- il y a 26 minutes
Ce vendredi 11 septembre, Jérôme Tichit a reçu Constance Brément, directrice du Cannes Yachting Festival, et Laurent Huynh, directeur général de Charles & Alice, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:02BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:06Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:12Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économie positive sur BFM Business.
00:16Au sommaire, cette semaine, le Cannes Yachting Festival,
00:20un des plus importants rendez-vous français du nautisme.
00:22Plus de 50 000 visiteurs attendus cette année encore près de la Croisette.
00:26L'occasion de dresser un bilan d'un marché qui évolue.
00:30Nous parlerons aussi du succès des bateaux made in France.
00:33Ma première invitée pour en parler en duplex de Cannes sera Constance Bréman,
00:38la directrice du Yachting Festival.
00:41On parlera ensuite de Charlie Alice.
00:43Vous connaissez forcément cette marque de compote qui fête cette année ses 15 ans.
00:47Charlie Alice est installé dans la Drôme.
00:4970% de ses produits sont à base de fruits exclusivement français.
00:54La marque s'est aussi lancée sur le très prometteur marché de la compote en gourde.
00:59De tout cela, nous parlerons avec Laurent Huynh.
01:01C'est le directeur général de Charlie Alice.
01:04Enfin, nous irons au boulevard Beaumarchais à Paris,
01:06où le magasin Paul Becher a finalement rouvert ses portes,
01:09quelques mois seulement après sa liquidation judiciaire.
01:12La célèbre enseigne de musique a été reprise par une passionnée
01:16qui est en train de diversifier et de réinventer la marque.
01:19C'est un reportage de Paul Valeur à suivre à la fin de l'émission.
01:24Mais tout d'abord, même si la croissance décroche,
01:27même si le chômage augmente et même si l'inflation revient,
01:30il y a toujours, c'est le cœur de cette émission,
01:33de bonnes raisons et des bonnes nouvelles pour l'économie française.
01:35Mardi dernier, Mistral Haï, le champion français de l'intelligence artificielle,
01:40annonçait une levée de 3 milliards d'euros,
01:43avec notamment l'entrée de Samsung dans son capital.
01:46L'information a bien évidemment fait l'ouverture des journaux
01:49dans Good Morning Business avec Brigitte Boucher et Léo Dumas.
01:53Mistral Haï élève 3 milliards.
01:55C'est la plus grosse levée jamais réalisée en Europe,
01:59annonce ce matin de la pépite française,
02:00qui est donc désormais valorisée plus de 21 milliards d'euros.
02:03Etienne Braque, il y a encore du beau monde qui a remis au pot.
02:06Avec notamment Samsung, Salesforce, ASML,
02:09qui ont participé à ce nouveau tour de table,
02:11sachant que les fonds spécialisés dans la tech,
02:13tels que le suédois Equity, l'américain P&G Equity,
02:16ou encore la BPI en France, ont également participé à ce tour de table.
02:20Aujourd'hui, la maison mère du chat est valorisée 21 milliards d'euros,
02:25c'est-à-dire 10 milliards de plus qu'il y a un an.
02:27Et donc, vous l'avez souligné, aujourd'hui,
02:29c'est la société technologique en Europe qui est de loin la plus valorisée.
02:33Alors, 21 milliards, ça peut paraître beaucoup.
02:35Si on compare aux concurrents américains,
02:37malheureusement, il y a un petit peu de quoi se désoler,
02:39puisque pour rappel, Anthropique, la maison mère de Claude,
02:42ou encore OpenEI,
02:43offiche aujourd'hui des valorisations de plus de 1 000 milliards de dollars.
02:47Pour l'instant, une introduction en bourse n'est pas le sujet,
02:51dit le directeur financier de Mistral.
02:53Néanmoins, le sujet n'est pas écarté,
02:55il pourrait venir ultérieurement.
02:57Donc, ce n'est pas un sujet tabou,
02:58une introduction en bourse de Mistral.
03:00Grâce à cette levée de fonds de ce matin, bien sûr,
03:03l'objectif, c'est de recruter des ingénieurs,
03:05mais aussi d'augmenter la puissance de calcul.
03:08Celle-ci devrait être de 200 mégawatts d'ici à 2027,
03:12et puis surtout, après, un bon significatif,
03:13avec un objectif de 1 gigawatt d'ici à 2030.
03:17Voilà, Etienne Braque,
03:18dans Good Morning Business,
03:19mardi dernier,
03:20Mistral a précisé que l'entreprise resterait française et indépendante,
03:23malgré ses nouveaux groupes étrangers,
03:25qui entrent dans son capital.
03:27Direction Cannes, à présent,
03:29à l'occasion du traditionnel Yachting Festival
03:31qui se déroule en ce moment même.
03:33C'est la 49e édition.
03:34On va en parler avec la nouvelle directrice de l'événement.
03:37Bonjour, Constance Vraiment.
03:39Je rentre tout de suite, bonjour.
03:40Vous êtes en duplex de Cannes, jeudi nouvelle.
03:42Même si c'est votre deuxième année au Yachting Festival,
03:45vous avez rejoint l'événement en 2025,
03:47en tant que directrice adjointe.
03:49Et depuis, vous avez pris la suite de Sylvie Ernoux,
03:51partie à la retraite et visage emblématique du Yachting Festival
03:55depuis de nombreuses années.
03:57On va parler bien sûr de cette édition 2026.
04:00Les chiffres clés, combien de bateaux présents,
04:02combien de visiteurs attendus jusqu'à dimanche sur la Côte d'Azur ?
04:08Alors, le Cannes-Yachting Festival, c'est 700 bateaux.
04:11Une véritable exposition à flot entre deux ports,
04:15le Vieux-Port et Port-Canto.
04:17Vous avez des yachts de 13 à 50 mètres au Vieux-Port
04:23et également des bateaux à voile,
04:26des catamarans au monocoque à Port-Canto, 120,
04:30un quai broker, des toys,
04:32une Power Marina à Port-Canto également.
04:34Donc vraiment un ensemble d'exposants également dans le palais
04:39qui constituent et qui représentent la filière nautique au niveau international.
04:44Alors en 2025, 56 000 visiteurs.
04:48Quels sont les objectifs pour cette édition
04:50qui a commencé mardi ou mardi, c'est ça, c'était le 8,
04:53et qui se termine ce dimanche ?
04:55On est sur les mêmes objectifs.
04:58On constate aujourd'hui une légère augmentation du nombre de visiteurs.
05:02Et vous savez que c'est très fluctuant en fonction du temps,
05:05donc je resterai prudente.
05:06Mais les exposants ont une belle sensation de visiteurs qualitatifs,
05:13ce qui est quand même l'essentiel de leurs préoccupations.
05:15Un visiteur, vous le dites, qualitatif,
05:18avec d'ailleurs, je crois que c'est une des premières fois,
05:21un accès VIP par la mer pour leur faciliter l'accès
05:24aux stands et aux entreprises qui les intéressent.
05:28Oui, tout à fait, on essaye de faire en sorte
05:31que les accès soient nombreux, fluides,
05:35et qu'on permette également aux propriétaires
05:38qui sont également à bord des bateaux
05:40de venir facilement avec leur propre tender sur le salon.
05:45Le visiteur qualitatif, c'est quel type de visiteur ?
05:49Venu de quel pays ?
05:50J'imagine qu'il y a une population étrangère importante
05:54au yachting festival.
05:56Effectivement, c'est une des chances que nous avons
05:58au Cagnoning Festival, c'est d'avoir,
06:00au fur et à mesure des années, attiré un visiteur
06:02extrêmement international.
06:04On a environ 130 pays représentés,
06:06et l'ensemble de la filière, comme je le disais,
06:09au niveau des exposants et des équipementiers.
06:12Comment se porte le marché mondial du nautisme ?
06:15Est-ce qu'il va bien ?
06:17On sait, on le dit souvent sur cette antenne,
06:19il n'a pas retrouvé encore son niveau avant le Covid.
06:24On en est où en cette année 2026 ?
06:26Est-ce que les choses vont mieux ?
06:28Est-ce qu'il y a des marchés plus en recul,
06:29des marchés plus porteurs ?
06:31C'est quoi l'état du marché en cette rentrée 2026 ?
06:35Comme vous le dites, la situation s'est stabilisée.
06:40Néanmoins, il y a des segments qui sont plus challengés
06:42que d'autres, notamment les bateaux entre 8 et 12 mètres
06:46et les voiliers, on note quand même un intérêt
06:50toujours aussi présent pour la navigation de plaisance,
06:53avec une augmentation assez forte, en France en tout cas,
06:56du nombre de locations.
06:59Donc moins d'achats-ventes, mais plus de locations ?
07:03Moins, je ne dirais pas moins, enfin c'est un peu plus…
07:05Voilà, ce n'est pas dramatique qu'on est revenu…
07:07Les exposants parlent d'ailleurs, les équipementiers,
07:10de la nouvelle normalité.
07:12C'est-à-dire qu'après un phénomène de crise économique
07:17et une euphorie post-Covid,
07:19on revient à une situation un peu normalisée, on va dire.
07:24Les tendances quand même du marché, les tendances brutes,
07:27si je ne me trompe pas, donc il y a moins d'achats de bateaux neufs,
07:31ce qui veut dire que l'occasion est de plus en plus présente,
07:35mais aussi ce qu'on appelle le refit, les bateaux rénovés.
07:38Est-ce que ça, c'est une tendance de fond du secteur du nautisme ?
07:42Et est-ce que vous, en tant que directrice de cet événement,
07:45vous surfez sur ces nouvelles tendances ?
07:48Alors les nouvelles tendances, en effet, on est là surtout pour représenter
07:52les chantiers afin d'avoir en effet des ventes de bateaux neufs
07:56qui eux-mêmes proposent de plus en plus de services de refit.
08:01Donc c'est tout l'écosystème finalement de la filière nautique qui s'enrichit.
08:05Et en France, on a des entreprises qui représentent la filière
08:10avec énormément d'excellence.
08:12Vous connaissez le groupe Beneteau, Katana, Katana.
08:14Qui est votre ancien groupe d'ailleurs, je crois.
08:16Tout à fait, tout à fait.
08:17J'ai passé plus de dix ans, voilà.
08:22On a aussi Fontaine-Pajot, Katana, Outre-mer.
08:26On a des fleurons de l'industrie française présente ici
08:30et qu'on se doit de soutenir évidemment au sein du Cagnetting Festival.
08:34Est-ce que vous avez les chiffres de la filière française sur le nombre de bateaux produits,
08:40sur le nombre d'emplois ?
08:41Est-ce que vous avez ces chiffres-là sur l'importance de cette filière pour l'économie française ?
08:48Oui, alors c'est une filière qui regroupe un peu plus de 6 000 entreprises.
08:5442 000 salariés, si mes souvenirs sont exacts,
08:56et près de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
08:59Donc c'est une industrie qui est extrêmement importante à soutenir,
09:03rendre visible au niveau international,
09:06industriellement très présente dans l'ouest de la France et dans le sud de la France,
09:10comme vous pouvez vous l'imaginer, et proche de la mer.
09:13Et selon les chiffres de la Fédération, je crois que la France a produit en 2025,
09:17alors je crois qu'on parle de saison en fait, 2024-2025,
09:211,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires de bateaux de plaisance,
09:25et qu'elle exporte surtout, et c'est important dans une balance commerciale
09:29qui a tendance à souffrir, 80% de sa production.
09:33Bien évidemment.
09:34Le marché du nautisme, et d'où l'importance de leur présence
09:38et de leur valorisation au sein du Cagnotting Festival,
09:40le marché est extrêmement international.
09:42Et comme je vous le disais, nous avons 55 000 visiteurs
09:46et une représentation de 130 nationalités sur le salon.
09:50Donc c'est un vrai soutien en termes de notoriété,
09:54de valorisation des innovations et du futur de l'industrie
10:00et de la filière nautique française.
10:01Vous parliez des innovations, transition toute faite,
10:03pour parler de ce dispositif Innovation Route
10:06qui a été reconduit, je crois, pour la deuxième année.
10:09Ça veut dire que l'édition du Cagnotting Festival
10:12met l'accent sur toutes ces innovations faites par les constructeurs présents.
10:17Bien sûr, au-delà des avant-premières que nous avons sur le salon,
10:20on compte à peu près 150 avant-premières de bateaux,
10:23on se doit également d'incarner les tendances dont vous parliez tout à l'heure.
10:28Et c'est vrai que dans les tendances, bien sûr,
10:30nous avons énormément d'innovations liées au respect de l'environnement
10:34et à une plaisance plus vertueuse.
10:36Et l'Innovation Route, qui est donc le concept qu'on soutient,
10:40qu'on développe depuis deux ans,
10:41est un dispositif qui sélectionne des entreprises
10:44qui, elles-mêmes, ont lancé, développé des produits,
10:49des bateaux, des solutions plus vertueuses.
10:53Un mot encore, je l'ai dit en début de cette émission,
10:56c'est la 49e édition.
10:58Par définition, si je compte bien, ce sera la 50e l'année prochaine.
11:01Est-ce qu'il y a des choses de prévues pour cette date un peu symbolique ?
11:08Alors, on en saura plus l'année prochaine.
11:11Mais en effet, c'est un marqueur très important.
11:17Tout n'est pas encore défini, donc je vais avoir plus de mal à vous donner des pistes.
11:20Mais c'est vrai que, pour moi, ce qui est important,
11:21c'est de se dire qu'aussi, c'est un événement qui dure dans le temps.
11:23Un événement essentiel qui lance la saison.
11:26Et on sait que la plaisance a toujours besoin d'attirer de nouveaux visiteurs
11:32et de nouveaux plaisanciers vers ce loisir qui est absolument exceptionnel.
11:37Donc, c'est notre travail de le mettre encore plus en valeur.
11:40Et cet anniversaire est une occasion supplémentaire de valoriser notre filière.
11:45Eh bien, voilà.
11:45C'est ce qu'on a essayé de faire aussi en vous donnant ces quelques minutes.
11:48Dans la France, ça tout peut réussir.
11:49Merci beaucoup, Constance Bremand, d'avoir été l'invité pour cette 49e édition
11:53du Cagnoting Festival qui a lieu jusqu'à ce dimanche.
11:57Et j'espère qu'il fera un peu meilleur.
11:58Et nous nous attendons sur le salon.
12:00Voilà, qu'il fera un peu meilleur.
12:01Là, je vois qu'il y a quelques nuages,
12:02mais les nuages ne durent jamais très longtemps du côté de Cannes.
12:05Merci beaucoup.
12:06Merci à vous.
12:07Eh bien, après Cannes, on reste en Provence, mais loin de la mer.
12:10Direction à présent la Drôme.
12:11On dit souvent, en effet, que c'est la porte de la Provence.
12:13On va parler de dessert aux fruits avec une marque très connue des Français
12:16qui fête cette année ses 15 ans.
12:18Bonjour, Laurent Huyn.
12:19Bonjour, monsieur.
12:20Vous êtes le directeur général de Charlie Alice.
12:22Donc, marque, je lisais, très connue des consommateurs.
12:24Est-ce que vous avez le taux de notoriété de votre marque ?
12:27La marque Charlie Alice est connue par 75% des Français.
12:3075% des Français, alors qu'elle n'a, on rappelle, 15 ans d'existence.
12:35Justement, un petit peu d'histoire.
12:37On se replonge en 2011.
12:39Cette marque Charlie Alice, elle est née, je crois,
12:42de la fusion, du rapprochement de deux autres marques.
12:44Absolument.
12:45Elle est née du fruit de l'union d'une société qui s'appelait Charles Faro,
12:50qui est basée à Monteux, dans le Vaucluse.
12:53Et puis, de la société Héros, qui est dans la Drôme,
12:56qui était basée dans la Drôme.
12:57Et de ce mariage est née la marque Charlie Alice.
13:01Alors, Charles, je comprends, ça vient de Charles Faro, Alice.
13:04Alors, Charles Faro avait des parents qui s'appelaient Charles et Alice.
13:09Et donc, la marque Charlie Alice est venue du prénom des parents de monsieur Charles Faro.
13:14Vous êtes à la tête de l'entreprise depuis un peu plus d'un an, depuis juillet 2025.
13:18Vous êtes conscient d'hériter d'une marque qui a surfé avant les autres
13:23sur la mode des prénoms un peu rétro, un petit peu anciens.
13:26Maintenant, quand on voit des jeans, même parfois des salles de bain,
13:30elles portent des noms comme Auguste, Alphonse et tout.
13:34Vous, ce n'était pas vous à cette époque,
13:36mais vous avez hérité d'une marque qui déjà surfait sur la tendance du retour à ses vieux prénoms.
13:41Alors, c'est une marque qui a été précurseur sur de nombreux sujets,
13:45puisque, effectivement, sur la tendance des prénoms
13:47et qui était liée à une histoire familiale,
13:50mais également qui a été précurseur sur le sans-sucre ajouté,
13:52puisque ça a été la marque qui a initié le segment du sans-sucre ajouté
13:56dans les desserts fruitiers en France.
13:57Alors, Charles et Alice, on a fait du 2011, on revient en 2026.
14:01Les chiffres clés en termes de chiffre d'affaires, de salariés et de sites de production ?
14:05Alors, c'est deux sites de production, comme on l'a évoqué.
14:08Un à Monteux, l'autre à Alex, au milieu du verger français du Sud-Est.
14:14On est aujourd'hui 570 collaborateurs, c'est 220 de plus qu'il y a 15 ans.
14:21Et on a un chiffre d'affaires qui a doublé en 15 ans également,
14:25puisqu'on est passé 210 millions à un peu plus de 220 millions l'année dernière.
14:30Et c'est plutôt stable, j'ai vu 222 en 24, 221 en 25.
14:35Pourquoi cette stagnation ?
14:37La stabilité, elle vient d'un marché qui a été un tout petit peu plus compliqué.
14:43Mais on est reparti en croissance depuis ce début 2026
14:47sur des tendances qui sont comparables à celles des 15 années qu'on vient de passer.
14:52Alors, même si la marque est très connue, vous l'avez dit, 75% de taux de notoriété,
14:56on rappelle quand même ce que vous faites chez Charlie et Alice.
14:58Moi, j'ai l'image, vous en avez d'ailleurs quelques exemplaires devant vous,
15:02des compotes en pot.
15:04Est-ce qu'on ne fait que ça et que sous la marque de Charlie et Alice dans vos usines
15:08?
15:08Alors, on fait historiquement le cœur de l'activité de Charlie et Alice,
15:14ce sont effectivement les pots en plastique vendus au rayon frais.
15:17On vient de se lancer en 2025 sur des gourdes dans le rayon épicerie
15:22avec l'idée de proposer à nos consommateurs de pouvoir emmener en fait Charlie et Alice,
15:29une compote Charlie et Alice, soit au bureau, soit à l'école,
15:32ce qui était plus compliqué dans nos pots plastiques vendus au rayon frais.
15:35Le secteur de la compote en gourde est déjà très rempli.
15:40J'ai envie de dire qu'il y a plein de marques.
15:41On a tous en tête Pompote, il y a la marque Materne, etc.
15:44Votre objectif en entrant sur ce nouveau marché depuis 2025 ?
15:48Notre objectif, il est surtout pour nos utilisateurs existants
15:53de leur offrir l'opportunité d'aller, d'emporter avec eux du Charlie et Alice,
15:58comme je vous l'expliquais.
15:59Et en part de marché, votre objectif ?
16:01En termes de part de marché, on a un objectif qui est d'atteindre 5% de part de marché
16:06dans les 2-3 prochaines années.
16:08Et pour cela, vous avez mis les moyens.
16:10Donc, ces gourdes, elles sont produites sur le site de Monteux
16:13avec un lourd investissement, je crois, sur ce site-là.
16:17Donc, de l'investissement purement industriel, mais aussi en com' et en marketing.
16:21Alors, effectivement, on a investi dans une nouvelle ligne de production
16:24sur notre site de Monteux qui a démarré cette année
16:26pour pouvoir répondre à la demande sur ce marché des gourdes qui est en croissance.
16:32Et également, on a décidé d'investir en marketing et en commercial pour faire connaître ce produit
16:40parce qu'on a 75% de notoriété, mais essentiellement sur nos pots plastiques.
16:46Et aujourd'hui, il y a encore beaucoup de consommateurs qui ne savent pas
16:49qu'il existe des gourdes Charlie et Alice.
16:50J'en fais partie.
16:52Je l'ai découvert en préparant cette émission.
16:56L'autre point, quand même, c'est votre feuille de route à vous.
17:00Vous êtes arrivé, je l'ai dit, en 2025.
17:01Vous êtes passé par différents endroits.
17:04L'Oréal, Danone, Mars, Lustucru, Bjorg, etc.
17:07En rejoignant cette entreprise qui fait de ses 15 ans,
17:10c'est quoi votre feuille de route à part la diversification vers les gourdes ?
17:15Est-ce qu'il y a de l'export ? Est-ce qu'il y a de l'implantation à
17:17l'international ?
17:18Alors, la feuille de route, elle est surtout de continuer à construire
17:21une entreprise pérenne en partenariat avec nos arboriculteurs
17:25pour refrutaliser la France.
17:27C'est ça. On est entreprise à mission depuis 2024.
17:31Entreprise à mission, ça veut dire, bien évidemment, de l'économique,
17:35mais ça veut dire aussi préserver l'environnement.
17:38Les valeurs aussi.
17:40Le bien vivre ensemble avec l'ensemble de nos collaborateurs.
17:42Et puis, de façon très importante, au moment où on se parle,
17:45nos arboriculteurs, qui ont passé un été difficile, très difficile.
17:51Qui ont passé quand même des canicules à répétition.
17:52Et ça a un impact, vous, sur votre production ?
17:55Aujourd'hui, nous, on a...
17:56Ça a un impact sur la production de pommes, des arboriculteurs, bien évidemment.
18:04La chance, entre guillemets, qu'on a, ou en fait, le côté peut-être sans doute visionnaire
18:07de notre président, est d'avoir construit des partenariats sur le long terme,
18:12avec des contrats longs, avec la plus grande partie de nos arboriculteurs.
18:17Ce qui veut dire que, quand une année est difficile, on les accompagne.
18:21Et quand une année est plus prospère pour eux, ils nous accompagnent aussi.
18:26C'est une sorte de gagnant-gagnant pour construire dans la pérennité.
18:29Parce que ce qu'il faut que vous compreniez bien, c'est qu'on est dans un temps long.
18:34Un arbre, un pommier, quand on peut l'enplanter, pendant cinq ans, il ne va rien donner.
18:38Et donc, ils ont besoin de visibilité, nos partenaires arboriculteurs.
18:43Et ces contrats longs leur donnent cette visibilité.
18:45Et les arboriculteurs, ils sont dans quel rayon ?
18:47Vous les choisissez tous en Nouvelle-Rhône-Alpes,
18:50où vous descendez dans la région sud, où il y en a plus, évidemment ?
18:53Alors, nos pommes sont des pommes françaises, pour la marchandise à 100%.
18:58Et on s'approvisionne dans un rayon de 200 km autour de nos deux sites de fabrication.
19:03Et quand vous dites, je le disais dans le sommaire,
19:05que 70% de vos produits sont exclusivement à base de fruits français,
19:09les 30 autres pourcents, ça vient d'où ?
19:12Par exemple, on utilise dans nos mélanges de fruits,
19:15des fruits qui ne sont pas produits en France, qui ne poussent pas en France, type la langue.
19:20C'est ou de l'Espagne, ou des choses un peu plus lointaines ?
19:22Par exemple, la mangue, on va la chercher en Inde.
19:25Une partie de nos mangue, on va la chercher en Inde, qui est un gros producteur de mangue.
19:28L'Espagne commence à se développer sur la mangue, donc on est en train de regarder ça.
19:32Le jour où on est capable de faire de la mangue en France,
19:36notre volonté sera bien évidemment de prendre de la mangue en France.
19:38Je vais vous citer un exemple.
19:40Aujourd'hui, on manque de poire Williams en France,
19:44et donc on a instauré en 2021 un partenariat avec 5 jeunes arboriculteurs.
19:50Dans le Gard, je crois.
19:51Oui, pour planter 10 hectares de poire, dont on a récupéré les premières récoltes 5 ans après,
19:56donc pour cette année.
19:58Et le partenariat se passe tellement bien qu'on a rajouté 5 hectares ensemble.
20:02Donc quand on parle de refruitalisation, c'est ça.
20:05On a travaillé sur la pêche également, où on manque aussi un petit peu de pêche en France,
20:08pour pouvoir, sur des partenariats longs, pouvoir remettre de la pêche française.
20:14Entreprise à mission, ça veut dire aussi de faire attention à vos modes de production,
20:18avec une forte réduction, je crois, qui est en cours de vos méthodes de production
20:23pour réduire notamment l'eau.
20:26Alors, c'est un sujet qui nous préoccupe depuis très longtemps, l'eau,
20:30pour une raison bien simple, c'est qu'on préfère la laisser à nos arboriculteurs.
20:34Le jour où les arboriculteurs n'ont plus d'eau,
20:37la filière s'éteint et eux-mêmes s'éteignent.
20:40Donc, on a réduit déjà de 50% de nos consommations d'eau depuis 2019.
20:44L'objectif est de refaire un moins 50% sur les 5 prochaines années.
20:48Ça passe par des investissements qui sont lourds,
20:51mais ça fait partie de l'entreprise à mission,
20:54et puis c'est important pour l'ensemble de la filière.
20:57Un mot, il nous reste moins d'une minute sur la stratégie de la marque.
21:01Est-ce qu'il y a une implantation à l'étranger qui est en cours,
21:03et est-ce que l'export, ça compte dans votre entreprise ?
21:07Alors, l'export n'était pas forcément une priorité tant qu'on était avec des pots plastiques,
21:12puisqu'en fait, c'est une occasion de consommation qui est en fin de repas,
21:14qui existe, qui est très forte en France, qui est ancrée en France,
21:17mais qui existe assez peu chez nos voisins, terminée par une note sucrée de son repas.
21:20Le fait de s'être lancé sur les gourdes à notre marque
21:22nous ouvre effectivement des opportunités sur un marché un peu différent
21:26qui s'appelle le marché du snacking,
21:27et sur lesquels les pays voisins sont plutôt plus développés.
21:31Merci beaucoup, Laurent Huynh, d'avoir été l'invité de la France à tout pour réussir.
21:34J'aimerais qu'on diffuse, si la régie les a, quelques images.
21:37Quand même, vous avez fêté vos 15 ans au Meurice, c'était au mois de juillet,
21:40enfin c'était juste avant l'été, voilà.
21:42Et c'était en présence de jolis fruits qui ont été créés par Cédric Groslet,
21:47chef pâtissier de l'établissement.
21:48Bon anniversaire à Charles et Alice et à toutes vos équipes.
21:51Merci beaucoup d'avoir été l'invité de la France à tout pour réussir.
21:54Et j'ai souhaité à présent terminer cette émission par la renaissance d'une marque française bien connue des amateurs
21:58de musique,
21:59c'est Paul Becher, le mythique magasin parisien d'instruments de musique fondé en 1850,
22:04avait fermé ses portes en novembre dernier,
22:06emporté par la concurrence d'Internet et par des marges devenues trop faibles.
22:10Placé en liquidation judiciaire, l'enseigne a finalement été reprise
22:12et elle a rouvert ses portes juste avant l'été avec une offre élargie et diversifiée.
22:18Le reportage à deux pas de la Bastille à Paris est signé Paul Valère.
22:22C'est pas simplement un magasin quoi !
22:25Près de la place de la Bastille, la façade de Paul Becher et ses lettres en capital n'ont pas
22:29bougé.
22:30Mais à l'intérieur, l'enseigne historique joue sur un nouveau tempo depuis juin
22:34avec un lieu de vie musical de 2000 mètres carrés sur trois étages.
22:39A l'origine de cette nouvelle partition, un investisseur spécialisé dans le retail
22:43et une entrepreneuse et musicienne Céline Perrin.
22:46Je suis arrivée ici, j'ai vu cet espace de 2000 mètres carrés
22:49et je me suis dit c'est incroyable, il n'y a qu'un tout petit espace qui est exploité.
22:53Tout le reste, c'est du stockage ou c'est des bureaux.
22:58Il y a moyen de faire vraiment la maison de la musique
23:01et de rajouter d'autres verticales qui vont nous permettre de penser le business autrement.
23:05Salle de répétition, atelier de lutterie, artistes en résidence,
23:08salle de concert pour des masterclass,
23:10Becher se transforme en lieu de rencontre entre les professionnels du secteur et le public.
23:15On a eu l'occasion de participer à plein de trucs sympas,
23:18un concert de musique argentine, ici à Paul Becher.
23:21C'était une répétition et donc on a pu parler avec les artistes et tout, c'était super cool.
23:26Autre exemple récent, une ukulélé partie.
23:28On a fait ça avec un éditeur, donc on a présenté une méthode,
23:32c'est la personne qui a écrit la méthode, Alex, qui est venue.
23:36On a mis à disposition des ukulélés, il y avait 50 personnes,
23:39on a appris à jouer un morceau pendant une heure,
23:41on a vendu une vingtaine de méthodes en sortie d'évent et des ukulélés.
23:46Des événements qui ramènent les gens en magasin.
23:48Ici, tapis perçant, espace de jeu pour enfants,
23:51mobilier de seconde main et toujours des doigts pour gratter les cordes.
23:54Un cocon imaginé devant la concurrence d'internet,
23:57alors que la France a perdu plus de la moitié de ses magasins de musique
24:01depuis une quinzaine d'années.
24:03Louis Gilloire est vendeur au rayon guitare.
24:05Une bonne guitare, une bonne basse, c'est comme une paire de chaussures,
24:07si vous ne l'essayez pas, vous ne pourrez pas savoir à quoi vous attendre.
24:09Ce qui se perd souvent, c'est d'avoir quelqu'un de physique en face de vous
24:13qui peut vous montrer les instruments, vous montrer la manière dont ils ont été fabriqués,
24:16aussi les bois, la qualité.
24:18Avec une plus-value, quatre petites salles pour tester l'instrument.
24:21Vincent Guerrier, responsable guitare et basse du magasin,
24:24trouve que cette initiative est une chance pour les musiciens.
24:27Ce que j'aurais adoré quand j'étais jeune,
24:29c'est de pouvoir venir dans des pièces comme ça,
24:30où je peux m'isoler, où je suis tranquille,
24:33où aussi je peux pousser un petit peu les amplis.
24:35Ici, on peut vraiment tester différents amplis,
24:37on est tranquille, il n'y a personne qui nous observe si on n'a pas envie.
24:40L'enseigne capitalise aussi sur la location de ces murs en espace de co-working.
24:44Récemment, c'est Quest TV, plateforme de streaming spécialisée dans la musique et les concerts,
24:49qui s'est installée dans ses locaux.
24:50Le réseau d'artistes de la plateforme, cofondée par Reza Akbar Ali,
24:54va pouvoir profiter à Becher.
24:56On a déjà ramené ici, je ne sais pas, Monty Alexander,
24:59qui était un des pianistes de Frank Sinatra.
25:00On a bossé avec des gens comme Herbie Hancock, comme Marcus Miller.
25:04L'idée, c'est que Quest TV puisse derrière filmer,
25:05pour pouvoir diffuser à un plus grand nombre via son réseau.
25:08Quand on va à New York, par exemple, celui qui aime la musique va au Hard Rock Café.
25:12Moi, j'espère bien qu'un jour, quelqu'un qui passe par Paris, il aime la musique,
25:15il se dit « Ah, je dois aller chez Paul Becher ».
25:17Le coût total des travaux est compris entre 500 et 700 000 euros,
25:20montant que l'enseigne veut voir amortir sur ses temps,
25:23avec déjà en tête l'ouverture d'un Paul Becher à l'étranger.
25:30Signé, sujet, pardon, signé Paul Valère.
25:33Voilà, donc on a parlé de musique, on a parlé compote de fond, on a parlé de nautisme.
25:36C'est comme chaque semaine, tout cela, la diversité de la France a tout pour réussir.
25:40L'émission est disponible en replay sur le site et l'appli de BFM Business.
25:44Je vous souhaite un bon week-end, une bonne semaine.
25:46La prochaine émission sera consacrée au patrimoine français
25:49à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine.
25:52Très belle semaine, donc, et à bientôt sur BFM Business.
25:56La France a tout pour réussir sur BFM Business.
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