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Ce lundi 14 septembre, Alexandre Hezez, stratégiste indépendant et Hervé Goulletquer, conseiller économique du cabinet de conseil Accuracy, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Et nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre à l'instant.
00:06Alexandre Ezey, il est stratégiste indépendant.
00:08Bonsoir Alexandre.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:09Et Hervé Goulet de Caire.
00:10Bonsoir Hervé.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:12Concier économique du cabinet de conseil Accuracy.
00:14Alors messieurs, je vous dis franchement, je ne sais pas par quoi, les marchés reculent,
00:18d'accord, et il y a deux grandes raisons, deux grandes jambes à cette baisse, je ne
00:21sais pas sur laquelle commencer à marcher, sur laquelle danser de jambes.
00:23D'abord les taux qui montent et le pétrole, vous préférez ça ou plutôt l'intelligence
00:27artificielle qui fait peur ?
00:28Qu'est-ce qui est le plus grave pour l'avenir de l'humanité Hervé ? L'IA ou la
00:32hausse
00:32des taux ?
00:32En fait, c'est que les deux vont ensemble.
00:35Il faut bien voir que lorsque l'on regarde les scénarii économiques, ce qu'on voyait
00:41c'est que l'économie mondiale était portée par l'IA, par les investissements qui vont
00:47avec, par les implications heureuses sur les bourses.
00:50Et puis d'un autre côté, il y avait la jambe molle qui était le prix du pétrole qui
00:56pesait sur l'activité économique, qui faisait craindre les prix.
00:59Donc on avait cet équilibre très stable.
01:02Et puis aujourd'hui, les deux éléments vont dans le même sens.
01:06C'est-à-dire que sur le pétrole, les soucis en mer rouge propulsent le prix à des niveaux
01:13élevés.
01:14Donc on a les deux détroits qui sont fermés.
01:16D'où la question, les prix du pétrole élevés pour combien de temps ? Et on ne sait pas
01:20répondre à la question.
01:22Et puis du côté de l'IA, vous savez, je crois que c'est Warren Buffett qui disait
01:26« En bourse, à court terme, on vote.
01:29À moyen, long terme, on pèse. » Et on a l'impression qu'on est en train de passer
01:34de voter à peser.
01:36C'est-à-dire que tout était beau, tout était bien.
01:38Quand il y avait des énormes chiffres d'investissement, on disait « Waouh, c'est vraiment bien, on va
01:43avoir des gains de productivité, tout plein de profits ». Et puis aujourd'hui, on est
01:47en train de se dire « C'est un peu plus compliqué que tout ça ». Et donc tous les
01:51plans, peut-être
01:52un peu sur la comète que l'on formulait, eh bien ils sont en train, pas d'être revus,
01:58mais d'être discutés.
01:59On commence à peser.
02:00Et donc on a les deux éléments qui se combinent et que les marchés emportent la trace.
02:05Ma foi, c'est un peu normal.
02:07On a vécu depuis plusieurs trimestres même des marchés en hausse parce que même si
02:11les taux se tendaient, l'IA nous supportait, nous entraînait à la hausse.
02:15Là, on a une IA qui commence à poser questions, mais des questions profondes et existentielles.
02:19Enfin, on a quand même les trois grands patrons de la tech américaine, Elon Musk, le patron
02:22d'Enthropic et celui d'OpenAI, qui disent « Il y a un risque pour l'humanité ».
02:25Le patron d'Enthropic dit « D'ici 6 à 12 mois, il est possible qu'un groupe d'agents
02:30d'IA, d'ici 6 à 12 mois, prenne le contrôle de tout l'Internet mondial ». Alors
02:33ça fait très science-fiction, c'est peut-être que de la science-fiction, c'est peut-être
02:36que de la com' d'ailleurs, vous allez nous le dire.
02:37Et ça pèse.
02:38Et on se dit que oui, si on va vers un ralentissement de l'investissement, en tout cas vers plus
02:42de réglementation, il y aura moins de potentiel boursier pour la tech et pour l'IA.
02:46Le secteur de la tech, de l'IA, recule.
02:48On a Broadcom, à Wall Street qui perd 5%, Micron, moins 7%, Supermicrocomputer, moins
02:537%.
02:54Le titre Nvidia perd 6%.
02:57En fait, si on lit ce qu'a écrit le cadre d'Enthropic la semaine dernière, avant
03:04de démissionner, on a tous focalisé sur, il y a 10% de chances qu'on soit tous morts.
03:09Mais en fait, dans son propos, il y avait aussi 10% de chances qu'on entre dans un espèce
03:14de miracle où on aurait tout plein d'investissements, tout plein de profits, tout plein de productivité.
03:20Bref, on retrouverait quelque chose comme les 30 Glorieuses en mieux.
03:24Donc en fait, c'était plus balancé que l'idée qu'on s'en est faite.
03:27Mais moi, j'aurais envie de dire qu'au cours des derniers mois, c'était toujours plus,
03:35toujours plus d'investissements, toujours plus de profits.
03:38Mais on voyait déjà qu'entre l'affichage et la réalité, il y a eu un article dans
03:44The Economist, je crois que c'était il y a 15 jours.
03:46The Economist a simplement comparé les projets d'investissement des uns et des autres,
03:51des champions de la tech, et puis ce qu'on commençait à réaliser.
03:56Et bien, il y avait des différences énormes.
04:00Donc en fait, on annonçait, parce qu'il fallait annoncer des gros chiffres pour faire mieux
04:04que les petits camarades, et donc prendre en bourse un avantage par rapport à eux.
04:10Mais la réalité derrière, déjà, était plus tempérée.
04:13Aujourd'hui, sur cette réalité plus tempérée, il y a du doute qui vient se mettre.
04:18Et donc, on a une espèce de spirale de correction qui se met en place.
04:22Mais en fait, il fallait un prétexte pour que cela arrive.
04:25Mais un vieux boursier aurait dit que ça devait se passer comme ça.
04:30D'accord.
04:31Et la baisse comparée à toute la hausse des derniers trimestres et des derniers mois
04:34est très modérée.
04:35On a un Nasdaq qui perd à peine 0,8%.
04:37En tout cas, sur les marchés, on ne parie pas encore la fin du monde, manifestement.
04:41Est-ce qu'on se dit que c'est d'abord de la com, tout ça,
04:42pour essayer de verrouiller les positions,
04:44dire qu'il faut réglementer pour empêcher de nouveaux entrants
04:46de prendre les places acquises ?
04:48Est-ce qu'on se dit que c'est de la com aussi pour se protéger ?
04:51Si un jour, il y a vraiment un accident, au moins, on aura prévenu.
04:53Est-ce que c'est juste de la com, tout ça ?
04:54Alors, il y a effectivement beaucoup de communication.
04:57L'impact sur les marchés est, somme toute, assez faible.
05:01On n'est pas très loin des plus hauts.
05:04Les résultats ont été quand même encore très bons
05:08sur l'ensemble du secteur.
05:11Et ce que l'on voit, en plus, c'est que c'est en train de se diversifier
05:15chez les utilisateurs de manière plus conséquente.
05:18Donc, je pense que c'est en même temps de la com,
05:20et en même temps, le chemin a tellement été fait rapidement
05:23qu'il faut s'y verrouiller, mettre en place des garde-fous.
05:27Ça met une barrière à l'entrée qui est gigantesque
05:29pour des nouveaux acteurs.
05:30C'est vrai qu'Enthropic, OpenAI, Google AI, etc.,
05:33ont tout intérêt à dire maintenant, on met des barrières,
05:37parce qu'on est là.
05:38Et puis, il y a une deuxième chose, c'est, vous avez la Chine derrière,
05:43qui, eux, développe des modèles IA qui sont ultra performants en open source.
05:48Alors, l'open source avec, en plus, des prix qui sont moindres.
05:54Et là, on a une vraie concurrence.
05:57Et la réaction de Trump, elle est assez normale en disant,
05:59si on arrête, de toute façon, à côté, les Chinois vont se développer.
06:02Il dit, il ne faut surtout pas arrêter, surtout pas freiner,
06:05parce que sinon, la Chine nous dépasse,
06:06et ce serait aussi grave que sur l'arme nucléaire,
06:08à être dépassée par un autre pays.
06:09Alors, ce que l'on voit quand même, c'est qu'il commence à y avoir
06:11une segmentation dans l'IA, où, effectivement,
06:14quand on voit les flux et les prix des tokens, par exemple,
06:17ce qu'on voit sur les flux, c'est que, en tout cas,
06:20l'intelligence artificielle chinoise est en train de prendre
06:23plutôt l'intelligence à base, valeur ajoutée,
06:25alors qu'effectivement, OpenAI et Anthropix
06:28vont se focaliser sur les agents, les entreprises, etc.
06:31Donc, il y a aussi, on voit un décalage qui est en train de se créer
06:34entre les intelligences artificielles.
06:35Mais il y a un côté géopolitique qui est éminemment important.
06:40Alors, évidemment, la comparaison est difficile,
06:43mais sur l'arme atomique, notamment,
06:45on était un peu près dans la même situation.
06:46Il y en avait qui disaient, parce qu'ils n'étaient pas encore prêts,
06:48ou ils avaient peur, il faut dénucléariser.
06:51Et puis, finalement, on continue la recherche.
06:53Il ne faut pas croire que OpenAI et Anthropix
06:56vont, en tout cas, ralentir, officiellement peut-être,
07:01mais officiellement, ça me paraît assez délicat.
07:04Oui, en tout cas, s'il devait y avoir un ralentissement des investissements,
07:07ça finira bien par arriver, de toute façon,
07:08un ralentissement des investissements.
07:09Ils ne peuvent pas garder ce rythme,
07:10surtout sur des effets de base aussi élevés.
07:12Il va falloir le justifier.
07:13C'est mieux de le justifier en disant,
07:14non, non, mais on va ralentir les investissements
07:15parce que l'outil est trop génial,
07:17plutôt que le justifier en disant,
07:18on ralentit les investissements parce que la demande baisse.
07:20C'est mieux vendu comme ça, en tout cas.
07:22Oui, c'est mieux vendu comme ça.
07:23Et puis, on parle d'investissement,
07:24il va falloir parler de rentabilité aussi de ces investissements.
07:28Alors, on a une visibilité,
07:29on sera peut-être sur les hyperscalers
07:31à 1 000 milliards encore l'année prochaine.
07:33Il y a une certaine visibilité.
07:34Et ce qu'on le voit quand même,
07:35et ce qui est plutôt inquiétant,
07:36c'est qu'on l'a vu depuis le début de l'année sur la dette
07:39où il y avait quand même les grands géants de l'IA
07:41qui commençaient à phagocyter une partie de la demande de dette.
07:45Et maintenant, c'est la demande de capital
07:47qui devient de plus en plus importante.
07:49Donc, on a quand même une concentration
07:50qui est en train de se faire
07:51et c'est celle-ci qui est dangereuse.
07:52Et lorsqu'on voit les baisses de bourse,
07:55effectivement,
07:57l'annonce fait baisser aussi en Europe.
07:59Les Schneider, les Legrand,
08:00enfin, tout ce qui est lié à l'intelligence artificielle,
08:03baissent.
08:03Et on voit que c'est les grands gagnants
08:05des derniers mois qui souffrent actuellement.
08:08Oui, et à l'inverse,
08:09on voit émerger des valeurs tech anti-IA,
08:12en tout cas,
08:12celles qu'on disait,
08:15celles qui bénéficieraient le moins de l'IA.
08:17Aujourd'hui, du coup,
08:18elles profitent de la baisse des valeurs IA.
08:20Par exemple, SAP gagne 4%.
08:21À Francfort, Capgemini à Paris gagne 7%.
08:23Puis, téléperformance qu'on disait,
08:24qu'on donnait pour mort,
08:25mais bon,
08:26il va falloir qu'ils prouvent qu'ils ont un grand avenir encore.
08:28Tout reste à faire.
08:29Mais aujourd'hui, téléperformance,
08:30effectivement, profite du contexte et gagne.
08:324% Hervé.
08:33En fait, je pense que l'IA,
08:36il ne faut pas la regarder que sur les producteurs de langage.
08:43Il faut la regarder dans toute sa plénitude.
08:47Et on voit, si on regarde les marges opérationnelles,
08:50qu'en fait,
08:51les marges opérationnelles qui fonctionnent le mieux,
08:54eh bien, c'est plutôt en amont ou en aval.
08:57C'est-à-dire que les data centers
08:59margent mieux aujourd'hui
09:01que les producteurs de modèles de langage.
09:05On voit même qu'en aval des producteurs de modèles,
09:09eh bien, si on arrive à trouver la bonne niche,
09:11c'est-à-dire l'adaptation du modèle
09:13à un besoin d'un secteur,
09:15à un besoin de tel ou tel client,
09:17ça marche mieux.
09:18Donc, moi, je pense qu'on focalise sur un point,
09:21en se disant, c'est le point de la nouveauté,
09:25donc c'est là que la marge,
09:27que le profit doit se cristalliser.
09:30Mais quand on regarde des expériences passées,
09:32même si le choc technologique est à un niveau,
09:37dans la construction de chaînes de valeur,
09:39la profitabilité peut être ailleurs.
09:41Et quand on voit les chiffres du deuxième trimestre,
09:44donc tout récent, on en est bien là.
09:47En amont, c'est tout à fait clair.
09:49C'est là où il y a la marge.
09:50Ils investissent tellement sur les modèles
09:53qu'évidemment, ils sont en perte.
09:55Et puis, en aval,
09:57eh bien, il y a sans doute des choses à faire.
09:59Et ça, je crois que c'est un message pour les Européens.
10:02On dit qu'il y a des tas de ringards en Europe,
10:04ils ont raté le coche.
10:06Mais en fait, cette déclinaison,
10:08l'IA pour la santé,
10:09l'IA pour je ne sais trop quoi,
10:11c'est peut-être un bon créneau.
10:13Ceci dit, Anthropique, apparemment,
10:15va sortir un deuxième trimestre de bénéfices.
10:17Un deuxième trimestre d'affilés bénéficiaires manifestement.
10:20Alors, c'est ce qui circule avant l'introduction en bourse.
10:22Parce qu'il y a quand même quelque chose
10:23par rapport à ce qu'Alexandre disait,
10:26sur les modèles,
10:27on voit bien que depuis juillet,
10:30le prix du jeton des modèles les plus sophistiqués baisse.
10:33Et de façon étonnante,
10:35le prix des modèles open source
10:37commence à monter un peu.
10:38Je ne dis pas qu'il y a une convergence
10:39qui devra apparaître,
10:40parce que les niveaux sont très différents,
10:42mais il se passe des choses sur les prix.
10:44Et donc, s'il faut lâcher
10:45pour les modèles les plus sophistiqués,
10:47sur la rentabilité, ce n'est pas une chose.
10:49Oui, en face, la Chine, elle,
10:50promeut les modèles d'IA open source, effectivement.
10:52Et à l'occasion du sommet des BRICS,
10:53elle a appelé les BRICS à privilégier.
10:55Pourquoi pas créer une forme de zone,
10:57comme ça, de partage d'IA open source
10:59qui serait pilotée par Pékin, Alexandre ?
11:01Oui, pilotée par Pékin
11:02et, effectivement, open source
11:04avec une transparence
11:06qui n'est pas celle des grands modèles américains.
11:08Alors, on se rappelle un peu,
11:10finalement, la Chine a à peu près fait la même chose
11:12sur les monnaies digitales,
11:13où ça a été la première
11:14à développer un yuan digital,
11:17mais sous la houlette, effectivement, de Pékin.
11:19Donc, il y a toujours une ambiguïté.
11:21Mais clairement,
11:22on voit deux zones qui sont en concurrence.
11:23Et je pense qu'il ne faut pas sortir du fait
11:26que la course à l'IA,
11:27c'est aussi une course géopolitique
11:31extrêmement forte entre les deux pays.
11:32Parce qu'on voit l'importance de l'IA
11:34sur l'armement,
11:35dans les problématiques de défense.
11:37Je veux dire,
11:37c'est sans commune mesure
11:38par rapport aux futures guerres.
11:41Celui qui aura la main,
11:44c'est celui qui aura l'intelligence artificielle
11:46la plus poussée,
11:47notamment sur ce sujet-là.
11:48Oui, c'est pour ça que Donald Trump appelle
11:50à ne pas lâcher,
11:50à ne pas ralentir face à la Chine,
11:53effectivement.
11:54Et voilà.
11:56Ah, ça, c'est Chris,
11:57tiens, notre réalisateur fétif.
11:58Chris,
11:59à qui vous écoute, messieurs,
12:00les 17h19,
12:01et qui, apparemment,
12:02a une question à vous poser.
12:04Salut, Chris.
12:05Salut, Guillaume.
12:06Bonsoir, les clubbeurs.
12:07Salut.
12:15Les valeurs anti-IA
12:16ou des secteurs anti-IA
12:17ou à l'abri d'une déception sur l'IA,
12:19Alexandre ?
12:20Alors, le sujet,
12:21c'est qu'il y en a quand même
12:21de moins en moins de valeurs anti-IA.
12:24C'est-à-dire qu'on parlait tout à l'heure,
12:25effectivement,
12:26de toute la chaîne de valeurs.
12:27Prenez aux États-Unis
12:31les entreprises de transport,
12:33de camions,
12:34les trains,
12:35tout ça, en fait,
12:36pour fabriquer des data centers,
12:38il faut, effectivement,
12:39tout ce secteur-là
12:40qui est un secteur
12:41qui est normalement anti-IA
12:43et pourtant,
12:44il est en train d'en profiter.
12:45Donc, il y en a,
12:45on parlait de la pharmacie.
12:46En fait, l'IA est en train
12:48de ruisseler sur l'ensemble
12:50des secteurs
12:50et c'est bien là le problème
12:52parce que, finalement,
12:53ce qui est intéressant
12:54dans le ralentissement,
12:55c'est qu'on peut avoir
12:56des sociétés
12:57qui, elles,
12:59vont accroître
13:00leur productivité
13:01en profitant, effectivement,
13:02de cette IA
13:03sur des secteurs
13:04qui sont moins, peut-être,
13:05un peu moins sexy.
13:08Mais,
13:09je pense quand même
13:10que, notamment,
13:11les assureurs,
13:12on a besoin de capital.
13:13Exactement,
13:13c'est ce que je voulais dire.
13:14Tout à l'heure,
13:14on était avec Fréry Crozier,
13:15on parlait d'AXA
13:16en disant,
13:17ça fait du bien,
13:18on parle d'autre chose
13:18que d'IA.
13:19Il nous disait,
13:19mais vous rigolez,
13:20demain, AXA présente
13:21son plan stratégique
13:21et il devrait,
13:22au cœur de leur plan stratégique,
13:23beaucoup parler
13:24d'intelligence artificielle,
13:24au contraire,
13:25d'intégration de l'IA
13:26dans le process.
13:28Je suis actuaire,
13:29donc je connais bien
13:29ce secteur-là.
13:30En fait,
13:30c'est un secteur
13:31qui peut quasiment
13:32être géré par IA.
13:34Enfin,
13:34nous,
13:34les actuaires,
13:35il y a 20 ans,
13:3625 ans,
13:36on faisait nos modèles
13:37pour tarifer,
13:38pour...
13:38Mais en fait,
13:39tout ça,
13:39c'est obsolète.
13:41Tout ça peut être optimisé.
13:43Et en plus,
13:43les sociétés d'assurance,
13:44vous parliez d'AXA,
13:45mais c'est au global,
13:46aux Etats-Unis,
13:47c'est celles qui captent
13:48aussi du capital.
13:50Et la valeur du capital
13:52va être augmentée
13:53parce qu'on va en avoir besoin
13:54de manière très significative
13:56dans l'avenir.
13:56AXA est en hausse,
13:57avance à son plan stratégique,
13:58son Capital Market Day,
13:59ce sera demain,
14:00qui sera très suivi.
14:01Il est en hausse,
14:01ce titre,
14:01dans un marché en baisse
14:02plus 0,8% AXA.
14:04On va parler du pétrole
14:05dans un instant promis
14:05qui monte avec cette difficulté,
14:08cette fermeture de l'eau
14:09qui traverse l'Arabie Saoudite,
14:10le détroit de Bab el-Mandeb
14:11aussi qui est désormais
14:12détenu par les outils.
14:14Bab el-Mandeb,
14:14d'ailleurs,
14:15en passant,
14:15ça signifie en arabe
14:17les portes de la lamentation.
14:18Oui, c'est ça, absolument.
14:19Il y en a qui doivent se lamenter
14:20de la situation sur place.
14:21Juste avant de parler de pétrole,
14:23dernier mot sur l'IA.
14:28L'IA est reportée
14:29donc à l'an prochain,
14:30mais enfin,
14:30elle n'est pas annulée.
14:31Et puis,
14:31on a toujours Entropy
14:32qui doit s'introduire
14:33au mois d'octobre.
14:34Est-ce que les acteurs
14:34de l'IA cotés en bourse
14:36seront peut-être plus vertueux
14:37qu'actuellement,
14:38en n'étant pas cotés ?
14:39Est-ce que la cotation en bourse
14:40les obligera à plus de transparence ?
14:42Les droits de vote
14:43des actionnaires aussi,
14:43qui permettront à chacun
14:44de voter sur les enjeux éthiques de l'IA.
14:47Est-ce que la bourse
14:48peut permettre à ces acteurs
14:49de s'améliorer ?
14:51Alors, dans l'absolu,
14:54oui.
14:54Après, ça dépend, en fait,
14:57de la détention des actions.
15:00C'est-à-dire,
15:00est-ce qu'il y a un gros flottant
15:01et une nécessité
15:03face à des investisseurs
15:06indépendants, sourcilleux,
15:07de comprendre ce qui se passe ?
15:09Ou alors,
15:09comme c'est le cas aujourd'hui,
15:11c'est vrai qu'on n'est pas cotés en bourse,
15:13mais on voit bien
15:13que les uns et les autres
15:16se tiennent.
15:17C'est-à-dire que
15:18j'émets ou je te fais un prêt,
15:21hop,
15:21et je te finance comme ça,
15:23et toi,
15:24tu te développes ainsi.
15:25Donc, en fait,
15:26l'introduction en bourse,
15:28oui,
15:29normalement,
15:29c'est gage
15:30de plus de transparence.
15:32Il n'empêche
15:33qu'il faudra voir
15:34quelle est la détention
15:35du capital.
15:36Et si on a une détention
15:38du capital
15:38qui, en fait,
15:41reprend un peu
15:42l'organisation
15:43de financement
15:45que l'on a aujourd'hui,
15:46on n'aura peut-être pas
15:47autant de transparence
15:48qu'on l'euse.
15:49Oui,
15:49c'est pas ici
15:49qu'il n'y a pas beaucoup
15:50de droit de vote
15:51pour les actionnaires
15:51face à ceux d'Elon Musk.
15:53Énormément de transparence
15:54non plus.
15:54Mais par exemple,
15:55Coca-Cola à côté en bourse,
15:56on n'a pas la recette
15:57du Coca-Cola,
15:58même si c'est côté en bourse.
15:59C'est-à-dire que
15:59ce n'est pas la transparence
16:00totale.
16:01On l'a en fait.
16:02On l'a en fait ?
16:02En fait,
16:03on l'a parce que
16:04c'est une très vieille
16:05recette française
16:06d'ailleurs,
16:07avec la simple différence,
16:09c'est qu'on a remplacé
16:10le vin rouge
16:11par l'eau gazeuse.
16:12Donc si on reprend
16:13la recette
16:13de ce pharmacien,
16:14ça doit être vers 1880,
16:16normalement,
16:17on doit à peu près
16:18être capable
16:18de faire du Coca-Cola.
16:19Vous faites du Coca-Cola
16:20maison,
16:21Hervé ?
16:22Moi non,
16:22mais je sais
16:23qu'une entreprise bretonne,
16:25il faut que je revendique
16:25mes racines,
16:26Brescola fait du Coca-Cola
16:28et ce n'est pas
16:29la seule entreprise
16:30qui fait un ersatz
16:31de Coca-Cola.
16:32Effectivement.
16:33Si OpenAI
16:34ou encore
16:35Anthropique
16:36finissent par s'introduire,
16:37est-ce que ce sera
16:38plus de vertu
16:39grâce à la bourse ?
16:39Parce que plus de transparence
16:40ou finalement rien de garantie
16:41et même la bourse
16:42peut au contraire
16:42les pousser à plus de spéculation.
16:44On ne sait pas quoi.
16:45La bourse,
16:45ça peut aggraver ?
16:45On peut avoir une exigence
16:47plus forte,
16:48notamment sur la rentabilité
16:49de ces acteurs.
16:50Alors,
16:52le fait que OpenAI
16:55retarde sa mise en bourse,
16:56en tout cas,
16:57elle n'est pas annulée
16:58mais ce sera l'année prochaine,
17:00ça peut être vu
17:00des deux côtés.
17:01Est-ce qu'il y a
17:03des modèles
17:03qui vont être remis en place
17:05et qui doivent être
17:08gardés confidentiels ?
17:09Puisque,
17:09évidemment,
17:10ça amène quand même
17:12cette transparence.
17:14Le fait que
17:15Anthropix et OpenAI
17:16rentrent en bourse
17:17en même temps,
17:18ça peut avoir
17:18un flux trop important
17:20et finalement
17:20créer un échec.
17:21C'est vrai que
17:22ces deux masses
17:23à plus de 1 000 milliards,
17:242 000 milliards
17:25de dollars de capi,
17:27ça pouvait effectivement
17:28avoir un effet quand même
17:30délétère
17:31sur les investisseurs.
17:33Oui,
17:34Gwendal,
17:34notre chef d'édition,
17:36il est breton,
17:36il me dit dans l'oreillette,
17:37Gwendal,
17:38que lui,
17:38il fait sa pâte à crêpe
17:39avec du Coca-Cola,
17:40figurez-vous.
17:40Ah, il ne met pas
17:42de la bière,
17:43d'accord,
17:43OK.
17:45On est à 10 minutes
17:46de la clôture,
17:47on accélère dans la
17:47dernière ligne droite
17:48de cette séance.
17:49Salut, Gwendal.
17:49Notre CAC 40 est en baisse
17:51de 0,8%,
17:52les valeurs tech
17:53qui souffrent le plus,
17:54Stéder Electric
17:54abandonne un peu plus
17:55de 6,8%,
17:56Legrand aussi perd 6,8%,
17:58ST Microchronik
17:59moins 6,5%,
18:00on pourrait faire
18:00la litanie
18:01de toutes ces valeurs
18:02en baisse dans la tech.
18:03Il y a Soitech aussi
18:03qui perd 13%,
18:04à Wall Street,
18:06toute la tech
18:06quasiment recule.
18:07En tout cas,
18:07toutes ces valeurs
18:08qui avaient le plus
18:08profiter de l'intelligence
18:10artificielle,
18:10Broadcom,
18:11moins 5,
18:12Nvidia,
18:12bien sûr,
18:12moins 4.
18:13Ce n'est pas non plus
18:14la fin du monde
18:14qu'on est en train de pricer,
18:15mais on a un ajustement
18:16sur le marché.
18:17Et puis à la hausse
18:17qui progresse,
18:18au contraire,
18:19ces valeurs tech
18:19qui ont donné
18:19perdantes de l'IA,
18:20aujourd'hui,
18:21elles reprennent
18:21du poil de la bête,
18:22elles en profitent.
18:23Capgemini gagne 7%,
18:24en ce moment.
18:25On a aussi Dassault Systèmes
18:26qui récupère 5,5%,
18:27c'est le rebond du Chamorre,
18:28également Téléperformance
18:30qui gagne 3,5%.
18:31Autre valeur en hausse,
18:32Pernod Ricard,
18:33parce que Donald Trump
18:34veut supprimer
18:35les droits de douane
18:35de 10%
18:36sur le whisky irlandais,
18:37figurez-vous.
18:38Et je vois le breton
18:39Hervé Gouletker
18:39qui opine.
18:40Et bien ce titre,
18:41Pernod Ricard
18:42progresse en ce moment
18:43de 3%.
18:44Euronext aussi progresse,
18:45son patron Stéphane Bougna
18:46a été notre invité
18:47ce matin sur le DFM Business.
18:48Et il se dit,
18:49Stéphane Bougna,
18:49favorable
18:50à un rapprochement,
18:51voire à une fusion
18:52avec Deutsche Börse,
18:53vieille idée
18:54qui a dû affronter
18:56l'opposition,
18:57l'obstacle réglementaire
18:58qui peut-être,
18:59cette idée finira un jour
19:00par apparaître,
19:01se matérialiser en tout cas
19:02aujourd'hui,
19:02ce titre Euronext
19:03progresse un petit peu,
19:04donc une forme de foi
19:05du marché,
19:06plus 1,5%
19:06dans un marché en baisse.
19:08En baisse, messieurs,
19:09parce que le pétrole pèse,
19:11les taux aussi,
19:11c'est quand même
19:11l'autre événement du jour.
19:13Le 10 ans américain
19:14a franchi tout à l'heure
19:14les 5%.
19:16On est même monté
19:17à 5,1%.
19:17C'était il y a une heure
19:18sur le 10 ans américain
19:19au plus haut depuis 2007.
19:21Il y a le 10 ans français aussi
19:22qui est monté à 4,53.
19:23On va séparer les variables.
19:24Déjà, le 10 ans américain
19:25à plus de 5%.
19:26Sur l'échelle de Richter,
19:28de la gravité,
19:28de 0 à 10,
19:29on est à combien là ?
19:30Plus de 5% ?
19:31On est à 10,
19:31à 0, à 5, Hervé ?
19:33Moi, je pense qu'on n'est pas
19:35à un niveau très inquiétant.
19:37En fait, si on décompose
19:41un taux d'intérêt à long terme
19:42à 10 ans américain,
19:44vous avez un taux réel
19:45qui doit avoir une bonne mine
19:48d'espérance de croissance économique,
19:50vous avez des anticipations
19:51d'inflation.
19:52Et vous avez une prime de terme,
19:55c'est-à-dire la prime
19:56que demande un investisseur
19:58pour se positionner
19:58très loin en maturité
20:00au lieu de rouler
20:01une position à court terme.
20:03N'oublions pas
20:04qu'une position à court terme,
20:05ça vous rapporterait
20:07du presque 4%.
20:08Et donc, en fait,
20:10qu'est-ce qui se passe ?
20:11Jusqu'à maintenant,
20:12les obligataires n'ont pas bien cru
20:15à l'idée qu'il y aurait
20:15plus de croissance demain.
20:17Ils s'inquiètent un peu
20:18sur l'inflation.
20:20Aujourd'hui,
20:20on doit avoir de cela.
20:22Et puis, la prime de terme,
20:23les désordres autour de la politique
20:26budgétaire américaine,
20:27les incompréhensions autour de la politique
20:29monétaire ont tendu la prime de terme.
20:32Donc, en fait,
20:34la hausse qu'on a eue jusqu'à maintenant,
20:36c'est moins les anticipations
20:38d'inflation que, en fait,
20:39les désordres de politique économique.
20:41Donc, tout va se régler mercredi soir
20:43avec la Fed, alors ?
20:44Donc, la Fed...
20:45Elle va relever ses taux.
20:46Elle pourrait rassurer.
20:47Si elle monte ses taux,
20:49ça sera intéressant de voir la réaction.
20:51Est-ce que, toute chose égale par ailleurs,
20:53ça met un peu de pression baissière
20:55sur les taux longs ou pas ?
20:56Dans ce cas-là,
20:56ça voudrait dire une normalisation
20:58et donc une capacité, peut-être,
21:00à absorber des anticipations inflationnistes
21:03un peu moins bonnes.
21:05Et donc, il y a un jeu de balançoire,
21:08si j'ose dire, entre tout ça.
21:10Mais il n'empêche que,
21:11pour revenir à la genèse,
21:14c'est-à-dire au prix du pétrole,
21:15on a réussi, et c'est incroyable,
21:18pendant six mois à bricoler
21:20pour que les prix du pétrole
21:22ne montent pas trop.
21:23On a baissé les stocks,
21:25on a trouvé d'autres routes
21:26pour apporter chez les clients le pétrole.
21:30Là, on va avoir de plus en plus
21:32de difficultés pour le faire.
21:34Donc, en fait,
21:34la situation géopolitique
21:36est plus inquiétante
21:38qu'elle ne l'a jamais été
21:39en matière de prix du pétrole.
21:41Les degrés de liberté qu'on avait
21:43étaient des degrés de liberté
21:45qui avaient une période
21:47de préemption un peu courte.
21:50Ça a tenu six mois.
21:51Mais pourquoi le pétrole
21:52n'est pas plus haut ?
21:53Parce que là,
21:53on a non seulement le détroit d'Ormuz
21:55qui est paralysé,
21:55mais il y a le détroit de Bab el-Mandeb
21:56qui est sous la menace des outils
21:58qui disent non, non,
21:58on n'a rien à craindre.
21:59Enfin, il n'empêche qu'ils y sont
22:00et ils expliquent d'ailleurs eux-mêmes
22:02que s'ils devaient bloquer le détroit,
22:03ils pourraient le faire
22:04simplement avec de l'artillerie.
22:05Donc, voilà,
22:05on comprend que ce détroit
22:06désormais n'est plus complètement libre.
22:08Et l'Odéoduc qui traverse
22:09l'Arabie Saoudite aussi
22:10qui est fermé, bloqué
22:11pour au moins six mois
22:12le temps de faire des travaux.
22:13Donc, pourquoi le pétrole
22:15n'est pas plus haut qu'il n'est ?
22:16On est à 108 dollars ce soir
22:17sur le Bren.
22:17Ça pourrait être plus haut encore
22:18puisque la situation est pire
22:20effectivement qu'en février
22:21ou mars
22:22où le pétrole était monté
22:23à 120 dollars.
22:24La situation est pire
22:24mais le pétrole est plus bas.
22:25Je pense que la crainte est là.
22:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
22:30peut-être qu'on ne sait pas très bien
22:31les niveaux de stock
22:33chez les Chinois.
22:36Peut-être qu'on a des espoirs,
22:38je ne sais pas,
22:39sur le pétrole américain,
22:40le pétrole du Venezuela,
22:42le pétrole russe.
22:43Mais il me semble que
22:44tous ces espoirs sont un peu vains.
22:46Et donc, moi, je trouve
22:47qu'on paye un peu cher,
22:50déjà, la situation géopolitique.
22:52Et vous avez raison,
22:53on pourrait la payer plus cher.
22:55Alexandre ?
22:56Je pense qu'effectivement,
22:57pour l'instant,
22:58il y a une espèce...
22:58Le marché reste calme,
23:00malgré tout,
23:01à 108 dollars le baril
23:03sur le Brent
23:04avec ce qui est en train
23:05de se passer.
23:06Et pour le coup,
23:07l'Arabie Saoudite
23:08qui a toujours été
23:09le régulateur
23:11en termes de flux,
23:12de toute manière,
23:12il ne peut pas produire plus
23:13et il ne peut pas amener plus.
23:15Donc, en fait,
23:15il n'est pas là.
23:16Les Américains sont au taquet.
23:19Et toute la politique de Trump,
23:21quand même,
23:21on en a longtemps discuté,
23:23dans les mois précédents,
23:24mais qui était
23:25de faire baisser le pétrole
23:26de manière massive
23:26pour affaiblir la Russie,
23:28l'Iran,
23:28et finalement,
23:30faire baisser l'inflation
23:31aux États-Unis
23:31est en train de rater.
23:33Donc, plus ça va durer,
23:34plus il va y avoir une pression.
23:36Et cette pression inflationniste,
23:37enfin, liée au pétrole,
23:38elle va perdurer
23:40et elle va s'amplifier
23:41parce qu'on voit,
23:42il y a quelque chose
23:43qui est intéressant,
23:43c'est qu'on voit
23:44dans les entreprises,
23:44pour l'instant,
23:45comme la consommation
23:46est quand même bien moindre,
23:48les entreprises peinent
23:49à augmenter les prix.
23:51Mais on sait que,
23:52finalement,
23:53elles vont l'augmenter
23:54de manière beaucoup plus lente,
23:55mais beaucoup plus certaine.
23:57Donc, en fait,
23:57il y a une réserve inflationniste
23:59qui est en train
23:59de se mettre en place
24:00liée principalement
24:01aux problèmes énergétiques.
24:03Et puis,
24:03sur l'Europe,
24:04on peut en parler aussi,
24:05les prix du gaz,
24:05on va atteindre 70 euros
24:09mégawattheures.
24:10On est à 83 là,
24:11même.
24:11et on parle déjà
24:14des 100 euros
24:16le mégawatt-heure.
24:16Alors,
24:17on n'est pas au pic
24:18de 2022
24:19où tout s'est arrêté,
24:20mais on est à des niveaux
24:22qui sont historiquement
24:23très élevés
24:23avec des réserves
24:24de gaz pour l'hiver
24:26qui sont historiquement
24:27au plus bas.
24:28Donc,
24:28on a quand même
24:29une crainte à avoir
24:30pour la fin de l'année.
24:32Une Qatar
24:32qui a beaucoup moins
24:33de GNL à exporter
24:33compte tenu des dégâts
24:34sur ses installations en plus.
24:36Exactement.
24:36Alors,
24:37en France,
24:38on a nos réserves
24:40qui sont assez bonnes.
24:42Mais vous prenez
24:43les Pays-Bas,
24:44on est extrêmement bas,
24:45l'Allemagne un peu plus basse.
24:46Donc,
24:46effectivement,
24:47il y a beaucoup
24:48de pays européens
24:49qui sont dans une situation
24:50extrêmement compliquée.
24:51Oui,
24:51socialement,
24:52pour le consommateur,
24:53ça va être difficile.
24:53Ça fait un moment,
24:54Hervé,
24:54que vous travaillez cette idée
24:55que les consommateurs,
24:56là,
24:56il risque d'y avoir
24:57des mouvements
24:57à un moment ou à un autre.
24:58Ça ne vient pas.
25:00Alors,
25:00politiquement,
25:01ça va se réduire sans doute.
25:01On entre dans une phase
25:02électorale importante.
25:03Il y a les mi-termes,
25:04il va y avoir des élections.
25:04Il ne faut pas les oublier,
25:05les législatives,
25:06l'an prochain en Italie,
25:07ici en France,
25:08bien sûr,
25:08la présidentielle.
25:09Voilà,
25:10ça va être un facteur
25:11déstabilisant important
25:12pour le marché ?
25:14Alors,
25:14pour le marché,
25:15je n'en sais rien,
25:16parce que ça va être
25:17intermédié
25:18par la situation sociale,
25:20par la traduction politique
25:21de cette situation.
25:23Mais il est clair
25:24que si on prend
25:26le cas français,
25:27avec un pouvoir d'achat
25:29qui est en baisse
25:29aujourd'hui,
25:30si on accentue
25:33les pressions
25:34sur les prix,
25:35ça fait une accentuation
25:36des pressions baissières
25:37sur le pouvoir d'achat
25:38dans un environnement
25:40économique national
25:41qui n'est pas bon
25:41parce qu'on se compare mal
25:43à nos petits camarades
25:45aujourd'hui.
25:46Donc,
25:46c'est vrai que ça,
25:47ça peut faire monter
25:48le mécontentement
25:50et les discours
25:51des uns et des autres
25:52pendant la période électorale
25:53peuvent évidemment
25:55semer sur le feu.
25:56Et les marges
25:56de manœuvre budgétaire
25:57très faibles.
25:58On rappelle,
25:58le 10 ans français
25:59est monté à 4,53 tout à l'heure.
26:00L'écart de taux
26:01avec l'Allemagne
26:0298 points de base,
26:03on approche
26:03des 100 points de base.
26:05Et la répercussion
26:06sur le particulier
26:07parce qu'effectivement
26:09on vient d'en parler
26:10mais il y a aussi
26:11la distribution de crédit,
26:12les taux remontants,
26:13il y a plus d'inflation
26:14mais les salaires
26:15qui ne suivent pas
26:16et les taux remontants
26:16avec une distribution
26:17de crédit
26:18auprès des particuliers
26:19qui va se faire
26:20de plus en plus rare.
26:20Donc,
26:21on risque d'avoir
26:21vraiment un ciseau
26:23plutôt désagréable.
26:25Heureusement,
26:25l'IA est là,
26:25il va booster tout ça,
26:26apporter de la productivité,
26:28faire baisser les prix,
26:28c'est déflationniste
26:29même selon Kevin Walsh.
26:31C'est déflationniste
26:33à moyen terme,
26:34à court terme,
26:35c'est inflationniste
26:35parce qu'on voit
26:36le prix des semi-conducteurs
26:39par exemple.
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