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  • il y a 9 minutes
Revoir notre soirée spéciale "Carburants : un nouveau plan d’aides à 450 millions", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce mardi 22 septembre 2026.

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00:00Bonsoir Sonia, bonsoir à toutes et à tous, très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle grande soirée d'infos,
00:03soirée spéciale effectivement sur BFM TV consacrée à votre pouvoir d'achat.
00:08Avec l'information principale de ce mardi soir, je la rappelle, le gouvernement refuse toujours de baisser les taxes sur
00:13le carburant, mais il annonce donc une nouvelle aide de 100 euros pour les gros rouleurs, plus de 5 millions
00:18de Français désormais concernés.
00:20Pour en parler avec nous dans une seconde, juste le temps qu'il s'installe, l'un des plus gros
00:24vendeurs de carburant en France, 1500 stations-service.
00:28Il est à la tête de 6800 magasins en France, 4,5 millions de clients par jour, aux premières loges
00:33donc, pour parler de votre pouvoir d'achat avec nous, le patron de Carrefour.
00:37Bonsoir Alexandre Bompard et merci d'être avec nous ce soir. Je vous présente mes camarades qui vont vous interroger
00:43ce soir avec moi, Lisa Hadef, Yves Tréard, Amélie Rosic.
00:48Bonsoir. Merci d'être là. On va détailler évidemment dans une seconde les annonces du gouvernement, cette nouvelle aide qui
00:53arrive.
00:54Mais qu'est-ce que vous dites ce soir ? Que ça suffit ? Que la crise est éteinte ?
00:57Que tout va bien et on repart ?
00:59Bon, franchement, ce serait quand même difficile de dire que la crise est éteinte. Je pense que le gouvernement a
01:04essayé ce soir de trouver un point d'équilibre
01:08entre l'état des finances publiques qui ne permet pas de faire grand-chose et j'essaye quand même d
01:14'aider ceux qui roulent le plus,
01:16ceux qui ont un pouvoir d'achat le plus faible et des populations cibles, des catégories cibles les plus en
01:21difficulté.
01:23On voit bien qu'on le fait avec les limites de l'exercice, ça coûte 450 millions d'euros, ça
01:27n'a rien, 450 millions d'euros,
01:29mais la crise a déjà coûté aux Français 3-4 milliards, donc on n'est pas totalement dans les mêmes
01:33épures.
01:34Mais c'est l'état de nos finances publiques qui ne permet que de faire ça.
01:37C'est cibler sur ceux qui souffrent le plus, sur ceux qui roulent le plus, sur ceux qui en ont
01:41le plus besoin.
01:42Alors justement, Lisa Adeph, on donne le détail ce soir pour les téléspectateurs qui nous regardent.
01:47Cette nouvelle aide, 100 euros pour les trois prochains mois ?
01:50Oui, pas vraiment de nouvelle aide à proprement parler, mais un renouvellement de l'aide Grand Rouleur
01:55pour un montant de 100 euros pour les mois d'octobre, novembre et décembre.
01:595,5 millions de Français désormais éligibles contre 3 millions avant,
02:03puisque maintenant, entre dans les bénéficiaires, les personnes qui gagnent jusqu'à 2035 euros net par mois
02:08pour une personne seule et 6104 euros net par mois pour un couple avec enfant.
02:14Il y aura aussi un versement automatique pour ceux qui l'ont déjà demandé,
02:17pas pour les 2,5 millions qui sont les nouveaux élus, les nouveaux éligibles.
02:22Le gouvernement annonce et affiche en grand que le montant de la réduction sur le litre de carburant
02:28passe de 20 centimes à 40 centimes.
02:30Mais c'est la même aide qu'avant, puisqu'on passe de 20 centimes sur le litre pendant 6 mois
02:34à 40 centimes sur le litre pendant 3 mois.
02:37À la fin, ça fait toujours 100 euros d'aide.
02:39En clair, l'aide est prolongée dans le temps.
02:41Et la vraie nouveauté, c'est qu'il y a davantage de Français qui sont éligibles.
02:45Et il y a également la prolongation des aides destinées aux pêcheurs, aux agriculteurs et au secteur du BTP.
02:51Vous le voyez, l'aide au carburant destinée aux pêcheurs sera prolongée jusqu'à fin décembre.
02:54La reconduction également de l'aide GNR à l'identique pour les agriculteurs, 15 centimes d'euros par litre.
03:00Et pour le BTP, même chose, reconduction de l'aide GNR à hauteur de 20 centimes d'euros par litre.
03:05Je m'arrête évidemment sur les gros rouleurs ce soir, parce que c'est la grande annonce.
03:095,5 millions de Français concernés, vous le disiez, ça va coûter 450 millions d'euros.
03:14Il n'y a toujours pas de baisse des taxes.
03:15Est-ce que pour vous, il fallait faire un geste sur les taxes ou pas sur le carburant ?
03:20Non, mais est-ce que l'État des finances publiques françaises le permettent ?
03:24Non.
03:25On peut faire des choix.
03:26La réponse est non.
03:28Est-ce qu'on est en capacité aujourd'hui de baisser de 20, 30, 40 centimes le litre par la
03:38baisse des impôts ?
03:40La réponse est non.
03:43C'est le signe, c'est la manifestation, c'est la preuve de la relative impuissance publique dans laquelle on
03:49se trouve aujourd'hui,
03:51liée à l'état de nos finances publiques.
03:52Je regardais, en vous rejoignant, je regardais ce qu'on a dépensé en bouclier énergétique de 2021 à 2025.
04:01À l'époque, sur ces 4 ans ou 5 ans-là, on a mis 70 milliards sur la table.
04:05L'État était capable, encore, on ne paye pas aujourd'hui, mais on a mis 70 milliards sur la table.
04:11Aujourd'hui, ça serait totalement impossible.
04:14On serait d'ailleurs attaqué le lendemain par les marchés financiers.
04:18Donc, l'État est contraint, est sous contrainte, et essaye sous contrainte de trouver des dispositifs qui accompagnent un peu
04:25les Français.
04:25Vous diriez que l'État a été mal géré, alors, précédemment, pour qu'on en arrive là,
04:28où il est effectivement impuissant, si le mot n'est pas trop fort, où il n'a pas de marge
04:35de manœuvre,
04:35et où il a beaucoup, beaucoup, beaucoup donné.
04:37On peut faire commencer, d'ailleurs, ses dons, enfin, ses dons, c'est une formule, à partir de la crise
04:44sanitaire.
04:45Un État qui a 121% de dettes publiques sur PIB, c'est un État qui a un problème.
04:54Ça veut dire qu'on ne crée plus assez de richesses par rapport à ce qu'on dépense.
05:00La réalité, c'est que le niveau de nos dépenses publiques, qui est plus élevé de près de 10 points,
05:04tous les États européens, c'est un État qui ne parvient plus à susciter un niveau de recette
05:11capable d'absorber son niveau de dépense.
05:13Il y a des fautes politiques ?
05:14Il y a eu des choix politiques dans les 30-40 dernières années, ce n'est pas ces dernières années.
05:18La réalité, c'est que quand on regarde l'état des finances publiques sur longue période,
05:23on voit bien que ça s'est dégradé par escaliers successifs.
05:26Alors, il y a eu des moments d'accélération, quoi qu'il en coûte, on a été un.
05:30Les boucliers énergétiques en ont été un autre.
05:33On n'a aussi jamais eu autant de crises que ces dernières années.
05:36Donc, c'est le moment où, finalement, on s'est tous tournés vers l'État.
05:39Collectivement, on est quand même un pays qui se tourne toujours vers l'État.
05:42C'est un reproche que vous faites, là.
05:44C'est un état de fait de la relation que nous avons avec l'État.
05:47C'est très français.
05:48C'est français.
05:49Il y a une crise.
05:50Vous savez, moi, je suis dans 50 pays.
05:53En France, il y a une crise, quelle qu'elle soit.
05:56Je m'inclus dedans.
05:58Que fait-on ?
05:58On se tourne vers l'État.
05:59Que puis-je demander à l'État ?
06:01Que peut faire l'État ?
06:01Il y a des pays où ce n'est pas le cas du tout.
06:03Mais néanmoins, vous avez raison.
06:05Le résultat de tout ça, c'est la crise financière et budgétaire dans laquelle on est.
06:09C'est le niveau de la charge d'intérêt qui est la nôtre.
06:12C'est l'État de relative impuissance publique qu'on voit à travers cette crise,
06:17qu'on a vu cet été à travers la difficulté que nous avions à mener la lutte contre les incendies
06:22liées à des matériels qui sont parfois obsolescents.
06:24Tout ça sont des manifestations de notre difficulté financière.
06:29Alexandre Bompard, vous dites qu'on se tourne systématiquement vers l'État.
06:32Très bien, quand on reprend là le cas du carburant, évidemment, il y a une crise mondiale qui est majeure.
06:37Hormuz, Babel Mandem, la Russie, l'Ukraine, etc.
06:40Les Français l'ont bien compris.
06:41Mais ils ont bien compris aussi que quand vous leur vendez,
06:43ce n'est pas un reproche que je vous fais, mais un litre d'essence,
06:46il y a plus de la moitié du prix qu'ils payent qui vont dans les caisses de l'État.
06:48Un peu moins maintenant.
06:49Un peu moins maintenant, vous avez raison, un peu moins maintenant.
06:5140% plutôt.
06:53Donc forcément, à ce moment-là, on se tourne vers l'État.
06:55Et est-ce que vous, vous ne dites pas, à un moment donné,
06:57quand on arrive justement à ce niveau-là de taxes sur un produit,
07:00quel qu'il soit, c'est qu'il y a un problème ?
07:03Et est-ce que vous, ça ne vous pose pas un problème ?
07:04On est en vendeur de ce produit-là, si je puis dire.
07:06Je vais vous donner un exemple.
07:06Je suis en Espagne et je suis en France.
07:08Il y a donc, comme vous le savez, 5 kilomètres entre les deux.
07:12Ma station en Espagne, elle est aujourd'hui sur le gasoil
07:16à 40 centimes, 50 centimes de moins qu'en France.
07:22La seule différence, c'est le niveau de la taxation.
07:26Mais l'Espagne, depuis 10 ans, souvent sous contrainte,
07:30a fait des efforts de réduction de la dépense publique
07:34qui est à 3% du produit intérieur brut espagnol
07:37quand elle est à plus de 5 chez nous,
07:39qui fait qu'au moment de cette crise,
07:42le gouvernement espagnol en place a les moyens
07:46de baisser ses taxes.
07:47Il a fait les réformes qu'à la France n'a pas faites.
07:49Et de soutenir la consommation.
07:50Et donc, vous regrettez et vous déplorez
07:52que la France n'ait pas fait les réformes nécessaires.
07:54Je vais vous donner un exemple.
07:56L'année dernière, fin décembre,
07:58j'étais chez un de vos confrères
07:59et c'était juste après l'adoption du budget.
08:01Et on me disait,
08:02mais quand même, vous n'avez pas l'air très heureux
08:04de cette adoption de budget.
08:05Quand même, quel consensus de qualité
08:07qui a été trouvé.
08:08Et j'avais dit à l'époque,
08:10la renonciation à la réforme des retraites,
08:14c'est-à-dire le non-passage de 62 à 64,
08:16qui avait été voté,
08:19elle va nous coûter demain quelque chose.
08:22Ce n'est pas vrai que vous pouvez renoncer
08:24à l'instant T
08:25et pas avoir un effet à l'instant T plus 2.
08:28Et on l'a vu dès l'année d'après.
08:30Malheureusement, il y a des crises.
08:31On aurait pu avoir une année sans crise.
08:33Malheureusement, la géopolitique a causé des crises.
08:36Personne n'y est pour rien,
08:37sauf ceux qui l'ont déclenché.
08:39La réalité, c'est que tout de suite après,
08:40on se rend compte de la difficulté qu'on a
08:44à supporter l'état de nos finances publiques.
08:46On le voit depuis le début de l'année.
08:48Je reviens au prix des carburants aujourd'hui.
08:49Moi, ce qui m'intéresse,
08:50c'est ce qui se passe dans vos stations-services,
08:51dans vos magasins.
08:51On en parlera tout à l'heure.
08:52Le prix des carburants aujourd'hui,
08:53le gasoil, en moyenne en France,
08:55est à 2,41 euros.
08:57Et le simple en 95 à 2,17 euros.
08:59Chez vous, on est à combien ?
09:00A peu près, c'est dans ces eaux-là.
09:01C'est dans ces eaux-là.
09:02La question, c'est de savoir jusqu'où,
09:03évidemment, ça peut augmenter.
09:05Aujourd'hui, vous, Carrefour,
09:071 500 stations-services,
09:08vous l'achetez à combien, le carburant ?
09:10Et est-ce que vous arrivez à vous dire,
09:11tiens, vu le prix qu'on l'achète aujourd'hui,
09:15ça va encore augmenter la semaine prochaine ?
09:16D'abord, je l'achète chaque jour.
09:18Je l'achète sur le marché de Rotterdam.
09:21J'achète, je fais, comme vous le savez,
09:24une marge d'un ou deux centimes par litre
09:26et ça bouge chaque jour.
09:29Aujourd'hui, c'est 100 euros le baril,
09:31vous le savez.
09:32C'est 200 euros le produit fini,
09:34le gasoil fini.
09:35200 dollars, pardon, le baril.
09:38Donc, la conviction qu'on a plutôt aujourd'hui,
09:42c'est qu'on est dans un moment très haut
09:46qui, pour qu'il soit plus haut,
09:49il faudrait qu'il y ait des éléments géopolitiques de plus.
09:52Pour le dire autrement,
09:53on a plutôt le sentiment que 2,50,
09:56plutôt le sentiment, je le dis avec vous,
09:582,50 est un niveau haut du moment
10:01et il faudrait qu'il se passe des choses
10:04sur le plan géopolitique encore plus graves
10:06pour que ça monte.
10:07Mais est-ce que vous...
10:08Alors là, encore une fois,
10:09on est à 2,41 pour le gasoil.
10:10Vous dites, on va arriver à 2,50 ?
10:13On tend vers les 2,50 dans les jours qui viennent ?
10:15Vous pensez qu'il y a un plateau,
10:15il y a un plafond qui arrive.
10:17Moi, j'ai ce que vous dites.
10:18Aujourd'hui, on a plutôt ce sentiment-là
10:19à situation géopolitique.
10:21Oui, bien sûr.
10:22Égale.
10:22Égale.
10:23Or, la situation géopolitique,
10:25elle dépend de plein d'éléments.
10:26Qu'est-ce que va dire Trump demain matin ?
10:28Qu'est-ce qu'il va faire demain matin ?
10:30Qu'est-ce qu'il va se passer en Russie ?
10:31Qu'est-ce qu'il va se passer en Ukraine ?
10:32Ça peut bouger en permanence.
10:34Mais à situation géopolitique...
10:36Et puis le marché de Rotterdam,
10:40on a plutôt le sentiment
10:42qu'on est sur un plateau.
10:43D'ailleurs, je le dis avec prudence,
10:45mais ça va baisser de quelques centimes
10:47dès demain.
10:49On sera à 4, 5 centimes de moins.
10:52Parce que le prix du baril a baissé ?
10:53Parce que le prix du baril du produit fini
10:56a légèrement baissé.
10:57Donc on sera plus près de 2,35 en moyenne
11:00que de 2,40.
11:01Voilà.
11:03Alors, je n'allais pas dire une bonne nouvelle.
11:04On a un début de détente ce soir.
11:06Mais je le dis avec une grande prudence,
11:07ça sera le cas demain.
11:08Je suis en revanche incapable de vous dire
11:10que dans 10 jours,
11:11on ne sera pas remonté à 2,45.
11:13Mais vous voyez que ça bouge en permanence
11:15et ça bouge suite à des phénomènes géopolitiques.
11:19Ce qui s'est passé en Arabie Saoudite
11:21ces jours derniers
11:22est à l'origine de la forte montée
11:23des 10 derniers jours.
11:25On voit bien qu'il peut se passer
11:27d'autres éléments qui font bouger
11:29le prix du baril.
11:31Dans un sens ou dans un autre.
11:33Je reviens d'un mot au taxe.
11:34Votre collègue Cotillard d'Intermarché
11:36disait ce matin,
11:36si on arrive justement aux 2,50 euros,
11:38le litre, le gouvernement va devoir refaire un geste,
11:41va devoir peut-être aller vers une baisse des taxes, etc.
11:44Ça ne s'arrêtera pas en réalité.
11:45Et là, quand on voit ce soir
11:46que cette aide qui est annoncée
11:49est pour les trois prochains mois,
11:50ça veut dire quoi ?
11:51Rendez-vous dans trois mois
11:51et on refait un point, si je peux dire,
11:54au vu du niveau de l'essence ?
11:55D'abord, si le niveau de l'essence
11:57et du diesel est au niveau actuel,
12:00la probabilité pour qu'en effet,
12:01à la fin décembre,
12:01on discute de ce qu'il y a en janvier
12:03est assez forte.
12:04Après, posons-nous la question un peu différemment.
12:06A-t-on collectivement les moyens
12:08de faire des chèques plus importants que ceux-là ?
12:12La réponse est non.
12:13Mais sur la consommation,
12:15est-ce qu'on peut peut-être vous soumettre
12:16ce chiffre de la baisse de la consommation ?
12:18Parce que vous dites,
12:19on se tourne toujours vers l'État
12:21pour notamment le maintien de la consommation.
12:24Là, on voit, c'est les chiffres de Bercy,
12:26qu'entre le 10 et le 20 septembre,
12:28il y a eu une baisse de la consommation du carburant
12:30de 30 %, ce qui est énorme.
12:32Si on regarde sur un an,
12:33on est à moins 19 %.
12:35Il y a un moment donné,
12:37ça c'est aussi des baisses de recettes fiscales
12:38pour l'État.
12:40Comment on soutient la consommation
12:41si on ne peut pas se tourner vers l'État ?
12:43Première question.
12:43Et deuxième question,
12:44est-ce que vous,
12:45vous constatez cette baisse drastique
12:47et peut-être même inédite
12:48depuis le Covid à mon sens,
12:49de la consommation de carburant en France ?
12:51On parle uniquement de l'essence.
12:52Oui, on est sur le carburant.
12:53Bien sûr, le carburant.
12:54Quand on est sur le carburant,
12:55j'étais très surpris de ces chiffres.
12:56Je n'ai absolument pas vu
12:59une baisse des volumes de 30 %.
13:0230 %, ça n'existe pas.
13:03Sur 10 jours.
13:0430 %, c'est un pays qui s'arrête.
13:06Je vais faire la capture.
13:06C'est un pays qui est au semi-arrêt.
13:09On n'est pas à ça,
13:11puisque le marché est autour de
13:14moins 7 à moins 10,
13:16ce qui est énorme.
13:17Une baisse de moins 7 à moins 10,
13:19c'est énorme.
13:19Ça veut dire que les gens se privent,
13:21ça veut dire que les gens se déplacent moins,
13:23ça veut dire que les Français
13:24essayent de trouver d'autres solutions,
13:26font du covoiturage.
13:27C'est ce que vous diffusez.
13:29À longueur de journée en ce moment,
13:30parce que c'est la réalité de la vie des Français.
13:31On est à moins 10.
13:33On n'est pas à moins 30.
13:34Et on est à moins 10
13:35avec un acteur
13:37qui est lui aussi,
13:38vous le savez,
13:38parce qu'il plafonne,
13:39parce qu'il a une capacité de plafonner.
13:40C'est total.
13:41C'est total.
13:41Vous n'osez pas le dire,
13:42mais c'est total.
13:42Au global,
13:43le marché est entre moins 6 et moins 10.
13:45C'est déjà des fortes contractions de volume.
13:48C'est ça le marché français aujourd'hui.
13:50Bon, alors,
13:51vous avez donné ce chiffre
13:52qui est de dire
13:52que le prix du baril coûte 100 dollars aujourd'hui.
13:55Une fois qu'il est raffiné,
13:56ça coûte 200 dollars.
13:57Il faut qu'on s'intéresse
13:58aux marges des raffineurs.
13:59Avec un coup de gueule aujourd'hui,
14:00celui de Jean-Luc Mélenchon.
14:01Jean-Luc Mélenchon
14:02qui dit les marges des raffineurs,
14:03et j'ai besoin de vous là-dessus aussi,
14:05Amélie,
14:06les marges des raffineurs
14:06ont été multipliées par 7,5
14:08depuis le début de la guerre.
14:09Chaque jour où vous ne bloquez pas
14:10les profits et les prix
14:11est un jour de plus
14:12où vous vous rendez complice
14:13du vol du salaire des Français
14:14par l'augmentation des prix.
14:15Il parle au gouvernement.
14:16Le gouvernement se comporte
14:16comme un profiteur de crise.
14:19les marges des raffineurs
14:20multipliées par 7,5
14:21depuis le début de la guerre.
14:22Ce chiffre-là, il est validé ?
14:24Alors, 7,5, je ne sais pas,
14:24mais multiplié par 7,
14:25ça, c'est les chiffres
14:26de l'administration française.
14:28Donc, ce n'est pas les chiffres
14:29de Jean-Luc Mélenchon.
14:31Il faut quand même avoir,
14:32pour ceux qui nous regardent en tête,
14:34deux choses pour comprendre ce chiffre.
14:36D'abord, il y a les raffineurs,
14:38ceux qui achètent le pétrole brut,
14:40qu'ils le raffinent,
14:41qu'ils le transforment en produit,
14:43en essence et en carburant,
14:45pour le résumer.
14:47Et donc, il y a les prix du baril,
14:49qu'on appelle le baril de Brent,
14:51par exemple,
14:51et il y a les prix du marché
14:52des produits raffinés à Rotterdam.
14:54Ce qu'on appelle les marges des raffineurs,
14:56c'est la différence entre le prix du baril
14:58et le prix du produit raffiné
15:00qui se vend à Rotterdam.
15:01C'est une marge qui est brute.
15:03Ce n'est pas une marge nette.
15:04Donc ça, ça permet de financer
15:06l'outil industriel,
15:08de payer, par exemple, les salaires.
15:10En revanche, à partir du moment
15:11où la marge brute a été multipliée par 7,
15:13ça ne veut pas dire que la marge nette
15:15soit multipliée par 7.
15:16En revanche, ce qui est vrai,
15:18c'est que mécaniquement,
15:19ce sont des profiteurs de crise.
15:20Et ce n'est pas une opinion que de le dire,
15:23c'est un fait.
15:23Est-ce que certains se gavent,
15:25Alexandre Bompard ?
15:26Non, mais les acteurs pétroliers en ce moment,
15:29quand vous produisez, raffinez, distribuez,
15:37quand vous êtes producteur, raffineur,
15:40vous êtes, je n'aime pas le mot profiteur
15:43parce que je le trouve péjoratif par essence,
15:45mais vous êtes le gagnant de la crise.
15:47Le grand gagnant.
15:47Quand vous regardez les résultats économiques
15:49des pétroliers, je défocalise total,
15:52parce qu'on a une option...
15:53Mais on va en reparler dans une seconde,
15:54vous inquiétez pas.
15:55J'en suis certain.
15:55Mais quand vous regardez les grandes compagnies pétrolières
15:58qui aujourd'hui produisent, raffinent et traident,
16:01parce que leur métier, c'est aussi de faire du trading,
16:05elles profitent de la crise.
16:07Elles bénéficient de la crise.
16:08Ceux qui ont toute la...
16:09Quand vous avez toute la chaîne,
16:11vous êtes un acteur qui est gagnant de cette crise.
16:13Bien sûr.
16:14Il y a d'autres moments dans leur histoire
16:16où elles le sont, beaucoup moins,
16:17mais aujourd'hui, cette crise pétrolière...
16:20C'est scandaleux pour vous ?
16:21Mais c'est la loi du marché.
16:23Quand vous êtes situé au bon endroit de la chaîne,
16:26c'est-à-dire quand vous produisez,
16:28que vous tradez,
16:30et que vous tradez bien,
16:30ce que fait très bien Total en plus,
16:32c'est-à-dire ils le font de manière très professionnelle,
16:34et que vous raffinez,
16:36vous êtes au bon endroit de la chaîne.
16:38Vous pouvez considérer que c'est immoral.
16:39Enfin, c'est pas un produit de première nécessité,
16:41mais pour les Français qui vont travailler,
16:43c'est presque un produit de première nécessité.
16:44Vous pourriez vous dire que de la même manière
16:47qu'être profiteur de crise sur de l'alimentaire,
16:49c'est immoral.
16:49Je vais vous le dire autrement.
16:51Si on n'avait pas un acteur français en ce moment,
16:53si on n'avait pas un grand acteur pétrolier en ce moment,
16:57je pense que la difficulté serait plus grande.
16:59Serait plus grande.
17:00D'abord...
17:00Votre difficulté...
17:01Enfin, vous aussi ?
17:02La difficulté des Français.
17:03D'abord, on n'aurait pas le plafonnement.
17:05Je ne suis pas là pour défendre Total,
17:06mais je n'aime pas le Total Bashing non plus.
17:08On n'aurait pas le plafonnement,
17:09qui est le résultat du fait qu'ils sont Français.
17:11Et dans leurs attributions,
17:12parce qu'on sait qu'il y a des réductions de capacités de raffinage,
17:15on ne jouerait pas à la France.
17:17Alors, par ailleurs, je précise juste un point aussi
17:19sur les raffineurs quand même.
17:20Par exemple, le prix des assurances
17:21et le prix des locations de supertankers
17:24qui ont explosé ça.
17:26Ça a été multiplié par 40.
17:28C'est énorme.
17:28C'est pour ça que la marge brute n'est pas la marge nette.
17:30Est-ce que justement...
17:32Moi, je vais me faire l'avocate Total.
17:33Est-ce que justement,
17:34on ne peut pas tirer un coup de chapeau
17:37pour être un peu provocateur à Total,
17:38alors qu'aucune autre major ne plafonne ses prix à la pompe ?
17:44Ils font un geste...
17:45Ils font un calcul aussi.
17:46Ils font un geste qui est en lien
17:49avec ce qui semble de l'État du pays,
17:52des reproches qui leur sont faites,
17:54des critiques qui leur sont faites.
17:56Et la décision qu'a prise Patrick Poyané et son équipe,
17:58c'est d'avoir un geste de plafonnement
18:00pour accompagner les Français
18:01parce qu'ils sont en capacité de faire.
18:02Ils vous gênent d'ailleurs, vous, normalement.
18:04Puisqu'ils vendent à la pompe,
18:07pour ceux qui ne le savent pas,
18:08le litre d'essence, enfin de carburant,
18:10est moins cher chez Total que chez vous.
18:13En fait, ils déséquilibrent complètement le marché.
18:16Moi, je m'en félicite pour les Français
18:17parce que les Français, en ce moment,
18:18ils ont un endroit où ils ont de l'essence
18:20et du diesel un peu plus bas.
18:22Mais la réalité,
18:23c'est que c'est un déséquilibre de marché qui est introduit.
18:25Je pense aux petites stations essence.
18:27Moi, j'ai d'autres activités.
18:28Je peux compenser sur d'autres activités
18:30ce que je perds sur l'essence.
18:32Mais les petites stations essence aujourd'hui
18:34qui ont des baisses de volume
18:35qui, eux, sont plus près des 20-30 %,
18:37le marché est à 10,
18:39mais eux ont des baisses de 20-30 %.
18:40Quand vous n'avez que cette activité-là
18:42et que vous êtes dans l'incapacité,
18:44évidemment, de plafonner vous-même
18:45parce qu'elle ne tiendrait pas deux heures,
18:48évidemment, c'est un déséquilibre de marché.
18:50Ils attaquent en justice, d'ailleurs.
18:51D'ailleurs, si vous vous arrêtez,
18:53on voit là tous les effets
18:55qu'auraient les fameux blocages des prix.
18:57Quand vous bloquez les prix,
18:58vous créez de la pénurie.
19:00Donc, vous êtes contre.
19:01Le blocage des prix ?
19:02Totalement, parce que vous créez de la pénurie.
19:04Les Français souffrent déjà de la question du prix.
19:07Ils n'ont pas, aujourd'hui, de manière structurelle,
19:09même si dans telle ou telle station,
19:12notamment Total,
19:13il peut y avoir une pompe
19:14qui, à un moment donné, ne fonctionne pas.
19:18Ils n'ont pas, aujourd'hui, à se poser la question
19:19« Est-ce que je vais trouver de l'essence
19:21dans les stations Carrefour, Total ? »
19:23Vous n'avez pas de manque d'approvisionnement.
19:26Je pense qu'il faut rassurer les Français là-dessus.
19:28Ils ont assez de mots de fin de inquiétude.
19:29Aujourd'hui, l'approvisionnement se fait normalement.
19:32Encore une question sur le carburant,
19:34Alexandre Bompard.
19:35On a entendu un certain nombre d'acteurs,
19:37que ce soit chez les politiques
19:38ou chez un certain nombre de vos concurrents également,
19:40dire qu'il faut arrêter ou suspendre
19:43les certificats d'économie d'énergie.
19:45Je rappelle, c'est 17, 18 centimes
19:47qui pèsent sur chaque litre d'essence
19:49et qui permettent de financer la transition écologique,
19:51l'achat d'une pompe à chaleur,
19:52d'une voiture électrique, etc.
19:53Certains disent qu'il faut suspendre.
19:55La crise est trop grave.
19:56On suspend et on paiera plus tard,
19:57d'une certaine manière.
19:58Qu'est-ce que vous dites, vous ?
19:59Deux choses.
20:00D'abord, il faut chercher toutes les solutions
20:02possibles et inimaginables.
20:03C'est d'ailleurs ce qu'a fait le président de la République
20:04en écrivant hier à la présidente de la Commission,
20:08en disant, est-ce que techniquement,
20:10on peut rendre le diesel moins cher ?
20:11Est-ce que techniquement, on ne peut plus s'en produire ?
20:13Et il a raison de faire ça.
20:15J'espère d'ailleurs que la Commission européenne
20:16se saisira de ce sujet très vite.
20:18Même chose pour les certificats d'économie d'énergie.
20:21Évidemment, c'est horriblement compliqué
20:23parce qu'il y a des mécanismes en face.
20:25Peut-être que l'administration conclura
20:27au fait que ce n'est pas possible.
20:29Mais essayons, s'il y a 5, 10 centimes possibles
20:33à aller chercher,
20:34il faut essayer par tous les moyens
20:36de baisser ce prix du diesel et ce prix de l'essence.
20:39Donc j'imagine qu'il y a des réflexions en ce moment à Bercy.
20:41Je crois qu'il y a des réflexions à Bercy.
20:43Est-ce que c'est possible ?
20:44Je n'en sais rien.
20:45Est-ce que vous le voulez ? Oui.
20:47Tout ce qui baissera aujourd'hui.
20:48Et si pendant 3 ou 6 mois,
20:50on a des suspensions provisoires de mécanismes
20:54qui sont des mécanismes importants
20:56de transition énergétique,
20:57je pense que l'ampleur de la crise le justifie.
20:59Après, je crois que c'est horriblement compliqué à faire.
21:00C'est plus facile de baisser
21:02les certificats d'économie d'énergie
21:06ou les taxes, enfin la TVA.
21:08Dans un cas, vous touchez la finance publique.
21:10Dans un autre cas, vous ne les touchez pas.
21:11D'accord.
21:12Question de téléspectateurs, Lisa Aleph.
21:13Une question d'Adeline, M. Bompard,
21:15qui nous demande si vous êtes prêt
21:17à verser une aide exceptionnelle carburant
21:19à vos salariés.
21:20Le salarié Carrefour,
21:22il a un dispositif qui est un peu particulier
21:24par rapport aux autres
21:25parce qu'on est distributeur d'essence.
21:27Et donc, il a une remise
21:30sur l'essence de 12%
21:33chaque jour.
21:34Et donc, ça signifie que
21:36quand vous êtes salarié
21:38chez Carrefour,
21:39vous allez faire votre plein.
21:40Vous avez cette remise de 12%
21:42qui fait abaisser à peu près
21:44de 30 centimes
21:45le montant
21:47de la facture.
21:48C'est lié à notre statut actuel.
21:50Donc, c'est comme ça
21:51qu'on aide nos collaborateurs
21:53dans la paillère.
21:53On précise les choses
21:54parce que dans ce qui a été annoncé
21:55par le gouvernement aujourd'hui,
21:56il y a une prime qui peut être versée
21:57par les entreprises
21:58à leurs salariés
21:58qui était de 600 euros.
21:59Elle passe à 1 000 euros.
22:00Une prime carburant, justement,
22:01pour essayer de passer la crise.
22:03On l'a dit, vous l'avez dit,
22:04il y a quand même moins
22:05d'achats de carburant
22:07aujourd'hui dans vos stations.
22:08Ce qui nous intéresse aussi ce soir,
22:09c'est de voir comment ça se traduit
22:10dans les rayons.
22:11Est-ce que vous avez moins de clients
22:12aujourd'hui dans les carrefours ?
22:13Non, il n'y a pas moins de clients.
22:16D'abord, je dirais que les clients
22:17viennent plus souvent.
22:19Ah bon ?
22:19En dépit du fait
22:20qu'il y a eu des problèmes
22:22à se déplacer ?
22:22Pour faire des plus petits achats ?
22:24Exactement.
22:24Ils viennent plus souvent,
22:26les paniers se réduisent.
22:28Et au global,
22:30est-ce qu'il faut bien essayer
22:31de dire les choses
22:31positives quand elles le sont ?
22:33Malgré la souffrance
22:34dans laquelle sont les Français
22:35sur leur pouvoir d'achat,
22:37la consommation,
22:38en tout cas la consommation alimentaire,
22:40à date,
22:42tient.
22:42On n'est pas
22:43dans une baisse de volume
22:45comme on a pu l'avoir
22:46en 2022-2023
22:47quand il y avait
22:48de l'hyperinflation.
22:49Ce n'est pas la guerre en Ukraine ?
22:50Pas du tout.
22:51La consommation,
22:52les volumes tiennent.
22:53Alors, c'est notamment lié
22:55au fait qu'il n'y a pas
22:56d'inflation alimentaire.
22:57Alors justement,
22:58attendez, on va en parler.
22:59On va faire deux choses.
23:00D'abord, dans un instant,
23:01je vais vous emmener
23:02devant le mur d'image.
23:03On va se balader
23:03dans un magasin Carrefour
23:04et vous nous direz,
23:06carte à l'appui d'un magasin,
23:08là où les prix baissent,
23:09là où les prix augmentent,
23:10parce qu'il y a des augmentations
23:11de prix évidemment.
23:12Mais juste une chose,
23:12vous dites,
23:13il n'y a pas d'inflation alimentaire.
23:14Quand on fait le test
23:15avec notamment
23:16les Français du Forum,
23:18tous,
23:19mais tous,
23:20nous disent
23:21qu'ils sentent
23:22que les prix
23:22continuent à augmenter.
23:24comment vous expliquez ça ?
23:25D'abord,
23:27les consommateurs
23:28ne se sont pas remis
23:29de l'augmentation
23:302022-2023.
23:32Et c'est bien normal.
23:34Ils ont en tête
23:35des chiffres
23:35qui sont à peu près
23:36restés stables
23:37de produits
23:37pendant 20 ans.
23:39Et il y a eu
23:4020 à 25 %
23:42d'inflation alimentaire
23:43en deux ans.
23:44Et ils se disent donc
23:45les prix ont augmenté.
23:47Qu'est-ce qui se passe
23:47depuis deux ans ?
23:48En moyenne,
23:522025-2026,
23:53l'inflation alimentaire
23:54est autour de 1 %.
23:56C'est ça la réalité.
23:581 %,
23:58c'est la moyenne
23:59de l'inflation alimentaire.
24:01Ça cache,
24:01évidemment,
24:03des baisses
24:04et puis aussi des hausses.
24:05Par exemple,
24:06en ce moment,
24:06les fruits et légumes
24:07augmentent beaucoup.
24:08C'est le résultat de l'été.
24:09Donc les Français,
24:10qui adorent leurs fruits et légumes,
24:11évidemment,
24:12quand ils ont des augmentations
24:13sur un produit
24:13de plus 20,
24:14plus 30,
24:15ça les marque beaucoup.
24:16Donc c'est le double phénomène
24:18de...
24:19Il y a des augmentations
24:21sur un certain nombre
24:21de produits
24:22et donc je ne vois pas forcément
24:24ceux qui baissent en face
24:25et j'ai encore le souvenir
24:27des prix d'avant-crise.
24:29Elle est quand même hier,
24:29la crise.
24:30D'avant 2022,
24:32ces deux phénomènes
24:32font que les Français,
24:33qui sont par ailleurs
24:34en souffrance
24:34à cause des coûts de l'énergie,
24:36ont le sentiment
24:37qu'il y a de l'inflation.
24:38Mais je l'avais dit
24:39à la rentrée des classes,
24:42pas d'inflation alimentaire
24:43et des prix de rentrée des classes,
24:45des produits de rentrée des classes
24:46baissiers,
24:47c'est la réalité du panier
24:49de ce que vous trouvez
24:50quand vous faites vos achats
24:51en ce moment.
24:51Bon, je vous emmène
24:52au mur d'image.
24:53Venez avec moi,
24:54Alexandre Bopard.
24:54Regardez,
24:55on va afficher sur cet écran
24:58le plan d'un magasin Carrefour.
25:01Voilà, ici, on y est.
25:02Mettez-vous juste ici.
25:04On va se balader
25:05de magasin en magasin.
25:06Vous avez commencé par parler,
25:07on va commencer par là.
25:08Quand vous dites
25:08les produits frais,
25:09les fruits et légumes,
25:10c'est le marché,
25:11c'est ici.
25:12On est à...
25:13Alors, je regardais les chiffres
25:14de l'INSEE,
25:15produits frais,
25:15plus 5,9%.
25:16Là, ce n'est pas juste
25:17un sentiment d'inflation.
25:195,9%.
25:20Alors, dedans,
25:21il y a plein de produits.
25:22Mais ça, c'est une réalité.
25:23Qu'est-ce qu'ont les Français
25:24aujourd'hui ?
25:25Depuis cet été,
25:27ça, c'est lié
25:27au phénomène de canicule
25:29successif que nous avons connu.
25:31Les fruits,
25:32les légumes
25:33sont en hausse
25:35de plus 5 en juillet,
25:37plus 7 en août,
25:38plus 9 en septembre,
25:39avec des augmentations
25:41sur un certain nombre
25:42de ces produits.
25:42Quand vous avez
25:43des tomates anciennes
25:45à 6 euros le kilo,
25:46ce qui fait 40%
25:48par rapport à la situation
25:49antérieure,
25:49vous avez un sentiment
25:50et une réalité
25:51d'une augmentation très forte.
25:52Moi, j'avais tomates
25:53et courgettes,
25:53plus 22%,
25:54salades et endives,
25:55plus 21% sur un an.
25:56Exactement.
25:56C'est les produits
25:57qui sont très haussiers.
25:58Les tomates,
25:59en ce moment,
26:00les pommes de terre,
26:00en ce moment,
26:01les carottes,
26:02les salades.
26:03Vous avez des sucrines
26:03à 3 euros.
26:04Là aussi,
26:05ça marque le consommateur.
26:06Donc ça,
26:06c'est le résultat
26:08de ce qui s'est passé
26:09cet été,
26:09de la crise
26:11qu'ont traversé
26:12et que traversent
26:12ces agriculteurs.
26:13Quelle conséquence a ?
26:14Par exemple,
26:15sur des rayons,
26:16on voit les liquides,
26:17on voit la cave.
26:18Est-ce qu'il y a des rayons
26:19aujourd'hui
26:20que les consommateurs,
26:21que les clients de Carrefour,
26:234,5 millions par jour
26:24de clients de Carrefour
26:25commencent,
26:26pas à déserter,
26:27mais voilà,
26:28commencent à arbitrer
26:29sérieusement
26:29dans leurs achats ?
26:30Qu'est-ce que font
26:31en gros les consommateurs
26:32en ce moment ?
26:35S'ils sont consommateurs
26:36de viande,
26:37ils vont plutôt
26:39privilégier
26:40des viandes moins chères,
26:42la volaille,
26:44le porc,
26:44plutôt que la viande bovine,
26:46tôt que le bœuf.
26:48S'ils vont sur les poissons,
26:51ils vont plutôt
26:52arbitrer en défaveur
26:54du saumon
26:55et du cabillaud
26:56et en faveur de la truite.
26:58S'ils viennent
26:59dans les liquides,
27:00les liquides
27:02surconsommés l'été
27:03parce qu'il y a eu
27:03les phénomènes de canicule,
27:05vous avez plutôt
27:06des mouvements baissiers
27:08sur les champagnes
27:09et sur les alcools
27:11les plus chers.
27:12La fête est finie.
27:14J'arbitre.
27:15Oui.
27:15J'arbitre en permanence.
27:17Vous avez,
27:18quand vous prenez,
27:19vous disiez
27:194,5 millions français
27:21quotidiennement,
27:21vous avez
27:23un tiers
27:24de nos clients
27:25qui sont
27:26des clients
27:27qui ont des comportements
27:28de privation,
27:29c'est-à-dire
27:29qu'ils renoncent
27:31à consommer
27:32un produit de plus.
27:33Après,
27:34vous avez
27:34un tiers
27:35de nos clients
27:36qui arbitrent
27:39leur consommation,
27:40qui font des choix
27:41à l'intérieur
27:42de leur consommation
27:42en permanence
27:43et un tiers
27:44qui sont en situation
27:45de ne pas le faire.
27:46Mais c'est ça
27:46la réalité
27:47de la consommation.
27:48Après,
27:49vous avez
27:49ce qui est loisir,
27:51maison,
27:51etc.
27:51Là,
27:51on s'éloigne
27:52de l'alimentaire ?
27:53Quand vous allez
27:53vers le non-alimentaire,
27:56plus vous êtes
27:56dans des achats,
27:58j'allais dire,
28:00discrétionnaires,
28:00que vous pouvez repousser,
28:03plus ça baisse.
28:04Le textile ne va pas bien,
28:06l'équipement de la maison
28:07ne va pas bien.
28:09Donc,
28:09tout ce que vous pouvez
28:12éventuellement différer,
28:14vous le faites.
28:15Mais votre bloc alimentaire,
28:17il est stable.
28:18Il est stable.
28:19On va retourner
28:19à la table.
28:20Merci d'avoir accepté
28:21l'exercice,
28:21en tout cas.
28:22Je pense que c'était
28:25une première.
28:25Juste une chose,
28:26je reviens sur les fruits
28:27et légumes.
28:28Encore une fois,
28:28plus 22% pour les tomates,
28:29etc.
28:30Je me mets à la place
28:30des téléspectateurs
28:31qui nous disent
28:32comment est-ce qu'on peut
28:33justifier ça ?
28:34Comment est-ce qu'on peut
28:34arriver à des hausses
28:36pareilles ?
28:37Plus 22% ou plus 21%
28:39pour ce qui est de la salade,
28:39par exemple.
28:41Il y a deux phénomènes
28:42qu'on a connus cet été.
28:45Des canicules successives,
28:48qui sont très précoces
28:50et successives,
28:51qui ont eu un effet
28:53très fort sur le rendement
28:54pour les agriculteurs,
28:56qui ont conduit
28:56à la réduction
28:58de la production
28:58au moment
28:59où les Français
29:01consommaient le plus
29:03ces produits.
29:03Pour qu'un produit explose,
29:05il faut à la fois
29:05que l'offre diminue
29:07et la demande augmente.
29:08Cet été,
29:09il faisait très chaud,
29:10on avait envie
29:11de tomates,
29:12de salades,
29:13de ces produits-là.
29:15Le double effet
29:15a fait qu'il y a eu
29:16une augmentation très forte.
29:17Les agriculteurs
29:18sont en souffrance majeure,
29:19ils produisent moins,
29:21ils ont des rendements
29:22plus faibles,
29:23donc les prix sont en train
29:24d'augmenter
29:24parce que l'offre
29:25s'est raréfiée.
29:26Est-ce qu'il n'y a pas eu
29:28une politique d'achat
29:30qui a changé,
29:31d'approvisionnement
29:31qui a changé chez vous ?
29:32Est-ce que vous n'êtes pas
29:33tourné vers des producteurs
29:37ou vous avez importé
29:38du Maroc,
29:40d'Espagne,
29:40est-ce que ça représente
29:41des volumes importants
29:42pour vous ?
29:43Non,
29:44ça existe bien sûr,
29:46mais c'est extraordinairement
29:47marginal
29:49sur ces catégories-là.
29:51Si vous prenez
29:51les fruits et légumes
29:52par exemple,
29:53or les produits
29:54qui ne sont pas produits
29:55en France,
29:56en permanence
29:57ou à certaines saisons,
29:58si vous voulez des fraises
29:59en janvier,
30:00a priori,
30:01il faut plutôt
30:02vous tourner vers l'étranger.
30:03Mais au global,
30:0594% des fruits et légumes
30:07que vous trouvez
30:08chez Carrefour
30:08sont produits en France.
30:10il peut y avoir
30:11une exception
30:12ou une variété,
30:14mais au total,
30:1595%,
30:1694% précisément,
30:17viennent des agriculteurs français.
30:19On parlera dans une seconde
30:20des vols.
30:21Vous parliez de la viande
30:22et on verra les photos
30:23avec Isabelle
30:24dans une seconde
30:25d'antivol
30:26maintenant
30:26que l'on met
30:27sur la viande.
30:28On a trouvé les photos
30:29aussi de,
30:29comment dire,
30:30de bacs,
30:33de congélation
30:34d'une grande marque
30:35que tous les Français
30:35connaissent aujourd'hui
30:37qui sont fermées
30:38à la clé désormais
30:38avec un code,
30:39etc.
30:39pour pouvoir
30:40accéder au cabillaud.
30:41On verra ça
30:41dans une seconde.
30:42Simplement sur les prix,
30:44qu'est-ce qui nous attend
30:44Alexandre Bompard ?
30:45Quand on voit
30:46ce qui se passe aujourd'hui
30:47avec un coût du transport
30:48qui explose,
30:49avec un coût du pétrole
30:50qui explose,
30:50de plastique qui explose,
30:51etc.
30:52Qu'est-ce que vous nous dites
30:53pour les mois qui viennent ?
30:53On sait qu'il y a des négociations,
30:54c'est toujours un psychodrame
30:56français tous les ans,
30:57il y a des négociations
30:57qui vont s'ouvrir
30:58avec les grands industriels.
30:59À quoi vous vous attendez,
31:01vous ?
31:01Est-ce que ces industriels
31:02vont venir vous voir
31:02et vous réclamer des hausses
31:04assez conséquentes ?
31:05Est-ce que c'est ce à quoi
31:06les Français doivent s'attendre
31:07dans les mois qui viennent ?
31:07D'abord, si vous m'y autorisez,
31:09je crois avoir été le seul
31:10à avoir dit,
31:11en septembre,
31:11il n'y aura pas d'inflation alimentaire
31:13contrairement à tous les fantasmes
31:14qu'il y a eu au printemps.
31:15Il n'y a pas d'inflation alimentaire.
31:16Pourquoi il n'y a pas
31:17d'inflation alimentaire ?
31:18Parce qu'on a négocié
31:20jusqu'à mars dernier
31:21des prix stables.
31:23On va rentrer dans le nouveau cycle
31:24de négociations
31:25dans lequel il va y avoir
31:27de la tension supplémentaire.
31:29D'abord parce qu'il faut assurer
31:30le revenu des agriculteurs
31:31qui sont en souffrance,
31:32donc il faut sanctuariser
31:33la matière première agricole
31:34et parce que vous avez raison,
31:36il y a plein de pressions haussières
31:38sur les prix.
31:38Le transport augmente,
31:40le plastique augmente,
31:43l'essence augmente, etc.
31:44Donc on est dans une situation
31:46où il y a beaucoup
31:47de phénomènes haussiers.
31:49On va jouer notre rôle
31:50de négociateur à nouveau.
31:51Mon sentiment,
31:52c'est qu'il y aura plus
31:53d'inflation alimentaire
31:54que cette année.
31:54On n'aura pas le 1% de l'année.
31:57C'est impossible
31:58parce qu'il y a trop d'entrants
32:01qui sont haussiers
32:01mais que ça sera maîtrisé.
32:06Alors, vous allez me dire
32:07qu'est-ce que vous appelez maîtriser ?
32:08Maîtriser, c'est deux, c'est trois.
32:10Ce qui m'empêche de vous dire
32:11ce qui est maîtriser,
32:12c'est que nous sommes aujourd'hui
32:14le 21 septembre
32:15et que la négociation,
32:16elle commence le 1er décembre.
32:18Que je ne sais pas
32:19où on sera le pétrole,
32:20que je ne sais pas
32:20où on seront un certain nombre
32:22de matières premières agricoles
32:23parce que pour couronner le tout,
32:24il y a les effets
32:25qui commencent à se faire sentir
32:26d'El Niño,
32:28qui commencent à produire
32:29ces effets dans des territoires
32:30qui sont lointains
32:31mais qui concernent
32:32le cours mondial
32:33de matières premières.
32:35Donc, à date,
32:36si c'était aujourd'hui,
32:37je vous dirais qu'on est
32:38en dessous de 3%
32:38d'inflation alimentaire.
32:40À date,
32:40c'était aujourd'hui,
32:41si je commençais
32:42à négocier aujourd'hui.
32:43Mais on commence
32:44à négocier le 1er décembre.
32:451er décembre.
32:45Parce qu'encore une fois,
32:46je reviens à lui
32:47parce qu'il était ce matin
32:48sur France Inter,
32:48Thierry Cotillard,
32:49le patron d'Intermarché,
32:50qui lui dit craindre
32:50une inflation alimentaire
32:51ou en tout cas
32:52des demandes
32:53de la part des industriels
32:54de plus 8,
32:55plus 10,
32:56plus 12%
32:57dans les mois à venir
32:57au moment des négociations.
32:58Il faut vraiment distinguer
32:59demandes et réalités.
33:01Cette année,
33:01les grandes multinationales
33:03nous avaient demandé
33:03plus 5,5.
33:04On a fini à 0,
33:06ou 0,5.
33:08Donc,
33:08qu'on ait des demandes à 10,
33:09c'est tout à fait possible.
33:11Moi,
33:11mon objectif
33:12dans ce domaine-là,
33:13c'est objectif numéro 1,
33:15le pouvoir d'achat
33:16de nos clients.
33:17Objectif numéro 2,
33:18sanctuariser la matière
33:18de première école
33:19pour que les agriculteurs vivent,
33:21tiennent dans une période
33:22qui est difficile.
33:23Et puissent continuer
33:24à produire.
33:25Puissent continuer à produire,
33:26qu'on puisse maintenir
33:27une souveraineté alimentaire
33:28française.
33:29À date,
33:30si c'était aujourd'hui,
33:31je pense qu'on aboutirait
33:32autour de 3%.
33:33Mais c'est dans 2 mois et demi.
33:34Attendez,
33:35alors justement,
33:35on parlait des agriculteurs.
33:36On a regardé,
33:37parce qu'on a essayé
33:38de prendre des exemples
33:39très concrets.
33:41C'est un miel Carrefour bio ?
33:42C'est un miel Carrefour bio.
33:43Alors,
33:43je vous le dis tout de suite,
33:44il est bio, etc.
33:45Donc,
33:46il est plus cher que les autres.
33:47Il n'y a pas de débat,
33:48etc.
33:49Mais on regardait le prix quand même.
33:50Là,
33:50on est à 29,60 euros le kilo
33:52pour ce miel-là
33:53qui est un miel bio de Carrefour.
33:55C'est 6,20 euros,
33:576,30 euros ?
33:58Ah oui,
33:58le pot,
33:59oui,
33:59absolument.
34:007,40 euros.
34:007,40 euros.
34:02C'est avant un certain nombre
34:04de remises,
34:05puisque quand vous achetez
34:06ces produits chez Carrefour
34:07et que vous portez la carte Carrefour,
34:09ce qui est le cas
34:09de 15 millions de nos clients,
34:11vous avez 15% sur ce produit.
34:13Donc,
34:13ça doit faire 6,20 euros.
34:14Oui,
34:15alors moi,
34:15je n'avais pas la carte.
34:15Vous n'aviez pas la carte.
34:16Je n'avais pas la carte.
34:18On est sur le Carrefour bio
34:19à 29,60 euros le kilo.
34:21Je me mets à la place
34:22des téléspectateurs.
34:23Ce qui est le haut,
34:24le très haut du kilo de miel.
34:27Pardon,
34:27alors on ne voit pas ma carte,
34:28mais disons.
34:29Voilà,
34:29un peu plus haut.
34:3029,60 euros.
34:31On en a trouvé d'autres
34:32chez Monoprix,
34:33moins cher,
34:33pas bio,
34:3422 euros.
34:35On a trouvé
34:36du Leclerc à 11 euros,
34:38encore une fois,
34:38mais là,
34:38on n'était pas sur du bio.
34:40Comment est-ce qu'on peut
34:41expliquer aux téléspectateurs
34:42qu'on puisse quasiment
34:43aller du simple au triple
34:45sur un même produit ?
34:46Alors certes,
34:46il y a du bio,
34:47etc.,
34:47mais comment est-ce qu'on explique
34:48aux téléspectateurs
34:48qu'on peut aller du simple au triple ?
34:49Moi,
34:49j'ai une explication.
34:54La vérité,
34:54c'est que,
34:55de mémoire,
34:56le miel,
34:56on en exporte
34:57les 4-5ème.
34:59Je crois qu'on fait
35:0050 000 tonnes de miel
35:02en France.
35:02Les 4-5ème sont importés.
35:05Ils sont importés
35:06dans un certain nombre de pays.
35:08L'Ukraine est le premier
35:09exportateur vers la France.
35:11Mais hors lieu aussi.
35:12Exactement.
35:13Il y a de nombreux pays
35:14qui exportent vers la France.
35:16Donc il n'y a que 20%
35:18de la production,
35:19en gros,
35:19ou 30%
35:20qui est une production française.
35:21À l'intérieur
35:22de cette production française,
35:23là aussi,
35:24il y a toutes les gammes.
35:25Si vous allez chez Carrefour,
35:26vous allez en avoir
35:27à 8 le kilo.
35:28Ça peut aller jusqu'à 30.
35:30C'est du bio.
35:31C'est qualitativement
35:32beaucoup plus,
35:33de bien meilleure qualité.
35:35Et sur les 30 euros,
35:36combien touche l'apiculteur ?
35:37Sur les 30 euros,
35:38l'apiculteur doit toucher,
35:42je dirais,
35:4240% à peu près.
35:4440% ?
35:4540%.
35:45Après,
35:45il y a le conditionnement,
35:48le stockage,
35:49et puis ensuite,
35:50il y a le transport,
35:52et puis ensuite,
35:52il y a les frais du magasin.
35:53Je dirais 40%.
35:54Je reviens à la viande.
35:55Lisa Hadef,
35:56avec ces photos prises
35:57par l'équipe de BFMT,
35:58par Clarisse Dutille
35:59qui travaille dans cette équipe.
36:03On avait déjà entendu parler
36:04d'antivol pour l'alimentaire,
36:06mais dans certains magasins,
36:08c'est en train de se généraliser.
36:09Il y a des antivol
36:10sur les steaks de la marque Charal,
36:12notamment,
36:12vous allez voir sur les photos
36:13qui vont s'afficher,
36:14des antivol sur ces steaks.
36:15Ce n'est pas chez vous.
36:16On ne va pas faire de pub,
36:17mais c'est chez qui, pardon ?
36:18C'est chez Monoprix,
36:19en l'occurrence,
36:19que Clarisse Dutille,
36:21notre chef d'édition,
36:21a pu prendre ses photos ce matin.
36:24Ce sont quand même des images
36:25qui sont assez hallucinantes.
36:26On a aussi une image
36:28de congélateur
36:29chez le leader du surgelé
36:31que vous connaissez tous
36:32chez vous.
36:33Qui commence par un P.
36:34Qui commence par un P
36:35et qui finit par Ar.
36:37Des congélateurs verrouillés
36:38avec un cadenas à code,
36:40code que seul un membre
36:41du personnel détient.
36:43Et donc,
36:44vous avez des petites affiches
36:45sur le haut du congélateur
36:46sur lesquelles il est écrit
36:47qu'il faut demander
36:48à un vendeur
36:49pour ouvrir le congélateur.
36:50Et à l'intérieur de ces bacs,
36:51il y a souvent du poisson.
36:53Là, en l'occurrence,
36:54c'était du cabillaud.
36:55D'abord,
36:55est-ce que vous utilisez
36:56ce genre de technique
36:58aussi chez vous ?
36:59Et est-ce qu'au vu de la crise
37:02du pouvoir d'achat,
37:03est-ce qu'il y a plus de vols
37:04chez vous aujourd'hui ?
37:05Je fais toujours attention
37:05quand je réponds à cette question
37:06parce qu'on a 6500 magasins
37:08dont 5000 qui sont gérés
37:09par des franchisés.
37:09Donc, vous dire qu'il n'y a pas
37:10un cas comme ça,
37:11ça peut exister.
37:12Mais ce n'est pas une politique
37:13de la maison.
37:14On n'a pas d'antivol
37:15sur la viande,
37:16on n'a pas de code
37:17pour ouvrir le rayon surgelé.
37:20Pas du tout.
37:21Lorsque le chocolat,
37:22petite expérience personnelle,
37:23mais lorsque le chocolat
37:24avait fortement augmenté
37:25il y a peut-être deux ans,
37:26j'avais vu de nombreux antivol
37:29sur le plastique du chocolat.
37:31Je suis d'autant plus surpris
37:31qu'au global,
37:33ce ne sont pas les produits
37:36qui sont les plus susceptibles
37:38d'être volés en magasin.
37:39Ils le sont.
37:40Oui.
37:42Ce n'est pas sur la viande.
37:44Mais est-ce que vous,
37:44vous constatez une augmentation
37:46des vols en magasin ?
37:47Je sais que c'est un sujet
37:48que la grande distribution
37:50n'aime pas du tout aborder.
37:51De toute façon,
37:51c'est simple.
37:52Le ministère de l'Intérieur
37:53dit qu'il y a eu 8,7%
37:54de vols à l'étage en plus
37:55et il faut partir du principe
37:56que ce sont des vols
37:57qui sont connus
37:58parce que les vigiles
37:58les ont vus,
37:59parce que les plaintes
38:00ont été déposées, etc.
38:02Il y a eu une augmentation
38:03assez forte
38:04pendant la période
38:06d'hyperinflation
38:082022-2023.
38:09Depuis,
38:09on est à nouveau
38:10sur un plateau.
38:11On ne constate pas
38:12en ce moment
38:14d'augmentation
38:16des vols.
38:17Il n'y a pas
38:17une nouvelle augmentation.
38:18Il n'y a pas
38:18un nouvel effet d'escalier.
38:20Si ce n'est pas sur la viande,
38:21c'est sur quel type de produit ?
38:22Vous disiez étonnamment
38:23que ce n'est pas sur la viande
38:24qu'il y a le plus de vols.
38:25Ce n'est pas très efficace
38:26de mettre des antivols.
38:27Les maquillages
38:30et les alcools.
38:32Maquillage et alcool.
38:33On sort du magasin.
38:34Ou plutôt non,
38:34on reste dans les magasins.
38:35Combien de salariés
38:36chez Carrefour ?
38:37200 000 personnes
38:38travaillent en France
38:39sous enseigne Carrefour.
38:40200 000.
38:40Ça fait beaucoup de salariés
38:42et on sait
38:42tous les débats
38:43qu'il y a en France
38:44et débats de la présidentielle
38:45autour des salaires
38:46Alexandre Bonpas
38:47avec un certain nombre
38:48de formations politiques
38:49qui disent
38:50qu'il faut une politique
38:51d'augmentation des salaires.
38:52Certains disent
38:53qu'il faut décider
38:55par exemple
38:56d'augmenter le SMIC.
38:57Qu'est-ce que vous répondez
38:58à cet argument-là ?
38:59Le débat principal du moment
39:01c'est
39:02faut-il
39:02et comment ?
39:04Le net par rapport au brut.
39:06Exactement.
39:07Comme vous le savez,
39:08si demain
39:10j'augmente
39:10un salarié
39:11de 100 euros
39:13100 euros
39:14qui lui reviennent
39:15ça coûtera
39:16à l'entreprise
39:17compte tenu
39:17du décalage
39:18entre le brut et net
39:19270-280.
39:21Plus 100 euros
39:22c'est 270-280 euros
39:24qui sortent de votre poche.
39:25Qui sortent
39:25de la poche d'entreprise.
39:26Donc en effet
39:27et ça c'est dû à quoi ?
39:28C'est dû au fait
39:29que nous faisons
39:30supporter
39:31cotisation
39:31le financement
39:32du modèle social.
39:33C'est comme ça
39:34que ça a été construit
39:34en 1946.
39:35Ça avait ses versions
39:36en 1946
39:36par le travail.
39:38Et donc la grande question
39:39du moment
39:39et qui est un sujet
39:40de la présidentielle
39:41c'est
39:42peut-on rapprocher
39:43le brut du net ?
39:45Mais rapprocher
39:46le brut du net
39:46ça signifie
39:49financer le modèle social
39:51différemment
39:52ou faire des économies
39:54sur la dépense publique
39:56de manière massive.
39:58Parce que sinon
39:59on ne pourra pas
39:59on se heurtera
40:00à la même...
40:01Et justement
40:01vous pourriez être
40:02favorable
40:03à la proposition
40:04que fait François Hollande
40:06mais d'autres l'ont fait avant
40:07d'augmenter la TVA
40:09et d'une certaine
40:10de TVA sociale
40:11et d'une certaine façon
40:12de faire une TVA sociale
40:14comme ça avait été le cas
40:15d'ailleurs jadis
40:16mais pas tout à fait
40:16de la même façon
40:17On baisse les cotisations
40:18mais pour compenser
40:19on augmente la TVA
40:20J'ai lu notamment
40:21les propositions
40:21de François Hollande
40:22qui est celui
40:23qui est allé le plus loin
40:24dans l'analyse
40:26et dans la proposition
40:28En baissant les cotisations
40:28salariales
40:29Exactement
40:29et en différenciant
40:30selon les catégories
40:31de produits
40:31C'est ça
40:32A votre avis
40:33est-ce que ça peut...
40:33Le problème de ce mécanisme
40:36c'est qu'il est inflationniste
40:38Quand vous augmentez la TVA
40:40vous pouvez le prendre
40:40par tous les bouts
40:41vous le preniez
40:41sur les produits
40:42à 20%
40:43ou sur les produits
40:44à 5,5
40:44vous créez
40:45un mécanisme inflationniste
40:48Deuxième problème
40:49c'est qu'il y a
40:50un certain nombre de gens
40:51qui ne travaillent pas
40:52en France
40:53Ils sont à la retraite
40:54ils sont au chômage
40:56ils sont étudiants
40:57et ceux-là
40:57ils n'auront donc juste
40:59que l'augmentation
41:00de la TVA
41:00En effet pour les salariés
41:02vous pouvez vous dire
41:02si le net baisse
41:03ça va
41:04si le net augmente
41:05ça va
41:05mais pour tous les autres
41:06c'est pas le cas
41:06Et donc
41:08troisième chose
41:09j'ai un peu peur
41:10qu'à la fin
41:10je connais un peu
41:11mes finances publiques
41:12ça finisse par
41:13tiens si on faisait
41:15un peu de TVA en plus
41:16mais qu'en fait
41:17on fasse rien
41:17sur la dépense publique
41:18et qu'au final
41:19le net n'augmente pas
41:20Donc au global
41:21je suis assez prudent
41:22intellectuellement
41:22Je trouve ça intéressant
41:23mais je crois
41:24qu'il ne faut vraiment pas
41:26aujourd'hui
41:27donner aux Français
41:28le sentiment
41:29qu'on va laisser filer
41:30les prix
41:31parce que si on laisse filer
41:32les prix
41:32c'est tout leur pouvoir d'achat
41:33qui s'en trouve fragilisé
41:34Merci Alexandre Bompard
41:35Merci d'être venu ce soir
41:36en direct sur BFM TV
41:38On va poursuivre dans un instant
41:39cette soirée spéciale
41:40consacrée au pouvoir d'achat
41:41et notamment au carburant
41:42avec la nouvelle aide
41:43du gouvernement
41:43Plus 100 euros
41:44pour les trois prochains mois
41:45pour les gros rouleurs
41:46Est-ce que le gouvernement
41:47a réussi à éteindre
41:47la colère des Français ?
41:48Réponse dans un instant
41:49A tout de suite
41:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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