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  • il y a 7 semaines
Mercredi 9 septembre 2026, retrouvez Benoit Vesco (Président, Delubac Asset Management), Vincent Lequertier (Gérant Senior, responsable de l'allocation d'actifs, WeSave) et Alexandre ATTAL (Directeur de la Gestion Multi-actifs, France, RUSSELL INVESTMENTS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:01Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:16Vous pouvez nous retrouver en rattrapage, en replay sur notre site bismart.fr
00:22et vous pouvez nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition, ce soir, déjà un point assez rapide et global sur la tendance des marchés en
00:34Europe.
00:35Les indices évoluent en repli de près de 2% pour l'Eurostox 50 et de 2% pour le
00:41CAC 40 qui évolue désormais sous 8200 points.
00:45Côté américain, les indices évoluent également en repli dans les premiers échanges, mais en repli bien plus modéré.
00:52Et c'est à cause d'une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient.
00:56Cette nuit, des missiles iraniens ont visé un navire de guerre américain en riposte.
01:01L'armée américaine a détruit 5 pétroliers iraniens.
01:04Le conflit continue évidemment de perturber le trafic dans le détroit d'Hormuz.
01:09Mais on rappelle quand même que des millions de barils continuent quand même à transiter par là-bas chaque jour.
01:14Bien que selon Vortexa, le pétrole transporté par mer a chuté de plus de 150 millions de barils depuis mi
01:22-juillet.
01:23Bref, ces nouvelles tensions font logiquement grimper à nouveau les prix du pétrole avec un baril de Brent qui a
01:29dépassé le seuil psychologique de 100 dollars.
01:31Ça y est, qui gagne 3% à peu près au cours de la séance et qui se maintient surtout
01:37sur ce seuil depuis ce matin.
01:39Et du côté du WTI américain, il évolue autour de 95 dollars.
01:45Un mot du gaz aussi qui a progressé ce matin de plus de 4% autour de 80 euros le
01:51mégawatt-heure.
01:52C'est un plus haut depuis 2023.
01:55On ne cesse de le répéter sur ce plateau.
01:57Ce choc énergétique ravive évidemment la menace d'une nouvelle vague inflationniste.
02:03Cela contraint donc les banques à la prudence.
02:06Et justement, on attend la décision monétaire de la Banque Centrale Européenne demain.
02:10Une hausse des taux est largement pricée par le marché.
02:13On va suivre évidemment la conférence de presse de Christine Lagarde.
02:17Et puis évidemment surveiller les nouvelles projections économiques de la BCE.
02:22Pendant ce temps-là, les taux longs poursuivent leur hausse en Europe et aux Etats-Unis.
02:25Le rendement portugais à 10 ans a atteint un plus haut depuis un an.
02:29Le 10 ans allemand de son côté se traite au-delà de 3,40%.
02:33Et surtout, le spread franco-allemand continue de se tendre à près de 90 points de base.
02:39Le rendement américain à 10 ans dépasse à nouveau les 4,80% au cours de la séance.
02:44Et le rendement à 2 ans américain est au plus haut depuis 2024.
02:48Dans les autres rendez-vous de la semaine,
02:49les regards des investisseurs sont évidemment pleinement tournés vers la publication des PPI,
02:55l'indice des prix à la production américaine.
02:57Et évidemment aussi vendredi, la publication des CPI, l'indice des prix à la consommation.
03:03L'inflation donc aux Etats-Unis, ce sera vendredi.
03:06Ces deux statistiques devraient donner des indications peut-être un peu plus précises
03:10sur la trajectoire monétaire de la réserve fédérale,
03:14dont on attend la décision monétaire la semaine prochaine.
03:16Plus tard aujourd'hui, dans la soirée, le marché sera également attentif
03:21sur les précisions du Trésor américain sur son plan de rachat d'obligations
03:25censé calmer cette hausse des taux.
03:27Enfin, un mot très rapide des entreprises,
03:30Alphabet va injecter au moins 13 milliards d'euros en Finlande,
03:3315 milliards de dollars sur deux ans pour développer ses data centers
03:37et ses infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle.
03:41Meta s'envole de 5% grâce au lancement de son nouvel assistant IA.
03:44Et évidemment, les valeurs du secteur de l'énergie progressent
03:47en lien avec la remontée des prix du pétrole, tout simplement.
04:01Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète.
04:05Marché, Alexandre Attal, directeur de la gestion multiactifs
04:08chez Russell Investments France.
04:10Bonsoir.
04:11Bonsoir Pauline.
04:11Vincent Lequartier, gérant seigneur et responsable
04:13de l'allocation d'actifs chez WeSave.
04:15Bonsoir.
04:16Bonsoir Pauline.
04:16Et Benoît Vesco, vous êtes président de Delubac Asset Management.
04:19Bonsoir Benoît.
04:20Bonsoir Pauline.
04:21Et bien, commençons avec vous Benoît.
04:23Le pétrole est au plus haut depuis deux mois.
04:25Il a repassé ce seuil de 100 dollars
04:28qu'il avait déjà passé très brièvement au mois de juillet,
04:31seuil psychologique, on le disait en introduction.
04:34Comment les investisseurs réagissent ?
04:36Est-ce que c'est un vrai risque à prendre en compte aujourd'hui
04:39pour les marchés, ce pétrole à 100 dollars ?
04:42Oui, vous l'avez dit, c'est un seuil symbolique qui marque les esprits.
04:44Il faut revenir un peu en arrière.
04:46Moi, je le remets un peu en comparaison avec ce fameux épisode à Versailles
04:50où il a fallu trouver une imprimante en urgence
04:52pour signer un memorandum for the starting.
04:55On croyait encore qu'il y avait potentiellement encore la possibilité d'une réouverture.
05:01Là, je pense que le cap des 100 dollars signifie que les marchés ont compris
05:04que l'enlisement était plutôt là
05:06et qu'il ne fallait pas vraiment espérer cette fameuse réouverture.
05:11Je pense que la vigilance, elle est au niveau des prix de l'inflation.
05:15On va en reparler après.
05:16Mais ce n'est pas forcément une hausse, une poursuite de la hausse du pétrole
05:20auquel il faut regarder de manière précise.
05:23C'est plutôt le fait que les prix du pétrole s'installent sur des niveaux élevés durablement.
05:27C'est ça.
05:28Parce que l'inflation, pour le moment, était essentiellement énergétique.
05:32Si les prix du pétrole s'installent sur des niveaux élevés longtemps,
05:36est-ce qu'il n'y aura pas à un moment donné ces fameux effets de second tour
05:38qu'on ne voit pas pour le moment ?
05:39Ce qui est plutôt un élément rassurant pour les banques centrales
05:42qu'on ne voit pas pour le moment.
05:43Et c'est bien cet élément-là que les banques centrales vont surveiller.
05:48Et là, les communications des réunions à venir,
05:50à un BCE et FED que vous avez mentionné, seront très intéressantes
05:53parce qu'ils vont devoir nous donner des perspectives
05:55et les clés de leurs analyses.
05:58Oui, c'est sûr.
05:58On va rester attentifs, évidemment.
06:00Donc, la BCE va publier, je le disais,
06:02ses nouvelles perspectives économiques pour la fin de l'année.
06:06Et puis aussi pour 2027.
06:07On va regarder tout ça.
06:08La Fed, dans une semaine également.
06:12Vincent, vos commentaires, votre analyse sur cette séquence,
06:16est-ce que vous êtes d'accord ?
06:17C'est plutôt, si jamais le baril restait au-delà de 100 dollars plus longtemps,
06:22que là, il y aurait un vrai risque pour les marchés ?
06:25Eh bien, on s'habitue.
06:27Les entreprises ont montré qu'elles sont capables
06:30de s'habituer à ce genre de choses et de s'adapter.
06:34On a vu que la demande a chuté.
06:36Donc, on voit quand même qu'il y a un effet,
06:40dans l'autre sens, sur la partie demande
06:42et pas juste une question d'offre.
06:44On sait aussi que l'intensité énergétique baisse.
06:47On sait aussi qu'il y a de plus en plus d'énergie de substitution
06:52qui sont utilisées.
06:53Donc, je pense que ça accélérera le processus.
06:56Est-ce qu'au final, d'avoir un pétrole à 100 est un gros problème ?
07:02L'inflation, par définition, c'est une hausse des prix.
07:05Si vous restez stable sur 100 pendant un certain temps,
07:10en fait, ça ne bouge plus.
07:11L'inflation est à zéro.
07:14Donc, le problème, pour moi, n'est pas tellement là.
07:16C'est ce que disait Benoît.
07:17C'est de savoir s'il y a une fonction de réaction au niveau des salaires.
07:22Vu l'état des lieux de la croissance économique,
07:25il y a quelques pans d'activité qui sont très chauds.
07:29L'intelligence artificielle, la partie énergétique, tout ça est très active.
07:35Par contre, globalement, on ne peut pas dire qu'il y ait une euphorie d'activité à l'heure actuelle.
07:41La plupart des points économiques sont plutôt poussifs.
07:45Donc, un effet de second tour généralisé sur les salaires,
07:50ça semble pour le moment peu probable.
07:54Donc, on verra effectivement comment les banques centrales l'interprètent
07:57dans leurs prévisions pour l'année prochaine.
08:02À ce stade, en tout cas, quand on regarde les prévisions qu'en font les marchés
08:07au travers des obligations indexées à l'inflation,
08:12on se rend compte que pour le moment, il n'y a pas d'inquiétude particulière de la part des
08:16marchés.
08:17Donc, la hausse qu'on observe sur les obligations,
08:21c'est plus un problème de liquidité,
08:25de compétition entre les émetteurs pour lever des capitaux,
08:28qu'un problème de solvabilité ou un problème de crainte d'inflation.
08:32En tout cas, c'est mon interprétation.
08:34C'est sûr, on va revenir plus en détail sur les taux dans un instant.
08:38Juste avant, Alexandre, si vous voulez réagir sur ce pétrole,
08:40et peut-être aussi un mot du gaz,
08:42on le disait dans l'intro, 80 euros le mégawatt-heure,
08:45c'est un plus haut depuis quelques années déjà, l'hiver approche.
08:49Les cuves sont beaucoup moins remplies que l'année dernière à la même période,
08:5360% aujourd'hui contre 80% il y a un an à peu près.
08:58Est-ce qu'on doit s'inquiéter de ça, en Europe en tout cas ?
09:02Je ne peux pas paraphraser ce qui a été déjà évoqué sur le pétrole.
09:06Si on fait juste, avant d'entrer sur le gaz, la corrélation avec les marchés,
09:10il y a un effet psychologique aujourd'hui.
09:12Les marchés cherchaient aussi des prétextes pour un petit peu souffler
09:15après l'été qu'on a eu.
09:17On était plutôt bien orientés, plutôt sages sur les marchés.
09:20Et là, on est en phase aussi de prise de profit
09:23après des marchés qui avaient été relativement robustes et résilients sur la période.
09:26Donc le pétrole en est un.
09:27En tout cas, la reprise des tirs entre l'Iran et les États-Unis
09:31est un prétexte pour effectivement donner du grain à moudre aux investisseurs
09:34et peut-être prendre un peu ses prises de profit.
09:36Même si effectivement, un pétrole à 100 dollars pose des questions,
09:40génère des inquiétudes, un risque de stagflation potentiellement,
09:44qu'on va pouvoir mesurer au fur et à mesure qu'on aura les déclarations des banques centrales.
09:48Alors oui, si on regarde aussi le pendant sur les autres sources d'énergie,
09:52notamment le gaz, la détention, détention en termes d'approvisionnement,
09:55en termes de coûts, dans une séquence de temporalité qui est un petit peu différente.
09:58C'est vrai qu'on avait eu des craintes au cours du printemps sur l'énergie
10:04dans une période estivale, ou en tout cas pré-estivale,
10:06donc qui générait moins d'inquiétudes.
10:08Là, on va rentrer dans une phase de besoin sur le gaz
10:12qui peut effectivement générer des inquiétudes,
10:14comme on l'avait connu en 2022,
10:16avec des volontés russes de limiter l'approvisionnement du marché européen
10:21et des inquiétudes de la part des gouvernements,
10:24de la part des entreprises aussi en termes d'activité.
10:26Alors d'un autre côté, ça peut renchérir le prix des produits,
10:32de la production, mais ça peut aussi générer peut-être une baisse de l'activité
10:36du fait d'un manque de gaz pour faire tourner les machines à plein régime.
10:41Donc d'un autre côté, peut-être aussi une manière de ralentir un petit peu l'activité.
10:44On verra ça au cours des prochains mois.
10:46Oui, et puis ça pourrait également faire remonter l'inflation.
10:50Dans ce contexte-là, on regarde, c'est la rentrée des banques centrales,
10:54il n'y a pas que la Fed et la BCE, on attend la Banque d'Angleterre,
10:56la Banque Nationale Suisse, la Banque du Japon aussi.
11:00Benoît, qu'est-ce qu'on peut...
11:02Bon, parlons de la BCE, puisque c'est demain.
11:05Qu'est-ce qu'on peut attendre ?
11:06Alors, une hausse des taux est pricée par le marché,
11:09il y a vraiment peu de doute là-dessus.
11:10Qu'est-ce qu'on peut attendre de la communication de Christine Lagarde
11:13à l'issue de la réunion ?
11:15Et puis des nouvelles projections économiques de la BCE aussi, peut-être ?
11:18Oui, vous avez raison, c'est bien le point, ça va être les perspectives.
11:22Le marché aura besoin de se projeter.
11:24Là, au moins, avec la BCE, on sait ce qu'on peut attendre à la prochaine réunion.
11:29Ce qui est quand même plus...
11:41Pour le moment, on est bien, ce qu'on dit tout à l'heure,
11:43dans une logique de hausse de taux préventive, entre guillemets.
11:47On n'est pas dans un cycle de hausse de taux directeur
11:49parce qu'on ne constate pas d'effet de second tour.
11:51Donc on est bien sur des hausses d'inflation qui ne viennent que de l'énergie
11:55et qui ne se transmettent pas à l'économie.
11:57Donc, ce que fait la BCE, c'est quelque part aussi pour rassurer les marchés,
12:02montrer qu'elle est vigilante,
12:03ancrer, on l'a dit tout à l'heure, les anticipations d'inflation
12:05seront sur des niveaux raisonnables.
12:08Mais pour le moment, il n'y a pas de logique d'un cycle de hausse de taux directeur
12:11comme en 2022-2023, qu'on avait pu vivre.
12:15Voilà.
12:15Et donc, c'est ces éléments-là qu'il va falloir qu'on apprécie pour les marchés.
12:21Évidemment, elle se posera les mêmes questions que nous, la BCE.
12:25On ne constate rien pour le moment,
12:28mais elle nous amènera à une vigilance
12:30et elle nous montrera qu'elle est vigilante.
12:32Voilà, ça va être ça le discours.
12:33D'accord.
12:33Et qu'elle est toujours data-dependent également, j'imagine.
12:36Voilà. Mais bon, c'est vrai que pour le moment,
12:39c'est un discours qui sera rassurant pour les marchés
12:41et qui permettra globalement de montrer qu'il y a du rationnel derrière.
12:46On l'a vu tout à l'heure, on le disait tout à l'heure,
12:48le discours de la Fed est beaucoup plus compliqué
12:50et le nouveau président s'est mis dans une situation qui est beaucoup plus difficile.
12:54Oui, donc une hausse des taux préventives, vous le disiez, Benoît.
12:57Vincent, est-ce que cette hausse des taux préventives pose la question
13:02de s'il y aura d'autres hausses des taux d'ici le mois de décembre ou même en 2027
13:06?
13:06Est-ce que ce n'est pas plutôt ça la question que se pose le marché ?
13:10Le marché, si on se fie aux probabilités et aux anticipations qu'il y a à l'heure actuelle,
13:15c'est désespérant parce que pour la BCE on est encore à trois hausses de 0,25% d'ici
13:23l'été prochain
13:24contre seulement 0,50% aux Etats-Unis.
13:30Alors même que la croissance américaine, surtout si vous rajoutez l'inflation,
13:35est deux fois supérieure à celle de l'Europe.
13:39Donc de là à dire que la BCE ferait une erreur de politique monétaire,
13:45si les marchés ont raison sur leurs prévisions, je pense que oui, clairement.
13:50On est dans une phase où l'Europe aurait besoin de beaucoup d'investissements,
13:54de capitaux, de préférences pas chères, à la fois pour le public comme pour le privé.
13:59Il y a certains Etats, comme la France par exemple,
14:03qui ne sont pas en situation très confortable,
14:05qui empruntent 1,5% plus cher que PIB plus inflation.
14:12Donc ça veut dire que ça nous coûte extrêmement cher à l'heure actuelle.
14:17On est quand même une des grandes puissances de la zone.
14:20Donc la BCE, si elle continue d'entretenir ce cycle de hausse de taux,
14:27pose quand même un problème de stabilité financière derrière.
14:31Donc oui, je pense que le marché a bien compris ce qu'était le mécanisme de réaction,
14:37la fonction de réaction de la Banque Centrale Européenne.
14:41Mais je pense qu'on a aussi compris que ce n'était pas forcément une bonne décision.
14:45Et ça, il faudrait modifier les statuts de la BCE.
14:48Bon, on l'a dit, la hausse des taux de 25 points de base demain fait peu de doute.
14:52En revanche, Alexandre, la hausse des taux ou le statu quo de la Réserve fédérale,
14:58là c'est un peu moins sûr.
15:01On ne sait pas trop en fait ce que va faire Kevin Warch la semaine prochaine.
15:06Les anticipations de hausse des taux sont extrêmement volatiles.
15:09Avant son discours à Jackson Hole, c'était 40%.
15:12Après c'était 60%.
15:13Après c'était 50-50%.
15:15Et puis là, c'est repassé à 60%.
15:18Qu'est-ce qu'on peut attendre de la réunion de la Fed ?
15:20Et puis, évidemment, la Fed qui va se baser certainement,
15:24ou du moins beaucoup regarder ce chiffre des CPI qu'on attend vendredi,
15:27et aussi des PPI qui sont moins volatiles que le chiffre d'inflation de vendredi.
15:32Alors effectivement, on a un Kevin Warch qui n'est pas indécis,
15:37mais en tout cas qui est moins lisible que Madame Lagarde.
15:39Et effectivement, je rejoins ce qui a été dit sur la notion de hausse des taux préventifs de la BCE.
15:45Elle met potentiellement à risque aussi l'équilibre économique de la zone
15:49dans cette logique de vouloir avoir le coup d'avant.
15:53Alors qu'en réalité, parfois, et on l'a vu avec la Fed,
15:55laisser passer son tour, c'est aussi une décision qui permet au marché de s'apprivoiser
15:59et de tenir compte des événements et des ajustements des prix,
16:03notamment des prix de matière première.
16:05Parce qu'à ce stade en Europe, il n'y a pas de hausse des salaires significatifs
16:08qui justifierait d'avoir cette action préventive aussi marquée,
16:12de hausse des taux anticipés d'ici la fin d'année.
16:14C'est assez élevé pour la BCE.
16:15Pour la Fed, effectivement, on est sur un schéma qui est un peu plus incertain, un peu plus indécis.
16:19On a eu les créations d'emploi la semaine dernière qui ont fait repasser ce fameux pourcentage de probabilité du
16:26côté des 60%.
16:27Même s'il faut être prudent, on l'a vu au mois de juillet sur les créations d'emploi,
16:31il y a beaucoup de réajustements post-publication.
16:34Et c'est ça, parce que c'était 23 000 destructions en première publication, on va dire.
16:38Et puis au final, avec les chiffres des deux derniers mois révisés, c'était en fait 55 000 créations d
16:43'emploi.
16:43Et là, on a 172 000 de créations, mais attention à ce qu'il n'y ait pas forcément des
16:47révisions de publication.
16:48Donc on voit que la position de la Fed est quand même beaucoup plus prudente
16:52que la position volontariste de la BCE d'être préventive.
16:56et que la Fed comprend aussi qu'il y a un risque à hausser les trop trop vite et trop
17:02fort.
17:02Oui, mais la Fed, elle a un double mandat.
17:04Contrairement à la BCE, la Fed, elle est garante de l'inflation et du marché du travail.
17:08On ne peut pas dire que l'inflation en Europe soit très élevée non plus
17:10pour inciter la BCE à être aussi agressive dans sa hausse des taux.
17:15Et je pense que même si le mandat n'est pas clairement établi,
17:18Madame Lagarde n'est pas totalement aveugle sur les effets de la croissance,
17:22même si elle devrait être potentiellement peut-être un petit peu plus visible
17:27sur Walsh, oui, beaucoup d'incertitudes.
17:30Notre scénario sur Ossian Investment, c'est qu'on est dans cette phase d'hésitation de 50-50.
17:35Nous, on pense qu'il va peut-être passer son tour sur la semaine prochaine,
17:39se garder un petit peu de marge de manœuvre pour la fin de l'année
17:41et éviter de précipiter les marchés dans une zone un petit peu incertaine
17:45sur ce dernier trimestre.
17:46On va rentrer dans la période des mid-termes aussi.
17:47Même si Kevin Walsh ne fait pas de politique
17:49et il essaye de dissocier le calendrier politique du calendrier monétaire,
17:52il est quand même conscient de l'échéance politique à venir
17:56sur les deux prochains mois, d'ici novembre.
18:00Et donc, à ce stade, il n'y a pas non plus péril dans la demeure pour hausser les taux.
18:04C'est vrai que la récente reprise des hostilités au Moyen-Orient
18:09pourrait être l'occasion de hausser les taux
18:13et que le pétrole à 100 dollars serait aussi un prétexte légitime pour lui
18:16pour effectivement initier cette hausse de taux.
18:20Le faire à ce moment-là du calendrier,
18:22alors qu'il vient de prendre ses fonctions il y a quatre mois au mois de mai,
18:26peut effectivement peut-être un petit peu brouiller aussi le message
18:28qu'il veut délivrer sur le long terme en tant que président de la Fed.
18:30On pense qu'à ce stade, il y a une volonté peut-être de calmer,
18:35éviter de trop mettre la pression sur les marchés obligataires.
18:40On voit que le divin est à 4,80,
18:41donc ça renchirait aussi beaucoup le coût de la dette et le coût du financement.
18:45On est en début d'année, je pense qu'il va peut-être essayer de poser le pour et le
18:49contre,
18:49faire le bilan de cette rentrée et se projeter sur les prochains mois
18:53pour essayer d'avoir une hausse d'étau d'ici la fin d'année, peut-être,
18:57mais se donner un petit peu de temps avant d'appuyer sur le bouton,
19:00qui serait un signal assez fort pour les investisseurs en stade hausse d'étau.
19:04Ce serait un message quand même de rupture du statu quo qu'on a depuis maintenant quasiment un an,
19:09et donc de donner ce message de la Fed est prête à reenclencher un cycle de taux.
19:15Ce qui n'est pas forcément ce que les investisseurs ont envie d'entendre aujourd'hui,
19:18dans un contexte géopolitique incertain, un contexte politique aux US incertain,
19:22et un contexte finalement économique qui a besoin plutôt d'être soutenu pour continuer à tenir.
19:27Oui, donc pas d'urgence à ce stade, selon vous, pour monter les taux.
19:31C'est vrai que la Réserve fédérale, elle pourra tout à fait les monter en décembre,
19:34ou même en 2027 si vraiment il y a une urgence à le faire.
19:40Parlons de la micro peut-être, Benoît.
19:43Alors, la saison des résultats se termine.
19:46Dans les derniers résultats, on a pris connaissance de Broadcom et de Dell la semaine dernière,
19:51et puis surtout, on attend les résultats d'Oracle, demain soir après la clôture des marchés.
19:57Est-ce que ça va nous donner...
19:58Alors, les résultats du premier trimestre fiscal 2027, et pas du deuxième trimestre,
20:03est-ce que ça va nous donner un peu une trajectoire des marchés sur la tech, l'IA, etc.,
20:08ces résultats d'Oracle ?
20:09Qu'est-ce qu'on attend de ces résultats, et qu'est-ce qu'on va regarder ?
20:12Je pense qu'on a déjà la visibilité sur la trajectoire de l'IA.
20:16Oracle était le moins bon élève,
20:18donc une bonne surprise conforterait cette trajectoire,
20:22mais on a déjà vu, et vous l'avez dit, l'été s'est bien passé,
20:26parce qu'on voit bien que ce moteur de l'IA, il est d'une puissance incroyable,
20:31il engendre des investissements immenses,
20:35par centaines de milliards, c'est l'unité maintenant,
20:37c'est centaines de milliards, sinon on ne regarde pas,
20:39et ils sont en train progressivement de se déverser sur l'ensemble de l'économie.
20:43Et puis ça se diffuse.
20:44Oui, de plus en plus, et ça c'est très intéressant,
20:47parce que, alors ça se diffuse aux Etats-Unis,
20:48ça se diffuse aussi en Europe, de plus en plus,
20:50donc ça c'est très intéressant aussi pour nous,
20:52et là on a vraiment confirmé au cours de l'été,
20:55cette puissance de ce moteur qui a rassuré le marché.
21:00Il y a eu à peine un trou d'air cet été sur les marchés actions,
21:05et c'est reparti très rapidement.
21:08Donc là-dessus, je crois qu'on n'a pas d'inquiétude,
21:11et donc je ne suis pas sûr qu'il y ait un enjeu aussi fort que ça
21:14sur les résultats de RAC,
21:16ou évidemment s'il y a une déception,
21:17on pourrait remettre un petit peu le sujet en exergue,
21:19mais voilà, on a eu de tels signaux que le sujet
21:24n'est pas trop prégnant maintenant,
21:27et les marchés ont été rassurés.
21:28Nous, on voit plutôt maintenant une phase un peu sur les marchés,
21:33une phase probablement de temporisation,
21:34mais probablement due à cette dichotomie
21:36entre ce que disait marché obligataire
21:38et ce que disait marché actions.
21:40On comprend bien, ce moteur de croissance de l'IA,
21:43il est formidable,
21:44mais à un moment donné,
21:45on voit bien aussi que les taux
21:46adressent un marché très différent.
21:48En amont d'élections de mid-terme,
21:51traditionnellement, en plus avec un mois d'octobre,
21:53qui est toujours symboliquement un peu le mois
21:56le ventre mou des marchés,
21:58on voit plutôt une phase de temporisation,
22:01avec un marché actions qui est proche des plus hauts,
22:04donc ils peuvent se le permettre,
22:05qui serait juste due à cette phase
22:08qui a été très positive sur les marchés
22:10et qu'on arrive à une période
22:12où il y a peut-être un peu moins de nouvelles micros
22:16à avoir et sur lesquelles on peut se nourrir.
22:18On sera dans une phase électorale
22:19où on peut avoir quelques accès,
22:21quelques exagérations.
22:22On a un président qui en est coutumier,
22:25donc ce serait assez logique.
22:28Et donc, ce serait vraiment purement conjoncturel,
22:32mais avec une vision, nous, de notre côté,
22:34très favorable à la fin de l'année,
22:35avec un espèce de soulagement
22:37une fois que les élections seront passées.
22:38parce que ça y est, ce sera passé.
22:39Et qu'on reviendra sur la micro,
22:41et que pour le moment,
22:43la micro, les entreprises vont bien,
22:46les investissements se diffusent
22:47dans l'ensemble de l'économie,
22:48et la croissance est, je dirais,
22:50extrêmement résiliente.
22:51Elle n'est pas explosive,
22:53mais elle est très résiliente.
22:54Donc, là-dessus,
22:55on n'a pas d'inquiétude fondamentale,
22:57si ce n'est une petite pause conjoncturelle,
22:59mais qui ne serait pas forcément mauvaise
23:01pour nos portefeuilles.
23:03Vincent, vos commentaires,
23:04peut-être sur la tech, sur l'IA,
23:05et puis sur d'autres secteurs,
23:06il n'y a pas que la tech et l'IA,
23:09enfin, il y a beaucoup de tech et l'IA,
23:10mais il y a évidemment d'autres secteurs.
23:12On peut parler de zone géographique aussi,
23:15mais de toute manière,
23:16la saison des résultats va vite recommencer,
23:18au final,
23:18puisque je crois que mi-octobre,
23:20on va déjà commencer à avoir
23:21les résultats du troisième trimestre.
23:23Un des aspects techniques qu'il ne faut pas oublier,
23:25c'est que pendant les phases pré-publication,
23:29les entreprises n'ont pas le droit
23:30de racheter leurs propres actions aussi.
23:32Donc, ça provoque souvent aussi
23:33des petits creux de marché,
23:34par manque de main acheteuse, en fait.
23:38Je rejoins entièrement ce que Benoît vient de dire.
23:40Je pense qu'effectivement,
23:42ce sont les phases micro
23:44qui sont très favorables pour les marchés.
23:46Le reste du temps,
23:47c'est plutôt des phases d'incertitude,
23:49de doute.
23:50Et clairement,
23:52la période politique américaine
23:54en rajoute une bonne couche.
23:56Une fois qu'on saura
23:58ce qu'il en est des deux assemblées,
24:00si elles basculent ou pas,
24:02côté démocrate,
24:03et donc quel sera
24:06le degré de liberté
24:08de l'administration Trump
24:10sur la deuxième partie du mandat,
24:12je pense que le marché
24:15retrouvera plus de visibilité
24:17et donc sera conforté
24:19plutôt dans la partie micro,
24:21c'est-à-dire des investissements
24:23importants par les États,
24:24des investissements importants
24:25par les entreprises.
24:26Donc, un risque récessif
24:28qui est très faible.
24:29Donc, vous êtes conforté
24:31à aller sur les actions,
24:32vous êtes conforté
24:32à aller sur les obligations
24:33d'entreprise
24:34parce que le risque de défaut
24:35est faible.
24:36Donc, les allocations
24:37à ce niveau-là
24:38sont relativement simples,
24:39je pense.
24:40Donc, la partie géographique,
24:42etc.,
24:42il peut y avoir des subtilités.
24:44Nous, les subtilités
24:45qu'on essaye de rentrer
24:47pour rejoindre le fait
24:49qu'il y a une plus grande diffusion
24:51désormais de l'IA,
24:53c'est effectivement
24:54de passer de plus en plus
24:55sur des ETF équipondérés.
24:59Autrement dit,
25:00on s'éloigne un petit peu
25:02de la concentration habituelle
25:03des indices
25:04pour essayer d'imaginer
25:07que les gains de productivité
25:09vont apparaître
25:10un petit peu
25:10dans tous les secteurs,
25:11auprès de toutes les entreprises
25:12et que ça n'est pas la peine
25:14de se concentrer exclusivement
25:15sur les thématiques
25:17IA et énergétiques
25:18pour essayer de gagner de l'argent.
25:21On aime beaucoup le Japon
25:23et c'est vrai que l'actualité,
25:24pour le moment,
25:25nous donne plutôt raison
25:26d'avoir été exposés
25:27en plus sur le Yen.
25:28Ah oui, bien sûr.
25:29Assez clairement,
25:30pour nous,
25:31il y a un changement important
25:32de ce côté-là.
25:33Et ce qui est intéressant
25:34à observer,
25:35c'est que depuis
25:36les interventions
25:38conjointes
25:40japonaises et américaines
25:41ou a priori
25:42seules des japonais,
25:44qu'il n'y a pas eu
25:45d'impact négatif
25:46sur la perception
25:47des actions japonaises.
25:49On aurait pu se dire
25:49que c'est négatif
25:50pour les exportatrices
25:51japonaises
25:52et absolument pas.
25:53Pour le moment,
25:54le marché japonais
25:55se tient très bien
25:56et en plus,
25:57vous gagnez 4 ou 5%
25:59sur l'effet de vise.
26:00Le Yen qui gagne
26:024% depuis le début du mois,
26:03donc depuis une semaine en fait.
26:04Exactement.
26:06154 contre dollars.
26:08Exactement.
26:08Non, c'est une vraie
26:10contribution positive
26:10dans les allocations
26:11et le dernier point
26:13sur lequel on reste ferme,
26:15c'est de maintenir
26:16une poche de diversification
26:17sur les matières premières,
26:18que ce soit l'indice CRB,
26:20donc l'indice diversifié
26:22des matières premières,
26:23ou une poche spécifique
26:25sur l'or.
26:25On est convaincu
26:26qu'il faut rester
26:27sur ces expositions.
26:29L'or qui se traite
26:30à 4 400 dollars longs
26:31en ce moment à peu près.
26:34Alexandre,
26:34vos commentaires
26:35et puis comment
26:37vous voyez
26:38vos stratégies
26:39d'investissement
26:40chez Russell ?
26:42Dans nos portes
26:42et multiactifs,
26:43on a effectivement
26:44passé l'été
26:44de manière assez investie.
26:47On a été surpondérés
26:48sur les marchés actions,
26:49donc on a profité
26:50finalement
26:50de la bonne tenue
26:51des marchés.
26:52Il y a eu un petit
26:52trou d'air en juillet,
26:53mais qui a été
26:54plutôt l'occasion
26:55pour renforcer
26:56et effectivement
26:57de rester exposés,
26:58considérant qu'il y avait
26:59des forces de rappel
27:00assez fortes
27:00pour que les marchés actions
27:01tiennent,
27:02malgré le contexte
27:03de hausse des taux,
27:04des taux qui sont
27:05au plus haut,
27:05mais des marchés actions
27:06qui baissent récemment,
27:08mais qui restent
27:09sur les niveaux élevés.
27:10On est conscients
27:11que cette période
27:11qui s'ouvre devant nous
27:12les prochaines semaines
27:13peuvent être
27:14source d'incertitude
27:15et qu'il y a
27:16une absence
27:17de catalyseurs positifs
27:17potentiellement
27:18et plutôt des sources
27:19à prise de profit encore.
27:20Donc les taux
27:21qui sont très élevés,
27:22le pétrole qui remonte,
27:24la donne géopolitique
27:25qui vient poindre
27:28le bout de son nez
27:28ou repoindre
27:29le bout de son nez.
27:30Donc on a allégé
27:31un petit peu
27:32nos expositions actions
27:32dans nos portefeuilles
27:34en restant surpondérés.
27:36C'est-à-dire que l'idée,
27:36ce n'est pas de couper le risque
27:38et d'avoir une vision
27:39très prudente,
27:40mais c'est plutôt
27:40de rester constructif,
27:41mais aussi de gérer
27:42avec la volatilité des marchés.
27:43C'est ça notre métier,
27:44d'être gérant multiactif,
27:45donc c'est de tenir compte
27:46finalement des écarts de prix
27:48entre les différentes
27:49classes d'actifs.
27:50Et aussi,
27:51quand on a des taux
27:52à 4,80 sur le disant américain,
27:54ça génère des opportunités
27:55de rendement.
27:55Donc on achète
27:57un petit peu de durations
27:57dans les portefeuilles
27:58aujourd'hui
28:00pour finalement
28:01remettre du stock
28:02d'obligations
28:04sur ces niveaux-là.
28:05Je valide,
28:06on a la même approche
28:08sur la diversification
28:09de matières premières
28:09et gold
28:10qu'on a dans nos portefeuilles.
28:12Ça permet aussi
28:12de passer un bon été
28:13parce que l'or
28:15avait réatteint
28:16les 4,700.
28:16On a rebaissé un petit peu
28:18là en cette rentrée
28:19mais finalement,
28:20on a un or
28:21qui reste sur des niveaux
28:23relativement élevés
28:23et les matières premières
28:25de manière relativement globale,
28:28que ce soit énergétique
28:28ou même agricole,
28:30ont été des facteurs
28:30de soutien
28:31dans nos portefeuilles
28:31multiactifs.
28:32Donc la diversification,
28:34un positionnement
28:35globalement constructif
28:36sur les marchés actions,
28:37de l'achat tactique
28:38de durations
28:39dans les portefeuilles,
28:40ce qui permet effectivement
28:41potentiellement
28:42d'affronter
28:42les semaines qui viennent
28:43de manière très diversifiée
28:45parce qu'effectivement,
28:46la zone de turbulence
28:49n'est pas forcément
28:50totalement éteinte
28:50et les banques centrales
28:52peuvent être amenées
28:53à rajouter un peu d'huile
28:53sur le feu
28:54au cours des prochaines semaines.
28:56Merci beaucoup messieurs.
28:57Alexandre Attal,
28:57directeur de la gestion multiactifs
28:59chez Russell Investments France.
29:01Vincent Lequartier,
29:02gérant senior
29:03et responsable
29:03de la location d'actifs
29:05chez WeSave
29:05et Benoît Vesco,
29:06président de l'Ubac
29:08Asset Management.
29:09Merci à tous les trois
29:09d'avoir été avec nous
29:10et merci à vous
29:12de nous avoir suivis.
29:13On se retrouve demain
29:14à midi et demi
29:15en direct sur BISMART.
29:16Merci.

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