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  • il y a 26 minutes
Les syndicats de police ont appelé à manifester ce mardi 15 septembre pour dénoncer le manque de moyens et de reconnaissance les concernant, mais aussi pour exprimer leur "colère".

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Transcription
00:00C'est qu'il y a eu une ouverture d'esprit et une prise de conscience de la situation.
00:04Il a vu la manifestation, il a vu la colère des policiers.
00:08J'espère qu'il l'a comprise, en tout cas nous il nous l'a dit.
00:11Il nous a demandé un délai de réflexion, il y a une enveloppe budgétaire.
00:14Il a dit laissez-moi quelques jours, je travaille sur un plan.
00:17On lui a dit ok pour quelques jours, je vous résume assez rapidement.
00:20Si dans quelques jours ça n'avance pas, le rapport de force il le sait, il va s'antissifier.
00:25Il a déjà commencé le 30 juin, on est au 15 septembre, on continuera.
00:29Je lui ai parlé des gilets bleus, je lui ai parlé de gripper le système,
00:33je lui ai parlé des différents événements qu'il risquait d'avoir au fil du temps
00:37et je lui ai évidemment parlé d'autres mobilisations parce qu'on était prêts à faire une, deux, trois manifestations
00:41s'il le fallait
00:42mais que le rapport de force il n'allait pas faiblir, il allait s'amplifier et que tôt ou tard
00:45on allait se mettre autour de la table.
00:47Donc ça s'est mieux passé que le 4 septembre dernier, vous étiez ressenti très déçu de cette réunion.
00:51Mais disons que ça s'est mieux passé que le 4 septembre dernier, pourquoi ?
00:54Parce que déjà le 30 juin on a manifesté, il ne nous a pas reçu.
00:57Il ne nous a reçu que le 4 septembre.
00:58Là aujourd'hui il s'aperçoit qu'il faut nous recevoir de suite.
01:01Donc c'est important et c'est à souligner.
01:02Maintenant ça ne suffit pas, on n'est pas là pour se faire endormir.
01:06On n'acceptera pas de se faire endormir.
01:08Le rapport de force il le connaît, il connaît très bien la fonction, il connaît très bien la police.
01:12Il sait ce qu'on est capable de faire et on défendra les collègues jusqu'au bout.
01:16On lui a parlé de la prime de risque.
01:17La dernière fois qu'on a été augmenté sur la prime de risque, il était là.
01:20C'était Solaire Castaner et il était secrétaire d'Etat.
01:22Là, c'était qu'un point.
01:24On demande de passer de 28,5% à 35%.
01:26On va continuer à se battre.
01:28Et comme je lui ai dit, vous savez comment ça va se finir.
01:30Parce que d'une façon ou d'une autre, on a besoin des policiers.
01:33Les policiers sont des flics évidemment responsables.
01:36Ils sont là pour protéger et sauver des vies.
01:37Mais ils sont là aussi pour défendre, permettez-moi l'expression, leur biftec.
01:40Et aujourd'hui, ce n'est pas normal au vu des risques encourus
01:43qu'on ne puisse pas augmenter une prime de risque qui n'a pas augmenté depuis 2019.
01:47Si on résume, la manifestation de ce matin a permis d'avancer, de faire avancer ces négociations.
01:50On est proche du but avec le ministre de l'Intérieur aujourd'hui ?
01:53Disons que si on résume la manifestation de ce matin,
01:57ils se sont aperçus que le rapport de force était vrai, que ce n'était pas une posture syndicale.
02:01Nous, on était sûrs du mécontentement.
02:02C'est pour ça qu'on l'a fait d'ailleurs.
02:03On connaît le ras-le-bol des collègues et le malaise ambiant dans les commissariats
02:06et dans les services d'investigation notamment.
02:09Maintenant, le dialogue continuera à perdurer au sein du ministère de l'Intérieur.
02:12Mais on sera intransigeant.
02:13C'est-à-dire que si le ministre de l'Intérieur ne donne pas satisfaction
02:17et qu'il me dit qu'il n'a pas l'enveloppe budgétaire pour le faire,
02:21action, réaction, rapport de force, pouvoir de nuisance.
02:24Et on passera au schéma d'après.
02:26Évidemment, il y a Matignon, il y a l'Elysée.
02:27Mais il y a pas mal de choses encore à faire.
02:30On savait que ça allait être long.
02:31On n'est pas découragé.
02:32On a entendu les collègues qui sont prêts à tout et à continuer à se battre.
02:35Donc on va se battre.
02:37Aujourd'hui, la prise de conscience, c'est tout ce qui peut nous satisfaire.
02:41De me dire qu'on réfléchit sur quelques jours pour voir comment on peut gérer cette enveloppe budgétaire.
02:46On lui a répondu que l'enveloppe n'était pas suffisante
02:48et qu'on était sûr qu'elle pouvait être bien plus importante que celle l'était.
02:52Fallait-il qu'il défende les choses à Matignon ?
02:55Il y a un arbitrage à faire.
02:56J'espère qu'il sera en faveur des policiers.
02:58dans le dialogue social constructif.
03:01Maintenant, s'il est dans le combat, il le sera.
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