- il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Vous le savez, tous les soirs sur ce plateau, on ouvre les débats qui secouent la présidentielle.
00:05Et ce soir, une question qui vous concerne très directement.
00:08Vous qui nous regardez, faut-il plafonner le prix des carburants ?
00:11C'est la phrase du jour. Regardez, elle est prononcée par Michel-Edouard Leclerc.
00:15C'est inéluctable, il va falloir plafonner les prix.
00:19On en débat ce soir avec nos invités que je vous présente immédiatement.
00:24Thomas Ménager, député du Loiret et porte-parole du Rassemblement National.
00:27Aurore Laluc, présidente de Place Publique, députée européenne.
00:31Avec Alexandre Jardin, bonsoir, merci d'être là.
00:34Écrivain, auteur du livre Les Gueux, le retour aux éditions Michel Lafon.
00:38C'est vous qui avez lancé ce mouvement des gueux, on va en parler dans une seconde.
00:40Avec Olivier Babaud, bonsoir Olivier.
00:42Essayiste, merci d'être avec nous également.
00:44Président de l'Institut Sapiens, Lisa Hadef, Yves Tréhard, avec moi.
00:48On l'a vu passer à l'instant.
00:49Regardez le prix du carburant ce soir, 2,27 euros pour le gasoil.
00:53Le sans-ploi 95 est à 2,75 euros.
00:55Le gasoil, par exemple, plus 65,4 centimes sur un an.
00:59Plus 65,4 centimes sur un an.
01:02Et pour Michel-Edouard Leclerc, je le disais, et j'en arrête là avant de vous laisser tous la parole,
01:06Michel-Edouard Leclerc, c'est inéluctable.
01:08Il va falloir plafonner les prix.
01:11Est-ce que, Thomas Ménager, c'est la bonne solution ?
01:14Alors, plafonner, c'est-à-dire bloquer les prix, ça paraît quand même compliqué
01:17parce qu'en fait, il faut quand même laisser une marge minimale et éviter, en final, dans un marché global
01:22qu'à un moment, ceux qui vendent le pétrole ne le vendent plus en France et le vendent à d
01:26'autres pays.
01:27Mais nous, nous proposons une mesure qui permettrait de réduire fortement le prix des carburants.
01:31En Rassemblement National, c'est de baisser la TVA de 20 à 5,5 %.
01:34Ça permettrait de donner un vrai coup d'air.
01:37Alors, ça ferait une légère perte, bien entendu, on y viendra, et un coût pour les finances publiques.
01:41Mais quand vous avez des tarifs tels que ceux-là, dans tous les cas, c'est très mauvais pour l
01:45'économie
01:45parce qu'on le voit, nous, les Français, ils n'arrivent plus à s'en sortir, ils n'arrivent plus
01:49à aller bosser.
01:50Quand vous avez un SMIC, je l'expliquais il y a une semaine sur votre plateau, moi je le vois
01:53dans le Loiret,
01:53mais en fait, ça ne sert plus à rien d'aller bosser, ça ne sert plus à rien de prendre
01:56votre voiture.
01:57Et donc, ça force aussi, petit à petit, à des gens à se dire, autant rester à la maison plutôt
02:01que d'aller travailler.
02:01On ne plafonne pas, on baisse les taxes, on aura le même mécanisme.
02:05Ce que je dis, c'est que la question du plafonnement du prix, du blocage des prix, c'est quelque
02:08chose qui peut exister,
02:09qui se fait, qui s'est d'ailleurs fait aux États-Unis, donc dans un pays qui n'est pas
02:13tout à fait communiste, vous me l'accorderez.
02:15Par contre, ça ne se fait pas quand on est dans un moment comme celui-ci, où en fait, on
02:18est face à des pénuries,
02:20on a un jeu sur la question des...
02:23Sauf que c'est maintenant, on a besoin, effectivement, d'un peu de soulagement au niveau des prix.
02:26Voilà, donc je finis ma réponse.
02:28Donc, on ne fait pas de blocage des prix dans ces moments-là.
02:30À mon sens. Je ne sais pas qu'après, quelle est la proposition de M. Leclerc.
02:35Je l'attends. Mais en fait, dans ces moments-là, il ne faut pas forcément le faire.
02:38Ensuite, sur la question de la TVA et sur la question des 10 milliards.
02:42Si vous voulez faire 10 milliards, ça coûte 10 milliards, c'est ça à peu près votre baisse de TVA.
02:49Le sujet, il est le suivant.
02:51Le sujet, il est qu'on a fait, en 2022-2023, des aides indifférenciées,
02:56qui ont profité à des gens qui n'en avaient pas besoin, en réalité.
03:00Et là, ce qu'on doit faire, c'est dans un moment où on est sous tension d'un point
03:04de vue budgétaire,
03:05je suis désolée, on ne peut pas se permettre d'aider, par exemple,
03:08beaucoup de personnes qui sont autour de ce plateau, qui ont les moyens de se payer en plein.
03:11Il va falloir absolument...
03:12Vous n'avez commencé pas à me regarder.
03:13Non, j'ai fait un tour comme ça.
03:15Après, voilà.
03:16Vous ne vous sentez pas visé.
03:18Mais il va falloir, en fait, utiliser l'argent absolument correctement.
03:22Donc, si on veut utiliser 10 milliards, ce qu'il faut faire, en revanche, c'est faire des aides ciblées.
03:28Comme a fait le gouvernement au début.
03:30C'est-à-dire en dessous...
03:31Encore aujourd'hui.
03:32En dessous du revenu médian.
03:34Et il va falloir les accroître.
03:35Donc, vous vous dites, plus d'aides, parce que c'est plus rapide.
03:39Parce que c'est plus juste.
03:40Écoutez, est-ce qu'on va aider des gens qui gagnent 10 000 euros par mois ?
03:43Mais comment on fait ?
03:44Je comprends la philosophie.
03:46On ne va pas aider des gens qui gagnent.
03:48C'est-à-dire qu'en fait, ça va être au moment de la déclaration de revenus.
03:50C'est-à-dire que les gens, ils ont besoin, quand ils vont avec leur carte bancaire et qu'ils
03:53payent,
03:54quand on voit qu'un plein pour 50 litres, c'est 100, 105, 110 euros,
03:58eh bien, à un moment, ils ont besoin que ça soit direct.
04:00Je comprends la philosophie de se dire, ça ne sert à rien d'aider ceux qui n'en ont pas
04:03besoin.
04:03Mais en fait, ça fait des années qu'on essaie de cibler.
04:06Et au final, déjà, on oublie toujours quelqu'un.
04:08Premier point, et qu'on a besoin.
04:10On a oublié tous ceux qui travaillent, qui ne s'en sortent pas.
04:13À un moment, il va falloir être cohérent.
04:13Vous ne pouvez pas dire, je vais vous dire aussi concrètement,
04:16vous ne pouvez pas dire que vous allez faire 125 milliards d'économies.
04:19D'ailleurs, je ne sais pas comment.
04:20Mais vous regarderez le contre-budget.
04:22J'attends toujours que vous allez mettre en place la règle d'or,
04:26que vous n'allez pas dépenser d'argent,
04:27et que tout d'un coup, vous allez ouvrir les vannes pour tout le monde,
04:30même pour les gens qui gagnent 10 000 euros par mois.
04:31En fait, ce n'est pas possible.
04:33Et ce n'est même pas sérieux.
04:34Et ce n'est pas juste.
04:34En fait, on a un problème de pouvoir d'achat génétral.
04:39Monsieur, je vais vous expliquer.
04:40Je suis président de la Commission des affaires économiques et monétaires
04:42du Parlement européen.
04:43C'est moi qui suis la dette française.
04:45D'accord ?
04:46Donc, en fait, la question budgétaire,
04:48vous savez, je l'ai un petit peu dans les tripes.
04:49Et elle m'inquiète profondément.
04:50Ça, c'est le premier point.
04:51On l'a tous.
04:52Ensuite, l'autre point, c'est que la question du pouvoir d'achat,
04:56elle dépasse la question du carburant.
04:59Elle est générale.
05:00On va élargir dans un instant.
05:01Juste un chiffre.
05:02La seule chose, c'est que j'ai toujours...
05:06Permettez-moi d'un chiffre.
05:08Les échos ont fait un article passionnant sur le sujet.
05:11Et ils nous disent quoi ?
05:12Ils nous disent que d'après leur sondage,
05:14si chaque Français a 500 euros en plus,
05:1744% d'entre eux l'utilisent sur l'alimentaire aujourd'hui.
05:20Donc, le sujet, il dépasse la question du carburant.
05:23Il va falloir augmenter les salaires massivement dans ce pays.
05:26Il y a le logement.
05:27Pour les gens.
05:28Il y a le logement, tout à fait.
05:29Pour les gens, mais aussi pour les entreprises
05:30qui ont besoin de carte d'économie.
05:32Alexandre Gerbain, que disent les gars ?
05:35Vous n'avez pas été capable de me dire concrètement...
05:37J'ai répondu, mais la réponse ne vous convient pas.
05:41Qu'est-ce que vous dites ce soir sur le prix du carburant ?
05:43On sait que c'est un de vos combats.
05:44Qu'est-ce que vous dites ?
05:44Quand vous entendez Leclerc, d'une certaine manière,
05:47on l'entendra dans un instant,
05:48se rallier à Jean-Luc Mélenchon.
05:49Je caricature un tout petit peu les choses.
05:51Mais en tout cas, Michel-Édard Leclerc dit
05:53qu'on est arrivé à un tel niveau pour les prix du carburant
05:56qu'en réalité, c'est en train de plomber notre croissance.
05:58Donc, qu'est-ce qu'il faut ?
05:59Il faut plafonner.
06:00Est-ce que vous dites, banco, on y va ?
06:01Non, on dit autre chose.
06:03On dit autre chose.
06:04D'abord, il faut agir tout de suite.
06:06Quand je dis tout de suite, c'est tout de suite.
06:08Je vais vous prendre deux ou trois exemples extrêmement concrets.
06:13Ce matin, je fais une photo au Port-de-Champéret du prix.
06:17C'était 2,67.
06:192,67.
06:202,67.
06:212,67.
06:21L'île de gasoil.
06:22Oui.
06:22Bon.
06:23Je regarde, juste avant de venir, je regarde le tweet.
06:29487 000 vues.
06:30OK ?
06:32Normalement, ça ne se passe jamais.
06:34Quand il y a un demi-million de gens qui bougent sur quelque chose,
06:37ça veut dire qu'il y a une sonnette d'alarme et de panique.
06:40Je téléphone à des amis dans mon département, dans l'Aude,
06:43qui sont en train d'annuler des mariages.
06:47Un autre en Bourgogne qui loue trois camions,
06:50il arrête parce qu'il perd de l'argent en les louant.
06:53Et ses chauffeurs lui ont demandé d'être mis au chômage
06:57parce qu'il préfère ne pas faire les sans-bornes.
07:00Pour aller à retour pour venir bosser.
07:02Ça ne vous plaît.
07:04Travailler ne rapporte plus.
07:05Donc, tout ça, ça dit quoi ?
07:08Ça, c'est extrêmement concret.
07:09Ça veut dire que la croissance, elle va exploser.
07:12Elle va s'arrêter.
07:13Quand un mec ne met plus en location ses trois camions,
07:17ça veut dire que le moteur économique, tout va se péter.
07:22Donc, il faut une action immédiate.
07:23Nous, on propose quelque chose d'assez simple
07:25parce qu'on parle tout le temps des taxes.
07:27Mais il y a un truc dont on ne parle jamais.
07:29C'est les certificats d'économie d'énergie.
07:31Parce qu'il y a les taxes et il y a en plus les certificats d'économie d'énergie
07:35que le pétrolier doit payer.
07:38C'est à peu près 20 centimes.
07:3920 centimes.
07:41On rappelle une chose.
07:42À quoi servent ces certificats d'économie d'énergie ?
07:44À financer des trucs.
07:46Pas des trucs.
07:47À financer, par exemple, ceux qui veulent acheter une pompe à chaleur,
07:51ceux qui veulent acheter une voiture électrique, etc.
07:53C'est à ça que ça sert.
07:53Alors, maintenant, nous, ce qu'on dit,
07:55si vous pensez que quand les gens n'ont pas assez pour payer leur plein,
07:59ils peuvent sortir 15, 20 000 euros pour une pompe à chaleur,
08:01c'est que vous avez fumé la moquette.
08:04Ça veut dire que c'est complètement décalé par rapport à la société.
08:08Donc, nous, on demande aux Français d'aller sur...
08:11Vous téléchargez tout de suite.
08:13Référendum citoyen.
08:14Une appli.
08:14Vous votez sur ce sujet.
08:16Est-ce que vous êtes pour qu'on repousse
08:21les certificats d'économie d'énergie
08:23et qu'on baisse tout de suite de 20 centimes ?
08:25Qu'on le baisse demain ?
08:27Ça n'a aucune incidence sur le budget
08:30puisque ce n'est pas budgété.
08:32Ce n'est pas budgétaire.
08:33Ça, on peut le faire.
08:35Et les gens qui nous écoutent,
08:36si vous voulez agir,
08:37nous, on est pour la démocratie référendaire.
08:40J'en ai ras-le-cul.
08:41Que la seule manière de se révolter,
08:43ce soit à travers les urnes.
08:44Il faut 4,5 millions de personnes.
08:46Non.
08:47Sur référendum citoyen,
08:49on fait ça sans l'État.
08:51On fait ça sans l'État.
08:52Et si nous sommes...
08:53Alors, la semaine prochaine,
08:55un référendum citoyen va sortir.
08:56On pourra voter aussi avec les cartes d'identité
08:58après le 15 septembre.
09:00Parce que pour l'instant,
09:01on ne peut voter qu'avec les passeports.
09:03On a décidé que la nation
09:05va se prendre en charge.
09:07Et si nous sommes des millions
09:09début octobre
09:10à dire à la classe politique
09:12qu'on veut un référendum citoyen à la Suisse,
09:15on ne veut plus que ce pays soit viré
09:19au lendemain du deuxième tour.
09:21C'est-à-dire,
09:22on veut rester des citoyens
09:23de plein exercice.
09:24Vous dites la force du nombre
09:25on fera qu'ils n'auront pas le choix.
09:26Oui.
09:27Et notre problème
09:28n'est pas droite-gauche
09:29pour vous,
09:30pour vous.
09:31Ce n'est pas ça.
09:32On veut changer de système.
09:34On veut une démocratie.
09:36On ne veut plus que le citoyen
09:38soit lourdé
09:39le soir du deuxième tour.
09:40C'est-à-dire...
09:41Parce qu'actuellement,
09:42on est tous virés
09:43pendant 5 ans.
09:44Et on est virés.
09:47Parce qu'il n'y a plus de référendum
09:48parce que les politiques
09:49ont décidé
09:50qu'il n'y aurait plus de référendum.
09:51Non, non, non.
09:52De ne pas en faire.
09:52De ne pas en faire.
09:53Non, parce que vous parlez
09:54des référendums du prince.
09:56Nous parlons des référendums
09:58d'initiatives citoyennes.
09:59C'est une démocratie.
10:00Il y a des institutions,
10:01il y a une constitution, etc.
10:02On est encore dans une démocratie.
10:03Je ne suis pas certain
10:04que lorsque...
10:04Vous mettez en doute
10:05notre démocratie.
10:06Je ne suis pas certain
10:07que lorsque la loi sur l'énergie
10:09passe par décret
10:10pour 300 milliards,
10:11qu'on est encore réellement...
10:12La démocratie, normalement,
10:14toute dépense doit être votée.
10:15D'accord ?
10:16Attendez, vous mettez
10:16une proposition sur la table.
10:17Comment vous réagissez
10:18Thomas Ménager, Aurore Laluc ?
10:19Le certificat d'économie d'énergie.
10:21Et ensuite Olivier Babaud.
10:22Ça ne touche pas le budget.
10:24Premier sujet,
10:25c'est sur le référendum.
10:26Vous avez beaucoup d'espoir
10:26parce qu'en 2020,
10:27on en a fait un
10:27qui était un officiel
10:28et malheureusement,
10:29il n'a pas été suivi d'effet.
10:31Après, nous,
10:31on l'a dit depuis le début,
10:33on est d'accord
10:34pour débattre
10:34de toute solution.
10:35On a nos mesures
10:36qui sont très claires
10:37et le Parti socialiste,
10:42économique à l'Assemblée nationale
10:43est favorable
10:44à la baisse de la TVR.
10:45Je ne sais pas
10:45quel sera le programme
10:46des candidats du Parti socialiste.
10:48Vous me répondrez.
10:49Mais il est favorable.
10:50Mais que ce soit
10:51la question des assises,
10:52que ce soit la question
10:53des CE.
10:54Dès lors qu'on redonne
10:56du pouvoir d'achat
10:57aux Français tout de suite,
10:58avant qu'ils ne le soient
10:59en plus...
11:00Parce que c'est des gamins
11:00qui, à la fin du mois,
11:01n'auront peut-être pas
11:02de steak et de brocoli
11:04et de pâte dans leur assiette.
11:06C'est-à-dire,
11:06moi, j'étais ce week-end
11:07sur le terrain
11:08comme la plupart des députés.
11:09Je ne dis pas
11:10sur le terrain.
11:11Mais c'est des gens
11:12qui nous interpellent
11:12en disant
11:13qu'on ne sait pas
11:13comment on va bouffer
11:14à la fin du mois.
11:15On met 5 euros,
11:16on met 10 euros.
11:17On ne s'en sort plus.
11:18Donc, on n'est pas
11:19comme à une époque
11:20où les gens...
11:21On a eu quand même
11:22les gens qui sont sortis
11:23dans la rue à 1,50 euro.
11:24Là, on n'est plus
11:25à 1,50 euro.
11:25Olivier Vamont,
11:26vous n'avez pas entendu
11:26là-dessus.
11:27Qu'est-ce qu'on fait ?
11:27On plafonne, on bloque,
11:28on supprime les certificats ?
11:30D'abord, malheureusement,
11:32la France ne peut pas
11:33être protégée
11:34de tous les heurts
11:34et malheurs internationaux
11:36et des difficultés
11:37dont parfois, voilà,
11:38qu'on n'arrive pas
11:39toujours à amortir.
11:41Maintenant,
11:41c'est quand même
11:41l'illustration,
11:42malheureusement,
11:43de l'impasse
11:44ou plus exactement
11:44de l'impuissance
11:45à laquelle est arrivé
11:47aujourd'hui l'État.
11:47On ne peut pas ne pas remarquer
11:48que sur un litre,
11:50il y a évidemment
11:50un peu 60%,
11:51un peu plus.
11:52À peu près, c'est ça.
11:5260% qui sont en fait
11:54des prélèvements de l'État,
11:55des prélèvements
11:55dont l'État
11:56ne sait pas se passer.
11:5810 milliards
11:58par les temps qui courent.
12:00C'est énormissime.
12:01Michel Edore Leclerc
12:01disait ce matin
12:02qu'en fait,
12:02on vend des taxes.
12:03C'est-à-dire que moi,
12:04quand je vends l'illustration,
12:05je vends des taxes.
12:05Oui, ne parlons même pas
12:07des cigarettes, évidemment,
12:08où là, c'est plus de 80%,
12:09mais là, il y a une idée
12:10de comportement.
12:11Ce n'est pas le cas théoriquement
12:12sur l'essence.
12:13Même s'il y a un petit peu,
12:14l'idée, c'est qu'il faut décourager.
12:15Mais si on en avait les moyens,
12:17ce serait formidable
12:17que dans ces moments-là,
12:18on puisse,
12:19c'était la fameuse TIPP flottante,
12:21puisse amortir
12:22et ce serait très efficace
12:23pour les citoyens.
12:24En réalité, aujourd'hui,
12:25nous n'en avons plus les moyens,
12:2610 milliards.
12:27C'est absolument énorme.
12:28C'est deux fois les recettes
12:29de l'impôt sur la fortune immobilière,
12:31par exemple.
12:31Mais attendez,
12:32je comprends pas bien.
12:33Donc, vous dites aux téléspectateurs,
12:34bah...
12:35Non, on ne peut pas dire ça.
12:36On peut faire grand-chose.
12:37Alors, on peut espérer
12:37que ça s'améliore,
12:38déjà au niveau international.
12:40Mais les certificats
12:40d'économie d'énergie,
12:41ils ne sont pas dans le budget.
12:42Combien ça rapporte ?
12:43On peut aussi renoncer
12:45à des dispositifs
12:45qui sont coûteux
12:47de ce type-là.
12:48C'est 20 ans.
12:50On peut attendre
12:52que la situation s'améliore.
12:53Enfin, pardon,
12:54mais...
12:54On n'a pas chiffré.
12:56On n'a pas chiffré.
12:57Ce qui m'intéresse,
12:58c'est le chiffre pour le citoyen.
13:00Pour le citoyen,
13:00oui, bien sûr.
13:01Pour le citoyen,
13:01c'est 20 centimes.
13:02Oui.
13:0320 centimes,
13:03c'est énorme.
13:05C'est énorme.
13:06Or, ce sont des dépenses
13:07qui sont fléchées,
13:09qui ne vont pas
13:09dans le budget de l'État.
13:11Essentiellement,
13:12du soutien...
13:13Ça rapporte combien,
13:15cette taxe ?
13:156 milliards.
13:166 milliards de mémoire ?
13:17Oui.
13:17Je crois que c'est 6 milliards.
13:18À peu près.
13:18Donc, ça sera à peu près...
13:21Non, non, mais attention.
13:22Ce n'est pas 6 milliards
13:23pour le budget de l'État.
13:24Je sais bien.
13:25Oui, mais il y a donc
13:26une différence énorme.
13:28Lorsqu'on dit
13:28qu'il y a une dérive budgétaire,
13:31elle est vraie.
13:33Donc, là,
13:34faisons quelque chose
13:34qui ne touche pas.
13:36Et moi,
13:37ce que je demande aux gens,
13:38c'est au lieu de gueuler
13:40pour rien,
13:41vous allez vous voter.
13:42On fait du lobbying.
13:43Du lobbying citoyen.
13:44À un moment,
13:45on se mobilise
13:46et on dit
13:46à l'ensemble
13:47de notre classe politique
13:49ces 20 centimes-là,
13:50on en a besoin
13:51tout de suite.
13:52On rend la luxe
13:53certificat d'économie
13:53et d'énergie.
13:54On arrête.
13:54Je ne suis pas
13:55tout à fait sûre
13:57de cette solution.
13:59C'est un euphémisme.
14:00Mais le sujet,
14:00en revanche,
14:01il est réel.
14:02Et ce que vous dites
14:02est réel.
14:03C'est-à-dire que partout
14:04sur le territoire français,
14:06dans la 7e puissance
14:07économique mondiale,
14:08on est en train de voir quoi ?
14:09On est en train de voir
14:10que les gens craquent.
14:11On est en train de voir
14:12que des gens,
14:14des infirmières,
14:15ne font plus 10,
14:1515 kilomètres.
14:17Elles ne peuvent plus.
14:17On est en train de voir
14:18que des gens renoncent
14:19à des fêtes de famille.
14:20C'est inadmissible.
14:21On est en train de voir
14:22que des traiteurs
14:23refusent d'aller un peu trop loin
14:25pour faire des mariages.
14:26Ça,
14:27ce n'est pas possible déjà
14:29dans la 7e puissance économique mondiale
14:31en réalité.
14:32Ensuite,
14:32je reviens sur ce que je disais
14:33tout à l'heure.
14:34C'est-à-dire que le problème
14:35de pouvoir d'achat
14:36est malheureusement bien pire
14:38que la question du carburant.
14:40C'est-à-dire que la question
14:40du carburant,
14:41elle touche là,
14:42tout de suite,
14:42maintenant.
14:43Mais quand vous discutez
14:44avec des grands PDG,
14:46par exemple des grands PDG
14:47de commerce,
14:48de grandes enseignes françaises,
14:49ils sont en train
14:49de vous dire quoi ?
14:50Ils vous disent,
14:51moi ils me disent,
14:51Aurore,
14:52j'ai un problème
14:53de consommation en France.
14:54C'est-à-dire que les Français
14:56n'ont plus assez d'argent
14:57pour consommer.
14:58Et je commence à fermer
14:59des enseignes en France
15:00alors que j'en ouvre
15:01dans d'autres pays européens.
15:02Ça veut dire que le problème,
15:04il est largement au-delà
15:06de la question du carburant
15:07et qu'il va falloir
15:07qu'on réfléchisse.
15:08Et j'espère que la présidentielle
15:10va être ce moment.
15:11Non, non, lundi prochain.
15:14Je n'ai pas fini ma phrase.
15:16Vous faites des très bons constats,
15:17je le partage totalement.
15:19Je pense que les gens
15:19qui nous écoutent ce soir,
15:20ils doivent se dire,
15:21mais c'est très bien
15:23de faire la photo.
15:23Je pense que les gens
15:24qui nous écoutent ce soir,
15:26en fait,
15:26ils en ont marre aussi
15:27d'avoir à chaque fois
15:29des mesurettes
15:29qui leur permettent de survivre.
15:30Je pense que les gens
15:32qui vivent,
15:33qui nous écoutent
15:34ce soir,
15:34je pense qu'ils ont envie
15:35à un moment
15:35d'avoir un salaire...
15:36Oui, mais ce qu'on vous dit,
15:37c'est qu'on ne peut pas
15:38attendre la présidentielle.
15:39On ne peut pas attendre.
15:39D'avoir un salaire...
15:40En fait, les choix vont être là.
15:41D'avoir un salaire correct.
15:42Donc, ils crèvent la bouche ouverte
15:44jusqu'à la présidentielle.
15:45C'est ça, le projet.
15:45D'avoir un salaire correct.
15:47Au moment de la présidentielle,
15:48oui, il va falloir savoir
15:49qui propose aux Français
15:50des salaires
15:51qui leur permettent
15:52de vivre décemment
15:53plutôt que d'attendre
15:54à chaque fois
15:54des petites mesurettes comme ça.
15:55Moi, ce que je veux,
15:56c'est qu'on arrête
15:56d'avoir un pays
16:00où les gens
16:01sont scotchés
16:02au niveau du SMIC.
16:03Sont scotchés
16:04au niveau des bas salaires
16:04parce qu'en fait,
16:05on fait des exonérations sociales
16:06dans ce domaine-là
16:07et que ça bloque tout le monde.
16:08Il va falloir
16:09augmenter les salaires
16:10dans ce pays.
16:10Vous nous avez dit
16:11pour vous,
16:11pas de plafonnement.
16:12Il y a juste une chose.
16:13Vous baissez les taxes.
16:14Vous enlevez les CFE.
16:16Les CE.
16:16Les CE, pardon.
16:19Regardez,
16:19le prix du baril
16:19est quasiment à 100 dollars
16:21ce soir.
16:21S'il monte à 120,
16:22130, 140, 150.
16:23Vos 20 centimes,
16:25terminé.
16:25Non, non, non.
16:26Ah ben si.
16:27Non, non.
16:28Pour la dame
16:29qui en a besoin
16:30et qui a 10 euros près,
16:31je vous jure
16:31que ce n'est pas terminé.
16:32Ce n'est pas ce que je vous dis.
16:33C'est ce que je vous dis.
16:35Un moment,
16:35on est en train
16:37de parler de logique
16:38de survie.
16:38Je sais très bien,
16:39mais c'est précisément
16:40ce que je vous dis.
16:40C'est que si le prix du baril
16:42augmente,
16:44ça va manger
16:46votre baisse
16:47liée à la baisse
16:47de la TVA.
16:48L'hypothèse,
16:49je préfère que les 20 centimes
16:50soient dans le porte-monnaie
16:51de la dame.
16:53Mais vous n'aurez pas
16:53résolu le problème en réalité.
16:55Je ne vous dis pas.
16:55Si dans deux mois,
16:56vous vous retrouvez
16:56avec le même prix du carburant,
16:57vous n'aurez pas résolu le problème.
16:58Je ne vous dis pas.
16:59Je parle juste pour lundi.
17:01Et la dame,
17:02elle en a besoin lundi.
17:03Parce qu'elle va devoir
17:04faire un plein
17:05pour aller bosser,
17:07pour aller voir sa grand-mère,
17:09pour garder des liens familiaux.
17:11Donc,
17:12entre un traitement de fond
17:14et puis un truc d'urgence,
17:16parce que les gens
17:17qui nous écoutent,
17:18ils sont à 10 balles près.
17:20Ils sont vraiment
17:21à 10 balles près.
17:21Donc,
17:22cette histoire,
17:23moi,
17:24je comprends très très bien
17:25qu'on soit méfiant
17:27à l'idée
17:27de creuser
17:28un déficit budgétaire
17:29alors qu'on est
17:29en pleine panique financière.
17:31Et qu'on va s'appeler
17:31une crise.
17:32Et qu'il y a un mur
17:33de la dette
17:33assez terrifiant.
17:35Mais les certificats
17:36d'économie d'énergie,
17:37c'est des choix idéologiques.
17:39Ce n'est pas des choix
17:41urgentissimes pour les gens.
17:42Il y a le choix.
17:43Alors,
17:43il y a l'hypothèse
17:44Alexandre Jardin,
17:45mais on va arriver
17:47dans quelques...
17:48Là, ça y est,
17:48maintenant,
17:49au budget.
17:51On a un représentant
17:53à l'Assemblée nationale.
17:55Madame,
17:55vous êtes solidaire
17:56des socialistes
17:57ou de places publiques
17:58en tous les cas
17:58et des quelques députés
18:00qui sont à l'Assemblée nationale.
18:02Qu'est-ce que vous allez faire ?
18:03Vous allez demander quoi
18:04au gouvernement
18:05pour,
18:06effectivement,
18:07eh bien,
18:08venir en aide
18:09à ceux
18:09qui n'ont pas assez
18:10et notamment
18:11sur l'argent,
18:12sur l'essence,
18:13mais pas uniquement,
18:13sur le pouvoir d'achat.
18:14Est-ce que vous allez
18:16demander
18:17à ce qu'on augmente
18:17les taxes
18:18et les impôts ?
18:19Je vous laisse répondre,
18:20Thomas Ménager.
18:20Je veux juste
18:20qu'on s'arrête
18:21une seconde là-dessus
18:22pour vous donner les chiffres.
18:24Impact sur le quotidien
18:25des Français
18:25pour deux pleins par mois,
18:26une petite citadine,
18:27enfin,
18:2750 litres le réservoir,
18:28plus 25 euros par plein,
18:29plus 50 euros par mois,
18:30plus 600 euros par an.
18:32Voilà pour l'impact
18:33qu'il y a eu.
18:33C'est un viveur.
18:34Là,
18:34depuis le carburant,
18:35on disait plus 60 centimes
18:37en un taux aménagé.
18:38Question d'Yves Tréard.
18:40Qu'est-ce que vous réclamez
18:41au gouvernement
18:41pendant le budget ?
18:42Ce n'est pas la présidentielle,
18:43c'est le budget tout de suite.
18:45Je suis d'accord.
18:46Nous,
18:46on vient de vous dire
18:47ce qu'on réclame.
18:47On ne réclame pas
18:48une hausse des taxes,
18:49on réclame au contraire
18:50une baisse.
18:50Vous faites pour faire
18:52votre règle d'or
18:52et pour baisser
18:53des économies à 25 milliards.
18:54Parce qu'en fait,
18:55la différence entre vous et nous,
18:56c'est qu'en fait,
18:56nous,
18:57il y a des économies à faire.
18:58C'est-à-dire que vous,
18:58la solution,
18:59c'est d'augmenter les taxes
19:00ou ne pas les baisser.
19:00Il y a des économies
19:02structurelles.
19:03Je vais vous donner la liste,
19:04mais si vous voulez,
19:05on prendra.
19:05Par exemple,
19:06chaque année,
19:06on donne 6 milliards
19:07pour quelque chose
19:08que vous devez adorer,
19:09c'est les énergies renouvelables
19:11qui sont intermittentes,
19:12c'est-à-dire les éoliennes.
19:13Nous,
19:13on est favorable
19:13aux énergies renouvelables,
19:14on est favorable
19:15à la géothermie,
19:17on est favorable
19:17à l'hydroélectricité,
19:18mais les éoliennes
19:19qui pourrissent nos paysages,
19:20c'est 6 milliards.
19:22Vous voyez ?
19:22Là,
19:22c'est 6 milliards.
19:23Oui,
19:23ça vous fait peut-être sauter.
19:24Je peux vous dire,
19:25c'est déjà au moins...
19:28Je pense que c'est vraiment
19:29raccord avec ce qu'est
19:30la canicule qu'on a vécu.
19:31Je pense que vraiment,
19:32c'est raccord.
19:32Avec les frais de réseau.
19:33Oui.
19:35Après,
19:35je demande à Mme Leluc
19:36qui, en fait,
19:38ne veut régler la dette
19:39que par l'augmentation
19:39des impôts.
19:40Il y a le budget
19:41de l'Union européenne,
19:42c'est-à-dire vos amis,
19:43tous ceux qu'on finance,
19:44les pensionnaires,
19:45tous ceux qui...
19:46Ce n'est pas le Frexit,
19:46madame.
19:47Bien sûr que si.
19:48Mais il y a une différence.
19:50Sous Jacques Chirac,
19:51on était contributeurs nets
19:52à 5 milliards.
19:53Nous, on demande
19:54de revenir à l'époque.
19:54C'est-à-dire qu'on perd 5 milliards
19:55parce qu'on participe
19:56au pot commun.
19:57Mais on ne veut pas donner
19:58plus comme chaque année.
19:59Nous l'avons donné
20:00encore 7 milliards supplémentaires.
20:02Et donc,
20:02à un moment,
20:02il faut arrêter
20:03de donner de l'argent
20:04à l'Union européenne.
20:05Je m'arrête là-dessus.
20:06Comment m'aménager ?
20:06Aucun résultat ?
20:07Aucun résultat ?
20:08Les agences.
20:09Aucun résultat ?
20:09Avec notre argent, madame.
20:11Monsieur,
20:11les entreprises françaises,
20:14où est-ce qu'elles vendent ?
20:16Est-ce qu'il y a besoin
20:17de financer l'Union européenne
20:18des technocrates
20:19qu'on est élus
20:19pour avoir un marché
20:20et travailler ensemble ?
20:22Déjà, vous savez quoi ?
20:23Vous devriez enlever
20:23vos députés européens.
20:24Alors, si au niveau
20:25de l'Union européenne,
20:27on fait n'importe quoi,
20:27c'est des technocrates, etc.
20:29Retirez donc vos députés déjà.
20:31Ce n'est pas les parlementaires européens.
20:32Eux, ils sont élus.
20:34C'est des commissions, etc.
20:36Madame, vous n'êtes pas sérieux.
20:38Vous n'êtes pas sérieux.
20:38Vous avez été incapables
20:39d'apporter une solution
20:40depuis tout à l'heure.
20:40On a besoin d'avoir
20:41le marché unique
20:42et le marché commun
20:45de l'Assemblée nationale.
20:46Les partis socialistes
20:48défendent à l'Assemblée nationale
20:49la baisse de la TVA.
20:50Et vous me dites
20:50que c'est n'importe quoi.
20:52Monsieur Brun,
20:52il n'est pas socialiste.
20:53Il est même candidat
20:54à la même primaire
20:54que Monsieur Glucksmann.
20:55Ce n'est pas la ligne
20:56du Parti socialiste,
20:57vous le savez.
20:58Vous irez chercher.
20:59Venez à l'Assemblée nationale.
21:00Vous verrez,
21:00vous parlez avec Monsieur Brun.
21:01C'est un candidat.
21:02Donc, il y a d'autres économies.
21:03Sur les agences,
21:04ça coûte 80 milliards.
21:05Je ne vous dis pas
21:06qu'on fera 80 milliards,
21:06mais sur le fonctionnement.
21:07Vous allez demander
21:11si vous voulez faire des économies
21:12et redonner du pouvoir
21:13d'achat aux Français,
21:14ça ne passera.
21:15Il y a deux choix.
21:16C'est soit l'augmentation
21:17des impôts,
21:17et ça, ce n'est pas notre ligne.
21:18Et vous en avez voté
21:1935 milliards.
21:20On en a voté,
21:21Monsieur Tréard.
21:22Il y a des impôts
21:23sur les classes populaires
21:24et les classes moyennes.
21:24Et ceux-là,
21:25ils vont baisser
21:25avec le Rassemblement national.
21:26Par contre,
21:27les impôts sur ceux
21:28qui fraudent,
21:28qui trichent,
21:28comme Starbucks,
21:30comme ceux qui envoient
21:30de l'argent,
21:31qui ne payent pas en France
21:33leurs impôts
21:33parce qu'ils font remonter
21:34dans une maison mère,
21:35dans un autre pays
21:36comme en Irlande
21:37qui est une forme
21:38de paradis fiscal.
21:39Ceux-là,
21:39excusez-moi,
21:40on va leur rattraper,
21:41on va leur demander
21:42de cotiser
21:42et de payer en France
21:43leurs impôts.
21:44C'est juste de la justice fiscale.
21:47Donc, il y a une vision globale
21:49qu'il faut avoir
21:49de baisse,
21:50d'économie structurelle
21:51avec des hausses de fiscalité
21:52mais uniquement
21:53sur ceux qui trichent,
21:54qui ne participent pas.
21:55Parce que, je veux dire,
21:56le Starbucks,
21:57ce n'est pas normal
21:57qu'ils ne payent pas
21:58les mêmes impôts
21:58que le cafet du coin.
22:00À un moment,
22:00c'est juste une question
22:01d'égalité.
22:01Oui, monsieur,
22:02c'est pour ça que vous savez,
22:03nous et moi,
22:04notamment au niveau européen,
22:05nous avons légiféré
22:06d'ailleurs dans ce domaine
22:08pour faire la taxation minimale
22:10sur les multinationales.
22:11Donc, ce que vous proposez,
22:12c'est très sympathique
22:13mais en fait,
22:14nous avons déjà décédéré
22:16et c'est un accord
22:17au CDE.
22:18C'est un accord au CDE.
22:20Et d'ailleurs,
22:21je vais vous dire,
22:21c'est votre...
22:22Non, je n'ai pas fini.
22:23Je n'ai pas fini.
22:24Et c'est d'ailleurs
22:24votre allié,
22:25Donald Trump,
22:25qui a cassé cet accord
22:27que nous avons massi
22:29depuis toujours
22:30avec Elon Musk.
22:30On va partir de France.
22:32Non, non, on l'a fait.
22:33Je voudrais qu'on entend
22:33Olivier Maud là-dessus.
22:35J'aurai ce qu'on va
22:35te détailler,
22:36toi, Ménager.
22:38Que l'une des solutions
22:39à terme
22:39soit de trouver
22:40des marges de manœuvre
22:42enfin dans le budget.
22:43C'est tout à fait vrai.
22:44Ce qui est vrai aussi,
22:45c'est que ça sera
22:45forcément difficile et long.
22:47D'ailleurs,
22:48on a vu Musk,
22:49la difficulté
22:50avec laquelle on réorganise
22:51un appareil d'État.
22:52C'est vrai en France aussi.
22:55Les économies,
22:55elles sont en général
22:56un peu décevantes.
22:57Elles sont souvent
22:57moins hautes que prévues.
22:58Il y a toujours
22:59plus de complications.
23:00Il y a sans doute
23:00des choses à réinventer.
23:02Malheureusement,
23:02encore une fois,
23:03il faut toujours signaler
23:04que le principal poste
23:05de dépense,
23:06c'est la sécurité sociale.
23:07J'ai nommé la maladie
23:08et les retraites
23:09en particulier.
23:10Et c'est donc là
23:11qu'il faut arriver
23:12à faire des économies
23:13pour arriver à vraiment
23:14certes dégager
23:14des marges de manœuvre.
23:15Mais ça,
23:16c'est des choses
23:16à long terme,
23:17moyens à long terme
23:18et qui nécessitent
23:21un consensus démocratique.
23:22Qu'est-ce qu'on peut faire
23:23à court terme
23:24pour être tout à fait lucide
23:25compte tenu
23:25de marges budgétaires ?
23:27Effectivement,
23:27éviter les effets d'aubaine
23:28qui sont catastrophiques
23:29parce que quand vous faites
23:30un plafonnement de prix,
23:31ça veut dire que vous allez payer,
23:32vous allez payer,
23:33y compris la personne
23:34qui a tout à fait les moyens.
23:35Donc, il faut cibler.
23:36Oui, c'est pas très simple.
23:37Oui, c'est jamais...
23:38Oui, c'est pas vraiment
23:39une usine à gaz
23:40de déclaration.
23:40Et puis,
23:41tout le monde estime probablement
23:43avoir droit.
23:43À partir de quand,
23:44on estime qu'on fait partie
23:45des classes suffisamment
23:47dans le besoin.
23:48Voilà,
23:48il y a toutes ces questions-là.
23:49Mais ce qui est lucide aujourd'hui,
23:50c'est des dispositifs
23:51d'aide très ciblés
23:52pour venir en aide
23:53aux gens vraiment
23:54qui doivent aller travailler.
23:55On parlait du traiteur tout à l'heure.
23:57Il pourrait y avoir
23:57un prix particulier
23:58pour des professionnels.
23:59Il peut y avoir plein d'abus,
24:00mais voilà,
24:01c'est la seule chose qui se fait.
24:02Il y a juste une chose
24:02quand on regarde les aides ciblées.
24:03Alors, le gouvernement dit
24:04on va prolonger les aides ciblées.
24:05Très bien.
24:05En réalité,
24:06sur les 3 millions de personnes
24:07qui étaient éligibles,
24:08il y en a la moitié
24:08qui ne les ont pas réclamées
24:09ces aides ciblées.
24:10C'est toujours le problème
24:10parce que vous avez des aides.
24:11Oui, ça ne marche jamais.
24:13En vrai, ça ne marche pas.
24:13C'est pour le RSA.
24:15C'est pour ça qu'il faut
24:16une automaticité.
24:16Je pense qu'en fait,
24:17l'administration française,
24:18si on parle sérieusement,
24:19est largement capable de faire ça.
24:21Donc ça l'arrange
24:22d'une certaine manière ?
24:22Ce n'est pas ce que je suis en train de dire.
24:23Je n'ai pas envie
24:24de faire de polémique là-dessus.
24:25Ce que je trouve profondément inadmissible,
24:26c'est qu'en réalité,
24:28l'administration française
24:29a toutes nos données.
24:30D'accord ?
24:30Toutes.
24:31Donc en fait,
24:31si on veut faire un système
24:32qui marche là, maintenant,
24:34tout de suite,
24:34elle est parfaitement capable
24:35de le faire.
24:36Si ça répond d'ailleurs
24:37à la question que vous posez.
24:38On peut le faire
24:39tout de suite, là, maintenant.
24:41Mais pas la question du certificat,
24:42la question de faire des aides
24:43tout de suite ciblées,
24:44c'est possible.
24:45Il faut arrêter de faire en sorte
24:46que les Français réclament.
24:48Les Français, en fait,
24:49ne réclament pas
24:50la plupart du temps.
24:51Et c'est ça aussi le sujet.
24:52Sur un moment,
24:53arrêtons les mesurettes
24:54et faisons en sorte
24:55qu'on ait des salaires
24:56qui payent réellement.
24:58Et ensuite,
24:58il faut qu'on avance.
24:59Vous avez parlé des retraites,
24:59il va falloir qu'on parle des retraites.
25:01Il y a aussi une solution
25:02qui est beaucoup plus simple.
25:03Ça s'appelle la démocratie.
25:05C'est-à-dire que
25:05où, entre élites,
25:06ça discute et ça choisit.
25:08On demande aux gens ce qu'ils veulent.
25:10Et pourquoi est-ce que
25:12nous, on veut imposer
25:13cette culture-là ?
25:14C'est parce que ça les concerne.
25:16C'est leur vie.
25:17C'est leur choix.
25:19Donc, pourquoi est-ce qu'on lance
25:21des référendums sauvages
25:23avec un objectif politique ?
25:25C'est qu'à Noël,
25:26on puisse offrir
25:27la démocratie directe aux Français.
25:28Parce qu'on sera des millions.
25:30À réclamer ça.
25:31Parce qu'à un moment,
25:33comme tout le monde,
25:34depuis des années,
25:35je vois des débats
25:37avec des gens
25:37qui essayent de se convaincre,
25:38qui essayent de...
25:39Mais à un moment,
25:40moi, citoyen,
25:41j'ai quoi comme poids
25:43pour décider ?
25:44Par exemple,
25:45il y a plein de gens
25:45qui sont d'accord avec moi
25:46sur cette histoire
25:46de certificat d'économie d'énergie.
25:48Eh bien,
25:49ils n'ont pas de pouvoir.
25:51Si je publie ce livre-là,
25:53les gueux, le retour,
25:54c'est parce qu'on est
25:56en pleine dépossession
25:58démocratique.
25:58On est en pleine dépossession.
26:00Ce n'est pas possible
26:01de déposséder les gens
26:01de leur vie.
26:02C'est leur vie.
26:03Il y a quand même une limite
26:04à ce que vous dites.
26:05D'accord.
26:06Admettons que les Français,
26:08sur certains sujets,
26:09comme celui que vous avez
26:10présenté ce soir,
26:12doivent...
26:12Les NFE,
26:13ils auraient pu trancher.
26:14Et puissent trancher.
26:15D'accord.
26:16Néanmoins,
26:17vous ne pouvez pas ignorer
26:18que, notamment sur l'aspect fiscal,
26:21l'aspect fiscal,
26:22les Français ne sont pas
26:23tous d'accord entre eux.
26:24Vous avez,
26:25et c'est là où on retrouve
26:26d'ailleurs le clivage
26:27que M. Macron voulait effacer
26:29et qui est ineffaçable
26:31entre ceux qui pensent
26:32qu'il faut faire payer
26:33davantage les riches
26:34et ceux qui pensent
26:35qu'il faut moins,
26:37justement,
26:37d'impôts,
26:38parce que c'est comme ça
26:39qu'on marchera,
26:39que l'économie
26:40se ressourcera.
26:41Et ça,
26:42vous ne pouvez pas le trancher
26:43par un référendum.
26:47C'est que la politique existe.
26:49Et je ne pense pas
26:50que ceux qui nous représentent,
26:51parce qu'il ne faudrait pas
26:52tous les mettre
26:52dans le même sac,
26:53sont tous des élites
26:55qui n'en ont rien à faire
26:56du peuple.
26:56Non, mais le pouvoir
26:57n'a plus de pouvoir.
26:59Pardon ?
26:59Le pouvoir n'a plus de pouvoir.
27:01Je veux dire,
27:01les ZFE,
27:02le Parlement les a abolis,
27:04ça a été retoqué.
27:06On a un paysage politique
27:06complètement éclaté.
27:07Non, mais aussi,
27:09parce que la vraie vérité,
27:10c'est qu'il n'y a pas
27:11un candidat
27:11qui, dans le contexte
27:12juridique actuel,
27:13c'est pour ça que je sors ce livre.
27:15Je veux dire,
27:15personne ne dit
27:16que le roi est nu,
27:17que le pouvoir
27:18n'a plus de pouvoir
27:19en France.
27:20Et que pour arriver
27:21à débloquer ces systèmes-là,
27:22sans la puissance référendaire,
27:24c'est impossible.
27:25Moi, je vois une autre limite,
27:26quand même.
27:27C'est impossible.
27:27Alexandre Jardin,
27:28je vois une autre grosse limite
27:29à votre histoire
27:30de supprimer
27:31ses certificats
27:31d'économie d'énergie.
27:32On vient de vivre
27:33un été absolument épouvantable
27:35d'un point de vue climatique.
27:36Il y a une urgence
27:38à baisser les émissions
27:38de gaz à effet de serre
27:39en France,
27:40des émissions de carbone,
27:41etc.
27:41Et ce que vous voulez faire,
27:42c'est dire...
27:43Attendez, je vais vous répondre.
27:44Attendez,
27:44et ceux qui voudraient
27:46et qui ont droit,
27:47donc, avec ces certificats,
27:48à des aides
27:48sur les pompes à chaleur,
27:49sur l'achat d'une voiture électrique,
27:50etc., etc.,
27:51sur l'isolation, etc.,
27:52ça, c'est terminé.
27:53Attendez, je vais vous répondre.
27:54Je vais vous répondre.
27:55C'est quand même
27:56une vraie limite
27:56à votre logique.
27:57Non, non.
27:58Soyons raisonnables.
27:59Chiffre à l'appui.
28:00Est-ce que parce que
28:01vous allez vendre
28:0220 000 pompes à chaleur,
28:03l'univers va bouger ?
28:05C'est absurde.
28:06C'est idéologique.
28:07La vérité,
28:08c'est que nous sommes
28:08le pays qui émet
28:09le moins de carbone.
28:10Mais qui vous dit
28:11qu'il faudra vendre 20 000 ?
28:12Il faudra vendre
28:12beaucoup plus, évidemment.
28:13Mais si vous frêlez ça
28:14en supprimant ces certificats,
28:15c'est terminé.
28:16Mais si vous foutez
28:17entièrement
28:17les classes populaires
28:18dans la misère,
28:20actuellement,
28:20c'est ça qui se passe.
28:21Tout votre raisonnement
28:22ne tient plus.
28:24Je veux dire,
28:24le vrai raisonnement
28:26qui tient,
28:26c'est d'abord
28:27de changer
28:28cette politique énergétique.
28:29Vous allez sur
28:32la facture d'électricité
28:33de 25 %,
28:34on l'a vu avec Proglio,
28:35avec Berlin,
28:36le fondateur de RTE.
28:38On peut faire des choix.
28:39On peut arrêter
28:40de craquer quasiment
28:4115 milliards
28:42alors qu'on est ruiné.
28:44Je veux dire,
28:45on n'est pas absolument
28:46obligé de faire ça.
28:47On a une production
28:48d'électricité
28:48qui est déjà
28:49excédentaire de 20 %.
28:50Et on continue
28:51à se ruiner.
28:52Tout ça parce que
28:52des lobbies ont fait
28:53leur boulot
28:54et qu'on a privatisé
28:55l'énergie.
28:56C'est honteux
28:56ce qui s'est passé.
28:57Donc, si vous,
28:59citoyens,
28:59vous pensez
29:00que vous devez pouvoir
29:01influer.
29:03Il n'y a que la puissance
29:04référendaire
29:04qui passera
29:05ces lobbies.
29:06Parce qu'ils sont en train
29:07d'acheter une partie
29:07de la classe politique.
29:08Et le référendum sauvage
29:09que vous lancez,
29:09c'est ce que vous disiez.
29:10de la classe politique.