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  • il y a 13 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00— Je vais quand même justifier mon salaire ce soir.
00:02— Les gens, ils s'en foutent. Ils veulent qu'on s'occupe d'eux.
00:04— Parce qu'avec vous trois...
00:05— Ils veulent qu'on s'occupe d'eux, les Français.
00:07— Oui, mais regardez comment vote quand s'occupe d'eux.
00:10Demain, présentation du budget en Conseil des ministres.
00:13Avec la petite surprise, le gouvernement, je le disais tout à l'heure,
00:15la main sur le cœur nous avait dit qu'il n'y aura pas de nouvelle taxe.
00:18Demain, jour de budget, nouvelle taxe, j'allais dire la taxe petit-déj, Lisa Adep.
00:22— Ou la taxe anti-sucre ou...
00:23— C'est mieux formulé quand même.
00:24— Je sais pas ce qui vous arrange chez vous.
00:30Qui est appliqué sur tous les produits qui contiennent du sucre ou des édulcorants.
00:33Donc ça concerne les gâteaux, les barres chocolatées,
00:35les céréales du petit-déjeuner, effectivement, Maxime a raison.
00:38La pâte à tartiner, les bonbons, et j'en passe.
00:41Le gouvernement pense que cette taxe pourrait rapporter 200 millions d'euros à l'État.
00:45Le problème, vous l'avez en mille, c'est que cette hausse, cette taxe,
00:49pourrait se répercuter potentiellement sur le prix des produits dans vos rayons, dans nos rayons.
00:54Pour l'instant, on connaît pas encore le barème,
00:56mais on vous a refait le petit exemple de la taxe soda sur une canette de soda de 33 cl,
01:01la taille classique.
01:0235 grammes de sucre à l'intérieur, 12 centimes de taxe sur le prix du produit.
01:07Un argument avancé par le gouvernement, la lutte contre l'obésité.
01:10Un argument moins avancé, mais qui va de soi, c'est renflouer les caisses de l'État.
01:15— Est-ce que je peux faire un petit propos liminaire pour vous lancer là-dessus ?
01:18— On a besoin.
01:20— Oui, parce que de toute façon, vous ne retrouverez pas la parole.
01:22— Déjà, c'est très bien qu'après, c'est terminé.
01:24Mais peut-être que le gouvernement pourra dire qu'on a dit qu'on n'augmenterait pas les impôts,
01:27et là, c'est une taxe.
01:28Alors, c'est le truc...
01:29— Merci, M. Babou.
01:30— C'est malheureusement le truc classique.
01:32Il faut dire qu'il y a une hypocrisie,
01:34ou au minimum une contradiction énorme dans ce qu'on appelle cette fiscalité comportementale.
01:39Parce qu'elle est censée, cette fiscalité, être là pour faire changer les comportements.
01:42Toutes les études montrent que ça ne change absolument pas.
01:45Parce qu'en réalité, la chose dont la consommation a le plus baissé, c'est le vin,
01:50et il n'y a pas de taxe comportementale.
01:52Et ce qu'on a fait en augmentant le prix de la cigarette,
01:54c'est que la moitié d'une cigarette sur deux qui est fumée aujourd'hui en France est clandestine.
01:57Et la contrebande, voilà.
01:58Donc elle ne vient pas du réseau des...
02:00— Donc la taxe, c'est là...
02:01— Donc en fait, il y a même une contradiction.
02:03C'est intéressant ce que vous avez dit tout à l'heure.
02:05Il n'est pas certain...
02:06On a peur que ça augmente les prix.
02:08Teoriquement, ça doit augmenter les prix.
02:09Sinon, il n'y a pas d'effet des incitatifs.
02:11Donc, il faut le dire très clairement,
02:12ces 200 millions seront pris aux Français.
02:14Et il faut expliquer aussi...
02:15Je ne veux pas...
02:16C'est un peu démago de ma part.
02:17Mais il faut dire que c'est une taxe régressive,
02:20au sens où plus vous êtes pauvre en général,
02:22plus vous la payez en...
02:23Donc on ne peut pas passer notre temps à dire que la TVA est un impôt injuste
02:25et puis expliquer qu'après, c'est formidable cette taxe
02:28dont on sait, encore une fois, qu'elle n'a pas d'effet sur les comportements.
02:31— Alors, malgré tout ce que vous avez dit...
02:33— C'est une taxe de rendement, en fait.
02:34— Oui, mais sur la taxe Soda, il y a eu un petit effet quand même.
02:36— Et je crois que c'est 2 ou 3 % de vente en moins.
02:38Alors, je ne dis pas que ça révolutionne la planète,
02:40mais ça a eu quand même un légère effet.
02:42On ne peut pas dire que ça n'a rien fait du tout.
02:44— Mais attendez, attendez, juste une chose.
02:45Il me semble, Olivier, malgré tout ce que vous avez dit,
02:49il me semble avoir décelé une pointe d'approbation à cette taxe
02:53chez Arthur Delaporte.
02:53Est-ce que je m'en comprends ?
02:54— Alors maintenant, moi, déjà, je vais vous le dire,
02:56parce que j'étais membre de la Commission des Affaires Sociales...
02:58— C'est normal, il est socialiste.
02:59— Il est toujours, quoi.
02:59— Non, c'est pas vrai, parce que...
03:01— Alors, je vais vous dire, j'ai été membre de la Commission des Affaires Sociales...
03:04— En plus, il est prof.
03:05— Bon, j'ai tout état.
03:09Et donc, du coup, voilà, j'ai été membre en plus de la Commission des Affaires Sociales,
03:12donc c'est terrible, pendant 2 ans.
03:13Et on a passé, à chaque fois, à l'unanimité quasiment,
03:17à part le Rassemblement National,
03:18ces taxes comportementales.
03:20C'est juste qu'elles n'étaient pas, à l'époque, reprises dans le budget
03:21par les différents gouvernements, parce que les lobbies de l'agro-industriel
03:26étaient assez puissants.
03:27Mais, je le dis, ces taxes, les scientifiques le montrent.
03:31Elles ont un effet.
03:31Elles ont un effet sur le recul de la consommation.
03:34Elles ont un effet aussi sur la transformation des produits.
03:36Parce que les industriels, pour pouvoir échapper à la taxe,
03:39vont baisser les taux de sucre et vont viser aussi des alternatives
03:43qui ne sont pas les utiles du Coran et qui sont meilleures pour la santé.
03:46Donc, voilà, moi, je le dis aujourd'hui,
03:47il y a évidemment un effet sur les finances publiques,
03:49mais c'est pas l'objectif premier, c'est pas deux...
03:51Il y a un effet sur les finances de ceux qui...
03:52Pardon, attendez !
03:54Il y a surtout un effet sur les finances de ceux qui le regardent !
03:57Est-ce que vous ne pensez pas, pardon, Arthur Laporte,
03:58précisément, que les gens en achètent moins,
03:59parce que ça devient trop cher, tout simplement ?
04:01Ça fait partie des effets, mais...
04:02Pas pour lutter contre l'obésité, ou pour manger mieux,
04:04ou parce qu'ils peuvent plus l'offrir.
04:05Qu'on aille au fond des choses.
04:06Ma priorité sur ces taxes-là, c'est d'éviter 640 morts par an.
04:10C'est ce que disent les rapports des scientifiques
04:12qui ont travaillé sur les fiscalités...
04:14La vertu est toujours socialiste.
04:15Et la réalité, c'est qu'il y a une baisse de la consommation de tabac
04:21qui a eu une hausse de la contrebande.
04:22Mais ça veut dire que derrière, c'est des cancers invités.
04:25Il faut arrêter de dire que ces taxes vont rapporter de l'argent
04:27parce que l'obésité, elle coûte...
04:31L'obésité, ça coûte plus cher que ce que rapporte...
04:36Je faisais remarquer tout à l'heure
04:37que le général de Gaulle, en 1958, a fait renflouer les caisses de l'État.
04:42Et ça, c'est une certitude.
04:44Avec le plan Armand-Rueff,
04:46avec hausse des taxes, mais très forte,
04:48sur l'alcool et le tabac.
04:49Mais voilà !
04:50Moi, je le dis de toute façon...
04:52M. Suitek, vous êtes un grand sportif.
04:54Oui.
04:54On le sait, on le voit, vous avez une ligne extraordinaire.
04:57Vous pourriez, je ne dirais pas la marque,
05:00mais avoir des...
05:01Allez-y, Patrick Vignal !
05:02Des boissons sucrées, Nutella.
05:03Allez-y, Patrick Vignal !
05:04C'est mon métier.
05:05Ça suffit que nos gamins, ils bouffent de la merde...
05:08Donc on taxe !
05:09Mais ce n'est pas que taxe !
05:11C'est cette malbouffe, Maxime Suitek !
05:13C'est des produits transformés !
05:15Moi, je vois bien, j'ai des gens qui veulent aujourd'hui
05:17être en forme, parce qu'on a besoin,
05:20on a une France debout,
05:22et quand je vois ce qu'ils mangent,
05:23ça ne peut pas aller.
05:24Donc oui, cette taxe...
05:26Mais Patrick Vignal, il y a des familles
05:27qui n'auront ni les moyens de s'acheter
05:28le produit trop sucré,
05:29parce que la taxe, ça va faire que ça coûte très cher,
05:31et ils n'auront pas non plus
05:32les moyens de s'acheter le produit de bonne qualité,
05:34parce que de fait, comme c'est de bonne qualité,
05:36ça coûte trop cher.
05:37Donc vous dites aux gens qui nous regardent,
05:39donnez à votre enfant pour le goûter un verre d'eau ?
05:41Non, mais je leur dis que c'est vrai, franchement.
05:44Vous le savez, madame.
05:45Il n'est pas obligé de donner des produits de transformé.
05:46Je ne dirais pas les noms,
05:47mais une fois, je vois mes jeunes,
05:50quand j'arrive au bureau,
05:51ils sont avec des produits transformés,
05:52je dis non, fais la cuisine,
05:54fais des produits frais, Maxime.
05:55Les cancers, l'obésité,
05:58la malbouffe,
05:59ça nous pourrit dans ce pays.
06:00Donc, attendez,
06:01ce n'est pas un point d'approbation,
06:03c'est une approbation totale d'Arthur Delaporte.
06:06Et de la part de Patrice Véniale.
06:08Très bien.
06:08200 millions, c'est rien.
06:11Comment il faut trouver, rappelez-moi ?
06:1354 milliards.
06:14Ce n'est pas moi qui l'ai dit,
06:15c'est le Premier ministre.
06:15200 millions.
06:16Il arrive en poste.
06:16Là, c'est une mesure intelligente,
06:19intéressante.
06:20Est-ce qu'il y a la même cohérence tous les deux ?
06:23Vous pourriez, par exemple,
06:24être pour qu'on baisse de 20 à 10%
06:27ou à 5,5% les taxes sur le sport ?
06:29La TVA, par exemple, sur le sport privé.
06:31Parce que ça peut être...
06:33C'est bon pour le business de Patrice Véniale, surtout.
06:35Non, mais attendez.
06:36Ça dépend ce qu'on appelle le sport.
06:38Non, non, non.
06:39Là, vous évoquez le sport privé.
06:41Il y a deux choses.
06:42Il y a le sport business
06:44ou la question du sport santé.
06:46Mais Arthur, c'est pareil.
06:47Non, non, ça dépend.
06:48Pourquoi ?
06:49Parce que si tu dis
06:49que c'est pour aller voir un match de foot du PSG,
06:51on ne va pas faire du TVA.
06:52Non, non, on te parle de la remise en forme.
06:53Non, c'est pas ça.
06:53On parle des salles de sport.
06:55Non, mais là, il n'y a pas de problème.
06:56Vous êtes d'accord.
06:57Pour une fois, vous êtes pour une baisse de taxes.
06:58On va faire un groupe, en fait,
07:00qui va gagner Marine Le Pen et...
07:02En vrai, il faut non seulement, je pense,
07:05effectivement, baisser globalement les taxes
07:06et notamment sur ce que je viens d'évoquer,
07:08mais aussi pour...
07:09Enfin, on ne peut pas se dire systématiquement
07:12qu'on va priver les Français
07:13de petits plaisirs.
07:14Vous savez, c'est surtout Coca-Cola
07:15qui a un problème derrière.
07:16Je ne sais pas si vous défendez les Américains,
07:18mais ce n'est pas mon cas.
07:19Mais je ne défends pas les Américains.
07:20Il y a aussi des produits français
07:22qui, aujourd'hui, peuvent...
07:24Pour être concernés, justement,
07:26et qui peuvent être des barres de céréales,
07:29des barres Nestlé,
07:30des barres sucrées, par exemple.
07:32Oui, c'est vrai.
07:32Ce n'est pas très bien.
07:33Moi, je pense qu'effectivement,
07:35il y a aujourd'hui un Nutri-Score
07:36qui est efficace
07:37et qui permet d'être un vrai indicateur.
07:39Je suis d'accord.
07:39Mais les gens peuvent être responsables.
07:43Mais taxés systématiquement,
07:44les petits plaisirs...
07:45Non, je trouve ça très bien,
07:46le Nutri-Score.
07:47C'est un très bon indicateur, justement.
07:49Et ça permet...
07:50Pardon, Alexandre, Nicolas.
07:51Ça va au-delà.
07:52Les produits protéinés,
07:53les produits avec des fibres.
07:54Ça va au-delà.
07:54C'est-à-dire que, encore une fois,
07:57le gouvernement avait dit
07:58pas de hausse d'impôts,
07:59pas de hausse de taxes, etc.
08:00Et on se retrouve...
08:01Vous fermez la porte,
08:02ça passe par la fenêtre.
08:03Oui, mais...
08:04De toute façon, on sait très bien
08:05que c'est une promesse impossible à tenir.
08:07À un moment,
08:08il faut bien hausser les impôts sur quelqu'un.
08:09Et en général,
08:10c'est sur les classes populaires
08:11que ça pèse.
08:11Le problème, c'est que le gouvernement
08:12veut surtout dire,
08:13quand il dit pas de hausse d'impôts,
08:14c'est la même chose depuis 2017,
08:15pas de hausse d'impôts,
08:16sur les très riches.
08:17Les 80 milliards d'euros
08:18qui manquent chaque année à l'État,
08:20c'est des cadeaux fiscaux
08:20qui ont été faits au plus fort.
08:21C'est ce que montre la Cour des comptes ?
08:23Dans ce cadre-là...
08:25Des cadeaux fiscaux dans le pays
08:26où il y a le plus fort
08:27de l'élément obligatoire dans le PIB.
08:29Mais c'est des pays de l'OCDE.
08:31Mais c'est une autre chose.
08:32On a fait un contre-choc fiscal
08:33après le choc fiscal de François Hollande.
08:34C'est vrai.
08:34Il est juste revenu en partie
08:35sur l'augmentation
08:36qui avait provoqué
08:37un ras-le-bol fiscal
08:39qui avait été un vrai tel.
08:40Et résultat,
08:41on avait baissé le niveau
08:42d'inégalité avec François Hollande.
08:42Mais vous savez que le gouvernement
08:45de Sanchez a 10%
08:46de prélèvements obligatoires
08:47de moins que nous
08:49en Espagne, par exemple.
08:50Il les a singulièrement augmentés.
08:53Il a augmenté le SMIC aussi.
08:54Donc à un moment...
08:56Vous savez qu'ils sont à 35%
09:00de dépenses publiques dans le PIB.
09:01C'est plus de 300 milliards d'écarts
09:03proportionnellement à notre PIB
09:05de dépenses publiques en moins.
09:07Si on veut faire en sorte
09:09que Marine Le Pen
09:10ne soit pas président de ce pays,
09:13ce n'est pas avec des affaires.
09:14C'est à leur expliquant
09:15qu'à la retraite à 60, 62 ans,
09:18c'est 438 milliards,
09:2012 milliards de plus.
09:21C'est à leur expliquer
09:22que leur programme économique
09:23n'est pas en relation
09:25avec l'évolution du pays.
09:27Mais c'est cela.
09:28C'est comme ça qu'on d'améliorera.
09:28Celui des socialistes non plus.
09:34Vous êtes assez mal placés
09:37tous les trois
09:37pour parler des retraites.
09:38Pourquoi ?
09:40Ah oui, parce qu'il y en a un...
09:43Non, non, non.
09:44Mais attendez, les socialistes...
09:45M. Hollande, certes,
09:46vous êtes à 62.
09:50Le Rassemblement National,
09:51on est à 62.
09:52Et même si...
09:53Mais on ne sait pas comment.
09:54Les quartiers longs...
09:56Et vous, vous êtes quand même assis
09:58sur la réforme des retraites
10:00pour ne pas être virés du gouvernement.
10:03Donc, attendez.
10:05Et maintenant,
10:06vous pouvez vous raccrocher aux branches.
10:08M. Attal,
10:08puisque c'est M. Attal
10:09que vous soutenez,
10:11veut faire une réforme maintenant
10:12qui est une réforme
10:13sur les carrières.
10:15On sait très bien
10:16qu'une réforme comme ça
10:17ne résout absolument pas
10:19le problème des retraites
10:20puisqu'il faut de toute manière
10:22un âge pivot
10:22pour que ça marche,
10:24pour que ça rapporte de l'argent.
10:26Rapporte de l'argent,
10:27non pas pour en gagner,
10:28mais pour assurer
10:29la pérennité
10:30de notre système de retraite.
10:31Et peut-être que celui
10:33de M. Philippe
10:33est un peu meilleur quand même,
10:35même s'il y a une grosse question
10:36qui se pose.
10:37Est-ce qu'on peut à la fois
10:38faire une retraite
10:39par capitalisation
10:40dans le même panier
10:42et une retraite
10:46par répartition,
10:46même si ça se fait déjà
10:48chez les fonctionnaires ?
10:49Parce que c'est ça
10:49qu'on oublie de dire.
10:50C'est ce que propose
10:51Édouard Philippe.
10:52Ça se fait chez les fonctionnaires
10:53avec la préférence.
10:54Mais vous êtes
10:56assez mal placé
10:57tous les temps.
10:58Non, M. Tréhard,
10:59excusez-moi,
11:00M. Sittek,
11:03mon témoin,
11:04je sors de l'hémicycle,
11:05il me tend le micro
11:06et je lui dis,
11:08je m'adresse au président
11:09en disant,
11:10cette réforme,
11:10si on n'a pas
11:11la sève d'été,
11:12il ne faut pas la faire.
11:13Et là,
11:13c'était la fin
11:14de la carrière
11:14de Patrick M.
11:16Le président
11:17ne m'a plus jamais parlé.
11:18Je présente.
11:20M. Tréhard,
11:21on a un problème
11:21de retraite.
11:22On a des jeunes
11:23qui ne travaillent pas assez
11:24et on a des seigneurs
11:25qui, à 50 ans,
11:26sont dégagés.
11:26Et en plus,
11:27on en a l'allongement
11:28de la rédevie
11:29et la natalité.
11:30On est d'accord
11:30au moins sur ça.
11:31Vous avez tout dit.
11:31Donc, je pense
11:32qu'effectivement...
11:33Je peux s'y faire
11:33un autre exemple ?
11:34Je vous finis,
11:34je vous finis.
11:35Après,
11:35je ne parle plus.
11:36Ce que je veux dire,
11:37Arthur,
11:38c'est qu'il y a un fauteuil
11:39pour deux
11:40au Rassemblement National.
11:41Il y a Marine Le Pen
11:42et Jordan Dordella.
11:43Que tu veuilles passer
11:44comme ça.
11:44Ils ne sont pas d'accord
11:45d'ailleurs sur la réforme de la presse.
11:46On a un chef de meute
11:47qui s'appelle
11:48Jean-Luc Mélenchon
11:49qui a une jeunesse,
11:51qui a des militants
11:51et qui dit
11:52le chaos dans la rue.
11:53Et nous,
11:54on est un bloc
11:54dont je pense
11:55que tu fais partie.
11:56On est encore
11:57très mollassons
11:58et on n'est pas structurés.
11:59Si on veut battre
12:00Marine Le Pen
12:01au deuxième tour,
12:02on devra se structurer.
12:04Vous êtes venus
12:04pour draguer Arthur Delaporte
12:05en fait ce soir.
12:06Oui, mais Xavier Bertrand,
12:07Carole Degard,
12:09la droite sociale,
12:10les macro-listes.
12:11Non, Maxime,
12:11on ne gagnera pas.
12:14Aujourd'hui,
12:15le chaos,
12:15c'est les extrêmes
12:16aujourd'hui.
12:17Ça marche
12:18qui dit
12:18toute la journée
12:19c'est la faute des immigrés.
12:20Il faut réserver
12:21des logements sociaux
12:22co-français.
12:23Moi, j'ai 30%
12:24de médecins
12:24qui soignent ma mère
12:25et ils dorment
12:26il y a une tente
12:27qui chouard.
12:28C'est pour ça
12:28que c'est sur ça
12:29qu'on va dire.
12:30Je vais vous donner
12:32un exemple.
12:33On était parti
12:33des retraites.
12:34Sur les retraites
12:34mais sur les retraites.
12:36Vous savez,
12:36il y a un exemple
12:37que je connais bien,
12:37c'est la Slovénie.
12:38Vous savez à quel âge
12:39on part à la retraite
12:40en Slovénie ?
12:40C'est 60 ans.
12:41Il repousse à 62 ans
12:42mais pour 2035.
12:44La Slovénie,
12:45ils ont aujourd'hui
12:46deux fois moins
12:47de dettes
12:48proportionnellement
12:48au PIB
12:49que la France.
12:50Ils ont un déficit public
12:51deux fois inférieur
12:52à la France.
12:54D'accord ?
12:54Mais ils ont plus
12:55de productivité
12:56parce qu'ils ont
12:57deux fois plus
12:57de robots
12:58par unité industrielle.
12:59Ils ont fait
12:59des investissements
13:00beaucoup plus lourds
13:01pour moderniser
13:02par exemple
13:02leur outil industriel,
13:03leur pays
13:04pour justement
13:05payer les retraites.
13:06Et globalement aussi,
13:07ils ont fait
13:07d'autres choix
13:08parce qu'on voit
13:09des macronistes
13:10qui se disent
13:10on va sacrifier
13:12les retraités
13:12que ce soit Attal,
13:13que ce soit
13:14Édouard Philippe
13:15ou la France
13:16qui travaille
13:17aujourd'hui
13:18pour que l'âge
13:19de leur retraite
13:19soit retardé.
13:21Mais je parlais
13:22de cet exemple slovène.
13:23Les slovènes,
13:24eux,
13:24ils ont par exemple
13:24la priorité nationale,
13:25vous le dites là,
13:26sur les logements
13:27et ils ont une priorité nationale
13:29sur les aides sociales.
13:29Ce sont des choix politiques.
13:31Vous,
13:31vous préférez
13:32ne pas toucher
13:33par exemple à l'AME
13:34aux aides sur les clandestins,
13:35aux personnes qui sont
13:36en situation irrégulière
13:36et ne pas les expulser.
13:37Vous préférez
13:38toujours attribuer
13:39les aides sociales
13:40aux personnes qui arrivent
13:42sans même
13:42qu'elles aient travaillé,
13:44cotisé durant 5 ans
13:45ce qu'on peut préconiser
13:46et vous préférez
13:47dans le même temps
13:47vous en prendre
13:48aux retraités
13:48ou à la France
13:49qui travaille
13:49et en trouvant
13:50des nouvelles taxes
13:51pour essayer de compenser.
13:52Je vous ai cité
13:52un autre pays
13:53qui a fait un autre choix.
13:54Eh bien,
13:54un autre modèle,
13:55il est beaucoup plus proche
13:56de celui-là.
13:56Ce sont des choix politiques.
13:57Vous,
13:58vous assumez celui-là.
13:59Nous,
13:59on préfère faire
14:00d'autres économies.
14:01Vous voyez,
14:01monsieur,
14:01ça,
14:01c'est le vrai débat.
14:03C'est ça le vrai débat.
14:03Mais oui,
14:04c'est un débat.
14:04C'est une division.
14:05Mes viticulteurs,
14:06mes artisans,
14:07les gens qui tiennent
14:08des EHPAD,
14:09les gens qui s'occupent
14:10des crèches,
14:10je me rends compte
14:11que ce sont les gens
14:12qui sont de l'immigration
14:13à majorité.
14:15Premier point.
14:15la France qui sera...
14:16Et qui sont français.
14:17Et le vrai débat
14:18qu'on a avec vous,
14:19c'est que...
14:19Qui sont français.
14:19Je suis désolé.
14:20Qui sont de l'immigration
14:20et qui ont obtenu
14:21la nationalité française ensuite.
14:22D'accord.
14:23Et souvent,
14:24ils ont travaillé
14:24cotisées durant 5 ans,
14:25donc ils ne sont pas concernés,
14:26monsieur Ligal.
14:27Donc ils peuvent bénéficier
14:28en suite d'être soucière
14:29pour vous parler,
14:29vous confirmez ce que je dis.
14:30Je vais vous dire
14:31pourquoi on va vous battre.
14:32Je vais vous le dire,
14:33très franchement.
14:34Parce que...
14:3523h57.
14:35Parce que c'est compliqué.
14:36Aujourd'hui,
14:37vous avez le vent en poux,
14:38vous y êtes.
14:39C'est toujours la faute
14:39de l'immigré.
14:40Non,
14:41c'est pas la faute de l'immigré.
14:42De l'autre côté,
14:42vous avez une chance
14:44extraordinaire.
14:44C'est une question
14:44de justice sociale.
14:45C'est d'avoir Jean-Luc Mélenchon
14:46comme Sparine Parner.
14:47Mais alors,
14:48vous avez une chance,
14:49j'avoue que pour l'instant...
14:50Non, non,
14:50moi je parle que de Billon,
14:51je parle pas de Jean-Luc Mélenchon.
14:52Et là,
14:52quand je vois
14:53les balis de Bacaliopo...
14:54Ce sont vos choix politiques
14:55que je veux...
14:55Vous parlez d'autre chose.
14:57Vous parlez d'autre chose.
14:57Non, non, attendez,
14:58Arthur Delaporte,
14:58vous voulez répondre aussi.
14:59Vous avez aujourd'hui
15:00la chance d'être nourri
15:01par la France et l'immigré.
15:02Vous parlez d'autre chose
15:03parce que vous ne voulez pas répondre.
15:04Quand on va se structurer...
15:06Arthur Delaporte,
15:06Arthur Delaporte.
15:16Pour l'instant,
15:16c'est ce que je viens de dire,
15:17il repousse à 62 ans
15:18pour 2035.
15:19Mais même encore plus tard.
15:20Non, non, 62 ans pour 2035.
15:21Je vous laisserai regarder,
15:22mais sans carrière complète,
15:25l'âge légal
15:25qui nécessite 15 ans de cotisation,
15:27ça passera à 65.
15:28C'est quand même au cours de...
15:29Non, non, non, non, non.
15:31Je veux un peu check-in.
15:32Pour partir à 60 ans
15:34sans décote,
15:35il faut avoir...
15:35Combien c'est l'intérêt ?
15:3740 ans de cotisation.
15:38Oui, 40 ans.
15:39Ça passe à 60.
15:39Mais non, mais c'est intéressant,
15:40c'est exactement
15:41ce qu'on peut préconiser.
15:42C'est-à-dire,
15:43quand on commence à travailler,
15:46Marine Le Pen, dans quelques jours,
15:47quand on commence à travailler
15:49entre 17 et 40 ans,
15:51et ensuite,
15:52on monte jusqu'à 42 annuités.
15:53C'est exactement ce que je viens de dire.
15:55Attendez, il vous reste 20 secondes.
15:56Vraiment 20 secondes.
15:57Non, mais peut-être en 20 secondes.
15:58Je vous dirai une chose.
15:58Moi, je serais très fier
15:59d'abroger la réforme borne
16:01et d'aller chercher
16:01d'autres leviers de cotisation
16:02parce que ce qu'attendent les gens,
16:03et je me suis fait remarquer
16:05la semaine dernière,
16:06des gens qui m'ont dit
16:07grâce à votre suspension
16:08de la réforme des retraites,
16:09j'ai pu bénéficier
16:10du dispositif carrière longue,
16:11j'ai pris ma retraite
16:12à l'âge où j'avais deux cassés
16:14et j'ai peur en faire
16:14profiter de l'argent.
16:16Non, on va aller.
16:17Il me faudrait un petit marteau
16:18pour...
16:18Tout de suite,
16:19ce soir, il y a un accord
16:20sur l'EPS
16:21à visage humain,
16:22social-démocrate
16:23et le bloc.
16:24Je ne suis pas sûr qu'il y a d'accord.
16:25Et là,
16:26il y a une des voies.
16:27C'est magnifique.
16:28Le combat,
16:28c'est de faire l'alternative.
16:29S'il vous plaît.
16:30S'il vous plaît.
16:30S'il vous plaît.
16:30S'il vous plaît.
16:31S'il vous plaît.
16:31S'il vous plaît.
16:33Top, top, top, top.
16:34Nice.

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