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  • il y a 23 minutes
Chaque week-end, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Je vais essayer, par un tour de magie, un tour de passe-passe, de réconcilier le premier sujet qui était
00:04sur le carburant
00:05et ce qu'on essaie de faire là, de trouver des marges de manœuvre budgétaires.
00:08Proposition de Jérôme Gage, lui aussi, pour le PS, candidat à la primaire PS, candidat à la présidentielle,
00:12il faut substituer une partie des taxes sur les carburants par le retour de l'impôt de solidarité
00:18sur la fortune qui a été tuée ou remplacée par Emmanuel Amatier, parce qu'à l'IFI, maintenant on taxe
00:25l'immobilier.
00:26Est-ce que là, Pierre Jouvet, vous dites, bah oui, il a raison, Jérôme Gage, on tient quelque chose, il
00:30faut revenir sur l'ISF ?
00:33Moi, je suis favorable à ce qu'on revienne sur l'ISF, comme je suis favorable à ce qu'on
00:36mette en place la taxe Juckmann,
00:38comme je suis favorable à ce qu'on mette une taxe sur les super profits.
00:40Donc moi, je n'ai pas de problème à ce qu'on remette en place l'ISF.
00:42Vous n'êtes pas que des taxes.
00:44Vous n'êtes pas peut-être que des taxes, effectivement.
00:47Parce que la deuxième gauche était très redistributive, parce que ça doit marcher sur deux piliers d'équilibre.
00:53Vous reconnaissez qu'on est un des pays les plus redistributifs de l'OCDE.
00:56Mais malheureusement, on a une forme d'inégalité qui, aujourd'hui, pour nos concitoyens, est insupportable.
01:01Et ça, c'est un élément qu'on ne veut pas prendre en compte dans le débat.
01:05Et je sais qu'on a souvent eu ce débat ici.
01:07Mais quand vous avez des Français qui bossent, qui gagnent 2 000 euros par mois,
01:12quand ils arrivent à gagner 2 000 euros par mois,
01:14et qui, au réel, sont en fait moins, plus taxés, pardon,
01:18que des multimillionnaires ou des milliardaires dans le pays,
01:21c'est un problème de cohésion nationale.
01:23Ça veut dire, monsieur Lowe, que quand vous airez à la présidentielle,
01:27vous rétablirez votre parti et votre sensibilité...
01:32– C'est comme la primaire est dans 10 jours,
01:33que je soutiens Olivier Faure, il n'y aura pas de doute.
01:35– Vous rétablissez l'impôt sur la fortune, dans sa globalité,
01:39plus ce que, notamment, monsieur Glucksmann propose,
01:43c'est-à-dire une espèce de surtaxe, justement, sur les très très hauts revenus.
01:47– Sur les 1% des héritages.
01:49Vous parlez des héritages ou vous parlez des hauts revenus ?
01:51Sur les 1% des super héritages.
01:52– Super héritages.
01:53– Qui va être une manne financière considérable,
01:55quand, malheureusement, ceux qui sont nés pendant le baby boom vont mourir.
01:59– Je vais parler poliment, c'était une bêtise de supprimer l'ISF ?
02:03Ou de la remplacer ?
02:04– Moi, je pense qu'il faut faire attention à ne pas penser
02:08à toujours taxer les riches, parce qu'il y a un moment donné,
02:10il faut que l'État, dans son organisation,
02:14fasse en sorte qu'on dépense moins et on dégraisse,
02:17comme l'avait dit certains, le mammouth, pour l'éducation nationale.
02:19C'est-à-dire qu'attention à ce que la solution,
02:22ça ne soit pas, on va prendre aux riches tout le temps.
02:25D'accord ?
02:25– Réorganiser l'État.
02:27– Il faut réorganiser l'État.
02:28C'est-à-dire qu'il faut faire en sorte que ce que Jean-Louis Borloo dit en ce moment
02:33sur les provinces, par exemple, pouvoir enlever des strates,
02:37pouvoir être plus efficace, ça me semble une nécessité.
02:40Et là-dessus, attention à ce que quand on ne va que chercher de la taxe,
02:44on ne regarde pas comment l'État, lui, doit faire des économies
02:48à la fois sur son train de vie et surtout dans son efficacité.
02:52– Anne-Saër Aliboy, ensuite, il faut qu'on reparle des carburants.
02:54– Il y a une autre difficulté sur l'ISF que le gouvernement nous a relayé ces derniers temps,
02:58c'est que la Cour des comptes refuse de faire une estimation de l'évasion fiscale en France
03:05parce qu'elle dit que c'est beaucoup trop compliqué,
03:06mais qu'on dépasse en tout état de cause les 60 milliards.
03:10– D'évasion fiscale ?
03:11– Vous vous souvenez d'une évasion fiscale ?
03:13– Vous vous souvenez du nombre de milliards d'économies qu'on doit faire dans le budget,
03:15tout de suite, ça remet un petit peu en perspective.
03:1754 milliards d'économies, 60 milliards au moins d'évasion fiscale.
03:19Sauf que, si vous remettez l'ISF, la crainte, c'est que cette évasion fiscale soit bien supérieure.
03:24– Ça n'a jamais été le cas quand il y avait l'ISF.
03:26D'ailleurs, ça avait été le premier débat quand il y avait eu une première suspension de l'ISF.
03:32Et quand il avait été remis, il n'y avait pas eu d'évasion fiscale supplémentaire.
03:35Mais d'ailleurs, il faut rappeler, parce que quand on parle de beaucoup, beaucoup de milliards,
03:3860 milliards d'euros, si c'est 80 milliards comme l'ISF, 80 milliards d'euros,
03:4480 milliards d'euros, c'est le budget de l'éducation nationale dans notre pays.
03:48– Ça va être la charge de la dette.
03:50– Et ça va être la charge de la dette, exactement.
03:51– Je reviens en carburant à l'annonce principale ce soir, cette annonce d'une aide
03:55qui est renouvelée donc pour les gros rouleurs, qui est élargi,
03:58plus de 5 millions de personnes vont pouvoir en bénéficier,
04:01si tant est que tout le monde la réclame, 100 euros pour les 3 prochains mois.
04:05Ce que disait tout à l'heure Thierry Cotillard, le patron d'Intermarché,
04:08c'était de dire, le problème qu'on va avoir, c'est que si le prix de l'essence continue
04:11à augmenter,
04:12c'est-à-dire si on se dirige tout droit vers les 2,50 euros,
04:15pour l'instant on n'y est pas, on est un peu autour de 2,41 euros pour le gasoil,
04:19il va falloir se reparler notamment de nouvelles aides, notamment de baisses de taxes.
04:24Qu'est-ce qu'on fait la semaine prochaine, c'est pas loin Richard Ramos,
04:28la semaine prochaine si on se retrouve avec une essence à 2,50 euros,
04:31et si ça continue à augmenter ?
04:32– On sera obligé de continuer à aider, voilà, parce qu'on est dans l'urgence,
04:38et on ne peut pas faire en sorte que les gens n'aillent pas au travail,
04:41n'aillent pas, je dirais, voir sa famille quand elle a quelque chose,
04:47donc il faudra aider, de toute façon, il faut être clair,
04:49alors c'est pas quoi qu'il en coûte, etc., mais il faudra aider,
04:52on n'aura pas le choix, des aides ciblées, bien évidemment,
04:55mais on n'aura pas le choix que d'aider ceux qui ne peuvent pas mettre de l'essence.
04:58– Alexandre Nicolique, qu'est-ce qu'on fait la semaine prochaine,
05:01dans 15 jours, dans un mois ?
05:02– Mais moi je le dis, nous évidemment,
05:04qu'on prône la baisse de la TVA de 20 à 5,5,
05:06et une baisse des assises, qui s'appelait avant la TICPE,
05:08revenir à ce qu'elle était avant l'augmentation d'Edouard Philippe,
05:13aujourd'hui par exemple…
05:14– C'est 15 milliards, c'est ça, c'est à peu près 15 milliards ?
05:16– Oui, mais bien sûr, c'est 12 milliards sur la TVA de 20 à 5,5,
05:20et sur les assises, on voit que de 3 milliards, ça fait 4…
05:22– Mais j'ai jamais dit le contraire.
05:23– Non mais, très bien, mais il faut…
05:25– Mais bien sûr, on n'a pas de zoom, mais j'ai 15 milliards,
05:29j'ai expliqué tout à l'heure, j'ai expliqué tout à l'heure.
05:30– Par contre, monsieur Nicolet, j'ai une petite question sur cette mesure,
05:32il y a un truc que je ne comprends pas,
05:33vous voulez baisser la TVA comme l'a fait l'Espagne, par exemple, de 21 à 10%,
05:36or, sauf erreur de ma part, de 20 à 5,5, pardon,
05:39en dessous de 15% en tout cas,
05:41ce qui est le seuil autorisé par l'Union Européenne, si je ne m'abuse.
05:44Du coup, si vous faites ça, la France va être sanctionnée, d'une façon ou d'une autre.
05:47– Non, parce que l'Espagne l'a fait, je crois, de mars au 1er juillet,
05:52en étant un pays qui reçoit plus d'argent que ce qu'elle peut donner à l'Union Européenne,
05:57le contraire de la France, puisque la France perd à peu près chaque année
06:00les derniers chiffres officiels, c'est 2023, mais donc 9 milliards d'euros,
06:04entre ce qu'elle donne et ce qu'elle reçoit,
06:05et la contribution de la France à l'Union Européenne, vous le savez, a augmenté,
06:08c'était la prévision, peut-être que j'entends des bruits,
06:11comme quoi peut-être qu'ils vont nous écouter et la diminuer,
06:14ils veulent encore l'augmenter de 5,8 milliards, on ne sait pas combien on va recevoir.
06:17Donc on n'est pas dans la situation espagnole, mais même l'Espagne,
06:19pendant, donc de mars à juillet, et maintenant ils veulent revenir justement
06:22à encore baisser les taxes, veut justement aller à l'encontre
06:28de ce que préconise la Commission Européenne.
06:29Ce qu'ils ont reçu, c'est des courriers, des menaces de sanctions ou autres.
06:32Ils n'ont pas été sanctionnés.
06:34– Donc vous garantissez qu'il n'y aura jamais de sanctions de la part de l'Union Européenne
06:37et j'entends qu'Emmanuel Macron veut négocier justement sur certaines normes
06:42et règles qui peuvent entraîner une augmentation du prix dans l'avenir.
06:46– La baisse de la qualité du carburant, c'est une lettre qu'il a écrite.
06:49– Et donc j'espère qu'il va négocier justement avec l'Union Européenne
06:53et la Commission Européenne pour justement avoir l'autorisation,
06:57mais c'est quand même fou de se dire que la France est obligée
07:00de demander l'autorisation alors qu'il y a un gouvernement qui est élu
07:02par le peuple français normalement, qui doit être souverain dans ce pays,
07:05de savoir quel niveau de taxe la France veut mettre en place.
07:07C'est-à-dire qu'on est obligé de se conformer.
07:09Vous disiez tout à l'heure, on a le même problème que Mme Banderleian.
07:12Non, quand la Commission Européenne impose 15% de taxe
07:14juste idéologiquement sur le carburant…
07:18– Ce n'est pas idéologique puisque la Commission Européenne se défend
07:21en disant que ce niveau de taxe, ça permet d'éviter notamment la fraude,
07:24l'évasion fiscale, ce genre de choses.
07:26– Non, si ça a été fait, c'est parce qu'il y avait une volonté,
07:28il faut l'assumer, d'essayer de faire diminuer la consommation de carburant.
07:35Et donc de gasoil et de semplomb 95, c'est une volonté de la Commission Européenne.
07:38Et donc ils ont fixé un montant minimal de la TVA possible.
07:42Mais je vous le dis, les pays comme l'Espagne n'ont pas respecté
07:46ce que demande la Commission Européenne en étant bénéficiaire net.
07:51Et nous, nous sommes largement contributeurs net.
07:52– Déjà sur le marché de l'électricité.
07:53– Je vous promets que…
07:54– Oui, il avait fait comme le Portugal.
07:55– Bien sûr.
07:56– Et je vous promets que si nous le faisons,
07:58évidemment que nous ne serons pas sanctionnés par la Commission Européenne.
08:00parce que sinon, nous pourrons dire,
08:02oui, vous aurez encore moins que ce qu'on avait prévu.
08:03Nous, on préconise 5 milliards de moins, mais on peut descendre encore moins.
08:05– Pierre Jouet, vous êtes à l'aise avec ça ?
08:07– Avec quoi ?
08:08– Alors, pas avec ce que dit Alexandre Adéconique,
08:10mais avec le fait qu'on soit bloqué d'une certaine manière,
08:14plus ou moins bloqué par l'échelon européen, par la Commission Européenne.
08:17– Quand on est sur un règlement et quand on est sur une taxe européenne,
08:19il y a une négociation européenne.
08:20Parce qu'en fait, sinon, il y a un moment…
08:22Là aussi, on ne peut pas dire tout et son contraire.
08:24C'est-à-dire qu'on est dans un marché commun,
08:26on est dans l'Union Européenne, on est dans l'euro.
08:29C'est-à-dire que soit on sort de tout ça,
08:31soit sinon, en fait, on respecte aussi des règles communes et on négocie.
08:34Et en vérité, quand la France arrive au Conseil,
08:37qu'elle impose son sujet,
08:40elle est globalement jamais bloquée.
08:43Donc ça, il faut être très au clair là-dessus.
08:45Mais d'ailleurs, pour l'instant,
08:46il faut que ça accentue sur les demandes
08:48de la part du président Macron auprès d'Ursula von der Leyen.
08:52Mais sur la question que vous redonnez,
08:54moi, je le redis,
08:55on est dans une crise dont on ne connaît pas l'issue.
08:58On ne sait pas combien de temps ça va durer.
09:00Les élections américaines arrivent au mois de novembre,
09:03les mi-terme aux États-Unis.
09:04On a tout à parier,
09:06et les experts géopolitiques le disent,
09:08et le savent a priori,
09:09qu'il n'y aura pas de déblocage
09:11tant que les élections ne seront pas passées aux États-Unis.
09:13Ça veut dire octobre, novembre,
09:15deux mois encore où les Français vont ramasser.
09:17Et on ne sait pas demain
09:18si ça ne va pas à nouveau repartir.
09:20Au moins deux mois.
09:21Au moins deux mois.
09:21Et s'il ne va pas y avoir d'autres détroits qui peuvent être bloqués.
09:23Moi, je le redis,
09:26c'est peut-être un peu iconoclaste.
09:28Moi, je ne comprends pas
09:29pourquoi le président de la République
09:31ou le Premier ministre,
09:32vous lanciez une alerte enlèvement tout à l'heure
09:34sur le Premier ministre,
09:35Maxime Soutek.
09:36Je ne comprends pas
09:37pourquoi on ne convoque pas
09:38à Matignon,
09:39à Bercy ou à l'Élysée,
09:41les constructeurs automobiles français et européens
09:43avec qui on passe un pacte
09:46de manière immédiate
09:48où on met en face
09:49des aides ciblées,
09:50fléchées puisqu'on parle de 15,
09:5220, 25, 30 milliards d'euros
09:54qui permettra
09:55de construire de manière rapide
09:57ou de débloquer de manière rapide
09:58des voitures électriques
09:59pour aider nos concitoyens
10:00à acheter des voitures électriques
10:01à moins de 10 000 euros
10:03et donc à moins de 100 euros par mois.
10:05C'est-à-dire en fait
10:05avec l'écart
10:06entre le prix
10:07d'un plein à l'électrique
10:09et le plein au diesel
10:10qui leur permettra
10:11d'absorber ce coût-là
10:12qui en plus de ça
10:13relancera notre économie,
10:16relancera notre industrie
10:17et donc relancera
10:18de la croissance.
10:18Mais pardon,
10:19en fait des plans
10:20d'urgence économiques
10:21c'est beau comme de l'antique
10:21ce que vous racontez.
10:22Mais pardon,
10:22je suis très artistique.
10:23C'est beau comme de l'antique.
10:25Non mais parce qu'en fait
10:25parce qu'on a l'impression
10:26que le pouvoir politique
10:30ne peut plus rien.
10:31Mais si le président
10:32de la République française
10:33fait venir à l'Elysée
10:34le patron de Renault
10:35François Provo par exemple
10:37et qu'il dit
10:37aujourd'hui
10:38je veux qu'on accélère
10:39sur des chaînes de production
10:40on est en capacité.
10:41Est-ce que Renault
10:43est quand même
10:44une entreprise privée ?
10:45Stellantis
10:45c'est une entreprise privée
10:47donc je ne vois pas
10:48ce que vous allez
10:48aller imposer.
10:50Mais vous ne les imposez pas.
10:51Vous ne les imposez pas.
10:52Non mais vous ne leur imposez rien.
10:55Vous leur dites
10:57aujourd'hui
10:58je vais mettre
10:58un plan d'électrification
11:00qui sera à hauteur
11:01de 50 milliards d'euros.
11:04Mais si c'est comme ça
11:05que ça marche.
11:06C'est comme ça
11:07qu'on fait de l'industrie.
11:10Je voudrais comprendre
11:10comment en fait
11:11donc du coup
11:11vous êtes pour un protectionnisme
11:12par rapport aux voitures chinoises.
11:14Ah oui totalement.
11:15D'ailleurs c'est le rapport
11:15que je porte au Parlement européen
11:17j'espère que vous voterez.
11:18On est d'accord.
11:19Vous êtes d'accord.
11:19Vous avez voté.
11:20Ça fait un point.
11:22Non mais évidemment
11:23qu'il faut se protéger
11:24des voitures chinoises.
11:25Mais aujourd'hui
11:26il faut un écosystème français.
11:28Vous savez qu'on est capable
11:29de...
11:30Vous savez combien ?
11:30Il y a 1,6 million
11:31de nouvelles immatriculations
11:32par an.
11:32Oui tout à fait.
11:34Les voitures électriques
11:35je crois qu'on en 300
11:36et quelques milles.
11:37Oui on en 300 et 400 milles.
11:38Voilà.
11:38Et donc aujourd'hui
11:40on est capable
11:40de produire 700 mille voitures
11:42avec du lithium
11:43dans l'Allier
11:43et 800 milles
11:44avec du lithium
11:45en Alsace.
11:46Exactement.
11:46Donc on serait capable
11:47d'être souverain
11:47sur le lithium.
11:49Après ce qui va manquer
11:50c'est le raffinage.
11:51Le raffinage.
11:52Et du raffinage
11:52on peut en avoir aussi.
11:53On a des entreprises
11:54notamment Eramet etc.
11:56Et les gigas factorisent.
11:57Mais est-ce que vous n'avez pas peur
11:58que le temps
11:59que ça se mette en place
12:00justement parce qu'on a pris
12:01un retard considérable
12:01vous savez.
12:02Il y a eu un problème
12:02d'investissement massif.
12:04Est-ce que vous n'avez pas peur
12:05justement qu'on va continuer
12:07à être dépendant
12:08justement de ces matières ?
12:09Non parce que vous êtes prêt
12:09à nous dire qu'il faut absolument
12:11parce que ça n'a pas toujours été
12:12la position de la gauche
12:13qui refuse justement
12:14très souvent
12:15et notamment les verts
12:16qu'on aille chercher
12:17du lithium en France
12:18que vous êtes pour
12:19qu'on aille prendre
12:19le lithium de l'Allier
12:20ou le lithium de l'Allier.
12:22Quand vous dites France
12:23c'est-à-dire des mines ?
12:25Je vais vous dire
12:26je suis totalement
12:28pour les mines de l'Allier
12:29d'ailleurs je suis allé
12:29les visiter
12:30de la même mesure
12:31en Alsace.
12:32Moi je souhaite
12:33que nous soyons souverains
12:34parce que je vais vous dire
12:34une chose
12:35tant que nous ne serons pas
12:36souverains
12:36nous ne serons pas libres
12:38nous serons dépendants
12:39de puissances étrangères
12:40et la réalité
12:41c'est que contrairement
12:42par exemple
12:42à votre président de parti
12:43qui quand M. Trump
12:45a été élu président
12:46des Etats-Unis
12:47a dit
12:47un grand vent de liberté
12:49souffle sur le monde
12:49et bien le vent de liberté
12:50les Français le prennent
12:51dans les dents
12:52tous les jours
12:53C'est M. Bardella
12:54qui a dit ça
12:55au JT de France 2
12:56de 20h
12:57Ce qu'il a dit
12:58c'est qu'il va défendre
12:59les intérêts américains
13:00mais qui ne sont malheureusement
13:01pas nos intérêts
13:01C'est un grand vent de liberté
13:03Il y a besoin justement
13:04en France
13:05en Europe
13:05d'avoir des leaders politiques
13:07comme Marine Le Pen
13:08qui vont pouvoir
13:09faire en sorte
13:10qu'on compte
13:10dans le jeu international
13:11parce que moi
13:11ce que je remarque
13:12quand même
13:12c'est que dans tous
13:14les conflits
13:15qu'il peut y avoir là
13:15la France et l'Union Européenne
13:17ont complètement disparu
13:18du jeu international
13:18et ne pèsent pas
13:21Juste une chose
13:22Juste une toute petite question
13:23parce que c'est ma marotte
13:24Yves Tréa
13:24Je parlais de Sébastien Lecornu
13:27tout à l'heure
13:27pourquoi est-ce que
13:27ce n'est pas lui
13:28qui vient annoncer
13:28les annonces ?
13:29Alors moi je pense
13:29que ce n'est pas lui
13:30qui annonce
13:31parce qu'il ne veut pas
13:31prendre les coups
13:33Et donc du coup
13:34on ne le voit jamais
13:34Et donc ce n'est pas lui
13:35qui décide de ça
13:36c'est le Bercy
13:39Bercy c'est-à-dire
13:39tous les ministres
13:40toute la brochette
13:41c'était Bercy
13:42il ne veut pas prendre les coups
13:43il se concentre
13:44sur le budget
13:45et surtout
13:46surtout
13:47c'est parce qu'il n'y avait
13:48rien de faramineux
13:50dans ce qu'il a annoncé
13:50Il n'y a aucune
13:53Et puis il y a le président
13:54de la République
13:54qui parle le lendemain
13:55et ça c'est vrai
13:56il l'a très mal pris
13:58la semaine dernière
13:58c'est-à-dire que
13:59la semaine dernière
14:00il a fait
14:01il a fait des annonces
14:02il a fait une interview
14:04en l'occurrence
14:05dans le Ciaro
14:06et le lendemain
14:07sans que ça soit
14:08vraiment prévu
14:08le président de la République
14:10est revenu
14:10il en a assez
14:12je crois
14:12d'être dans cette situation
14:15d'être
14:15qu'on lui coupe
14:17l'herbe sous le pied
14:18ou qu'on puisse
14:19éventuellement
14:20le contredire
14:21dans une interview
14:22Je pense que ce n'est pas
14:22pour répondre à l'alerte
14:23d'enlèvement
14:23mais en tout cas
14:23l'argument qui a été donné
14:24par le ministre
14:26de l'économie
14:27c'est qu'au moment
14:28où les aides
14:29ont été annoncées
14:30le Premier ministre
14:30traité devant
14:31les syndicats agricoles
14:32avec la ministre
14:33de l'Agriculture
14:34et pour le coup
14:35c'est un sujet
14:35absolument colossal
14:36dont on ne parle pas
14:37du tout en ce moment
14:38c'est que là où
14:38la situation des Français
14:39est dramatique
14:39à la groupe
14:40celle des agriculteurs
14:41est quasi désespérée
14:42comme celle des pêcheurs
14:44merci à tous les six
14:45merci à tous les six
14:46merci à tous les six
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