- il y a 2 mois
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00Alors, on va en parler maintenant dans le signé Consigny. Charles Consigny nous a rejoint.
00:04Bonsoir Charles.
00:04Bonsoir.
00:05Laurent Jacobili est avec nous, porte-parole du Rassemblement National et député de la Moselle.
00:09Bonsoir.
00:09De Moselle ou de la Moselle ?
00:10De la Moselle.
00:11De la Moselle.
00:12Il y a du rififi dans le couple Marine Le Pen-Jordan-Bardella ?
00:17Ça me paraît évident.
00:19Ça va être démenti dans un instant par le porte-parole du Rassemblement National ici présent.
00:24Mais je pense qu'ils ne sont pas du tout sur la même ligne.
00:27La divine idylle est terminée.
00:28Et que Jordan-Bardella a décidément du mal à récupérer de ce qui s'est passé il y a quelques
00:36semaines.
00:38Il se voyait candidat.
00:40Il se voyait peut-être déjà président.
00:42Et il se rend compte que ça ne va pas le faire.
00:46En tout cas, pas pour cette fois.
00:47Ce qui montre d'ailleurs, je trouve, une certaine immaturité de sa part.
00:51Parce qu'en politique, c'est très difficile la politique.
00:55Mais comme on dit, on doit remonter sur son cheval.
00:57Et si ça se trouve, c'est d'ailleurs même une chance pour lui de ne pas être candidat.
01:02Parce qu'il était peut-être trop jeune pour l'être.
01:04Et peut-être qu'il le sera avec succès une fois prochaine.
01:08Donc bon.
01:09Sur le fond, on voit bien qu'il y a deux lignes ORN depuis longtemps.
01:12Il y a la ligne sociale, que moi je trouve socialiste.
01:15Qui est la ligne de Marine Le Pen, de Jean-Philippe Tanguy, de Sébastien Chenu.
01:19Des marinistes historiques.
01:21Et il y a la ligne UMP sarkozyenne, qu'essayait de porter Jordan Bardella.
01:27Et ce que je trouve très intéressant, j'en termine par là, c'est que le RN est en train
01:31de se prendre à des jeux politiques.
01:35Où maintenant, imposer telle ou telle mesure devient une victoire des marinistes sur Bardella.
01:41C'est-à-dire que c'est exactement ce qui s'est passé dans l'histoire du voile.
01:45Interdiction du voile dans l'espace public.
01:47Jean-Philippe Tanguy a imposé le fait que le RN maintienne cette mesure, alors que Jordan Bardella n'y croyait
01:53pas.
01:53C'est en tout cas ce que j'ai lu ce matin dans la presse la plus autorisée, notamment dans
01:57Le Monde.
01:58Mais vous pouvez contester, bien sûr, leurs informations.
02:01On avait le choix, le monde ou la libération.
02:03Voilà.
02:03Non mais je pense que le Figaro n'aurait pas écrit autre chose.
02:08Et c'est, en l'occurrence, une victoire, estime-t-il, contre Bardella.
02:13Donc je pense que...
02:14Donc on en est là, c'est une guerre des tranchées.
02:15Je pense que le RN, qui est habitué à ça, va se retrouver en proie à une nouvelle guerre intestine
02:22dans laquelle les Le Pen gagnent toujours.
02:25Rien ne va plus entre Bardella et Le Pen ?
02:27Alors moi j'écoute...
02:28Ça vous fait rire ?
02:29Mais oui, moi j'ai l'impression d'être devant une fiction de Netflix.
02:32Donc j'écoute le scénario, mais je ne reconnais pas la réalité que je vis.
02:36Jordan Bardella s'apprête à être le Premier ministre de Marine Le Pen.
02:39Marine Le Pen est notre candidate à la présidence de la République.
02:43Qu'il y ait des débats internes, c'est une chose.
02:45Ce n'est pas la Corée du Nord chez nous.
02:46On discute.
02:47Tout le monde croit que Jordan est le clone de Marine, etc.
02:51C'est faux.
02:51Il a sa personnalité.
02:53Là, c'est-à-dire que publiquement, il y a des désaccords qui sont un peu affichés quand même.
02:55Ben non.
02:56Moi je viens d'écouter ce qui s'est passé sur le voile.
02:59Jean-Philippe Tanguy répond à la question d'un de vos confrères, sur cette chaîne d'ailleurs, BFM, sur le
03:04voile.
03:05Il dit ce qu'est le programme.
03:06Ce programme, il a été arbitré dans des réunions où il y avait Jordan Bardella, qui a apporté des éléments.
03:12Qui a dit qu'il ne voulait pas de cette mesure.
03:14Mais Jordan a dit après qu'il y aurait un référendum sur cette proposition de loi, ce qui a été
03:18acté.
03:19Il n'a pas soutenu.
03:20Dès qu'une mesure ne fait pas l'unanimité chez vous, vous la proposez finalement par référendum.
03:25Non, c'est faux. On propose deux référendums aujourd'hui, deux référendums principaux.
03:28Le premier sur l'immigration, parce que les Français ont été tenus à l'écart de cette politique migratoire désastreuse
03:34depuis des décennies.
03:36Et le deuxièmement, la lutte contre les idéologies islamistes.
03:39Mais ce n'est pas un scoop.
03:42Il suffisait de lire la proposition de loi de Marine Le Pen de 2021.
03:46Il y a tout.
03:47Avec quelles questions ?
03:47Vous êtes juriste quand même.
03:49Vous savez très bien qu'il y a un référendum où on ne pose pas spécialement une question.
03:51On va donner le texte.
03:53On demandera à autre Français.
03:53Est-ce que vous êtes d'accord avec cette proposition de loi ?
03:56Oui.
03:56Mais il y a autre chose.
03:59Mais je vous comprends.
04:00Je vais vous le dire, je vous comprends.
04:01Pourquoi ?
04:01Parce que vous avez une grille de lecture assez naturelle.
04:04C'est normal.
04:05Quand on regarde à gauche, le PS, place publique, c'est la guerre.
04:09Maintenant, il y a même Ségolène Royal qui veut être présidente.
04:12Vous avez M. Glucksmann, M. Fort, M. Hollande.
04:15À l'extrême-gauche, vous avez M. Roussel, M. Mélenchon.
04:18Mais non, mais en même temps, je ne comprends pas pourquoi vous dites que ce n'est pas la...
04:20Nous, on est ni.
04:21Oui, mais alors c'est marrant.
04:22Vous êtes contradictoire.
04:23Vous dites qu'on n'est pas la candidature.
04:23Ça peut arriver.
04:25On débat, etc.
04:26En même temps, vous dites, mais chez nous, au fond, il n'y a pas de conflit.
04:30Le conseiller économique de Jordan Bardella, François Durvie, a quand même conseillé à Bardella
04:35de se déclarer candidat contre Marine Le Pen.
04:38Vous êtes sûr de ça ?
04:39Le jour, en tout cas...
04:40Vous y étiez ?
04:40Non, mais en tout cas, c'est...
04:42Disons que...
04:43C'est ce qu'on lit.
04:43C'est ce qu'on lit partout.
04:44Ça n'a pas été spécialement démenti par Marine Le Pen, qui a expliqué qu'elle avait souhaité
04:49le départ de M. Durvie.
04:50C'est vrai.
04:50Alors peut-être l'a-t-elle souhaité pour d'autres raisons.
04:52Vous allez nous dire lesquelles.
04:53Peut-être simplement...
04:55Je ne sais pas.
04:56Elle n'aimait pas sa coupe de cheveux.
04:58Qu'est-ce qui n'allait pas avec M. Durvie ?
05:00Écoutez, vous...
05:01Si ce n'est qu'il a été pris en flagrant délit de déloyauté.
05:05Non, non.
05:06Ce qui, dans l'histoire du RL...
05:07Vous avez lu.
05:08Il avait été pris.
05:13Survie était là.
05:14Il avait, de ce que j'ai compris, envie de faire partie de l'équipe de campagne.
05:17Marine Le Pen ne l'a pas souhaitée.
05:19Pourquoi ?
05:19Elle a ses raisons.
05:20Je pense, j'imagine, des raisons de confiance.
05:22Notamment, une campagne électorale.
05:24C'est dur.
05:25Il faut être entouré de gens.
05:26Il faut être entouré de gens qui vous soutiennent et dont on peut avoir 100% confiance.
05:32Il avait un contrat avec le parti.
05:33Il aurait pu y rester.
05:34Il a souhaité ne pas continuer parce qu'il n'était pas dans l'équipe de campagne.
05:37Mais je vais vous dire, ça va arriver...
05:39Bernard Bardet l'avait 100% confiance en lui, mais pas Marine Le Pen.
05:41Ça, je ne sais pas.
05:42En tout cas, c'est Marine qui est candidate et c'est elle qui choisit son équipe.
05:46Ça arrive dans tous les partis politiques.
05:48Vous verrez les équipes de campagne de tous.
05:49Vous avez fait partie, je crois, d'une équipe de campagne.
05:52Celle de Valérie Pécresse.
05:54Il n'y avait pas vraiment d'équipe, mais...
05:55Oui, il n'y avait pas non plus vraiment de campagne, ni même de candidat.
05:57Si, il y avait une candidate, mais elle n'était pas aidée par son équipe.
06:00Vous étiez dans le Titanic.
06:01Vous avez vu comment ça se passe.
06:02Il y a des gens qui arrivent.
06:03Il y a des gens qui partent.
06:04Dans une rédaction...
06:05Si on prend la rédaction de BFM aujourd'hui et celle d'il y a six mois, c'est pas
06:09la même.
06:10Non, mais c'est une machine de guerre.
06:12Ça, à la limite, si vous voulez...
06:13C'est une machine de guerre, mais pour ça, il faut faire confiance dans le seuil de temps.
06:16Ça, ce serait l'écume des choses si ça ne rejoignait pas le fond.
06:21Or, il y a un autre sujet sur lequel le jeune Bardella n'est pas d'accord.
06:25Et là, une fois n'est pas coutume, moi, je serais d'accord avec lui.
06:28C'est sur la retraite à 62 ans.
06:3160 ans et maintenant 62 ans.
06:33Marine Le Pen s'y accroche parce qu'au fond, cette candidate ne veut rien changer.
06:38Son projet, c'est de maintenir tout ce qui enfonce la France
06:42et de même revenir sur les quelques petites réformes...
06:45Vous ne soyez pas complètement caricaturales.
06:47Sur les quelques petites réformes que Macron a faites
06:48qui étaient censées nous tirer de cette ornière.
06:50Et donc, il y a notamment la retraite à 62 ans sur laquelle elle veut revenir
06:54en disant, voilà, c'est un modèle de société, c'est un choix, etc.
06:57Mais certes, c'est un modèle de société, d'assistanat, de paresse,
07:03le refus de participer à la compétition internationale.
07:08On n'a pas un buzzer pour reprendre la parole ?
07:11Moi, quand on prend sa retraite à 62 ans en pleine forme,
07:13excusez-moi, moi, en tant que jeune actif, ça m'emmerde de payer.
07:16Et quand je rencontre tous ces retraités, jeunes comme tout, très sympathiques,
07:20qui viennent me parler entre deux parties de golf,
07:22je vous avoue que ça m'emmerde de payer.
07:24Vous avez une vision de la retraite absolument étonnante.
07:26Donc, je vous dis, ah, mais je rencontre plein.
07:28Et donc là, pour le coup, j'étais d'accord avec Bardella,
07:31qui lui voulait pousser un peu la retraite.
07:34On est dans un tunnel.
07:35Vous êtes avocat, vous connaissez les trucs.
07:38Parlez longtemps pour ne pas laisser parler l'adversaire.
07:41Si vos contacts retraités font du golf
07:44et ont travaillé dans des bureaux toute leur vie,
07:46croyez bien que ce n'est pas la moyenne des retraités.
07:48Moi, j'aimerais dire à tous les retraités que je condamne fermement vos propos,
07:54et je leur dis, vous n'êtes pas des feignants,
07:56vous n'êtes pas des assistés, vous avez bossé toute votre vie.
07:58Vous avez bien le droit à un peu de repos.
08:00Vous parlez d'un désaccord éventuel entre Marine et Jordan,
08:03mais je crois qu'ils sont d'accord sur l'essentiel.
08:05C'est comment, aujourd'hui, on refinance nos retraites.
08:08C'est en remettant la France dans le droit chemin de la productivité,
08:12de la réindustrialisation et du travail.
08:14Le problème aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas assez de Français qui travaillent.
08:18Ce n'est pas que les Français ne travaillent pas assez longtemps.
08:20Ce n'est pas qu'ils soient feignants.
08:21C'est que les jeunes travaillent trop tard.
08:24Il faut qu'ils commencent plus tôt et que le rétraité parle plus vite.
08:27Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de boulot.
08:28Ce que je dis, c'est qu'il y a deux lignes au Rassemblement National.
08:31Il y a une ligne libérale et une ligne socialiste.
08:34Une ligne étatiste et une ligne un peu plus libérale, un peu plus pro-business.
08:38Je vais expliquer ce que c'est le socialisme.
08:39Vous êtes très jeune, vous n'avez peut-être pas connu les années Mitterrand.
08:42Mais je suis né sur les années Mitterrand.
08:45Je suis né le 14 juillet 1989.
08:47Mes parents ont reçu un courrier du président Mitterrand pour les féliciter de ma naissance.
08:51Tout le monde ne peut pas se targuer de ça.
08:52Et moi, je suis fier de ne jamais avoir été félicité par François Mitterrand.
08:55Il faut naître un 14 juillet pour ça.
08:57Et je ne suis pas né à 14 juillet.
08:58C'est quoi le socialisme ?
09:00C'est dire, effectivement, vous allez reprendre votre retraite plus tôt,
09:03mais on va taxer beaucoup plus pour le financer les entreprises.
09:06On va augmenter les impôts.
09:08Nous, nous ne sommes pas socialistes.
09:09On dit quoi ?
09:10On dit on va libérer les entreprises de l'impôt,
09:12libérer les entreprises des normes pour qu'elles créent l'emploi et qu'elles produisent.
09:16C'est l'inverse du socialisme.
09:18Marine Le Pen a un peu surpris quand même son monde.
09:20Vous dites qu'elle est socialiste, mais face au patron,
09:22elle a dit qu'elle était pour la règle d'or sur les déficits dans la Constitution
09:26et qu'elle voulait faire 125 milliards d'euros d'économie.
09:29Et supprimer 128 taxes.
09:31Ce n'est pas une mesure socialiste.
09:32Supprimer les impôts de production.
09:34Ça, ça va tout à fait dans le bon sens.
09:36Simplement, là où je pense qu'il y a tromperie sur la marchandise
09:39et où si vous arrivez aux responsabilités,
09:41vous aurez quand même bien du mal à tout appliquer en même temps,
09:44c'est qu'il me paraît très compliqué,
09:46ne serait-ce que de faire ce que vous dites,
09:48à savoir réindustrialiser le pays,
09:50sans bouger l'âge de la retraite.
09:52Parce que vous avez raison sur le fait qu'il n'y a pas assez de Français au travail.
09:55Ça, c'est vrai.
09:56Mais le vrai package qu'il faut faire,
09:59c'est à la fois mettre plus de Français au travail,
10:01c'est-à-dire qu'ils commencent plus tôt.
10:02Moi, je pense, contrairement à vous,
10:04qu'il faut les faire partir plus tard,
10:05parce que leur retraite coûte trop cher
10:07et qu'on sait depuis les 35 heures
10:09que le marché du travail n'est pas un gâteau.
10:10Donc, ce n'est pas parce que vous faites partir des seniors
10:12que vous remplacez immédiatement par des juniors.
10:15Malheureusement, ça ne marche pas aussi facilement que ça.
10:18Et moi, je pense qu'il faut également augmenter le temps de travail
10:21et réduire aussi les dépenses publiques.
10:24Et hélas, ça ne fait pas...
10:25Vous pensez être élu comme ça ?
10:27Alors voilà, non mais c'est pour ça que...
10:29J'entends ce que vous dites.
10:30C'est pour ça que si ça se trouve,
10:31le RN de Mme Le Pen,
10:33en réalité, avec cette politique,
10:36finalement, parvient à convaincre davantage les facteurs
10:40que d'autres candidats...
10:41Non mais c'est quand même un débat.
10:42Que d'autres candidats qui sont moins socialistes.
10:45Mais elle est quand même un peu socialiste.
10:46Non, elle ne l'est pas du tout.
10:48Et je n'ai jamais...
10:49C'est presque une bobo de gauche.
10:50Ni de gauche, ni de droite.
10:51C'est une bobo de gauche.
10:52Donc, ni de gauche, surtout.
10:54Et je peux vous assurer,
10:55moi je suis RN,
10:56ni de gauche, ni de droite,
10:57mais en tout cas, pas de gauche.
10:59En tout cas, sur ce que vous dites,
11:02il y a deux pays que vous connaissez peut-être,
11:03les Pays-Bas et l'Allemagne.
11:05Si on avait le taux d'employabilité des Pays-Bas,
11:08nos caisses retraite seraient pleines
11:10et notre système de retraite serait finançable.
11:12Ils ont mis la retraite à 70 ans !
11:14Si on avait...
11:15Mais je vous parle de notre système.
11:17Si vous aviez le taux d'employabilité des jeunes...
11:20Mais il commence plus tôt en Allemagne.
11:21Qu'en Allemagne, qu'à l'Allemagne,
11:23notre système de retraite serait à l'équilibre.
11:25Vous ne pouvez pas faire comme si ce que je vous dis
11:26n'existait pas.
11:26Mais je vous ai dit que c'était une bonne idée
11:28de faire bosser les gens plus tôt.
11:29Non, non, là où je vous entends,
11:32c'est qu'il peut y avoir des gens
11:33qui ont 62 ans et 42 annuités.
11:36Il ne faut jamais oublier le nombre d'annuités quand même.
11:38Moi, par exemple, je ne partirai pas à 62 ans
11:39avec la réforme parce que j'ai commencé à travailler plus tard.
11:41La moyenne d'âge de départ à la retraite,
11:43aujourd'hui, c'est 63 ans en France.
11:45Oui, tout à fait.
11:46En politique, c'est 102 ans.
11:47Mais ça ne veut pas dire l'arrêt du travail.
11:49Excusez-moi, parce qu'il y a une différence en France.
11:51Je ne veux pas être technique.
11:52Entre le moment où on arrête de travailler
11:54et le moment où on commence à être retraité.
11:56Le problème, c'est qu'il y a un vide absolu,
11:58un vide sidéral en France.
11:59Et donc ça, ça veut dire soit du chômage,
12:01soit de l'arrêt maladie.
12:02Donc, on paye quand même.
12:05Si vous pouvez partir à la retraite,
12:08mais que vous voulez continuer à travailler,
12:09nous, on pense que c'est bien.
12:10C'est bien pour les entreprises
12:11et puis c'est bien pour ceux qui veulent plus de revenus.
12:13Cumuler l'emploi à retraite.
12:14Non, non, non.
12:16Vous serez salarié.
12:17Mais en plus, vous ne paierez pas
12:19de cotisations chômage et retraite.
12:22Et l'employeur non plus,
12:23parce que vous seriez en situation de retraite.
12:24Voilà une solution, par exemple,
12:26qui ne coûte rien,
12:28qui ne change pas le système
12:29et qui permet de prendre en compte
12:31un certain nombre d'éléments.
12:32Vous voyez ?
12:32Oui, mais pour revenir à la question...
12:34On est d'accord, finalement,
12:35Jordan, Marine...
12:36D'accord, mais de ce couple
12:37qui semblait indestructible
12:39entre Marine Le Pen et Jordan Bardella...
12:41L'idée du mot couple,
12:43un duo, c'est pas mal, un tandem.
12:44Un duo, un tandem.
12:45Parce que si vous parlez de couple
12:46et que M. Consigne parle de divorce,
12:49moi, je vais être en garde alternée.
12:50C'est ça, vous voulez dire ?
12:51Est-ce que ce n'est pas une erreur
12:51de la part de Marine Le Pen
12:52de dire que ça sera forcément
12:53Jordan Bardella à Matignon ?
12:55Parce que le chef du gouvernement,
12:58c'est le chef de la majorité
12:59à l'Assemblée Nationale.
13:00Or, si vous avez besoin
13:01d'élargir votre majorité,
13:03peut-être qu'il faudra nommer
13:04plutôt quelqu'un venant
13:05de la droite traditionnelle,
13:07des LR.
13:08C'est peut-être un boulet,
13:09Jordan Bardella, même.
13:10Ah non, Jordan Bardella
13:10est un atout.
13:12Je veux dire,
13:12on a les deux personnalités politiques
13:14préférées des Français
13:15qui nous proposent un tandem.
13:16C'est jamais arrivé.
13:17Si vous voulez voter au centre,
13:19c'est de votre cas, d'ailleurs,
13:21le centre, allons maintenant,
13:22de M. Retailleau,
13:23à M. Attal.
13:24Ça fait longtemps que je n'ai pas voté.
13:25Non seulement vous ne savez pas
13:26qui sera votre candidat,
13:28mais vous ne savez même pas
13:28qui sera votre Premier ministre.
13:30M. Retailleau,
13:30les gens ont cru voter à droite,
13:31ils se sont retrouvés
13:32avec un ministre de Macron.
13:33Nous, on ne veut pas laisser
13:34cette perspective d'inconnu
13:36aux citoyens.
13:36Ils ont besoin d'être sûrs,
13:37aujourd'hui,
13:38de qui va diriger le pays.
13:39C'est un atout,
13:40d'avoir les deux personnes
13:41qui font bien des Français ?
13:42Je veux être objectif
13:43et pas critiquer pour critiquer.
13:45Ce n'est pas votre genre.
13:47Non, mais figurez-vous que non.
13:49Et je ne pense pas
13:49que ce soit une mauvaise chose
13:51que d'afficher à l'avance
13:53l'équipe,
13:54ou en tout cas un petit bout
13:55de l'équipe
13:55qu'on entend mettre au pouvoir.
13:57Tiquet comme aux Etats-Unis.
13:59Nicolas Sarkozy,
14:00je me souviens,
14:01avait dit
14:01qu'il prendrait François Fillon
14:03à Matisse.
14:04François Fillon
14:04qui voulait supprimer
14:05le poste de Premier ministre
14:06dans un livre
14:07en quelques mois plus tôt.
14:08Je serais plus rassuré
14:09avec Fillon
14:09qu'avec Bardella à Matignon.
14:11Vous avez un truc
14:11contre Jean-Marie Barrea.
14:12Non, mais je n'ai rien contre lui.
14:13Il est jeune,
14:14il a du succès.
14:15Non, mais pas du tout.
14:16J'allais dire,
14:16vous n'êtes pas un peu jaloux ?
14:17Non, mais pas du tout.
14:18Parce que votre entrée en politique
14:19a été, bon, allez,
14:20on va dire...
14:20Mais je ne cesse de...
14:21Un peu brouillonne.
14:24Au moins, j'ai fait l'effort.
14:25Ah, mais ce n'est pas une critique,
14:26mais je me demande
14:26s'il n'y a pas un brin de jalousie.
14:27Je ne cesse de souligner
14:29qu'il a beaucoup de talent.
14:30Merci de le dire,
14:30je vous le confirme pour le côtoyer.
14:32Il est probablement très intelligent.
14:33Il l'est.
14:33Je constate juste
14:34qu'il est immature.
14:36Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
14:37Parce que là,
14:37je vois bien...
14:38Ça, c'est gratuit pour le coup,
14:39M. Consigny.
14:40Il n'arrive pas à...
14:40Voilà, mais ce n'est pas grave
14:42à son âge d'être immature.
14:43En quoi son visage est immature ?
14:44Mais M. Jacobili,
14:45il est jeune.
14:46Mais moi aussi,
14:46pendant l'adolescence,
14:47j'étais immature.
14:48Ce n'est pas grave.
14:49C'est un ado ?
14:50Il a 30 ans.
14:50C'est un ado ?
14:51Encore 30 ans.
14:59Voilà, je vais vous dire.
15:00Moi, je trouve qu'il a beaucoup de talent
15:01et qu'il est très intelligent.
15:02Je le dis,
15:03mais vous voyez,
15:03sans aucune difficulté.
15:04Bon, vous avez déjà progressé,
15:05c'est bien.
15:06Je pense qu'il lui manque
15:06quelques états de service.
15:08Effectivement.
15:08Est-ce que vous croyez...
15:09Je pense que ça lui aurait fait du bien
15:11un passage par le privé
15:12ou par l'université.
15:13Est-ce que vous croyez
15:14qu'on peut réorganiser
15:15un parti politique,
15:16le faire arriver
15:16à 150 000 adhérents,
15:18en faire le premier parti de France,
15:20gagner deux batailles électorales
15:21qui étaient les européennes
15:22quand on est immature ?
15:23Moi, je ne crois pas.
15:24Je crois que ça veut dire
15:24qu'on a un sens politique
15:26et qu'on a une étoffe
15:27et l'amour du pays.
15:28Et je crois que c'est ce que partagent
15:29Marine et Jordan.
15:30Et je crois que c'est pour ça
15:31que jamais leur duo
15:32ne sera brisé.
15:34Laurent Cacobéli a travaillé
15:35dans le privé.
15:36Il serait peut-être mieux
15:37à Matignon, alors.
15:37Oh là là !
15:38Et peut-être, absolument.
15:39Non, non.
15:40Je suis très heureux
15:40d'être député.
15:40Il n'y a plus d'état de service.
15:41Je suis très heureux
15:42d'être député
15:43de la 8e circonscription de la Moselle.
15:44J'aime bien les hommes
15:44et femmes politiques, effectivement,
15:46qui ont fait
15:46un petit bout de parcours.
15:47Mais il y en a très peu.
15:48Si ce n'est dans le privé,
15:49du moins à des responsabilités
15:50un peu difficiles.
15:51Pardon, mais Charles,
15:52il y en a très peu.
15:52Et parmi les anciens présidents
15:53de la République,
15:55Emmanuel Macron avait travaillé
15:56dans le privé.
15:57Oui, il est beau le résultat.
15:59Nicolas Sarkozy avait été avocat.
16:00Oui, quelques temps.
16:01Pas très longtemps, c'est vrai.
16:02Merci Laurent Cacobéli.
16:04Merci à vous.
16:05Vous verrez, vous verrez.
16:06Merci Charles Consigny.
16:08Le duo fonctionne, Charles.
16:09Je ne demande qu'à le croire.