Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Ce lundi 14 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01BFM Business, 15h30-16h, USA Today, Antoine Larigauderie.
00:12Bienvenue pour cette nouvelle édition d'USA Today.
00:14On commence la semaine avec cette demi-heure consacrée au marché américain, 100% en connexion avec Wall Street.
00:22On s'attendait à une rentrée turbulente, mais peut-être pas à ce point-là.
00:26L'impression de plaque tectonique en train de bouger sacrément fort.
00:32Déjà, peut-être consacrée à l'actualité numéro 1, à savoir les taux, bien entendu.
00:38Les taux qui se raidissent un petit peu partout dans le monde, et notamment du côté de l'économie américaine.
00:43Ce n'est pas sans poser un certain nombre de questions.
00:45À l'aube d'une semaine qui s'annonce très très chargée et qui sera marquée évidemment au point d
00:50'orgue par la décision de la réserve fédérale américaine.
00:53Tout le monde attend maintenant à ce qu'elle fasse grimper ses taux, un petit peu comme la BCE, mais
00:57alors avec énormément d'attention qui va être centrée sur les propos de Kevin Warsh, le nouveau patron de la
01:06Fed.
01:07Ses débuts quand même en matière de communication sont un petit peu chaotiques.
01:10On ne sait pas trop où il va, on ne sait pas trop où va la politique monétaire américaine.
01:14Peut-être qu'on en saura plus au terme de cette semaine.
01:16Le pétrole bien sûr, après Hormuz, maintenant on a des blocages du côté du décroi de Banal-Mandeb, on a
01:23des blocages du côté du pipeline qui fait la liaison entre les deux points chauds du globe.
01:28Décidemment, ça ne s'arrange pas, les prix du pétrole se tendent et puis on parlera de l'IA.
01:31Alors là, ça aura été un week-end extrêmement riche et on sent qu'on est à un point pivot
01:36en matière de développement de l'IA.
01:38Est-ce qu'il ne faut pas mettre le couvercle sur la marmite et attendre que les choses refroidissent un
01:43petit peu ?
01:43On va voir ça tous ensemble. Le Dow Jones, vous le voyez, ouvre en baisse.
01:48Pas de miracle. Moins 0,31%, 52 412 points à l'instant et une baisse plus prononcée pour le Nasdaq.
01:55Ça aussi, c'est logique. Moins 1,23% à 26 08 points.
01:59Le S&P 500, moins 0,75%. 7 599 points.
02:04Évidemment, tous les titres liés à l'intelligence artificielle sont en train de peser
02:07après que l'ensemble des grands architectes de l'intelligence artificielle se disent maintenant prêts à ralentir le développement de
02:15l'IA
02:15pour empêcher tout débordement et tout dérapage de cette nouvelle technologie, de ce nouvel axe de développement.
02:22C'est à la une de USA Today et USA Today.
02:24Ça commence maintenant.
02:27USA Today sur BFM Business.
02:31C'est la grosse tablée pour commencer la semaine.
02:34Benoît Pelloual de Natixis Wealth Management.
02:36Bonjour.
02:36Bonjour.
02:37Gustave Sanden de Colbert.
02:38Bonjour.
02:39Et Mathias Bacino de Trade Republic.
02:41Merci d'être là en direct.
02:42Et puis, on va rejoindre tout de suite John Plassard en direct de Cité Gestion,
02:47notre grand témoin de l'actualité américaine.
02:50Évidemment, je le disais, semaine très chargée de manière générale,
02:54mais on sent une véritable semaine pivot pour l'économie mondiale, j'allais dire,
03:00et sans doute centré autour de l'économie américaine, bien sûr.
03:04Oui, tout à fait.
03:05On aura pas mal de statistiques économiques.
03:07Alors, tout le monde, vous l'avez dit, se focalise sur la Fed.
03:10On en parlera après.
03:11Mais il ne faut pas oublier que demain, on aura les ventes au détail aux États-Unis.
03:14Ça, c'est très important parce qu'on va avoir une indication sur le consommateur américain,
03:20savoir s'il absorbe encore la hausse de l'énergie, des taux et des prix à la pompe.
03:25Après, un recul, il faut le noter, en juillet, on aura la production industrielle mercredi.
03:33Donc, c'est un test de résistance de l'investissement dans l'énergie, dans la défense et les data centers.
03:39On va aussi en parler après.
03:41Évidemment, la Fed.
03:42Intéressant de regarder la Fed.
03:44Pourquoi ? Parce qu'on a 90% de chance, selon le consensus, que la Fed monte ses taux de
03:5125 points de base.
03:52Mais on rappelle, et on l'avait commenté, Antoine, ensemble vendredi,
03:56que si on regarde les statistiques COR, c'est-à-dire les statistiques déflattées de l'énergie et de l
04:04'alimentation,
04:05on est passé, en août, de 2,5% à 2,4% au niveau annuel.
04:12Donc, une décélération est le prix le plus bas depuis 2021.
04:16Donc, ça va être très compliqué pour Kevin Walsh de nous expliquer pourquoi il monte les taux,
04:21alors que l'inflation COR est en train de baisser.
04:24On aura aussi quelques chiffres sur le logement américain.
04:27Pourquoi c'est important, le logement américain ?
04:29Sur les taux longs.
04:30Vous savez que les Américains, ils empruntent à 30 ans.
04:31Donc, les nouveaux intrants sont empruntes avec des taux qui sont encore très élevés,
04:39qui sont anticipés à continuer de progresser.
04:43Évidemment, on va regarder l'évolution du prix du baril, des produits distillés et aussi des taux.
04:52On pourrait avoir une surprise.
04:54On pourrait avoir une hausse des taux mercredi avec une baisse du 10 ans.
04:57Pourquoi pas ?
04:58À nous de le commenter.
05:00Donc, très, très intéressant cette semaine.
05:03D'autant que sur le plan obligataire, si on regarde les taux longs, les taux de 10 ans,
05:08là, on est à 4,98 pour la dette 10 ans américaine.
05:123,54 pour la dette allemande.
05:14Bon, nous, l'OAT français, 4,5%.
05:17Il va falloir s'y faire et ça ne va certainement pas aller en s'arrangeant.
05:20Un coup d'œil sur le pétrole dont on parlera tout à l'heure.
05:23Alors, 108,76 pour le baril de Brenne, 103,75 pour le brut léger américain.
05:28Mathias Bacchino, avant d'embrayer sur l'actualité de la semaine,
05:31il y a un truc sur lequel vous vouliez revenir et sur lequel on voulait vous entendre.
05:34C'est sur ces fameux chèques Trump.
05:36Que Trump, en gros, je vous donne un chèque de 5 000 dollars et votez pour moi.
05:41En gros.
05:43On attend toujours les chèques hausses qu'on devait récolter du côté du consommateur américain,
05:49après les économies faites par Elon Musk, etc.
05:52On devait avoir des dividendes très, très substantiels en matière de droits de douane.
05:56Bon, les Américains les attendent toujours.
05:59D'autant que les droits de douane ont dû être remboursés aux entreprises américaines
06:02qui les avaient payées.
06:03C'est bête.
06:06En fait, c'est vraiment le consommateur américain qui est le dindon de la farce Trump.
06:15C'est ça.
06:15C'est vraiment ça.
06:18Et c'est d'ailleurs ce qui me fait dire qu'il ne peut pas gagner les élections de mi
06:22-mandat.
06:23Et donc, en fait, la leçon importante pour l'avenir, c'est sans doute que Trump aura
06:28les mains moins libres à partir du mois de novembre.
06:33Enfin.
06:34On en tire ensuite les conclusions qu'on veut.
06:37Mais néanmoins, il est aujourd'hui quasi certain qu'il ne peut pas gagner les élections de mi-mandat
06:42parce que sa guerre avec l'Iran a déclenché une hausse d'un bien de consommation essentiel
06:47des Américains qui est le galon de diesel.
06:49Mais non, il vous dit que c'est la faute de Zelensky.
06:51Il vous dit que c'est la faute de Zelensky puisqu'il bombarde les raffineries.
06:54Il a osé même effectivement mettre ça sur le dos de Zelensky, mais il est parfaitement clair
06:58que ça a été déclenché par cette guerre avec l'Iran qui n'a pas été bien anticipée,
07:04qui n'a pas été bien exécutée, dont les aftermast, les conséquences sont aujourd'hui
07:09très mal gérées.
07:10Donc effectivement, il est prêt à tout aujourd'hui pour gagner ses élections, y compris à faire
07:16une promesse complètement délirante à 1 200 milliards de dollars.
07:23Voilà, 1 200 milliards de dollars.
07:25Comment il finance ça ?
07:26C'est ce qu'il a promis aux Américains.
07:28Personne ne sait comment il le finance puisque les États-Unis vont déjà payer 1 000 milliards
07:32de dollars d'intérêt de la dette cette année et qu'il y a manifestement une concurrence
07:37accrue sur le marché de la dette.
07:40Puisqu'on voit les taux s'envoler.
07:41Donc entre les besoins des hyperscalers américains qui émettent 200 milliards d'obligations
07:48pour financer l'IA et les besoins de pays comme la France et les besoins des États-Unis
07:52et les besoins des collectivités locales chinoises et des entrepreneurs du bâtiment chinois,
07:59eh bien il y a une demande, enfin il y a une offre sur le marché de la dette qui
08:04est absolument colossale.
08:05Donc on voit mal les États-Unis emprunter 1 200 milliards de plus pour filer 5 000 dollars à chaque
08:11citoyen.
08:13C'est lunaire, voilà. Je ne sais pas comment le dire.
08:17J'étais déjà quand même, j'avais déjà passé un cap avec Trump quand il avait rendu l'abonnement à
08:22son fil sur les réseaux sociaux payants
08:25pour pouvoir l'avoir avec quelques secondes d'avance.
08:27Bon, on a tous en tête quand même les délits d'initiés légendaires qui ont été faits sur le pétrole
08:32depuis 6 mois.
08:34Là, il va un cran encore plus loin, c'est-à-dire de proposer littéralement d'acheter les électeurs.
08:39Donc on peut avoir un peu de souvenirs nostalgiques de la méthode du gaullisme immobilier dans le 92
08:46ou de la méthode politique d'assaut à Corbeil.
08:51C'est plus transparent, ça me permet.
08:54Je ne sais pas quoi dire.
08:55D'autant plus que ces 5 000 dollars, c'est évidemment quelque chose qui est inflationniste par définition.
09:01Alors que les États-Unis n'arrivent pas à lutter contre l'inflation.
09:05Donc voilà, j'ai trouvé ça, dans le contexte économique américain, juste fou.
09:13Et c'est tellement fou que ça fait presque peur sur la réaction que peut avoir Donald Trump
09:20après une défaite aujourd'hui très probable aux élections de mi-mandat.
09:25Benoît Pellois, c'est vrai que ça ne fait que confirmer le fait qu'on est en pleine incertitude
09:30concernant l'économie américaine en matière de la situation des taux.
09:35On risque d'avoir des informations importantes.
09:37Je dirais que le principal problème, et on en parle depuis quelques semaines,
09:41c'est que Kevin Warsh dit, moi, la forum guidance, c'est terminé.
09:46Mais du coup, à tous les chiffres qui vont paraître, qui vont sortir un petit peu des fourchettes,
09:51à tous les propos, et il y en a très souvent toutes les semaines, des gouverneurs régionaux
09:56ou des membres du directoire de la Fed, il va y avoir de la volatilité et ça ne va pas
10:00aller en s'arrangeant.
10:01C'est ça, le phénomène bien concret qui se répercute sur les marchés, c'est ce supplément d'incertitude.
10:08Cette nouvelle déclaration, cette nouvelle promesse vient y ajouter justement sa pierre.
10:13On est un peu là parce que les élections de mid-terms arrivent,
10:15donc il y a vraiment la question de faire le bilan pour l'instant de l'action de Trump.
10:20Sur ses promesses, l'une des promesses fondamentales, c'était notamment cette promesse de réindustrialisation
10:23qui procède justement de la mise en place de ses droits de douane.
10:26Donc on sait déjà que c'est bien l'insuffisant en termes de recettes pour équilibrer le budget,
10:29on le voit très bien, on continue d'avoir un budget qui est très très loin de l'équilibre.
10:33Mais surtout l'impact bien concret, c'est pour ça que je rejoins parfaitement ce qui vient d'être dit
10:36pour le consommateur.
10:37Bien concrètement, c'est la promesse de réindustrialisation, il n'y a pas le moindre signe de réindustrialisation.
10:40La tendance au déclin de l'emploi industriel dans l'emploi total n'a absolument pas été infléchie
10:44et ça je pense que c'est vraiment très très important pour son électorat.
10:47Et donc au final, pour les marchés, il y a bien une transcription concrète de l'action de Trump,
10:53même si ça ne se voit pas trop parce que les marchés ont continué de progresser,
10:56les actifs risqués se comportent bien, etc.
10:58Et on est au cœur de ça à travers l'évolution des taux d'intérêt,
11:01les tensions sur les marchés obligataires récentes.
11:03En fait, si on regarde, on décompose le 10 ans américain,
11:07qu'est-ce qui génère les tensions sur le 10 ans américain depuis notamment l'élection de Trump ?
11:11Ce n'est pas spécialement la croissance.
11:14Beaucoup mettent en avant l'idée que structurellement on va avoir plus de croissance.
11:18Ce n'est pas le cas en réalité depuis l'élection de Trump,
11:20on s'aperçoit que ce qui s'explique par la croissance a même légèrement diminué.
11:23Ce serait autour de 1,7% sur ces quasiment 5% de taux 10 ans.
11:27Ce serait la croissance potentielle.
11:29En réalité, ce qui explique les tensions sur le 10 ans,
11:31c'est un peu d'inflation en plus,
11:32parce qu'à peu près tout dans son action aboutit un peu plus à inflation
11:36et surtout beaucoup plus d'incertitude,
11:38puisque c'est essentiellement la prime de terme sur les marchés obligataires
11:41qui n'a cessé de monter depuis.
11:43Donc au final, depuis le début de son action,
11:44le bilan de Trump en réalité se répercute bien dans les taux longs,
11:48à travers beaucoup plus d'incertitude, un peu plus d'inflation
11:50et moins de croissance en réalité.
11:52Donc ça, c'est vraiment le paramètre important
11:54et la traduction bien concrète sur les marchés de son action.
11:57Et ça pose un vrai sujet avec justement la décision de la Fed
12:01qui a lieu mercredi soir.
12:03C'est qu'en dépit d'un chiffre de l'inflation,
12:04comme c'était mentionné par John Plassard juste avant,
12:07qui finalement aurait peut-être pu permettre d'acheter du temps à la Fed,
12:09finalement quand on voit l'inflation au corps,
12:10elle a même légèrement baissé par rapport au mois précédent.
12:12On aurait peut-être pu se faire l'économie d'un mouvement.
12:14Mais le discours tellement volontariste de Kevin Warch
12:18pour avoir une posture d'indépendance vis-à-vis de l'administration Trump,
12:22il s'est finalement enfermé dedans.
12:23Il va quand même devoir délivrer finalement une hausse de taux
12:26sous risque sinon d'être taxé d'allégeance politique
12:29à une administration américaine qui elle veut justement baisser les taux
12:31et continuer sa fuite en avant.
12:32Donc son action génère énormément d'incertitudes de partout
12:36et ça se voit sur les marchés obligataires.
12:38Kevin Warch qui en plus, je le disais, a des débuts assez chaotiques,
12:41par exemple, sans pour autant être volontariste à 100% concernant les taux.
12:47Pendant un moment, il disait, on va laisser le marché arbitrer,
12:50on va laisser les taux grimper sur l'obligataire.
12:52Ça résoudra peut-être le problème de soi-même.
12:55Gustave Sanden, votre sentiment sur ces incertitudes-là ?
12:59C'est quand même la mère des incertitudes.
13:01Je ne sais pas si une hausse des taux,
13:03c'est un signe de la non-indépendance de Kevin Warch.
13:06J'aurais plutôt tendance à dire l'inverse.
13:07En tout cas, a priori, quand il a été investi,
13:09tout le monde disait, il va baisser les taux.
13:11Je vous le rappelle, c'était quand même la consigne affichée assez publiquement de Trump.
13:16Donc là, une hausse des taux, ça voudrait dire plutôt justement
13:18la confirmation de son indépendance relative.
13:21Et je ne sais pas s'il y a les garanties,
13:22d'autant plus qu'effectivement, il y a des éléments tangibles,
13:25comme l'inflation, vous l'avez rappelé,
13:27qui pourraient lui permettre de ne pas...
13:30De se donner un répit, oui.
13:31Et sur la prime, sur du court terme, je vous rejoins.
13:36En revanche, sur du plus long terme,
13:37si on prend un historique jusque dans les années 60,
13:40finalement, on est sur une prime assez serrée.
13:42On était plutôt sur des 160 points de base de moyenne depuis les années 60.
13:45Là, on est plutôt à 80 points de base de prime.
13:48Donc finalement, on est sur une prime assez serrée.
13:49Donc la seule condition qui pourrait nous permettre de rehausser les taux,
13:53c'est effectivement de pricer une hausse de l'inflation
13:56qui serait du coup plus sous contrôle.
13:59Mais on n'a pas aujourd'hui dans les chiffres
14:01des choses qui nous garantissent ça.
14:03Le chiffre le plus récent, qui est le plus souvent cité,
14:06qui justement donnerait du confort à Kevin Warch pour le faire,
14:09c'est finalement les chiffres de l'emploi qui sont sortis en hausse.
14:12OK, on parle de 162 000 ou 161 000 créations de postes contre 50 000.
14:16Est-ce que c'est suffisamment structurant ?
14:18Pas certain.
14:19Vous voyez le chômage qui est stable,
14:21les salaires qui n'augmentent plus.
14:24Donc finalement, il y a quand même pas mal
14:26d'arguments en faveur d'un maintien.
14:28D'autant plus qu'effectivement,
14:29on a vu des hausses de taux très affichées
14:31ou très certainement affichées pour le Japon
14:33et déjà constatées pour l'Europe.
14:35Mais de quelle base parle-t-on ?
14:37C'est-à-dire que l'Europe,
14:38on a eu une augmentation de 25 points de base
14:40sur une base de 2,5 ou de 2,25, pardon.
14:43Et le Japon, je le rappelle,
14:44on est autour des 1%.
14:46Aux États-Unis, on est autour des 3,75 dans l'intervalle à date.
14:51Avec les primes que vous avez citées,
14:53ça fait quand même un joli premium.
14:54Et d'ailleurs, on le voit dans les dernières émissions
14:56qui ont été largement sursouscrites
14:59au-dessus des moyennes 2,7 fois.
15:01La moyenne sur les six dernières émissions,
15:03c'était 2,5 fois.
15:04Donc malgré tout ce contexte,
15:06malgré tout le mal qu'on peut penser de Trump, etc.
15:08En fait, les marchés valident.
15:10Et d'ailleurs, il n'y a pas que les marchés domestiques
15:12qui valident puisque 80% de cette dette,
15:14elle est souscrite par des investisseurs étrangers.
15:17Oui, toujours.
15:17Donc, il y a effectivement un tas d'arguments
15:21pour cette hausse de taux, on en a parlé.
15:23Mais il y a aussi des éléments qui contrebalancent ça,
15:25dont je ne serais pas si certain.
15:26John Plassard, on va passer à l'autre point d'inquiétude
15:29des marchés, le pétrole.
15:32On en parlait tout à l'heure.
15:33108,57 dollars pour le baril de Brenne-de-Mer du Nord.
15:35103,56 dollars pour le baril de Brutlége américain.
15:39Là, on ne déborde pas trop par rapport aux codes
15:41qu'on avait vendredi.
15:42Mais voilà, la situation, elle est la suivante.
15:45Hormuz, bon, on sait que c'est bloqué.
15:49Le fait nouveau, c'est Bab el-Mandeb,
15:51la porte vers la mer Rouge,
15:53qui est bloquée aussi avec la prise de contrôle
15:56par les milices outils pro-iraniennes au Yémen.
16:00Et le centre du monde, c'est Oman, en ce moment.
16:04Oman qui essaie d'organiser des pourparlers avec l'Iran
16:07pour libérer le détroit de Bab el-Mandeb,
16:10qui essaie de parler avec l'Arabie saoudite
16:12pour essayer de faire quelque chose pour Hormuz,
16:14et qui, parallèlement, regarde le pipeline
16:16qui fait le bypass brûlé, qui a été fermé.
16:20Donc, en gros, la situation est entièrement bloquée
16:22et tout est dans les mains Omanais, en fait.
16:25On avait beaucoup d'espoir.
16:27Vous vous souvenez, Antoine, vendredi,
16:29vous l'aviez dit en exclusivité,
16:31on avait entendu cette information
16:32selon laquelle les Iraniens et l'Arabie saoudite
16:35pourraient discuter.
16:36Les cousins ennemis, je dirais.
16:38Donc, c'était une lueur d'espoir
16:41qui avait fait baisser le prix du baril.
16:43Évidemment, ce matin, l'annonce
16:45que cette réunion allait être reportée,
16:49eh bien, on revient sur les mêmes problèmes.
16:52Et ensuite, je dirais,
16:55on a la fermeture de cet oléoduc,
16:57on rappelle, qui s'appelle le Est-Ouest,
17:00qui est particulièrement inquiétante
17:02parce que c'est quand même une infrastructure
17:03qui permet d'éviter le détroit d'Hormuz
17:06pour exporter, je vais y arriver,
17:11le brut vers la mer Rouge.
17:13Et donc, on est vraiment dans une situation
17:15où on a l'impression aujourd'hui
17:18que le marché est désormais
17:21en train d'envisager une crise plus longue.
17:24Vous vous souvenez, on se posait la question,
17:25on se disait, mais pourquoi est-ce que la hausse
17:27du prix du baril n'impacte pas plus les marchés ?
17:30Parce qu'il y a des conséquences de second tour, etc.
17:33Et on se disait qu'à chaque fois,
17:34il y avait une déclaration de Donald Trump,
17:36à chaque fois, il y avait de l'espoir, etc.
17:38Là, on a l'impression qu'on n'a plus d'espoir.
17:40Et ça, ça pose problème
17:42parce que c'est une nouvelle conséquence,
17:43parce que vous savez que tout se passe
17:45non pas au jour d'aujourd'hui,
17:47mais sur les anticipations,
17:49que ce soit les anticipations d'inflation,
17:51les anticipations géopolitiques, économiques, etc.
17:54Et maintenant, les anticipations,
17:55c'est que le prix du baril va rester durablement élevé.
17:59Donc, évidemment, ça complique plein de choses.
18:02Ça complique le FED pour les banques centrales.
18:05On en reparle tout le temps.
18:06On rappelle juste une chose assez évidente,
18:08c'est qu'une hausse des taux de la FED ou de la BCE
18:12ne fait pas baisser le prix du baril.
18:14Ça le fait baisser si le mouvement
18:16de la réserve fédérale américaine
18:18ou des autres banques centrales
18:19entraîne une économie en récession,
18:22ce qui fait baisser la demande,
18:24mais ce n'est pas du tout
18:25ce que veulent faire les banques centrales aujourd'hui.
18:28Donc, c'est très compliqué.
18:29On va voir, et je reviens sur les chiffres de l'inflation
18:32qu'on a eus vendredi,
18:33qui étaient exclusivement tirés par l'énergie,
18:37on va avoir une réserve fédérale américaine
18:39qui va monter ses taux,
18:40alors que potentiellement,
18:42les chiffres du mois passé,
18:44c'est le président Christopher Waller,
18:47ce week-end,
18:49qui a dit que les chiffres du PCE
18:52qui allaient être publiés dans 14 jours,
18:54les révisions seraient fortement à la baisse
18:56pour les mois précédents.
18:57Alors, comment est-ce qu'ils le savent ?
18:59Ça, c'est une autre chose.
18:59Mais on est dans une situation
19:02où on va se rendre compte
19:03qu'on monte les taux
19:04alors que les anticipations d'inflation
19:06sont en train de baisser.
19:08Donc, tout s'accomplique
19:09et le pétrole est en train de compliquer la donne
19:12beaucoup plus que la semaine passée
19:13où on n'anticipait pas encore ce fait.
19:17– Mais oui, sans doute,
19:18parce que là, encore une fois,
19:21Hormuz bloqué,
19:22Babel Mandeb bloqué,
19:25même si les outils disent
19:27« Oui, vous pouvez y aller,
19:28il y a juste les Saoudiens, là, non. »
19:30Le pipeline d'Arabie Est-Ouest
19:34qui est fermé,
19:36bon, il y a 20% du pétrole mondial
19:38qui passe par là.
19:39Est-ce que le marché n'est pas en train de se dire
19:41« Oui, bon, il y en a 80% qui passent ailleurs. »
19:43Raffinerie de diesel en Russie,
19:46mise à part,
19:47parce que ça, c'est un cas particulier,
19:48mais qui fait grimper les cours
19:49et ça, ça concerne Donald Trump.
19:50Est-ce qu'en gros,
19:52parce qu'on aurait pu avoir
19:53un débordement total
19:54ce week-end des cours,
19:56ça ne se produit pas.
19:58Là, pour l'instant,
19:59ça reste relativement modéré,
20:00on va dire,
20:01mais encore une fois,
20:02c'est la longueur du phénomène
20:04qui va vraiment piquer sur l'économie.
20:08– On est proche du pic quand même,
20:09Antoine, là,
20:10sur le pétrole.
20:11Donc, oui,
20:13je dirais qu'en intraday,
20:16effectivement,
20:16il n'y a pas un saut.
20:17En revanche, là, clairement,
20:18il y a eu un repricing très fort,
20:20très violent, très rapide.
20:21– On est repassés de 80% à 100% moyenne.
20:23– Moi, je me souviens,
20:24il y a deux, trois mois,
20:25on en parlait sur ce plateau,
20:26je disais qu'il y a un écart
20:27entre le physique et les cours.
20:30– Oui, toujours.
20:30– Et en fait,
20:31je pense que là,
20:32les prix, aujourd'hui,
20:33ils reflètent un peu mieux le physique,
20:35qui était déjà, en fait,
20:38la situation réelle.
20:39Et donc, les marchés
20:40prisaient un scénario futur,
20:42effectivement,
20:43beaucoup plus optimiste
20:44que le scénario actuel.
20:45Je pense que les marchés,
20:46aujourd'hui, pour le coup,
20:48n'ont plus vraiment de direction.
20:49Donc, c'est plutôt
20:49un pricing plus juste du spot.
20:52En revanche,
20:52le pricing futur,
20:54on cherche complètement.
20:55Et alors,
20:56bien heureux celui
20:57qui sait vous dire
20:57exactement le scénario.
20:59Ce que je pense
21:00qu'on peut dire,
21:00en revanche,
21:01c'est qu'il y a
21:02un différé de calendrier.
21:03On peut être hyper optimiste.
21:05En revanche,
21:06une résolution
21:06ultra rapide du conflit,
21:08quand on voit
21:09la dernière remarque
21:10de Donald Trump
21:10sur l'actualité
21:11que vous venez de citer,
21:12quote, on s'en fout,
21:13c'est pas pour demain.
21:14Donc, en fait,
21:15si on veut une solution
21:16locale,
21:17ce qui est à peu près
21:17ce qui est présenté
21:19ici par les dirigeants
21:21Omanais
21:21et les autres dirigeants
21:22régionaux,
21:23ça pourrait fonctionner
21:24si tant est
21:25que les Américains
21:27conçoivent
21:28de déléguer
21:28la gestion d'Hormuz
21:29du coup
21:29à la région,
21:32pas gagné.
21:33Et pour que les Américains
21:34reviennent sur la table,
21:36en tout cas,
21:36du point de vue
21:36des porte-parole
21:37du gouvernement iranien,
21:39il faut quand même
21:40qu'il y ait des compromis
21:40qui soient faits
21:41sur les fameux
21:42sept points de négociation
21:43qui sont désormais
21:44bien connus et publics.
21:45Et tant qu'il n'y aura
21:46pas de compromis public
21:47sur ces points-là,
21:48à mon sens,
21:49ça va être difficile
21:50de dessiner un scénario
21:51rapide
21:54d'accommodement.
21:55Donc, à mon sens,
21:56un meilleur prix spot
21:57ou un prix spot
21:58plus juste
21:58par rapport
21:58à la réalité physique
21:59du pétrole.
22:00En revanche,
22:01le forward,
22:02le futur,
22:02il est extrêmement dur
22:03à lire.
22:04Je pense qu'il y a
22:04les trois scénarios
22:05basiques
22:05et probablement
22:06que ces trois scénarios,
22:07ils ont au moins
22:08six à neuf mois
22:09pour se réaliser
22:10qu'on soit optimiste
22:11ou pessimiste.
22:11D'autant, Benoît Pelloyle,
22:13que c'est en train
22:14de piquer, je disais,
22:15sur l'économie mondiale.
22:16Nous, on essaie
22:17d'un peu
22:19faire le gros dos
22:20en Europe.
22:20Simplement,
22:21il n'y a aucune politique
22:22de soutien possible
22:24tout simplement
22:24parce qu'on est
22:25dans des situations
22:26budgétaires infaisables.
22:27Donc,
22:27des mesures de soutien
22:29aux consommateurs
22:29pour adoucir un petit peu
22:31auprès des entreprises,
22:32auprès des consommateurs
22:33ce prix de l'énergie,
22:34on n'y arrive pas.
22:35Non,
22:35et même des mesures
22:36de soutien
22:36en dehors de mesures
22:38qui peuvent être ciblées
22:39pour ceux qui souffrent le plus
22:40ne sont pas souhaitables
22:41parce que, justement,
22:42c'est ce qui fait démarrer
22:43une spirale inflationniste
22:44dans les économies.
22:45Ce n'est pas du tout souhaitable.
22:47Je rejoins exactement
22:48ce qui vient d'être expliqué,
22:49c'est qu'on n'y voit
22:50plus grand-chose
22:50en termes de perspectives,
22:51très clairement,
22:52alors qu'on avait quand même
22:52quelque chose d'un peu positif
22:54auquel se raccrocher,
22:54ce n'est plus du tout le cas.
22:55Au contraire,
22:56on a même le sentiment
22:56que l'Iran a utilisé ce temps
22:58pour se réarmer,
22:59se remettre en ordre de bataille
23:01avec un discours plus agressif
23:02et surtout,
23:03là où le momentum
23:04est très négatif pour ça,
23:07c'est que,
23:07effectivement,
23:07jusqu'à présent,
23:08pourquoi ça tient ?
23:08Parce que l'économie mondiale,
23:09globalement,
23:10a besoin de moins de pétrole
23:11pour produire autant qu'auparavant,
23:12mais surtout,
23:13c'est que les pays du Golfe
23:14étaient capables
23:15de réussir à exporter
23:16par d'autres moyens.
23:17Là, si maintenant,
23:17on arrive à couper
23:18de plus en plus
23:19les approvisionnements,
23:20effectivement,
23:21sur le physique,
23:21on va commencer
23:22véritablement à le ressentir.
23:23Ce qui est important,
23:24c'est effectivement
23:24le pétrole moyen
23:25sur l'ensemble de l'année.
23:26En réalité,
23:27c'est pour ça
23:28que la durée du conflit
23:29est extrêmement importante.
23:30Et si on regarde
23:30le dated Brent,
23:31c'est le pétrole
23:32qui est prêt à être envoyé,
23:34nous, on est en train
23:35d'atteindre le niveau moyen
23:36de 90 dollars,
23:37de dépasser ces 90 dollars
23:38en moyenne
23:39depuis le début de l'année,
23:40ce qui était pour nous
23:40le scénario adverse.
23:41Ce qui coûte
23:42un peu plus d'un point de croissance
23:43d'après les relations historiques,
23:45alors encore une fois,
23:45c'est peut-être
23:46un peu moins violent
23:47parce qu'on a besoin
23:49d'un peu moins de pétrole,
23:49mais il y a l'effet de gaz
23:50qu'il ne faut pas oublier
23:51pour nous, Européens.
23:52Ça coûterait un peu plus
23:53d'un point de croissance,
23:54ça coûte un point de croissance
23:55aux Etats-Unis,
23:56même si encore une fois,
23:57il faut prendre
23:59quelques pincettes
23:59avec ces relations historiques,
24:00mais c'est surtout
24:01ce qui nous interpelle,
24:02nous,
24:02c'est la problématique inflationniste.
24:04Ce n'est pas forcément
24:04un choc inflationniste
24:05très très violent,
24:06mais c'est une pertinence,
24:08une persistance supplémentaire
24:09de l'inflation,
24:10en particulier aux Etats-Unis,
24:11justement,
24:12dans une économie
24:13qui n'a pas ralenti,
24:14qui applique des droits de douane
24:15et qui, justement,
24:17subit encore
24:17une persistance supplémentaire
24:19de l'inflation
24:19qui peut justifier encore
24:21de taux qui continuent
24:22une montée et d'avoir
24:23des répercussions
24:23sur les actifs risqués.
24:24C'est vraiment ça,
24:25à nous,
24:25qui nous interpelle.
24:26Ce n'est pas le sprint
24:26qui va nous avoir,
24:28c'est le marathon
24:28et pour l'instant,
24:29on ne tient pas la distance.
24:30Nous, on se plongeait à l'origine.
24:32Ce scénario de 90 dollars,
24:33c'était grosso modo
24:34des blocages pendant trois mois
24:35avec un pic à 110
24:36avant de retomber.
24:38On voit que, voilà,
24:39on dépasse ce scénario
24:41et on est sur cette ordre
24:42de grandeur de 90 dollars
24:43en moyenne
24:43depuis le début de l'année.
24:44Donc, si on reste
24:45dans cette situation,
24:45il y aura un impact
24:46qui va être négatif
24:47pour la croissance,
24:48mais c'est surtout
24:49l'impact inflationniste.
24:50Dernier sujet
24:51et actu brûlante.
24:53Microsoft, à l'instant,
24:54dit qu'il va mettre
24:56des limites
24:57sur ses futurs modèles
24:59d'intelligence artificielle
25:00parce que, disent-ils,
25:02c'est ce que Microsoft dit,
25:04« People matter more than AI ».
25:07Le plus important,
25:08c'est les gens,
25:08ce n'est pas
25:09l'intelligence artificielle.
25:10On a eu tout un tas
25:11de déclarations,
25:12alors qu'on a longuement commentées
25:14en fin de semaine dernière,
25:15sur des architectes
25:17de l'intelligence artificielle
25:18qui lâchent l'affaire
25:19en disant
25:20« On est en train
25:20de créer un monstre ».
25:21Et tout ce week-end,
25:22on a eu Anthropik,
25:24on a eu Open AI,
25:25on a même eu Elon Musk
25:26qui se sont mis d'accord
25:27pour essayer de limiter
25:29la progression
25:31et la dynamique
25:31de l'intelligence artificielle
25:32parce qu'ils ont conscience
25:33que potentiellement,
25:34tout ça peut nous exploser
25:36à la figure
25:36et que l'intelligence artificielle
25:37peut prendre le contrôle
25:39sur tout.
25:40John Plassard,
25:41on va tout regrouper
25:42en un bloc.
25:43Le résultat de tout ça,
25:44c'est que, voilà,
25:45Open AI,
25:46apparemment ne s'introduira pas
25:48en bourse cette année.
25:49Ils ont dit que,
25:49vu les conditions,
25:50c'était quand même compliqué.
25:52Anthropik,
25:53certes,
25:54va être profitable,
25:55c'est en tout cas
25:57ce que disent
25:57les derniers chiffres
25:58d'Anthropik,
25:58mais voilà,
25:59on a l'impression
26:00qu'on veut mettre
26:01le couvercle sur la marmite,
26:03là,
26:03et essayer de laisser mijoter
26:05plutôt que le feu
26:06devienne beaucoup trop,
26:07beaucoup trop puissant.
26:10Je vous rappelle juste
26:11une anecdote,
26:12Antoine,
26:13et on en avait certainement
26:15discuté ensemble.
26:16En juin 2022,
26:17c'était hier,
26:19vous aviez un ancien ingénieur
26:20de Google
26:21qui s'appelle
26:22Blake Lemoyne
26:23qui avait été licencié
26:25parce qu'il avait affirmé
26:26qu'un de leurs systèmes
26:27d'intelligence artificielle
26:28était doué de conscience
26:30après que le chatbot
26:32avait déclaré
26:33« ne m'éteins pas,
26:35j'ai peur d'être éteint ».
26:37Alors évidemment,
26:38tout le monde avait dit
26:38qu'il était fou,
26:39qu'il était drogué,
26:40qu'il avait été licencié
26:42et aujourd'hui,
26:44eh bien,
26:44on est dans une situation,
26:46on en a parlé la semaine passée
26:47avec Jacob Coxon
26:49qui dit qu'il y a des systèmes
26:52d'auto-améliorants
26:53sans garde-fou immédiat.
26:56Donc on est vraiment
26:57dans une situation
26:58où les choses vont très vite.
26:59Alors évidemment,
27:00l'idéal,
27:01c'est que ça aille
27:03avec la vitesse souhaitée.
27:06Vous savez,
27:06la vitesse souhaitée
27:07à chaque fois
27:07qu'on sent un iPhone,
27:09on ne met pas
27:09toutes les applications dessus,
27:11on va doucement
27:13et ça,
27:13c'est la vie.
27:14Mais le problème,
27:15c'est qu'aujourd'hui,
27:15on est dans un monde
27:17international,
27:18ce qui veut dire
27:19qu'en fait,
27:20en face,
27:21on a la Chine
27:22et la Chine,
27:23l'a déclaré,
27:23ne veut pas de garde-fou
27:24pour l'intelligence artificielle.
27:26Donc potentiellement,
27:27s'il devait y avoir
27:28des garde-fous,
27:29ce que ne veut pas
27:29Donald Trump,
27:30bien évidemment,
27:31eh bien,
27:32on serait dans une situation
27:33où le retard de la Chine
27:36sur les États-Unis
27:37en termes d'intelligence artificielle
27:39va fondre
27:40comme neige au soleil.
27:42Et ce que ne voulaient
27:42absolument pas
27:43les Américains,
27:44eh bien,
27:45potentiellement,
27:46pourrait arriver
27:47beaucoup plus rapidement
27:48que prévu.
27:49Donc on est ici
27:51dans une situation
27:51avec les déclarations
27:52d'OpenAI
27:53et anthropique
27:54et évidemment
27:55de tous ces ingénieurs
27:56où c'est une question
27:58philosophique,
27:59est-ce que la machine
28:00va prendre le devant
28:02sur les hommes ?
28:03On est dans une question
28:04économique,
28:06géopolitique
28:06et évidemment stratégique.
28:08Donc c'est quelque chose
28:09dont on va discuter
28:10aujourd'hui pour l'instant.
28:11On voit que les sociétés
28:13de la tech
28:14et surtout
28:14de l'intelligence artificielle
28:16aujourd'hui,
28:17que ce soit puce, mémoire,
28:18etc.,
28:18souffrent énormément.
28:19Mais ici,
28:21c'est un débat
28:21qu'on va avoir
28:22et croyez-moi bien,
28:24c'est un débat
28:25où, comme à chaque fois,
28:27vous aurez les leaders
28:28des grandes entreprises
28:29qui arriveront
28:30à avoir des garde-fous,
28:32leurs propres garde-fous,
28:33qui seront les grands gagnants
28:35et les grands gagnants,
28:36c'est lesquels ?
28:36C'est les hyperscalers
28:37dont on connaît les noms.
28:39D'autant, John,
28:40que je lisais
28:41les propos de Michael Burry,
28:44le héros de The Big Short,
28:45qui dit
28:46« Attendez,
28:46tout ça,
28:47c'est de l'esbrouf. »
28:48En fait,
28:48c'est pour cacher le fait
28:49que le chiffre d'affaires
28:50de l'intelligence artificielle
28:52est peut-être
28:52en train de ralentir.
28:53Alors,
28:53ils se plantent régulièrement,
28:54Michael Burry,
28:55mais cette réflexion-là,
28:56il n'est pas le seul à l'avoir.
28:57Donc,
28:58on va suivre
28:59effectivement
28:59toutes ces discussions
29:01autour de l'intelligence artificielle
29:02qui mettent un poids philosophique
29:04sur les marchés.
29:05Benoît Pellois,
29:06Natixis Wealth Management,
29:07merci d'avoir été en direct
29:09avec nous.
29:09Mathias Pacino,
29:10Trade Republic,
29:11Gustave Sonden,
29:12Le Colbert,
29:12et John Plassard,
29:13bien sûr,
29:14de Cité Gestion.
29:15Ne bougez pas dans un instant.
29:16Guillaume Sommerer me rejoint
29:17et on ouvre BFM Bourse.
29:19A tout de suite.
29:22USA Today
29:23sur BFM Business.
Commentaires

Recommandations