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  • il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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Transcription
00:00On va continuer justement de discuter, de discuter politique.
00:02On va faire rentrer, je vous en prie.
00:03Je vous demande de laisser la place à Charles Consigny et à Raquel Garrido
00:08parce que nous allons discuter, nous allons débattre.
00:10Mais avant de lancer le signé Consigny,
00:13le petit résumé de l'actualité politique du jour, c'est le 20-27.
00:20Ah, la campagne présidentielle.
00:23Labourer le terrain, se sentir aimé, désiré et surtout reconnu.
00:30N'importe qui, mon nom, c'est Alain.
00:31Enfin, ça dépend.
00:37Raphaël Glucksmann, 10% d'intention de vote
00:40et visiblement une notoriété encore à travailler.
00:44C'est le mari de Léa Salamé, c'est ça.
00:49La présentatrice, pourtant en retrait du IT de 20 heures,
00:52qui lui dame le pion.
00:54On est interviewé, c'est le moment de ne pas lui poser des bonnes questions.
00:57Allez, Raphaël Glucksmann.
00:59Travailler sa popularité, c'est une course d'enfant.
01:06Cap au nord, Gabriel Attal.
01:09Installez-vous.
01:10Là-bas, au cœur de la braderie de Lille, pas de doute, on sait recevoir.
01:16Avant qu'on déambule dans la braderie, il faut avoir le petit kit d'accueil.
01:21Dans le sac, une affiche pour décorer le QG de campagne.
01:25Un t-shirt, pourquoi pas pour l'Elysée.
01:27Et un incontournable.
01:30La broche moule, très important pour l'Elysée.
01:34Un sympathique gris-gris.
01:36Sans doute insuffisant pour repasser devant Edouard Philippe dans les sondages.
01:40Mais attendez, voilà quelques conseils précieux de la députée du coin.
01:45La braderie, tu te promènes, tu t'arrêtes pour acheter des trucs qui servent à rien.
01:49Ça, c'est le principe.
01:51Il ne faut jamais payer le prix qu'on te propose.
01:55Il faut négocier.
01:55Il faut négocier absolument.
01:57L'ancien Premier ministre a-t-il retenu la leçon ?
02:06Aucun marchandage.
02:07Faut-il y voir un bon signal pour un candidat qui promet un tour de vie sur les dépenses publiques
02:12?
02:16La première braderie du candidat Renaissance.
02:20La 19e de Marine Thondelier.
02:22En campagne il y a 9 mois de grossesse.
02:28Pour la candidate écologiste, jupe verte et Animal Totem.
02:37Distribution de sourires et de selfies.
02:40Mais aussi de coups appuyés en quittant le stand du PS.
02:45Je crois qu'ils n'ont rien à vendre et qu'il n'y a rien à acheter.
02:47Mais j'ai déjà mon programme.
02:49Je ne vais pas prendre des idées bradées quand même.
02:51Je pense qu'on est laissé à la gauche, à être bien accueillis sur tous les stands de la gauche.
02:56Être populaire, bien reçu, est-ce suffisant pour rassembler la gauche ?
03:0720 27 à 223 jours de l'élection présidentielle, il est signé aujourd'hui.
03:11Raphaël Redon, bonsoir Raquel Garrido.
03:13Bonsoir.
03:14Bonsoir Charles Consigny.
03:15Bonsoir.
03:17Il y a une proposition, ça va être le thème de notre discussion, dont le slogan c'est
03:21« Nul ne gagnera ni ne gouvernera seul ».
03:23Ce sont deux macronistes historiques, Clément Beaune et Philippe Grandjon, qui lancent un appel solennel.
03:28Ils veulent, c'est une espèce de coalition qui rassemble le bloc central, une partie de la gauche hors LFI,
03:34et une droite hors Rassemblement National, pour dire voilà, il faut faire barrage aux extrêmes.
03:38En gros, de Glucksmann à Xavier Bertrand.
03:40Est-ce que je fais une bonne chose, M. Consigny ?
03:42En tout cas, ils ne reculent devant rien, et ils ont honte de rien.
03:48Pourquoi honte de rien ?
03:48Parce que, c'est parce qu'ils ont créé ce monstre qui est le bloc central,
03:54que les Français cherchent une alternance ailleurs.
03:57C'est parce qu'ils ont créé le bloc central, que le RN est monté comme il est monté,
04:01et que la France Insoumise est montée comme elle est montée.
04:05Les Français veulent un changement, ils cherchent une alternance.
04:08Ils n'ont pas envie de Clément Beaune, au risque d'être déplaisant avec lui.
04:12C'est parce qu'eux aussi, ils ne se sont pas réformés.
04:15Si j'étais Clément Beaune, j'irais à la télévision pour expliquer que j'ai tiré les leçons de ce
04:22que j'ai vécu,
04:23que le haut commissariat au plan ne sert à rien, que j'en démissionne,
04:27que j'en demande la suppression, et que j'en rembourse les émoluments.
04:32Non, au minimum, les notes de frais.
04:34Le déjeuner avec M. Grandjon, par exemple, qui a abouti à cette tribune.
04:40Non, franchement, je trouve que c'est très gonflé de dire ça,
04:44et on a le sentiment qu'ils paniquent parce qu'ils sentent le vent du boulet, comme on dit.
04:50En même temps, sur le principe, ils n'ont pas tort.
04:52C'est-à-dire que s'il y a plusieurs candidats du Bloc central,
04:54peu de chances qu'un candidat du Bloc central arrive au deuxième tour.
04:57Donc ils disent qu'il faut faire l'unité avant le deuxième tour.
04:59Il faut faire tout de suite.
05:00Moi, je vais laisser Raquel dire ce qu'elle en pense.
05:03Moi, je ne suis pas sûr de cette analyse.
05:05Je pense que, très basiquement, la politique, ce sont des dynamiques,
05:09et qu'un candidat de droite ou de gauche peut parfaitement créer une dynamique.
05:15Sans quoi le garido ?
05:16Je pense que l'heure du macronisme a touché à sa fin
05:20et qu'ils peuvent essayer d'avoir la plus grande originalité sortie de leur tiroir.
05:26Ils vont avoir beaucoup, beaucoup de mal à refourguer aux Français
05:28une troisième réédition du macronisme,
05:32quel qu'en soit le nouveau nom, le nouveau contour, etc.
05:35La coalition, c'est une réédition en plus du macronisme, c'est du recyclage.
05:39Il me semble que c'est une tentative de revival des macronistes qui disent
05:43comment on pourrait faire pour quand même, malgré tout, garder le pouvoir
05:47alors qu'on a été rejetés par les urnes de façon très nette, de façon démocratique.
05:54Et d'ailleurs, on touche du doigt à un des gros défauts de notre système institutionnel,
05:58c'est qu'en fait, les macronistes sont encore à Matignon,
06:02alors qu'ils ont perdu les élections législatives.
06:04C'est ça, à la base, qui est le vice originel de la situation dans laquelle nous sommes.
06:07Moi, je ne crois pas du tout à cette histoire de l'élection qui se gagnerait au milieu ou au
06:12centre.
06:12Je pense à l'inverse que nous avions, en fait, à gauche, le bon outil pour préparer 2027.
06:18C'était dès 2022 la NUPES.
06:19On l'a renforcée en 2024 avec le nouveau Front populaire
06:22qui a réussi à obtenir 9 millions de voix.
06:25C'est quand même très important, en tout cas plus fort que ce qu'ont fait tous les candidats
06:28à la présidentielle à gauche depuis un certain nombre d'années.
06:32Et alors, le problème, c'est qu'à vos souhaits, Charles, c'est que, enfin vos souhaits,
06:38ça dépend desquels, mais en tout cas, mon souhait...
06:41Je ne les dirai pas, sinon ils ne vont pas se réaliser.
06:43Mon souhait était qu'on conserve tout simplement cet outil-là qu'on avait forgé,
06:47qui était opérationnel et qui devait nous permettre de passer de 9 millions à 10 millions,
06:5111 millions, 14, 15 millions de voix, 16 millions de voix,
06:54qui est ce qui est requis pour gagner une présidentielle.
06:56D'accord, mais là, cette coalition, parce que ce qui est intéressant,
06:59c'est qu'ils prennent un peu de gauche, ils vont jusqu'à la droite.
07:02Alors, à la droite, très aussi l'ORN, donc pour eux, c'est Xavier Bertrand.
07:05Donc, ça va de Glucksmann à Xavier Bertrand, ce qui ne se met pas en place en ce moment,
07:09puisque Glucksmann est dans une primaire de la gauche non-mélenchoniste
07:12et que Xavier Bertrand, lui, serait le candidat de la droite bis, même s'il y a Bruno Retailleau.
07:18Non, mais pardon de faire ce que certains vont considérer comme du populisme,
07:22mais moi, je pense très franchement que les gens qui tiennent cette ligne
07:27sont des gens qui ont très peur de perdre leurs émoluments.
07:31Je vous le dis comme je le pense, ils ont peur de perdre...
07:33Ils peuvent simplement, politiquement, avoir peur de Mélenchon ou Le Pen.
07:35On a le droit aussi de ne pas vouloir Mélenchon ou Le Pen.
07:38Mais ils l'ont créé. Moi, je pense qu'ils les ont créés.
07:41Et je pense qu'ils ont peur que ça change, en fait.
07:44Quel est leur cri désespéré ?
07:46Ils n'ont pas envie de voir les programmes de Mélenchon ou Le Pen s'appliquer.
07:49Mais c'est quoi leur programme ?
07:51C'est quoi le programme ?
07:53Qu'est-ce qu'il y a de commun de Glucksmann à Bertrand ?
07:56Il y a le statu quo, en fait.
07:57Il y a le fait qu'on ne change rien.
07:59Parce que si on change dans un sens ou dans un autre,
08:02si on change dans le sens de Glucksmann,
08:04du coup, on perd Bertrand en cours de route.
08:06Et si on change dans le sens de Bertrand,
08:08en principe, on perd Glucksmann.
08:10Ce qui nous rassemble, le plus fort, c'est ce qui nous divise.
08:11C'est-à-dire que c'est tout sauf Mélenchon et Marine Le Pen.
08:15Et donc, il faut qu'on se fédère autour de ça et qu'on avance à ça.
08:17Il y a quand même beaucoup d'électeurs, excusez-moi,
08:18qui n'ont envie ni de Le Pen ni de Mélenchon.
08:21Oui, mais je pense que c'est reculé pour mieux sauter.
08:24Je ne sais pas comment vous dire,
08:26je pense que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire.
08:28Alors après, ils sont peut-être...
08:29Ce n'est pas la bonne méthode pour vous.
08:30Ils ont peut-être la science plus infuse que moi.
08:32Moi, j'ai le sentiment...
08:33S'unir autour d'un socle de valeurs fondamentales,
08:36avec l'Europe comme horizon.
08:37Oui, mais elles sont...
08:38Mais d'accord, mais elles...
08:39C'est de l'eau tiède ?
08:40Oui, et puis elles sont bidons, leurs valeurs.
08:42Je suis désolé, ils ont...
08:43Non, mais comme le dit Raquel,
08:45les résultats démocratiques ne sont pas vraiment respectés.
08:48On a le sentiment quand même, malgré tout, c'est terrible.
08:50Mais c'est comme ça, d'une espèce de caste
08:52qui s'accroche à son pouvoir
08:54et qui a une peur panique de le perdre.
08:56Je trouve que, honnêtement,
08:58pourquoi les gens veulent absolument du changement ?
09:00C'est parce qu'ils constatent que le pays est en déclin,
09:03quand même, maintenant, au bout de dix ans.
09:05Il y a eu quelques effets positifs du macronisme.
09:09Il ne faut pas les nier.
09:10Il y a eu, quand même, pendant un certain temps,
09:12le recul du chômage.
09:13Il y a eu aussi, pendant un certain temps,
09:15le retour d'une certaine attractivité de la France
09:17sur le plan économique.
09:19Il y a eu, donc, des créations d'emplois,
09:21le recul du chômage.
09:21Donc, voilà, ça, il ne faut pas le nier.
09:23Ça a existé.
09:24Mais pour le reste,
09:26je ne sais pas si vous avez pris le train cet été.
09:28Il n'y a plus un train à l'heure.
09:29Je ne sais pas si vous avez des enfants à l'école publique.
09:32C'est devenu, quand même, très compliqué, l'école publique.
09:35L'armée est à l'os.
09:37Elle explique qu'elle ne pourra pas nous défendre
09:38si on est attaqué par les Russes.
09:41Rien n'a été fait sur la simplification administrative,
09:44sur la suppression des échelons administratifs.
09:47On a toujours des couches d'élus, d'organes,
09:50d'administrations, d'agences.
09:53Tout ce qui...
09:54C'est quoi la solution ?
09:55Mais au bout de dix ans, il y a quand même un problème.
09:57Donc, moi, je vais vous dire,
09:58je pense que la solution,
09:59c'est que ceux qui veulent être candidats
10:02et qui ont quelques chances de gagner,
10:04qui ont, disons, un appareil politique...
10:06Personne ne s'impose.
10:08À eux de se bouger un peu, aussi.
10:10À eux d'y aller.
10:12Moi, je vous donne un exemple.
10:13Je prends un exemple.
10:14Par exemple, si j'étais le jeune Retailleau,
10:17je pense que, déjà, il a raison
10:18de ne pas rejoindre Philippe, premièrement.
10:20Et deuxièmement, si j'étais lui,
10:22ce n'est pas 250 000 postes de fonctionnaires
10:25en moins que je proposerais,
10:26c'est un million de postes de fonctionnaires.
10:28Je travaillerais à faire en sorte
10:29de représenter une alternance possible.
10:31Donc, un programme plus radical, c'est ce que vous dites.
10:33Le problème, c'est qu'ils sont tous
10:34un peu trop politiciens
10:36et qu'ils ne cessent de préserver
10:38la suite éventuelle.
10:40C'est-à-dire que Retailleau, il se dit,
10:41bon, peut-être pas trop me fâcher avec Philippe,
10:44on ne sait jamais.
10:44Moi, si j'étais lui,
10:45je prendrais le risque de me fâcher
10:47quitte à éventuellement se réconcilier.
10:48Mais déjà, fâche-toi dans un premier temps.
10:51Je suis pareil à gauche.
10:52Le discours anti-fonctionnaire,
10:55c'est quand même du macronisme.
10:57Quand on vous dit qu'il faut supprimer
10:59un million d'emplois publics,
11:00il ne faut pas, dans la phrase juste avant,
11:01expliquer qu'il y a un problème à l'école publique.
11:03Parce que là, même les gens
11:05qui nous écoutent à la maison
11:05voient bien que...
11:06C'est les plus gros troubles de fonctionnaires,
11:08l'école publique.
11:09Justement, comme les classes sont incomplètes,
11:12les équipes pédagogiques,
11:14selon SNES,
11:15qui a publié une étude aujourd'hui,
11:16le Syndicat National de l'Enseignement Secondaire,
11:18montre que les équipes pédagogiques
11:20sont incomplètes dans 69% des classes
11:24au moment où nous parlons.
11:25Donc avec ce niveau-là
11:27d'inaptitude,
11:30d'incapacité du service public
11:32à rendre son service public,
11:34celui qui explique
11:35qu'on a enlevé un million de fonctionnaires,
11:38déjà, il a expliqué
11:39qu'il voulait tuer, en fait,
11:40les services publics.
11:41Si c'était le nombre à quel garido
11:42les systèmes communistes auraient fonctionné,
11:44ils n'ont pas fonctionné.
11:45Ce n'est pas le nombre de fonctionnaires
11:46qui fait la qualité du service public.
11:48En tout cas, on ne peut pas en faire
11:49avec moins de fonctionnaires
11:50et avec des fonctionnaires mal payés.
11:53Il y a beaucoup d'entreprises
11:53qui marchent mieux avec moins de gens.
11:55C'est ça le problème au fond de la droite,
11:56c'est qu'elle n'a pas grand-chose
11:56au fond à reprocher à Emmanuel Macron.
11:59Et c'est là où le danger,
12:02si je peux me permettre,
12:03de la cette proposition de Clément Bonne,
12:04à mon avis, elle réside ici.
12:05C'est qu'avec son espèce de martingale
12:08qui lui permet de rester au pouvoir malgré tout,
12:13c'est-à-dire d'abolir la notion d'alternance,
12:15en fait.
12:15Il n'y a plus d'alternance
12:16parce que quoi qu'il arrive,
12:17c'est toujours les mêmes
12:17qui restent au pouvoir.
12:20Eux, avec ce type de proposition
12:21qui inclurait une partie de la gauche,
12:23concourent à l'idée
12:25qui intéresse beaucoup l'extrême droite,
12:27selon laquelle, en fait,
12:28la droite et la gauche, c'est pareil.
12:29Et c'est ça, en fait,
12:30au fond, le grand danger
12:31de ce discours-là.
12:32Il dit quand même Retailleau.
12:33Il dit jusqu'à Bertrand
12:35à l'exclusion de Retailleau.
12:37Donc, il met quand même
12:37une espèce de...
12:38Pardon, mais Raquel,
12:39je rebondis sur ce que vous dites,
12:40mais je trouve que
12:41c'est de plus en plus brouillé
12:43quand on entend, par exemple,
12:44les propositions de François Hollande,
12:46qui parle maintenant de TVA sociale.
12:48Bon, une proposition
12:50qui était portée par la droite,
12:51qu'il avait lui-même annulée
12:52lorsqu'il était président de la République.
12:54De retraite à 63 ans.
12:56De retraite à 63 ans,
12:57alors qu'il a défendu
12:58la suspension de la réforme de Macron.
13:01On a l'impression
13:01que tout se brouille.
13:02On a donc un ancien président socialiste
13:04qui drague la droite.
13:05On a des gens de droite
13:06qui draguent la gauche.
13:07Sincèrement, je pense
13:08que l'électeur, en ce moment,
13:09il a du mal à s'y retrouver.
13:10Non, l'électeur,
13:11il a très bien compris
13:11pourquoi il ne voulait plus
13:13François Hollande.
13:13À l'époque,
13:14François Hollande
13:15a été tellement impopulaire
13:16qu'il n'a même pas réussi
13:17à se représenter.
13:18En fait, ce n'est pas vrai
13:19que les Français
13:20ont une mémoire de poisson rouge.
13:21C'est pas ça.
13:21Ils se souviennent parfaitement
13:22ce qu'ils reprochent
13:23à François Hollande.
13:24Et François Hollande,
13:25on comprend parfaitement
13:26pourquoi, en fait,
13:27il était contre
13:27la NUPES et le NFP.
13:29En fait, la NUPES
13:30et le NFP
13:30qui étaient l'outil idoine
13:32pour préparer 2027.
13:34Non, non, ne dites pas ça
13:34parce que dans la tête
13:35des électeurs
13:36dont vous semblez vouloir,
13:37dont vous voulez porter
13:39la voix ce soir,
13:39vous dites,
13:40ils ont compris.
13:41Ben, eux, ils ont compris.
13:41On a été 9 millions
13:42à voter nouveau Front Populaire.
13:44Et ce nouveau Front Populaire,
13:45il a été attaqué
13:46par deux endroits.
13:48Vous le dites là,
13:48par la droite du Parti Socialiste,
13:50par François Hollande,
13:51ces secteurs-là.
13:52Pourquoi ?
13:52Parce qu'ils sont contre le programme.
13:53Ils représentent
13:54des intérêts économiques
13:55de gens qui ne voulaient pas
13:55payer la taxe Zuckman.
13:57Tout ça, à la fin,
13:57c'est une affaire de gros sous.
13:58Vous avez une oligarchie en France
14:01qui refuse de payer davantage
14:03d'impôts.
14:04En tout cas, clairement,
14:05il donne des signaux.
14:06Là, François Hollande,
14:06il est en train de donner un signal,
14:08très clairement,
14:08par ces éléments programmatiques
14:09dont vous faites état-là,
14:11qui sont quand même
14:12tout à fait alarmants.
14:13Mais c'est une détecteur postale.
14:15Il dit à l'oligarchie,
14:17quand votre système
14:18va s'écrouler,
14:19vous ne trouverez pas
14:20de remplaçant
14:21macroniste à droite,
14:23je suis là.
14:23Mais c'est tout à fait vrai.
14:25Celui pour qui la finance
14:26était l'ennemi
14:26et pour qui on était riche
14:28à partir de 4 000 euros.
14:28Ce que dit Raquel Gardeau
14:29est tout à fait vrai,
14:30c'est qu'il essaye effectivement
14:32de rassurer l'oligarchie.
14:35Donc il rassure Clément Beaune
14:36et Philippe Grandjean aussi.
14:37Non, il rassure les milliardaires.
14:38Moi, je suis d'accord
14:39avec ce que dit Raquel.
14:41Il se pose en espèce
14:42de sauve-conduit
14:43en disant...
14:44Finalement, ils sont tous
14:45en train d'alimenter
14:46sans le vouloir.
14:47Ils alimentent le Rassemblement national
14:49et la France insoumise.
14:50Donc finalement...
14:51Mais de toute façon,
14:51il y a une espèce de brouhaha aussi
14:53parce qu'il y a beaucoup
14:53d'espèces de demi-candidats,
14:55pas vraiment candidats,
14:57machin,
14:58qui sont là
14:58et qui au fond
14:59n'ont aucune chance.
15:00Moi, par exemple,
15:00je le dis depuis le début,
15:02je ne crois pas du tout
15:03que François Hollande
15:04puisse revenir.
15:05Je veux dire, c'est...
15:05Il ne faut jamais dire
15:06jamais en politique.
15:07Ben écoutez,
15:07moi j'y crois pas.
15:08Il y a toujours des événements
15:10imprévus
15:10qui arrivent dans une campagne
15:11présidentielle.
15:12Quand je dis que
15:12l'union de la gauche
15:13est encore possible,
15:14ne me dites pas
15:14que ce n'est pas possible.
15:14Mais l'union de la gauche,
15:15elle fait combien ?
15:16Il faut appliquer le truchoisme
15:17jusqu'au bout.
15:18Ah ben je l'applique !
15:19Je ne vais jamais dire jamais.
15:21Elle fait combien
15:21en pourcentage
15:22l'union de la gauche ?
15:239 millions de voix.
15:24Ça fait combien ?
15:25C'est 26, 27, 28%.
15:27Ben voilà.
15:28Et on peut peut-être monter plus.
15:29Mais je reconnais
15:29que la gauche,
15:30elle ne suffit pas.
15:31Voilà, ça ne suffit pas.
15:32C'est ce que théorique
15:32François Hollande.
15:33Mais celui qui explique,
15:34comme Jean-Luc Mélenchon
15:35ou Glucksmann ou Hollande,
15:36que pour gagner en 2027,
15:38il faut commencer
15:38par fracturer cet électorat-là,
15:41pardon,
15:41pour le coup,
15:42il est très mauvais
15:43à l'instant.
15:45Petite pause.
15:46Parce que François Hollande
15:46est en pleine séance de dédicaces,
15:48l'ancien président de la République.
15:49Pas du tout en campagne.
15:50Mais non !
15:50D'ailleurs,
15:51quand on lui repose
15:52la question de
15:53« il va-t-il, il vote-il pas ? »,
15:55voilà ce qu'il dit.
15:57Ça viendra,
15:58si ça doit venir,
15:59en son temps.
16:00J'ai suffisamment d'expérience
16:01pour savoir
16:02qu'une élection présidentielle,
16:04c'est un long processus.
16:06Et qu'il n'y a pas
16:07de nécessité à être candidat
16:09lorsque nous ne sommes pas
16:10dans la situation de l'être.
16:12Tout n'est pas fermé,
16:13tout n'est pas bloqué,
16:15tout n'est pas empêché.
16:17Les extrêmes n'ont pas gagné.
16:18Donc, à partir de là,
16:20il faut que
16:21ceux qui pensent
16:22que la France a une place,
16:24se mettent en mouvement.
16:25C'est ce que j'appelle
16:26à faire largement.
16:28Il faut reconnaître quand même
16:29que pour quelqu'un
16:30qui n'est pas en campagne,
16:30on l'entend beaucoup.
16:31On l'entend plus que certains
16:32qui sont en campagne, Charles.
16:34Oui, bien sûr.
16:34Après, il y a
16:35ancien président de la République.
16:36D'abord, moi,
16:37je pense que
16:38c'est surtout Julie Gaillet
16:40qui est candidate en réalité.
16:41Ah bon ?
16:42Mais oui,
16:42il fait ça pour faire plaisir
16:44à Julie Gaillet
16:45qui rêve de devenir
16:46Première dame.
16:46Vous avez les informations
16:49de dire les choses
16:50comme elles sont.
16:51C'est dommage
16:51parce que j'avais l'impression
16:52que jusqu'à présent
16:53on parlait d'un certain
16:55niveau politique.
16:56Ça vient de redescendre
16:57au niveau du zinc.
16:59Renseignez-vous.
17:00Mais renseignez-vous,
17:01lisez la presse.
17:02C'est Julie Gaillet
17:03qui le prouve.
17:04C'est elle qui a envie
17:05de l'église.
17:06Parce qu'on en est là
17:07et moi, c'est ça
17:07qui me chiffonne.
17:08Si vous voulez,
17:08c'est que vous avez tort,
17:10Gaillet est un excellent journal
17:11mais en l'occurrence,
17:11c'est que c'est dans le monde.
17:13On en est.
17:14Les gens sont en colère.
17:15Vous savez,
17:16je suis allé à la fameuse
17:17foire de Chalon.
17:18On vous a vu
17:18sur les réseaux.
17:19Vous aussi ?
17:19La foire agricole.
17:21Je voulais voir
17:21ce qui s'y passait.
17:22Je voulais parler
17:23avec les gens.
17:23Vous avez tenu l'arme.
17:24J'ai parlé avec des agriculteurs,
17:26avec des militaires,
17:27avec des élus,
17:28avec des pompiers,
17:29avec des visiteurs,
17:30avec des tas de gens.
17:35Ils n'arrivent pas à vivre.
17:37Les militaires,
17:38ils sont assez circonspects
17:39sur l'avenir.
17:40Globalement,
17:41ça ne va pas très fort
17:41quand même dans ce pays.
17:42Et on en est avec des gens
17:44qui font des espèces
17:45de petits calculs.
17:46Donc Hollande,
17:47il est là,
17:47il met ses petites briques
17:49l'une après l'autre.
17:50Il se dit,
17:50si un tel tombe,
17:51je peux arriver là
17:52et puis je peux élargir
17:52comme ci,
17:53comme ça, etc.
17:54Je pense qu'honnêtement,
17:55ce n'est pas du tout
17:56digne du moment
17:57et des attentes des Français.
17:58C'est pour ça que
17:59les extrêmes,
18:00on peut les critiquer.
18:01Mais effectivement,
18:02ils avancent
18:02un visage assez découvert.
18:04C'est assez clair.
18:05Le programme est assez clair.
18:06Les équipes sont assez claires.
18:07D'ailleurs, par exemple,
18:08Marine Le Pen,
18:08elle les clarifie en ce moment
18:10à la SERP,
18:11ses équipes,
18:12puisqu'elle fait tomber
18:12des têtes les unes après les autres.
18:14Mélenchon,
18:14c'est assez clair.
18:15Il arrive à chaque fois
18:16avec son état-majeur
18:17pour faire ses 20 heures,
18:18etc.
18:19Il y a une certaine clarté.
18:21Édouard Philippe,
18:21il est relativement clair,
18:22je trouve.
18:23C'est centre droit,
18:24on a compris à peu près
18:25ce que c'était.
18:26Tous les autres,
18:27là, je trouve que
18:27c'est une espèce de...
18:28Vous oubliez,
18:29si je peux me permettre,
18:30la question de la première
18:31du Parti Socialiste,
18:32qui est d'ailleurs
18:34ce que François Hollande
18:35lui-même voit aussi.
18:37Parce que François Hollande,
18:38je pense qu'il a raison
18:39sur un point,
18:40là, je suis d'accord avec lui,
18:41c'est que la situation
18:42n'est pas coagulée.
18:43Pourquoi ?
18:43Parce que les deux états-majors
18:45les plus aujourd'hui
18:46affirmés avec son état d'esprit
18:48de supporter
18:48d'on va gagner,
18:49on va gagner,
18:49on va gagner
18:50avec des sondeurs,
18:51etc.
18:51C'est Glucksmann et Mélenchon.
18:52Or, aucun des deux dispositifs
18:54sont aujourd'hui
18:55vraiment fonctionnels
18:56à la victoire.
18:59Il est très fort
19:00de faire croire
19:01qu'il est fonctionnel
19:01à la victoire,
19:02comme vous dites,
19:03alors qu'il a des sondages
19:04tout à fait coups.
19:04Et les études montrent
19:05qu'il y a beaucoup
19:06d'intérêts citoyens
19:07pour cette primaire
19:07du Parti Socialiste.
19:08Alors, est-ce que ça va
19:09se transformer en participation ?
19:10Est-ce que François Ruffin
19:11doit y participer ?
19:12Parce qu'Olivier Faure
19:13est un moyen,
19:14mais visiblement,
19:14Glucksmann a mis son veto.
19:16De toute façon,
19:16moi, j'étais pour une primaire
19:17bagneux, moi.
19:18J'étais pour que tout le monde
19:19aille dans la primaire.
19:21Donc, évidemment,
19:21si je trouve que ça aurait été
19:23intelligent de la part
19:25des socialistes
19:25d'accepter que François Ruffin
19:27vienne ou Mathieu Pigasse.
19:31Et je constate
19:32que Ségolène Royal,
19:33avec son arrivée
19:34un peu surprenante,
19:36est en train de mettre
19:37une énergie
19:38dans cette primaire-là.
19:38Donc, on va voir
19:40que ça va donner.
19:41Mais là où il y a une urne,
19:42il y a un espoir.
19:43Et les gens de gauche
19:44vont s'y en ouvrir, probablement.
19:45Moi, je ne crois pas
19:46à tous ces revenants.
19:47Je pense que les Français...
19:49Le temps n'est pas au revenant.
19:50Une fois qu'on change de disque,
19:51on change de disque.
19:52Puisque merci, Raquel Garrido.
19:54Merci, Charles Concy.
19:55Vous reviendrez.
19:56Merci.

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