- il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir à toutes et à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau BFM Grand Soir avec
00:03comme chaque jour tous les débats qui secouent la présidentielle.
00:07Et là ce soir une concerne qui vous concerne très directement, vous qui nous regardez, faut-il plafonner le prix
00:13des carburants ?
00:14C'est la phrase du jour, vous la voyez apparaître, regardez les ciné-Michel Eddard de Clair, c'est inéluctable,
00:20il va falloir plafonner les prix.
00:22Eh bien on en débat ce soir et on commence par là ce soir avec nos invités qui sont en
00:26train de s'installer autour de cette table.
00:28Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir candidat de Boula France à l'élection présidentielle, merci d'être là, je cite tout de
00:32suite votre livre 2027, la liberté ou la mort, carrément, aux éditions Fayard.
00:38Avec nous également Yann Brossat, bonsoir sénateur communiste pour Fabien Roussel, donc avec nous ce soir Pierre Chasserey, bonsoir Pierre,
00:45délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:48Et avec moi comme tous les soirs Yves Tréard, Anne-Saura Dubois et Elisabeth, bonsoir à tous les trois.
00:54Un coup d'œil évidemment pour poser les choses au prix des carburants ce soir.
00:582,27 euros le litre pour le gasoil, le sansplomb 98 est à 2,16 euros et 2,07 euros
01:05pour le sansplomb 95.
01:06Pour Michel-Edouard Leclerc, on a atteint la limite, je le cite, à un moment donné, ça va tellement peser
01:13sur la croissance,
01:13notamment sur l'agriculture, etc., que les pouvoirs publics vont devoir être obligés de plafonner les prix, c'est inéluctable,
01:19il va falloir plafonner les prix.
01:21C'est inéluctable, il faut le faire Nicolas Dupont-Aignan ?
01:23Mais c'est indispensable en traitant la cause, baisser les taxes.
01:28Ah c'est pas la même chose ?
01:29Non mais plafonner les prix, oui, je peux le dire là, mais si vous plafonnez les prix sans baisser les
01:34taxes,
01:34qu'est-ce que va-t-il se passer ? La France sera moins approvisionnée, on aura un problème majeur.
01:38Donc il faut bien sûr un geste fort, mais il faut à un moment tout de suite alléger les taxes,
01:44parce qu'on le sait, c'est du racket organisé, et ça fait des années que je le dis.
01:49J'ai proposé cent fois, mille fois, de supprimer déjà la TVA sur la taxe.
01:55Le seul pays au monde qui met une TVA sur la taxe, quasiment l'un des seuls.
02:00En Espagne, ce soir, j'ai regardé, le diesel est à 1,87€.
02:04Voilà, il faut arriver...
02:0640 centimes de moins qu'ici.
02:07Voilà, il faut baisser de 40 centimes, il y a un coût, il ne faut pas le nier, 10 milliards,
02:12il y aura des recettes supplémentaires, parce qu'on va empêcher d'handicaper la croissance,
02:15mais cet argent, on n'a pas de scrupules à le déverser, le dilapider depuis des années, des mois ailleurs.
02:23Donc quand on nous dit qu'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas vrai.
02:25Mais ils préfèrent donner de l'argent à l'Union Européenne, à l'Ukraine, aux fausses cartes vitales,
02:29aux éoliennes qui nous coûtent 12 milliards par an.
02:31Bref, il y a un moment, il y a des choix, c'est tout ce que je demande.
02:34Bon, on ne va pas...
02:36On ne va pas faire la liste de ce qu'on va dire, mais simplement, je garde les 40 centimes.
02:39Yann Brossard, qu'est-ce que vous dites vous ce soir ?
02:41On arrête, on plafonne d'une certaine manière, comme ce que disent et Michel-Édard Leclerc et Jean-Luc Mélenchon.
02:46Bien sûr, il faut à l'évidence plafonner les prix.
02:50D'ailleurs, pour ce qui concerne Fabien Roussel, il l'a dit depuis des années maintenant,
02:54il faut effectivement baisser les taxes, parce que de fait, tout ça pèse très lourdement
02:58sur le pouvoir d'achat des familles, et notamment de familles qui sont obligées d'utiliser leur voiture,
03:03en particulier pour se rendre sur leur lieu de travail.
03:06Mais je voudrais juste insister sur un point.
03:07Il y a le prix des carburants qui augmente, mais il n'y a pas que le prix des carburants
03:11qui augmente.
03:11Tous les prix augmentent.
03:13Le prix de l'énergie, de manière générale, qui a augmenté de 12% en un an.
03:17Le prix de l'électricité, le prix du gaz, tout augmente.
03:21Et dans le même temps, les salaires stagnent.
03:23Ce qui fait que la situation est insupportable, c'est que vous avez d'un côté une augmentation des prix,
03:28l'inflation, et que vous avez d'autre part des salaires qui, eux, stagnent, en tout cas,
03:32n'augmentent pas au niveau de l'inflation, ce qui se traduit par une baisse de pouvoir d'achat.
03:35Je voudrais quand même le dire...
03:36Sauf que, pardon, vous dites, on plafonne.
03:38Nicolas Dipponnier, on vous dit à l'instant, si on plafonne, il y a pénurie.
03:41Je caricature un peu.
03:41Mais je n'ai pas entendu ça dans la GIG.
03:43Je n'ai pas entendu ça dans sa bouche.
03:45On plafonne comme geste politique immédiat, parce qu'il faut arrêter.
03:48Mais, obligatoirement, parce que je suis quelqu'un de sérieux, je vous dis,
03:53qu'un plafonnement durable, si on ne baisse pas les taxes parallèlement,
03:57va aboutir à une pénurie de l'approvisionnement.
04:00Il y a un autre point dont on ne parle pas, mais il faut en parler,
04:02c'est à moyen terme, rapatrier le raffinage.
04:05Parce qu'on a délocalisé 50% du raffinage du diesel, hors d'Europe et hors de France.
04:10Oui, mais ce n'est pas l'État, ça.
04:13Mais l'État est stratège.
04:15On ne laisse pas...
04:16Il ne fallait pas laisser les compagnies.
04:18Il ne fallait pas les laisser faire.
04:20Il ne fallait pas, mais avec des scies, on ne remettrait pas rien en bouteille.
04:23Non, je suis désolé.
04:24Le problème, c'est que le raffinage, pardonnez-moi, mais le raffinage, c'est total.
04:30Pas que total.
04:30Non, il n'y a pas que total, mais il y a une grande partie totale,
04:33qui est quand même une grosse compagnie et une major...
04:35D'où l'importance.
04:36Et c'est elle qui décide si elle raffine ou pas en France.
04:39Non, excusez-moi, non.
04:40Ah si.
04:40Non, c'est l'État.
04:42Le principe même de l'envoluité énergétique.
04:44L'ouverture de la loi française, c'est l'État.
04:46L'État doit reprendre en main...
04:48Non, mais dites pas, dites pas, ne faites pas des promesses que vous ne pouvez pas tenir.
04:50Je l'étiens.
04:51Vous êtes exactement toujours la même chose.
04:53Non, excusez-moi.
04:54Vous racontez des histoires aux Français.
04:55Excusez-moi, on n'a pas été en pénurie de pétrole.
04:58On a eu une électricité bon marché, parce que l'État, stratège, savait investir à 50 ans.
05:02C'est le général de Gaulle qui le faisait.
05:03Et aujourd'hui, eh bien moi, je veux qu'il le redevienne.
05:07Je veux qu'il le redevienne.
05:09Parce que c'est ça l'enjeu.
05:10Commencez par là.
05:11Est-ce qu'on veut un pays souverain ou pas ?
05:14C'est ça l'essentiel.
05:15Et ce que je dis aux Français, c'est qu'aujourd'hui, sur le diesel, ce qui est un comble,
05:19c'est que le prix du diesel, le carburant est à 100 dollars, mais le raffinage est jusqu'à 80
05:25dollars.
05:26Parce qu'on s'est privé du diesel russe, qui nous aidait bien, on s'est privé du Moyen-Orient,
05:31et aujourd'hui, on arrive à un point où, parce qu'on a laissé faire des compagnies privées
05:36qui sont devenues des États dans l'État, on a perdu la maîtrise de notre politique énergétique.
05:40Yann Brossin, ensuite Pierre Chasserey.
05:42Si vous me permettez de finir sur la question des salaires.
05:45Moi, je suis frappé par le fait que, dans ce pays, la question des salaires n'est jamais un vrai
05:49débat politique.
05:50En 40 ans, la part des salaires, dans la valeur ajoutée, a diminué de 10 points.
05:56Au profit du capital.
05:57C'est-à-dire qu'on a 10 points qui sont partis du travail, vers le capital,
06:01de la main des travailleurs, de ceux qui produisent les richesses, vers le capital.
06:05Ça n'est pas possible.
06:06Et c'est comme ça qu'on se retrouve dans une situation où tant de gens bossent
06:10et n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, n'arrivent pas à nourrir correctement leur famille,
06:14et sont étouffés par l'envolée des prix.
06:16Le point numéro 2 dans mon petit programme ce soir, ça concernait les salaires.
06:19Mais on y vient dans une seconde.
06:21Je vous en remercie, on n'en parle pas assez.
06:22Pierre, on a fait une émission quasi spéciale la semaine dernière, un forum spécial,
06:25où on a parlé effectivement des salaires.
06:26Pierre Chasserey, qu'est-ce que vous dites, vous, chez 40 millions d'automobilistes ?
06:29Qu'est-ce qu'on fait ?
06:30J'entends beaucoup de choses qui sont très pertinentes,
06:32de la part de Yann Brossard, de la part de Nicolas Dupont-Aignan sur les carburants,
06:36de la part d'Yves Tréa, tout ça est très pertinent.
06:38Et puis les automobilistes qui nous regardent, eux, ils veulent juste une chose.
06:40Peu importe comment on y arrive, il faut aboutir à une baisse de la fiscalité sur les carburants.
06:46Elle va être essentielle pourquoi ?
06:48Parce qu'on est en train, et c'est ce que maintenant je dis depuis quelques mois,
06:52et si on m'a écouté quand j'ai sorti mon bouquin, on n'en serait peut-être pas là.
06:56On est en train d'handicaper notre croissance.
07:00C'est évident, s'il y a moins de pouvoir d'achat, il y a moins de consommation,
07:04s'il y a moins de consommation, il y a moins de croissance,
07:06et on crée aujourd'hui une politique qui va tout droit vers la récession.
07:10Mais cessons ces grandes phrases pour parler très clair.
07:14Si l'État, Maxime Switek, si l'État ne fait pas le choix d'abaisser de manière drastique sa fiscalité,
07:21le pronostic vital de la France est engagé.
07:23– L'État est nu.
07:25– Non, c'est l'erreur que tout le monde fait.
07:29C'est l'erreur que tout le monde fait.
07:31Pourquoi ? C'est un investissement.
07:33Lorsque Ronald Reagan, aux États-Unis, prend la présidence des États-Unis,
07:36doit faire face à une inflation record,
07:38et à des chefs d'entreprise qui s'expatrient.
07:42Toutes les richesses quittent.
07:44On arrive à deux points de chiffre d'inflation.
07:47Les Américains n'en peuvent plus, les entreprises n'en peuvent plus.
07:49Qu'est-ce qu'il va faire ?
07:50Il va créer un véritable Big Bang économique en appliquant le programme d'Arthur L'Affaire,
07:56un économiste américain.
07:57– La courbe de l'affaire, le taux d'impôt, le taux d'impôt.
07:59– Qui a permis, à travers cette vision,
08:02de relancer la dynamique économique des États-Unis.
08:04On voit aujourd'hui comment ça fonctionne.
08:05– En gros, on baisse les taxes pour relancer la croissance.
08:07Juste pour rester dans le concret,
08:08pour deux plaints par mois d'une citadine avec un réservoir de 50 litres,
08:11c'est 25 euros en plus à chaque plainte en ce moment,
08:13plus 50 euros par mois, plus 600 euros par an, plus 600 euros par an.
08:17– Non, je voulais juste qu'on écoute, qu'on écoute Jean-Luc Mélenchon,
08:21parce que ce soir, on a une convergence à laquelle je ne m'attendais pas,
08:23entre Michel-Édouard Leclerc et Jean-Luc Mélenchon sur le plafonnement de l'essence.
08:27– J'ai vu.
08:27– Jean-Luc Mélenchon qui le remarque d'ailleurs dans un tweet aujourd'hui,
08:31en disant, Michel-Édouard Leclerc, à propos des prix de carburant,
08:33les pouvoirs publics vont être obligés de plafonner les prix.
08:35La proposition faite à la braderie de l'île du blocage des prix
08:37gagne du terrain dans le pays, elle est très majoritaire.
08:40Les insoumis l'appliqueront dès leur arrivée au gouvernement,
08:42puisqu'il suffit d'un décret.
08:43Voici ce que disait samedi à Lille, à la braderie, Jean-Luc Mélenchon.
08:47– Voici ce qu'il faut faire d'urgence.
08:50Bloquer les prix !
08:52– Bloquer les marges de profit qui ne peuvent continuer.
09:03– Bloquer les prix, bloquer les marges de profit.
09:05– Ce n'est pas possible.
09:07Moi, ça me gêne d'entendre ça parce que, voilà,
09:10quelqu'un qui fait du populisme.
09:13Je vais expliquer à ceux qui nous écoutent pourquoi ce n'est pas possible.
09:16Imaginons-nous, chef d'entreprise,
09:18si demain un État nous demande de lui vendre un produit à des prix plafonnés.
09:25Qu'est-ce qu'on va faire ? On ne va pas lui vendre.
09:27On va le vendre à un autre État qui l'achète au juste prix.
09:30– Mais attendez, alors pourquoi ?
09:31Vous dites que ce n'est pas possible.
09:32Pourquoi est-ce que Michel-Édouard Leclerc rejoint cette...
09:34– Sur l'essence.
09:34– Oui, attendez, je parle de l'essence.
09:38– Michel-Édouard Leclerc, Yves Tréhard, j'ai bien écouté ce qu'il a dit.
09:41Il a parlé du blocage, il a parlé aussi de baisse des taxes.
09:45Il a très clairement appliqué le principe de la baisse des taxes,
09:48alors qu'il y était défavorable au mois d'avril dernier.
09:51Donc, au mois d'avril dernier.
09:52Ce qui se passe actuellement, c'est que,
09:55quand vous avez un gros gâteau,
09:56pensez au gâteau d'Obelix et Astérix.
09:58On a tous cette vision, quand Obélix fait la part du gâteau
10:00et qu'il en donne une toute petite Astérix pour garder la grosse pour lui.
10:03C'est ce qui se passe sur les prix des carburants.
10:05Aujourd'hui, vous avez quoi ?
10:07Les petites stations-service, elles prennent 5 centimes par litre.
10:10Elles ne font rien.
10:10Ce n'est même pas le prix d'un café à chaque plein.
10:12En revanche, l'État prend l'équivalent de 65%.
10:16On ne peut pas...
10:17Quel produit mérite d'être taxé à 65 centimes ?
10:19– C'est ce qu'on disait.
10:20– Pardon, Anne-Sorand-Dubois, je disais, l'État est nu.
10:23Pour ne pas dire que l'État est à poil.
10:24– Moi, je rajouterais...
10:25– Quand on voit les débats autour du budget
10:27qu'on a tous les soirs ici même,
10:31dire on va baisser les taxes de 30, 40 centimes,
10:33ça va nous coûter 10 milliards, et comment on fait ?
10:35– À moins d'aller chercher ailleurs, en effet,
10:37et ça, ce sont des arbitrages politiques
10:38qu'on laisse aux candidats à la prochaine présidentielle,
10:40mais en tout cas, le plafonnement des marges,
10:42le gouvernement lui-même l'a envisagé.
10:44En mars dernier, Sébastien Lecornu a agité ce chiffon rouge
10:47devant les distributeurs, en disant que si vous ne faites pas un effort drastique
10:50et si vraiment vous ne serrez pas vos marges au maximum,
10:54vous dégainerez ?
10:55– Est-ce que c'était populiste pour vous aussi à ce moment-là ?
10:57– Bien sûr que c'était populiste, puisque regardez,
10:59je vous dis, je bosse avec la Fédération nationale de l'automobile.
11:02– Quand vous voyez certaines marges, les profits totales,
11:03vous savez comment ça se fait par l'opinion ?
11:05– Non, attention, vous m'avez parlé de distribution.
11:06Vous m'avez parlé de distribution, je vous réponds.
11:08– Distributeur et raffineur, c'était agité pour les deux.
11:10– Ce n'est pas la même chose.
11:11– C'était agité pour les deux, raffineur et distributeur.
11:13– Il faut faire très attention à ce qu'on dit, parce que les distributeurs,
11:16la station-service, la petite station-service,
11:18ou mes automobilistes, tout le monde, nous, on est là demain pour faire le plein.
11:21Ils prennent 5 centimes par litre.
11:23Donc arrêtons un petit peu.
11:24Vous avez sur 2 euros, alors je sais que ce n'est plus 2 euros aujourd'hui,
11:27le prix du carburant, mais sur 2 euros, vous avez 1,17 euros de taxe.
11:31De qui se moque-t-on ?
11:33– Nicolas Dupont-Agnan, quand on vous dit que c'est taille à poêle.
11:34– Si quelqu'un doit agir sur les marges,
11:37sur la distribution, très peu de marges,
11:39mais il faut quand même être honnête, et madame a raison,
11:42sur les pétroliers, il y a eu des marges, ils en ont profité.
11:44Donc, blafonnement, comme avertissement,
11:47et derrière, baisse de taxes, concomitamment.
11:51Et puis, action, je suis désolé,
11:53pour une politique énergétique à long terme, moyen terme,
11:56ça ne va pas régler le problème dans l'instant,
11:58mais on doit reprendre en main le secteur de l'énergie,
12:01sur l'électricité, sur le gaz, sur le pétrole.
12:04On ne peut pas laisser l'énergie à des intérêts privés.
12:08– Mais pardon, reprendre en main, ça veut dire quoi de nationaliser ?
12:10– Ça veut dire, oui, par exemple, EDF, on l'a renationalisé,
12:13il faut revenir à un prix unique de l'électricité,
12:15et arrêter ces opérateurs privés, ce marché européen,
12:18qui aboutit à une aberration sur l'électricité,
12:21j'espère qu'on va en parler,
12:22on peut diviser par deux le prix de l'électricité en France,
12:24en sortant du marché européen,
12:26on produit avec une électricité nucléaire pas chère,
12:29et on a mis en place un système d'éoliennes,
12:30de panneaux solaires,
12:32qu'on subventionne pour 12 milliards.
12:34– Ah, les énergies renouvelables,
12:36c'est dans votre champ de mine,
12:37– Mais parce que je sais qu'on peut,
12:40demain matin, en reprenant en main les leviers du pouvoir,
12:44baisser les tarifs, pas partout, pas sur le gaz,
12:47le gaz on l'importe,
12:48mais l'électricité on la produit pas chère,
12:50et on a mis en place un système fou de profit,
12:54on achète, vous savez à combien achète EDF,
12:57par obligation, l'électricité éolienne de Saint-Brieuc,
13:00198 euros le mégawatt,
13:02quand elle vendait à 42 à des opérateurs privés,
13:04on a forcé EDF à acheter une électricité hors de prix,
13:08qui le paye ?
13:09Qui le paye ?
13:10Ce sont les Français.
13:11Donc il y a un moment,
13:12je ne dis pas que le public doit être partout,
13:14je ne suis pas collectiviste,
13:15je dis simplement…
13:16– C'est ce qui m'étonnait un tout petit peu.
13:17– Mais sur les grands enjeux…
13:18– Je m'attendais à ça du côté de Diane Brossat,
13:20mais pas forcément du vôtre.
13:21– Sur les grands enjeux du pays,
13:22il faut l'initiative privée,
13:24mais il faut aussi un moment qui est un cadre public.
13:27Sinon, on ne réglera pas à moyen terme le problème.
13:30En attendant, on baisse l'État.
13:31– Diane Brossat, et ensuite j'ai encore une question
13:33pour vous Nicolas Dupognan,
13:34parce qu'il y a un mot qui m'a particulièrement perturbé, Diane Brossat.
13:37– Je voulais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure,
13:38à savoir que l'État est nu,
13:40parce que j'en peux plus de ce discours.
13:41La réalité, c'est que l'État est nu parce qu'il s'est dénudé.
13:44Quand vous avez un État qui, par exemple,
13:46vis-à-vis des fraudeurs fiscaux,
13:48fait le choix de négocier avec eux
13:50plutôt que d'aller en justice
13:52et d'obtenir les sommes qui sont dues à l'État.
13:54C'est un scandale absolu.
13:56Vous avez peut-être lu Mediapart ce matin.
13:58En 2025, l'État a renoncé à 2 milliards d'euros
14:02de rentrées fiscales qui étaient dues par des fraudeurs fiscaux
14:05qui étaient bien identifiées,
14:06et on n'en a récupéré qu'un seul 2 milliards.
14:09Donc on renonce à 2 milliards et on en prend un.
14:11Pourquoi ?
14:12Parce qu'il y a dans notre pays une forme de mensuitude
14:15vis-à-vis de puissants qui ont recours à la fraude fiscale.
14:19C'est une honte absolue.
14:20On a 13 millions de Français,
14:22pour une bonne part des classes moyennes,
14:24qui vont remplir leur avis d'imposition.
14:26Eux, ils payent leur impôt rubis sur l'ongle.
14:28On a des fonctionnaires qui attrapent des gens
14:31qui font de la fraude fiscale,
14:33et l'État décide de renoncer à 2 milliards d'euros
14:36de rentrées fiscales.
14:37C'est scandaleux.
14:37Il y a pas que ça.
14:41Je suis d'accord que la fraude fiscale, c'est mal.
14:43Tout le monde est contre.
14:44Il faut lutter contre.
14:45Mais c'est pas ça qui va régler le problème de la France.
14:49Loin de là, très loin de là,
14:51il faut d'abord que l'État soit moins dépensier,
14:54et que l'État dépense mieux.
14:56Il est là le sujet.
14:57Et personne, aucun gouvernement depuis une trentaine ou une quarantaine d'années
15:02n'a vraiment eu le courage.
15:04C'est une question de courage,
15:06parce que tout le monde sait très bien
15:08où est-ce qu'il faut faire des économies
15:10et où est-ce qu'il faut appuyer sur l'accélérateur et sur les dépenses.
15:13Attendez, vous dites tout le monde sait très bien,
15:15personne n'est d'accord là-dessus ?
15:16Non, si.
15:16On vous parle d'éducation,
15:18on vous parle de logement,
15:20et on en parle très peu du logement,
15:22et Dieu sait si ça, c'est un de vos sujets d'ailleurs.
15:24Le logement, on parle de la justice,
15:26et on parle de la santé.
15:27Voilà les quatre sujets
15:28où il faut une réorganisation totale d'ailleurs.
15:31Parce que la santé,
15:32il y a de l'argent,
15:33mais cet argent est tellement mal utilisé.
15:36Bon, ça c'est une première chose.
15:38C'est là qu'il faut faire les efforts,
15:41tout en baissant évidemment les charges et les impôts,
15:45parce que ça, les prélèvements obligatoires
15:47sont un coup de marteau terrible sur les Français.
15:51Et rendez-vous compte qu'en plus,
15:53le manque de courage conduit à quoi ?
15:55Il conduit au quoi qu'il en coûte il y a quelques années,
15:58qu'on n'a pas su arrêter,
16:00parce qu'aucun parti politique n'a dit stop.
16:03On a même retrouvé,
16:05souvenez-vous, on l'a évoqué dans un forum
16:07il n'y a pas très longtemps,
16:08des lettres de certains élus,
16:10et des élus de droite,
16:12qui réclamaient instantanément
16:14pour certaines catégories professionnelles,
16:16que le quoi qu'il en coûte ne s'arrête pas.
16:19Donc, moi je veux bien qu'on dise
16:20qu'on lutte contre la fraude fiscale,
16:22mais aucun parti politique n'a le courage de dire
16:24qu'il faut qu'on s'attaque complètement
16:28à l'organisation.
16:29Il y a une chose qui m'a perturbé
16:29dans ce que vous avez dit Nicolas Lippon.
16:31Vous avez dit qu'on avait renoncé
16:33au diesel russe ?
16:35Vous regrettez qu'on ait renoncé au diesel russe ?
16:38Oui, comme je regrette
16:38qu'on n'importe plus de gaz russe,
16:40parce qu'on paye notre gaz liquéfié américain
16:43trois fois et demi le prix...
16:44Donc, remplir les poches de l'État russe,
16:46pour vous, vous ne pose aucun problème.
16:47Mais parce que la prospérité européenne
16:49a été faite sur les ressources naturelles russes,
16:53et que c'est à cause de cette folie
16:55de la guerre en Ukraine
16:56qu'on est en train de suicider l'industrie allemande,
16:59l'industrie italienne, l'industrie française.
17:01Vous avez fait cette guerre en Ukraine ?
17:02Bien sûr qu'il n'y en a pas d'autre faite,
17:03mais on n'était pas obligé de boycotter le gaz russe.
17:05Il y a des tentatives de paix...
17:06Mais vous pouvez combattre Poutine en Ukraine
17:08et continuer à lui payer...
17:09Mais je ne combats pas Poutine en Ukraine,
17:10je fais la paix.
17:11Et c'est ma différence.
17:12Lui n'en veut pas.
17:13Lui n'en veut pas.
17:14Écoute, en attendant,
17:15les Américains
17:17sont en train de faire la paix
17:18en s'entendant avec Poutine.
17:19Ils vont rafler
17:20les ressources naturelles,
17:21les métaux stratégiques russes.
17:23Et l'Europe est en train
17:24de se suicider économiquement,
17:25à payer son gaz quatre fois plus cher.
17:27Est-ce qu'on se suiciderait
17:28en se mettant dans les bras de Poutine ?
17:29Je ne veux pas me mettre dans les bras de Poutine.
17:31Je refuse de prendre parti
17:33dans cette guerre
17:35qui est en train de nuire
17:36aux intérêts de la France.
17:38Et j'assume totalement ce choix.
17:40Et ce sera un choix pour la paix
17:42fondamentale de la présidentielle.
17:44Parce que j'en ai assez
17:45qu'on ait donné 40 milliards d'euros
17:46de l'argent des Français.
17:4840 milliards.
17:49Pour acheter des armes américaines,
17:50pour tuer d'ailleurs des Ukrainiens,
17:52des Russes,
17:52alors que la paix était possible.
17:53Et si la France,
17:56l'Allemagne...
17:59Pour alimenter la guerre ?
18:00Vous n'aurez jamais la guerre.
18:01Vous n'aurez jamais la guerre.
18:03Vous aurez la guerre partout
18:04pour l'Ukraine,
18:05dans les pays marins,
18:06dans Pologne,
18:06vous aurez la guerre partout.
18:07C'est complètement fou.
18:08Depuis 2022,
18:09les Européens font un choix
18:12suicidaire.
18:13Ils sont rentrés
18:13dans ce conflit à pieds joints.
18:15Alors qu'il fallait tout faire
18:16pour l'éteindre.
18:17C'est une catastrophe
18:18pour l'Europe entière.
18:19La preuve en est.
18:21Licenciement en Allemagne,
18:22prix du gaz.
18:22Vous croyez qu'on va lutter
18:24contre la Chine
18:25et les Etats-Unis,
18:27économiquement,
18:28industriellement,
18:28en payant notre énergie
18:29trois fois le prix de la Chine
18:30et trois fois le prix de la Chine ?
18:31Vous pensez qu'on a fait une erreur
18:32en renonçant au diesel russe ?
18:34Mais on a fait une énorme erreur.
18:35Et les Français
18:36le payent aujourd'hui
18:37très cher.
18:37La question était pour
18:38Yann Brossat,
18:39Nicolas Dupont-Aignan.
18:39Je défends les Français
18:40avant les Ukrainiens.
18:41Et j'assume.
18:42Yann Brossat.
18:43Non, je ne dirais pas
18:44les choses comme ça.
18:45Parce qu'à un moment,
18:46ça suffit de donner de l'argent
18:47à un régime
18:48qui achète des yachts
18:49à Monaco,
18:50500 millions d'euros,
18:51qui alimente la corruption.
18:52Il faut faire la paix.
18:53Il ne s'agit pas
18:54de donner tout aux Russes.
18:55Il s'agit d'avoir
18:56la paix équilibrée.
18:57M. Dupont-Aignan,
18:57vous avez vu l'état
18:58de Mariupol.
18:59Vous avez vu l'état
19:00de tout ça.
19:00Vous avez vu ce qui s'est passé
19:01après le retrait
19:02des groupes dans les lieux
19:04où il y a eu
19:05des massacres
19:06de villages entiers.
19:07Mais je vois tout ça.
19:08C'est pour ça que je veux la paix.
19:09Vous acceptez de sacrifier
19:10ce voisin européen
19:12qui est l'Ukraine
19:13en disant
19:14nous d'abord.
19:15Ceux qui le sacrifient
19:16et ceux qui l'arment.
19:16C'est que les Français
19:17soutiennent quand même.
19:18Mais ils font ce qu'ils veulent.
19:19Moi je leur dis
19:21qu'aujourd'hui
19:22la ruine de la France
19:23et de l'Europe occidentale
19:25est liée
19:25à l'alimentation
19:27de ce conflit
19:27qui est une folie
19:28pour l'Écré,
19:29pour l'Europe et la Russie.
19:31Attendez,
19:31j'entends tout le monde.
19:32Yann Brossat.
19:33Et les Français
19:33sont en train de payer très cher.
19:34Nicolas Lipon-Aignan,
19:35c'est le Yann Brossat.
19:36Erreur ou pas
19:36d'avoir renoncé au diesel russe ?
19:38Non, ce n'était pas une erreur
19:39d'y renoncer.
19:40Après,
19:41qu'on ait besoin
19:42de travailler
19:42à une issue diplomatique
19:44à ce conflit,
19:45c'est une évidence
19:45quand un conflit
19:47dure depuis plus de 5 ans
19:49et qu'il est meurtrier
19:51à tous égards.
19:52Cela dit,
19:53dire qu'il ne fallait
19:53prendre aucune sanction
19:55contre la Russie,
19:56je ne partage pas
19:57ce point de vue,
19:58d'autant qu'il n'y a
19:59aucun doute
20:00sur le fait que
20:01dans cette affaire,
20:02ceux qui ont transgressé
20:04le droit international,
20:05ce sont les Russes
20:06et pas les Ukrainiens.
20:07Et donc la France
20:08aurait été quand même
20:09bien mal inspirée
20:10de ne pas réagir du tout.
20:11Je reviens...
20:12La France et l'Europe.
20:13Je reviens
20:13à notre sujet de départ,
20:14le carburant.
20:14En attendant,
20:15c'est les Français
20:15qui payent 40 milliards
20:18parce que les Français
20:19ne savent pas ce qu'ils donnent.
20:19Nicolas Dupont-Nour,
20:20j'allais m'adresser à...
20:21On aurait pu baisser
20:22les prix du carburant
20:23pendant 4 ans.
20:244 ans.
20:25Pierre Chasserey,
20:26ce sont ceux
20:27qui roulent au gasoil
20:28qui aujourd'hui
20:29payent le plus lourd
20:32tribut.
20:32J'exagère un peu.
20:33Oui, totalement,
20:34puisque pour ceux
20:35qui roulent à l'essence,
20:36et d'ailleurs,
20:36ça me permet d'en parler
20:37ce soir,
20:37il y a toujours une possibilité
20:39pour beaucoup des véhicules,
20:40ils sont compatibles
20:41à la conversion à l'éthanol.
20:43Ça permet quand même
20:44de bénéficier d'un carburant
20:45qui fait réaliser
20:4650% d'économie.
20:47Donc,
20:47ce n'est pas anecdotique.
20:49S'ils veulent se renseigner,
20:50faites bien attention,
20:51prenez bien un boîtier,
20:53homologuez,
20:53faites les choses bien
20:54dans les règles
20:55et normalement,
20:55du coup,
20:56ça devrait très bien se passer
20:57pour le portefeuille.
20:57Pour les dieselistes,
20:59malheureusement,
20:59la solution,
21:00elle est faible
21:00et je sais,
21:01j'entends parler,
21:02c'est le grand débat à la mode,
21:03l'électrification.
21:04J'allais vous dire ça.
21:05Attendez,
21:06coût mensuel pour une voiture
21:07qui roule à l'essence,
21:08coût du carburant à 137 euros,
21:09électrique 46 euros.
21:10Oui,
21:10enfin bon,
21:11vous savez,
21:11ça dépend de qui fait l'étude.
21:14Là,
21:14en l'occurrence,
21:15on roule data.
21:15Oui,
21:16voilà,
21:16moi je ne sais pas qui c'est.
21:17Donc,
21:18si c'est,
21:18non mais très objectivement,
21:20je ne sais pas qui sont ces gens-là.
21:21La réalité,
21:22c'est que ce n'est pas comme ça
21:23que ça fonctionne.
21:23Le frein à l'électrique,
21:24tout le monde a bien compris
21:25que si on recharge à domicile,
21:26ça revient moins cher.
21:27Tout le monde le sait.
21:28Mais quand vous avez,
21:29tiens,
21:30prendre l'exemple d'un jeune
21:30que je connais bien,
21:31petite Clio de 99,
21:33parce que,
21:33bah,
21:35étudiant,
21:35il vient d'avoir son permis,
21:37vous croyez qu'il a de quoi
21:39investir dans un véhicule électrique,
21:40même si l'air 5 électrique
21:42lui plaît énormément,
21:43vous croyez sincèrement
21:44qu'il a les moyens de le faire ?
21:45C'est absolument injouable.
21:46C'est injouable.
21:47Donc,
21:47cette population-là,
21:48elle ne peut pas.
21:49Et ensuite,
21:50vous avez d'autres populations.
21:51Tiens,
21:51je vais penser à ceux qui habitent
21:53à Saint-Larry-Soulan,
21:54dans les Pyrénées.
21:55On y fait du vélo,
21:56on y vit très bien,
21:56c'est extraordinaire,
21:57j'adore.
21:59Et du ski,
22:00effectivement.
22:00Mais vous êtes à 1250 mètres l'hiver,
22:03la voiture électrique,
22:04elle n'aime pas trop
22:05ce genre de température.
22:06C'est complexe.
22:07En fait,
22:07la voiture électrique
22:08qu'on essaye de vendre
22:09à tous les Français,
22:10on refait la même erreur
22:11que dans les années 80
22:12où on a voulu vendre
22:13le diesel à tous les Français.
22:15La réalité,
22:16c'est qu'aujourd'hui,
22:17à chaque Français
22:18correspond un type de véhicule.
22:20Et je voudrais lancer
22:22un petit message
22:23à nos amis
22:23qui sont intéressés
22:24par les véhicules électriques.
22:25Je les invite à regarder
22:26ce qui se passe
22:27dans l'Oregon,
22:28là où c'est né,
22:29avec l'Oregon,
22:30le système qui a permis
22:31pour les premiers
22:32de mettre une fiscalité
22:34à poser aux véhicules électriques
22:35au kilomètre parcouru.
22:36Je les invite à regarder
22:37ce qui se passe aussi
22:38en Angleterre.
22:39La France,
22:39ce sera pareil.
22:40Dès que le marché
22:41sera captif,
22:43l'État français
22:43qui est toxicomane des taxes,
22:45de toute façon,
22:46trouvera bien
22:46un moyen intelligent
22:47pour lui,
22:49puisqu'il tuera la consommation,
22:50d'aller taxer
22:51les véhicules électriques.
22:53Juste sur le carburant,
22:543 euros le litre,
22:54parce que c'est le titre
22:55qu'on affiche là.
22:563 euros le litre,
22:56c'est possible ?
22:57C'est ce que j'ai annoncé
22:59en avril,
22:59en disant qu'on irait tout droit
23:01si la crise ne se résout pas.
23:02Donc, je ne vais pas changer
23:03mon fusil d'épaule.
23:04Et si aujourd'hui,
23:05vous savez,
23:05ce qui fait qu'aujourd'hui,
23:06on a encore un tarif moyen
23:08des carburants en France
23:09que vous annoncez
23:10avec justesse
23:11sur BFM TV,
23:12ce qui fait
23:13qu'il est maintenu
23:13un petit peu plus en bas
23:15que la réalité statistique,
23:16c'est qu'on prend
23:17dans cette moyenne
23:18les stations totales
23:19qui essayent d'échapper
23:20à un impôt.
23:21Et comme ils essaient
23:21d'échapper...
23:21En plafonnant le prix
23:22dans ces stations-là.
23:23Et ils plafonnent le prix.
23:23Avec d'ailleurs des stations
23:24qui sont en manque de carburant.
23:25Sauf que les valeurs moyennes
23:27en France, du coup,
23:28sont inférieures
23:29à la réalité
23:30de ce que payent
23:31les automobilistes.
23:32Donc, autant je suis opposé
23:34à la mise en place
23:35d'une fiscalité
23:35sur les véhicules électriques,
23:37je suis favorable
23:38à la baisse de la fiscalité
23:39sur les carburants
23:40pour doper l'économie,
23:41pour rendre du pouvoir
23:42d'achat aux Français
23:43et pour permettre
23:44de réaliser
23:45un Big Bang économique
23:46qui permettra enfin
23:47aux Français
23:47d'avoir les moyens
23:49de pouvoir consommer.
23:50Parce que je le rappelle,
23:51on a oublié une chose,
23:52le PIB, la croissance,
23:54c'est de la consommation.
23:56La valeur internationale
23:58de richesse,
23:59c'est la consommation.
24:00Nicolas Dupont-Aignan,
24:01on est...
24:01Michel-Édouard Leclerc.
24:02Oui.
24:03Nous écoutons.
24:04Sors du bois.
24:05Pourquoi ?
24:06Parce qu'il sait qu'on va gagner.
24:07Dans ma ville,
24:08il y a un petit Leclerc.
24:09C'est que les gens,
24:10quand ils ont mis le plein
24:12pour la voiture,
24:13il n'y a plus d'argent
24:14pour manger.
24:14Il n'y a plus d'argent.
24:16Et il y a une baisse
24:16de fréquentation des...
24:17La consommation,
24:17c'est une baisse
24:18seulement social,
24:21c'est un problème économique.
24:22On est à la cote d'alerte.
24:24Vraiment.
24:25Et je pense qu'en fait,
24:26si le gouvernement
24:27ne réagit pas,
24:28je pense que dans
24:28l'appareil d'État
24:29qui vit à Paris,
24:30il ne se rende pas compte
24:31de ce que c'est
24:33d'aller travailler
24:33avec sa voiture
24:34tous les matins.
24:35Ce n'est pas un luxe.
24:36C'est vraiment...
24:37Il y a une part
24:38de démagogie là-dedans.
24:39Ce n'est pas une part
24:40de démagogie.
24:40Il faut arrêter
24:40de faire croire
24:41que les élus,
24:43que les gouvernants...
24:44Les membres de Bercy
24:45ne doivent pas être
24:45beaucoup à voiture.
24:46Ils soient complètement
24:47déconnectés
24:48de la réalité.
24:49Sinon, il y a longtemps
24:50que la mesure
24:50aurait été prise.
24:51Beaucoup d'entre eux
24:52sont des élus locaux.
24:53Ils savent très bien
24:53ce qu'il en est.
24:54Les élus locaux,
24:55je peux vous dire,
24:55cher Yves Tréhard,
24:56ils savent très bien
24:56ce qui se passe.
24:57Ça, ça fait partie
24:58de la démagogie.
24:58Il faut trouver
24:59des solutions surtout.
25:00La solution,
25:00on la connaît.
25:01Pourquoi on ne la met
25:01pas en place depuis tant ?
25:02Non, on ne la connaît pas
25:04parce que tout le monde
25:05n'a pas tout à fait
25:05la même vision des choses.
25:07Leur vision,
25:08c'est de dire...
25:08Non mais attends,
25:09il faut savoir.
25:09Yves Trard,
25:10juste argument,
25:12leur vision,
25:12c'est ça va bien tenir
25:14et puis ils consommeront moins.
25:15Voilà, ça tiendra.
25:17Parce que je maintiens
25:18que c'est un vrai problème
25:19parce qu'ils ne vivent pas
25:20dans nos provinces
25:21où si vous n'avez pas
25:23la voiture pour aller bosser,
25:25vous ne pouvez pas y aller.
25:26Bien sûr, mais bien sûr.
25:27Vous ne pouvez pas y aller.
25:27Mais bien sûr.
25:28Ceux qui nous dirigent
25:29malgré tout vivent
25:30dans des grandes villes
25:30où il y a des transports
25:31en commun.
25:32Mais quand vous êtes vraiment
25:33au milieu de nulle part,
25:35si vous ne pouvez pas
25:36remplir le réservoir,
25:37vous ne pouvez pas aller bosser.
25:38Et l'impact sur la consommation,
25:40sur l'économie du pays
25:42devient dramatique.
25:43Il y a urgence à agir.
25:44Il y a le feu.
25:46Juste, Yves Tréa,
25:48ça fait six mois maintenant,
25:49quasiment,
25:50ça va faire six mois
25:50qu'on parle de ce dossier
25:51des carburants.
25:52Et au final,
25:52qu'est-ce qui se passe ?
25:53Tout le monde nous dit
25:54la France n'a pas les moyens
25:55de baisser les taxes
25:56donc on ne baisse pas.
25:57Au final,
25:57on vient de plomber
25:58notre économie.
25:59On a perdu un point de croissance.
26:00Si ça se traduit par un point
26:01de croissance à la fin de l'année,
26:02on aura perdu 30 milliards d'euros.
26:04Moi, je propose une chose,
26:05Yves Tréa.
26:06Moi, j'en propose une autre.
26:07Ce modèle,
26:08je vous écouterai,
26:09ce modèle qui ne fonctionne pas,
26:11celui qu'on est en train
26:11d'appliquer,
26:12de ponctionner Monique
26:14qui fait son plein
26:14pour aller bosser,
26:15pour faire son plein
26:16pour aller bosser.
26:17Si on change un petit peu
26:18notre fusil d'épaule
26:19en reconnaissant
26:19que tous ceux
26:20qui ont choisi
26:22de ne pas baisser
26:23la fiscalité
26:24ont fait le mauvais choix.
26:26Alors, pourquoi ne pas
26:27enfin essayer
26:28de relancer la consommation ?
26:29Je ne comprends pas.
26:30Alors, j'ai la réponse
26:31en trois temps
26:32mais qui est très rapide.
26:33La première,
26:34c'est que vous avez raison.
26:36L'État devrait baisser
26:37notamment les taxes
26:39puisqu'ils sont outrancières,
26:41on va dire.
26:41Et le mot est faible.
26:43Il devrait baisser les taxes
26:44sauf qu'il n'a pas
26:45les moyens de les baisser
26:46et ce n'est pas faux.
26:48Ce n'est pas faux
26:48si vous regardez
26:49quand même la dette
26:50qui nous plombe.
26:51À court échéance, oui.
26:52Et troisièmement,
26:53parce que,
26:54pourquoi on en est là ?
26:55Parce qu'il y a
26:56des erreurs économiques
26:58importantes
26:58qui sont dues
27:00en partie
27:00au gouvernement
27:02très largement
27:03au pouvoir exécutif
27:04on va dire
27:04mais aussi
27:05à notre personnel politique.
27:07Quand vous avez
27:08un personnel politique
27:08qui refuse
27:09de couper,
27:11enfin surtout
27:11de régler le problème
27:13de la dette sociale
27:14en France,
27:15de la dette sociale,
27:16les retraites
27:17et les dépenses
27:17de santé
27:18qui grèvent
27:20presque la moitié
27:21de nos dépenses publiques,
27:22là il y a
27:23une responsabilité
27:24des partis politiques.
27:25La responsabilité
27:25des gouvernants
27:26c'est de vouloir
27:26faire payer
27:27toujours les Français
27:28les plus modestes
27:28alors qu'il y a
27:29des fuites considérables,
27:31les fausses cartes vitales,
27:32l'immigration,
27:32vous savez que
27:35la contribution
27:36à l'Union Européenne
27:36a encore augmenté
27:37de 5 milliards.
27:385 milliards.
27:395 milliards.
27:40Pour quoi faire ?
27:41Pour donner
27:42à nos voisins
27:42vous voulez dire
27:44un mot.
27:45C'est tellement plus facile
27:46de s'attaquer aux retraités
27:47alors qu'on donne
27:485 milliards
27:49à l'Union Européenne.
27:50Je ne sais pas
27:50que les retraités
27:51c'était les actifs.
27:52J'entendais
27:53Yves Frère
27:53parler à l'instant
27:54de la dette sociale.
27:56Je trouve quand même
27:56incroyable
27:57que dans un pays
27:58qui compte désormais
27:5910 millions de pauvres,
28:00quand on veut faire
28:00des économies,
28:01on se dit
28:02comment on va taper
28:02sur les plus modestes
28:03dans notre pays
28:04c'est-à-dire
28:04ceux qui profitent
28:05globalement
28:06de notre modèle social
28:07et heureusement
28:08sinon ils crèveraient
28:09la bouche ouverte.
28:10Enfin quand même.
28:11Et alors
28:11quand j'entends
28:12tout ce discours
28:12sur les retraités
28:13depuis le début septembre
28:15on entend ça
28:16les retraités
28:16qui seraient
28:17des espèces de privilégiés
28:19qui bénéficieraient
28:20de tous les droits
28:20excusez-moi
28:21la moyenne des retraites
28:22c'est 1400 euros
28:22je ne crois pas
28:23que vous et moi
28:23on gagne 1400 euros
28:241400 euros
28:26et on nous explique
28:27qu'on devrait désindexer
28:29les retraites
28:29par rapport à l'inflation
28:30alors qu'on a déjà
28:32des retraités
28:33qui ne s'en sortent pas
28:34je ne fais pas partie de ça
28:361400 euros
28:37et on explique
28:37mon discours
28:38est à côté
28:38il est hors jeu
28:39mon discours
28:40c'est le fait
28:41qu'on doit travailler
28:42plus longtemps
28:43pour financer
28:44notre modèle social
28:45non mais juste
28:46j'en termine
28:47vous faites partie
28:48de ceux
28:49qui matin
28:49midi et soir
28:50je termine
28:52qui matin
28:53midi et soir
28:53explique
28:54qu'il ne faut pas taxer
28:55les très riches
28:56qu'il ne faut pas mettre
28:56en place la taxe Zuckman
28:58et qui explique
28:58que le retraité
29:01il faut aller lui taper
29:02sur la gueule
29:03pour qu'il est trop payé
29:04pourquoi vous dites
29:05que Yann Brossard
29:06mais parce que
29:09par omission
29:09ou par
29:10je ne dis pas
29:11que c'est un mensonge
29:12Dieu merci
29:13j'en suis pas là
29:14et je respecte tout à fait
29:15Yann Brossard
29:15on n'a pas du tout
29:16la même vision des choses
29:17non ça on avait eu
29:18non mais je pense
29:19sincèrement
29:20que la France
29:21elle a un problème majeur
29:22c'est qu'il n'y a pas
29:23suffisamment de français
29:24qui travaillent
29:25et s'il y avait plus
29:26de français qui travaillaient
29:27on aurait plus
29:28de contributions sociales
29:29et première chose
29:31et plus de production
29:32et plus de croissance
29:33et deuxièmement
29:34si les français
29:36travaillaient plus longtemps
29:37ensemble
29:39et bien
29:39on aurait une charge sociale
29:41plutôt que la dette
29:42j'ai eu un chiffre
29:44à vous donner
29:44c'est lié
29:46à propos de pouvoir d'achat
29:47on reste là-dedans
29:48étude Cofilis
29:48la question était très simple
29:50aux Français
29:50quelle somme vous manque-t-il
29:51chaque mois
29:52pour vivre confortablement
29:54réponse
29:55512 euros
29:55en moyenne
29:56pour être à l'aise
29:57512 euros
29:58en moyenne
29:59voilà ce qui manque
29:59on va aller chercher
30:00où ces 512 euros
30:01à court terme
30:02il n'y a pas une solution
30:03immédiate
30:04il n'y a pas
30:05miraculeux
30:05on peut baisser les taxes
30:06sur le carburant
30:07il faut diviser par deux
30:08la facture d'électricité
30:09et ça on peut le faire
30:10c'est énorme
30:12on peut arrêter
30:13de gaspiller
30:14de l'argent
30:15j'avais écrit un livre
30:16où va le pognon
30:1650 milliards
30:18qui part à l'étranger
30:19c'est de l'argent français
30:21qui part à l'étranger
30:21fausse carte vitale
30:23immigration
30:24je recommence pas
30:25UE
30:25etc
30:26et puis
30:27l'autre enjeu majeur
30:28dont on ne parle jamais
30:29pour les retraites
30:30parce que c'est la vraie question
30:31c'est le produire en France
30:32c'est le protectionnisme
30:34est-ce qu'un jour
30:35on va oser
30:36dans notre pays
30:36arrêter avec
30:37ces traités de libre-échange
30:39qui permettent
30:40d'importer
30:40du bout du monde
30:41des produits
30:42qui ne respectent
30:42aucune norme
30:43et qui permettent
30:44aussi à l'entreprise
30:45d'exporter aussi
30:46Nicolas Dupont-Aignan
30:47on a un déficit commercial
30:48de 70 milliards d'euros
30:48enfin je suis d'accord
30:49mais il y a quand même
30:49encore des entreprises
30:50c'est fort
30:50oui mais on a divisé par deux
30:52notre part industrielle
30:53il y a une partie
30:54qui est de notre faute
30:55trop de charges
30:55trop d'impôts de production
30:56il faut les baisser
30:57je l'ai recommandé 100 fois
30:58mais il y a aussi
30:59à un moment
31:00il faut une concurrence
31:00loyale
31:01tous les pays du monde
31:03se protègent
31:03sauf l'Union Européenne
31:04parce qu'on a une politique folle
31:06ce qui est en train
31:06de se passer
31:07avec le véhicule électrique
31:09très grave
31:10l'Union Européenne
31:11a décidé
31:12et le gouvernement français
31:13ont décidé
31:14qu'il fallait abandonner
31:14l'industrie thermique
31:15où on était fort
31:16et ils ont prévu
31:18un calendrier
31:18pour passer à l'électrique
31:20sans avoir
31:21de stratégie industrielle
31:23mais vous imaginez
31:24on est à plus
31:25d'un million d'emplois
31:25qui va être supprimé
31:26en Europe
31:27dans l'automobile
31:28et on continue
31:30j'ai vu que
31:30les constructeurs chinois
31:31avaient pris 10%
31:32du marché européen
31:33et quand je dis
31:34mais ça fait pas
31:35reconnaissez que je dis
31:36c'est pas typique à la France
31:37vous avez l'Allemagne
31:38avec Volkswagen
31:39qui a pas licencié
31:41100 000 personnes
31:41quand quelque chose
31:42ne marche pas
31:43on doit quand même
31:44se poser la question
31:45je suis pas pour
31:45une économie fermée
31:46du tout
31:47je pense qu'il faut
31:48du libéralisme
31:49mais il faut un libéralisme
31:50ordonné
31:51on ne peut pas continuer
31:52sans se poser la question
31:53d'un protectionniste
31:54d'un vrai protectionniste
31:55Trump a mis
31:56les droits de douane
31:57à 100%
31:57pour les véhicules électriques
31:58chinois
31:59ça s'est arrêté
32:00ils vont où ?
32:02ils vont chez nous
32:02donc vous vous dites
32:03on y va
32:03on taxe à 100%
32:04100%
32:06sans avoir peur
32:07de la percussion
32:08que ça peut avoir derrière
32:08de ce que les chinois
32:10pourraient nous faire en retour
32:11si on ne le fait pas
32:12on crèvera
32:13alors je ne dis pas
32:14de le faire n'importe comment
32:15je ne dis pas
32:16de tout protéger
32:16Pierre Chasseret me montre
32:17son téléphone portable
32:18fabriqué en Chine
32:18bien évidemment
32:19mais si on se dit
32:21qu'à chaque fois
32:22qu'on veut prendre
32:22une mesure protectionniste
32:23minimum
32:25on ne fait rien
32:26on ne fera rien
32:26n'oubliez pas
32:27comment s'est construit
32:28la puissance de la Chine
32:29de la Corée
32:30du Japon
32:30un protectionnisme intelligent
32:32secteur par secteur
32:34communiste
32:34ça vous plaît
32:35très bien
32:35ça vous plaît ça
32:36mais pourquoi vous êtes
32:37dans la caricature
32:37mais pas du tout
32:38c'est une caricature
32:42le général de Gaulle
32:43a eu une politique
32:44intelligente
32:44mais en initiative privée
32:46vous êtes en train
32:47de louer
32:47vous êtes en train
32:48de louer le modèle chinois
32:49je loue
32:50je regarde
32:51c'est quand même
32:51c'est comme si
32:53il y a 50 ans
32:53vous louiez
32:54le modèle soviétique
32:55je regarde les faits
32:57et je regarde
32:58que les pays
32:59qui sont en train
32:59de dominer la mondialisation
33:00ont eu une stratégie
33:02de protectionnisme intelligent
33:03j'entends bien
33:04le Japon
33:05qui est libéral
33:05la Chine
33:07et que
33:07le protectionnisme
33:08le chinois
33:09il est capable
33:10il est faisable
33:11parce qu'il est piloté
33:13par une dictature
33:14communiste
33:14est-ce que vous allez faire
33:15un protectionnisme
33:17en France
33:17de la même façon
33:18pourquoi vous êtes
33:18dans la caricature
33:19vous voyez
33:19vous devriez faire
33:20la politique
33:20vous devriez être
33:21dans les partis
33:22que vous critiquent
33:23je demande juste
33:24qu'on arrête
33:25les dogmes
33:27le dogme du libre-échange
33:28intégral
33:28où on se fait
33:29complètement bouffer
33:30et détruire
33:30je pense qu'il faut
33:31savoir arrêter
33:32d'ailleurs l'Allemagne
33:33va changer
33:34les Etats-Unis changent
33:35et il n'y a que la France
33:36qui laisse détruire
33:38son industrie
33:38et les retraites
33:39elles sont payées
33:40si on relocalise
33:42de l'emploi industriel
33:43dans une seconde
33:44l'autre infopolitique
33:45de la soirée
33:46il faudra qu'on en parle
33:46l'appel lancé par
33:47Edouard Philippe ce soir
33:49est-ce que c'est un appel
33:49désespéré
33:50on verra ça dans une seconde
33:51simplement sur les 512 euros
33:52je ne vais pas poser la question
33:53on va aller chercher
33:54et où ces 512 euros là
33:55pour les français ?
33:56par une augmentation
33:57des salaires
33:58c'est-à-dire
33:59en partie
34:00dans la poche
34:01de ceux qui n'arrêtent pas
34:02d'encaisser
34:03des profits records
34:04et qui bénéficient
34:05d'une forme
34:06d'impunité
34:07dans notre pays
34:08bien sûr
34:08je vous le redis
34:09en 40 ans
34:11la part
34:12des salaires
34:13dans la valeur ajoutée
34:14a baissé
34:14de 10 points
34:15c'est-à-dire
34:16qu'il y a
34:1610 points
34:17qui sont partis
34:18de la caisse
34:19des salariés
34:19des travailleurs
34:20de ceux qui produisent
34:21les richesses
34:21vers le capital
34:22et pendant qu'on nous parle
34:23matin, midi et soir
34:25du coût du travail
34:26pendant qu'on nous rebat les oreilles
34:27avec le coût du travail
34:29la réalité
34:29c'est que le coût du capital
34:30a explosé
34:31c'est ça la réalité
34:32et donc oui
34:32on a besoin
34:33d'aller récupérer
34:34ces 10 points
34:34et de les redonner
34:36aux salariés
34:36parce que dans un pays
34:38il n'y a pas de production
34:39de richesses
34:40sans travailleurs
34:41et donc
34:41très concrètement
34:42l'indexation
34:43des salaires
34:44sur les prix
34:44moi je suis favorable
34:45nous sommes favorables
34:46avec Fabien Roussel
34:47à l'indexation
34:48des salaires
34:49sur les prix
34:49c'est-à-dire
34:50que quand les prix augmentent
34:51les salaires
34:52doivent augmenter d'autant
34:52c'est ce qui se pratique
34:53d'ailleurs en Belgique
34:55et qui ne pose pas
34:56de problèmes particuliers
34:57et ça évitera
34:58qu'on ait autant de salariés
34:59dont le pouvoir d'achat
35:00est dévoré
35:01par le niveau de l'inflation
35:02ce qu'il faut noter
35:02à ce stade
35:03en tout cas
35:03de la campagne présidentielle
35:04c'est que
35:04alors que c'était
35:05traditionnellement
35:06vraiment un bastion de gauche
35:07l'augmentation des salaires
35:09aujourd'hui figure
35:10dans quasi tous les programmes
35:12des candidats à la présidentielle
35:13y compris
35:13les candidats de droite
35:14Edouard Philippe
35:15il en a fait
35:15un des axes majeurs
35:16de sa campagne
35:17en disant
35:17il faut absolument
35:18augmenter le salaire net
35:19alors ça passe bien sûr
35:20par un allège
35:20c'est pas forcément
35:21avec les mêmes mesures
35:22à chaque fois
35:22bien sûr
35:23c'est pas du tout
35:24Jean-Luc Mélenchon
35:25c'est une hausse du SMIC
35:26Marine Le Pen
35:27elle propose de baisser
35:28les taxes sur le travail
35:28et sur l'énergie
35:29d'ailleurs on en parlait
35:31mais en effet
35:32aujourd'hui
35:32c'est transpartisan
35:33l'augmentation des salaires
35:34il faut le savoir
35:35à ce stade
35:35de la campagne
35:36votre travail
35:37comme journaliste
35:38c'est effectivement
35:38de rentrer dans le détail
35:39quand on dit
35:40je rentre dans le détail
35:41avec plaisir
35:41mais quand on dit
35:42on va augmenter les salaires
35:43par une baisse
35:44des cotisations sociales
35:45on fragilise la sécurité sociale
35:47donc en réalité
35:48ce qu'on donne
35:49aux salariés d'une main
35:50on lui reprendra de l'autre
35:52puisque par exemple
35:53puisque par exemple
35:54demain
35:55si vous tombez malade
35:57vous ne serez pas remboursé
35:58comme vous l'êtes aujourd'hui
35:59et de fait
35:59d'année en année
36:00on a des déremboursements
36:02de médicaments
36:02et on a une dégradation
36:04de notre système social
36:05vous me demandez d'être précise
36:06je vous demande la même chose
36:07vous dites la baisse
36:08des cotisations sociales
36:09quelle cotisation sociale ?
36:09je dis que je ne suis pas favorable
36:10à une baisse des cotisations sociales
36:12parce que
36:13quand on baisse
36:13les cotisations sociales
36:15inévitablement
36:16on fragilise notre modèle social
36:17et notamment la sécurité sociale
36:19et donc
36:19tous les candidats de droite
36:20qui disent
36:21on va augmenter les salaires
36:22par une baisse
36:22de ce qu'ils appellent
36:23les charges sociales
36:23c'est-à-dire en réalité
36:24les cotisations sociales
36:26fragilisent notre modèle social
36:27non