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  • il y a 17 heures
Mercredi 14 octobre 2026, retrouvez Timothée Pubellier (Gérant de portefeuilles obligataires senior, Ostrum Asset Management), Alexandre Taieb (Gérant-analyste, Sycomore AM) et Gustavo Horenstein (Responsable Recherche Macro et Allocation d'Actifs, Dorval AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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Transcription
00:00Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour,
00:12vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:16Vous nous retrouvez en rattrapage en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast
00:24sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition ce soir,
00:29les yeux des investisseurs étaient rivés aujourd'hui
00:32sur la publication de l'inflation américaine pour le mois de septembre.
00:36Une inflation qui ressort légèrement plus forte que prévu.
00:39Elle est en hausse de 3,7% sur un an,
00:43tirée une nouvelle fois par les coûts du logement et la hausse des prix de l'énergie.
00:47Pas de panique fondamentale pour autant.
00:49Si on exclut ce secteur de l'énergie,
00:51l'inflation reste proche des 2,5% dans sa version cœur,
00:55donc c'est-à-dire pas si loin de la cible de la réserve fédérale américaine.
01:00Mais cela suffit pour tendre le marché obligataire.
01:04Les rendements se sont donc tendus cet après-midi.
01:07Je vais y revenir un peu plus en détail dans un instant.
01:09Et puis les actions américaines ont calé.
01:12Le dollar est reparti nettement à la hausse face aux autres devises.
01:17On fait le point sur ce rapport et ses conséquences dans un instant sur ce plateau.
01:21Sachant qu'après ce rapport,
01:23les attentes d'une hausse des taux de la réserve fédérale dès le 28 octobre,
01:27qui n'était plus pricée qu'à 20% avant cette publication,
01:31sont repassées à plus de 50%.
01:34Les investisseurs tablent donc désormais sur une hausse des taux au mois d'octobre.
01:40Après la publication, on le disait,
01:42les taux obligataires ont grimpé d'une dizaine de points de base,
01:45repassant au-dessus de leur pic de vendredi,
01:48sans toutefois atteindre le sommet du 8 octobre dernier.
01:51Cette tension est tirée par les taux réels.
01:54Le marché ajuste donc le niveau à venir des taux de la Fed
01:57plutôt qu'il ne craint un dérapage incontrôlé de l'inflation.
02:01Ainsi, le rendement américain à 10 ans repasse autour de 5,30%.
02:06Après la publication, le tourne-temps à 5,60%.
02:10En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,50%.
02:14Et le rendement français de même échéance,
02:16qu'on surveille beaucoup depuis quelques temps
02:18à cause du risque politique et budgétaire du pays,
02:21repasse autour de 4,90%.
02:24Le spread franco-allemand reste de son côté assez stable,
02:27autour de 140 points de base.
02:30Côté actions, en France, le CAC 40 progresse légèrement,
02:33évolue autour de 7,900 points.
02:35Et aux Etats-Unis, le Nasdaq cède environ 1%
02:38à les premiers échanges, par exemple,
02:39pendant que le Dow Jones restait autour de l'équilibre.
02:43En parallèle, je le disais tout à l'heure,
02:45le dollar a bondi de plus de 0,5%,
02:49ramenant l'euro-dollar à 1,11% environ.
02:52La séance était également rythmée par les résultats d'entreprises.
02:56Hier, les premières banques américaines ont livré leurs comptes.
03:00Aujourd'hui, c'est la suite avec Bank of America
03:02qui décroche de près de 10%,
03:04plombé par des revenus de trading décevants
03:07et surtout par une amende massive de 1,2 milliard de dollars
03:10pour manquement aux règles anti-blanchiment.
03:13Morgan Stanley, de son côté,
03:15surpasse les attentes au troisième trimestre
03:16porté par la très bonne performance de ses activités
03:19sur les marchés actions.
03:21Le titre cède tout de même 4%
03:23et BlackRock réalise un trimestre record
03:26avec 15 500 milliards de dollars d'encours
03:30et un bénéfice net en hausse de 25% au troisième trimestre.
03:34Le titre progresse de 2%.
03:36On reviendra sur ces résultats peut-être sur le plateau
03:40en fin d'émission.
03:41Enfin, en Europe, ASML progresse de 2%.
03:44Le groupe néerlandais est débordé
03:46par le boom de l'intelligence artificielle
03:47et rehausse ses prévisions,
03:49mais prévient qu'il ne pourra pas satisfaire la demande
03:52avant 2028.
03:54Les clients sont donc au rendez-vous.
03:55Les géants du secteur poussent déjà
03:57pour réserver leurs équipements
03:59jusqu'en 2030,
04:01portant donc le titre en hausse aujourd'hui.
04:133 invités avec nous chaque soir
04:15pour décrypter les mouvements de la planète marché.
04:17Gustavo Orenstein, responsable de la recherche macro
04:20et allocation d'actifs
04:21chez Dorval AM.
04:23Bonsoir Gustavo.
04:23Bonsoir.
04:24Timothée Pubelier, vous êtes responsable
04:25Expertise Euroaggregate
04:27chez Ostrom Asset Management.
04:29Bonsoir Timothée.
04:30Bonsoir.
04:30Et Alexandre Tailleb, gérant, analyste
04:33chez Sycomore AM.
04:34Bonsoir Alexandre.
04:35Bonsoir Pauline.
04:36Gustavo, commençons avec ce rapport
04:38sur l'inflation américaine.
04:39Un rapport, je le disais en intro,
04:42légèrement supérieur aux attentes.
04:433,7% de hausse sur un an
04:46en version globale.
04:50Est-ce une surprise ?
04:51Si oui, d'où vient cette surprise ?
04:53Sachant que l'énergie est en hausse
04:55de 5% sur le mois,
04:56de plus 20% sur un an
04:59et contribue pour 1,5 point
05:02au chiffre global.
05:03Or énergie, je le disais,
05:04l'inflation reste à 2,5%
05:07assez proche de la cible
05:09de la réserve fédérale.
05:11Oui, effectivement.
05:12Alors, on pourrait bien sûr,
05:13et ça serait toute une litanie de chiffres
05:15si on commençait à enlever des morceaux
05:16et en rajouter,
05:17regarder quel pourcentage
05:19est au-dessus de 3, en dessous de 3.
05:20Bon, à la fin,
05:22le point important,
05:22vous l'avez dit,
05:23c'est que dans le fond,
05:24à la fin,
05:25on n'est pas extrêmement loin
05:26de la cible de la Fed.
05:29Peut-être que la Fed
05:30ne peut pas s'en contenter
05:31de ce niveau d'inflation,
05:32mais en tout cas,
05:32il n'est pas évident d'imaginer
05:34qu'elle a vraiment besoin
05:35de créer un énorme ralentissement économique
05:37ou une récession
05:38pour ramener l'inflation
05:39de son niveau actuel,
05:40certes au-dessus de la cible,
05:41à 2%.
05:42On ne peut pas dire
05:43que la politique monétaire,
05:44ce soit un outil
05:44de haute précision.
05:46Donc, pour aller du point
05:47où on est à 2%,
05:49la seule chose
05:50que peut faire la Fed,
05:50si c'est elle
05:51qui doit faire ce mouvement,
05:52c'est de créer
05:53un très gros ralentissement économique.
05:54D'accord.
05:55Donc, ça semble difficile
05:56de justifier.
05:57Donc, à la fin,
05:58le fait que l'inflation
05:59ne soit pas très éloignée,
06:00on reste toujours
06:01dans ce même environnement.
06:02La Fed doit répondre,
06:03elle ne peut pas ne rien faire.
06:04Donc, elle va effectivement
06:07poursuivre probablement
06:07les mouvements
06:08de taux d'intérêt.
06:09Une partie est déjà,
06:10d'ailleurs, largement intégrée.
06:12Mais ce qu'on a du mal
06:13à imaginer,
06:14c'est un mouvement
06:14extrêmement long
06:17de hausses et taux
06:17dont le but serait
06:19vraiment de ralentir
06:20fortement l'économie.
06:22D'autant plus que là,
06:22on a les chiffres d'inflation,
06:23mais du côté
06:24du marché du travail,
06:25l'autre partie
06:26du mandat de la Fed,
06:27on n'a pas un marché
06:28du travail américain
06:28qui est, on va dire,
06:30inflationniste
06:30ou très déstabilisé.
06:31Il s'est redressé
06:32un petit peu,
06:33les chiffres sont
06:33tout à fait corrects,
06:34le chômage est relativement bas,
06:36mais ce n'est pas
06:37un marché du travail
06:38qui est en surchauffe
06:39ou les salaires accélèrent
06:40ou des choses comme ça.
06:41Donc ce mélange
06:42donne l'impression
06:43que la Fed doit
06:44effectivement resserrer,
06:45mais que ça,
06:46c'est déjà largement
06:47anticipé aujourd'hui
06:48et donc effectivement,
06:49il y a quelques conséquences
06:50dont on va discuter
06:51sur le marché obligataire.
06:52Oui, c'est sûr,
06:52Christopher,
06:54non pardon,
06:54Kevin Warch,
06:55n'importe quoi,
06:55avait remis
06:56l'inflation au centre,
06:58mais le mandat
06:58de la Réserve fédérale
06:59est bicéphale
07:00avec cette double
07:02l'emploi
07:03et l'inflation,
07:04donc elle doit regarder
07:05les deux
07:05pour ajuster
07:07sa politique monétaire.
07:09Timothée,
07:10vos commentaires,
07:11est-ce qu'on craint
07:12une inflation
07:13qui s'installe
07:14durablement
07:15aux Etats-Unis
07:15et puis peut-être
07:17un mot des prix du pétrole
07:18qui reste au-dessus
07:19de ce seuil
07:19de 100 dollars
07:20depuis des semaines
07:22maintenant ?
07:23Alors,
07:23pour une inflation durable,
07:25il faudrait qu'on ait
07:25des effets de second tour.
07:26Pour l'instant,
07:27on ne les voit pas vraiment
07:27avec un corps à 2,6%,
07:29c'est vrai que c'est
07:29plutôt rassurant
07:30pour l'instant,
07:31mais 3,7%
07:32sur le headline,
07:34ça pourrait causer problème
07:35si ça venait
07:36à rester plus longtemps.
07:37Donc,
07:37pour savoir si ça venait
07:38à rester plus longtemps,
07:39je me suis intéressé
07:39cette semaine
07:40au flux de pétrole
07:42dans le détroit d'Hormuz.
07:43Et la façon intéressante
07:44de les regarder,
07:45c'est d'un côté
07:45ce qui se passe en Iran
07:46et d'un côté
07:47les Etats-Unis
07:47et ses alliés.
07:49La consommation mondiale
07:51de barils par jour,
07:52c'est 100 millions.
07:52Le détroit d'Hormuz,
07:53c'était 20 millions
07:54au début de l'année.
07:55Donc,
07:55on parle de 20%
07:56quand même
07:56du pétrole mondial.
07:58l'Iran exportait
07:59au début de l'année
08:002,5 millions
08:01de barils par jour.
08:02Aujourd'hui,
08:03depuis le mois de juillet
08:04avec le blocus américain,
08:05ils sont tombés à zéro.
08:06Donc,
08:06ça va faire zéro
08:07baril par jour
08:07sur tout le mois de septembre
08:09et pareil pour le mois d'octobre.
08:11Donc,
08:11à 2,5 millions par jour,
08:13à 100 dollars le baril,
08:14on pouvait se dire
08:14qu'ils avaient
08:15entre 250 millions
08:17de rentrées
08:18et de cash.
08:18Ça,
08:19c'est un cash
08:21qui n'existe plus
08:22parce que
08:22beaucoup de gens disent
08:23oui,
08:23mais ils ont l'habitude
08:24de vivre sous embargo.
08:25donc la situation
08:26pourrait rester longtemps.
08:28Cet embargo,
08:28il dure depuis longtemps.
08:29Ça a commencé
08:30dans les années 50.
08:31Ensuite,
08:31on a eu Reagan et Carter
08:32dans les années 80,
08:33Clinton dans les années 90,
08:35l'Union européenne
08:36dans les années 2010.
08:38Mais pendant tous
08:39ces embargos,
08:3990% du pétrole
08:40était vendu à la Chine
08:41et 10% restant à l'Inde.
08:43Donc,
08:43en fait,
08:44ça ne leur a jamais fait
08:44ni chaud ni froid
08:45cet embargo.
08:46Ils ont toujours eu
08:46leur rentrée de cash
08:47grâce à ça.
08:48Aujourd'hui,
08:48ils sont à zéro.
08:49Et à l'inverse,
08:51si on regarde
08:51les États-Unis
08:51et ses alliés,
08:53on est revenu
08:54au flux
08:55de pétrole
08:55pré-guerre.
08:57Donc,
08:57le niveau de baril
08:58qui passe
08:59par le détroit d'Hormuz,
09:00c'est comme avant ?
09:01Sur le brut.
09:02Sur le brut,
09:03c'est comme avant.
09:04Donc,
09:04là,
09:04la question que je me suis posée,
09:05c'est pourquoi
09:06le prix du pétrole
09:06ne s'écroule pas
09:07si on est revenu
09:08à des niveaux
09:09comme avant ?
09:10pourquoi ?
09:10En fait,
09:10déjà,
09:11il y a cinq facteurs.
09:12Il y a la peur.
09:12Pour l'instant,
09:13ça circule comme avant.
09:14Mais si la situation
09:15venait à se détériorer,
09:16peut-être que ce ne sera pas le cas.
09:17Donc,
09:17les gens ont peur
09:18et demandent un premium.
09:19Ensuite,
09:20il y a les coûts de transit.
09:21Avant,
09:21au début de l'année,
09:22pour envoyer un super tanker
09:24des US vers la Chine,
09:25c'était 7 millions de dollars.
09:27Aujourd'hui,
09:27c'est 70 millions de dollars.
09:29Donc,
09:29sur un super tanker,
09:30il y a 2 millions de barils
09:31qui peuvent transporter
09:32chacun 159 litres de pétrole.
09:33Donc,
09:34c'est lissé,
09:34mais ça peut faire quand même
09:3530 dollars d'augmentation
09:36par baril.
09:38Ensuite,
09:38il y a les coûts de hedging.
09:40Les gens ont peur
09:40de l'inflation.
09:41Donc,
09:41une bonne idée,
09:42c'est d'acheter des futurs
09:43sur le pétrole.
09:44Comme ça,
09:45si le pétrole monte,
09:45on est protégé.
09:46Et ça,
09:47ça vient augmenter la demande
09:48et ça vient pousser
09:49le prix du pétrole
09:50à la hausse.
09:51Ensuite,
09:52il y a les produits raffinés
09:53qui, eux,
09:53ne passent plus
09:54dans le détroit d'Hormouth.
09:55C'est pour ça
09:55que j'ai insisté
09:55sur le brut
09:56parce que les produits raffinés
09:58comme le diesel
09:58où Donald Trump
09:59insiste dessus,
10:00ça ne passe presque plus du tout.
10:02On était à 4 millions
10:02de barils jour
10:03au début de l'année.
10:04Maintenant,
10:04on est en dessous
10:05des 500 000 barils jour.
10:06Donc,
10:07là-dessus,
10:07il y a un vrai problème.
10:10Et enfin,
10:10les stocks qui sont au plus bas.
10:12Tout le monde essaye
10:12de reconstituer ses stocks
10:13en ce moment
10:13et donc ça augmente la demande.
10:15Donc,
10:15on a vraiment deux forces
10:16qui s'équilibrent
10:18où d'un côté,
10:19les flux sont revenus
10:20mais de l'autre,
10:21il y a ces cinq facteurs
10:22qui viennent peser.
10:22Oui,
10:22et qui font que du coup,
10:24le prix du pétrole
10:24reste au-dessus
10:25de ce seuil de 100 dollars
10:27et qui alimente
10:28les pressions inflationnistes
10:30sur justement
10:31les chiffres
10:32qu'on a vus
10:33cet après-midi.
10:35Alexandre,
10:36vos commentaires.
10:36Déjà,
10:37pas mal de choses
10:37viennent d'être dites
10:38sur ce rapport
10:40sur l'emploi.
10:41Peut-être un mot
10:42de la réserve fédérale américaine.
10:44Je vous disais en intro
10:45de 20%.
10:46On passe à 50% de chance
10:48d'une hausse des taux
10:48le 28 octobre.
10:50Juste avant les mid-terms,
10:52une hausse des taux
10:53dès octobre,
10:54peut-être une hausse
10:55aussi en décembre.
10:57Qu'est-ce qu'on peut attendre
10:58de cette réunion
10:59de la réserve fédérale
11:00et puis qu'est-ce que
11:01vous avez regardé
11:01de ce rapport
11:02sur l'emploi ?
11:03Sur la Fed,
11:05je pense qu'on peut
11:06féliciter Kevin Warche
11:08même avant la réunion.
11:09Il a complètement
11:11fait gagner la Fed
11:12en crédibilité.
11:13Complètement.
11:13Si bien que le marché
11:14maintenant a
11:16entre guillemets
11:17peur du moindre
11:18mouvement
11:19dès qu'il y a
11:19un chiffre qui sort.
11:20Donc là,
11:20l'inflation zéro 1 au-dessus
11:21tout de suite.
11:22Les anticipations s'ajustent
11:23sachant que le marché
11:25préissait déjà
11:26quand même
11:26de nombreuses hausses
11:27de taux
11:27juste avant
11:29sur l'année
11:30qui arrive.
11:32Donc 3 à 4
11:33hausses de taux
11:34pour la Fed,
11:35le marché déroule
11:36un peu le tapis rouge
11:36à Warche.
11:37Ce qui fait que
11:38c'est plutôt...
11:39J'essaye de mettre
11:40une note positive
11:41à tout ça.
11:44En fait,
11:45Kevin Warche
11:46ne peut que surprendre
11:47le marché
11:48de façon accommodante
11:49aujourd'hui.
11:50D'accord.
11:52soit en temporisant,
11:53en ne faisant pas
11:54sa hausse de taux
11:55lors de la prochaine réunion
11:57ou au contraire
11:58en s'arrêtant
11:59purement et simplement
11:59parce que ça a été dit.
12:01Il y a plusieurs mandats
12:03à la Fed.
12:04Il y a l'inflation.
12:04Il a tout de suite
12:05tapé très fort
12:05sur l'inflation.
12:06Oui, à Jackson Hole.
12:07Mais il regarde
12:08la croissance aussi
12:08et ça a été très bien dit.
12:10L'économie américaine
12:11est résiliente
12:11mais elle n'est pas
12:12non plus booming.
12:13Elle n'est pas en surchauffe.
12:14On a 4,20
12:15de taux de chômage.
12:16On a une croissance
12:18qui devrait être
12:20qui devrait atterrir
12:20autour de 2,5
12:22cette année.
12:23Donc il n'y a pas
12:24d'urgence
12:25en fait
12:26à arrêter
12:27cette marche en avant
12:28de l'économie américaine.
12:29Maintenant
12:30sur l'inflation
12:32il faut regarder
12:33aussi ce qu'il y a
12:34à l'intérieur.
12:35Cette inflation
12:36est aussi un témoignage
12:37de la bonne tenue
12:38de l'économie américaine.
12:39La demande de consommation
12:41on attend
12:42qu'elle faiblisse
12:42parce qu'on parle
12:43de la reprise en cas
12:43donc avec les 10%
12:44les plus riches
12:45qui tiennent
12:45la reprise de la consommation
12:46depuis un certain nombre
12:47de mois maintenant
12:48ça tient.
12:50Quand on regarde
12:51les résultats des banques
12:52on voit que les dépenses
12:53avec les cartes de crédit
12:54les cartes de débit
12:55sont en augmentation
12:58cette année
12:59d'une dizaine de pourcents.
13:01Donc
13:01globalement
13:02ça va.
13:04L'immobilier
13:05est un gros pan
13:06de l'inflation américaine
13:07je parle de l'inflation
13:09nominale
13:09la demande tient bien
13:10malgré des taux élevés.
13:12Donc Warch
13:13il a un peu les mains libres
13:15et il ne risque
13:16pas à mon avis
13:17de surprendre le marché
13:19enfin vraiment
13:20un gros drawdown
13:21de marché
13:22suite à un mouvement
13:23de la Fed.
13:25Et sur les taux
13:25de façon plus générale
13:27et je m'arrêterai là
13:28finalement
13:29les niveaux de taux
13:30oui sont importants
13:31on les regarde
13:32ça peut même être intéressant
13:33aujourd'hui
13:34sur la partie courte
13:35en tout cas
13:35c'est quelque chose
13:36qu'on regarde
13:36mais finalement
13:37ce qui va faire
13:38bouger le marché
13:39action très fort
13:42là-dessus
13:43ce n'est pas tellement
13:44le niveau
13:44c'est la vitesse
13:45c'est ce que j'allais dire
13:46c'est que les taux
13:47ont monté vite
13:48et fort
13:49le 10 ans américain
13:50à 5,30
13:51c'est arrivé en quelques jours
13:52seulement par exemple
13:53mais beaucoup moins vite
13:54que 2022
13:552022
13:55vous entrez dans un cycle
13:57de taux un peu dogmatique
13:58de toutes les banques centrales
13:59alors là on a l'impression
14:00que c'est le cas
14:01mais elles temporisent
14:01beaucoup plus
14:02d'accord
14:02on a fait finalement
14:03qu'une seule hausse de taux
14:04que ce soit la BCE
14:05ou la Fed
14:06donc quand on regarde
14:07l'évolution
14:08sur les taux longs
14:10la montée
14:10oui elle est quand même
14:11rapide
14:12mais elle est progressive
14:13donc l'impact
14:14sur le marché action
14:15est quand même
14:16bien moindre
14:16qu'en 2022
14:18on n'est pas
14:19en tout cas
14:20à mon avis
14:21on n'est pas
14:21dans ce cadre là
14:24et puis
14:25Warch n'a pas
14:25le dogmatisme
14:26de la BCE
14:27c'est à dire
14:27qu'à un moment donné
14:28il se rend compte aussi
14:30qu'il y a une partie
14:31de l'inflation
14:31qui ne peut pas gérer
14:33si l'inflation européenne
14:35est due
14:35en grande partie
14:36aux matières premières
14:37Christine Lagarde
14:38continue d'envoyer
14:40des messages alarmistes
14:40sur l'inflation
14:41et intervient
14:42parce que c'est son seul mandat
14:44malheureusement
14:44je ne suis pas sûr
14:45que c'est à coup de 25 points
14:46de base
14:46sur les taux directeurs
14:47qu'elle va maîtriser
14:49l'inflation
14:49du pétrole
14:50du gaz
14:51demain
14:51des matières premières agricoles
14:52suite à le ninho
14:53etc
14:55donc oui
14:56je suis plutôt
14:59agréablement surpris
14:59de la réaction de marché
15:00et de ce qu'a créé
15:02Kevin Warch
15:03vis-à-vis des anticipations
15:04Bon revenons sur ces taux
15:07mais peut-être un peu plus
15:07au global
15:08Gustavo
15:09les taux montent
15:10dans différents pays
15:11même au Japon
15:12un peu partout dans le monde
15:13c'est une tendance
15:15assez globale
15:16et il y a un pays
15:17le nôtre
15:17la France
15:19pour lequel
15:20les taux montent
15:20mais pour des raisons
15:21un petit peu différentes
15:22c'est des raisons
15:22vraiment politiques
15:23des incertitudes
15:25budgétaires en France
15:26le rendement français
15:27à 10 ans
15:28évolue à 4,90%
15:30au moment où on parle
15:31il a même dépassé
15:32ce seuil
15:33et s'est envolé
15:34de 13 points de base
15:35quand même dans l'après-midi
15:36il est assez volatil
15:38finalement ce rendement français
15:39à 10 ans
15:40et le spread
15:41avec l'Allemagne
15:43l'écart des taux
15:44s'établit
15:45à 140 points de base
15:46assez stables
15:46depuis plusieurs jours
15:47après quand même
15:48avoir touché
15:49quasiment 160
15:50en fin de semaine dernière
15:52est-ce que
15:53c'est une situation
15:54qui inquiète
15:55le marché
15:56et est-ce que
15:57cette situation
15:58doit inquiéter également
15:59la banque centrale européenne
16:00selon vous ?
16:01Alors le mouvement
16:03de hausse des taux
16:03il est effectivement
16:04en général
16:06dans tous les pays
16:07au minimum
16:07les pays industrialisés
16:08certains de pays émergents
16:10mais certains d'entre eux
16:10vont dans l'autre sens
16:11la banque du Brésil
16:12c'est tout
16:13enfin globalement
16:14dans le monde industrialisé
16:15il y a une hausse
16:16des taux générale
16:17et donc la France
16:19subit en partie
16:19la même chose
16:20le problème
16:21c'est que
16:22cette hausse des taux
16:23a des effets
16:23plus ou moins délétères
16:24selon les situations
16:25des différentes économies
16:26et surtout
16:27des finances publiques
16:28et le cas français
16:29il y a cette hausse des taux
16:31mais qui vient
16:31sur des finances publiques
16:34qui sont fragilisées
16:35et sur une incertitude politique
16:37importante
16:38à quelques mois
16:39de l'élection présidentielle
16:40l'année prochaine
16:41donc c'est ça
16:42qui fait que
16:43la hausse des taux
16:44générale
16:44que tout le monde subit
16:45dont une partie
16:46d'ailleurs
16:46est tout à fait positive
16:47elle vient de la résilience
16:48elle-même
16:48dont on a déjà parlé
16:49cette résilience économique
16:51justifie en partie
16:52des taux plus élevés
16:53c'est à dire
16:53que ce sont les taux réels
16:54qui montent
16:55plus que les compensations
16:57pour l'inflation
16:57donc c'est bien un message
16:58quelque part
16:59sur la résilience
17:00de l'économie
17:00simplement
17:01quand on est un peu plus fragile
17:03on subit la hausse
17:04de tout le monde
17:04mais sans avoir
17:06de quoi
17:07le côté positif
17:09on a la hausse des taux
17:10sans avoir la croissance
17:11qui la justifie
17:12et c'est ça
17:13qui explique en partie
17:13les difficultés
17:16françaises
17:16et donc le spread
17:17effectivement
17:17exprime ça
17:18après il faut voir
17:20quelque chose
17:20c'est que
17:21même si on est très négatif
17:22sur les finances publiques
17:23françaises
17:25aujourd'hui
17:26les niveaux des spreads
17:26on a du mal à les justifier
17:28uniquement sur les fondamentaux
17:29de la qualité
17:31des globales
17:32des finances publiques françaises
17:33je ne dis pas
17:33qu'elles sont bonnes
17:34ce n'est pas le cas
17:35peut-être que la France
17:36ne mérite pas
17:37sa note actuelle
17:38par les principales agences
17:39d'ailleurs
17:40probablement
17:40sera encore dégradée
17:41dans les prochains mois
17:43mais même avec une dégradation
17:44raisonnable
17:44on reste quand même
17:46avec des spreads
17:47vraiment très élevés
17:48donc il y a
17:49dans le cas français
17:50beaucoup de choses
17:51liées
17:52effectivement
17:53à l'incertitude
17:54et tout un tas
17:54de primes de risque
17:55mais également
17:56quelque chose
17:57qui est lié
17:58au statut particulier
17:59des OAT
18:00qui était
18:01hors dehors
18:03de l'Allemagne
18:03le seul
18:06marché obligataire
18:07européen
18:07qui était vraiment
18:08massivement
18:08dans les réserves
18:09de change
18:09de toutes les autres
18:10banques centrales
18:11le Japon par exemple
18:12donc quand le Japon
18:13a des réserves de change
18:14en euros
18:15c'est placé essentiellement
18:16en boune d'allemand
18:17et en OAT
18:18ce n'était pas du tout
18:19l'usage
18:20du BTP
18:21ou des taux espagnols
18:22donc l'OAT avait
18:23ce statut-là
18:25et comme on dit souvent
18:26en bourse
18:26plus on est haut
18:27plus on tombe de haut
18:29ce mouvement
18:29je pense provoque aussi
18:30des flux vendeurs
18:32un peu exagérés
18:33et probablement
18:34que les spreads
18:35sont aujourd'hui
18:36vraiment très très très larges
18:37après évidemment
18:39les gérants
18:40que nous sommes
18:40regardent le rendement
18:42le rendement donne envie
18:43mais on regarde aussi
18:43la volatilité
18:44et elle donne moins envie
18:45et ça
18:46c'est ce qui fait
18:48que tout le monde
18:48ne se précipite pas
18:49forcément
18:49pour acheter
18:51massivement
18:51des taux français
18:52c'est compliqué
18:53d'arbitrer
18:53dans ce contexte
18:54au final
18:54ça qu'on ne regarde pas
18:56en tout cas
18:56si vous l'achetez
18:58si vous achetez
18:59une obligation
18:59et vous l'apportez
19:00à son échéance
19:01sans regarder
19:02la volatilité intermédiaire
19:03ce n'est pas un problème
19:04mais aujourd'hui
19:05il y a beaucoup de
19:06beaucoup de gérants
19:07qui achètent ça
19:07des fonds d'investissement
19:08et eux
19:09ils ont des valeurs
19:10liquidatives quotidiennes
19:11et la volatilité
19:11c'est quelque chose
19:12qu'ils regardent
19:13et donc
19:14ce type
19:15d'acheteurs
19:17sont beaucoup plus sensibles
19:18à la volatilité
19:19ce qui fait
19:20c'est qu'ils n'aident pas
19:22les taux français à se calmer
19:23ce qui crée
19:24cette volatilité
19:25même si
19:26honnêtement
19:26à ce niveau de spread
19:27dans une perspective
19:28vraiment fondamentale
19:30on aurait plutôt envie
19:31d'acheter
19:32des taux français
19:33donc c'est ce problème
19:34de volatilité
19:35je pense
19:35et de tension
19:37qui fait que
19:38ça reste
19:39un marché
19:40difficile
19:40la banque centrale européenne
19:42le regarde
19:43attentivement
19:43c'est clair
19:44mais tant qu'il n'y a pas
19:46d'effet de contagion
19:47trop violent
19:47alors il y en a eu
19:48la semaine dernière
19:48effectivement
19:49il y a eu un moment
19:49puis bon
19:50ça s'est un peu calmé
19:51aujourd'hui
19:52tant que ça reste
19:53comme ça
19:53je pense que la banque centrale européenne
19:55va surtout éviter
19:55de rentrer là-dedans
19:57et d'aller
19:59participer
19:59au bruit politique
20:00oui bien sûr
20:00il faut qu'elle
20:03constate un effet
20:04de contagion
20:04à plusieurs pays
20:05de la zone euro
20:06pour intervenir
20:07avec les outils
20:08dont elle dispose
20:10Timothée
20:10vos commentaires
20:11moi
20:12je me pose
20:13quand même
20:14cette question
20:14justement
20:14sur la contagion
20:15on a vu
20:16la semaine dernière
20:17l'euro
20:18qui a baissé
20:19de 1%
20:20par rapport
20:21au dollar
20:21qui se traitait
20:23sur ses plus bas niveaux
20:24depuis mai 2025
20:25là on aurait pu se poser
20:27la question
20:27justement
20:28d'un possible effet
20:29de contagion
20:30à d'autres pays
20:30sachant que
20:31on n'est pas
20:32le seul pays d'Europe
20:33qui va avoir
20:35des élections
20:35on a l'Italie à venir
20:36on a les élections
20:38espagnoles
20:39anticipées
20:40le 29 novembre
20:40et évidemment
20:41ce qui se passe
20:42en Allemagne
20:42avec la poussée
20:43de l'AFD
20:46si on reste
20:46sur la France
20:47clairement
20:48la situation
20:48elle est compliquée
20:49parce que
20:49le ratio
20:50de dette sur PIB
20:50il est à 117%
20:52on va avoir
20:53une croissance
20:53autour de 0,5%
20:54et un déficit
20:55bien en dessous
20:56de 5%
20:58donc cette situation
20:58elle fait peur
20:59ce que je trouve
21:00le plus inquiétant
21:00c'est structurellement
21:01en fait
21:02la charge de la dette
21:03la charge de la dette
21:04en 2025
21:05c'était
21:0566 milliards d'euros
21:07en 2026
21:08on prévoit
21:0980 milliards d'euros
21:10et en 2027
21:11ça pourrait être
21:1291 milliards d'euros
21:1391 milliards d'euros
21:14c'est 2,9%
21:15du PIB français
21:16déjà
21:17la cible des 3%
21:18de l'Union Européenne
21:19c'est déjà mort
21:21juste en payant
21:21la charge de notre dette
21:22sans avoir commencé
21:23à équilibrer
21:25des budgets
21:25pour comparer
21:2680 milliards d'euros
21:28en 2026
21:28de charge de la dette
21:29le budget total
21:30de l'éducation nationale
21:31c'est 60 milliards d'euros
21:32la défense
21:3347 milliards d'euros
21:34la justice
21:3512 milliards d'euros
21:36donc
21:37ça c'est vraiment
21:38inquiétant
21:39quand le budget
21:40il a été fait
21:40le budget 2026
21:41l'OAT 10 ans
21:42elle était à 3,8%
21:43aujourd'hui
21:45on va taper
21:46des cas de 92
21:47donc rien que ça
21:48ça va ajouter
21:497 milliards
21:50de pertes
21:51par rapport
21:52au budget
21:52qui était prévu
21:53si on regarde
21:55la maturité moyenne
21:56de la dette française
21:56et ça c'est hyper intéressant
21:58c'est à 8,2
21:59années
22:00donc on prend
22:00tout le stock
22:01de dette française
22:02qui a déjà été émis
22:02et la maturité moyenne
22:04c'est de 8,2 années
22:05tous les ans
22:06on va remplacer
22:0610% de cette dette
22:07parce qu'elle arrive
22:08à maturité
22:08il va falloir la remplacer
22:09par de la nouvelle dette
22:10donc parfois
22:11on va remplacer
22:12la dette qui a été émise
22:13à des taux proches de 0
22:14pour la remplacer
22:15par du 4,92
22:17donc ça
22:18mécaniquement
22:18tous les ans
22:19ça pourrait à peu près
22:20c'est pas des calculs
22:21faciles à faire
22:22mais 0,40%
22:24de déficit en plus
22:25par an
22:25mécaniquement
22:26avant d'avoir commencé
22:27et en plus
22:29de la charge de la dette
22:29c'est en plus
22:31donc ça
22:31c'est des forces contraires
22:32contre lesquelles
22:33il va falloir se battre
22:34toutes les économies
22:35qu'on va faire
22:35il va falloir les mettre
22:36en face de cette hausse de taux
22:38qui vient taper assez fort
22:39sur la dette française
22:41d'accord
22:41ensuite
22:42si on compare
22:43à nos voisins
22:43l'Italie
22:44eux ils sont
22:46ils ont une dette sur PIB
22:47qui est vraiment pire
22:47que la nôtre
22:48c'est 139%
22:49mais leur trajectoire
22:50est bien meilleure
22:52d'accord
22:52et leur croissance
22:54leur croissance
22:54est un peu meilleure
22:55c'est pas leur force
22:56mais
22:58ils ont de la croissance
22:59ils ont un déficit
23:00qui est moindre
23:01ils sont passés
23:02quasiment sous la cible
23:03des 3%
23:03de l'Union Européenne
23:04donc ils ont une trajectoire
23:05qui est bien meilleure
23:06ils vont stagner
23:07pendant un ou deux ans
23:07mais passé ça
23:08ils ont leur stock
23:09de la dette
23:09qui va baisser
23:10en Espagne
23:11on a une croissance
23:12qui peut être au-dessus
23:13de 2,5%
23:14donc là c'est excellent
23:15et eux ils ont l'effet inverse
23:16leur croissance
23:17elle est tellement forte
23:18ils surperforment tellement
23:19au niveau de la croissance
23:19que leur dette sur PIB
23:21va mécaniquement baisser
23:22année après année
23:23il faut rappeler
23:24que le gouvernement
23:24Saint-Pchex
23:25ils n'ont pas réussi
23:25à voter un budget
23:26depuis 2023
23:27donc leur gouvernement
23:28il est complètement bloqué
23:29mais à l'inverse de nous
23:30leur croissance
23:31elle est tellement forte
23:32que mécaniquement
23:33leur dette sur PIB
23:33ne fait que baisser
23:34et là c'est hyper symbolique
23:36mais ils sont passés
23:36sous les 100%
23:39et donc ça s'améliore
23:42assez franchement là-bas
23:43pour finir sur l'Italie
23:45donc ils ont leurs problèmes
23:47mais niveau politique
23:49Mélanie vient de réussir
23:50à passer une réforme
23:51du vote parlementaire
23:53donc maintenant
23:54à chaque fois
23:55qu'un parti
23:56et ses alliés
23:57arriveront à avoir
23:58plus de 42%
23:59des voix au Parlement
23:59ils auront un bonus
24:01de voix
24:01pour avoir une majorité
24:02donc même s'ils n'ont pas
24:03la majorité absolue
24:03au niveau des voix
24:05ils vont pouvoir diriger
24:06donc ça ça va faire
24:07de la stabilité politique
24:08ça va leur permettre
24:09de diriger
24:11de faire des choses
24:11et donc on voit
24:13en comparaison
24:14que les autres avancent
24:15et que nous
24:16on a un problème
24:16Oui
24:17c'est sûr
24:18on continuera évidemment
24:19à surveiller
24:20cette situation française
24:22qui risque d'ailleurs
24:23de durer
24:24puisque l'élection présidentielle
24:25ne sera que dans quelques mois
24:27d'ici là
24:27il peut se passer
24:28beaucoup de choses
24:28et ensuite
24:29il y aura certainement
24:30des élections législatives
24:32et là pareil
24:33il faudra qu'on ait
24:33une majorité
24:34à l'Assemblée nationale
24:36Alexandre
24:36si vous avez
24:37des commentaires
24:38sur ce qui a été dit
24:39sur la France
24:41sur l'Europe
24:41et puis
24:43sinon il nous reste
24:443 minutes 30
24:45donc peut-être
24:45parler des résultats
24:46des secteurs
24:47que vous surveillez
24:49là sur cette saison
24:50de résultats
24:51Sur la France
24:52je vais être très bref
24:52parce qu'il y a
24:53beaucoup de choses
24:53qui ont été dites
24:54avec lesquelles
24:54je suis en total accord
24:57c'est effectivement
24:58pas le niveau
24:59de dette sur PIB
24:59mais la trajectoire
25:00qui est préoccupante
25:02la conjonction
25:03trajectoire préoccupante
25:04instabilité politique
25:07faible croissance
25:08il n'y a que chez nous
25:09qu'on la trouve
25:09youpi
25:12donc oui oui
25:13on a quand même un sujet
25:15maintenant juste pour rappel
25:18la première vocation
25:19de la dette d'un État
25:20c'est pas de la rembourser
25:22d'accord
25:22on la refinance
25:24donc en fait
25:25c'est toutes les inquiétudes
25:26qu'on a évoquées
25:27qui peuvent
25:28à un moment donné
25:29amener le risque
25:30que la France
25:31ne puisse pas se refinancer
25:32et donc
25:33pas rembourser
25:35et donc là
25:36on aura un grave problème
25:38maintenant
25:38derrière
25:39c'est le flou total
25:40parce que la France
25:41n'est pas la Grèce
25:42et je pense que
25:42pour les mécanismes
25:44européens de stabilité
25:45pour le FESF
25:47pour la BCE
25:48ce sera plus difficile
25:49plus délicat
25:50d'intervenir
25:51et encore plus
25:52si la situation
25:53ne concerne que la France
25:54c'est qu'il n'y a pas
25:54de contagion
25:55aux autres partenaires
25:56européens
25:57donc
25:59j'ai presque envie de dire
26:00il faudra relancer
26:01la croissance
26:02c'est peut-être là
26:02que le bas blesse
26:04le plus
26:06ça c'était pour la France
26:07sur les résultats
26:09pour l'instant
26:09ce qu'on observe
26:10alors ça vient de commencer
26:13je pense que c'est quand même
26:14plutôt engageant
26:15sur la partie
26:16banque américaine
26:17ça s'est
26:18plutôt bien passé
26:19je le disais
26:20plutôt des augmentations
26:21de dépenses
26:23on a eu aussi
26:25de bonnes
26:26de bonnes performances
26:27sur la partie
26:28corporate
26:28and investment banking
26:29alors pas pour
26:30Bank of America
26:31mais pour d'autres
26:32ça s'est plutôt
26:33plutôt bien passé
26:34puis le niveau
26:35de taux élevé
26:36quand vous prêtez
26:37à long terme
26:37ça se passe plutôt bien
26:39quand vous n'avez pas
26:40trop de créances douteuses
26:41voilà
26:42et c'était le cas
26:42pour les banques américaines
26:44et ça donne
26:44quand même
26:45un message
26:46de encore une fois
26:47bonne tenue
26:48de l'économie
26:49et puis on a eu
26:50LVMH par exemple
26:51on attendait beaucoup
26:52LVMH effectivement
26:56qui amène
26:57pas que des bonnes nouvelles
26:59enfin très peu
27:01c'est un petit peu compliqué
27:02sur la publication
27:03de résultats
27:03je crois que c'est
27:04un des trimestres
27:05les plus mauvais
27:06depuis 2007
27:07ou 2008
27:08oui
27:08et un titre
27:09qui dévise
27:10de moins 50%
27:11par rapport
27:11à ses plus hauts
27:12de 2023
27:13mais ça finalement
27:15c'est plus sectoriel
27:17c'est vraiment
27:18sur la consommation
27:19en général
27:19alors ils ont pas tous
27:20dévissé de 50%
27:21mais il y a vraiment eu
27:23une respiration
27:24sur le secteur
27:24de la conso
27:25non peut-être
27:26une bonne nouvelle
27:27là-dessus
27:27c'est que
27:28si la partie
27:30textile et maroquinerie
27:31n'a pas bien marché
27:32la partie boisson
27:33ça fait deux trimestres
27:35consécutifs
27:35que ça fonctionne bien
27:38il y a eu
27:39une espèce
27:39de petite étincelle
27:41sur des entreprises
27:42de boisson
27:43au moment des résultats
27:44d'LVMH
27:45bon la question
27:47que je me pose
27:47et je commence
27:48à regarder
27:50le dossier
27:51et ses concurrences
27:52est-ce qu'en termes
27:53de sentiment
27:54on n'a pas
27:55ça y est
27:55atteint un plus bas
27:56ça veut pas dire
27:56que le prix
27:57ne peut pas aller plus bas
27:58mais le sentiment
27:59vraiment
28:00aujourd'hui
28:01le discours
28:02que j'entends
28:03sur des boîtes de luxe
28:04c'est
28:04elles ne retrouveront
28:05jamais la croissance
28:06qu'elles ont connue
28:07en sortie de Covid
28:08typiquement
28:08ce genre de choses
28:09alors peut-être
28:10il y a la concurrence
28:11chinoise
28:11qui est en cours
28:12etc
28:14mais je me dis
28:15qu'à un certain niveau
28:16de valorisation
28:18ça va commencer
28:19à intéresser
28:19pas mal de monde
28:21et donc voilà
28:21c'est peut-être
28:22le petit côté
28:23contrariant
28:24l'autre secteur
28:25alors j'ai pas encore
28:26vu de publication
28:27passer
28:28mais que je regarde
28:29typiquement après
28:30une baisse assez forte
28:30c'est la défense
28:33pas de publication
28:33il me semble
28:34non
28:34il me semble pas non plus
28:35mais la défense
28:36c'est quelque chose
28:37que je vais surveiller
28:39parce qu'on a eu
28:40une très très forte baisse
28:41il faut bien comprendre
28:42que même si demain
28:44il y a la paix partout
28:47les pays vont se réarmer
28:48partout
28:49donc que ce soit
28:51défense américaine
28:52ou défense européenne
28:53d'ailleurs je précise pas
28:54puisque c'est le secteur
28:55dans sa globalité
28:56aujourd'hui on retrouve
28:57des niveaux de valorisation
28:58qui sont assez intéressants
29:01où globalement
29:02le secteur a perdu
29:02tout ce qu'il avait gagné
29:03dans le gros rallier
29:04de la guerre
29:04donc on va peut-être
29:06aller regarder ça
29:07et bien regardons tout ça
29:08merci beaucoup messieurs
29:09Alexandre Tailleb
29:10gérant analyste
29:11chez Sycomore AM
29:12Timothée Pubelier
29:13responsable d'expertise
29:15Euroaggregate
29:15d'Ostrom Asset Management
29:16et Gustavo Orenstein
29:18responsable
29:18recherche macro
29:19et allocation d'actifs
29:20de Dorval AM
29:21merci à tous les trois
29:22d'avoir été sur ce plateau
29:23merci à vous
29:24de nous avoir suivis
29:25on se retrouve
29:25demain en direct
29:27à midi et demi
29:27sur Bsmart
29:28merci à vous
29:31merci à vous

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