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  • il y a 14 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Golan Royal, candidate à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle.
00:03Bonsoir Madame Royal.
00:04Bonsoir.
00:04C'est vous qui allez gagner ? C'est vous qui allez créer la surprise ?
00:06Ça dépend de vous, si vous allez voter.
00:08Tous les deux là, vous êtes inscrits là.
00:10Il faut payer 15 euros.
00:11Oui.
00:12Vous allez créer la surprise, vous y êtes allé pour gagner de toute façon.
00:15Je ne sais pas, je ne me pose pas la question.
00:17Déjà je suis dans ce débat.
00:19Pour moi c'était important d'être dans ce débat.
00:21Pourquoi ?
00:22Par rapport à la situation que vit la France.
00:25Et tous ces jeunes qui sont en situation de grande galère aujourd'hui,
00:30qui n'arrivent plus à croire en leur avenir,
00:32qui ne font plus d'enfants.
00:33Vous avez vu, il y a même un effondrement du nombre de naissances.
00:37Et moi ça me chagrine et je me dis que la France est capable de beaucoup mieux.
00:42Et que la responsabilité peut-être de ma génération,
00:44c'est de transmettre quelque chose à la nouvelle génération.
00:48C'est-à-dire la conviction que ça peut aller mieux.
00:51Et qu'ils doivent avoir la capacité de réinventer le monde dans lequel ils vont naître.
00:55Et donc c'est pour une France tranquille.
00:57Il faut laisser les gens tranquilles.
00:59C'est-à-dire que depuis dix ans on a été secoués, on a été palottés.
01:01C'est votre slogan, la France tranquille ?
01:03C'est ça, la France tranquille.
01:05Il y a eu la force tranquille, c'était François Mitterrand, vous c'est la France tranquille.
01:09La France en paix et l'ordre juste.
01:11Et quand vous prenez ces deux critères de repère,
01:13parce qu'on est quand même dans des sociétés qui ont perdu leurs repères,
01:16les gens ne savent plus au nom de quoi telle ou telle décision sont prises.
01:19Les décisions auxquelles il faut prendre,
01:22c'est des décisions soit qui remettent de l'ordre juste,
01:24dans ce désordre, ce chaos et ces injustices,
01:27soit qui sont positifs pour les jeunes générations.
01:29C'est assez simple.
01:30Et tout ce qui n'est pas dans cet objectif, il ne faut pas le faire.
01:34Oui d'accord, mais la France tranquille pour moi, c'est la France endormie.
01:36Alors le monde bouge autour de nous.
01:38Depuis la dissolution, il ne se passe pas grand-chose en France,
01:40parce qu'il n'y a plus de majorité.
01:42C'est un casse-tête pour faire un budget.
01:44Et vous nous vendez, excusez-moi, la France tranquille.
01:46Moi j'ai l'impression qu'il faut plutôt la France en mouvement,
01:48la France énergique, la France qui ne se fait pas manger
01:51par le grand Chinois ou le grand Américain.
01:54Oui, vous avez raison de souligner ce paradoxe.
01:57Mais c'est précisément parce qu'autour de nous,
01:59il y a tellement déjà de chaos.
02:01Il faut relever le défi climatique.
02:03On a les guerres qu'il faut arrêter quand même.
02:05On a des menaces sur l'éducation.
02:09On a des menaces sur la santé.
02:11Donc par rapport à tous ces défis,
02:13il faut réinventer des métiers à cause de l'intelligence artificielle.
02:15Il y a tellement de défis, passionnants d'ailleurs,
02:18à relever que la moindre des choses,
02:22c'est de laisser les Français tranquilles
02:24et d'arrêter des réformes qui ne mènent à rien
02:27et surtout de la violence sociale.
02:30Vous vous rendez compte ce qu'on a subi
02:32et ce que les pays étrangers ont regardé de la France
02:35entre les gilets jaunes matraqués,
02:37les infirmiers matraqués,
02:38les pompiers matraqués,
02:39les agriculteurs matraqués,
02:41en Ariège, là.
02:42Le dernier spectacle qu'on a eu,
02:44ça faisait mal au cœur,
02:45ça tirait les larmes des yeux.
02:46Enfin, un éleveur avec 200 bovins,
02:48on lui envoie 300 gendarmes mobiles
02:50avec des hélicoptères et des camions blindés.
02:52C'est ça qui est devenu la France ?
02:54L'angoisse des jeunes par rapport à la rentrée universitaire.
02:57Les parents qui s'inquiètent sur la pédophie
02:59et les pédocriminels sur leurs enfants.
03:01Mais cet océan caché de maltraitance sur les enfants,
03:04c'est proprement inouï par rapport au pays
03:08qui se prétend le pays des droits humains.
03:10Donc ça, il faut extirper ça.
03:12C'est zéro tolérance, vous l'entendez ?
03:15Zéro tolérance.
03:16Il y en a une qui sera capable d'extirper
03:18la violence sexuelle sur les enfants.
03:21Vous l'avez en face de vous.
03:22Et deuxièmement, arrêter les réformes
03:25qui perturbent et qui bousculent le corps social.
03:28Et donc, un pays comme la France
03:30qui a tellement de défis à relever,
03:32déjà, doit régler les choses
03:34pour que les gens ne soient pas obligés
03:36de descendre dans la rue
03:38et d'abîmer l'économie
03:39et d'abîmer l'image de la France
03:40et de s'abîmer eux-mêmes
03:41en plus quand ils subissent des mutilations.
03:44D'accord, vous serez cette femme
03:45qui va changer les choses,
03:47mais pourquoi repartir dans une primaire ?
03:49Je me souviens que vous aviez dit
03:50que le Parti Socialiste,
03:51c'était le cercle des hommes blancs hétéros.
03:54Quand je regarde les candidats à cette primaire,
03:56à part vous, vous êtes la seule femme de la primaire,
04:01finalement, on est toujours dans ce même cercle, non ?
04:03Regardez là, les candidats.
04:05C'est vrai.
04:05Rien n'a changé au PS.
04:07À droite aussi.
04:08Mais rien n'a changé au PS.
04:09Depuis dix ans, mais même dans la gouvernance.
04:11C'est toujours le cercle des hommes hétéros.
04:13Il n'y avait que des hommes.
04:14Il n'y avait que des hommes.
04:15C'est le cercle des hommes blancs hétéros, toujours ?
04:17C'est l'entre-soi ?
04:18C'est ce que vous y avez dit à l'époque.
04:19Non, mais moi, je respecte la primaire.
04:22Regardez, maintenant qu'elle existe à gauche,
04:24la droite se demande si elle va la faire.
04:25Donc, c'est un processus démocratique.
04:27Et de toute façon, la France souffre aussi
04:29de manque de processus démocratiques.
04:31Et l'enjeu de l'élection présidentielle,
04:33c'est de savoir qui va être capable
04:34d'habiter autrement les institutions.
04:36Pas de faire des réformes,
04:38de modifier les modes de scrutin.
04:40Ça suffit.
04:41Plus de secousse institutionnelle.
04:44Mais c'est habiter autrement les institutions.
04:47C'est-à-dire, chaque fois qu'on fait quelque chose,
04:48est-ce que oui ou non, ça nous fait grandir ?
04:50Est-ce que oui ou non, c'est bon pour les nouvelles générations ?
04:52Est-ce que oui ou non, ça nous permet d'inventer ?
04:55C'est tout.
04:55Mais la primaire, ce n'est pas une machine à perdre, la primaire.
04:59C'est ce que dit, par exemple, Bernard Cazeneuve,
05:01d'ailleurs, qui ne concourt pas à cette primaire.
05:03Cette primaire, elle est mortifère.
05:04Mais pas du tout.
05:06Ceux qui ont peur du vote,
05:09il faut qu'ils fassent autre chose, franchement.
05:11Il n'y a pas la petite élite
05:12qui attend d'être désignée comme ça dans l'entre-soi.
05:15Et puis le peuple, y compris le peuple des militants,
05:17qui doivent obéir au doigt et à l'œil.
05:19Donc Bernard Cazeneuve et François Hollande,
05:21ils ont peur du vote ?
05:23Je ne sais pas.
05:24Je ne vais pas parler des autres.
05:25Moi, ça ne m'intéresse pas.
05:26Je parle aux Français, là.
05:27Et ce que je dis aux Français,
05:28c'est venez voter à la primaire.
05:30Parce que c'est un processus démocratique.
05:32Et que, dans la France d'aujourd'hui,
05:34on souffre cruellement de manque de processus démocratique,
05:37au sens où ceux qui nous dirigent
05:39ne sont pas capables d'expliquer
05:41au nom de quoi ils prennent les décisions.
05:43Par exemple, là, avec la flambée du prix de l'essence.
05:46Pourquoi est-ce qu'on ne nous explique pas
05:48pour quelles raisons vous ne baissez pas l'impôt,
05:50les impôts sur l'essence ?
05:51Parce que ça vaut très cher.
05:52Mais non, ça rapporte.
05:53On n'a pas d'argent.
05:54Ça rapporte.
05:55Je vous surprends, là.
05:56Non, mais ça rapporte comment ?
05:58Ça rapporte en croix de la croissance.
05:59Parce que les gens maintiennent leur activité économique.
06:01Quand vous vous rendez compte
06:02qu'aujourd'hui, les entreprises
06:04ferment la porte,
06:06font faillite à cause du prix de l'énergie,
06:08si vous faites de l'énergie moins chère,
06:10vous soutenez l'activité économique des entreprises.
06:12C'est ce qui est en train de se passer
06:14dans les bourses-centres,
06:15dans les centres-villes,
06:16dans les centres de villages,
06:17avec la fermeture des artisans,
06:19des commerçants, des boulangers.
06:20Mais c'est à crever de tristesse.
06:23Parce que les gens n'arrivent plus
06:24à payer leur énergie.
06:26Or, la France produit de l'énergie moins chère
06:28que les autres pays européens.
06:29Elle ne peut pas profiter
06:30de sa compétitivité dans ce domaine.
06:32Et donc, il faut reprendre
06:34l'autonomie énergétique de la France.
06:36Et ça, c'est facile.
06:37Pourquoi le gouvernement ne le fait pas ?
06:39Et sur l'essence, il faut baisser les taxes.
06:41Il y a 60% d'impôts sur l'indécence.
06:4360% d'impôts.
06:44Plus une nouvelle taxe carbone
06:46qu'ils ont mise en secret
06:47au cours de l'été, 15 centimes.
06:48Baissez les taxes ou plafonner.
06:50Baissez les taxes ou plafonner le prix.
06:51Qu'est-ce que vous faites ?
06:52Parce qu'il y a deux propositions.
06:54Soit on plafonne,
06:54c'est ce que proposent Jean-Luc Mélenchon
06:56et Michel-Édouard Leclerc.
06:57Soit on baisse les taxes,
06:58c'est ce que propose notamment Marine Leclerc.
06:59Mais ça revient au même.
07:00Si vous baissez les taxes,
07:01il faut faire les deux.
07:03Il faut à la fois baisser les taxes,
07:05au moins de 50% des taxes.
07:07Donc vous baissez tout de suite de 30%.
07:09C'est 60% d'impôts.
07:12Vous baissez tout de suite de 30%.
07:13Vous avez la TICPE,
07:15vous avez la TVA,
07:16vous avez la TVA sur la TICPE,
07:17plus la nouvelle taxe.
07:18Ils nous ont réinventé une taxe carbone
07:20avec un nouveau nom.
07:21Mais vous savez,
07:22les gilets jaunes commencent à se mettre en mou.
07:23Attention.
07:24Attention à ce gouvernement.
07:26Attention.
07:27Parce que ces décisions-là,
07:28on les attend depuis un an.
07:30Le prix du Brent,
07:31le prix du baril,
07:32a augmenté de 30% depuis le mois d'août.
07:34On le savait.
07:35Donc premièrement,
07:36il faut que la France et l'Europe
07:38interviennent pour faire en sorte
07:39que la guerre s'arrête,
07:40que le détroit d'Ormous se libère.
07:42Ça, c'est le B.A.B.
07:43du rétablissement
07:44de la croissance économique
07:46dans tous les pays.
07:47Parce que nous, nous souffrons.
07:48Mais imaginez les pays pauvres.
07:50Imaginez ce qui se passe aujourd'hui en Afrique.
07:52C'est une tragédie,
07:53la hausse du prix de l'énergie.
07:55Et on va s'étonner demain
07:56qu'il y ait des flux de migrants.
07:57Je trouve très contradictoire
07:59parce que vous étiez favorable
08:00plutôt quand même
08:01au fait qu'il faut se décarboner,
08:04être moins dépendant du pétrole
08:05puisqu'on n'en produit pas.
08:06Et les taxes,
08:07ça permet aussi quand même
08:08peut-être de détourner
08:09les Français du pétrole,
08:11de l'essence
08:11et d'aller vers l'électrique.
08:13C'est peut-être aussi pour ça
08:14qu'on les maintient
08:14à un haut niveau, ces taxes.
08:16J'entends ce raisonnement.
08:17Je pense le contraire.
08:19J'ai toujours été hostile
08:20à l'écologie punitive.
08:22J'ai toujours été hostile
08:23à l'éco-taxe.
08:24Je l'ai supprimé.
08:25On m'a critiqué dans tous les sens.
08:27J'ai arrêté le mouvement
08:28des bonnets rouges.
08:30Ils ont recommencé.
08:31Mes successeurs,
08:32ça recommence avec les gilets jaunes.
08:33Ils ne sont pas capables
08:34de faire ce que j'ai fait,
08:35d'arrêter immédiatement.
08:36Vous ne pouvez pas mettre une taxe
08:38sur des gens
08:39qui ne peuvent pas s'acheter
08:40la voiture électrique.
08:41Si encore la France
08:42avait fait le travail
08:43concernant la voiture électrique
08:45qu'on produisait,
08:47les industriels français
08:48étaient les premiers au monde.
08:50Peugeot, Euliez,
08:51la Mia électrique.
08:52Vous vous en souvenez ?
08:52Je venais au Conseil des ministres
08:53avec la Mia électrique
08:54que j'avais relancée
08:55en Poitou-Charente.
08:56Si la France avait investi
08:58parallèlement là-dessus,
08:59aujourd'hui,
08:59on serait une puissance industrielle
09:01sur la voiture électrique.
09:03Donc, ce qui est important,
09:04c'est de préparer
09:05l'après-pétrole.
09:05L'état stratège.
09:06C'est donc qu'il faut
09:07un état stratège.
09:08Et c'est de préparer
09:09l'après-pétrole.
09:09Tout le monde a ricané.
09:10Quant à la COP 21
09:11que j'ai présidée,
09:12on a dit
09:13qu'il faut préparer
09:14l'après-pétrole.
09:15Je me souviens,
09:15j'avais même convoqué
09:16le patron de Total
09:18qui me demandait
09:19des permis miniers
09:20au large de la Guyane.
09:22Je me suis dit
09:22mais on a décidé
09:24au cours de la COP 21
09:26de ne pas chercher
09:27de ressources pétrolières
09:29supplémentaires
09:30puisque déjà,
09:30si on exploite
09:31celles qui sont connues,
09:32la planète va se réchauffer
09:34de plus de 2 degrés
09:35et donc ça va être
09:35des crises climatiques terribles
09:36que d'ailleurs nous subissons
09:37parce que nous n'avons pas
09:38été capables
09:39de préparer suffisamment
09:40vite après pétrole
09:41pour rester en dessous
09:42du réchauffement
09:43des 2 degrés.
09:43C'est ce que vous défendrez.
09:44Vous savez ce qu'il m'a répondu ?
09:45Non,
09:47je ne lui ai pas donné
09:48ce permis minier.
09:49C'est mon successeur,
09:51Nicolas Hulot,
09:51vous vous rendez compte
09:52qu'il lui a donné.
09:53J'avais dit
09:53au patron de Total,
09:54vous avez mieux à faire.
09:56Vous êtes à côté
09:56de la Guyane,
09:58c'est un pays
09:58où il y a du soleil.
09:59On va vous aider,
10:00on va faire
10:01un territoire exemplaire
10:04sur la transition énergétique
10:06et les énergies renouvelables.
10:07l'énergie marémotrice,
10:09l'énergie marine,
10:10l'énergie solaire,
10:11peut-être de la géothermie.
10:12Et on va être exemplaires
10:14et on va montrer
10:15à partir d'un territoire
10:16potentiel
10:18qui va rebâtir
10:19son développement
10:20et les technologies françaises
10:22vont se vendre
10:23dans le monde entier
10:24puisque vous allez montrer
10:25qu'on est capable
10:26de faire
10:26une expérimentation
10:28à grande échelle
10:29sur ce territoire.
10:31Eh bien non,
10:31ils ont continué.
10:34Heureusement que Total
10:35est là aujourd'hui
10:35pour plafonner
10:36le prix de l'essence.
10:37Je le rencontre
10:38deux ans plus tard.
10:39Je lui dis alors
10:39le permis minier,
10:40vous savez ce qu'il me répond ?
10:42Est-ce que vous savez
10:42ce qu'il me répond ?
10:43On aurait dû vous écouter
10:45parce que finalement
10:46on a dépensé
10:47beaucoup d'argent,
10:48on a creusé
10:48je ne sais pas
10:49plusieurs milliers de mètres
10:50et finalement
10:51c'était pas rentable.
10:53Donc vous voyez
10:53qu'il n'y a pas
10:55de fatalité.
10:56Alors il y a une question
10:57qui est posée,
10:59que fait-on de la dette
11:00qui ne cesse de progresser ?
11:02Est-ce qu'il faut
11:02la brûler
11:03comme le voudrait
11:04Jean-Luc Mélenchon ?
11:06D'abord où est passé
11:07l'argent ?
11:08C'est ce qu'on se dit.
11:101500 milliards
11:11de dettes supplémentaires
11:12et pourtant
11:13tout se dégrade.
11:14Il y a un paradoxe.
11:15Où est passé l'argent ?
11:16Bon, maintenant
11:17il y a cette dette.
11:17On en fait quoi ?
11:18On est d'accord déjà.
11:19Donc déjà
11:19un gouvernement
11:20est tout simple.
11:20ou on la brûle ?
11:21Il s'explique
11:22qu'est-ce qu'ils ont fait
11:23avec ces 1500 milliards
11:24alors que l'école dégringole,
11:26que la santé dégringole,
11:27que les faillites
11:28se succèdent
11:29et que les impôts augmentent.
11:30Où est passé l'argent ?
11:31Première chose.
11:33Alors la solution
11:34qui consiste à dire brûler,
11:34je pense qu'il ne faut pas
11:35le dire comme ça.
11:36Paradoxalement,
11:37ça a déjà été fait,
11:38souvenez-vous,
11:38pendant la crise de 2008
11:40puisque les banques
11:41ont été recapitalisées
11:42à hauteur
11:42de 2000 milliards de dollars
11:44pour qu'elles continuent
11:46à fonctionner.
11:47Donc il y a une partie
11:48qui peut effectivement...
11:49Mais ce qu'il faut bien voir,
11:51c'est que
11:52la dette française,
11:54elle est détenue
11:54qu'à un peu moins de 20%
11:56par la Banque centrale européenne,
11:5718%.
11:58Bon, première chose.
11:59La Banque centrale européenne
12:01a déjà fait ce geste
12:02pendant le Covid
12:03puisque ça s'appelle
12:05non pas brûler la dette
12:06mais la dette perpétuelle.
12:07C'est-à-dire une dette
12:08que l'on reconduit.
12:09Ça a déjà été fait
12:10pour le Covid.
12:10Ensuite, il y a 20%
12:11de la dette
12:12qui est détenue
12:13par des banques
12:14et des assurances françaises
12:16et des fonds d'investissement
12:16et puis 60%
12:17qui est détenue
12:18par d'autres pays.
12:20Donc si on apparaît
12:21comme déficient
12:24par rapport
12:25au remboursement
12:26de la dette,
12:26c'est dangereux
12:28pour la monnaie.
12:29En revanche,
12:30sur les bonnes dépenses,
12:32moi la proposition
12:32que je fais,
12:33c'est qu'il y a en effet
12:33des dettes perpétuelles,
12:35par exemple,
12:36pour lutter
12:37contre le dérèglement climatique.
12:38C'est de l'investissement.
12:39Ça, c'est une bonne dépense
12:40parce que c'est une dépense
12:41à long terme
12:41qui rapporte.
12:42Et donc,
12:43que les pays
12:44qui investiraient massivement
12:45contre le réchauffement climatique
12:47puissent bénéficier
12:48d'une dette perpétuelle,
12:50du renouvellement de la dette,
12:52sans ces créatifs
12:53d'activité et d'emploi.
12:54Mais ce que je ne comprends pas,
12:55c'est que là,
12:55on vous posait la question,
12:56Olivier vous posait la question
12:57sur la proposition
12:58de Jean-Luc Mélenchon.
12:59En 2022,
13:00Jean-Luc Mélenchon,
13:01et vous le disiez ici
13:02sur BFM TV,
13:03c'était votre candidat.
13:05Non, c'était le vote utile.
13:06Oui, c'était le vote utile.
13:08Donc là,
13:09c'est plus utile
13:09de voter Mélenchon.
13:10Pourquoi c'est plus utile
13:11de voter Jean-Luc Mélenchon
13:12aujourd'hui ?
13:12On verra.
13:13Je veux dire non,
13:13parce que là,
13:14je suis candidate, là.
13:16Puis, il s'est passé
13:16beaucoup de choses depuis.
13:18Qu'est-ce qui s'est passé
13:19qui vous a un peu détourné
13:20de Jean-Luc Mélenchon ?
13:21Non, mais je ne veux pas
13:21rentrer là-dedans,
13:22dans ce piège,
13:22mais vous avez raison
13:23de le poser.
13:24On n'est plus en demi-jeu.
13:25Parce que chaque étape historique,
13:27chaque étape démocratique
13:28se réinvente.
13:30En 2022,
13:31c'était le vote utile.
13:32Et d'ailleurs,
13:32il n'y aurait pas eu
13:33de dispersion
13:34au premier tour.
13:36Là, il y a besoin
13:36d'un vote utile à gauche.
13:37Il aurait été au second tour.
13:39Non, mais pardon,
13:39Madame Royal,
13:40pour que la gauche
13:41soit au second tour,
13:43le scénario est le même.
13:44C'est-à-dire qu'il faut
13:45qu'elle se rassemble,
13:46il faut qu'il y ait
13:46un vote utile à gauche
13:47au premier tour,
13:47sinon elle ne sera pas
13:48au second tour.
13:49Vous avez raison.
13:49C'est vous le vote utile
13:50cette année ?
13:51Ça dépend si je suis désignée
13:53aux primaires.
13:58Vous savez,
13:58désignée,
13:59je serais le vote
13:59d'union de la gauche
14:00dans un premier temps.
14:01Pas d'union avec les macronistes.
14:04Tout le monde serait aimé
14:05avec les insoumis ?
14:06Avec l'électorat.
14:07Je m'adresserais
14:08à tous les électorats,
14:10y compris l'électorat du RN.
14:11Parce que figurez-vous
14:12que dans l'électorat du RN,
14:14il y a un vote de colère.
14:15Il y a des gens
14:16qui viennent de la gauche.
14:17Donc moi,
14:17je pense que la bonne réponse
14:19à cela
14:19et la dynamique politique,
14:21ce n'est pas l'accord
14:21entre les appareils politiques.
14:23C'est la dynamique
14:25de l'électorat.
14:27C'est-à-dire que
14:27si on est capable
14:28de proposer à un électorat
14:30une France tranquille,
14:33un ordre de jeu.
14:34Bref,
14:34si on est capable
14:35de proposer
14:36une nouvelle espérance
14:37à cet électorat...
14:37Avec Mélenchon,
14:37ce n'est pas la France tranquille.
14:39Mais c'est l'électorat.
14:40Moi, je ne m'occuperai pas
14:41des dirigeants politiques.
14:42Ce n'est pas la France tranquille.
14:44Non,
14:44c'est une autre forme
14:45d'actif,
14:45c'est une autre forme
14:46de vision,
14:47avec Marine Le Pen non plus,
14:48c'est une autre forme
14:49de vision,
14:50mais qui est utile.
14:51Parce que s'il n'y avait pas
14:54de mouvement de révolte,
14:57heureusement qu'elle ait été là,
14:58pour les retraits,
14:59par exemple,
15:00s'il n'y avait pas
15:00de mouvement de révolte,
15:02s'il n'y avait personne
15:03pour canaliser la colère
15:04du peuple,
15:05avec ses...
15:07Parfois,
15:08ses excès,
15:09ce bruit et cette fureur
15:10qui ne sont pas
15:12mon mode de fonctionnement,
15:13il ne pourrait pas y avoir...
15:15Il ne pourrait pas y avoir...
15:17Mais moi,
15:18j'ai respecté...
15:19Je respecte tous les électorats.
15:20Vous avez déjà...
15:21Je suis des rares responsables politiques
15:23à ne pas diaboliser
15:25tel ou tel parti
15:26ou tel électorat.
15:27parce que je me dis,
15:28si les gens votent là,
15:29demandez-nous,
15:30demandez-vous d'abord
15:31pourquoi ils votent là
15:32et pourquoi ils votent comme cela.
15:33Vous allez débattre
15:34avec Charles Consigny,
15:35bien sûr.
15:35Mais je...
15:36Je crois que...
15:36Je crois qu'il faut...
15:36...
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