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  • il y a 22 minutes
Jeudi 10 septembre, François Sorel a reçu Nicolas Gaume, président et cofondateur de Space Cargo Unlimited, Jean-Baptiste Huet, journaliste BFM Business, Ezequiel Sánchez, président de PLD Space, Jean-Pierre Diris, coordinateur interministériel Iris² et Govsatcom, Charles Delfieux, président et fondateur d'Univity, et Chris Weber, vice-président business et produits chez Amazon Leo, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.²

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00:00:11Un grand bonsoir à toutes et à tous, merci d'être avec nous sur BFA Business et bienvenue dans Tech
00:00:16& Co en ce jeudi.
00:00:17Un Tech & Co spécial, nous sommes ici au Grand Palais, vous le voyez, endroit incroyable pour évoquer l'espace
00:00:23à l'occasion de ce sommet international de l'espace voulu par Emmanuel Macron.
00:00:27C'est la première édition de ce grand moment qui pose des questions très intéressantes justement sur la capacité de
00:00:35l'Europe à répondre en fait à toute cette technologie américaine liée à l'espace.
00:00:39Parce qu'aujourd'hui par l'espace passent évidemment les communications, l'internet mais aussi le GPS, la défense est
00:00:47un sujet qui devient véritablement sensible.
00:00:49Et pendant 90 minutes, on va évoquer tout cela avec nos invités, je recevrai le porte-parole d'Iris Carré.
00:00:54Iris Carré justement c'est la réponse européenne à Starlink mais aussi à Léo.
00:01:00Et ça tombe bien, on parlera de Léo, vous le savez c'est la constellation d'internet voulue par Amazon.
00:01:05Et bien nous aurons l'un des porte-parole de Léo qui sera avec nous en fin d'émission, Chris
00:01:09Weber.
00:01:10Il nous expliquera un petit peu les ambitions justement d'Amazon dans la connexion par satellite sur internet.
00:01:16Et puis dans un instant, juste après ce petit sommaire, on fera un grand débrief de ce sommet de l
00:01:21'espace avec Nicolas Gaume et Jean-Baptiste Huet.
00:01:24Un grand merci d'être là, bienvenue. C'est parti, c'est Tech & Co, la quotidienne depuis ce sommet
00:01:28de l'espace.
00:01:31Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:01:34Voilà un sujet passionnant bien sûr, l'espace.
00:01:37Et pendant 90 minutes, on va essayer de comprendre un petit peu ce qui se passe.
00:01:40Pourquoi y a-t-il ce rendez-vous actuellement ici au Grand Palais ?
00:01:44Et tout de suite, je vous propose de faire un débrief espace avec nos deux invités.
00:01:49Et bien Jean-Baptiste Huet est avec nous.
00:01:50Salut Jean-Baptiste.
00:01:51Salut François.
00:01:51Que vous connaissez bien sûr.
00:01:54Figure incontournable de BFM Business.
00:01:57Présentateur, coprésentateur de l'émission Aére et Défense qu'on retrouve le vendredi à 12h30.
00:02:01Donc demain, tu seras là.
00:02:02J'imagine une mission spéciale depuis ce sommet de l'espace.
00:02:06Et puis à tes côtés, c'est Nicolas Gaume qui est là.
00:02:08Bonjour Nicolas.
00:02:09Bonjour François.
00:02:10Heureux aussi de vous accueillir Nicolas.
00:02:12Alors Nicolas, pour le présenter, c'est quelqu'un qui a eu plusieurs vies dans le monde de la tech.
00:02:16Vous avez commencé très tôt dans le monde du jeu vidéo.
00:02:18On se souvient de Callisto.
00:02:20Vous n'aviez même pas 20 ans je crois à l'époque.
00:02:22Vous êtes passé par Ubisoft, par Lagardère.
00:02:25Vous avez travaillé aussi pas mal d'années chez Microsoft que vous avez quitté il n'y a pas si
00:02:29longtemps que ça.
00:02:30Tout à fait.
00:02:30Et maintenant, virage depuis quelque temps vers l'espace.
00:02:34Et ce qui est amusant, c'est que, bon alors vous allez nous expliquer ce que vous faites, mais il
00:02:38y a un truc de dingue.
00:02:38Vous avez même envoyé du vin parce que vous êtes du sud-ouest d'après ce que j'ai compris.
00:02:42Et vous avez même envoyé du Petrus sur l'ISS.
00:02:46Millésime de mille absolument.
00:02:4712 bouteilles qu'on a vendues très cher et qui a financé notre projet.
00:02:51Non parce qu'avec Jean-Baptiste qu'on s'était dit peut-être qu'on pouvait avoir une bouteille.
00:02:54Si c'est possible, on en reparle tout à l'heure.
00:02:56Mais j'ai pas l'impression que ce soit jouable.
00:02:58On va s'arranger.
00:02:58Bon, enfin, c'est pas grave, c'est pas grave.
00:03:00En tous les cas, merci d'être avec nous.
00:03:02Grand plaisir.
00:03:03Donc, ce rendez-vous, 2000 participants, je crois, pour ce sommet de l'espace.
00:03:08Il y a 120 délégations.
00:03:10Enfin voilà, il y a toute l'Europe qui est représentée.
00:03:11Il y a même quelques acteurs américains.
00:03:13Je vous le disais tout à l'heure, en fin d'émission, je recevais le porte-parole de Léo, Amazon
00:03:18Léo.
00:03:19Chris Weber sera avec nous sur le plateau de Tech&Co.
00:03:21C'est une pointure.
00:03:22C'est lui qui, enfin, c'est l'un des pilotes, en fait, de cette constellation qu'Amazon s'apprête
00:03:29à lancer, a déjà lancé, mais qui va évidemment accélérer.
00:03:32En collaboration avec Ariane Espace, ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
00:03:35Nicolas, ce sommet de l'espace, c'est le premier, voulu par Emmanuel Macron, je le disais tout à l
00:03:41'heure.
00:03:42Bonne idée de se lancer dans ce rendez-vous, ce checkpoint, j'ai envie de dire.
00:03:49Depuis 30 ans, l'espace est construit sur un multilitarisme avec énormément de collaborations internationales.
00:03:55La Station Spatiale Internationale, c'est un partenariat entre la Russie, l'Europe, les États-Unis, le Japon et le
00:04:02Canada et beaucoup d'autres pays.
00:04:03Très clairement, dans une période de contraction géopolitique.
00:04:06Donc on peut dire que c'est un moment important d'arriver à garder cette dynamique internationale parce que les
00:04:11investissements, les opportunités sont extrêmement importantes
00:04:14et qu'au fond, on n'arrivera vraiment pas bien à les gérer qu'à plusieurs.
00:04:18Donc rappeler cette nécessité de collaboration internationale, je pense, est une bonne chose dans ces périodes.
00:04:23Il y a également évidemment des enjeux de souveraineté dans des moments de tension et de guerre.
00:04:28Et clairement, le spatial a aussi une fonction très importante dans ce domaine.
00:04:31Et l'Europe, par le fait des dernières évolutions, prend son envol et, je dirais, s'affranchit de tutelle internationale.
00:04:39Donc je crois qu'aussi, c'est important de se regrouper.
00:04:42Jean-Baptiste, tout ça arrive aussi dans un contexte un peu particulier.
00:04:44On a entendu les déclarations de Donald Trump il y a quelques jours qui a carrément interdit certains acteurs américains
00:04:52de venir ici au sommet de l'espace
00:04:53alors qu'ils étaient invités.
00:04:56Donc ça prouve quand même, on va dire, le malaise global.
00:05:00Et puis tout ça aussi dans un contexte où, il y a encore quelques années, l'Europe brillait par son
00:05:06expertise dans le monde de l'espace.
00:05:08C'est toujours le cas, mais moins le cas quand même.
00:05:11Il ne faut pas se voler la face.
00:05:12C'est clairement toujours le cas.
00:05:14Ne nous jetons pas des cendres à la figure.
00:05:16On a quand même toutes les entreprises de toute taille nécessaires dans le spatial, des petites, des grandes, des très
00:05:24belles, vraiment avec des technologies très très bonnes,
00:05:27avec des ingénieurs exceptionnels, avec des ouvriers qualifiés absolument exceptionnels.
00:05:31Ne remettons pas ça en cause.
00:05:32Nous avons cet actif-là.
00:05:34Après, c'est vrai, mais on l'a répété 20 fois, 30 fois, 40 fois.
00:05:38On s'est laissé complètement submergé et spécifiquement par un homme, par Elon Musk, tout le monde lui riait au
00:05:46visage, à la figure.
00:05:47Il y a quelques années, il y a 10 ans, quand il disait, mais moi, je vais construire des fusées
00:05:50à l'appel, je vais pouvoir avoir accès à l'espace.
00:05:52Mais oui, c'est bien, c'est bien, c'est bien.
00:05:53Sauf qu'il a été, vous le savez, financé très massivement par les États-Unis, par la NASA, par les
00:05:58entités parapubliques.
00:05:59Donc, il s'est développé très très vite.
00:06:01Et nous, c'est vrai qu'on s'est un petit peu endormi sous nos lauriers.
00:06:03C'est vrai qu'on a un petit peu cette culture de dire, quand on envoie une fusée, Ariane 6
00:06:08ou Ariane 5, c'est quelque chose d'exceptionnel.
00:06:10On a fait quelque chose d'incroyable.
00:06:12Alors qu'Elon Musk est en train de rendre, et c'est sa stratégie, sa philosophie, l'espace banal.
00:06:17Pour Elon Musk, il industrialise l'espace.
00:06:21L'espace devient finalement une banalité.
00:06:23Et c'est peut-être ça qu'on n'a peut-être pas encore intégré dans nos logiciels.
00:06:25Pour nous, ça reste encore quelque chose d'incroyable, d'exceptionnel.
00:06:28C'est un spectacle, alors que pour lui, un enfant de fusée...
00:06:30C'est devenu une véritable industrie avec des cadences très fortes.
00:06:34Donc, en tout cas, voilà, on a toutes les armes nécessaires, sauf qu'il faut, déjà industriellement, qu'on s
00:06:38'active un petit peu aussi,
00:06:39qu'on lance beaucoup plus de fusées, que les industriels comme Ariane Group, et ils l'ont annoncé d'ailleurs
00:06:43cette semaine,
00:06:45augmentent sensiblement leur cadence.
00:06:46Mais ça, ça veut dire évidemment plonger dans toute la chaîne de sous-traitance industrielle
00:06:51pour que tous les acteurs d'une chaîne industrielle puissent se synchroniser, pour qu'on puisse ensemble tous accélérer.
00:06:56Oui, Nicolas.
00:06:56Je vais rajouter une chose, c'est que SpaceX, c'est une entreprise véritablement incroyable, qui porte des innovations de
00:07:01rupture.
00:07:02Elle est aussi le fruit d'une politique active de la NASA, de partenariat public-privé.
00:07:06Un changement de paradigme dans lequel on a amené des entrepreneurs,
00:07:10et on a donné des moyens aux entrepreneurs comme Elon Musk, Jeff Bezos et beaucoup d'autres derrière,
00:07:15de créer des infrastructures qui, jusqu'à présent, étaient réservées à des acteurs publics.
00:07:20Ça a libéré une énergie, ça a libéré des opportunités, des initiatives.
00:07:23Et au fond, il y a aussi cette chose-là qu'il faut souligner.
00:07:27Je crois que l'ESA, le CNES en particulier, ont complètement pris cette mesure
00:07:32et qu'on a des évolutions extrêmement intéressantes.
00:07:34Clairement, il faut garder un rôle souverain, et je crois qu'il va être rappelé,
00:07:38et il a été rappelé, et il continuerait à être rappelé au-delà du sommet.
00:07:41Mais cette dynamique publique-privé, elle a été aussi un des terreaux de l'essor américain.
00:07:46Nicolas, vous avez travaillé aux États-Unis. Est-ce que vous avez rencontré Elon Musk ?
00:07:51Est-ce que c'est quelqu'un que vous connaissez ?
00:07:52Ou est-ce que vous avez entendu parler de sa manière de faire et de sa, on va dire,
00:07:56de cette marche forcée vers l'espace ?
00:07:58Je n'ai pas personnellement rencontré Elon Musk.
00:08:01Je travaille énormément avec ses équipes. Je le connais très bien.
00:08:03J'ai passé beaucoup, beaucoup de temps chez SpaceX.
00:08:07J'ai fait plein de choses, et je vais faire plein de choses avec SpaceX.
00:08:10Et c'est une entreprise assez remarquable, avec une concentration de talents, d'énergie exceptionnelle,
00:08:15et un sens de la mission.
00:08:16Ce qui me frappe chez SpaceX, c'est que la rupture et les ruptures que l'on voit,
00:08:21elles sont nourries par une excellence d'ingénierie.
00:08:23Mais comme vous l'avez dit, Jean-Baptiste, on a cette excellence-là.
00:08:26Mais après, la culture manageriale, la culture qui vient de la Silicon Valley,
00:08:29de production, d'itération, le rapport à l'échec.
00:08:32Très honnêtement, c'est peut-être le trait qui nous différencie encore trop, je crois, des États-Unis,
00:08:37dans lequel on a besoin d'un système parfaitement robuste pour le mettre en service.
00:08:43Alors, au fond, SpaceX nous a montré qu'en testant, en apprenant, en échouant, on était beaucoup plus rapide, en
00:08:49fait.
00:08:49Il y a un exemple qui est parlant et qui est actuel.
00:08:51C'est que l'un des projets d'Elon Musk, c'est d'envoyer des data centers, en fait, dans
00:08:56l'espace,
00:08:58justement pour avoir de la puissance de calcul à quelques centaines de kilomètres d'altitude.
00:09:02Il y a plein d'ingénieurs qui disent que c'est impossible parce que, dans l'espace, c'est le
00:09:06vide,
00:09:08c'est le vide et on ne pourra pas refroidir du matériel, il n'y a pas d'air qui
00:09:12passe, etc.
00:09:13Eh bien, les ingénieurs, c'est ce que vous disiez, Nicolas, les ingénieurs de SpaceX disent oui, on va y
00:09:17arriver,
00:09:17alors qu'ils sont presque moqués, en fait, par toute l'intelligentsia et tous les ingénieurs, en fait,
00:09:24qui disent que c'est impossible. Il va sans doute réussir son pari.
00:09:27Alors, pour être un peu plus granulaire, on n'a pas de convection.
00:09:29Donc, effectivement, on ne peut pas évacuer la chaleur, même si on a une énergie qui est abondante
00:09:33parce que les panneaux salaires sont jusqu'à 3-4 fois plus productifs.
00:09:36Et là, il n'y a pas de nuages.
00:09:37Donc, effectivement, 3-4 fois plus productifs, mais on ne peut pas évacuer la chaleur facilement.
00:09:41Donc, en fait, ça amène une architecture assez innovante qui est assez adaptée à leur constellation de satellites Starlink.
00:09:46C'est-à-dire qu'au lieu de faire des gros data centers qui, effectivement, peuvent avoir la limite,
00:09:50très juste titre, et les difficultés qui peuvent même rendre impossible le processus,
00:09:54il a une puissance de calcul très distribuée.
00:09:57Et comme il envoie des millions de satellites, chaque satellite fait un calcul, finalement,
00:10:02ou un stockage relativement léger, mais c'est la masse de ces satellites-là.
00:10:06Et au fond, le sujet...
00:10:07Ils sont interconnectés, en fait.
00:10:08C'est du grid computing.
00:10:09Exactement.
00:10:09Donc, il a une sorte de démultiplication.
00:10:12Et au fond, il y arrive parce qu'il a derrière, avec notamment Starship,
00:10:16qui est cette grande fusée qui est en train de production et qui est un bijou de technologie,
00:10:20la capacité d'envoyer des dizaines de milliers de satellites par trimestre,
00:10:24et in fine, des millions.
00:10:25Et c'est là où il fera la différence.
00:10:28Et nous, pendant ce temps-là, quelle est notre stratégie, Jean-Baptiste ?
00:10:33Est-ce qu'on doit copier les Américains alors qu'on n'a pas l'argent ?
00:10:37On n'a pas les moyens, ça c'est clair.
00:10:38On a moins d'argent qu'eux.
00:10:39On a moins d'argent, mais on en a moins qu'eux, effectivement.
00:10:41Mais qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:10:42Est-ce qu'il faut essayer d'avoir un chemin un peu en biais,
00:10:47ne pas aller directement en frontal avec les Etats-Unis ?
00:10:50Est-ce qu'il y a des domaines sur lesquels on pourrait justement
00:10:54tirer notre épingle du jeu, à ton avis ?
00:10:55Déjà, il y a une philosophie qui est différente.
00:10:58Et ce sommet spatial nous l'a montré.
00:11:00C'est que, j'allais dire, malheureusement ou heureusement,
00:11:02ça c'est chacun se met dans le camp dans lequel il veut,
00:11:05on a une Europe qui veut réguler.
00:11:08Regardez les exemples qu'on a eus ces dernières heures,
00:11:10effectivement, on a eu beaucoup de choses qui ont été dites
00:11:12au sujet de la régulation, de l'attribution des fréquences.
00:11:15On sait que Starlink a de très, très, très, très nombreux satellites en orbite,
00:11:19des dizaines de milliers, bientôt peut-être plus,
00:11:21peut-être des data centers en orbite demain.
00:11:23Ils utilisent des fréquences.
00:11:24Donc, c'est premier arrivé, premier servi.
00:11:27Donc, il y a un problème de souveraineté en termes de fréquences.
00:11:29Et que dit l'Europe ?
00:11:30Ce serait bien de réguler.
00:11:31C'est d'ailleurs une raison pour laquelle les Américains
00:11:33ne sont pas venus en France, parce qu'ils ne veulent pas
00:11:35s'accorder sur la régulation que l'Europe voudrait mettre en place
00:11:38pour attribuer les fréquences.
00:11:40Réguler aussi le nombre de satellites qu'il y a dans l'espace.
00:11:42On commence bientôt, ou on commencera dans quelques années,
00:11:45à avoir des orbites qui vont devenir inutilisables,
00:11:47parce qu'on a des débris qui flottent, etc.
00:11:49Et donc, on a cette vision européenne de régulation
00:11:52que n'ont pas les États-Unis, en tout cas moins les États-Unis
00:11:55et moins la Chine.
00:11:55Ça peut être une faiblesse, mais ça peut être aussi une force.
00:11:58Après, Nicolas ?
00:12:00Non, je vais dire, je mentisse, parce que je pense
00:12:01que les États-Unis et la Chine régulent.
00:12:03Peut-être qu'on régule un peu a priori.
00:12:06Un petit peu plus que eux, quand même.
00:12:06Et peut-être que plus a posteriori.
00:12:08Donc, ils laissent effectivement un espace d'expérimentation.
00:12:12Et peut-être, je crois que sans partir sur des postures,
00:12:14on a la moyen d'ajuster ça assez facilement.
00:12:16On en entend beaucoup parler ici.
00:12:17On a beaucoup entendu parler ici, et d'ailleurs,
00:12:19depuis plusieurs années, d'espace far-ouest.
00:12:21C'est Florence Parly, la ministre de la Défense,
00:12:22il y a maintenant quelques années, qui avait un petit peu popularisé
00:12:25cette thématique, et qu'on en a entendu
00:12:26beaucoup, beaucoup ici, notamment Philippe Baptiste,
00:12:29le ministre qui s'occupe du spatial, qui dit...
00:12:31Mais est-ce que ce n'est pas aussi une posture
00:12:33un peu défensive, le fait de réguler ?
00:12:35Je crois qu'on a un souci du bien commun,
00:12:38on a un souci du vivre ensemble en Europe,
00:12:42dont on devrait se féliciter.
00:12:44Après, j'ai le sentiment personnel que ça n'empêche pas
00:12:47des innovations, voire des innovations de rupture.
00:12:49Comme je le disais, après, c'est une question d'osage.
00:12:51Je crois que quand on a lancé des grands programmes spatiaux,
00:12:55on a pris des risques, on a lancé des choses.
00:12:57Il y a des centres d'annonce qui sont faites au sommet.
00:13:00Mes compatriotes bordelais d'Hyperspace annoncent
00:13:03qu'ils vont lancer du sol français une fusée.
00:13:06Très objectivement, ça paraissait incongru
00:13:08d'avoir la régulation qui autorise un lancement
00:13:10depuis le sol de l'Hexagone.
00:13:13Ça se fait.
00:13:13Donc, ce qu'on est en train de dire,
00:13:14c'est que je crois que les choses peuvent évoluer
00:13:15assez facilement.
00:13:16On a des gens, on a des sachants,
00:13:18on a une agence spatiale en France
00:13:19qui est absolument exceptionnelle.
00:13:20On a une agence européenne qui est puissante.
00:13:23On a une culture de collaboration, je crois, en Europe
00:13:26qui est assez inspirante.
00:13:28Je suis vraiment beaucoup moins pessimiste que beaucoup.
00:13:30On a, on va dire, des différences industrielles et politiques.
00:13:35On a des agences françaises comme le GIFAS,
00:13:38en tout cas, qui regroupent toutes les industries aéronautiques spatiales.
00:13:41On a les Italiens.
00:13:41On a les industries allemandes qui nous disent,
00:13:44eux, mettons-nous ensemble avec plaisir.
00:13:47Mais quand vous regardez du côté politique,
00:13:50le chancelier Mertz n'est pas venu.
00:13:52On sait que l'Allemagne, maintenant, depuis quelques mois,
00:13:55fait cavalier seule, commence à faire cavalier seule en spatial.
00:13:58Elle veut développer sa propre constellation militaire.
00:14:00Et ça, on est obligé de le souligner,
00:14:02parce que ça a été quand même...
00:14:03Alors, on dit que les Américains ne sont pas là.
00:14:04Il y en a, certes.
00:14:05Mais les Allemands, j'allais dire,
00:14:06c'était presque plus important qu'ils soient là.
00:14:07Il y a le ministre de la Défense qui est là.
00:14:10Mais voilà, on a des industriels qui veulent y aller
00:14:12et des politiques qui, parfois, en tout cas, au niveau européen,
00:14:15sont aussi surmétissants.
00:14:16On doit aujourd'hui souligner que...
00:14:18Il ne faut pas qu'on fasse compétitivité et concurrence,
00:14:20parce que, finalement, c'est un peu ça, ce qui se passe.
00:14:22C'est-à-dire que chacun veut apporter sa pierre à l'édifice,
00:14:27mais on ne discute pas...
00:14:29Enfin, on discute entre nous,
00:14:31mais on ne crée pas de projet commun au niveau spatial.
00:14:33Alors, bien sûr, il y a un espace qui est un projet européen commun.
00:14:36Mais est-ce qu'il ne faudrait pas...
00:14:38Si on veut se battre à armes égales face aux États-Unis ou à la Chine,
00:14:41est-ce qu'il ne faut pas, justement, essayer de se mettre d'accord ?
00:14:44Je crois que le spatial est un secteur dans lequel la compétition
00:14:47est dans l'ADN de la plupart des entreprises.
00:14:49Donc, on a l'habitude d'être concurrents
00:14:51et, sur certaines choses, partenaires.
00:14:53Et, globalement, je pense que les industriels font plutôt un travail,
00:14:56que ce soit les grandes entreprises ou les start-up.
00:14:59Le GIFAS représente une filière extrêmement dynamique
00:15:02avec des grands industriels,
00:15:03des start-up réunies dans le club Starter.
00:15:05Il y a une alliance New Space qui réunit des start-up du spatial
00:15:08et ces acteurs-là, qui existent également en Allemagne et dans d'autres pays,
00:15:12savent travailler les uns avec les autres.
00:15:14Effectivement, et vous l'avez dit, François,
00:15:16il y a quand même, in fine, des différences de souveraineté
00:15:20qui sont moins sur les usages civils et commerciaux,
00:15:23observation de la Terre pour des problématiques de calcul,
00:15:25de primes d'assurance, des problématiques de communication...
00:15:28De météorologie, quelque chose comme ça.
00:15:30Que sur des sujets militaires où, effectivement, dans le moment de tension géopolitique,
00:15:33on a besoin d'intelligence sur le sol, on a besoin de communication exclusive
00:15:38et c'est ce qui peut créer la ligne de fracture.
00:15:40Mais vous avez entendu hier et aujourd'hui,
00:15:42les industriels faire un appel très solennel à ce qu'effectivement,
00:15:46l'Europe, dans sa globalité, dans ses prochains budgets,
00:15:48fasse confiance aux industriels, passe des commandes publiques
00:15:51et crée une dynamique qui sera européenne.
00:15:54On peut juste se réjouir peut-être de quelque chose.
00:15:57Ces 10 dernières années, 10, 15 dernières années,
00:15:59on a vu sortir industriellement des entreprises du New Space.
00:16:04Énormément de start-up, de petites entreprises que vous avez reçues d'ailleurs, François,
00:16:07mais on a Sky Nopi, il y en a plein d'autres qui sont venus,
00:16:11qui étaient toutes petites à l'origine et qui se sont développées,
00:16:13qui sont restées en même temps très agiles, très efficaces.
00:16:15Et ça, il y a quelques années, on avait les gros groupes classiques,
00:16:19bien installés, confortablement, avec un rythme, un train de sénateurs.
00:16:22Et on a quand même vu fleurir comme ça toutes ces entreprises.
00:16:25Donc, je pense que ça, c'est le signe positif.
00:16:27Maintenant, il va falloir réussir à articuler ces entreprises incroyablement agiles et efficaces
00:16:32qui ont plein d'idées et puis en même temps, des grands groupes
00:16:34qui sont un petit peu plus lents parce qu'il va y avoir dans les années qui viennent
00:16:37des capacités spatiales, une demande de capacités spatiales énorme.
00:16:42Donc, il faut arriver peut-être à mieux coordonner les deux aujourd'hui.
00:16:44Deux choses, si vous me permettez.
00:16:45D'abord, c'est une volonté politique.
00:16:47Un certain nombre de pays en Europe ont vraiment investi dans cette nouvelle entreprise.
00:16:52Je connais très bien le Luxembourg où je suis et, objectivement, l'Agence spatiale luxembourgeoise,
00:16:58le gouvernement luxembourgeois ont poussé à développer de très belles entreprises.
00:17:01Et le président Macron, dans toutes les initiatives French Tech, au-delà de l'IA, de la Deep Tech, du
00:17:06Quantique,
00:17:07a vraiment privilégié le secteur spatial.
00:17:09Je crois que c'est aussi pour ça qu'il souhaitait ce sommet.
00:17:11Et on peut dire qu'avec France 2030, avec les actions de la BPI,
00:17:15on a pu voir émerger aussi des entreprises et des financements pour stimuler cette école-là.
00:17:19Sur les partenariats grands groupes, petits groupes, moi, je peux en parler.
00:17:22Je travaille énormément avec Thalesania Space.
00:17:24Je développe un véhicule spatial que j'ai conçu et qui est fabriqué par Thalesania Space.
00:17:30Et donc, c'est typiquement un exemple qu'on peut travailler de manière intelligente
00:17:33entre grands groupes et entreprises plus agiles, plus nouvelles.
00:17:37C'est vrai que ce que disait tout à l'heure Jean-Baptiste, et à mon avis juste,
00:17:40c'est qu'il y a un temps long européen qu'il va falloir quand même raccourcir.
00:17:44C'est-à-dire que quand on voit la vitesse, le pas de charge de SpaceX,
00:17:49il va falloir qu'on accélère, en fait.
00:17:51On a quand même le poids d'une institution qui est très lente à réagir.
00:17:58Quand même, il faut avoir en tête que SpaceX est une entreprise absolument incroyable et unique.
00:18:02Très clairement, vous allez aux Etats-Unis, l'essentiel du spatial sont des entreprises
00:18:06qui ont les mêmes travers que ceux que vous venez de décrire.
00:18:09Mais peut-être faudrait-il s'en inspirer à ce moment-là.
00:18:11Je crois qu'on s'en inspire.
00:18:12Il y a un certain nombre de belles entreprises qui émergent avec cette ambition.
00:18:16Et clairement, on peut imaginer que demain, on aura des géants européens
00:18:20qui pourront rivaliser, vraiment.
00:18:22Est-ce qu'on ne se rend peut-être pas compte ?
00:18:24Parce que finalement, les satellites, on ne les voit pas.
00:18:27Quoi qu'on les voit de plus en plus.
00:18:28C'est vrai qu'on regarde sur...
00:18:32Peu souvent, finalement, le ciel est...
00:18:34Et pourtant, aujourd'hui, s'il n'y avait plus de satellites, Nicolas, le monde s'arrêterait.
00:18:39Parce que Internet, la communication, le GPS, la défense, le renseignement,
00:18:45l'accès, évidemment, l'accès autonome à l'espace...
00:18:49Enfin, il y a plein de sujets qui découlent, en fait, de ces satellites.
00:18:53Totalement.
00:18:54La révolution spatiale a finalement le même impact que la révolution numérique
00:18:58que nous avons connue dans les années 90-2000.
00:19:00Et un certain nombre d'infrastructures qui, en se libérant...
00:19:03Donc, on parlait, par exemple, d'observation de la Terre.
00:19:05Au début, on regardait des théâtres de guerre et de l'image pour des renseignements militaires.
00:19:09Aujourd'hui, clairement, j'en le mentionnais tout à l'heure,
00:19:12pour faire des calculs de primes d'assurance au moment du changement climatique,
00:19:15On ne peut vraiment pas bien le faire sans images satellites.
00:19:18Certaines chaînes de magasins mesurent la fréquentation de leurs magasins
00:19:21avec des images satellites de leur fréquentation de parking et autres.
00:19:26Donc, à tout un tas de niveaux, du consommateur, de l'utilisateur des services publics,
00:19:30des entreprises, des grands groupes, on a une véritable dynamique spatiale.
00:19:34Et elle ne va que s'accélérer.
00:19:36Alors, présentez-nous un peu, Space Cargo Unlimited, ce que vous faites maintenant.
00:19:41Et votre vision est assez intéressante.
00:19:45Et quand même un peu insolite, quand on n'est pas dans ce milieu-là,
00:19:49vous vous dites que finalement, l'espace, au-delà de tout ce qu'on a dit,
00:19:52peut servir aussi à produire et à fabriquer des choses.
00:19:56Tout à fait.
00:19:56Donc, l'espace en orbite basse, c'est-à-dire, grosso modo,
00:20:00de quelques centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes, en dessous de...
00:20:03Où il y a les satellites Starlink.
00:20:04Voilà, là où sont les satellites, là où les stations spatiales internationales,
00:20:07là où voyagent beaucoup de vaisseaux spatiaux.
00:20:10Eh bien, c'est un espace dans lequel on n'est pas loin de la Terre.
00:20:13On a, dans ces vaisseaux spatiaux pressurisés, on retrouve les conditions terrestres.
00:20:17Et il y a quelque chose d'extrêmement précieux qui est l'absence de gravité.
00:20:20La gravité, c'est le seul paramètre de la vie qui n'a jamais bougé sur Terre.
00:20:23Il est là depuis des milliards d'années.
00:20:25Mais quand on l'enlève, tout en gardant tous les autres paramètres,
00:20:28oxygène, CO2, luminosité, etc.,
00:20:30on peut faire des tas de choses dans des domaines aussi variés que l'industrie pharmaceutique,
00:20:35l'électronique, l'agriculture, les nouveaux matériaux,
00:20:37des produits qui pourraient être soit très difficilement,
00:20:40soit tout simplement pas fabriqués sur Terre.
00:20:42On peut les fabriquer sans gravité.
00:20:44Des alliages, vous mélangez deux alliages.
00:20:46Le plus lourd va vers le bas du fait de la gravité sur Terre.
00:20:49Le plus haut, dessus, vous n'avez pas un alliage parfait.
00:20:51Vous faites la même chose dans l'espace, vous avez un alliage bien meilleur.
00:20:54On ne peut pas reproduire un espace sans gravité sur Terre ?
00:20:58On peut, et je suis très heureux d'avoir annoncé la semaine dernière
00:21:02que nous avons pris une participation aux côtés du CNES
00:21:05dans la société Novespace, qui est dirigée par Thomas Pesquet et Thierry Garib.
00:21:09C'est un opérateur d'avions paraboliques.
00:21:11Ce sont des avions qui vont faire des paraboles.
00:21:14Et dans la phase descendante, pendant quelques dizaines de secondes,
00:21:16vous aurez une absence de gravité.
00:21:18Mais si vous voulez aller au-delà de fonctions de recherche
00:21:20que ces avions permettent, et pour une vraie fabrication,
00:21:23comme nous l'ambitions de le faire,
00:21:24on a besoin de semaines, de mois, de microgravité.
00:21:27C'est-à-dire qu'on n'arrive pas aujourd'hui à créer un espace sur Terre
00:21:30où la gravité est annulée ?
00:21:31On ne peut pas franchir la gravité sur Terre, point.
00:21:34Et donc, je vous parlais de nouveaux matériaux,
00:21:36mais on a des tas de choses intéressantes.
00:21:37Dans la pharmacie en particulier, l'industrie pharmaceutique,
00:21:40on a une évolution des cellules qui peut être beaucoup plus rapide,
00:21:43ce qui peut accélérer le développement de médicaments.
00:21:45On peut avoir des phénomènes dans l'agriculture
00:21:49qui nous permettent de créer des résiliences supérieures à certaines plantes.
00:21:52C'est ce que nous avons fait pour créer des sarmants de vignes
00:21:57qui sont plus résistants au stress hydrique, thermique et aux pathogènes
00:22:00comme le mildiou qui se développe malheureusement avec le changement climatique.
00:22:03Et en faisant ces premiers travaux sur la Station Spatiale Internationale,
00:22:08on s'est aperçu qu'il y avait un vrai déficit d'infrastructures.
00:22:11Parce que tout ce travail de la microgravité,
00:22:13il a été découvert par les astronautes,
00:22:15il a été développé sur la Station Spatiale Internationale.
00:22:17Mais on n'a vraiment pas jamais su passer à l'échelle,
00:22:20passer à l'humanité industrielle,
00:22:22parce que l'être humain devient un obstacle.
00:22:24C'est très fragile un être humain dans l'espace.
00:22:26Et donc on a des contraintes de coûts d'exploitation
00:22:28qui multiplient les coûts de manière drastique.
00:22:30Et donc nous, on crée une usine spatiale automatisée
00:22:34qui vole sur différents vaisseaux spatiaux
00:22:36qui vont aller dans l'espace et revenir,
00:22:38et qui permettent de fabriquer toute une variété de produits.
00:22:41On a plus d'une centaine de clients.
00:22:43On a deux vols, on va valer 100 kg de charges utiles l'année prochaine.
00:22:46Et l'objectif est d'ici trois ans,
00:22:48et je vous encourage à écouter ce qu'on va raconter dans les semaines qui viennent.
00:22:52On fera quelques belles annonces,
00:22:53mais on va passer à plus de trois tonnes par an dans les prochaines années
00:22:56pour développer une véritable capacité industrielle
00:22:58qui sera réellement européenne et ouverte sur le monde.
00:23:03Et je pense qu'à ce titre-là, on est assez novateur dans le monde entier.
00:23:06Il y a des partenaires, enfin, est-ce qu'il y a des concurrents américains
00:23:08qui font ce que vous faites ?
00:23:09Alors il y a quelques concurrents américains absolument.
00:23:11Notamment, il y a une très belle entreprise californienne
00:23:13mais qui s'est intégrée verticalement pour développer ses propres médicaments.
00:23:17Nous, on a pris le parti pris,
00:23:18et on en revient à ce que vous disiez sur l'Europe,
00:23:19qu'il y avait beaucoup de groupes pharmaceutiques,
00:23:21de biotech en Europe.
00:23:24Et plutôt que de dire on va faire notre propre intégration verticale,
00:23:27on va donner ces moyens à ces entreprises d'accéder à l'espace,
00:23:31de pouvoir fabriquer des produits discriminants
00:23:33avec des prix plus bas et une innovation plus discriminante,
00:23:36les ramener et les aider à produire.
00:23:37Alors quand on dit usine spatiale, c'est ce que nous faisons.
00:23:39On appelle ça la Bentobox, c'est le nom de notre plateforme.
00:23:42On n'est pas vraiment à faire une chaîne complète.
00:23:44Par exemple, on va permettre à des biotech de fabriquer un litre d'un liquide
00:23:48qui est revenu sur Terre dans une usine terrestre,
00:23:50va fabriquer des millions de pilules.
00:23:51Mais ce litre de substance ne pourrait être véritablement bien fabriqué
00:23:54que dans l'espace.
00:23:55Donc notre métier, c'est amener l'unité de fabrication dans l'espace,
00:23:59l'opérer à distance depuis Bordeaux avec des technologies de pointe,
00:24:04le ramener avec nos partenaires opérateurs de véhicules
00:24:06et le livrer à nos clients.
00:24:08Donc c'est une vraie innovation.
00:24:09Je me demandais Nicolas Gaume, est-ce que le sens de l'histoire
00:24:11dans quelques décennies n'est pas justement d'avoir en orbite
00:24:15des vraies usines spatiales avec des vraies chaînes de production en orbite ?
00:24:19On parlait des data centers en orbite qui sont déjà des choses plus conséquentes.
00:24:22On peut imaginer vraiment une usine de A à Z dans l'espace ?
00:24:26En tout cas, je ne sais pas, d'un container.
00:24:28Je pense qu'on le peut.
00:24:29Je crois qu'il faut éviter le techno-solutionnisme si vous dites
00:24:31qu'on va enlever une pollution terrestre, on va la mettre dans l'espace.
00:24:34Parce qu'il y a quand même le coût d'accès à l'espace qui pollue.
00:24:36Bien sûr.
00:24:37Et puis tout ça sera au-dessus de nos têtes.
00:24:38Mais il faut regarder les choses avec Pragmatis.
00:24:40Ça peut avoir des vrais éléments.
00:24:41Là, ce qui nous intéresse à court terme, c'est vraiment faire des produits
00:24:44qu'on ne pourrait tout simplement pas faire sur Terre
00:24:45et faire avancer la pharmacie, l'agriculture, les nouveaux matériaux,
00:24:48l'électronique.
00:24:49Mais c'est vrai que ça peut être le cas.
00:24:51Et le sens de l'histoire, c'est qu'on va réhabiter la Lune,
00:24:58ce qui est nécessaire, c'est des technologies qu'on va apprendre à faire dans l'espace.
00:25:03Ce qui pose la question de l'accès à l'espace, comment vous gérez justement ?
00:25:06Merci de vous pointer.
00:25:07Et ça, je suis sûr que François, puisqu'on en parlait avant cette émission,
00:25:10c'est un vrai sujet.
00:25:11C'est un vrai sujet, Jean-Baptiste.
00:25:13Aujourd'hui, l'économie spatiale s'est développée
00:25:16parce que SpaceX permettait un accès pas cher à l'espace.
00:25:18Ils ont décidé d'arrêter leur programme de ride-share,
00:25:21de partage sur les fusées Falcon 9,
00:25:23pour se concentrer pleinement sur Starship,
00:25:25déployer les satellites dont on parlait.
00:25:27Et c'est vrai que ça prive beaucoup d'acteurs dans le monde entier
00:25:30d'un accès à l'espace peu cher.
00:25:31On a des acteurs remarquables qui sont en train d'être développés en Europe.
00:25:34On a eu le week-end dernier une entreprise allemande, Isar,
00:25:38qui est une start-up qui a fait un premier vol réussi.
00:25:40On a Maya en France.
00:25:43On a PLD en Espagne.
00:25:45On a RFA qui est une très belle entreprise en Allemagne.
00:25:48On a Avio en Italie.
00:25:49Donc on peut avoir des réponses européennes.
00:25:51Maintenant, clairement, ça sera aussi une question,
00:25:53non pas seulement de est-ce qu'on sait voler depuis l'Europe,
00:25:55mais aussi est-ce qu'on sait le faire au bon coup.
00:25:56Je pense qu'un des enjeux qu'il faut entendre,
00:25:58c'est que si on n'est pas aussi à réfléchir beaucoup plus
00:26:01en termes de coûts d'exploitation, de pertinence et de modèle économique
00:26:05et donc de commercialisation, on n'aura pas un afflux de capitaux
00:26:08et on n'aura pas la discrimination qui fera que ce secteur prospèrera en Europe.
00:26:11Il faut que ce soit un vrai business rentable et qui rapporte de l'argent.
00:26:14Merci beaucoup à tous les deux.
00:26:15Merci Nicolas.
00:26:17Nicolas Gaume, président et cofondateur de Space Cargo Limited.
00:26:19Jean-Baptiste Thuette, on se retrouve demain, donc, dès 12h30 pour Air et Défense.
00:26:24Rendez-vous à le moment.
00:26:25Et vous restez avec nous.
00:26:27Dans un instant, on ne l'a pas évoqué, mais l'une des stars aussi de ce sommet,
00:26:30c'est Iris Carré.
00:26:31Et nous recevons le porte-parole d'Iris Carré tout de suite
00:26:35qui va nous expliquer où on est cette constellation de satellites
00:26:39pour se connecter à Internet qui se veut être en quelque sorte
00:26:42l'une des concurrentes de Starlink et de Léo.
00:26:45Merci d'être là tout de suite.
00:26:47Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:26:51Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne, ici au Grand Palais
00:26:54à l'occasion de cette première édition du Sommet international de l'espace.
00:26:59L'un des sujets qui, véritablement, est l'un des plus importants de ce sommet,
00:27:04c'est le projet Iris Carré, vous le savez,
00:27:08qui se veut être la réponse, en fait, souveraine
00:27:12aux constellations d'Internet qu'a lancée Starlink,
00:27:16mais aussi s'apprête à lancer Amazon Néon.
00:27:18On en parlera d'ailleurs à la fin de cette émission.
00:27:20Et j'ai le plaisir de recevoir Jean-Pierre d'Iris sur ce plateau.
00:27:22Bonsoir, Jean-Pierre.
00:27:24Bonsoir, François.
00:27:25Vous êtes le coordinateur interministériel Iris Carré et Govat Satcom.
00:27:29Peut-être qu'avant de rentrer dans, évidemment, ce débat de souveraineté,
00:27:33expliquez ce qu'est Iris Carré.
00:27:36Et pourquoi est-il l'un des sujets stars, en fait, de ce sommet ?
00:27:42Iris Carré, c'est une constellation de satellites
00:27:44qui va fournir la connectivité sécurisée.
00:27:47C'est une constellation européenne de 348 satellites.
00:27:51Alors pourquoi c'est un grand moment pour Iris Carré ?
00:27:53C'est parce qu'on a pris une décision cet été.
00:27:56C'était un août de la configuration de base de cette constellation.
00:28:01On l'a augmentée et on accélère son planning.
00:28:05Et c'est ça qui fait vraiment l'actualité du moment.
00:28:08Oui, alors il y a eu d'autres actualités qui ont été annoncées aujourd'hui.
00:28:10On va y revenir.
00:28:13L'idée, c'est quoi ?
00:28:14C'est d'être une réponse, en fait, aux constellations comme Starlink ou Amazon Léo ?
00:28:21Est-ce que c'est différent, quand même ?
00:28:22Alors, c'est le même domaine, mais c'est différent.
00:28:25En fait, Iris Carré, ça va adresser des usages gouvernementaux
00:28:29et des usages commerciaux, mais pour des entreprises et avec de la sécurité.
00:28:33Des constellations comme celle des Américains, Starlink ou Amazon,
00:28:37ça adresse finalement la fracture numérique, si vous voulez.
00:28:41Ça adresse des usages dans les campagnes, dans les montagnes,
00:28:43là où vous n'avez pas la fibre, la 5G, vous regardez des émissions de télé.
00:28:47Nous, ce qu'on fait avec Iris Carré, c'est de l'usage gouvernemental
00:28:50où pour les entreprises, il va y avoir de la sécurité à bord.
00:28:54On protégera nos datas et on aura une continuité de service.
00:28:57C'est essentiel en ce monde de disposer de connectivité spatiale sécurisée.
00:29:03C'est-à-dire qu'on part du principe que le grand public
00:29:05pourra se connecter à des services américains,
00:29:08même peut-être chinois demain, on ne sait pas, finalement.
00:29:11Mais en revanche, pour des sujets sensibles, souverains,
00:29:14là, il faut notre propre réseau sécurisé.
00:29:18Absolument, c'est essentiel.
00:29:20Parce que pour les applications de souveraineté,
00:29:24ça peut concerner les entreprises.
00:29:25Il y a un volet commercial, mais il y a un volet gouvernemental.
00:29:29On a absolument besoin d'être sûr de la connectivité
00:29:32au moment où on l'utilise.
00:29:33C'est fondamental.
00:29:35Imaginez des armées sur le plan de bataille,
00:29:37sur le champ de bataille,
00:29:38et au dernier moment, on leur coupe la connectivité.
00:29:41C'est ça.
00:29:41Vous voyez ce qui se passe avec les câbles sous-marins.
00:29:43On en entend parler en mer de Chine,
00:29:45les coupures de câbles sous-marins,
00:29:47dans le détroit d'Ormouz, en mer du Nord.
00:29:50La connectivité, c'est essentiel.
00:29:52C'est essentiel pour nos gouvernements.
00:29:53Et on ne peut pas tolérer de la couper à n'importe quel moment.
00:29:57Mais Jean-Pierre Dirich, on est quand même, je veux dire,
00:30:00un continent et une puissance, l'Europe,
00:30:02qui aurait mérité malgré tout un réseau équivalent à Starlink, non ?
00:30:06Parce que là, effectivement, ça s'adresse au gouvernement
00:30:09et aux entreprises.
00:30:11Mais pourquoi ne pas avoir vu plus grand, finalement ?
00:30:14En fait, la raison intrinsèque à ça,
00:30:16c'est qu'on développe ce qui est efficace pour nos besoins.
00:30:22En fait, si vous voulez, l'Europe,
00:30:23elle est très connectée par des moyens terrestres.
00:30:26Pour les usages de tous les jours,
00:30:28vous avez la fibre à la maison qui est répandue quand même,
00:30:30un peu partout en Europe,
00:30:31ou les tours 5G qui vous permettent d'avoir des applications
00:30:34commerciales quotidiennes.
00:30:35Par contre, ça ne couvre pas totalement toute la population
00:30:38ni toute la couverture de l'Europe.
00:30:41Néanmoins, la part qui n'est pas couverte est relativement modeste.
00:30:44Donc on n'a pas un marché socle
00:30:46pour faire notre propre constellation de 11 000 satellites.
00:30:49C'est 11 000 satellites, Starlink.
00:30:52C'est 12 millions d'abonnés, vous voyez ?
00:30:53Donc ce qu'on fait, nous, c'est notre souveraineté.
00:30:56On va la chercher là où on en a véritablement besoin.
00:30:58Et on va droit au but.
00:31:00C'est les gouvernements, les entreprises qui ont besoin de sécurité.
00:31:02On va connecter, par exemple, des entreprises.
00:31:03Ça peut être des banques, ça peut être des grands industriels
00:31:06qui vont faire passer des données sécurisées.
00:31:09C'est très important que ces datas soient protégées.
00:31:12Est-ce qu'on a les spécificités techniques ?
00:31:14Ça va donner quoi, en fait, le réseau Iris Carré
00:31:17quand il sera développé ?
00:31:18Oui, absolument.
00:31:20Donc ce qui a été décidé cet été,
00:31:21c'est un format de 348 satellites.
00:31:24Donc il y en aura 330 en orbite basse,
00:31:27ce qu'on appelle le LEO, l'Orbite Basse.
00:31:29À quelques centaines de kilomètres d'altitude.
00:31:31Voilà, 1 200 précisément, mais absolument.
00:31:33Oui, 1 200.
00:31:34Et donc il sera dévisé en deux sous-groupes.
00:31:38Un premier groupe de 66 satellites
00:31:40qui vont arriver à être lancés dès fin 2029
00:31:43pour être opérationnels en 2030.
00:31:44C'est l'accélération du programme.
00:31:47C'est des satellites un petit peu plus petits,
00:31:48ils feront à peu près 600 kilos.
00:31:50Ils seront suivis par 264 satellites
00:31:52beaucoup plus capacitifs,
00:31:54d'à peu près une tente d'eux,
00:31:55qui arriveront plus tôt en 2031.
00:31:57Donc vous voyez, ça va être assez incrémental.
00:32:00Ça, c'est pour l'orbite basse.
00:32:01Ça veut dire que dès 2032,
00:32:02le réseau sera...
00:32:05Complé.
00:32:06...opérationnel à 100% ?
00:32:07Complé.
00:32:07Et je rajouterai même les 18 satellites
00:32:09en orbite moyenne,
00:32:10qui vont être construits aussi
00:32:11dans le même temps.
00:32:13Et donc les 348 satellites,
00:32:15effectivement,
00:32:16seront tous opérationnels en 2032.
00:32:18Néanmoins, les premiers services
00:32:20seront rendus en gouvernemental
00:32:22dès 2030 par les 66 premiers.
00:32:24C'est ça l'accélération
00:32:25et le changement de format
00:32:26qu'ont décidé les partenaires
00:32:28d'Iris Carré cet été.
00:32:29Et alors, ça marchera comme Starlink,
00:32:31c'est-à-dire qu'il faudra
00:32:31une petite antenne plate carré.
00:32:33Est-ce que ça sera différent ?
00:32:35Quels seront les débits ?
00:32:36Quelles seront la latence ?
00:32:37On a déjà ces infos ?
00:32:39Eh bien, absolument.
00:32:40Ça marchera à peu près de la même manière.
00:32:42Ce sera des antennes
00:32:43de à peu près 30 cm par 30 cm.
00:32:46La latence est celle de la fibre optique,
00:32:48quelques dizaines de millisecondes.
00:32:50Voilà, donc ça va fonctionner.
00:32:52Et les débits ?
00:32:52Et les débits, c'est les mêmes.
00:32:53C'est 100 Mb à peu près,
00:32:54en moyenne, on va dire.
00:32:56D'accord.
00:32:56Donc c'est absolument la même chose.
00:32:58C'est la même performance.
00:32:59Mais là, ce qui change,
00:33:00c'est le niveau de sécurité.
00:33:02On va maîtriser l'infrastructure
00:33:03et surtout,
00:33:04le trafic va passer en orbite
00:33:06par des liaisons laser
00:33:07entre les satellites.
00:33:08Il ne passera pas au sol.
00:33:09Il arrivera au sol
00:33:10sur 5 sites ultra sécurisés en Europe
00:33:13et en Europe,
00:33:15maîtrisés par les Européens.
00:33:17Tout le reste du trafic mondial,
00:33:18il passe par des liaisons laser
00:33:20entre les satellites,
00:33:21ce qui nous protège
00:33:22des agressions au sol.
00:33:23Et ça veut dire
00:33:24qu'Iris Carré marchera aussi bien
00:33:25en Europe que,
00:33:26par exemple,
00:33:27en Afrique
00:33:27ou même aux Etats-Unis,
00:33:29finalement.
00:33:30Absolument.
00:33:30Puisque ça sera
00:33:31une constellation mondiale,
00:33:32en fait, forcément.
00:33:33Nous avons,
00:33:34en tant qu'Européens,
00:33:34l'ensemble des pays
00:33:35ont des besoins sur l'Europe,
00:33:37mais pas que.
00:33:37Vous savez que nos forces armées
00:33:39sont déployées quand même
00:33:40dans des endroits du monde
00:33:41assez éloignés.
00:33:43Les ambassades sont partout
00:33:44dans le monde.
00:33:44Il y a plus de 200 ambassades françaises.
00:33:47Il y en a 139 européennes
00:33:48et il y a 27 pays européens
00:33:50qui ont eux-mêmes
00:33:51leurs ambassades.
00:33:52Donc ça fait beaucoup de sites
00:33:53à relier de manière sécurisée,
00:33:54en effet,
00:33:55partout dans le monde.
00:33:56Est-ce qu'il y a un pays
00:33:57qui mène un peu le jeu
00:33:58concernant Iris Carré
00:33:59ou est-ce que c'est véritablement
00:34:00un projet,
00:34:01on va dire,
00:34:03européen
00:34:03avec des puissances
00:34:05quand même assez équilibrées ?
00:34:07Non, c'est vraiment,
00:34:08véritablement un projet communautaire.
00:34:09Vous voyez, au moment
00:34:10où ça a été redécidé cet été,
00:34:13conforté, on va dire consolidé,
00:34:15en même temps,
00:34:16ont été décidés
00:34:17des investissements supplémentaires
00:34:18d'États membres.
00:34:20Par exemple, la Pologne
00:34:21a décidé d'investir
00:34:23656 millions supplémentaires.
00:34:25Elle est déjà
00:34:25dans le programme initial.
00:34:27La Hongrie a décidé
00:34:28d'investir 500 millions supplémentaires
00:34:30dans Iris Carré.
00:34:31L'Espagne a annoncé
00:34:32qu'elle investiraient
00:34:33entre 1,5 milliard
00:34:35et 2 milliards supplémentaires.
00:34:36Vous voyez que ça fait
00:34:37vraiment consensus en Europe
00:34:38on a besoin
00:34:40de cette connectivité souveraine
00:34:41et même les pays européens
00:34:43qui en bénéficient
00:34:44déjà naturellement
00:34:44investissent en plus
00:34:46pour avoir plus de capacités.
00:34:48On voit que
00:34:49c'est intéressant
00:34:50parce que ça résonne
00:34:51un petit peu
00:34:51sur notamment
00:34:52les attaques qu'on a eues
00:34:53cet été
00:34:55de la Direction générale
00:34:56des finances, etc.
00:34:58Voilà, ça veut dire
00:34:59que demain,
00:35:00on imagine un scénario
00:35:01où on a une attaque globale,
00:35:04massive.
00:35:04On peut se dire
00:35:06que Paris-Ris Carré,
00:35:07on aura une connexion
00:35:08qui sera beaucoup plus sécurisée
00:35:10à l'abri justement
00:35:11du piratage.
00:35:12C'est ça l'idée ?
00:35:13Absolument, absolument.
00:35:15L'infrastructure
00:35:16sera totalement protégée
00:35:17y compris en cyber.
00:35:18Elle sera protégée
00:35:19des agressions extérieures.
00:35:21Les satellites
00:35:21ne pourront pas être captés
00:35:22par des tiers.
00:35:23Tout ça va être protégé
00:35:24à un niveau assez élevé
00:35:26qui correspond d'ailleurs
00:35:27à des usages militaires
00:35:29que nous ferons aussi
00:35:30de cette constellation.
00:35:31Pas uniquement,
00:35:32mais aussi de cette constellation.
00:35:33Et c'est assumé ça ?
00:35:35Oui.
00:35:35Je dirais les usages militaires ?
00:35:36On voit qu'aujourd'hui,
00:35:38Starlink a été quand même,
00:35:40il y a eu des sujets
00:35:43concernant l'Ukraine,
00:35:44la volonté d'Alem Lask
00:35:45à un moment
00:35:45de débrancher Starlink.
00:35:47Après, il ne l'a pas fait, etc.
00:35:48On voit que c'est quand même
00:35:50un sujet géopolitique majeur.
00:35:52Donc là,
00:35:53en termes de défense,
00:35:54on sera autonome.
00:35:55On deviendra autonome.
00:35:56C'est ça.
00:35:56C'est le meilleur exemple,
00:35:57l'Ukraine.
00:35:58On en a vraiment besoin.
00:36:00Ça se voit.
00:36:00L'Ukraine en a besoin
00:36:01de cette connectivité.
00:36:03Ça fait la différence
00:36:03sur le terrain
00:36:05et sur le champ de bataille.
00:36:07Donc on en a véritablement besoin.
00:36:08C'est assumer les usages militaires.
00:36:10En effet,
00:36:10mais vous savez,
00:36:11ce n'est pas la première expérience.
00:36:12Nous avons déjà
00:36:13une constellation opérationnelle
00:36:14qui s'appelle Galiléo en Europe.
00:36:15Oui.
00:36:16Et il y a des signaux
00:36:17qui sont à destination militaire.
00:36:18Bon, bien sûr,
00:36:19il y a des signaux civils
00:36:20dont nous disposons tous
00:36:21dans nos smartphones.
00:36:22Il y a plus de 4 milliards
00:36:23de smartphones.
00:36:24Oui, Galiléo,
00:36:24c'est un peu le GPS européen.
00:36:26Oui, c'est le GPS européen.
00:36:27Et donc vous l'avez
00:36:28dans vos smartphones.
00:36:29Je rappelle,
00:36:29moitié de la population mondiale
00:36:31à peu près
00:36:32à Galiléo
00:36:33dans son smartphone.
00:36:34Non pas qu'il ne diffuse pas partout,
00:36:35mais bon,
00:36:36ce n'est pas répandu.
00:36:37Il y a déjà
00:36:384 ou 5 milliards
00:36:39de smartphones avec Galiléo.
00:36:40Et il y a déjà aussi
00:36:41des signaux
00:36:42pour les militaires
00:36:42qui sont plus protégés,
00:36:43en effet,
00:36:44mais qui sont utilisés
00:36:45par les armées.
00:36:48Donc le calendrier 2029,
00:36:50vous dites que vous l'avez accéléré.
00:36:52Mais finalement,
00:36:532029,
00:36:53c'est dans 3 ans.
00:36:55Là, vous êtes dans quelle phase ?
00:36:57Vous commencez
00:36:58à construire des satellites ?
00:36:59Vous avez trouvé les lanceurs ?
00:37:00Parce que c'est bien beau.
00:37:02Il faut aussi avoir
00:37:04tous les maillons
00:37:05de la chaîne,
00:37:06finalement.
00:37:06Absolument.
00:37:07Ce qui a été décidé,
00:37:08c'est de démarrer
00:37:09la construction des satellites.
00:37:10Vous voyez cet été.
00:37:11Donc les satellites
00:37:12ne sont pas encore construits,
00:37:13mais la décision est prise
00:37:14de les construire.
00:37:15Donc ça va démarrer
00:37:17dans les mois qui viennent.
00:37:18La construction va se faire
00:37:18petit à petit.
00:37:19Ils sont fabriqués où,
00:37:21ces satellites ?
00:37:21Alors,
00:37:23tout dépend desquels on parle.
00:37:24Donc les 66 premiers,
00:37:26ils vont être fabriqués
00:37:27par Airbus,
00:37:28Defense Space
00:37:29et Thales Alina Space.
00:37:31Les 264 en orbite basse
00:37:32qui suivent
00:37:33seront faits
00:37:34par une société belge
00:37:35Aerospace Lab
00:37:36en association
00:37:37avec Thales Alina Space.
00:37:38Et les satellites
00:37:39en orbite moyenne
00:37:40seront faits
00:37:40par l'opérateur SES
00:37:41en association
00:37:42avec l'industrielle OHB.
00:37:44Vous voyez,
00:37:44donc tout ça
00:37:45va être construit
00:37:45dans les mois,
00:37:46dans les années qui viennent
00:37:47rapidement
00:37:48pour être délivré
00:37:49et le lancement
00:37:50c'est très important.
00:37:52Évidemment,
00:37:52la souveraineté
00:37:53elle tient aussi
00:37:53au fait
00:37:54qu'on est capable
00:37:54de mettre
00:37:55ces satellites de là-haut
00:37:55pour qu'on les utilise.
00:37:58Et donc,
00:37:58on va utiliser
00:37:59Ariane 64.
00:38:00Le lanceur Ariane 6
00:38:01qui fonctionne aujourd'hui.
00:38:03Donc le plus gros
00:38:04des Ariane,
00:38:05celui qui a les 4 boosters
00:38:06et qui a déjà démontré
00:38:07si vous voulez,
00:38:08c'est lui
00:38:08qui sera utilisé massivement
00:38:09pour Iris carré.
00:38:10on prévoit 22 lancements
00:38:12pour Iris carré.
00:38:14Et donc,
00:38:15tout est réservé déjà ?
00:38:17Enfin,
00:38:17parce que j'imagine
00:38:18que Ariane commence
00:38:19à avoir un carnet
00:38:20de commandes
00:38:21assez rempli.
00:38:22Là,
00:38:23vous avez réservé
00:38:23vos créneaux ?
00:38:24Bien sûr,
00:38:25c'est prioritaire
00:38:25Iris carré,
00:38:26vous savez,
00:38:27pour Ariane Espace
00:38:27et Ariane Group.
00:38:29C'est la priorité,
00:38:30c'est des satellites européens.
00:38:31La souveraineté européenne,
00:38:32c'est les lanceurs,
00:38:33c'est aussi des satellites
00:38:34et les services.
00:38:35Donc tout ce qui concerne
00:38:36Iris carré et Galiléo,
00:38:37c'est prioritaire
00:38:38pour Ariane Espace.
00:38:40Petite question,
00:38:41on parle beaucoup
00:38:42de régulation
00:38:43durant ce rendez-vous
00:38:45ici du sommet de l'espace
00:38:47et notamment
00:38:49cette bataille
00:38:49des fréquences
00:38:50et la volonté
00:38:51pour l'Europe
00:38:52de réguler
00:38:53ces fréquences.
00:38:54On voit que certains
00:38:54opérateurs télécoms
00:38:55européens
00:38:56voudraient préempter
00:38:58la bande des 2 JHz
00:38:59qui est cette bande
00:39:00qui permet
00:39:01depuis le satellite
00:39:02de se connecter
00:39:03au téléphone.
00:39:04Vous pensez
00:39:04que c'est une bonne chose
00:39:05de vouloir réguler ça
00:39:07au niveau européen ?
00:39:08C'est absolument
00:39:09indispensable en fait.
00:39:11Cette autre bande
00:39:12de fréquence
00:39:12de 2 JHz
00:39:13elle est extrêmement précieuse.
00:39:15C'est une bande
00:39:16qui est réservée
00:39:17aux applications satellites
00:39:18mais qui est compatible
00:39:19des smartphones
00:39:20tels qu'ils sont existants.
00:39:22Donc c'est essentiel,
00:39:23ça permet
00:39:23d'avoir une couverture
00:39:26permanente mondiale.
00:39:27Donc c'est un asset
00:39:28extrêmement important.
00:39:30Vous voyez par exemple
00:39:30les fréquences
00:39:31ça ne parle pas trop
00:39:32à monsieur tout le monde
00:39:34ou madame tout le monde
00:39:34mais la comparaison
00:39:36que j'en fais moi
00:39:36c'est le terrain
00:39:38d'une maison.
00:39:39Pour construire une maison
00:39:40vous avez besoin
00:39:40du terrain.
00:39:41Les fréquences
00:39:41c'est le terrain
00:39:42mais c'est en orbite.
00:39:43C'est pareil.
00:39:44Ensuite on construit
00:39:45la maison
00:39:45la maison c'est
00:39:46la constellation de satellites.
00:39:47On a besoin
00:39:48de ces fréquences
00:39:49pour construire
00:39:50nos propres constellations
00:39:51et avoir nos propres
00:39:52services souverains
00:39:53aussi dans cette bande
00:39:54de fréquences.
00:39:54Vous avez parlé
00:39:55de téléphone,
00:39:56de smartphone,
00:39:57c'est vraiment
00:39:57on sent que c'est
00:39:58la tendance
00:39:59c'est-à-dire que demain
00:40:00on pourra se connecter
00:40:01depuis un smartphone
00:40:04vers un satellite.
00:40:05Est-ce que Iris Carré
00:40:06sera compatible
00:40:06avec ça ?
00:40:07Avec ce fameux
00:40:07direct to device ?
00:40:09Alors vraisemblablement
00:40:11oui puisque
00:40:12en fait la première
00:40:13constellation Iris Carré
00:40:14vous l'avez compris
00:40:15c'est une constellation
00:40:16qu'on appelle
00:40:16haut débit.
00:40:18Donc il faudra
00:40:18des petites antennes
00:40:19comme on l'a dit
00:40:20ensemble précédemment.
00:40:22Mais une deuxième génération
00:40:24des satellites supplémentaires
00:40:26pourrait être eux
00:40:27directement
00:40:29connecté au smartphone
00:40:30ce qu'on appelle
00:40:31le direct to device.
00:40:32Mais il faudra faire
00:40:33quelques satellites
00:40:33supplémentaires
00:40:34quelques petites centaines
00:40:35de satellites supplémentaires
00:40:36dans les bonnes bandes
00:40:37de fréquences
00:40:37la fameuse bande S MSS
00:40:39compatible de smartphone
00:40:41pour avoir
00:40:42une constellation européenne
00:40:43complémentaire
00:40:44d'Iris Carré
00:40:45mais qui serait
00:40:45dans le cadre
00:40:46du programme
00:40:46d'Iris Carré évidemment.
00:40:47Voilà et qui pourrait
00:40:48par exemple être
00:40:50simplement accessible
00:40:51on va dire
00:40:52au gouvernement
00:40:54encore une fois
00:40:54ou aux entreprises
00:40:56qui pourraient avoir
00:40:57besoin d'une connexion
00:40:57sécurisée
00:40:58en mobilité.
00:40:59C'est ça l'idée ?
00:41:00Absolument là
00:41:00tous les schémas sont possibles
00:41:01et sont à l'étude
00:41:02entre un volet gouvernemental
00:41:04un volet commercial
00:41:04un volet consommateur
00:41:06éventuel.
00:41:07Iris Carré
00:41:08ça représente combien
00:41:09de milliards en tout
00:41:10en termes de budget
00:41:11aujourd'hui ?
00:41:12Alors Iris Carré
00:41:13il a fait un petit saut
00:41:13cet été
00:41:14avec cette mise au format
00:41:16et cette mise à l'échelle
00:41:16dont on a parlé.
00:41:18Le format précédent
00:41:19de 2024
00:41:19c'était 10 milliards
00:41:20sur 12 ans.
00:41:21Le format actuel
00:41:22on est plus proche
00:41:23de 15 milliards
00:41:23sur 12 ans.
00:41:25Voilà.
00:41:25d'investissement
00:41:26entre le secteur public
00:41:26et le secteur privé
00:41:28je rappelle
00:41:28le secteur privé
00:41:29investit des milliards
00:41:30sur ce programme.
00:41:32Et bien voilà
00:41:32passionnant tout ça
00:41:33on va suivre évidemment
00:41:34ce calendrier
00:41:35avec beaucoup d'intérêt.
00:41:36Merci beaucoup
00:41:37Jean-Pierre D'Iris
00:41:39coordinateur interministériel
00:41:40Iris Carré
00:41:41et aussi
00:41:42GovSatcom
00:41:43on se retrouvera
00:41:44sans doute très vite.
00:41:45Merci beaucoup.
00:41:45Merci beaucoup François.
00:41:46Et tout de suite
00:41:47on va encore découvrir
00:41:49une belle initiative
00:41:51une belle start-up
00:41:52qui s'appelle
00:41:53PLD Space.
00:41:55Tech&Co
00:41:56la quotidienne
00:41:57l'invité
00:42:00Et on évoquait
00:42:01avec Jean-Pierre D'Iris
00:42:01il y a un instant
00:42:02l'importance
00:42:03en fait
00:42:04de trouver des lanceurs
00:42:04pour lancer des satellites
00:42:05et bien on va
00:42:06rester dans ce domaine
00:42:08avec un acteur
00:42:08très intéressant
00:42:09européen
00:42:10qui s'est positionné
00:42:11là-dessus
00:42:11il s'agit de PLD Space
00:42:13et Ezequiel Sanchez
00:42:15est avec nous.
00:42:15Bonsoir Ezequiel.
00:42:17Bonsoir.
00:42:17Merci d'être là.
00:42:19Alors PLD Space
00:42:20est une société espagnole
00:42:22qui a été créée
00:42:23en 2011
00:42:23à Eilche
00:42:24c'est pas très loin
00:42:25d'Alicante
00:42:27et l'idée
00:42:29c'est que
00:42:29vous voulez devenir
00:42:30un opérateur privé
00:42:32européen
00:42:32de lancement
00:42:33avec une particularité
00:42:34c'est que vous vous occupez
00:42:35de tous les maillons
00:42:36de la chaîne
00:42:37vous faites les moteurs
00:42:39les structures
00:42:39l'avionique
00:42:40les essais
00:42:41etc.
00:42:41même les infrastructures
00:42:42de lancement
00:42:44et quand on écoute
00:42:45tout ça
00:42:45c'est vertigineux
00:42:46de se dire
00:42:47que vous êtes en train
00:42:48de créer tout ça
00:42:49et forcément
00:42:50ça fait penser
00:42:50à SpaceX
00:42:51qui lui aussi
00:42:52est organique
00:42:54un peu comme ça
00:42:55Oui
00:42:55l'entreprise
00:42:57s'est formée
00:42:59c'était en 2011
00:43:00alors on a déjà
00:43:0215 ans
00:43:03et l'idée
00:43:05du début
00:43:06c'était
00:43:06d'avoir
00:43:07toute la souveraineté
00:43:10toute la possibilité
00:43:11de faire
00:43:11les cycles
00:43:12complots
00:43:13c'est de signer
00:43:13faire la manufacture
00:43:15sur l'opération
00:43:16et l'opération
00:43:16d'infuser
00:43:17et on a fait
00:43:18les premiers vols
00:43:21avec succès
00:43:22en Europe
00:43:23privée
00:43:23ça a été
00:43:24l'année 2023
00:43:25avec
00:43:26Miura 1
00:43:27et on est en
00:43:29donc c'était un vol
00:43:30suborbital
00:43:30c'est ça
00:43:31ça a été suborbital
00:43:32et c'était pour
00:43:32faire d'une façon
00:43:34assez efficiente
00:43:38toute la
00:43:40efficienté
00:43:40toute la chaîne
00:43:41de valeur
00:43:42et avoir la possibilité
00:43:43de démontrer
00:43:45parce qu'on était
00:43:45un nouvel
00:43:46entre
00:43:47comme une nouvelle
00:43:48entreprise
00:43:49c'est difficile
00:43:50sur ce marché
00:43:52qui est très
00:43:53compétitif
00:43:54et avec
00:43:55des entreprises
00:43:56assez grandes
00:43:56d'avoir
00:43:57la possibilité
00:43:59de montrer
00:43:59qu'on pouvait
00:44:00opérer
00:44:01un système
00:44:01complet
00:44:01on l'a fait
00:44:02avec Miura 1
00:44:03et on est en train
00:44:04de le faire
00:44:05avec Miura 5
00:44:05maintenant
00:44:06Miura 1
00:44:07c'était
00:44:0746 km d'altitude
00:44:09je crois
00:44:10et un vol
00:44:11de 306 secondes
00:44:12il fallait convaincre
00:44:14parce que là
00:44:15il ne fallait pas
00:44:16vous planter
00:44:16il fallait que ça marche
00:44:17et c'est avec ça
00:44:18que vous avez pu
00:44:19aussi trouver
00:44:20des investisseurs
00:44:21j'imagine aussi
00:44:22non ?
00:44:22Oui
00:44:23c'était un vol
00:44:25ce n'est pas
00:44:26un suborbital normal
00:44:28parce qu'on fait
00:44:29c'était un expériment
00:44:30de la rentrée
00:44:32parce que pour nous
00:44:33avoir la possibilité
00:44:34de faire la corrélation
00:44:35avec le vol
00:44:36et avec
00:44:38toutes les données
00:44:39qu'on a obtenues
00:44:40de ce vol
00:44:41et faire la corrélation
00:44:43avec la rentrée
00:44:45de Miura 5
00:44:46ça a été assez important
00:44:47et on a aussi
00:44:48avoir la possibilité
00:44:50de
00:44:50de
00:44:51de
00:44:53de
00:44:54tenir
00:44:55cette équipe
00:44:57qui est assez importante
00:44:59qui a opéré
00:45:00déjà un système
00:45:01et qu'on appelle
00:45:02les
00:45:05de
00:45:06Miura 1 Heroes
00:45:07ce sont comme
00:45:08les
00:45:09l'équipe
00:45:11qui a déjà
00:45:12opéré le système
00:45:13et qui a la possibilité
00:45:14de le faire
00:45:15en échelle
00:45:15sur Miura 5
00:45:17tous les différents
00:45:17subsystèmes
00:45:19donc là
00:45:20l'idée
00:45:20maintenant
00:45:20c'est de
00:45:20passer à
00:45:21Miura 5
00:45:23fusée à deux étages
00:45:24je crois
00:45:2536 mètres
00:45:26donc là
00:45:26on est carrément
00:45:27dans une autre
00:45:28dimension
00:45:30et l'idée
00:45:31c'est de lancer
00:45:31donc des petits
00:45:32satellites
00:45:33à basse orbite
00:45:35qui est aujourd'hui
00:45:36le gros du business
00:45:37on est d'accord ?
00:45:38oui c'est
00:45:39les performances
00:45:40qu'on a
00:45:41comme target
00:45:41c'est de
00:45:42540 kilos
00:45:43sur des orbites
00:45:45typiques
00:45:46de 500 kilomètres
00:45:48et c'est le poids
00:45:49de ces satellites
00:45:49en général
00:45:50à cette orbite là ?
00:45:51oui à ce moment là
00:45:52on pourrait dire
00:45:53qu'il y a
00:45:5595%
00:45:56de
00:45:56du marché
00:45:59c'est sur
00:46:00ces points
00:46:0095%
00:46:01oui
00:46:01de
00:46:02de
00:46:03la capacité
00:46:04qu'on peut avoir
00:46:05avec Miura 5
00:46:06mais aussi
00:46:07c'est la première
00:46:07version
00:46:08parce qu'on a
00:46:09des
00:46:09on a été
00:46:11élus
00:46:11aussi
00:46:12sur
00:46:14l'ILC
00:46:15de la ESA
00:46:16pour avoir
00:46:16une version
00:46:18actualisée
00:46:19de Miura 5
00:46:21qui peut avoir
00:46:22plus de capacité
00:46:23on n'a pas encore
00:46:24dit
00:46:25les
00:46:28annoncée
00:46:28la capacité
00:46:29mais Miura 5
00:46:30sera opérative
00:46:32l'année prochaine
00:46:33alors on a
00:46:34on a
00:46:35comme target
00:46:36sur la première
00:46:38moitié
00:46:38d'avoir
00:46:38le premier
00:46:39vol
00:46:39on développe
00:46:41maintenant
00:46:41on a
00:46:42presque fini
00:46:43sur les
00:46:44CSJ
00:46:44les sites
00:46:46de lancement
00:46:46alors que
00:46:47ça a été
00:46:47aussi un défi
00:46:48et on a
00:46:49partagé
00:46:49avec le CNES
00:46:51étant le premier
00:46:53opérateur
00:46:53privé
00:46:54sur les
00:46:56CSJ
00:46:57on pense
00:46:58qu'on est
00:46:59sur le meilleur
00:47:00espaceport
00:47:01du monde
00:47:02c'est à Kourou
00:47:04c'est à Kourou
00:47:04oui parce que
00:47:05c'est ça aussi
00:47:05qui est intéressant
00:47:06c'est que vous avez
00:47:07choisi la France
00:47:07pour être
00:47:09votre base
00:47:10de lancement
00:47:10en fait
00:47:10oui parce que
00:47:12parce que
00:47:12il a
00:47:14une très bonne
00:47:15expérience
00:47:17il y avait
00:47:17un manque
00:47:18de succès
00:47:19pour opérer
00:47:20et la cadence
00:47:20on pensait
00:47:21que nous
00:47:22pourrions
00:47:23compléter
00:47:24et faire
00:47:26complémenter
00:47:26aussi
00:47:27et partager
00:47:27avec France
00:47:28pour faire
00:47:30des opérations
00:47:30sur les CSJ
00:47:31et on espère
00:47:33on est sûr
00:47:35qu'on va être
00:47:35le premier
00:47:36opérateur
00:47:36privé
00:47:36sur les CSJ
00:47:39et ça fait plaisir
00:47:40parce que là
00:47:40c'est vraiment
00:47:41l'association
00:47:41Espagne-France
00:47:42finalement
00:47:43c'est ça l'Europe
00:47:44oui c'est la coopération
00:47:46alors
00:47:47tout le monde
00:47:48parle
00:47:49qu'il y a
00:47:50une compétence
00:47:51mais à mon avis
00:47:52c'est plus important
00:47:53de complémenter
00:47:53la demande
00:47:54c'est beaucoup
00:47:55plus
00:47:56que l'offre
00:47:58qu'on peut avoir
00:47:59maintenant
00:47:59des lanceurs
00:48:01et pour nous
00:48:02l'idée
00:48:03de complémenter
00:48:05ce qu'est
00:48:05Ariane Space
00:48:05ou Abio
00:48:06comme des programmes
00:48:07institutionnels
00:48:08et font
00:48:10des courants
00:48:11et on croit
00:48:12que ça peut avoir
00:48:13aussi une bonne
00:48:14possibilité
00:48:15avec le Murat 5
00:48:16alors
00:48:16Murat 5
00:48:18quel est votre
00:48:19calendrier
00:48:20parce que ça glisse
00:48:20quand même
00:48:21vous deviez le lancer
00:48:22en 2025
00:48:22je crois
00:48:23ça a été décalé
00:48:24est-ce que vous avez
00:48:25maintenant
00:48:26un calendrier
00:48:26solide
00:48:27j'imagine que
00:48:28c'est pas facile
00:48:28ce que vous faites
00:48:30actuellement
00:48:31mais est-ce que
00:48:32vous êtes plutôt
00:48:32rassurant
00:48:33et rassuré
00:48:34sur le futur
00:48:36du calendrier
00:48:36oui
00:48:37le calendrier
00:48:39l'objectif était
00:48:4020-26
00:48:42on a un peu
00:48:44de retard
00:48:44à la finalisation
00:48:46de l'espace
00:48:47qui est très complexe
00:48:48la semaine passée
00:48:51vient de
00:48:51ça a été
00:48:53le premier anniversaire
00:48:54de la
00:48:55de la
00:48:56de la
00:48:57de la
00:48:57de la
00:48:57de la
00:48:57de la
00:48:57de la
00:48:58de la
00:49:00travaux
00:49:00sur la
00:49:01la
00:49:02la
00:49:02de la
00:49:02de la
00:49:02de la
00:49:03de la
00:49:03en
00:49:03en
00:49:03nous
00:49:06on va finir
00:49:10d'ici à la fin
00:49:11de l'année
00:49:11alors on est très avancés
00:49:13On est très heureux du travail qui s'est avancé assez bien et on peut avoir les premiers vols sur
00:49:20les premiers semestres, bien sûr qu'on va le faire.
00:49:24Alors, vous levez pas mal d'argent, mais ce que vous êtes en train de mettre en place est très
00:49:30ambitieux et coûte énormément d'argent. On est d'accord ?
00:49:33Oui, mais jusqu'à maintenant, nous, on a levé des fonds de 488 millions. Alors, qui sait ?
00:49:43Avec une levée de 180, c'était en mars dernier, je crois.
00:49:46Voilà. Et c'est assez compétitif parce qu'on a fini les fusées et on a de l'argent pour
00:49:55arriver au marché et pour avoir la possibilité de faire aussi des scale-up, d'accroître la cadence.
00:50:04C'est très important de compléter cette possibilité et arriver au marché avec une bonne cadence que c'est ce
00:50:13qu'on fait maintenant parce qu'on essaie aussi toute la production interne et aussi tous les fournisseurs.
00:50:22On a qualifié la fusée, mais on doit qualifier aussi toute la chaîne des fournisseurs.
00:50:31Alors, vous planifiez le premier lancement effectif quand, en fait ?
00:50:34Première moitié de 27.
00:50:37Mi-2027 ?
00:50:38Oui.
00:50:39Et le premier lancement commercial ?
00:50:41Et ça sera sur le 27 aussi.
00:50:432027 aussi.
00:50:44Ce qui est intéressant, c'est qu'on évoquait cette dimension européenne, mais vous avez une dimension internationale puisque Mitsubishi,
00:50:51en fait, est intéressé à double titre, a mis de l'argent dans votre projet et va être l'un
00:50:56des premiers clients aussi de Pellet Space.
00:50:58Voilà, ils avaient l'intérêt aussi d'avoir, et pour nous, c'était une très bonne opportunité.
00:51:05Les rapports Mitsubishi, c'est des japonais.
00:51:06Voilà, l'espace, c'est un marché global.
00:51:09Nous, on veut avoir une entreprise globale qui peut donner des services au niveau international.
00:51:17Alors, avoir cette possibilité d'ouvrir notre client aussi à l'Indo-Pacifique qui était en Asie avec un pays
00:51:26comme Japon et avec Mitsubishi qui a une très bonne expérience aussi sur le développement des plateformes.
00:51:36Et ça a été très intéressant et avoir la confiance de Mitsubishi, ça a été assez important aussi parce qu
00:51:44'on n'avait pas trouvé des investisseurs en Europe.
00:51:47Et ça, c'est une chose que je veux aussi remarquer.
00:51:50Si on aurait eu cette possibilité, on aurait reforcé cette possibilité.
00:51:56Mais on est très européen, mais avec une vision globale.
00:51:58C'est ça. Et donc, on attend le premier lancement de cette fusée dans les mois qui viennent, mi-2027.
00:52:05Ça va vite arriver et on vous souhaite plein de bonheur et plein de réussite.
00:52:09Merci beaucoup, Ezekiel Sanchez.
00:52:11Vous êtes le président de PLD Space. Merci.
00:52:14D'accord. Merci beaucoup.
00:52:16Et vous restez avec nous, Tech & Call, la quotidienne.
00:52:18On revient dans un instant pour notre dernière demi-heure.
00:52:21Dans quelques minutes, je recevrai Chris Weber, qui est le vice-président des activités produits Léo chez Amazon,
00:52:27qui est, on va dire, la réponse d'Amazon au réseau satellite de Starlink.
00:52:33Et puis, je recevrai aussi Charles Delfieux, qui est le président et le fondateur du Niviti,
00:52:37juste après cette petite pause. A tout de suite.
00:52:39Tech & Call, la quotidienne, l'invité.
00:52:43Voilà, Tech & Call, le retour.
00:52:45Vous savez, on est là chaque soir de 19h à 20h30, toujours ici au sommet de l'espace,
00:52:51dans ce grand palais, endroit magnifique, bien évidemment.
00:52:53Si vous êtes avec nous à la télé, vous pouvez apprécier, admirer tout cela.
00:52:58On va maintenant parler d'un sujet passionnant.
00:53:01Imaginez pouvoir capter de la 5G, alors que vous n'avez pas de réseau.
00:53:05Mais ce réseau, en fait, que vous allez pouvoir capter, vient du ciel et des satellites.
00:53:10C'est ce que est en train de mettre en place Univiti.
00:53:13Et nous allons en parler avec mon invité, Charles Delfieux.
00:53:16Bonsoir, Charles.
00:53:17Bonsoir, François.
00:53:17Évidemment, vous êtes présent ici lors de ce sommet de l'espace.
00:53:22Vous êtes président et fondateur du Niviti.
00:53:24Vous avez un profil intéressant.
00:53:25Vous êtes ingénieur des ponts et chaussées.
00:53:27Vous avez passé une bonne partie de votre carrière à la Banque mondiale.
00:53:30Vous avez travaillé sur des grandes infrastructures.
00:53:31L'accès aux services essentiels aussi.
00:53:33Et puis, en 2022, vous vous êtes dit, il y a des endroits où il n'y a pas de
00:53:37réseau.
00:53:37Il faut trouver une solution.
00:53:38Et vous avez eu cette idée de mettre de la 5G dans l'espace avec au départ Constellation Technologie
00:53:45que vous avez aussi rebaptisé là récemment Univiti.
00:53:48Tout à fait.
00:53:49Vous avez levé pas mal d'argent, 27 millions d'euros.
00:53:51C'était en avril dernier.
00:53:52Vous étiez venu d'ailleurs sur le plateau de Tech&Co pour nous en parler.
00:53:56Alors racontez-nous votre aventure.
00:53:58L'idée, c'est de pouvoir connecter nos téléphones à la 5G, mais avec des satellites qui sont dans l
00:54:04'espace.
00:54:04C'est ça ?
00:54:04Absolument, absolument.
00:54:05On est convaincu, François, qu'on est en train de connaître une vraie révolution.
00:54:09Révolution dans le secteur des télécommunications.
00:54:11Là, je ne vous parle pas des télécommunications spatiales.
00:54:12Je vous parle du secteur des télécommunications dans son ensemble.
00:54:15Et cette révolution, c'est quoi ?
00:54:16C'est que pour la première fois dans l'histoire des télécommunications,
00:54:20on peut désormais accéder à la connectivité depuis l'espace
00:54:23à un prix et à une qualité de service qui se rapproche toujours un peu plus de la connectivité terrestre.
00:54:29Et ça, ça ouvre des perspectives de marché, évidemment, mais aussi des perspectives de qualité de service et d'expérience
00:54:35utilisateur
00:54:36qui étaient encore inenvisageables il y a quelques années.
00:54:39Finalement, ce qu'on est en train de dire, c'est que demain, vous habitez dans une zone blanche,
00:54:43vous habitez au milieu du désert, vous travaillez au milieu du désert, sur les mers, dans les airs.
00:54:48Vous pouvez, vous pourrez demain, ou désormais un petit peu aujourd'hui, accéder à Internet
00:54:54avec une expérience, un débit, une latence qui se rapproche des réseaux terrestres,
00:54:58fibres et cellulaires de télécommunications des réseaux terrestres.
00:55:02Charles, mais ça existe déjà. On voit qu'Apple, depuis quelques années, propose alors de manière assez limitée
00:55:08quand même un service de connectivité par satellite pour des, on va dire, des services d'urgence au départ.
00:55:13Petit à petit, ils montent en puissance avec Globalstar pour qu'on puisse avoir des SMS, etc.
00:55:18On sait que Starlink aussi travaille sur cette nouvelle génération de satellites
00:55:22qui nous permettra de nous connecter depuis le téléphone.
00:55:27Ça existe déjà. Donc, qu'est-ce qu'il y a de neuf chez vous ?
00:55:31Tout à fait. Écoutez, déjà, vous avez cité deux grands acteurs, très puissants, bien connus du grand public,
00:55:36qui ont, comme vous l'avez noté, la particularité des acteurs américains.
00:55:41Donc, déjà, un premier élément de différenciation, c'est l'origine géographique, la localisation de notre IP,
00:55:48la localisation de l'ingénierie que nous développons en France et en Europe.
00:55:54Un autre élément de différenciation important, c'est notre modèle d'affaires.
00:55:59Notre modèle d'affaires consiste à placer les opérateurs de télécommunications,
00:56:03je parle des opérateurs de télécommunications terrestres, que nous connaissons tous en France, en Europe et dans le reste du
00:56:07monde,
00:56:07au cœur de notre projet.
00:56:09Nous voulons être les partenaires des opérateurs de télécommunications
00:56:13et leur permettre, demain, à ces opérateurs de télécommunications terrestres,
00:56:16d'offrir cette connectivité spatiale, comme ils le font aujourd'hui, à travers les réseaux terrestres.
00:56:21Un opérateur terrestre, c'est quoi aujourd'hui ? Il a des clients, il a du spectre de radiofréquence,
00:56:27il a accès aux régulateurs nationaux, il a des licences pour opérer du service dans un pays.
00:56:31Mais pour, demain, opérer des services de connectivité spatiale, il lui manque un accès à une infrastructure,
00:56:38qui est une infrastructure spatiale.
00:56:40Et c'est nous qui apportons ce chénon manquant pour permettre aux opérateurs TECOM terrestres
00:56:43d'offrir aussi à leurs clients cette connectivité spatiale.
00:56:46Et cette infrastructure, parce que nous parlons d'une constellation qui pourrait compter jusqu'à plusieurs milliers de satellites,
00:56:51c'est une constellation, une infrastructure qui est partagée auprès des différents opérateurs de télécommunications à travers le monde.
00:56:58C'est-à-dire que moi, client final, je bénéficierai de vos services,
00:57:02mais avec toujours mon logo orange, bruit, free, bon, j'allais dire SFR.
00:57:07SFR, ça va être un peu plus compliqué, mais voilà.
00:57:09Donc, il y aura, en fait, la continuité de service sera assurée par vous, mais je ne le verrai pas.
00:57:16Exactement, c'est le principe, on appelle ça parfois le principe d'une marque blanche.
00:57:19Oui.
00:57:20C'est exactement ce que nous faisons.
00:57:21Et donc, j'insiste sur ce modèle d'affaires, le fait de placer l'opérateur télécommunications
00:57:25comme partenaire client au cœur de la chaîne de valeur,
00:57:29à la différence de certains acteurs américains que vous avez cités,
00:57:33qui ont montré jusqu'à présent leur vélité de commercialiser un service directement auprès de l'utilisateur final,
00:57:41sur les parties et les entreprises, et ainsi de devenir, d'une certaine manière,
00:57:45les premiers opérateurs de télécommunications globaux en concurrence avec nos clients partenaires
00:57:51que ce sont les opérateurs terrestres.
00:57:52Alors, vous êtes, c'est votre métier, mais ça va généraliser.
00:57:54On peut imaginer que dans quelques temps, Starlink va lancer son offre, en fait,
00:57:59de connectivité via le téléphone.
00:58:02C'est obligatoire.
00:58:03On voit qu'Apple, aujourd'hui, aux Etats-Unis, passe, je crois, par T-Mobile.
00:58:07Je crois, il n'y a pas...
00:58:08Par T-Mobile, il s'est associé initialement, en tout cas, avec Starlink.
00:58:11Avec Starlink, voilà.
00:58:12Mais on peut imaginer que demain, Starlink squeeze, en fait, les opérateurs télécoms
00:58:16et propose son offre directement.
00:58:19Absolument. Alors, on n'est pas dans le secret des modèles d'affaires de SpaceX,
00:58:23mais les signaux récents laissent penser qu'on va pleinement dans cette direction.
00:58:28Un signal fort qui a marqué la communauté et le secteur de l'industrie télécom,
00:58:33c'est l'achat à prix d'or de fréquences spatiales et terrestres par SpaceX.
00:58:39Tiens, en parlant de fréquences, vous avez sans doute lu cette information très intéressante
00:58:43des opérateurs européens.
00:58:46Je crois qu'il y a Vodafone, il y a Orange, Dutch Telecom et un quatrième, je ne sais plus
00:58:51lequel.
00:58:51Telefonica.
00:58:52Telefonica, qui ont décidé, en fait, de s'intéresser aux fréquences de gigahertz.
00:58:59Pour, justement, cette connectivité satellite, c'est plutôt un bon signe pour vous ?
00:59:03Est-ce que ça veut dire peut-être que demain, les opérateurs télécoms vont s'associer
00:59:08pour lancer leur propre réseau de connectivité satellite ?
00:59:11Alors, on voit ça comme un très bon signe.
00:59:13Vous mentionnez la bande des 2 gigahertz.
00:59:15Cette bande, elle a notamment l'intérêt de pouvoir connecter directement des téléphones portables
00:59:19avec les satellites.
00:59:20Elle présente toutes les bonnes caractéristiques pour connecter directement les téléphones.
00:59:23Et demain, offrir un service qui pourrait se rapprocher du moyen ou du haut débit
00:59:26vers ces téléphones portables.
00:59:29Et la Commission européenne, récemment, a pris une décision politiquement courageuse
00:59:34de vouloir réserver une partie de ce spectre pour des acteurs européens.
00:59:41Il s'agit désormais de formaliser les droits pour pouvoir utiliser ce spectre.
00:59:46Et le principe que des opérateurs de télécommunications européens mettent en commun leur force
00:59:51pour accéder à ce spectre a beaucoup de sens.
00:59:53Mais au-delà du droit d'utilisation de ce spectre, reste quand même un élément majeur,
01:00:00un chénon manquant majeur qui est l'infrastructure qui va permettre d'utiliser ce spectre et demain
01:00:06d'offrir à des particuliers d'entreprises européennes mais aussi à travers le monde
01:00:09ce service de connectivité compétitive vers les téléphones portables.
01:00:13Et c'est là où Univiti, seul ou avec des partenaires européens, souhaite se positionner
01:00:17et proposer cette infrastructure spatiale compétitive.
01:00:21Alors parlons un petit peu d'Univiti, je crois que l'effectif est de 45 personnes à peu près.
01:00:25Vous êtes entre Paris et Toulouse, je crois.
01:00:30C'est quoi le calendrier là ?
01:00:31Parce que maintenant il va falloir, vous avez fait des tests, etc.
01:00:36Quand est-ce que vous comptez commercialement lancer ce type d'offres ?
01:00:40Tout à fait.
01:00:42Et puis il va falloir beaucoup d'argent, accessoirement.
01:00:44Accessoirement.
01:00:45Donc François, déjà on est très honoré que vous nous invitiez très régulièrement
01:00:49pour présenter notre actualité.
01:00:50Mais vous voudriez nous inviter encore plus souvent parce qu'on augmente en taille.
01:00:53On a dépassé le cadre des 60, on sera 65 d'ici la fin de l'année.
01:00:58Eh bien bravo, félicitations.
01:01:00Alors on profite de l'occasion aussi pour partager une actualité importante.
01:01:04Vous évoquiez notre feuille de route.
01:01:06On a envoyé en 2025, mi-2025 à peu près un an, une charge utile, un bout de satellite dans
01:01:13l'espace.
01:01:14Et depuis deux semestres, toute l'équipe a travaillé extrêmement dur.
01:01:19Je tiens à reconnaître le travail formidable qu'ils ont fait pour opérer, tester le service
01:01:25à partir de cette première charge utile de démonstration.
01:01:27Et ce matin, on a eu l'occasion de communiquer sur les résultats.
01:01:30On a établi, c'est une première, une première mondiale.
01:01:33On a utilisé un nouveau spike de radiofréquence en bande millimétrique, c'est en très haute fréquence,
01:01:36pour pouvoir démontrer la faisabilité technique de ce nouveau spike de fréquence
01:01:40qui demain ouvre des perspectives d'accès au spectre.
01:01:43On ne s'arrête pas là.
01:01:44On a déjà les yeux rivés sur la suite, qui est le déploiement dans l'espace des deux premiers satellites
01:01:48complets
01:01:49qui seront compatibles avec la très basse orbite où on va déployer nos satellites,
01:01:52c'est-à-dire en dessous des stations spatiales, entre 350 et 400 kilomètres.
01:01:57Ces deux satellites...
01:01:57Qui sera l'altitude de croisière un peu de vos satellites.
01:02:00Absolument, c'est l'altitude visée de nos satellites.
01:02:03Et ces deux satellites embarquent une charge utile extrêmement sophistiquée
01:02:06qui permettra à la fois de tester un service au débit, 100, 200, 300 Mbps,
01:02:11mais aussi un service de connectivité directe des téléphones portables vers les satellites.
01:02:17Tout cela pour préparer la troisième et dernière étape de notre feuille de route,
01:02:20qui est l'industrialisation, le passage à l'échelle de notre constellation,
01:02:23avec un objectif de déployer le premier plan de notre constellation
01:02:26qui pourrait compter plusieurs mille satellites en 2029.
01:02:29Voilà, 1600 satellites pour la première vague, c'est ça ?
01:02:32Et jusqu'à 3400 satellites pour avoir une couverture optimum ?
01:02:36Tout à fait.
01:02:37Très bien.
01:02:37Et en réponse à une certaine part de marché, objectif de la société.
01:02:40Vous avez des dates à nous donner ?
01:02:42Vous avez des objectifs de calendrier ou pas ?
01:02:45Alors, on a sécurisé le tir de nos deux premiers satellites au premier sommet de 2028.
01:02:52Donc ça, ça a été quelque chose qui a été pleinement sécurisé.
01:02:55Et on a comme objectif de déployer le premier plan,
01:02:58c'est-à-dire la première série de satellites en 2029.
01:03:03Très bien.
01:03:04Ça est arrivé très vite dans le spatial.
01:03:06On va suivre ça de près.
01:03:07Merci beaucoup Charles Delfieux, président et fondateur du Niviti.
01:03:12J'imagine que vous vous intéressez à l'actualité d'Amazon Léo,
01:03:15qui va être sans doute un concurrent sérieux de Starlink.
01:03:19Eh bien, tout de suite, interview exceptionnelle de Chris Weber,
01:03:23qui est le vice-président des activités et produits Léo chez Amazon.
01:03:27Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
01:03:32Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne.
01:03:34Pour terminer cette émission spéciale Sommet de l'espace,
01:03:37nous voilà de retour sur notre plateau.
01:03:38Et je suis très heureux d'accueillir Chris Weber qui est avec nous.
01:03:41Bonsoir Chris.
01:03:46Je suis ravi d'être avec vous, merci.
01:03:48Vous êtes vice-président business et produits chez Amazon Léo.
01:03:51Et croyez-moi, on va parler de plus en plus de Léo,
01:03:55qui, anciennement, s'appelait Kuiper, rappelez-vous,
01:03:57et qui est tout simplement le service de connectivité
01:04:00par l'espace, par les satellites d'Amazon.
01:04:03C'est très intéressant d'en parler parce que Chris,
01:04:05vous avez fait le déplacement ici à Paris,
01:04:07à l'occasion de ce Sommet de l'espace,
01:04:08parce que vous avez annoncé, on va dire,
01:04:12l'extension de votre partenariat avec Ariane Espace, c'est ça ?
01:04:16Oui, oui, tout à fait.
01:04:17Je suis ravi de l'avoir fait.
01:04:19Pour prendre un peu de recul,
01:04:21nous avons commencé notre relation en 2022,
01:04:24avant le lancement d'Ariane 6,
01:04:26et c'était un grand pari pour Amazon Léo.
01:04:32Mais nous parions surtout sur l'entreprise,
01:04:34les véhicules de lancement,
01:04:36et les équipes qui vont livrer ce service.
01:04:39Donc, quatre ans plus tard,
01:04:40je crois que ce pari est un pari gagnant,
01:04:42on peut le dire.
01:04:43Donc, Ariane a lancé plus de 100 satellites récemment.
01:04:48Les trois derniers mois, nous avons lancé trois fusées,
01:04:51et en juin, c'est intéressant,
01:04:53ça a été la charge utile la plus lourde envoyée dans l'espace,
01:04:59de tous les temps.
01:05:00Donc, nous sommes très ravis d'avoir une relation avec eux,
01:05:03et nous nous sommes lancés très tôt,
01:05:05et Ariane Espace a fourni des services importants,
01:05:11et donc nous avons fait de nombreux lancements,
01:05:13et tout cela va s'accélérer encore.
01:05:16Alors, ce qui est intéressant,
01:05:17c'est que vous êtes au tout début d'un réseau,
01:05:20vous êtes en train de créer un réseau,
01:05:21finalement, d'Internet très haut débit,
01:05:24avec ces satellites qui sont basse orbite,
01:05:26à quelques centaines de kilomètres de la Terre, finalement.
01:05:31Évidemment, quand on pense d'Amazon Neo,
01:05:33on pense aussi à Starlink,
01:05:34mais justement, on va prendre le temps d'expliquer
01:05:36la différence que vous allez avoir face à Starlink.
01:05:40Peut-être expliquer ce que c'est aussi Amazon Neo, en fait.
01:05:43Qu'est-ce que vous êtes en train de construire avec Amazon Neo ?
01:05:45Oui, alors, nous pensons ainsi.
01:05:49Nous nous concentrons sur les clients, leurs besoins.
01:05:52Nous essayons de servir les personnes
01:05:56qui n'ont pas accès à Internet,
01:05:58ou peu accès à Internet.
01:05:59Et du côté business, du côté réglementaire,
01:06:04et du côté client, c'est les trois dimensions.
01:06:06Si on commence du côté réglementaire et business,
01:06:09il y a trois choses qui nous différencient.
01:06:12De un, la performance.
01:06:13Nous avons annoncé que pour notre terminal ultra,
01:06:18comme on l'appelle,
01:06:19nous pourrons livrer un gigabit sur le débit descendant
01:06:25et des centaines de mégas sur le montant.
01:06:30Et c'est bien plus puissant que Starlink.
01:06:33La performance est importante et c'est différenciant.
01:06:36Deuxième point, la sécurité.
01:06:38La sécurité est très importante.
01:06:40Nous allons avoir un chiffrement de bout en bout
01:06:44et avec notre connexion avec AWS.
01:06:48Quand nous construisons un réseau de communication très novateur,
01:06:55AWS a un service très performant
01:06:58et justement, ça apporte beaucoup de sécurité.
01:07:01Les clients vont pouvoir ajouter une option
01:07:04pour passer en privé leur réseau.
01:07:06Ça donne une couche supplémentaire de sécurité.
01:07:10On peut se connecter directement des stations,
01:07:13des antennes, des réseaux AWS,
01:07:18un réseau privé sans devoir se connecter
01:07:20à un réseau public ou partagé.
01:07:23Et ça, c'est très différenciant et je pense que les clients valideront.
01:07:27Et troisième point, nous construisons un service
01:07:31un peu qui ressemble à AWS.
01:07:33Nous pensons à l'installation,
01:07:34nous pensons aux services après-vente,
01:07:38les conventions commerciales
01:07:41pour avoir toutes sortes d'accords
01:07:42sur le montant et le descendant.
01:07:44Je crois que ça, c'est différenciant aussi.
01:07:46Nous avons de nombreux contrats déjà signés.
01:07:48Certains ont été annoncés.
01:07:50AT&T aux États-Unis,
01:07:52Delta Airlines pour avoir du Wi-Fi dans les avions.
01:07:58Donc, les clients votent déjà par des contrats
01:08:02et ça nous différencie.
01:08:03Du côté consommateur,
01:08:05nous nous penchons sur trois dimensions.
01:08:07la valeur, les prix, les performances,
01:08:10équifacité et les avantages.
01:08:12Et ici, nous allons vraiment nous appuyer
01:08:15sur la dimension d'Amazon.
01:08:18Nous allons fournir un prix intéressant.
01:08:21Ensuite, il y a la manière d'accéder à Internet.
01:08:26Et nous construirons quelque chose de similaire
01:08:29à ce que propose Amazon,
01:08:31quelque chose d'ergonomique.
01:08:32Et troisième point,
01:08:33il y a beaucoup d'opportunités
01:08:35qui s'offrent à nous permettant
01:08:38d'utiliser différents actifs,
01:08:40Prime Video, les routeurs,
01:08:45pour pouvoir lier tout cela à Léo
01:08:47et fournir de nouveaux services.
01:08:49Ce que nous sommes ravis de faire,
01:08:52je pense que nous pourrons nous différencier
01:08:54de cette manière.
01:08:55Alors, ce qu'il y a d'intéressant aussi,
01:08:57c'est que finalement, vous arrivez
01:09:00et vous avez pas mal de retard
01:09:01par rapport à Starlink.
01:09:03Malgré tout, c'est une constatation.
01:09:04Aujourd'hui, Starlink est un réseau
01:09:06qui fonctionne bien.
01:09:07Il y a plusieurs milliers de satellites
01:09:08qui sont en orbite.
01:09:09Et ça s'accélère,
01:09:10puisque effectivement,
01:09:11l'écosystème d'Elon Musk
01:09:13fait qu'il a ses propres lanceurs
01:09:14pour lancer ses propres satellites.
01:09:16Est-ce qu'à votre avis,
01:09:17il y a la place pour deux acteurs,
01:09:19voire peut-être même plusieurs ?
01:09:20Parce qu'en Chine, évidemment,
01:09:22tout ça va s'accélérer aussi.
01:09:23En Europe aussi.
01:09:25Est-ce que vous pensez que finalement,
01:09:28Léo va arriver à trouver sa place
01:09:30dans ce marché
01:09:32qui va devenir concurrentiel finalement ?
01:09:34Oui, évidemment,
01:09:35nous sommes deuxièmes dans le marché
01:09:38après Starlink
01:09:39qui a fait un très bon travail.
01:09:40Donc, il y a assez d'espace
01:09:43pour plus d'acteurs.
01:09:45Je crois que les clients l'ont exprimé.
01:09:48Ils veulent une alternative,
01:09:49une autre offre.
01:09:50Et je parlais du passé.
01:09:52Nous devons fournir
01:09:54un service différenciant
01:09:56pour les consommateurs,
01:09:57les entreprises et les gouvernements.
01:09:59et on en a parlé.
01:10:00Et je pense qu'on peut le faire.
01:10:01Ensuite, ce qui sera important,
01:10:03c'est que les clients voient
01:10:05un autre service,
01:10:07mais on a une marque,
01:10:09un logo Amazon.
01:10:10Ça, c'est très important
01:10:11de se montrer
01:10:13sous notre meilleur jour.
01:10:15Il faut un service différenciant,
01:10:17une bonne qualité.
01:10:19Et ce qui compte,
01:10:20c'est, je pense,
01:10:22un produit que nos clients adorent.
01:10:24On sait ce qu'on fait.
01:10:24Nous lançons ce service.
01:10:25Mais il y aura beaucoup d'opportunités
01:10:28de servir à cette base de clients.
01:10:29Et il nous faut travailler
01:10:30sur la différenciation et la qualité.
01:10:32Chris Weber,
01:10:32est-ce que tout ça arrive
01:10:33dans un contexte
01:10:34un peu favorable géopolitique ?
01:10:36On a l'impression
01:10:36que les relations,
01:10:38on va dire,
01:10:38entre les États-Unis
01:10:39et d'autres pays
01:10:40se tendent.
01:10:41On voit que, par exemple,
01:10:42le gouvernement Trump
01:10:43a déconseillé
01:10:44certaines entreprises américaines
01:10:45de venir
01:10:46à ce sommet de l'espace.
01:10:47Ce n'est pas le cas.
01:10:48Vous, vous avez fait le déplacement
01:10:49parce que j'imagine
01:10:50que vous avez annoncé
01:10:51ce partenariat
01:10:52avec Ariane Espace.
01:10:54On parle aussi
01:10:55de souveraineté,
01:10:56beaucoup en Europe,
01:10:57avec un propre réseau
01:10:59d'Internet au débit
01:11:00qui va être lancé
01:11:01avec Iris Carré.
01:11:02Est-ce que tout ça
01:11:04n'est pas en train
01:11:04de chambouler vos plans,
01:11:05finalement ?
01:11:07Alors, il est important
01:11:08d'être ici.
01:11:09Il y a trois choses
01:11:10qui comptent.
01:11:11L'Europe,
01:11:12être un marché
01:11:13très important,
01:11:14très large pour nous.
01:11:15C'est important
01:11:15de marquer notre présence ici.
01:11:16Deux, l'annonce
01:11:18de notre partenariat
01:11:19avec une grande compagnie
01:11:21européenne et française.
01:11:24Cette annonce
01:11:25était très importante.
01:11:26Et ensuite,
01:11:26nous pensons
01:11:27que le dialogue compte
01:11:28pour résoudre les problèmes.
01:11:30Donc, c'est trois
01:11:30éléments
01:11:32expliquent
01:11:33notre présence ici.
01:11:34Je dirais aussi
01:11:35que nous avons montré
01:11:37que nous sommes en Europe
01:11:38via Amazon.com,
01:11:41le réseau de distribution
01:11:42au détail,
01:11:43ou AWS.
01:11:45Nous comprenons
01:11:46les réglementations
01:11:48du marché européen
01:11:49et on va continuer
01:11:50sur cet élan.
01:11:51Donc, nous sommes ravis
01:11:52d'être ici.
01:11:52C'est un marché important.
01:11:53Et nous venons
01:11:55d'annoncer un partenariat
01:11:56très important hier.
01:11:58Parlez-nous du
01:11:58direct-to-device.
01:12:00Ça, c'est quelque chose
01:12:00qui est quand même
01:12:01assez incroyable.
01:12:02Le fait de se dire
01:12:02que notre téléphone
01:12:03va pouvoir demain
01:12:04se connecter,
01:12:05non pas au réseau mobile terrestre,
01:12:07mais aussi à un réseau
01:12:09par satellite.
01:12:11Est-ce que c'est un sujet
01:12:12qui vous intéresse ?
01:12:13Et est-ce que finalement,
01:12:15le réseau Léo
01:12:16va être taillé pour ça ?
01:12:18Oui, oui, effectivement.
01:12:19C'est très enthousiasmant.
01:12:21Et il y a huit ans,
01:12:22nous avons commencé
01:12:23avec cette aventure
01:12:24pour le projet Kuiper,
01:12:25Amazon Léo maintenant.
01:12:27Le direct-to-device
01:12:28faisait partie
01:12:29de cette stratégie.
01:12:30Nous avons construit
01:12:31nos capacités
01:12:34haute vitesse
01:12:35depuis,
01:12:36mais nous avons acquis
01:12:37Global Star
01:12:38qui nous permet
01:12:38de passer
01:12:40à la vitesse supérieure
01:12:41pour le direct-to-device,
01:12:42connexion directe
01:12:43aux appareils.
01:12:44Et ça va nous approcher
01:12:45de nos objectifs.
01:12:46et ça fixe la mission
01:12:47d'Amazon Léo
01:12:48de connecter
01:12:49les personnes
01:12:49qui n'ont pas accès
01:12:50à Internet
01:12:51via une antenne fixe,
01:12:54mais simplement
01:12:55directement sur le téléphone
01:12:58ou d'autres appareils.
01:12:59Il nous faut livrer
01:13:01un service direct
01:13:02directement au téléphone,
01:13:04mais il faut penser aussi
01:13:05aux partenariats
01:13:06avec les compagnies
01:13:08de télécommunications
01:13:09qui sont déjà
01:13:10bien implantées.
01:13:12Donc, il nous faut
01:13:14construire ces partenariats
01:13:15pour prolonger
01:13:16la couverture.
01:13:19Donc, il faut travailler
01:13:20sur la technologie,
01:13:21construction de constellations,
01:13:23mais aussi créer
01:13:23des partenariats
01:13:24avec les acteurs existants
01:13:26en Europe
01:13:26et aux États-Unis.
01:13:27Nous sommes ravis
01:13:28de le faire.
01:13:28Donc, ça veut dire
01:13:29que vous n'avez pas
01:13:29l'ambition de créer
01:13:30un propre réseau
01:13:31de télécom mondial
01:13:33avec Amazon.io.
01:13:34Vous passerez toujours
01:13:35par des opérateurs
01:13:36télécom terrestres.
01:13:37Oui, tout à fait.
01:13:40Et c'est aussi
01:13:41du côté Internet,
01:13:43haute vitesse,
01:13:44haut débit.
01:13:47Dans de nombreux marchés,
01:13:49nous allons travailler
01:13:50de façon indirecte
01:13:51avec des entreprises
01:13:53de télécommunications,
01:13:54tout particulièrement
01:13:55sur le direct-to-device.
01:13:57Eux sont très implantés
01:13:58sur le segment client.
01:14:00Ils ont déjà
01:14:00des relations.
01:14:03Nous voulons simplement
01:14:04augmenter ces capacités
01:14:07et nous ajouter
01:14:08de manière cohésive
01:14:09à cet écosystème
01:14:12pour donner ce service
01:14:13aux clients.
01:14:15Et on peut faire
01:14:16la même chose
01:14:16pour les entreprises
01:14:17et les gouvernements.
01:14:19Encore deux questions,
01:14:20Chris Weber.
01:14:20On se rend compte aussi
01:14:21qu'il y a aujourd'hui
01:14:22une espèce de régulation
01:14:24des fréquences,
01:14:25ce qui est assez étonnant
01:14:26parce que finalement
01:14:27les fréquences terrestres
01:14:28sont régulées depuis longtemps,
01:14:29partout dans le monde.
01:14:30Maintenant,
01:14:30on va essayer
01:14:31de réguler
01:14:32les fréquences spatiales.
01:14:34On voit qu'il y a
01:14:35une volonté européenne
01:14:36de surveiller tout cela.
01:14:40Vous êtes plutôt pour
01:14:41ce type de régulation ?
01:14:44Ce que je dirais,
01:14:45globalement,
01:14:45c'est que nous sommes favorables
01:14:48à l'accessibilité planétaire
01:14:51et pour promouvoir
01:14:53une communication
01:14:54dans l'espace
01:14:56en Europe et ailleurs.
01:14:57Mais ce qui est important,
01:14:58c'est le dialogue
01:14:59que nous menons.
01:15:01pour avoir un accès libre
01:15:03et que chacun puisse participer
01:15:05pour faire grandir
01:15:06cet écosystème.
01:15:07Alors, question que tout le monde
01:15:08se pose,
01:15:09quand est-ce que Amazon Lio
01:15:10va être disponible ?
01:15:11Et est-ce qu'on a déjà
01:15:12une idée des tarifs
01:15:13que vous allez proposer ?
01:15:15Merci, merci d'avoir posé la question.
01:15:17Merci d'avoir posé la question.
01:15:17Alors, quelques petites choses.
01:15:19Nous avons 396 satellites,
01:15:22juste un peu moins de 400 en orbite.
01:15:24C'est assez pour commencer
01:15:26notre service initial.
01:15:28Donc, ça va se faire
01:15:31dans l'hémisphère nord et sud.
01:15:34pour livrer ce service,
01:15:36il nous faut maintenant
01:15:37mettre les satellites
01:15:39dans leur position
01:15:40d'orbite finale,
01:15:42construire les terminaux clients
01:15:44en masse,
01:15:45l'écosystème.
01:15:46Donc, tout ce qu'on fait maintenant
01:15:48permet d'accélérer
01:15:49le processus,
01:15:51les tests,
01:15:52etc.
01:15:54Donc, ce qu'on a dit déjà,
01:15:56c'est que nous allons lancer
01:15:57ce service
01:15:59avant la fin de l'année.
01:16:00Donc, voilà,
01:16:01ça c'est l'objectif.
01:16:02Et tout ce que nous faisons,
01:16:04c'est d'essayer
01:16:05d'atteindre cet objectif.
01:16:06Vous n'avez pas parlé du prix ?
01:16:07Est-ce qu'on a déjà
01:16:08une fourchette de tarifs ?
01:16:09Est-ce que vous allez être
01:16:10compétitif par rapport
01:16:11à Starlink, par exemple ?
01:16:12Parce que là,
01:16:12on va rentrer
01:16:13dans une espèce
01:16:14de concurrence des prix aussi.
01:16:16Oui, nous n'avons rien annoncé
01:16:19sur les différents services,
01:16:20les prix.
01:16:21mais je peux vous dire
01:16:23que nous allons respecter
01:16:25notre marque Amazon.
01:16:27Nous allons apporter
01:16:27beaucoup de valeur
01:16:28à prix très intéressant.
01:16:31Nous serons compétitifs,
01:16:34concurrentiels
01:16:35et apporterons beaucoup
01:16:35de valeur
01:16:36pour les clients en particulier,
01:16:38les entreprises
01:16:39et les gouvernements.
01:16:41Et tout cela va permettre,
01:16:42vous allez voir
01:16:43qu'il y aura une proposition
01:16:44de valeur importante.
01:16:45Voilà, on a hâte
01:16:46de découvrir tout ça.
01:16:47Dernière petite question
01:16:48pour revenir sur votre parcours.
01:16:50Vous avez travaillé
01:16:50chez Microsoft,
01:16:51vous avez travaillé
01:16:51aussi chez Nokia,
01:16:53vous connaissez en fait
01:16:54les télécoms.
01:16:55Est-ce que vous auriez pu imaginer
01:16:57il y a quelques années
01:16:58que finalement,
01:16:59aujourd'hui,
01:17:01la communication par satellite
01:17:03et l'Internet très haut débit
01:17:04allaient arriver
01:17:04de par le ciel ?
01:17:07Non, ça a été un parcours
01:17:09incroyable.
01:17:10J'ai 61 ans.
01:17:11Il y a deux ans,
01:17:12j'ai rejoint Amazon Leo
01:17:13et j'ai finalement trouvé
01:17:17ma famille
01:17:20et voilà,
01:17:21j'apprends
01:17:23au fil de l'eau
01:17:24et je suis ravi
01:17:26d'avoir un impact
01:17:27sur les familles,
01:17:29les particuliers,
01:17:30les entreprises
01:17:30via Amazon.
01:17:32C'est une entreprise
01:17:34incroyable.
01:17:35Vraiment,
01:17:36c'est ce que j'ai fait
01:17:37de meilleur
01:17:38dans mon carrière.
01:17:39Nous avons encore
01:17:39beaucoup de travail
01:17:40à l'avenir
01:17:41pour fournir
01:17:42un service différenciant
01:17:43aimé par les clients
01:17:45qu'on nous recommande.
01:17:46Vraiment,
01:17:47je suis ravi
01:17:49d'être à l'orée
01:17:51de ces lancements
01:17:52et travaillé
01:17:53dans le cadre
01:17:54de ce groupe.
01:17:55Et rendez-vous
01:17:55fin 2026
01:17:56pour pouvoir
01:17:58tester tout cela.
01:17:59Merci beaucoup
01:18:00Chris Weber,
01:18:01vous êtes vice-président
01:18:02business et produits
01:18:03chez Amazon Leo.
01:18:04Merci d'être venu
01:18:05sur le plateau
01:18:05de Tech&Co
01:18:06lors de votre passage
01:18:07à Paris
01:18:08à l'occasion
01:18:08de ce sommet de l'espace.
01:18:09Merci beaucoup.
01:18:11Merci beaucoup.
01:18:12Et voilà,
01:18:13ce Tech&Co
01:18:13est terminé.
01:18:14On remercie aussi Geoffrey
01:18:15qui a fait la traduction
01:18:16en temps réel ce soir.
01:18:17C'est un exercice
01:18:18qui n'est pas facile.
01:18:19Ce Tech&Co
01:18:20est terminé.
01:18:20Merci de nous avoir suivis.
01:18:22Bon week-end
01:18:23à vous toutes
01:18:23et à vous tous
01:18:24et on se retrouve
01:18:24à partir de lundi prochain
01:18:26bien évidemment
01:18:27en direct
01:18:27dès 19h.
01:18:28Salut à tous.
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