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  • il y a 4 minutes
Ce lundi 14 septembre, l'écart sur les taux d'emprunt entre la France et l'Allemagne, qui a atteint son plus haut niveau en quatorze ans, ainsi que la capacité de la France à mettre en œuvre des réformes économiques, ont été abordés par Valérie Plagnol, présidente du Cercle des Épargnants, Véronique Plessier-Chauveau, fondatrice et directrice générale d'EULEOS, et Marc Rochet, président du cabinet Aérogestion, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00On est avec Valérie Plagnol, bonjour présidente du Cercle des Épargnants.
00:05A côté de vous Véronique Plessier-Chauveau, fondatrice et directrice générale de Léo, vous vous rappelez ce que c'est
00:10que Léo ?
00:11Léo c'est une société de management de transition et qui s'inscrit, qui est aussi société à mission, donc
00:17qui s'inscrit dans une économie plus responsable.
00:20En face de vous Marc Rocher, bonjour président du cabinet aérogestion, bien connu de nos plateaux sur BFM Business.
00:27On a évidemment parlé à carburant avec vous, je suis sûre que vous avez un avis assez tranché sur la
00:31question.
00:32Mais d'abord je commence avec Valérie Plagnol, ce spread 96 points entre la France et l'Allemagne, on n
00:37'a jamais vu ça ?
00:37On ne l'a pas vu depuis très très longtemps et c'est une sanction, c'est une inquiétude et
00:44les marchés reflètent cette inquiétude clairement par l'augmentation du spread.
00:49Tous les taux d'intérêt long terme sont en train de remonter, mais cet écart est vraiment un signal tout
00:59à fait clair qu'il y a un doute sur la capacité de la France à tenir sa parole en
01:05matière de dette.
01:06Nous sommes quand même à quelques mois de cette échéance présidentielle et on voit les discours qui se tiennent aujourd
01:11'hui.
01:12Et au-delà, j'allais dire en deçà immédiatement, la problématique du budget, d'avoir un budget à peu près
01:18cohérent et voté d'ici la fin de l'année.
01:21Mais on est là ce matin sur un doute clair sur la signature française ?
01:25On est sur un doute, absolument. On paye aujourd'hui, l'écart de rendement est supérieur à nos voisins italiens,
01:32voire même de l'Europe du Sud.
01:35Donc évidemment, le marché est inquiet. Et effectivement, plus de la moitié de la dette française, ne l'oublions pas,
01:42est détenue par des non-résidents.
01:44Véronique Plessier, Chauveau, quand on est chef d'entreprise, quand vous discutez avec vos pères, vos collègues, les inquiétudes budgétaires,
01:51à quel point elles pèsent aujourd'hui ?
01:54Je dirais que pour nous, chefs d'entreprise, c'est d'abord ce qui est important, c'est notre entreprise,
01:58c'est de continuer à faire du business, c'est de payer nos salariés.
02:02Donc c'est notre priorité absolue. Oui, il y a un environnement qui est instable, ce n'est pas nouveau.
02:06Eh bien, on continue. C'est le propre, je crois, de nous. C'est de continuer à être engagé, c
02:12'est de continuer à y croire.
02:13Et c'est d'être positif, c'est aussi regarder ce qui va se passer demain. Et nous, nous sommes
02:17là pour développer l'économie et on fait du mieux que possible. C'est notre engagement, en fait.
02:22D'où, c'est marrant, Valérie, un décalage parfois entre les enquêtes d'opinion auprès des chefs d'entreprise et
02:27les chiffres macro.
02:28C'est-à-dire qu'il y a un décalage. C'est pourquoi ? Alors, vous n'avez pas forcément
02:31toute votre activité à l'étranger, mais de temps en temps, c'est parce qu'on va chercher sa croissance
02:34ailleurs quand même.
02:35Alors, on va chercher sa croissance ailleurs. Mais ce qui est quand même étonnant depuis le début de l'été,
02:39moi, je regarde les indicateurs de confiance des directeurs d'achat,
02:43notamment du côté du secteur manufacturier. On a vu une petite reprise. Alors, on a l'impression que tout ça
02:49est tiré un peu par l'Allemagne, les dépenses publiques,
02:51même si ça ne se signifie pas encore et que ça ne passe pas dans l'ensemble de l'économie
02:56ou de l'opinion publique.
02:58Clairement, on voit une petite amélioration. Mais la question de la dépense publique, de la maîtrise des dépenses publiques,
03:04de la capacité aujourd'hui pour la France de faire un budget, et encore une fois, plus un discours politique
03:10menaçant pour les investisseurs,
03:13pèse effectivement sur ce spread.
03:15Marc Rocher, dans quel état d'esprit êtes-vous en cette rentrée ? On ne s'est pas encore vu
03:18depuis qu'on a repris.
03:20Vous êtes un chef d'entreprise député ou vous êtes pareil, plutôt dans cette lignée ?
03:25Non, sûrement pas. Aucun chef d'entreprise n'est jamais député.
03:30Non, je suis très inquiet. Je reviens sur ce qui a été dit sur le taux à lequel la France
03:34est obligée d'emprunter.
03:36Aujourd'hui, supérieur à celui de l'Allemagne. On ne parlera pas de l'Italie ou de la Grèce.
03:42On parle de doute sur la capacité française. Moi, je vais un petit peu au-delà.
03:46Ce sont des faits. C'est-à-dire que depuis des décennies, la France n'est pas capable d'avoir
03:52un budget de ses dépenses publiques à l'équilibre.
03:55Elle n'est pas capable de promouvoir, de mettre en place des réformes structurelles, ce que beaucoup d'autres pays
04:01autour de nous ont fait.
04:02On va reprendre tout à l'heure sans doute l'exemple sur les retraites. Les pays se sont réformés. Nous,
04:06nous ne sommes pas réformés.
04:08Par manque de courage politique, on peut en débattre longtemps.
04:11Et donc, les marchés, ils jugent ces faits-là. Et aujourd'hui, effectivement, quand ils se projettent dans l'avenir
04:18immédiat,
04:19c'est-à-dire quand vous empruntez de l'argent, c'est pour le rembourser demain,
04:22ils estiment que la France ne sera sans doute pas capable de faire face à ces engagements.
04:25Donc, c'est un problème de signature de l'État français.
04:28Mais en amont du problème de signature de l'État français, c'est notre histoire que nous payons.
04:32Les 20, 30 dernières années où on n'a pas fait les réformes que l'on devait faire.
04:36– Mais on ne les fera pas. Il y a un espoir.
04:39– Il va falloir les faire.
04:40– Non mais c'est toujours la question. On attend d'être au pied du mur.
04:43Alors, je ne sais pas si c'est sans point de base le pied du mur,
04:46mais ces réformes de structure-ci, ça commence quand même.
04:49Mais on se finance toujours, Valérie Plagnol.
04:51La dernière émission dette, elle s'est bien passée.
04:53Enfin, elle s'est bien passée. On paye cher.
04:55Mais on se finance toujours.
04:56– Oui, bien sûr. On se finance toujours.
04:59Nous sommes sous le parapluie de l'euro.
05:01La dette française, aujourd'hui, se négocie sur les marchés à un taux plus élevé.
05:06Donc, le coût de la dette, ça a été dit dans bien des domaines,
05:12le coût de la dette augmente.
05:14Le coût de la dette et sa part de son coût dans le remboursement
05:18et dans le budget pèsent de plus en plus lourd.
05:20Donc, c'est nos marges de manœuvre qui fondent à vue d'œil.
05:24C'est bien ça le problème.
05:26Effectivement, on n'est pas le seul pays où, en général,
05:28on fait les réformes quand on est au pied du mur.
05:31Mais beaucoup l'ont fait bien avant nous.
05:33– Mais c'est quoi l'intiquitude majeure, Véronique ?
05:35C'est de se dire, à un moment donné, ça finit en surtaxe de surtaxe de surtaxe d'IS.
05:40Ce problème de finances publiques, c'est d'attendre la douloureuse.
05:43Est-ce qu'il vaudrait mieux donner l'addition au bout d'un moment
05:45et puis au moins avoir un cadre ?
05:47– Je crois effectivement qu'on l'a dit, il faut d'abord avoir du courage.
05:51Et nous, les chefs d'entreprise, on a du courage.
05:52C'est-à-dire qu'on continue d'avancer.
05:54Et quoi qu'il en soit.
05:56Et ce n'est pas quoi qu'il en coûte, mais quoi qu'il en soit.
05:58Et c'est ça qui est important.
05:59Et effectivement, ça oblige aussi, au-delà d'une certaine maturité,
06:04et on aura pu en parler, grâce à l'IA, à repenser d'ailleurs nos offres,
06:08à repenser les marchés.
06:09Et comment on attaque différemment et au-delà de tout ça.
06:12Parce que ce que l'on regarde, et notamment à l'extérieur, hors de la France,
06:16c'est aussi notre capacité d'innovation.
06:18On reste très fort, on reste très puissant,
06:20et on reste totalement remarquable.
06:22Regardez Mistralahi, c'est génial.
06:24Donc disons-le au fort, je crois que c'est ça,
06:26sans faire preuve de naïveté.
06:28Évidemment, on a besoin, nous, que, sur sa stable,
06:31que les taxes ne montent pas sans cesse,
06:33qu'on ne nous en tombe pas dessus, et d'autres.
06:35On a besoin de stabilité.
06:38Mais c'est tout.
06:39Le reste, l'entreprise, elle continue d'avancer,
06:41au-delà du monde politique.
06:43Et je dirais, heureusement.
06:45Mais Marc Rocher, si on vous dit demain,
06:47les finances publiques, on a trouvé la solution,
06:49sur la taxe d'IS, on remet une surtaxe exceptionnelle,
06:52ça change quand même la donne pour les grosses entreprises ?
06:55Ça la changerait, mais je crois que personne ne serait convaincu que c'est la solution.
06:59Mais c'est quoi la solution ?
07:00On est dans un régime où la dépense publique n'a pas été encadrée,
07:03n'a pas été limitée.
07:05Et, bon, alors c'est une expression sans doute trop triviale,
07:08mais on est le dernier pays communiste.
07:11On croit que tout vient du public,
07:13et que tout va venir d'un secteur public,
07:16où on taxe de plus en plus les riches,
07:18pour soi-disant aider tous les autres.
07:20Non, je pense que tout le monde connaît parfaitement
07:23les problèmes que nous avons réglés.
07:25Ils sont structurels.
07:27Quand on parle des retraites, on parle avant tout
07:29d'un changement profond, lourd, de la démocratie française,
07:34de l'âge jusqu'à lequel on va travailler,
07:37de l'espérance de vie, de l'espérance de vie en bonne santé,
07:40ce qui est encore plus important.
07:41Et donc, on connaît les problèmes.
07:44Il faut simplement qu'à un moment donné,
07:45on ait le courage de les affronter.
07:47Je crois que ça passe aussi par l'émergence d'hommes politiques
07:50qui est une stature d'hommes d'État.
07:52Il n'y en a pas beaucoup dans l'histoire des pays.
07:55D'ailleurs, ces hommes d'État,
07:56ils apparaissent tous les 20, 40, 50 ans.
07:59Pas tous les matins.
08:00Et donc, on est confronté sans doute à ce déficit.
08:04On n'a pas eu d'homme d'État, soyons clairs.
08:06C'est-à-dire celui qui fait les réformes
08:08et puis qui s'en va un peu, quoi.
08:09À la Mario Draghi, un peu.
08:11Mais souvent, les hommes publics qui ont eu le courage
08:14de faire des réformes lourdes,
08:17on va prendre l'exemple du général de Gaulle en 1946,
08:21bien que ces réformes de l'époque puissent être aujourd'hui discutées,
08:24puisqu'on en paye encore les conséquences,
08:26il a dû partir pour revenir en 1958.
08:28Mais oui, il faut des hommes d'État,
08:31il faut des gens qui voient au-delà de leur propre mandat,
08:34de leur propre égo, ce qui est difficile,
08:36et puis qui est autour des équipes
08:39qui, aujourd'hui, sont affaiblies partout.
08:42Quand vous regardez les équipes des partis politiques,
08:44quand vous regardez les équipes autour des candidats,
08:48ça manque de densité, quand même.
08:50Et ce que vous avez dit est tout à fait juste.
08:53La population a envie de se réformer,
08:55j'en suis convaincu.
08:56On l'a vu, par exemple, à travers quelque chose
08:59qui était présenté comme insurmontable,
09:00le fameux prélèvement à la source.
09:02Quand c'est bien fait, quand c'est techniquement préparé,
09:06un ministre s'était engagé à l'époque,
09:08M. Darmanin, citant son nom,
09:10s'est passé presque comme une lettre à la poste,
09:12là où on nous disait, vous allez voir ce que vous allez voir.
09:15Donc le peuple français est profondément convaincu des réformes.
09:18Mais ça n'a pas d'impact sur chacun budgétaire.
09:21Enfin, d'ailleurs, c'est de la gestion de trésorerie.
09:23Je peux vous dire pendant un an.
09:25C'est de la gestion de trésorerie,
09:27mais ce n'est pas une baisse de rentrée d'argent globale.
09:30Mais même une baisse de...
09:33Soyons directs.
09:34Aujourd'hui, on vous dit, vous allez perdre X% de vos revenus
09:39pour telle et telle raison,
09:40parce qu'on va se servir de cet argent pour réformer le pays.
09:42Je pense que beaucoup de gens y adhéreront.
09:44La question, c'est de savoir si vous allez au bout des réformes.
09:47Parce que si vous enlevez de l'argent à des gens...
09:51Prenons le cas des retraites aujourd'hui,
09:52on va dire qu'il faut baisser les retraites, X ou Y.
09:55Pourquoi ? Parce que le système est en faillite.
09:57Mais les gens, ils le savent que le système est en faillite.
09:59Ce qu'ils attendent, c'est comment vous le réformez.
10:02Vous vous faites travailler plus, vous vous faites travailler différemment.
10:05C'est ça que les gens demandent.
10:06Donc je crois que la capacité des Français à se réformer,
10:10elle est loin d'être négligeable,
10:12condition qu'ils comprennent à quoi ça sert.
10:14Vous y croyez, Valérie, la capacité de la France à se réformer ?
10:18Parce qu'à chaque fois qu'on dit qu'on va baisser une dépense
10:21pour le transport médical, vous voyez bien comment ça se passe.
10:24C'est-à-dire qu'on finit par rétro-pédaler
10:25parce qu'en fait, il y a du mécontentement.
10:27Pas sur tout.
10:28Sur quoi ? Sur quoi, Marc ?
10:30Il y a eu quelques exemples où on a changé les taux de prélèvement et autres
10:34et où les gens ne sont pas tous descendus dans la rue.
10:36Il y a l'assurance chômage sur laquelle, en général, personne ne dit rien.
10:39C'est un bon exemple.
10:41Sur le chômage, on est en train de réduire la durée des annuités.
10:43Il n'y a pas de manifestation de chômeurs.
10:45Rentrons pas dans les détails.
10:46Bon, ça ne choque pas la rue.
10:49Les Français sont conscients, effectivement, des problèmes.
10:52Nous faisons tous les ans un baromètre qui montre, par exemple,
10:55que l'idée aujourd'hui d'avoir un complément de retraite
10:59à travers des fonds de pension est beaucoup plus attendue
11:03et beaucoup plus acceptée, majoritairement acceptée.
11:06Même proposée aujourd'hui.
11:08Et même proposée.
11:09Donc, ça fait partie des réformes possibles.
11:11Je vais prendre l'exemple.
11:12En plus, il y a eu des élections hier de la Suède.
11:15Bon, elle s'est réformée il y a déjà une trentaine d'années.
11:17Elle l'a fait en étant au pied du mur.
11:18C'est un pays qui était quand même dans une situation catastrophique.
11:23Et effectivement, la réforme des pensions, avec l'introduction d'une partie,
11:27parce qu'il ne s'agit pas de modifier l'ensemble du système par répartition,
11:31mais d'un pilier supplémentaire autour d'une retraite par capitalisation,
11:35est largement acceptée aujourd'hui en France.
11:39Donc, ça fait partie, effectivement, des éléments de conscience,
11:41de prise de conscience et d'intérêt,
11:44parce que ça remet aussi de la solidarité
11:46et non pas un délitement, notamment, qu'on voit auprès des jeunes générations
11:50qui ne croient plus dans le système et donc qui s'en détournent.
11:53Ça, c'est aussi un sujet...
11:55Et vous croyez à la possibilité de baisser les dépenses,
11:58que ça soit sur les retraites, sur les dépenses sociales...
12:02Les dépenses publiques, effectivement, sont au cœur du problème.
12:04L'enjeu, aujourd'hui, c'est quand même la réduction globale
12:07de l'ensemble des dépenses, dans une logique d'efficience plus grande,
12:12de transformation de notre pays vers une modernité autre.
12:18Et effectivement, on va être obligé d'en passer par ces réformes importantes.
12:23Elles s'accompagnent en général...
12:24Alors, c'est un point triptyque.
12:26On dit qu'on commence par faire des baisses des dépenses publiques,
12:30on accompagne par une forme de déréglementation
12:33qui aide aussi le secteur privé, les entreprises.
12:36Alors, attention, nous sommes engagés dans une logique de transition énergétique.
12:40Il ne faut pas la remettre en cause non plus.
12:41Il faut savoir où on va.
12:43Et puis, le troisième et la récompense,
12:46c'est qu'après, on peut baisser les impôts.
12:48Donc, tout ça se fait dans un continuum.
12:51Et effectivement, nous n'avons pas aujourd'hui un plan de long terme.
12:55L'échéance électorale, l'échéancier électoral, l'incertitude.
12:59fait qu'effectivement, ils peuvent se projeter dans un avenir plus long.
13:05Véronique, vous croyez à la capacité de se réformer de la France ?
13:09Je crois que tout est possible dès lors qu'on a le courage de le faire.
13:14Il s'agit non pas simplement de dire ce que je fais,
13:17mais je fais ce que je dis.
13:17Je crois que c'est important.
13:19Et donc, c'est lié à un vrai...
13:21Parce qu'il faut sensibiliser, effectivement, nous tous,
13:24qu'il faut faire des réformes, qu'on n'a plus le choix.
13:26Et on n'a pas...
13:27Évidemment, le Français, il n'aime pas faire des réformes,
13:29mais ce n'est pas nouveau.
13:30Mais il faut faire une vraie communication.
13:33L'exemple, effectivement, vous donniez sur le prélèvement à la source,
13:36tout le monde a hurlé, parce que tout le monde a vu qu'en bas,
13:38on touche chez moi, horreur, horreur, scandale.
13:39Eh bien, oui, mais finalement, c'est parce que ça a été très bien communiqué.
13:46Et je crois que, pour que ça soit bien communiqué,
13:49il a été dit, il faut qu'il y ait une vision long terme.
13:51Et c'est ce qui nous manque.
13:51Il faut qu'il y ait un projet beaucoup plus global,
13:53avec quelque chose auquel les Français sont sensibles,
13:55c'est l'équité.
13:56C'est-à-dire que si on veut toucher, par exemple, la retraite,
13:59il faut que la réforme soit valable pour tous,
14:01avec un régime équivalent.
14:03On ne peut pas avoir des choses aussi différentes.
14:05De même, les retraites, si c'est tout le monde,
14:07ce n'est pas simplement un bout d'un machin.
14:08Et il faut rajouter à ce courage l'équité
14:11et l'explication, c'est-à-dire prendre le temps
14:14de communiquer et de dire les choses.
14:16Il ne faut pas le faire, il faut rentrer en action.
14:18Je crois que ce qui manque beaucoup,
14:19c'est l'action qu'il y a derrière, il faut le faire.
14:21Il faut avoir le courage de le dire.
14:23Et je crois que ça va être intéressant ce qui va se passer,
14:25c'est de voir ce qui va être proposé
14:28dans les propositions.
14:30Vous savez, on est en chef d'entreprise,
14:31quand ça va mal, on réunit tout le monde,
14:33on dit ça va mal, on va se retrousser les manches
14:36et on y va ensemble.
14:37Et c'est comme ça que ça marche.
14:39Oui, mais d'accord, mais je rappelle juste
14:41que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon
14:43proposent tous les deux des hausses de dépenses
14:45et une baisse de l'âge de départ à la retraite.
14:48Ça représente aujourd'hui dans les sondages
14:4955% de l'électorat.
14:51Donc vous me dites que les Français sont d'accord
14:53pour les réformes, moi je veux bien vous suivre Marc,
14:56mais quand je vois ça, je ne suis pas très optimiste.
14:58Je pense que si vous voulez que les incantations,
15:01y compris les plus folkloriques, il n'y a pas d'autres mots
15:03en matière de campagne présidentielle,
15:06on va en voir jusqu'au mois de mai l'année prochaine.
15:08Je pense que les Français, comme cela vient d'être dit,
15:12comprennent beaucoup de choses.
15:13Je vais revenir sur deux choses.
15:15La première, c'est cette notion de retraite par répartition
15:19qui était un...
15:21On ne pouvait pas prononcer le mot avant.
15:23Quelque chose de sacré et tout.
15:24Et maintenant, on dit aux gens,
15:27bon mais il va peut-être falloir faire un bout de retraite.
15:30Ce sont 10 candidats sur 30 à la préposée aujourd'hui.
15:32Pourquoi c'est crédible ?
15:32Parce que les gens comprennent très bien
15:34que tout ce qui est géré par l'État depuis des décennies
15:37est aujourd'hui coincé, quasiment en faillite.
15:41Et si on dit aux Français,
15:42vous aurez votre retraite par répartition,
15:45comme vous dites, une bonne partie et tout.
15:46Mais on va commencer à faire de la capitalisation.
15:48C'est-à-dire que vous allez avoir une retraite calculée
15:50sur ce que vous épargniez.
15:52Les gens croient ça.
15:54C'est crédible.
15:55Ce n'est pas crédible si vous dites,
15:56non, un miracle va arriver,
15:57on va mettre tout le monde à 60 ans
15:58et vous allez voir ce que vous allez voir.
16:00Oui, mais Marc, il faut aussi dire
16:00qu'il y a des gens qui vont cotiser deux fois,
16:03que ça va leur coûter cher
16:05et qu'il va y avoir une génération de sacrifiés.
16:06C'est le prix d'une sortie de crise
16:07comme c'est le prix d'une sortie d'hier.
16:07Vous êtes d'accord, vous,
16:08si je vous mets dans les sacrifiés ?
16:10Non, non, mais...
16:10Ben voilà.
16:11Non, attendez, je ne suis pas dans les sacrifiés,
16:13je n'ai pas envie d'y être,
16:14mais je suis prêt à faire des efforts
16:15comme beaucoup de citoyens.
16:17Deuxième chose importante,
16:18c'est qu'effectivement,
16:19il faut arrêter de faire croire à ce mot,
16:21alors je sais bien que c'est dans les fondements
16:23de la République,
16:24le mot égalité.
16:25Arrêtons avec ça.
16:26Vous venez de dire, madame,
16:28l'équité,
16:29je pense que les gens comprennent l'équité,
16:32l'égalité,
16:33ils n'y croient plus.
16:33Et ils ont raison de ne pas y croire
16:34parce que ce n'est pas possible.
16:36Tout le monde n'est pas...
16:37Tous les citoyens ne peuvent pas être égaux devant tout.
16:40Donc, si on explique des choses
16:41qui sont crédibles,
16:43vous allez avoir une retraite
16:44qui est en partie liée
16:45à ce que vous allez économiser,
16:47à ce que vous allez épargner.
16:49Si vous dites à des gens,
16:50les règles seront telles
16:52que tout le monde aura
16:53des chances équivalentes,
16:54les gens vont adhérer.
16:55Donc, la capacité de réforme,
16:57elle est là.
16:57Si maintenant,
16:58on leur promet n'importe quoi,
16:59alors oui,
17:00il y a des extrémistes aujourd'hui
17:01qui tiennent le haut du pavé
17:02avec des discours
17:03dont tout le monde sait,
17:05mais même les électeurs,
17:06qu'ils ne sont pas très crédibles.
17:08Donc, la seule différence
17:10que je peux faire
17:11et qui est un danger en politique,
17:13c'est que par rapport au gouvernement,
17:17avec Anès,
17:18et sur quelques décennies précédentes,
17:21les électeurs peuvent penser
17:23ou imaginer
17:26un ou que deux des extrêmes
17:28aient le courage
17:29d'appliquer ce qu'ils disent.
17:30Ce qui n'est pas le cas
17:31de ceux qui étaient au pouvoir
17:32ou de ceux qui se représentent.
17:33Quand un candidat
17:34qui a été déjà impliqué en politique
17:36qui se présente aujourd'hui,
17:37même s'il y a des gens très bien,
17:38on peut très bien leur dire
17:39mais attendez,
17:40vous étiez au pouvoir,
17:40qu'est-ce que vous avez fait ?
17:41Monsieur Édouard Philippe,
17:42qu'est-ce que vous avez fait
17:43pour les retraites ?
17:44Bon, monsieur Retailleau,
17:45qu'est-ce que vous avez fait
17:46pour le maintien de l'ordre et tout ?
17:47Donc forcément,
17:48ils vont devoir rendre des comptes.
17:49Mais j'ai l'impression, Marc,
17:50que vous attendez quand même là
17:52un nouveau candidat providentiel
17:53qui viendrait de quelque part ?
17:55Alors, peut-être pas ce coup-là,
17:56mais oui,
17:57je formule pour mon pays
17:58le vœu d'avoir
17:59à un moment
17:59un homme d'État
18:07crédibilité
18:07et courage
18:08parce que les deux mots vont ensemble.
18:09Si vous ne mettez pas le courage,
18:11ce n'est pas la peine
18:11d'assumer
18:12qu'il faut réformer ce pays,
18:14ce que tout le monde comprend.
18:15Ce n'est pas vrai.
18:16Il n'y a pas de citoyen
18:17qui dit
18:17non, je suis contre les réformes.
18:19Alors oui,
18:19ils le sont.
18:20N'ouvrez pas Twitter.
18:21Mais comment ?
18:21N'ouvrez pas Twitter
18:22parce qu'il y a plein de gens
18:23qui pensent qu'il ne faut pas
18:24faire de réformes.
18:26N'ouvrez pas,
18:27ça va vous faire
18:28très très mal aux yeux
18:30et aux oreilles.
18:31Valérie,
18:32on est aujourd'hui
18:34pour bien comprendre
18:34quand même
18:35la situation économique
18:36de la France.
18:36On a eu la note de conjoncture
18:37de l'INSEE
18:38jeudi dernier
18:39qui était publiée.
18:40Alors c'est même
18:40en dehors de la question
18:41de l'écart
18:43avec l'Allemagne.
18:44La note de conjoncture,
18:44elle était horrible
18:46de jeudi dernier
18:47sur la perspective
18:48de croissance
18:49de 0,5 finale.
18:50Alors 0,5,
18:51celle du gouvernement,
18:520,4 nous dit l'INSEE.
18:53On est vraiment
18:54dans une trajectoire
18:55qui n'est pas bonne.
18:56Est-ce qu'on peut aller
18:56jusqu'à la récession ?
18:58On pourrait.
18:59Entre 0,4 et 0,
19:02ça commence à être
19:03vraiment l'épaisseur de poche.
19:05Voilà.
19:05Donc effectivement
19:06je ne vais pas me lancer
19:07dans une prévision
19:08que je ne saurais pas faire
19:09mais c'est vrai
19:11que le ralentissement
19:12qui est lié aussi
19:13à une situation extérieure
19:14un peu compliquée,
19:15à la hausse des prix.
19:17Alors moi je ne parle pas
19:18d'inflation
19:18mais vraiment
19:19effectivement une ponction
19:20sur une partie
19:21du pouvoir d'achat.
19:21Ça c'est l'énergie quoi.
19:22Ça c'est l'énergie
19:24et c'est un phénomène
19:25qui s'inscrit en fait
19:26dans un mécanisme global.
19:28Enfin on va revenir
19:29sur la question
19:29du prix de l'énergie
19:30parce qu'un certain nombre
19:32de propositions
19:32me paraissent...
19:34Alors allons-y
19:34sur le prix de l'énergie.
19:36On a ce matin des chiffres
19:37qui disent que la consommation
19:38baisse à la pompe 1
19:39désormais.
19:40C'est normal.
19:40Vous avez une hausse des prix
19:42à 2,30.
19:43La consommation baisse.
19:43Mais moi je vais mettre en face
19:45quelque chose
19:45que je trouve très intéressant
19:47c'est que la demande
19:49et les ventes
19:50de voitures électriques
19:51a explosé.
19:53Donc qu'est-ce qu'on veut ?
19:54C'est notre seul petit espoir.
19:56Qui en profite aujourd'hui ?
19:58Renault.
19:58Une des entreprises
19:59qui en profite.
20:01Et les Chinois.
20:01C'est vrai.
20:02C'est Renault et Tesla.
20:03Les statistiques
20:03donnent Renault et Tesla
20:04pour l'instant.
20:05Et moins effectivement
20:07même s'ils sont à nos portes
20:08nous le savons
20:09mais pour l'instant
20:10c'est ces deux-là.
20:11Je trouve ça quand même
20:12aller dans le bon sens
20:14de ce que nous voulons
20:15achever.
20:16On ne peut pas oublier
20:18tous les objectifs
20:18de long terme
20:19y compris celui-là.
20:21Baisser aujourd'hui
20:21alors on vient
20:22à la question de la taxe
20:23sur la subvention.
20:25Alors c'est la subvention
20:26à l'énergie.
20:27La subvention à l'énergie
20:28c'est une distorsion de prix
20:30je suis désolée
20:31je vais être un petit peu
20:32rigoureuse, économiste
20:34et c'est contre-intuitif
20:35je le sais bien
20:35et ça pèse sur la consommation
20:37des ménages
20:38mais c'est aussi
20:39aller dans le sens
20:40de favoriser de la consommation
20:42là où elle ne devrait pas l'être
20:43ne pas aider la transformation
20:46alors que vous avez
20:47tout un écosystème
20:48qui se met en place
20:49pour justement aller
20:51vers cette transformation énergétique
20:53on se plaint toujours
20:54enfin certains se plaignent
20:55les producteurs
20:55que la consommation
20:57d'électricité
20:58ne bouge pas en France
20:59heureusement
21:00parce que quand même
21:01c'est un mix
21:01entre des économies
21:03mais aussi
21:03une transformation
21:05des usages
21:05allons vers cette
21:07transformation des usages
21:08donc tout ça
21:09effectivement est pénible
21:10je ne parle pas le contraire
21:12mais une baisse
21:12de 10 centimes
21:13à la pompe de taxe
21:14si vous baissez la TV
21:15à 10 centimes
21:16c'est 5 milliards d'euros
21:17de recettes
21:17sur l'année
21:18et en plus
21:18alors effectivement
21:20l'éléphant
21:21dans la boutique
21:23c'est bien celui-là
21:24c'est-à-dire qu'aujourd'hui
21:25les recettes budgétaires
21:26liées à la taxe
21:28sur l'énergie
21:28on ne peut pas s'en passer
21:29le budget ne va pas
21:30pouvoir s'en passer
21:31donc de toute façon
21:33donc vous vous dites
21:34on ne fait rien
21:35on attend
21:35et puis on attend
21:36d'électrifier
21:37le problème c'est que
21:38on électrifie bien sûr
21:40les chiffres
21:40il y a quasiment
21:41une voiture sur deux
21:42maintenant vendue
21:43qui est hybride électrique
21:44attention sur un stock
21:45qui est extrêmement faible
21:47donc il y a encore
21:47une marge de progression
21:48très importante
21:49les équipementiers
21:50excusez-moi
21:51je reviens là-dessus
21:52mais je me suis préoccupée
21:53de ce sujet
21:54il n'y a pas très longtemps
21:55on a équipé
21:56il y a toute une transformation
21:58d'infrastructures
21:58autour des bornes électriques
22:00etc
22:00si on ne veut pas
22:01décourager aussi
22:02tout ce secteur-là
22:04et tout cet écosystème
22:06qui est en train
22:07de faire des équipements
22:08supplémentaires
22:08d'aller dans ce sens-là
22:10il faut continuer
22:11Véronique
22:13j'ai un avis
22:14ou un point de vue
22:15plus nuancé
22:16d'abord parce que
22:17j'ai la chance
22:17d'habiter dans une ville
22:19et je suis venue ici
22:20en RER et en métro
22:22et ça
22:23c'est le privilège
22:24des grandes villes
22:26et donc
22:27on dépense moins d'essence
22:29évidemment
22:30il n'y a pas encore
22:31très longtemps
22:31je serais venue
22:32évidemment en voiture
22:32mais ça
22:33encore une fois
22:34le sens de l'équité
22:35quand vous habitez
22:36en région
22:37il n'y a pas de transport
22:38en commun
22:38il n'y a pas de train
22:39vous êtes obligés
22:40de prendre votre voiture
22:41d'où le lycée social
22:43oui
22:44mais moi je crois
22:45et donc
22:45changer de voiture
22:46ça coûte cher
22:47et tout le monde
22:47n'a pas les moyens
22:48de le faire
22:48encore une fois
22:49il faut bien voir
22:50l'état du parc français
22:51qui est quand même
22:52très ancien
22:52et donc je crois
22:53à la logique du et
22:54il faut qu'il y ait
22:55à la fois des voitures électriques
22:56mais il faut laisser
22:57du thermique
22:58et d'autres évolutions
22:58vers le thermique
22:59et à la place
23:00de toute façon
23:00il n'y a pas de difficulté
23:02par rapport aux ressources
23:03de l'une et de l'autre
23:05mais il faut y aller
23:06progressivement
23:06donc moi je pense
23:07à tous ces gens
23:08qui ne sont pas des citadins
23:10qui sont obligés
23:11en voiture
23:11qu'on en souvent deux
23:12parce qu'ils n'ont pas le choix
23:13et bien eux
23:14c'est pas normal
23:14que ça soit aussi cher
23:15c'est toujours les mêmes
23:16qui trinquent
23:17donc moi je dis
23:19qu'il faut qu'il y ait
23:19un plafond sur la taxe
23:21elle est variable
23:21jusqu'à un certain moment
23:22mais il y a un plafond
23:23il y a une valeur absolue
23:24à un moment donné
23:25parce qu'il faut être juste
23:26et c'est ce que réclament
23:28les français
23:28on a dit
23:28et prêt à faire des réformes
23:29à partir du moment
23:30où on explique
23:31c'est pas une perte
23:32de 5 milliards
23:32dans la mesure
23:33c'était pas prévu
23:33c'est 5 milliards
23:34c'est une non rentrée
23:35qui n'était pas prévu
23:37remettons les choses
23:37aussi en perspective
23:38oui je suis pour
23:39vous êtes pour Valérie
23:41il y a deux sujets
23:42d'une part on sait aussi
23:43que la baisse de la taxe
23:45malheureusement
23:45profite à ceux
23:46qui ont des véhicules
23:47de plus grosse capacité
23:48donc les véhicules
23:49les plus chers
23:50donc les revenus
23:51oui mais il y a toujours
23:52de l'effet d'aubaine
23:53il y a un effet d'aubaine
23:54évidemment
23:56qui crée une distorsion
23:57supplémentaire
23:58entre les revenus
23:59et là vous avez
23:59complètement raison
24:00je vous suis entièrement
24:01effectivement
24:03métropole
24:03transport en commun
24:05région
24:05pas de transport en commun
24:06et là ça veut dire aussi
24:07revoir les plans
24:08d'infrastructure
24:09mais à travers
24:10justement
24:11l'électrification
24:11et les infrastructures
24:13pour permettre
24:16de revitaliser
24:17en fait
24:17les transports en commun
24:18en région
24:19parce que le discours politique
24:20il est compliqué
24:20Valérie
24:21de dire changer de voiture
24:22je vois bien
24:23bon alors je répète
24:24la C3 électrique
24:24est à 13 000 euros
24:25on ne dit pas
24:27mais il y a effectivement
24:28des aides
24:28au changement de voiture
24:31l'autre versant
24:32c'est pas vraiment
24:33la baisse de la taxe
24:34c'est plutôt une compensation
24:35sur certains revenus
24:36et c'est plutôt comme ça
24:37que ça se joue
24:38parce qu'encore une fois
24:39la distorsion sur le prix
24:40c'est extrêmement nocive
24:42et contre-productive
24:44donc il y a d'autres moyens
24:45d'agir je pense
24:46pour effectivement compenser
24:47vous avez tout à fait
24:48raison sur ce point
24:49certainement
24:49il y a des choses à faire
24:51mais je crois aussi
24:51à un moment donné
24:52l'équité
24:52ça ne peut pas aller toujours
24:53dans le même sens
24:54il faut que ça soit juste
24:56l'équité c'est être juste
24:57et c'est quoi la raison d'être
24:59de tout ça derrière
24:59quel sens on donne à tout ça
25:01à partir du moment
25:02où vous donnez un sens
25:02les français le peuvent
25:04nous dans les entreprises
25:05qu'est-ce qu'on essaye
25:05de développer ?
25:06au maximum le covoiturage
25:08et on va le favoriser
25:09favoriser que les gens
25:10puissent rentrer
25:11machin
25:12et là faire ce genre de choses
25:13mais c'est aussi
25:14à chacun
25:15et je partage ce que vous dites
25:16à assurer une forme
25:17de transformation
25:18c'est-à-dire des usages
25:19je ne crois pas qu'il faille
25:20moi le dogme
25:21il faut tout passer
25:21tout électrique
25:22pour moi il n'a aucun sens
25:23et pourquoi ça n'a aucun sens
25:24pour vous ?
25:24parce que ce n'est pas suffisant
25:25il faut être dans la logique du et
25:27c'est effectivement
25:28dans les entreprises
25:28favoriser le covoiturage
25:30ou que les entreprises
25:31mettent des transports
25:33le même en commun
25:34quand moi je viens
25:35des Yvelines
25:35l'infrastructure
25:36n'est pas terrible
25:37donc vous êtes pratiquement
25:38beaucoup sont obligés
25:39de prendre leur voiture
25:40et c'est de favoriser tout ça
25:42et c'est de le faire ensemble
25:43et je crois qu'effectivement
25:44l'intelligence
25:45qu'on mettra de tout ça
25:46c'est de réunir à la fois
25:47le politique
25:48et l'économie
25:51c'est-à-dire nous
25:51les chefs d'entreprise
25:52et qu'on réfléchisse ensemble
25:54de manière saine
25:54et avec équité
25:56Marc Rocher
25:57gardez tout ce que vous avez
25:58à me dire sur les questions
25:58de carburant
25:59Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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