est pas seulement
53:54la traduction
53:55de désaccords réels
53:56dans le pays
53:57est-ce que faire taire
53:58les débats
53:59au nom de la fin
54:00de la polarisation
54:00est-ce que ce n'est pas
54:01autoritaire
54:02il nous parle
54:03du bon fonctionnement
54:04d'une société démocratique
54:05est-ce que ça veut dire
54:06la célébration
54:07du gouvernement
54:07des juges
54:08si je note
54:08que les juges
54:09se permettent
54:09de décapiter
54:10juridiquement
54:10la prochaine présidentielle
54:11est-ce que ça participe
54:12au bon fonctionnement
54:13démocratique
54:14selon M. TF1
54:15est-ce que l'assimilation
54:17de l'opposition nationale
54:18à l'extrême droite
54:18ça participe
54:19au bon fonctionnement
54:20d'une société démocratique
54:21et apaisée
54:22sous le signe
54:22du vivre ensemble
54:23je pose la question
54:24est-ce qu'une société
54:25parler des faits
54:26qui dérangent
54:27ça arrive souvent
54:28on nous dit
54:28des faits
54:28qui sont instrumentalisés
54:29est-ce que ça consiste
54:30à souffler sur les braises
54:32comme il nous le dit
54:32est-ce qu'une société
54:34apaisée
54:34c'est une société
54:35où on a fait taire
54:36les opposants
54:37ou une société
54:37où on a résolu
54:38avec les moyens nécessaires
54:40les problèmes
54:40qui conduisaient
54:41la société à la ruine
54:42et franchement
54:43je terminerai là-dessus
54:44devant la submersion démographique
54:46devant l'islamisation
54:47devant la délinquance conquérante
54:48devant la perte de souveraineté
54:49mais je n'ai pas envie
54:50du tout d'être apaisé
54:51franchement
54:52être apaisé
54:53devant la catastrophe
54:54c'est l'autre nom
54:54d'une forme de suicide
54:56du paresseux
54:56et de ce point de vue
54:58il se peut que ce qu'on présente
54:59ici comme un appel
55:00à la cohésion nationale
55:01et sociale
55:01ce soit l'autre nom
55:02de l'autoritarisme
55:03thérapeutique
55:04et doux
55:04pour faire taire
55:05les débats
55:05qui pourtant doivent se faire
55:07merci pour ce coup de pain
55:09Mathieu Beaucouté
55:10merci encore
55:10Marie-Einster
55:11d'avoir été avec nous
55:12les rives contraires
55:13qui vient d'être publiées
55:15elle raconte
55:16un récit autobiographique
55:19et son passage
55:19de la gauche
55:20à la droite
55:20et surtout
55:21le prix psychologique
55:22et social
55:22de ce basculant
55:24merci à tous
55:24dans un instant
55:25Pascal Proleur
55:26des Pro2
55:27d'abord le JT de 20h
55:29Isabelle Piboulot
55:30à la une
55:31le Premier ministre
55:32a choisi le 49-3
55:34pour faire adopter
55:35son sans vote
55:36le budget de l'Etat
55:37décision prise
55:38avec regret
55:39et amertume
55:40dit Sébastien Lecornu
55:41le 49-3 sera activé
55:43dès demain
55:44sur le volet
55:44recettes du projet
55:46de loi de finances
55:47selon Emmanuel Macron
55:48la copie budgétaire
55:49proposée par le chef
55:50du gouvernement
55:51garantit la stabilité
55:53et permet au pays
55:54d'avancer
55:54la France Insoumise
55:55et le Rassemblement
55:56National
55:57comptent déposer
55:58une motion de censure
55:59chacun
55:59le narcotrafic
56:01toujours d'actualité
56:025 Colombiens
56:03lourdement armés
56:04ont été arrêtés
56:05près de la gare
56:05de Lyon-Perrache
56:06la nuit dernière
56:07ils sont soupçonnés
56:08d'avoir voulu commettre
56:09un règlement de compte
56:11pour des narcotrafiquants
56:124 individus
56:13âgés de 25 à 30 ans
56:15ont été interpellés
56:16à bord d'une voiture volée
56:18un cinquième homme
56:19lui se trouvait
56:20dans un appartement
56:21et soupçonné
56:21d'avoir servi
56:22de planques au commando
56:23assassinat du père
56:25Olivier Maire
56:26en 2021
56:27le procès du principal
56:28suspect s'est ouvert
56:30devant la cour d'assises
56:31de Vendée
56:32Emmanuel Abaizenga
56:34ressortissant rwandais
56:35de 45 ans
56:36a tenu à garder
56:37le silence
56:38précédemment interné
56:39en psychiatrie
56:40il avait déjà été
56:41incarcéré
56:42dans le cadre
56:42de l'enquête
56:43sur l'incendie
56:44de la cathédrale
56:45de Nantes
56:45en 2020
56:46un an plus tard
56:47le corps d'un prêtre
56:48âgé de 61 ans
56:50est retrouvé
56:50ensanglanté
56:51dans le bâtiment
56:52où le suspect
56:52était hébergé
56:53le verdict est attendu
56:55jeudi
56:55les discussions à Paris
56:57sur l'avenir institutionnel
56:58de la Nouvelle-Calédonie
57:00se concluent
57:00par un nouvel accord
57:01une signature complémentaire
57:03à l'accord de Bougival
57:04signé en juillet dernier
57:06qui prévoit
57:07la création
57:07d'un état calédonien
57:08mais sans perspective
57:09de souveraineté totale
57:11Emmanuel Macron
57:12a aussi annoncé
57:13la signature
57:14d'un protocole financier
57:15dans la soirée
57:16trois jours de deuil
57:18national
57:18en Espagne
57:19après l'accident
57:20ferroviaire
57:21survenu hier soir
57:22le drame en Andalousie
57:23a fait au moins
57:2440 morts
57:25et plus de 120 blessés
57:26un bilan provisoire
57:28un train
57:29qui a assuré
57:29la liaison
57:30Malaga-Madrid
57:31a déraillé
57:32avec à son bord
57:33des centaines
57:33de passagers
57:34le déraillement
57:35a provoqué
57:36une collision
57:36avec un second train
57:38le chef du gouvernement
57:39espagnol
57:39promet une transparence
57:41absolue
57:41sur les causes
57:42de l'accident
57:43les européens
57:44continuent de faire bloc
57:46face aux menaces
57:46de surtaxes douanières
57:48de Donald Trump
57:49un sommet extraordinaire
57:50des dirigeants
57:51des 27
57:52doit avoir lieu jeudi
57:53les différentes ripostes
57:55envisageables
57:55vont être étudiées
57:56Emmanuel Macron
57:57avait proposé hier
57:59l'activation
57:59de l'instrument
58:00anti-coercition
58:01de l'Union Européenne
58:03pendant ce temps
58:05les marchés
58:05boursiers européens
58:06sont dans le rouge
58:07les tensions
58:08autour du Groenland
58:09seront sur la table
58:10du G7
58:11mercredi
58:12la France invite
58:13les ministres
58:13des finances
58:14des pays membres
58:15à aborder le sujet
58:16en visioconférence
58:17ainsi que le soutien
58:19à l'Ukraine
58:19pour riposter
58:20nous n'excluons rien
58:22affirme le ministre
58:23français
58:23de l'économie
58:24passe une bonne soirée
58:27sur CNews
58:28tout de suite
58:28l'heure des pros
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