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  • il y a 14 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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00:00Avant de débattre avec Charles Consigny, on a la petite actualité du jour politique, c'est l'heure du 20
00:04-27.
00:07C'est qu'on n'arriverait presque plus à les compter nos candidats à la présidentielle.
00:12Plus d'une trentaine déjà a rêvé de l'Elysée.
00:17Alors ce matin, on a presque été surpris d'entendre ça.
00:22Je ne serai pas candidat.
00:23Pourquoi, pour une raison très précise, si les propos que je tiens étaient ceux de quelqu'un qui pense à
00:30lui-même,
00:30vous ne m'écouteriez pas, vous diriez « cause toujours tu m'intéresses, je comprends très bien ce que t
00:35'es en train de faire, t'es en train de me vendre ta salade ».
00:37Les yeux dans les yeux, M. Bayreau.
00:40Vous êtes venu lui dire quoi, Pauline ?
00:42On a besoin d'une réorganisation profonde du pays.
00:46On s'est laissé entraîner dans une situation de surendettement, il va falloir travailler plus.
00:50Ah bah bien joué, vous nous avez plombé le moral pour la journée.
00:54Oui, c'est pas faux.
00:55Bah c'est bien.
00:59Si les ambitions présidentielles de François Bayreau ne quitteront donc pas le plancher des vaches,
01:04celles de Jean-Luc Mélenchon sont-elles bien sur orbite ?
01:08Nous allons passer la parole.
01:11Place de la République.
01:13Confie.
01:13Le leader insoumis venu draguer les salariés en grève de l'Agence spatiale française.
01:18Bonjour à toutes et à tous.
01:20Un électorat pour le moins confidentiel qui n'a pas empêché un discours enflammé.
01:26L'espace appartient à l'humanité toute entière.
01:30Nous restons la première puissance spatiale européenne.
01:33Pour Jean-Luc Mélenchon, la France doit éviter l'américanisation de l'espace.
01:39This is Elon Musk.
01:41Et tourner son regard vers l'Est, là où depuis 2022, on ne croyait voir qu'une menace.
01:47Les Russes ont été les premiers dans l'espace.
01:50Il était juste que dans la période où nous protestions et que nous protestons toujours et que nous ne voulons
01:54pas qu'il reste en Ukraine, on marque.
01:56Mais pour autant, il ne faut pas en faire des parias de l'espace.
01:58Et il faut se rappeler que ce seront des partenaires décisifs.
02:03On sort aujourd'hui, vous avez raison, un livret, on est le seul.
02:07Tu peux fermer la porte.
02:09Un grand plan pour la santé.
02:12Ah, c'est vous.
02:12Je vais peut-être en prendre un hop.
02:14Allez, on se concentre, Marine Tondelier.
02:16D'autant qu'à neuf mois de grossesse, votre nouveau thème de campagne est tout trouvé.
02:20J'accouche, j'accouche, j'accouche.
02:21Et une fois qu'on est accouché, on se dit, c'est bon, j'ai passé le plus dur.
02:23En fait, pas du tout.
02:24Quand, comme ça a été mon cas, vous êtes victime d'une fausse couche, vous êtes complètement pris au dépôt,
02:29vous vous prenez un mur.
02:30Et une de nos mesures, par exemple, toute simple, c'est d'arrêter de raconter en cours de SVT qu
02:34'un ovule rencontre un spermatozoïde et que, paf, neuf mois plus tard, ça fait un bébé systématiquement.
02:40Se regarder le nombril ou bien scruter l'espace, quelle est la meilleure stratégie pour remporter une présidentielle ?
02:52Raphaël Redon qui fait la mise en forme et la voix de ce 20-27.
02:56Bonsoir Charles Consigny.
02:58Bonsoir.
02:58Tout à l'heure, Ségolène Royal évoquait, dans son lit, c'est ce qu'elle va défendre à la primaire
03:02socialiste, un État stratège, un État qui soit là pour les Français.
03:05Notamment sur le carburant.
03:06Notamment sur le carburant.
03:08L'État doit-il aider tout le monde ?
03:11D'abord, moi, je suis content d'échanger avec Mme Royal, pour qui j'ai beaucoup de respect, qui est,
03:17à mon sens, une femme politique éminente et qui a, ce qui est de moins en moins répandu, une certaine
03:24fibre populaire qui fait plaisir à entendre et à voir.
03:28Alors, ce que je pense sur le carburant, je vous rejoins à 1000% sur le fait qu'il faut
03:34baisser les taxes sur le carburant, c'est ce que j'ai entendu que vous disiez.
03:38Je ne pense pas que ce soit l'État nounou, ça.
03:40C'est au contraire l'État qui décide de desserrer un peu l'étau sur les Français.
03:45Mais sur le reste, je crois que je suis assez stupéfait de me dire que certains imaginent qu'on retournerait
03:53au socialisme.
03:54Moi, je pense que le socialisme en France, on en a déjà fait le tour, plus d'une fois, plus
04:00de deux fois, plus de trois fois.
04:02Et je pense qu'on en a, en fait, assez largement soupé.
04:05Donc, ce sont des débats intéressants.
04:08Les candidats exposent leurs projets.
04:11Mais je suis assez stupéfait de voir, de Marine Le Pen à Mélenchon, 50 nuances de socialisme.
04:18Et je ne pense pas que baisser les impôts soit une mesure de gauche.
04:21Vous pouvez la présenter.
04:24Je pense que c'est le début, effectivement, de la raison.
04:27Et qu'il faudrait généraliser cette idée à beaucoup d'autres domaines.
04:31C'est quoi la question, là ?
04:33Ah, je n'ai pas de question.
04:35Ma question, je peux le tourner sous forme de question, si vous préférez.
04:39Ma question, elle est tout bête.
04:40Moins d'impôts, moins d'État.
04:41Est-ce qu'on n'est pas d'ores et déjà, et depuis maintenant fort longtemps, en régime socialiste ?
04:46Est-ce que vous n'avez pas déjà largement gagné la bataille des idées ?
04:49Est-ce qu'on n'a pas déjà un système qui est le système que vous appelez de vos voeux
04:53?
04:53Et est-ce que c'est bien raisonnable d'aller encore plus loin là-dedans ?
04:56Je ne crois pas.
04:57La preuve, c'est que la récession menace en France.
05:01Et que cette récession menace, c'est-à-dire que l'économie s'écroule et en même temps, la protection
05:04sociale s'écroule.
05:05Donc, ça veut dire qu'ils ont tout abîmé.
05:07Et le développement économique, avec cette politique de l'offre qui ne fonctionne pas.
05:12Ils nous ont raconté après que le ruissellement des riches allait bénéficier à tout le monde.
05:16Ça ne marche pas.
05:17Au contraire, ça appauvrit tout le monde.
05:20Donc, je pense que l'État, aujourd'hui, doit se réinventer par rapport aux nouveaux défis que l'on a
05:25devant nous.
05:26On a le défi du dérèglement climatique, de la crise climatique.
05:30On a l'impression que c'est un mot.
05:31Mais non, ce n'est pas qu'un mot.
05:33C'est vraiment la principale menace qui pèse sur nous.
05:36Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il faut que toutes les guerres s'arrêtent.
05:38Il n'y a qu'une seule guerre légitime, c'est la guerre contre le réchauffement climatique.
05:42Et elle demande déjà tellement de moyens que c'est insupportable de voir que l'on gaspille encore de l
05:47'argent
05:47et qu'on n'est pas capable de ramener la paix dans le monde par rapport aux conflits qui sont
05:52à nos portes
05:53et qui nous coûtent horriblement cher, sans parler du désastre humanitaire que ça représente.
05:58Ça, c'est la première exigence.
05:59Donc, l'État, le rôle de l'État, y compris à l'international, est de plus en plus crucial
06:03parce que les États doivent intervenir pour faire ce que le général de Gaulle disait.
06:08Comment est-ce qu'on rétablit la paix à l'échelle du monde ?
06:10C'est que chaque État se sente en sécurité avec ses voisins.
06:14Ce n'est pas compliqué.
06:15Chaque État en sécurité avec ses voisins.
06:17En France, on est à peu près en sécurité avec nos voisins, a priori.
06:19En France, oui.
06:20Mais regardez ce qu'on reste du monde, ce sont des conflits de frontières.
06:23Et donc, il faut une puissance des États pour faire en sorte d'anticiper ces conflits
06:28et que l'humanité puisse progresser.
06:30Ça, c'est la première chose.
06:32Et la seconde chose, c'est que l'État doit se réinventer en fixant des objectifs stratégiques
06:37et en étant autoritaire par rapport à ces objectifs stratégiques.
06:40Quand la conférence de Paris sur le climat dit qu'il faut préparer la pré-pétrole,
06:44les États sont tellement faibles, contrairement à ce que vous dites,
06:48qu'ils ne sont même pas capables d'appliquer le B.A.B. de ce qui a été décidé.
06:52On découvre aujourd'hui, il faut la voiture électrique, il faut l'isolation des bâtiments.
06:55Ah non, il y a des incendies.
06:57Ah tiens, il y a des incendies.
06:59Mais il y a dix ans, il y avait un groupe de travail sur les incendies.
07:02Là, cet hiver, il va y avoir les inondations.
07:05Personne ne s'en occupe.
07:06Donc là, l'hiver dernier, on ne s'est pas occupé des incendies.
07:09Tout le monde savait qu'il allait y avoir des incendies carabinés.
07:12Personne ne s'en est occupé.
07:13On a une filière, regardez, une bonne intervention de l'État qui pourrait être celle-ci.
07:18On a une bonne filière aéronautique.
07:21L'aéronautique française a mis au point des prototypes
07:23pour fabriquer des avions qui éteignent les incendies.
07:26Un marché mondial, des milliards de chiffres d'affaires,
07:29des milliers d'emplois industriels alors que l'industrie se casse la figure.
07:33Vous croyez que l'État a fait une commande ?
07:35Avec moi, il y aura un État fort qui fera une commande publique
07:40à l'industrie aéronautique pour fabriquer des avions.
07:43Ils sont prêts depuis quatre ans et on a subi ce que l'on a subi.
07:46Mais pour ça, est-ce qu'il ne faut pas avoir des marges de manœuvre budgétaires ?
07:50Quand vous dites que l'État doit pouvoir assurer la sécurité, etc.,
07:55c'est-à-dire en gros avoir une armée puissante, déployable, opérationnelle,
07:59on aimerait bien envoyer plus de canons César, plus de missiles à l'Ukraine,
08:05par exemple, pour que l'Ukraine se défende.
08:07On aimerait bien...
08:08Non, c'est pas ce que j'ai dit.
08:09J'ai dit qu'on aimerait bien le mettre.
08:10Il faut les deux.
08:11Il faut à la fois se défendre et faire un effort de médiation pour que la paix revienne.
08:15C'est pas pareil.
08:16D'accord.
08:17J'aimerais bien aussi qu'on commande soit des Canadaires,
08:19soit cet avion que vous évoquez qui aurait été mis en place,
08:23imaginé, développé par notre industrie aéronautique.
08:26Mais pour ça, il faut des budgets.
08:27Pourquoi est-ce qu'ils ont annulé la commande de deux Canadaires il y a quelques années ?
08:31Les macronistes, c'est parce qu'ils étaient en train de faire des économies budgétaires.
08:35Or, moi, ce que je constate quand même, c'est que dans votre discours,
08:38j'entends en gros quelque chose comme
08:41« Dormez tranquille, brave gens, on ne va rien changer ».
08:45C'est O.L. Royal, son slogan, c'est « La France tranquille ».
08:47Voilà, la France tranquille.
08:48Mais moi, je pense que c'est le naufrage tranquille, si vous voulez,
08:51parce que quand vous dites par exemple...
08:53Non, au contraire, ils ont fait du bruit, de la fureur depuis dix ans.
08:54Oui, mais ce que je veux dire, Mme Royal,
08:59les principales mesures qui ont coulé le pays ces dernières années,
09:04ce sont des mesures socialistes.
09:05Les 35 heures, la retraite à 60 ans, ce genre de choses.
09:09Là, je vous entends, vous n'allez pas remettre en cause les 35 heures.
09:12Vous n'allez pas porter la retraite à 60 ans.
09:15C'est à 70 ans.
09:17Vous ne souhaitez pas que nous réduisions le nombre de fonctionnaires.
09:20Vous pensez qu'il faut plus de fonctionnaires.
09:22Macron a créé 260 000 postes.
09:24J'imagine que vous pensez qu'il en faut encore,
09:26parce que vous confondez, en fait, à mon sens...
09:28Vous parlez à ma place, là.
09:29Non, mais j'ai le sentiment que vous confondez.
09:31J'ai marre que vous répondez.
09:32Vous allez répondre que vous confondez l'État fort
09:36avec l'État mal géré, si vous voulez.
09:38Moi, j'aimerais bien cet État fort et stratège
09:40dans les domaines dans lesquels il est utile.
09:42Mais pour ça, on est obligé de bien le tenir.
09:45Or, il me semble que...
09:47Et on est obligé d'avoir une économie qui fonctionne aussi.
09:49Il me semble qu'il y a une contradiction fondamentale
09:51dans votre discours, dans la mesure où vous soutenez
09:53à la fois un État-providence qui tire la langue
09:56et qui s'écroule, comme vous le soulignez justement,
09:59et un État qui serait stratège, fort, etc.
10:02Je pense qu'on ne peut pas avoir les deux.
10:03– Alors, la réponse de Ségoïne Roya.
10:05– Vous avez un vieux raisonnement.
10:07Vous avez un vieux raisonnement statique.
10:09Il faut raisonner en dynamique.
10:11Je vous ai expliqué.
10:12La protection sociale...
10:14– Je vais prendre des notes.
10:14– Oui, prenez des notes.
10:16La protection sociale...
10:17Alors, c'est classique, il y a un trou,
10:18on s'en prend à la protection sociale.
10:20Ça fait 40 ans que ça dure.
10:22La protection sociale, c'est ce qui a fait le génie de la France.
10:25C'est parce que les gens sont protégés,
10:28qu'ils savent qu'ils vont être bien soignés,
10:29que leurs enfants seront soignés,
10:30même s'ils n'ont pas beaucoup d'argent,
10:32que leurs enfants seront bien éduqués,
10:34qu'ils auront une retraite,
10:35qu'ils peuvent créer, qu'ils peuvent innover,
10:37qu'ils peuvent changer de métier,
10:38qu'ils peuvent regarder l'avenir,
10:40qu'ils peuvent être créatifs sur le plan industriel,
10:42sur le plan économique, sur le plan culturel.
10:44Et donc, ça, c'était l'exception française.
10:47Et de fil en aiguë, on a toujours dit,
10:49mais non, c'est trop, regardez les autres,
10:51ils travaillaient plus, regardez le système allemand.
10:53Vous avez vu le système allemand, bonjour.
10:54Mais non, on va fusionner les régions
10:56pour être comme des régions allemandes.
10:57Non, il y a une spécificité française
10:59qui a fait la grandeur de la France
11:01depuis la fin de la guerre,
11:03depuis le Conseil national de la résistance.
11:04Alors, je sais que tout le monde riquette.
11:05– C'est socialiste, c'est la fusion des régions.
11:07– Mais oui, mais c'était l'unité de la France.
11:09À un moment où il n'y avait plus d'argent,
11:11ils ont osé faire ça après la guerre.
11:14Ils ont osé faire ça.
11:15– Et on n'y touche pas, on n'y touche pas.
11:17– Non, il ne faut pas y toucher.
11:18C'est au reste qu'il faut toucher.
11:20On ne touche pas à la protection sociale,
11:22ils l'ont déjà réduite de façon dramatique.
11:24– Elle n'est pas réduite, la protection sociale.
11:26La France n'est plus qu'une protection sociale,
11:28Madame Royale.
11:28– Attendez, elle n'est pas réduite.
11:29– La France n'est plus qu'une pharmacie, moi je veux bien.
11:32– Attendez, pendant le Covid,
11:33on a été tous enfermés
11:34parce qu'ils avaient supprimé 30 000 lits d'hôpitaux.
11:37– Ah, ça d'accord, l'hôpital n'est pas en bonne santé,
11:39on est d'accord.
11:40– Vous vous rendez compte, le coût économique,
11:42le coût psychologique, le coût social, le coût mental,
11:45à la sortie du Covid,
11:47un jeune sur dix a fait ou a pensé à une tentative de suicide.
11:51Tout ça parce que des zigomars,
11:53qui sont des irresponsables,
11:55qui n'ont d'ailleurs payé aucune conséquence de leurs actes,
11:59se sont vantés d'avoir supprimé 30 000 lits d'hôpitaux.
12:02Et donc, c'est ce manque de lits d'hôpitaux
12:05qui a fait qu'on est resté enfermés chez soi
12:07pour protéger les populations vulnérables.
12:10Et donc, vous voyez bien que quand on rogne comme ça,
12:12par idéologie, à la protection sociale,
12:16on affaiblit l'économie.
12:18Et donc, l'effort de l'État,
12:20bien sûr qu'il faut faire des économies,
12:21bien sûr qu'il faut bien gérer,
12:22bien sûr qu'il faut supprimer les fonctionnaires.
12:23– Mais par exemple, les 35 heures,
12:25vous considérez qu'il faut les garder ou non ?
12:26– Mais bien sûr.
12:27– Il faut les garder.
12:28– Il faut la France tranquille.
12:30– Oui, mais madame Royal, les 35 heures à l'hôpital,
12:33vous savez bien que ça a très gravement
12:36et durablement déréglé l'hôpital.
12:37– Eh bien, je voudrais bien vous voir être soignante
12:39dans un EHPAD, dans un hôpital, vous, monsieur.
12:42Y compris à faire des permanences de nuit.
12:44Ça suffit, des gens dans leur fauteuil
12:46qui vont critiquer les soignants.
12:49– Non, non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
12:50– Vous feriez plus de 35 heures, vous,
12:52à faire des gares de nuit ?
12:53– J'aimerais bien qu'on rémunère beaucoup mieux.
12:55Les internes font beaucoup plus que 35 heures, madame Royal.
12:58Mais justement, ils portent tout seuls.
13:00Mais je veux vous dire, l'hôpital, c'est le symbole
13:03de ce qui se passe en France.
13:04Vous avez les internes qui portent sur leurs épaules
13:07le fardeau d'un système qui n'est pas géré.
13:10Et vous avez, je crois, plus de 30% des fonctionnaires
13:14qui travaillent à l'hôpital qui sont des personnels administratifs
13:16– Mais vous raisonnez de façon tellement vieillante.
13:19– Qui empêchent les médecins de travailler.
13:20– Mais non, mais c'est très symptomatique.
13:22– C'est tellement dépassé.
13:23– C'est pas ça, mon jeu.
13:24– Vous dites bien soignés, j'ai noté, vous dites
13:26les Français sont contents d'être bien soignés, bien éduqués.
13:28C'est grâce à ça qu'ils innovent.
13:29– C'est une sécurité, mais bien sûr.
13:30– Oui, mais quand on voit le classement PISA,
13:32ils ne sont pas bien éduqués.
13:33Quand on va à l'hôpital, on voit bien qu'ils ne sont plus bien soignés.
13:36Parce qu'il n'y a pas de choix budgétaire qui sont faits.
13:39Je vous en prie.
13:39– Pourquoi le classement PISA ?
13:41Parce qu'ils ont saccagé l'éducation nationale.
13:43Il y a eu 7 ministres en 10 ans.
13:45Il y a un ministre qui a osé supprimer les maths.
13:47Vous vous rendez compte ?
13:48– Un ministre qu'on laisse supprimer les mathématiques ?
13:50– On les a remis depuis, mais bon.
13:50– On les a remis depuis, mais il a bousculé le système scolaire
13:54avec des réformes issues de leur petite tête,
13:57pensant qu'ils sont plus forts que tout le monde.
13:58Il a supprimé les filières au baccalauréat.
14:00Ça a créé un chaos indescriptible au lycée.
14:03Et donc, il faut arrêter, France tranquille,
14:05de mettre des ministres qui font n'importe quoi,
14:07qui font des réformes qui ne servent à rien.
14:09C'est-à-dire qu'il ne faut pas bousculer les gens pour rien.
14:12Parce qu'ils ont déjà tellement à faire
14:14et tellement de défis à relever.
14:15Oui, il faut les laisser tranquilles et ne pas faire de mouvements sociaux.
14:19– Ce soir, dans l'entretien qu'on a pu avoir,
14:21vous avez beaucoup parlé des guerres et d'arrêter les guerres.
14:23Est-ce qu'il faut arrêter d'aider l'Ukraine et Volodymyr Zelensky ?
14:27– Pas du tout.
14:28Mais il faut travailler pour trouver une médiation.
14:32Aujourd'hui, c'est déséquilibré.
14:34– Est-ce qu'il est du côté de la paix, Zelensky ?
14:36– Vous l'aviez accusé.
14:37– Il l'a dit il y a deux jours.
14:39– Vous l'aviez accusé en 2022 de ne pas jouer le jeu de la paix.
14:43– Non, je n'ai jamais accusé ça.
14:44– Si, si, c'est ce que vous aviez dit d'ailleurs à l'époque.
14:46– Non, j'ai accusé l'administration Biden peut-être, mais pas lui.
14:50Non, je veux dire…
14:51– Donc on continue de l'aider ?
14:53– Oui, mais à condition que parallèlement, il y ait une force de médiation.
14:57Et l'Europe est totalement absente, et la France aussi.
14:59Il faut une force de médiation.
15:01– La France ne joue pas la carte de la paix.
15:02– Il y a une chose dont on ne parle jamais, même sur BFM, c'est le désastre humanitaire.
15:08Il y a combien de morts ? Est-ce que vous savez combien il y a de morts en Ukraine,
15:11là ?
15:12Combien cette guerre a fait ? On n'en parle jamais.
15:14On croit que c'est une guerre.
15:15Ah ben non, c'est des drones.
15:16Mais non, en dessous, il y a des gens qui meurent.
15:18Il y a peut-être un million de morts.
15:21Les populations civiles écrabouillées.
15:23Et on n'est pas capable d'arrêter ça.
15:25Il faut arrêter ça.
15:26Et quand il y a deux ans, l'Ukraine est en position de force pour pouvoir négocier,
15:30où la Turquie s'est proposée comme médiation,
15:33l'Europe a pesé, les États-Unis ont pesé pour interdire ces discussions diplomatiques.
15:38Il faut arrêter ces guerres.
15:40– Merci.
15:40– Il faut arrêter ces guerres de façon juste et durable,
15:43parce que les peuples concernés n'en peuvent plus,
15:45et que l'Europe n'en peut plus de supporter non plus ce coup,
15:48et de considérer qu'il y a ses frontières.
15:50Et les jeunes générations, vous savez, qui sortent du Covid,
15:53et après le Covid, il y a eu la guerre en Ukraine,
15:55mais elles se disent, mais que font les adultes qui nous gouvernent ?
15:57– Merci Ségolène Royal.
15:57– Quel monde ils nous préparent ?
15:59– Merci d'être venu discuter, débattre avec nous.
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