- il y a 6 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Mais d'abord les carburants, et à propos de pouvoir d'achat, regardez cette carte, on a pris 5 stations
00:05parmi les plus chères de France ce soir, et on parle là du prix du litre de diesel, on est
00:11sur 1 litre de diesel, 2,76€ du côté de Mougins dans les Alpes-Maritimes, 2,80€ à Sossheim dans
00:17le Haut-Rhin, 2,80€ aussi à Paris, 2,75€ dans la Manche à Gouvet, et Trélasé on est à
00:212,99€...
00:223,99€, ah bah non, 2,99€, trip psychologique Yves Trélas, 2,99€, évidemment c'est dans les stations les
00:28plus chères, les moyennes, j'allais les rappeler, mais je ne les ai pas sous les yeux, on est à
00:332,11€ me semble-t-il pour le 100,95€, et 2,30€ pour le gasoil, voilà les moyennes, j
00:40'ai bon ou pas ?
00:40Oui, chapeau, j'ai bluffé.
00:41Merci Lisa Adep, bonsoir, à demain, non, je vous présente, Henri Guénaud, la question que tout le monde se pose
00:49depuis quelques jours sur les plateaux, et on va la poser ce soir aussi, est-ce que tout ça est
00:53un carburant pour la colère, et un carburant pour la colère qu'on a déjà connue, c'est-à-dire
00:57les Gilets jaunes, c'est-à-dire 2019 ?
00:59Je ne sais pas si ça sera les Gilets jaunes, les bonnets rouges, c'est-à-dire, mais la colère,
01:02elle est là, elle est là, la question sociale, elle est explosive dans ce pays, voilà, et ça fait longtemps
01:08qu'elle est explosive, et que son caractère explosif s'aggrave, bon, c'est complètement en dehors des débats politiques,
01:15il n'y a pas, alors certains en parlent, c'est vrai que Mme Le Pen s'est positionnée aussi
01:21sur la question sociale, mais au fond, tout le monde laisse ça de côté, elle est majeure, même quand on
01:27parle de l'immigration,
01:27la question de l'immigration, et notamment pour les électeurs du Rassemblement National, est une question sociale, plus encore qu
01:34'identitaire, même si l'identité, la question identitaire est très présente, d'ailleurs pour ça que le Front National avait
01:40récupéré les anciens électeurs du Parti Communiste,
01:42le jour où le Parti Communiste avait abandonné la question migratoire, donc la colère, elle est là, elle monte, c
01:48'est pour ça, c'est pour ça que toute politique qui veut aller taper le pouvoir d'achat des fonctionnaires,
01:54le pouvoir d'achat des retraités, le pouvoir d'achat des salariés, d'ailleurs ou d'une autre, est une
01:58politique folle dans la situation dans laquelle se trouve le pays, l'économie et la société, voilà,
02:03donc il faut laisser ça de côté, c'est vrai que là, ça ne fait qu'attiser les choses, mais
02:08sauf que là, on n'est plus dans, c'est pas la décision du gouvernement,
02:11là, c'est la seule chose qu'il faut faire vraiment, qui peut vraiment changer les choses, arrêter la guerre
02:15en Ukraine et arrêter la guerre dans le Golfe, voilà,
02:16– Voilà, oui mais, est-ce qu'on a seulement tenté quelque chose ? Non, alors, voilà, et la conséquence…
02:23– Vous croyez qu'on a les moyens, Rigaudo, de le faire ? – Mais on n'a pas essayé,
02:25on ne peut pas savoir si on a les moyens.
02:26– Je ne pense pas qu'au Moyen-Orient, si vous voulez, entre l'Iran et les États-Unis, l
02:29'Europe puisse faire beaucoup de choses.
02:31– Et pourquoi elle n'essaierait pas ? Pourquoi elle n'a pas essayé ? – Elle a essayé, elle
02:34essaie ?
02:34– Non, elle n'a pas essayé, elle est restée silencieuse en fait, bon, voilà, et bon, c'est la
02:38seule chose en fait, ça peut ne pas marcher,
02:40mais c'est la seule chose, vous savez, quand vous avez besoin d'un produit, vous êtes consommateur d'un
02:44produit dont vous avez absolument besoin
02:46et que le prix de ce produit augmente, il y a un transfert de pouvoir d'achat du consommateur vers
02:50le producteur, voilà,
02:51c'est l'histoire des chocs pétroliers, et vous ne pouvez pas l'empêcher, voilà, donc ça c'est une
02:56ponction sur le pouvoir d'achat global de la nation,
03:00mais là il est très difficile de trouver une réponse, mais c'est sûr que ça attise encore la colère,
03:04les gens n'en peuvent plus.
03:05– Mais c'est très intéressant parce que, non, c'est très intéressant parce qu'effectivement, vous voyez beaucoup de
03:10causes exogènes,
03:11et c'est vrai, c'est évidemment la guerre en Iran, plus d'ailleurs sur le pétrole que la guerre
03:17en Ukraine qui a fait augmenter, bien sûr.
03:20– Elle enlève des capacités de production, ça continue ?
03:23– Là, je veux quand même me faire l'avocat du diable de la France et de l'Europe, non,
03:27non, mais sincèrement,
03:28avec nos petits moyens alors qu'on n'a pas d'armée, il faut le dire,
03:32on a une Europe qui n'est pas nécessairement très unie, là au moins, ils ont essayé de parler d
03:40'une seule voix,
03:41et sur l'Ukraine, ça ne s'est pas fait en un jour, et sur le Moyen-Orient, non pas
03:45pour s'engager au Moyen-Orient,
03:47mais pour être en deuxième rideau et pour essayer d'éviter qu'il y ait une rupture totale des approvisionnements
03:53et de la circulation, effectivement, du pétrole.
03:56Donc, c'est vrai, c'est vrai, mais celui qui est le responsable de ça, il faut le dire,
04:01et c'est pour ça que ceux qui le défendent en France ou ailleurs, d'ailleurs, sont quand même assez
04:05grotesques,
04:05c'est Donald Trump. Évidemment que c'est lui qui est à l'origine de ce bazar.
04:10– Je parle pour le Moyen-Orient. – Oui, évidemment, là, Poutine est premier responsable.
04:15On va parler de carburant, on va parler des gilets jaunes, je remercie simplement Regueno d'avoir été avec nous
04:19ce soir,
04:21merci beaucoup d'avoir été là, et on va accueillir Patrick Vignal.
04:23– On va plus calme. – Pas sûr, pas sûr.
04:28– Oui, non, je ne suis pas sûr non plus, Patrick Vignal qui nous rejoint,
04:31conseiller politique de Gabriel Attal et ancien député Renaissance.
04:33Moi, j'ai une question, Laurent Jacobéli, pour vous, qu'est-ce que vous dites à ceux qui nous regardent
04:38et qui pourraient s'interroger sur qu'est-ce qu'on fait, est-ce qu'il faut aller manifester, etc.
04:42Est-ce que vous leur dites, allez-y, emparez-vous des ronds-points, c'est maintenant,
04:46il faut faire ça dans la présidentielle, ou alors au contraire,
04:48canalisez toute cette colère que vous pouvez avoir vers les urnes ?
04:51Qu'est-ce que vous leur dites ?
04:52– D'abord, je leur dis, je vous comprends.
04:54Voilà, parce que quand on doit payer pour aller travailler,
04:57parce qu'aujourd'hui, certains dépensent plus en essence que ce qu'ils gagnent net à la fin pour aller
05:02bosser,
05:02c'est un problème.
05:03Quand les prix flambent et qu'on est obligé de faire du choix,
05:06le choix entre le plein de la voiture et le plein du frigo,
05:09on est dans une situation, et quand le gouvernement ne vous entend pas,
05:11quand vous criez, il faut bien que vous agissiez.
05:14Donc je vous comprends, mais je ne vous le conseille pas.
05:17– N'allez pas sur les ronds-points ?
05:19– En tout cas, ils font exactement ce qu'ils veulent,
05:21du moment qu'il n'y a pas de violence.
05:23En revanche, il y a dans quelques mois l'élection présidentielle,
05:27où on va pouvoir dire au revoir à toute cette équipe,
05:29cette équipe qui reste sourde au problème des pouvoirs d'achat des Français,
05:33cette équipe qui est quand même, disons-le, avec Édouard Philippe,
05:37à l'origine de la surtaxation de l'essence,
05:41car on parlait effectivement des facteurs exogènes comme les guerres,
05:44il y a des facteurs endogènes.
05:45Dans les 2,20 euros dont on a parlé tout à l'heure,
05:48il y a la moitié qui va à l'État,
05:50dont deux augmentations de taxes dues à Édouard Philippe.
05:54Donc ça aussi, ça crée la colère.
05:56Donc ce gouvernement qui refuse de baisser la TVA,
05:58qui ne comprend pas comment marche l'économie,
06:00parce que des Français qui consomment moins,
06:02ce sont des entreprises qui vendent moins,
06:03et donc qui produisent moins,
06:05et donc c'est moins de richesse pour la France.
06:07On parlait tout à l'heure avec M. Tréhard,
06:08de manière passionnée et vive,
06:10toujours, virile mais correcte.
06:13Pour les retraites,
06:15évidemment, ça va baisser les cotisations sociales.
06:17Mais ce que vous dites à Patrick Vignal, c'est que c'est de sa faute ?
06:20Personnellement, je ne le crois pas,
06:21parce qu'il a souvent un regard distancié avec l'action du gouvernement,
06:23mais c'est la faute de ses amis.
06:25Qu'est-ce que vous arrive, M. Le Cobelli, ce soir ?
06:27Je suis honnête, mais c'est la faute de ses amis du gouvernement
06:29qui ont laissé pourrir la situation,
06:31qui l'ont aggravée et qui, aujourd'hui, refusent de la corriger.
06:34Patrick Vignal ?
06:351 560 milliards de prélèvements chaque année.
06:391 710 de dépenses.
06:42L'épargne, c'est plus de 6 500 milliards.
06:45Je vais être dur ce soir.
06:47Moi, je sens que ça va péter.
06:48Vous vous rappelez, je suis venu chez vous pendant les Gilets jaunes.
06:50On ne peut pas trouver 300 millions,
06:52même si la faute des carburants, ce n'est pas notre faute.
06:55Le pouvoir d'achat, c'est Donald Trump.
06:57Attendez, les 300 millions pour faire quoi ?
06:59Parce que pour aider les 77% des gens qui ont des voitures,
07:02chez moi, si vous n'avez pas de voiture, vous n'allez pas travailler.
07:05Donc moi, je suis désolé.
07:06Pour vous, c'est dans les rots.
07:07Je vais vous dire très franchement, moi, je suis inquiet.
07:09Moi, je suis très inquiet parce que les Gilets jaunes,
07:13ce qu'on a connu avec vous, c'était des gens qui avaient envie.
07:16Vous savez, j'ai un souvenir d'une mamie.
07:17Chaque fois, ça m'aime 88 ans.
07:19Elle traversait un rond-point.
07:21Elle m'a dit, mais si tu me fais écraser, ce n'est pas grave.
07:23Parce que je fais les poubelles de chez Lidl,
07:25parce que j'ai 600 euros de retraite.
07:27Pour ces gens, il faut se battre.
07:29Sauf que le problème des Gilets jaunes,
07:30c'est que ça finira comment à l'arrivée ?
07:32Ça finira avec des black box ?
07:33Ça finira avec une polisitation ?
07:36Et on fait quoi ?
07:37On met nos CRS dans la rue ?
07:38On brûle des préfectures ?
07:40Donc moi, je pense qu'aujourd'hui, oui,
07:41il faut amener une réponse.
07:44Je veux bien qu'on dise qu'il faudra électrifier,
07:46mais il faut qu'on trouve un moyen.
07:47Est-ce qu'on est capable d'expliquer à nos amis américains
07:50que c'est bon, ils mettent un bordel immense dans le monde entier ?
07:54J'ai cru comprendre que Donald Trump avait demandé déjà à l'Ukraine et à la Russie
07:57de ne plus bombarder des trucs.
07:59Je ne sais pas.
08:00Il sera si elle se fera.
08:01Je pense que, Maxime, on ne peut pas se payer la crise des Gilets jaunes.
08:06Ça veut dire que vous, Patrick Vignal, conseiller politique de Gabriel Attal,
08:10vous dites à Sébastien Lecornu, qui est donc du même camp que vous,
08:14c'est le moment de ne pas déconner et il faut trouver de l'argent pour aider ces gens-là.
08:16Je connais Sébastien Lecornu, c'est quelqu'un de très habile.
08:19Je pense que pour certains, ceux qui en ont vraiment, vraiment, vraiment besoin,
08:24il faudra les accompagner.
08:26Ça veut dire des aides ciblées.
08:27Ça veut dire que ce n'est pas ce que réclame, par exemple, l'Orange Jacobinier et le Rennes.
08:30C'est ce qui se fait.
08:31Oui, mais Maxime, le problème, les aides qu'on a faites.
08:33Moi, je n'ai pas honte, je n'ai pas besoin d'un chèque énergie.
08:36J'ai les moyens, je veux participer à l'effort national.
08:38Je pense qu'il faut les cibler.
08:40Et vous savez qui on veut les cibler ?
08:41Avec les préfectures.
08:43Il y a la marque, tout se décide à Paris.
08:44Il faut que les préfets puissent décider de dire, par exemple,
08:47voilà, je vais aider telle personne et telle entreprise.
08:51Je suis venu avec un Uber, là.
08:53Le gars, il travaille, il fait deux boulots.
08:54D'ailleurs, il aimerait tourner au social, mais il m'a dit que je m'appelle Adèle Kader.
08:58Ah, ça va être compliqué si le Rennes arrive au pouvoir.
08:59Ah, ça, c'est le débat qui suit, c'est dans une seconde.
09:01M. Jacobelli.
09:02Et donc, lui, le gars, il fait deux boulots.
09:05Deux boulots, il fait.
09:06Il me dit, moi, je ne pourrais jamais.
09:07J'habite, alors, je n'en ai pas trop, dans le 91.
09:10Oui, dans les seuls.
09:11Il fait deux boulots, le mec.
09:13D'accord ?
09:14Et lui, à la fin du mois, c'est 80 euros par semaine de plus d'essence.
09:17Mon infirmière qui vient soigner ma famille, c'est 200 euros de plus par mois.
09:22Elle habite dans un village.
09:23Elle, elle est prioritaire.
09:25Et j'espère qu'on parlera des retraites.
09:27Que propose M. Attal ?
09:28Parce que nous, notre proposition, elle est très claire.
09:30On peut en avoir d'autres.
09:31C'est de baisser la TVA sur les énergies, donc notamment l'essence, de 20 à 5,5%.
09:35Pourquoi ?
09:36Parce qu'effectivement, ça donnerait un peu de pouvoir d'achat aux Français.
09:39Ça ferait un litre à 1,84.
09:41Ce n'est pas Hollywood, mais c'est toujours mieux.
09:43Et ça leur permettrait de continuer à consommer un peu.
09:45Et donc, à maintenir à peu près notre économie.
09:46Sinon, c'est le grand effondrement.
09:48Je pense que M. Jacobelli, il faut mettre tout à plat.
09:51Tout à plat, il n'y a plus rien qui va.
09:52Non, mais là, on parle du budget.
09:53Vous avez raison.
09:54Non, mais attendez.
09:54Mais, Mitterard, je vous ai écouté.
09:56Le budget, il sera voté.
09:57Plus ou moins Marine Le Pen a dit qu'elle le voterait.
10:00Ah, écoutez.
10:00Moi, j'ai compris.
10:01Rendez-vous dans quelques semaines.
10:02En fait, vous savez le problème, en fait.
10:04Et c'est le choix des oppositions.
10:05Je n'ai pas de problème.
10:06Moi, j'ai rarement été dans l'opposition dans ma vie.
10:09Sauf que dans une opposition, on rase gratuit.
10:12Moi, je veux bien.
10:12Mais comment vous faites tous les deux la retraite à 62 ans, vous pareil ?
10:16Non, non, non, mais c'est 67 ans.
10:18Ah, pardon.
10:19La natalité.
10:19Vous ne battez pas.
10:20Je suis désolé.
10:21La natalité, c'était...
10:22Aujourd'hui, on fera une réforme des retraites.
10:24L'allongement de la vie est supérieur.
10:26Ça va coûter 6 milliards de plus avec les retraités qui vivent mieux.
10:29Et tant mieux.
10:30Comme ça, ils font du sport, ils consomment et ils vivent.
10:32Ils le méritent.
10:33Et vous avez une natalité qui va être à 1,4.
10:36Comment financer ces retraites ?
10:37Vous ne voulez pas de répondre sur la baisse du coup de dessin sur la retraite ?
10:40Ça, adressez-vous à monsieur.
10:41Mais vous ne voulez pas...
10:42Et lui, il nous propose, il nous propose de passer de 20 à 7 pour ça.
10:46Ne parlez pas pour moi.
10:48Et vous n'avez pas répondu à ma question sur la baisse du coup de l'essence.
10:50Mais on va changer le système, c'est pas possible.
10:52Non, mais ça, c'est trop...
10:53Ça veut dire quoi, attendez, ça veut dire quoi, ça ?
10:54Mais ça veut dire que...
10:56Mais vous êtes avec monsieur Attal, vous n'avez rien changé du tout.
10:58J'ai été élu en 2012.
11:00Comment on faisait les ministères ?
11:02Hollande gagné, on disait au vert 3 ministères.
11:05Père, j'ai un ministère par an, 5 millions.
11:07Vous enlevez 10 ministères, c'est 50 millions d'économies.
11:10Et ça, c'est d'autres partout.
11:12Les agences, tout.
11:14Maxime, dépensons pas ce qu'on fasse...
11:15Attendez, là, le gouvernement, rien que pour l'urgence de budget, il cherche 30 milliards.
11:19C'est pas que vos 50 millions...
11:20Mais moi, je n'ai pas dit le contraire.
11:21C'est les retraites qu'il faut changer.
11:23Les retraites, si vous faites un million à l'ADM, un million, mais il faut changer tout.
11:30Les retraites, ça ne peut pas tenir.
11:32Je note qu'au-delà, ça veut dire qu'au-delà des aides ciblées dont vous parliez, il n'y
11:36a pas d'autre...
11:36Il y a l'urgence, mais après, il faut changer le système.
11:39On était sur le carburant.
11:40Le carburant, le problème...
11:41Il faut qu'on parle de la détestation entre Français dans une seconde.
11:44En deux secondes.
11:45Quand vous voyez les tarifs que vous avez, alors c'est vrai que c'est le haut de la fourchette.
11:49Ah oui, oui, c'est le haut.
11:50C'est le haut de la fourchette.
11:51Il va falloir que le gouvernement, je pense que les aides ciblées dont M. Vignal parlait,
11:57il a raison d'ailleurs, parce que ça ne sert à rien d'arroser tout le monde,
12:00mais je pense que ça ne va pas suffire à terme.
12:03Et dans un terme très proche, ça ne va pas suffire.
12:06Donc il va falloir probablement une révision de l'échelle fiscale qui pèse sur le carburant
12:12et le certificat notamment d'économie d'énergie ne rentre pas, alors certes, dans le budget de l'État,
12:18mais il va falloir un geste pour les consommateurs et ceux qui sont les premiers concernés.
12:23Je précise une toute petite chose.
12:24J'ai eu ma très chère mère au téléphone ce week-end, qui me disait...
12:27C'est intéressant les mamans, elles ont toujours...
12:29Elle me disait, je ne peux pas prendre ma voiture pour aller faire mes courses.
12:32Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus d'essence dans les stations autour de chez moi.
12:36Oui, il n'y avait plus d'essence.
12:37Début de pénurie.
12:38Il y a un peu moins de 10% me semble-t-il de stations où il manque un carburant.
12:44Effectivement, c'était le cas chez elle.
12:45Je refais... Attendez, il faut qu'on l'avance un petit peu.
12:477 milliards, la crise des gilets jaunes.
12:49Vous vous rappelez ?
12:50Est-ce qu'on a tout réglé ?
12:52Ben non.
12:52Alors là, on ne peut pas trouver un peu d'argent pour ceux qui méritent.
12:56Mais dites-le pas.
12:57Infirmières, ex-soignants...
12:57Mais moi, j'adore écouter M. Vignal, on a l'impression qu'il est dans l'opposition.
13:01J'ai la badiope pour répondre à Patrick Vignal et ensuite la décastation.
13:05Il faudra trouver quelque chose.
13:06Très bien, il faut trouver quelque chose.
13:07Mais sincèrement, aujourd'hui, ceux qui sont dans votre majorité et qui sont dans la majorité
13:13sont aux abonnés absents lorsqu'il s'agit de trouver une solution.
13:16Enfin, je vous le dis très nettement.
13:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas une seule proposition qui fonctionne
13:22pour aider celles et ceux qui sont effectivement des travailleurs pauvres,
13:27des gens qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture
13:30et qui, aujourd'hui, n'ont pas de mobilité en dehors, dans la ruralité,
13:35quand vous devez de toute façon faire le dernier kilomètre,
13:37parce que la première gare se trouve au moins à un quart d'heure en voiture,
13:42quand votre plein d'essence, il a doublé, comment vous faites ?
13:45Chère madame, le problème, c'est qu'on ne peut pas parler...
13:48C'est bien d'avoir des vœux pieux, mais ça fait juste 10 ans qu'ils sont en place
13:52et qu'ils n'ont rien fait.
13:53Tout le monde est focalisé pour les présidentielles.
13:55Aujourd'hui, vous...
13:56Non, là, c'est pas pour les présidentielles, c'est sur le carburant.
13:58C'est Olivier Faure qui a dit qu'on ne touchera pas aux retraites.
14:01Pourquoi ? D'abord, les retraités, c'est ceux qui votent le plus.
14:03Sauf qu'en fait, le vrai débat...
14:05C'est pour ça, quand je parle, qu'il faut remettre tout à plat.
14:07Le vrai débat, la désindexation, c'est 6 milliards.
14:10Les avantages fiscaux, 10%, c'est 6 milliards.
14:13C'est là qu'il faut les chercher.
14:14Je suis désolé, mais si on dit aux retraités...
14:16Ah, pas de plus d'essence, là.
14:17Si on dit aux retraités...
14:17Non, pas de plus d'essence, on parle des retraités.
14:18C'est pareil, il faut trouver de l'argent.
14:20Oui, mais c'est intéressant que vous défendiez, justement, le fait d'aller chercher...
14:23Mais comment je me finance ?
14:24Donc vous financez, on a taxé les retraités.
14:26Non, je n'ai pas taxé les retraités.
14:28Donc, M. Vignal...
14:29On fait dégraisser l'État, madame.
14:31Et on travaillera plus loin.
14:32Donc vous êtes d'accord ?
14:33On travaillera plus longtemps.
14:35C'est vrai qu'on travaillera plus loin.
14:36Donc vous êtes d'accord ?
14:37Laurent Jacobi, d'un mot, vraiment, pourquoi on avance ?
14:38Vraiment un mot.
14:39Pourquoi il y a de la colère ?
14:40C'est pas seulement à cause du prix de l'essence.
14:42Parce que depuis des années, on dit aux Français,
14:44si vous utilisez votre voiture, vous êtes des pollueurs, c'est pas bien.
14:47Mais en même temps, on ferme les petites gares dans le milieu rural.
14:51On leur dit, on va tout centraliser dans les grandes villes.
14:53Vous aurez des hôpitaux géants, des écoles géantes, des administrations géantes.
14:58Mais il n'y aura plus rien dans le monde rural.
14:59Mais en même temps, ils ne peuvent plus prendre leur voiture pour accéder à ces services publics.
15:03Et donc, ils se retrouvent pris en tenaille.
15:05On a évacué la vie des villages, que ce soit la vie économique, la vie administrative, la vie éducative.
15:10Ils se retrouvent avec une voiture diesel, parce que c'était moins cher à l'époque, qu'à 15 ans.
15:15Et on leur dit, tu vas acheter une voiture électrique à 40 000 euros.
15:18Tu vas faire ton plein à 3 euros le litre.
15:20Mais surtout, surtout, ne te plains pas.
15:23Eh bien, les Français, au bout d'un moment,
15:24ils ont l'impression d'avoir été les pigeons du discours officiel d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs.
Commentaires