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Les personnels de Radio France protestent contre le recrutement d'un responsable du magazine Valeurs actuelles, Charles Sapin, accusé par les syndicats de porter des idées d'extrême droite.
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00:00Nous sommes avec le député Charles Aloncle, le député UD, rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:06Bonjour Charles Aloncle.
00:07Bonjour.
00:07Vous avez plus vu sur les plateaux, la plateau télé depuis cette commission d'ailleurs ?
00:11Effectivement, je crois que le dernier média que j'ai fait, c'était dans les jours qui ont suivi la
00:14publication du rapport.
00:15Et puis après, je me suis un peu tenu à l'écart, notamment pour rédiger un livre.
00:20J'ai passé beaucoup de temps sur ce livre.
00:21Mais oui, c'est le premier média que je fais à l'occasion de la rentrée.
00:25Je jure de dire toute la vérité.
00:26Le livre sort le 30 septembre chez Fayard.
00:28Vous allez dire toute la vérité là ce soir ?
00:30Mais oui, mais comme depuis le début.
00:31Et je crois aussi que c'est pour ça que les Français se sont pris d'intérêt pour certains sur
00:36les travaux de la commission d'enquête.
00:37Parce qu'il y a eu des révélations, il y a eu une exigence de vérité.
00:40Il y a eu une insistance aussi par ma méthode qui a fait que les travaux parlementaires étaient au service
00:45des intérêts des Français.
00:46On résume souvent le travail des députés au vote de la loi.
00:48On a aussi pour obligation d'évaluer les politiques publiques et contrôler l'action du gouvernement.
00:53Et pendant ces six mois, c'est ce qu'on a essayé de faire sur les 4 milliards de mois
00:56d'argent public.
00:56– Les personnels de Radio France ont voté aujourd'hui le principe d'une nouvelle journée de grève lundi prochain,
01:02toujours pour protester contre le recrutement de Charles Sapin,
01:04qui est le directeur adjoint à la rédaction de Valeurs Actuelles, pour une chronique le dimanche matin.
01:09Vous soutenez la direction de France Inter qui, pour l'instant, ne lâche pas ?
01:12– J'ai l'impression que la direction de France Inter a compris qu'il y avait une obligation légale.
01:17Alors c'est bien de le découvrir maintenant,
01:19mais il y a des obligations légales qui sont des principes à valeur constitutionnelle.
01:22Ce n'est pas n'importe quoi, ce sont des piliers importants, notamment de notre démocratie.
01:27Les Français, tous les Français payent pour un service public de l'audiovisuel,
01:30et ils doivent à ce service public l'impartialité, le pluralisme, l'honnêteté de l'information,
01:36bref, la neutralité.
01:37Donc c'est aussi important que sur les antennes de Radio France,
01:39comme sur celles de France Intervision, on puisse entendre toutes les voix, toutes les opinions.
01:44Pendant ces six mois, on a consacré une partie de cette commission à interroger ce pluralisme d'opinion.
01:50Je vois malgré tout qu'après cette commission d'enquête,
01:54certains chez Radio France s'insurgent contre une chronique de près de deux minutes,
01:59diffusée en plus le dimanche matin, donc j'imagine que l'audience n'est pas très forte,
02:03par un journaliste qu'on ne peut pas en plus...
02:05– Comment vous expliquez cette grève d'un l'Europe ?
02:07– Parce que j'ai l'impression qu'il y a une forme de dérive un peu totalitaire
02:10qui fait que dans ces scénacles-là, quand une opinion est divergente,
02:14quand une opinion est contradictoire, quand elle est par exemple de droite,
02:18elle devient insupportable. Alors qu'il faut quand même rappeler à tout ce personnel,
02:22notamment de Radio France, qu'ils sont payés par l'argent de tous les Français
02:25et qu'à ce titre-là, ils ont des obligations légales.
02:28Il y a des éditorialistes de gauche...
02:30– Vous dites dérive totalitaire, c'est fort quand même.
02:32– Non mais si, monsieur, je pense qu'à partir du moment...
02:34– Où est-ce que vous voyez à la fois la dérive et le totalitarisme ?
02:37– Parce que je pense qu'à partir du moment où on commence à censurer une opinion
02:40parce qu'elle n'est pas conforme à ce qu'on peut penser alors qu'on est payé
02:44par l'intégralité de l'impôt des Français, je trouve qu'il y a une forme
02:48de dérive assez inquiétante. Il est important aussi que la direction
02:51de Radio France tienne. Voilà, donc tout ça pour dire que pendant six mois,
02:55j'étais accusé des pires mots, j'étais accusé de réaliser un procès maccartes
02:58pour oser simplement interroger le respect du pluralisme qui est un objectif à valeur.
03:03– Donc vous dites en fait que le recrutement de chartes sapins
03:06est la preuve que Radio France a compris le message ?
03:08– Je pense que Radio France sait désormais qu'il doit aller vers plus de pluralisme.
03:13J'ai pu voir par exemple au cours de l'été que l'Arcom avait mis en garde Radio France
03:18parce qu'ils se sont rendus compte, je l'avais dénoncé lors de la commission d'enquête,
03:21que lors d'une période électorale importante, lors de la période de campagne des municipales,
03:2660% du temps de parole du RN était diffusé la nuit, de minuit à 6h du matin
03:31sur l'antenne de France Inter et 70% du temps de parole du RN
03:35était diffusé sur l'antenne de France Info de minuit à 6h du matin.
03:38Donc on voit qu'à cette obligation légale, il y a un certain nombre de détournements préoccupants.
03:43La direction de Radio France a semblé considérer qu'il y avait des efforts à faire
03:47mais bon, deux minutes de temps d'antenne sur 160 heures, on ne peut pas dire que c'est une
03:52révolution.
03:52– Oui mais le pluralisme, les syndicats ne sont pas contre
03:54mais ils disent que ça ne peut pas aller jusqu'aux idées d'extrême droite,
03:58notamment dans un journal Valeurs Actuelles qui a été condamné pour racisme.
04:03– Non mais sauf que, pardon, mais Charles Sapin, pour ceux qui le connaissent,
04:07j'imagine que vous le connaissez bien, a fait ses armes dans bien d'autres journaux.
04:11– Et aujourd'hui, il porte cette rédaction, il porte la rédaction de Valeurs Actuelles.
04:16– Il n'a rien à voir par ailleurs avec la condamnation de Valeurs Actuelles
04:19qui date de plusieurs années durant et on voit très bien qu'il y a une forme de dérive de
04:24censure,
04:24les mêmes qui, il y a plusieurs décennies, nous disaient qu'il est interdit d'interdire.
04:28À partir du moment où on a des opinions un peu divergentes ou contradictoires,
04:31on doit être forcément…
04:32– Toutes les opinions se valent ?
04:33– Mais en tout cas, toutes les opinions qui respectent la loi,
04:36toutes les opinions qui sont dans un cadre…
04:38– Ah là, du coup, Valeurs Actuelles n'avaient pas respecté la loi.
04:39– Mais non, mais Charles Sapin n'a rien à voir avec ça.
04:42Il a fait deux chroniques sur France Inter, un dimanche.
04:45La première, je crois, parlait de la dette, la deuxième parlait de l'IA,
04:48c'était des chroniques qui n'étaient en rien condamnables.
04:51Et du jour au lendemain, parce qu'il travaillait pour un média
04:54qui peut être classé de droite, il a été interdit d'antenne
04:56par un certain nombre de personnes payées par notre argent public.
04:59– Mais Charles Sapin, en arrivant à Valeurs Actuelles,
05:02il sait où il met les pieds.
05:03Il sait qu'il met les pieds dans un journal qui a été condamné pour racisme,
05:06il pourrait très bien dire non, ça, j'en veux pas.
05:08Il sait que l'un des actionnaires, c'est aussi M. Sterrin,
05:12qui est dans des valeurs très conservatrices, très traditionnelles, extrême droite.
05:18Donc ça veut dire qu'il valide tout ça quand même, Charles Sapin.
05:21– Mais Charles Sapin a le droit de travailler pour des médias d'opinion,
05:26des médias qui sont catégorisés à gauche, des médias qui sont catégorisés à droite.
05:31Il n'y a aucun sujet là-dessus.
05:33Et quand on voit, en fait, au-delà du cas, Charles Sapin…
05:36– Attendez, mais Valeurs Actuelles n'a pas été condamnées pour racisme,
05:38ce n'est pas une opinion.
05:39– Mais Charles Sapin n'en a rien à voir avec ça.
05:41– Il n'était pas membre de Valeurs Actuelles, ça colle au journal quand même.
05:45– Ce journal a été considéré comme raciste à une opinion.
05:47– Non, mais Valeurs Actuelles, vous prenez toutes les unes, vous prenez tous les dossiers,
05:50vous prenez les chroniques de Charles Sapin, les deux premières chroniques qu'il a faites
05:53sur France Inter, elles sont parfaitement irréprochées.
05:55– Donc c'est un procès d'intention ?
05:56– C'est un procès d'intention à l'évidence.
05:58Et au-delà de ça, pendant les six mois de la commission d'enquête,
06:01on a cherché notamment à voir s'il n'y avait pas une forme de réflexe un peu systémique.
06:06Et quand on regarde, vous prenez le numéro 2 de France Télévisions,
06:10M. Sid Mongomes, avant d'être recruté chez France Télévisions,
06:13il n'avait travaillé que chez Europe Écologie Les Verts.
06:16Vous prenez le numéro 2 de Radio France, M. Mellet,
06:19qu'il se décrit dans un portrait de Libération, il explique que dans une autre vie,
06:22il aurait été un cadre du Parti Socialiste.
06:24Vous prenez le directeur des antennes de la production et des programmes jeunesse
06:28de France Inter, Bertrand Rutili, vous regardez ses réseaux sociaux,
06:31il écrit « la jeunesse emmerde le Front National ».
06:34Donc le responsable des programmes de la jeunesse de France Inter,
06:38payé par l'impôt de tous les Français, explique à titre personnel sur ses réseaux sociaux
06:42« la jeunesse emmerde le Front National ».
06:44Vous prenez la responsable de la cellule de fact-checking de France Télévisions,
06:47sur France Info et sur France Info.
06:48Ça, c'est de la liberté d'expression, il a le droit de dire ce qu'il veut sur les
06:51réseaux sociaux.
06:51Mme Linlan Dao, elle est tête d'affiche d'un meeting de la France Insoumise
06:56en novembre dernier avec le député insoumis François Picmal.
06:59Donc vous voyez malgré tout qu'il y a une forme de réflexe un peu systémique
07:03chez France Télévisions et chez Radio France,
07:05de personnes qui considèrent que toute opinion divergente ou contradictoire,
07:10encore plus si elle est marquée à droite, n'a pas le droit de citer,
07:13alors que ces gens-là sont payés par l'ensemble des Français.
07:16Il est temps de faire respecter la loi chez Radio France et chez France Télévisions.
07:20Mais le livre que vous sortez donc, qui va revenir sur votre travail
07:23au sein de cette commission d'enquête sur les réseaux publics,
07:26nous n'avons pas lu parce qu'il sort le 30 septembre, personne ne l'a lu pour l'instant,
07:28mais ça va être un livre de règlement de comptes.
07:30Vous allez notamment régler vos comptes vis-à-vis du président de cette commission,
07:35M. Patrier Lettus, vis-à-vis de ceux que vous avez auditionnés, comme Xavier Niel ?
07:39Non, aucun règlement de compte.
07:41En fait, il se trouve que pendant ces six mois de commission d'enquête que vous avez couvert,
07:44vous avez pu voir que j'étais sur une forme de ligne de crête
07:47où les travaux, l'ensemble des travaux de la commission d'enquête,
07:50nos auditions, les comptes rendus et le rapport pouvaient être censurés.
07:53Ils ont failli être censurés à une seule voix.
07:55Donc toute vérité n'était pas bonne à dire pendant ce temps-là.
07:59J'ai été obligé de ménager une partie aussi de certains groupes politiques
08:03pour leur faire voter pour la publication du rapport.
08:06Donc maintenant, je savais qu'une fois que ces travaux seraient terminés,
08:09je pourrais dire toutes ces vérités-là, je pourrais raconter les coulisses,
08:12je pourrais raconter les pressions, je pourrais raconter aussi les compromissions.
08:15Et donc, une fois que la mission avait été accomplie de voter le rapport,
08:19de préserver les auditions et les vidéos, le temps de la vérité était…
08:23Alors justement, la vérité, c'est de régler des comptes avec Xavier Niel,
08:27en tout cas de ne pas l'épargner.
08:29Où est-ce que vous avez suivi les conseils de Sarah Knafo ?
08:32Parce que selon le cadre enchaîné, Sarah Knafo vous a demandé de retirer ces pages
08:38concernant Xavier Niel.
08:40Alors, les informations du cadre enchaîné ne sont pas bonnes, ne sont pas vraies.
08:45D'ailleurs, peu de jours, peu de temps avant qu'ils aient sorti leur article,
08:48ils n'ont pas dénié m'informer ou en tout cas me poser la question.
08:53Donc ce qu'ils ont sorti n'est pas exact.
08:56En l'occurrence, Sarah Knafo n'a pas demandé
08:58« Est-ce que je retire des passages sur le vieux chiffre éventuel ? »
09:01Non, non. Vous lirez le livre.
09:04Je serais ravi d'ailleurs de vous l'envoyer,
09:05comme à d'autres journalistes, quelques jours avant qu'il sorte.
09:07Il sort le 30 septembre.
09:09Vous verrez qu'il y a un certain nombre de révélations importantes
09:11qui, je pense aussi, démasqueront un certain nombre de personnes,
09:15pas forcément à gauche, pas forcément des responsables de l'auditiel public,
09:18mais des personnes qui peuvent être aussi enligées
09:21dans une forme de droite libérale élargie.
09:23Donc c'est simplement un livre qui raconte six mois de quotidien d'un rapporteur
09:28qui essaye aussi de faire entendre la voix des Français
09:30et qui essaye de vérifier où vont ces 4 milliards d'euros d'argent public
09:34parce que c'est une somme qui est importante.
09:35Et à l'aune aussi du vote du budget,
09:38ça fait des années qu'on demande toujours plus d'efforts aux Français,
09:40il est bon de vérifier que la dépense publique peut gagner en efficacité.
09:44Justement, parce que vous l'avez dit, pendant six mois,
09:46cette commission a beaucoup fait parler d'elle.
09:47Donc on a un peu remonté le temps avec Raphaël Grabli
09:50dans l'effet Grabli, justement.
09:53Bonsoir Raphaël.
09:54Cette commission d'enquête a fait aussi,
09:56ça c'est aussi votre spécialité mon cher Raphaël,
09:58elle a fait de Charles Lalong, du député UDR,
10:01une star des réseaux sociaux.
10:03On peut dire que c'est un coup de maître, Charles Lalong,
10:04des millions de vues sur X, sur YouTube, sur TikTok,
10:07grâce à des centaines d'extraits taillés sur mesure
10:10pour les réseaux sociaux.
10:11Et des visuels comme celui-ci,
10:13publié sur votre compte Instagram fin 2025,
10:15ils annoncent la couleur.
10:16Fin de la récré, les cibles elles sont assez claires.
10:17Delphine Arnaud, donc la présidente de France Télévisions,
10:20Léa Salamé ou Patrick Cohen.
10:21Vous savez aussi provoquer l'indignation en évoquant,
10:24par exemple, un chiffre assez stupéfiant,
10:27126 000 euros de frais de cocktail par jour
10:30chez France Télévisions.
10:31Alors ce chiffre, ça c'est un de vos tweets le 12 novembre 2025.
10:34Vous l'attribuez à la Cour des comptes,
10:37vous l'évoquez aussi dans de nombreuses interviews.
10:39C'est même d'ailleurs votre deuxième vidéo TikTok.
10:41Il a été repris par BFM TV d'ailleurs.
10:42Il avait été repris le jour de la publication du rapport
10:44par vos confrères sur BFM TV.
10:46Pas à ma connaissance, mais enfin,
10:48c'est même donc votre deuxième vidéo la plus vue sur TikTok.
10:50Effectivement, un détail près,
10:52c'est que ce chiffre, il est totalement faux,
10:54il est bidon.
10:55Aucun frais de cocktail, d'ailleurs évoqué
10:57dans le rapport de la Cour des comptes.
10:58Ce sont des frais de réception, pardon.
11:00Non, il correspond à d'autres frais.
11:01Des frais de réception et de mission.
11:03Alors des repas.
11:03C'est ce qui est écrit exactement dans le rapport de la Cour des comptes.
11:06Oui, page 160.
11:07Donc c'est bien plus large que ça
11:09et ce n'est absolument pas des frais de cocktail.
11:11Le mot cocktail n'existe même pas dans le rapport de la Cour des comptes.
11:13Oui, parce qu'ils le traduisent en français.
11:15Et pour cartonner en ligne,
11:16vous avez pu compter sur un soutien de taille,
11:18le média d'extrême droite Frontier,
11:20près de 600 000 abonnés sur YouTube,
11:22qui a diffusé vos auditions par dizaines.
11:24J'ai compté une centaine d'heures d'auditions au total,
11:27un million et demi de vues.
11:29Alors ce que vous ne rappelez pas forcément,
11:30et ce que vous ne rappelez pas forcément ce média,
11:31c'est que Frontier, ce n'est pas n'importe quel média par rapport à vous,
11:34puisque l'un de ses principaux actionnaires
11:36n'est autre que Géraud Verny,
11:38également député et cadre de votre parti UDR.
11:41Et votre stratégie, en tout cas, elle est payante.
11:43Ce dimanche, vous étiez en première ligne,
11:45juste derrière Marine Le Pen pour son discours de rentrée.
11:48Mais j'ai quand même une question, Charles Aloncle.
11:49Votre livre, il s'appelle « Je jure de dire toute la vérité ».
11:52Est-ce que ça veut dire que vous avez changé ?
11:55Alors, le titre du livre,
11:56merci de me poser la question sur ce sujet.
11:58En fait, pourquoi j'ai choisi ?
11:59Parce que j'ai été confronté,
12:01on a fait près de 70 auditions.
12:02Il y a un moment un peu solennel,
12:04une commission d'enquête,
12:04ce n'est pas simplement une mission d'information,
12:06il y a un cadre solennel.
12:07On doit prêter serment.
12:08Et si on le ment,
12:10eh bien, on est passible de près de 50 présents
12:12et 75 000 euros d'amende.
12:14Donc, c'est un cadre solennel.
12:15Et j'ai vu beaucoup de personnes défiler,
12:17près de 200,
12:18jurer de dire la vérité,
12:20toute la vérité, rien que la vérité,
12:22mais se compromettre dans un certain nombre de mensonges
12:24une fois l'audition démarrée.
12:26Donc, j'ai voulu reprendre ce titre-là aussi
12:27pour raconter les coulisses,
12:29raconter certaines pressions,
12:30raconter certaines compromissions
12:32et expliquer que même quand on est un responsable public
12:35pour se protéger,
12:36en commission d'enquête,
12:37alors qu'on risque près de 5 ans de prison,
12:39on peut en venir à raconter des mensonges.
12:42Donc, c'est ce que je dévoile dans ce titre-là.
12:45Après, vous savez,
12:45je pense qu'il est temps de faire un vrai devoir de vérité.
12:48Les Français n'ont jamais autant payé,
12:51les Français n'ont jamais autant contribué
12:52aux services publics,
12:54les Français n'en voient pas la couleur,
12:55que ce soit à l'hôpital,
12:56que ce soit pour la justice,
12:57que ce soit pour l'école,
12:58pour l'audiovisuel public.
12:59C'est aujourd'hui la même chose.
13:00Quand on voit que Radio France
13:01se met en grève
13:03alors qu'on est tous
13:04des millions de Français
13:06à payer
13:06pour écouter les antennes
13:08de Radio France
13:08qui se mettent en grève
13:09pour une chronique
13:10de 2 minutes par semaine,
13:11on se dit qu'on peut
13:12trouver un peu plus d'efficacité
13:13aussi dans la dépense publique.
13:14Est-ce qu'il faut mentir pour ça ?
13:14Est-ce qu'il faut accepter
13:15de mentir sur les réseaux sociaux
13:16pour se mettre en avant ?
13:20La garantie,
13:21notamment entre des élus
13:22et les Français
13:23qui votent pour nous,
13:24c'est évidemment
13:25une exigence de vérité.
13:26Et ce livre, d'ailleurs,
13:27poursuit cette exigence de vérité.
13:29Toutes ces auditions
13:30l'ont poursuivie.
13:31Et je crois aussi
13:32que les Français,
13:32par nos auditions,
13:33ont pu apprendre
13:34un certain nombre de choses
13:35qui étaient jusqu'à présent
13:37occultées.
13:38On a mis...
13:39La commission d'enquête
13:40était la première
13:41sur l'audiovisuel public
13:43depuis la Ve République.
13:46On a attendu 9 ans
13:47pour que la Cour des comptes
13:48remette d'une certaine façon
13:49son nez dans les comptes
13:50de France Télévisions.
13:51Donc ça faisait longtemps
13:52qu'on n'avait pas audité
13:53les comptes de Radio France
13:54et de France Télévisions.
13:56Et croyez-moi,
13:56ce n'est pas un luxe.
13:57Ce week-end,
13:57on vous a vu derrière
13:58Marine Le Pen,
13:59bien placée ?
14:00Ça veut dire que
14:01vous serez son ministre
14:03de l'audiovisuel
14:04si jamais elle est élue
14:05dans 8 mois ?
14:06Non, pas du tout.
14:08Moi, j'étais là...
14:09Non, pas du tout.
14:10On la garde, celle-là ?
14:12Non, pas du tout ?
14:13Pourquoi non ?
14:13Il n'y a aucune promesse,
14:15il n'y a aucune demande.
14:15Je ne suis candidat à rien.
14:17J'appartiens au groupe UDR.
14:18Mais vous la soutenez ?
14:19Évidemment.
14:20Éric Sauty l'a rappelé,
14:21d'ailleurs,
14:22lors de notre rentrée à Nice.
14:23On soutient le Rassemblement National,
14:25on soutient Marine Le Pen
14:27dans le cadre de l'élection présidentielle,
14:28on soutient ce duo avec...
14:29Vous auriez préféré soutenir
14:31Jordan Bardella,
14:32qui est peut-être plus proche,
14:33notamment sur le plan économique,
14:35de vos idées,
14:36de celles d'Éric Sauty ?
14:37On a une totale confiance en Marine Le Pen.
14:39Ça fait un peu plus de deux ans
14:41qu'on travaille avec elle.
14:42L'autre, c'était la même chose.
14:43Comme présidente...
14:43En fait, on...
14:44Ce n'est pas ma question.
14:45Est-ce que vous auriez préféré
14:45Jordan Bardella ?
14:47Enfin, Marine Le Pen
14:48et Jordan Bardella
14:49ont des compétences
14:50totalement complémentaires.
14:51On sait qu'on s'engage aussi
14:52derrière un binôme.
14:53Elle et Fléchet, en tout cas,
14:55se présentent pour être
14:56présidente de la République.
14:56On en est ravis.
14:57Jordan Bardella,
14:58pour être Premier ministre
14:59à Matignon,
15:00on en est ravis.
15:00Ils apportent aussi
15:01des compétences différentes.
15:03Et pour vous dire,
15:04ça fait plus de deux ans
15:05qu'on travaille avec Marine Le Pen
15:06qui est présidente de groupe
15:07du Rassemblement national.
15:08Derrière,
15:09Eric Sauty
15:09qui est présidente de groupe
15:10à l'UDR.
15:11On a une confiance qui est totale.
15:12Oui, mais vous,
15:12Charles Lalong,
15:13vous qui êtes avocat,
15:14ça ne vous gêne pas
15:15qu'une candidate
15:17condamnée en appel
15:18puisse se présenter
15:19et rentre à l'Élysée
15:22sous la menace
15:23d'un brassé électronique ?
15:25Vous savez,
15:26toute personne a droit
15:27à la présomption d'innocence.
15:29Les voies de recours
15:30ne sont pas épuisées,
15:32je pense,
15:32mais je crois qu'on a
15:34pas suffisamment de temps,
15:35mais je pense aussi
15:36que si on faisait preuve
15:37de davantage de vérité,
15:38on verrait que ce qui est reproché,
15:40notamment alors que pour l'instant
15:41le jugement n'est pas terminé,
15:43honnêtement,
15:44on a des associations parlementaires
15:46qui ont travaillé
15:48à la fois pour le parti
15:49et à la fois pour le député
15:50pour qui il travaillait,
15:51on ne peut pas considérer ça
15:52ni comme un enrichissement personnel,
15:54ni comme un détournement
15:55de fonds publics.
15:57Donc très honnêtement,
15:58on attend que la justice
15:59fasse son travail,
16:00aille au bout aussi
16:01des voies de recours.
16:02On a une totale confiance
16:03en Marine Le Pen
16:04et tout ça pour vous dire
16:05que ma présence
16:07au meeting d'Édouard Beaumont
16:07était aussi le témoignage
16:08du soutien et de l'alliance
16:09avec l'UDR.
16:11On ne l'a jamais caché.
16:12On croit à l'union des droites,
16:14c'est d'ailleurs
16:14le fondement de notre cil,
16:16l'union des droites
16:17pour la République
16:17et on aimerait aussi
16:18que ceux qui nous parlent
16:19d'union des droites
16:20matin, midi et soir
16:21arrêtent de diviser les voies
16:23et se rassemblent
16:23derrière une candidate
16:24qui je crois
16:25est entre 32 et 35 %
16:27des voix au premier temps.
16:27On appelle à Bruno Retailleau ?
16:28Oui, à Bruno Retailleau
16:30et à bien d'autres.
16:31Je pense qu'on a une chance
16:33historique, enfin,
16:34de proposer une alternance
16:35pour les Français.
16:36Ils l'attendent
16:37depuis 15 ans.
16:38On voit à quel point
16:39il y a un espoir immense
16:41qui est en train
16:41de se lever dans tout le pays.
16:43Donc, il faut faire fi
16:44des considérations personnelles,
16:45des égaux des uns
16:46et des autres.
16:47Il faut soutenir Marine Le Pen
16:48et on le fera
16:49à 100 % dans cette campagne.
16:50Olivier, rappelez
16:50que vous êtes avocat.
16:52Vous êtes normalement
16:52l'invité ce soir
16:53de la conférence Berrier
16:54qui est organisée
16:55par la conférence des avocats
16:56au barreau de Paris.
16:57Un concours d'éloquence.
16:59Mais pour plusieurs
16:59de ses membres,
17:00votre présence,
17:01c'est une faute morale
17:02et un reniement
17:02des principes essentiels
17:03de la profession.
17:04Vous y serez quand même
17:05ce soir ou pas ?
17:05C'est à 19h30.
17:06Je suis plutôt entrepreneur,
17:08avocat de la cause des Français,
17:10de la cause du peuple
17:11depuis que je suis élu.
17:13Entrepreneur,
17:14mais simplement,
17:14effectivement,
17:15j'ai été invité
17:16par le barreau de Paris.
17:17J'ai vu que ça avait pu susciter
17:19mais je crois
17:19qu'il y a une vingtaine
17:20de signataires
17:21qui sont tous étiquetés
17:22la France Insoumise.
17:23Évidemment que j'y serai
17:23parce que j'ai été invité
17:26au nom notamment
17:26du pluralisme.
17:28C'est important
17:28de défendre nos idées
17:29et de nos valeurs
17:30partout.
17:31Et à ce titre-là,
17:33vous savez,
17:33entre ceux qui signent
17:34des tribunes,
17:35notamment contre Charles Sapin,
17:36ceux qui signent
17:37des tribunes
17:37contre ma présence
17:38dans un sénacle
17:39du barreau de Paris,
17:40les censeurs aujourd'hui
17:41sont légions.
17:42Il est temps qu'ils écoutent
17:43des aussi divergentes.
17:44C'est aussi ça
17:45la définition de la démocratie.
17:46Merci.
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