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  • il y a 16 minutes
Ce lundi 14 septembre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : la revue de presse présentée par Annalisa Cappellini.

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Transcription
00:00Avec Annalisa Capellini. Alors en Suède, le suspense. Annalisa reste entier au lendemain des législatives.
00:06175 sièges contre 174. Un seul mandat qui sépare pour l'instant les deux blocs.
00:11Et derrière ce résultat très serré, une question domine. Qui pourra réellement former un gouvernement ?
00:18Alors qu'en pense la presse suédoise ?
00:20Il y a un mot qui se retrouve à la une de quasiment tous les journaux suédois aujourd'hui, c
00:24'est « risarval ».
00:25Ça veut dire un scrutin encore très indécis. C'est ce que vous trouvez dans tous les titres.
00:29Le constat de la presse ce matin, c'est que personne ne sort vraiment vainqueur de cette élection.
00:34On va commencer par le Svenka Dagbladet qui parle déjà de l'après-élection.
00:38Le résultat est tellement serré, avec un seul siège qui représente 20 000 voix seulement d'écart entre les deux
00:45blocs.
00:45Donc le bloc de gauche qui a un léger avantage pour l'instant.
00:48Qu'effectivement, il se pose la question de savoir qui va réussir à gouverner après.
00:52Parce que même si Magdalena Anderson, qui est la chef du bloc de gauche, arrive effectivement en tête,
00:57il aura du mal à disposer d'une majorité politique efficace.
01:01Elle doit composer avec plusieurs partis, avec le centre, avec les Verts, avec la gauche,
01:05qui n'ont pas nécessairement les mêmes priorités.
01:08Et de l'autre côté, pour Ulf Christerson, qui est le Premier ministre sortant de droite,
01:12ça serait compliqué de gouverner puisqu'il n'est pas rêvé en tête.
01:15Donc, si personne n'a gagné, qui a perdu ?
01:18C'est la question que se pose le Dagen-Snyeter.
01:20Il y a deux grands perdants possibles.
01:22Magdalena Anderson, bien sûr, on l'a déjà dit, parce qu'elle peut récupérer le poste de Première ministre.
01:27Mais en réalité, elle arrive à faire perdre son camp en quelque sorte,
01:30puisque les sociodémocrates réalisent un score historiquement mauvais.
01:34Et Jimmy Akeson, c'est le leader des démocrates des Suèdes,
01:38donc la droite radicale populiste, puisque le parti recule,
01:41alors qu'il espérait arriver à concrétiser dans les urnes un certain avantage parlementaire qu'il avait.
01:46On attend donc pour l'instant le milieu de la semaine,
01:49et notamment ce qu'on appelle en Suède les votes du mercredi.
01:52Ce sont les votes des électeurs de l'étranger,
01:54et les votes anticipés qui n'étaient pas encore arrivés le soir de l'élection,
01:58qui sont comptabilisés donc pendant le deuxième dépouillement.
02:02Et c'est ce genre de votes qui peuvent changer la donne.
02:04Je vous ai dit 20 000 votes seulement d'écart,
02:06donc effectivement, ça va nous dire de quel côté ça va pencher.
02:10Ensuite, vont s'ouvrir sans doute des négociations politiques.
02:13Le patronat suit tout ça avec intérêt, avec un peu d'inquiétude,
02:17surtout dans le cas de l'arrivée au pouvoir de la gauche,
02:20et surtout pour les petits partis de gauche.
02:23Le Financial Times le rappelle ce matin, selon Jacob Wallenberg,
02:26qui est un des plus grands industriels de Suède,
02:29la Suède risquerait de perdre son statut de leader mondial en matière de start-up
02:33si les petits partis de gauche arrivaient au pouvoir,
02:35parce qu'ils ont un programme qui divise beaucoup les industriels en Suède.
02:39Et on quitte maintenant la Suède pour un autre dossier qui fait la une de la presse internationale ce matin,
02:44ce sont les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient,
02:46avec un même enjeu en toile de fond, et évidemment le pétrole.
02:50Oui, alors sur l'Ukraine, c'est la position de Donald Trump qui fait réagir le Wall Street Journal,
02:53parce que Donald Trump donne des leçons à l'Ukraine, et pas à la Russie.
02:57C'est le titre à la une du Wall Street Journal ce matin,
03:00qui reproche au président américain d'avoir demandé au président ukrainien, Volodymyr Zelensky,
03:04d'arrêter les frappes contre les infrastructures pétrolières russes,
03:08alors même que Moscou continue de bombarder l'Ukraine.
03:11Bon, c'est assez clair que derrière cette prise de position américaine,
03:14il y a une raison très concrète, c'est la hausse des prix du diesel aux Etats-Unis,
03:17à l'approche des élections de mi-mandat encore une fois,
03:20avec une offre mondiale de pétrole qui est déjà très comprimée par l'instabilité croissante au Moyen-Orient.
03:26C'est un autre papier du Wall Street Journal ce matin,
03:28qui raconte que puisque le conflit s'est étendu aussi sur le front yéménite,
03:32il y a désormais les deux grands passages stratégiques pour le pétrole qui sont sous pression,
03:37Babel-Mendez et Hormuz, avec des exportations de pétrole saoudien très fortement réduites.
03:43D'ailleurs, il y a un autre front qui s'est ouvert ces dernières heures,
03:46c'est le front irakien avec les milices irakiennes pro-iraniennes
03:50qui ont attaqué le pipeline saoudien ouest-est,
03:53celui qui permettait à l'Arabie saoudite d'exporter son pétrole.
03:57Donc autre front à surveiller,
03:59puisque effectivement l'approvisionnement énergétique est très menacé.
04:02Etienne Braque nous disait il y a quelque temps que le Brent était à 107 dollars ce matin.
04:09Merci Annalisa Cappellini.
04:10On vous retrouve à 8h35 et puis à 7h15,
04:12en dépit de la prise des détroits de Babel-Mendez et Hormuz,
04:16dont vous nous parliez à l'instant,
04:17le commerce international se montre néanmoins résilient.
04:21C'est le parti pris de Mathieu Jolivet, donc à 7h15.
04:24Merci.
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