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  • il y a 6 minutes
À Véron, une enseignante a reçu des menaces de mort. Steve Campagne, maire de Véron, a affirmé : «d'un point de vue de la famille et du corps enseignant, la confiance est rompue.»

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Transcription
00:00Ce qui vous a été reproché, c'est de dire que vous excluez les enfants, c'est-à-dire que
00:05ce qui vous a été reproché, c'est de reporter la faute sur les enfants au lieu des parents.
00:09Oui, mais en réalité c'est faux. En réalité c'est faux. Comment voulez-vous ?
00:12Les enseignants ont fait, il y a quelque temps, une remontée d'informations préoccupantes.
00:17C'est-à-dire qu'après ça, il y a les services sociaux qui font une enquête parce qu'il
00:20y avait des faits suffisamment graves qui ont été remontés aux enseignants par les enfants.
00:24Et à la suite de ça, évidemment, les services sociaux se sont mobilisés.
00:27Les parents ont conservé, et au fond c'est peut-être assez naturel, une forme de défiance vis-à-vis
00:32du corps enseignant qui avait procédé à ces dénonciations.
00:35Et puis dans la foulée, il y a ces menaces de mort.
00:38Moi ce que je dis aujourd'hui, c'est que d'un point de vue de la famille vis-à
00:41-vis du corps enseignant, il n'y a plus la confiance, visiblement.
00:43La confiance est plus que rompue.
00:46Et demain, les enseignants ne vont pas vous dire qu'ils ne veulent plus accueillir les enfants.
00:49Parce que quand le directeur académique me dit, je vais demander à la directrice de l'école si elle veut
00:52bien encore accueillir les enfants, mais elle ne dira jamais non.
00:54Mais la vérité, c'est que demain, elle ne se comportera plus jamais de la même façon avec ses enfants.
00:59Quand il y aura une sortie scolaire, qu'il faudra reprendre les enfants parce qu'ils se comportent mal, quand
01:03il faudra faire le point sur les résultats scolaires, elle ne le fera plus.
01:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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