- il y a 2 mois
Vendredi 4 septembre 2026, retrouvez Luc Broussy (Président, France Silver Eco), Joël Belmin (Professeur de gériatrie, Sorbonne) et Alain Baranès (Directeur général, Mobicap) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l
00:14'avenir de la santé.
00:15Aujourd'hui, on aborde un sujet pour le moins préoccupant, celui des chutes chez les personnes âgées.
00:21Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, en 2024, près de 175 000 personnes de 65 ans et plus
00:29ont été hospitalisées après une chute.
00:31Les chutes sont à l'origine de plus de 20 000 décès.
00:34La France vieillit et le nombre de personnes âgées augmente.
00:38Cette évolution démographique en fait donc un enjeu de santé publique majeur.
00:42Mais fait-on suffisamment pour les prévenir ? Pour en parler deux regards complémentaires.
00:47Celui de Luc Broussy, président de France Silver Eco.
00:50Il travaille notamment sur les enjeux liés au vieillissement et à l'adaptation des logements.
00:55Et celui du docteur Joël Bellemain, professeur de gériatrie à Sorbonne Université et membre de l'Académie Nationale de Médecine.
01:02Le docteur Bellemain exerce à l'hôpital Charles-Foy d'Evry-sur-Seine.
01:07Avec eux, nous chercherons à comprendre un paradoxe alors que nous savons mieux prévenir les chutes.
01:12Pourquoi continue-t-elle d'augmenter ? Quel rôle ? La médecine bien sûr, mais aussi pour notre environnement et
01:19nos logements.
01:19Et si l'habitat devenait un véritable levier de santé et d'autonomie ?
01:24Dans un reportage de Camille Rewal, un ergothérapeute passera un logement au crible pour opérer les risques et les solutions
01:32pour l'adapter.
01:33Enfin, nous découvrirons justement une autre façon de penser l'habitat des seniors avec la pépite santé du jour.
01:40L'entreprise MobiCap, son fondateur Alain Baranès sera sur ce plateau.
01:45Bienvenue dans Santé Futur.
01:51Bonjour à tous les deux, bienvenue.
01:53Je le disais en introduction, le nombre de chutes augmente.
01:58Luc Broussy, c'est d'abord le reflet d'une France qui vieillit ?
02:01Oui, parce que, comment dire, à prévalence équivalente, forcément, il y a plus de chutes puisqu'il y a plus
02:08de personnes âgées,
02:10de la même façon qu'il y a dans notre pays de plus en plus de personnes atteintes de la
02:13maladie d'Alzheimer,
02:13parce que c'est directement corrélé au nombre de personnes âgées.
02:17Donc, qu'il y ait une croissance du nombre de personnes, de chutes et de nombre de décès, c'est
02:24évidemment statistiquement logique.
02:26Mais enfin, ça n'en fait pas moins un véritable drame de santé publique, et un drame assez méconnu.
02:32Il y a entre 3 et 4 000 personnes dès aujourd'hui qui décèdent chaque année d'accidents de la
02:38route.
02:3820 000 morts de chutes domestiques.
02:41Ou du moins, c'est envisagé comme une forme de fatalité quand on vieillit.
02:43En tout cas, d'abord, de mes connaissances.
02:45Ces chiffres-là sont assez peu connus, au fond.
02:48Elles sont assez tues.
02:49Ce n'est pas devenu un enjeu de santé publique.
02:51C'est en train de le devenir quand même depuis quelques temps, puisqu'on a mis l'accent sur cette
02:57question.
02:58Les Santé publique France, vous l'avez dit, sortent des chiffres désormais objectivables,
03:02qui montrent l'ampleur du défi.
03:06Et puis, on a commencé à penser des politiques publiques,
03:09pour essayer de s'attaquer cette fois-ci aux causes profondes de ces chutes et de leurs conséquences.
03:18Docteur Bellemin, derrière les chiffres, qu'est-ce qu'une chute représente concrètement pour une personne âgée ?
03:23Parce qu'on pense immédiatement à la fracture.
03:26Mais qu'est-ce qui peut se passer ensuite ?
03:28Alors, bien sûr, la fracture, c'est une complication.
03:32Donc, quand on fait une chute, voilà, qui va entraîner un traumatisme osseux.
03:36Mais il y a beaucoup de choses qui se passent avant les fractures.
03:39Et la chute va altérer la qualité de vie des personnes,
03:46parce que c'est quand même assez psychologiquement difficile de se retrouver à terre,
03:51et surtout quand ça se répète.
03:53C'est un indicateur, voilà, que le corps lâche quelque part.
04:00Et puis, ça peut entraîner une peur de faire de nouvelles chutes.
04:04Et ces peurs de faire de nouvelles chutes, eh bien, ça va restreindre chez beaucoup de personnes
04:11leur déplacement et, à terme, leur autonomie.
04:14C'est un cercle vicieux.
04:15Voilà. Et quand on bouge moins, les muscles fondent un peu plus
04:20et les réactions posturales sont moins bonnes.
04:23Et on augmente le risque de chute.
04:25Donc, vous voyez, il y a une sorte de cercle vicieux qui peut s'installer.
04:29Et donc, les chutes sont préoccupantes aussi par ça,
04:33pas seulement par les complications comme les fractures,
04:38mais aussi par ces dynamiques de retentissement psychologique,
04:41retentissement sur l'indépendance, etc.
04:44Et puis, il y a un autre aspect qui entre en jeu,
04:48qu'on connaît bien, nous, en médecine gériatrique.
04:50Eh bien, c'est quand on a ce qu'on appelle, nous,
04:53des syndromes gériatriques dans notre jargon,
04:55c'est-à-dire des entités que l'on rencontre en gériatrie,
04:58comme les chutes,
05:00malheureusement, elles peuvent être associées
05:01à d'autres syndromes gériatriques,
05:03comme par exemple la dénutrition,
05:06Luc en parlait,
05:07des troubles cognitifs chroniques, etc.
05:10Et il y a une sorte d'association de malfaiteurs,
05:12c'est-à-dire que ces syndromes gériatriques
05:14interagissent les uns avec les autres
05:15et peuvent entraîner un déclin plus important
05:19et converger à terme vers le déclin de l'autonomie.
05:22Oui, vous insistez sur ce point.
05:23Une chute est souvent multifactorielle.
05:26Qu'est-ce qu'il faut chercher
05:28chez une personne qui tombe ?
05:29Alors, c'est là que se trouve un enjeu important,
05:34c'est-à-dire qu'habituellement,
05:36chez les personnes âgées,
05:37on ne trouve pas une seule cause de chute.
05:40Chez le même individu,
05:42on retrouve souvent plusieurs causes de chute associées
05:45et les causes possibles sont très nombreuses,
05:48ce qui fait que le bilan médical
05:50est assez difficile à mener
05:53parce qu'il envisage de considérer finalement
05:57la personne dans sa globalité
05:58avec l'ensemble de ses problématiques de santé,
06:01sa situation psychologique
06:03et aussi son environnement physique.
06:05Donc en fait,
06:06c'est une médecine extrêmement personnalisée,
06:08une médecine de précision
06:09pour laquelle il faut faire un bilan
06:11très très soigneux
06:12pour identifier les facteurs en cause.
06:15Et bien sûr, ce bilan,
06:16il sert essentiellement à guider
06:19après les conseils qu'on va donner aux personnes,
06:22finalement l'action thérapeutique
06:24qu'il est possible de mettre en place.
06:25Et on ne peut pas proposer à quelqu'un
06:28qui fait des chutes,
06:29je dirais,
06:30un carnet de route standard.
06:32Il faut vraiment identifier
06:33les problèmes en cause.
06:35Chose qui est plutôt le cas aujourd'hui
06:36quand une personne a affaire
06:37à un médecin généraliste, par exemple.
06:39Est-ce qu'il y a un manque de sensibilisation ?
06:41Voilà, en fait,
06:44ces bilans sont souvent difficiles à effectuer
06:47et nous, on en fait à l'hôpital
06:49dans le cadre de ce qu'on appelle
06:50des séances d'hôpital de jour
06:51qui sont dédiées à cela.
06:53Donc ce qu'on fait dans beaucoup de centres de gériatrie.
06:56Maintenant, la plupart des CHU,
06:57les équipes de gériatrie font ce genre de bilan.
07:00Et ce n'est pas facile à faire en médecine de ville.
07:03Globalement, une consultation en médecine générale,
07:05c'est 10-11 minutes.
07:07Ce type de bilan,
07:08ça demande facilement 2-3 heures
07:10avec une approche pluridisciplinaire.
07:13Donc vous voyez à quel point
07:14on a sur des niveaux un peu différents
07:16de prise en charge.
07:18L'Uvrochil, on le disait aussi,
07:20il y a un problème de perception.
07:22On banalise encore trop les chutes ?
07:24Oui, enfin, en tout cas,
07:26c'est moins qu'on les banalise
07:28que plutôt qu'on n'en a pas fait un enjeu
07:31de politique publique,
07:33de politique publique.
07:34Il y a la prévention.
07:35Ça, c'est le travail des médecins,
07:38le travail de santé publique
07:39pour agir sur les causes profondes
07:41de la fragilisation des personnes.
07:43Ce qui est un peu nouveau
07:44depuis 3-4 ans maintenant,
07:46c'est qu'on a fait,
07:4815 ans après l'Angleterre,
07:50de l'adaptation des logements
07:51un enjeu de politique publique.
07:54Parce qu'on peut chuter
07:56pour les causes physiques,
07:57mais enfin, on chute aussi
07:58chez soi, dans l'escalier, dans la rue.
08:01Donc la question, c'était
08:02comment adapter l'environnement
08:05des personnes pour permettre
08:07de prévenir les chutes.
08:10Il faut comprendre que dans ce pays,
08:1275% des seniors sont propriétaires
08:14de leur logement.
08:15Ils vivent dans un logement
08:16qui leur appartient.
08:17Donc les travaux d'adaptation
08:19leur appartiennent aussi.
08:20Et il faut les soutenir pour cela.
08:22Adapter un logement,
08:23c'est entre 5 et 8 000 euros.
08:26Donc...
08:26Ça passe par quoi ?
08:27Est-ce qu'on peut donner
08:28des exemples concrets ?
08:29Ça passe par le changement
08:30de la baignoire en douche.
08:32C'est un peu le passage obligé.
08:36C'est là où les chutes
08:37dans la salle de bain
08:38sont le plus fréquentes.
08:39C'est l'adaptation du logement
08:41à travers des barres d'appui,
08:43à travers des capteurs de chute,
08:45à travers un travail sur les sols,
08:49pour ne pas glisser.
08:50Mais c'est aussi un travail
08:52sur l'architecture même du logement.
08:55Quand je dis que 75% des seniors
08:58aujourd'hui sont propriétaires
08:59de leur logement,
09:00souvent leur logement,
09:00ça va être quoi ?
09:01Ça va être la petite maison,
09:02le petit pavillon,
09:02avec un jardin,
09:03un escalier qui descend à la cave,
09:04un escalier qui monte à la chambre.
09:06Autant vous dire que
09:07c'est l'environnement
09:08le plus accidentogène possible.
09:10Et puis après,
09:11il y a les chutes
09:11qui se réalisent
09:14dans la périphérie du logement.
09:15Je descends,
09:16j'ai un immeuble,
09:17j'ai quatre escaliers,
09:18je me casse la figure,
09:19en bas de chez moi.
09:20Je vais chercher ma baguette de pain
09:22à la boulangerie,
09:23il y a des feuilles par terre,
09:24je glisse.
09:25Oui, c'est un continuum.
09:26Absolument.
09:26Et donc,
09:27c'est pour ça qu'il faut prendre
09:29ce cheminement
09:30de la chambre,
09:31la salle de bain,
09:32le salon,
09:33jusqu'à l'immeuble,
09:34jusqu'à la voirie.
09:36Et donc,
09:36ça concerne aussi bien
09:38les propriétaires,
09:39les bailleurs sociaux
09:39que les élus locaux,
09:41parce que c'est tout un environnement
09:43qu'il faut sécuriser.
09:44Qu'est-ce que vous recommandez ?
09:46Cette anticipation,
09:48elle doit devenir
09:49à 65 ans
09:50quand tout va parfaitement bien ?
09:51Ou est-ce que...
09:52Écoutez,
09:53c'est remarque
09:54particulièrement pertinente,
09:55parce que je pense que psychologiquement
09:57peut être un peu violent.
09:58Jusqu'ici,
10:00on estimait à peu près
10:02à 84 ans
10:03l'âge moyen
10:04à partir duquel
10:05on entreprend
10:06ce type de travaux
10:07d'adaptation.
10:0884 ans.
10:08C'est-à-dire la première chute,
10:09finalement,
10:09l'élément déclencheur.
10:10Exactement.
10:10C'est-à-dire qu'il faut attendre
10:11de se casser la figure
10:11deux fois, trois fois
10:12depuis le 1er janvier 2024.
10:17Une aide,
10:18elle est partielle,
10:19elle est imparfaite,
10:20peu importe,
10:20mais au moins elle existe,
10:21qui s'appelle
10:21MaPrimeAdapt,
10:22qui est le pendant
10:23de MaPrimeRénov'.
10:24MaPrimeAdapt,
10:25c'est pour les seniors
10:26modestes et très modestes.
10:27Ils ont une aide financière
10:29pour leur permettre
10:29d'adapter leur logement.
10:32Eh bien,
10:33après 40 ou 50 000 dossiers,
10:35la moyenne d'âge
10:36des demandeurs
10:37a baissé à 78 ans.
10:38Rien que ça,
10:39c'est fantastique.
10:39Vous voyez ?
10:40Ça veut dire que oui,
10:40effectivement,
10:41vous avez raison,
10:42à partir de 70,
10:4375 ans,
10:44il faut commencer à se dire
10:45est-ce que moi,
10:47ma femme,
10:48je vais pouvoir,
10:50dans le logement
10:51que j'occupe aujourd'hui,
10:53vieillir de manière
10:54sûre et harmonieuse ?
10:55Pour autant,
10:56on a mesuré le nombre
10:56de personnes
10:57qui ont eu recours
10:57à MaPrimeAdapt.
10:58Est-ce que c'est un outil
11:00dont les gens connaissaient ?
11:01Pour l'instant,
11:02c'est insuffisant
11:03dans son volume.
11:04On est à 30 à 40 000
11:05dossiers par an.
11:07Les besoins sont bien
11:08plus considérables.
11:09Oui,
11:09mais il faut bien commencer.
11:10Et donc,
11:11au moins,
11:12cette aide existe
11:13et elle permet,
11:14ne serait-ce que
11:15d'entrer culturellement
11:17dans le cerveau des gens
11:18en leur disant,
11:18voilà,
11:19faites attention,
11:20il y a une prime,
11:20vous l'aurez ou vous l'aurez pas,
11:21ça va dépendre
11:22de vos niveaux de ressources.
11:24Mais l'enjeu
11:26d'adapter
11:26le plus tôt possible
11:29votre logement
11:30est un enjeu pour vous,
11:31c'est un enjeu de santé publique
11:32de manière générale,
11:33mais un enjeu individuel
11:34pour vous et votre parcours.
11:35Plus vous allez être tôt,
11:37plus vous vivrez.
11:38Mais on peut comprendre
11:39le frein psychologique
11:40quand on va très bien
11:41à 65 ans.
11:44Docteur Bellemin,
11:44est-ce qu'un bilan du logement,
11:46c'est quelque chose
11:46que vous faites ?
11:48Alors oui,
11:48bien sûr,
11:49c'est très important
11:51en clinique
11:52de considérer
11:52l'aspect environnemental.
11:54Alors,
11:54je dirais l'environnement
11:55le plus proche
11:57de la personne,
11:57c'est comment c'est ?
11:58C'est les chaussures.
12:00La chaussure,
12:01voilà,
12:01c'est extrêmement important
12:02d'avoir des chaussures
12:03qui soient à la fois adaptées,
12:06qui minimisent
12:06le risque de chute
12:07et qui soient à la fois confortables.
12:08Mais il y a aussi
12:09des choses simples,
12:10alors effectivement,
12:11qui,
12:11quelquefois,
12:12le coût est un problème,
12:13mais simplement,
12:14par exemple,
12:14l'éclairage,
12:15c'est des choses
12:15qui ne coûtent pas forcément
12:16très chères
12:17et ça peut améliorer
12:18les choses dans un logement.
12:20Il peut y avoir aussi
12:22des choses comme,
12:22voilà,
12:23des tapis mal agencés,
12:25des fils électriques,
12:25enfin,
12:26voilà,
12:26il y a des choses
12:27qui ne sont pas uniquement
12:29de l'installation
12:30de douche,
12:31voilà,
12:32donc il y a beaucoup
12:32de petites choses à faire
12:33et nous,
12:35par exemple,
12:35dans le type de bilan
12:36que je vous ai expliqué,
12:37on peut,
12:39notamment des ergothérapeutes
12:41connaissent bien de ça,
12:42faire des visites à domicile
12:43et faire un peu
12:44un diagnostic environnemental
12:46pour essayer de proposer
12:48des corrections
12:48d'une façon
12:49un peu rationnelle
12:51et intelligente.
12:52qui devrait être un réflexe
12:54dès lors qu'une personne chute ?
12:55Oui,
12:56bien sûr,
12:56et même avant,
12:57si on veut faire de la prévention.
12:58Et maintenant,
12:59il peut y avoir aussi
13:00des visites de logement
13:01par vidéo
13:02qui permettent
13:03de diminuer les coûts,
13:04le temps passé
13:05des essais soignants.
13:06Vous voyez,
13:06il peut y avoir
13:07des progrès
13:08qui se font ainsi.
13:09Et est-ce que la prévention,
13:10ça ne commence pas
13:11par l'activité physique ?
13:14Est-ce qu'on recommande souvent,
13:15on entend en tout cas
13:16aux personnes âgées
13:17de marcher ?
13:18Est-ce que c'est suffisant ?
13:19Alors, effectivement,
13:21l'activité physique,
13:22aujourd'hui,
13:22c'est un des meilleurs atouts
13:25qu'on a dans le mode de vie
13:26pour vieillir
13:28en bonne santé,
13:29finalement.
13:30Et pas seulement
13:30pour le risque de chute,
13:31mais pour beaucoup
13:32d'autres problèmes.
13:34Alors,
13:34pourquoi c'est important
13:35au niveau locomoteur
13:36et pour les chutes ?
13:37C'est parce qu'au cours
13:38du vieillissement,
13:39les muscles ont tendance
13:41à fondre.
13:42Donc,
13:42c'est un peu
13:43un effet physiologique
13:45du vieillissement.
13:46Et cela est aggravé
13:47par la sédentarité.
13:48Alors,
13:49quand on a ce cocktail,
13:51voilà,
13:52on prend d'avance en âge,
13:53on est sédentaire,
13:54la fonte musculaire
13:55devient importante.
13:56Et pour lutter
13:57contre cela,
13:59l'activité physique,
14:00je dirais,
14:01mais soutenue,
14:02on a des programmes
14:04maintenant
14:04qui nous ont montré
14:06au plan scientifique
14:07par des essais randomisés
14:08que lorsqu'on fait
14:09de l'activité physique
14:10supervisée,
14:11c'est-à-dire des programmes,
14:12souvent,
14:13c'est deux séances
14:13par semaine,
14:14avec un superviseur,
14:17un renforcement musculaire,
14:19etc.,
14:19du travail spécifique
14:20sur l'équilibre,
14:21eh bien,
14:22on arrive à reconstituer
14:23un peu de force musculaire,
14:25ce qui est important,
14:27et en dessous,
14:29avoir des meilleurs indices
14:30locomoteurs,
14:31et cela,
14:32ça permet
14:32de minimiser
14:35le risque de chute
14:36ultérieurement.
14:37Luc,
14:37aussi,
14:38ce dont parle
14:38le docteur Bellemain,
14:39ces séances personnalisées
14:41de sport,
14:42finalement,
14:43c'est accessible
14:43de façon homogène
14:44sur le territoire ?
14:45Non,
14:45pas du tout,
14:45et puis surtout,
14:46c'est insuffisamment
14:47remboursé.
14:47Si on estime
14:48que l'activité physique
14:49adaptée,
14:50c'est un enjeu majeur
14:52de prévention
14:52et qui évite ensuite
14:53des maladies diverses
14:55et variées,
14:56il faut y aller à fond.
14:58Et pour l'instant,
14:59on a un vrai problème
15:00dans ce pays
15:01que vous traitez régulièrement,
15:03c'est que nous sommes
15:04des handicapés
15:05de la prévention.
15:06Il y a,
15:07par exemple,
15:08mise en œuvre
15:09depuis quelque temps
15:09des consultations
15:10prévention
15:12devant les médecins généralistes,
15:13c'est un bide,
15:14c'est un bide,
15:15personne n'y va,
15:16les médecins
15:17sont insuffisamment
15:18rémunérés.
15:18parce que la autorité
15:19recommande déjà
15:20depuis plusieurs années
15:21d'intégrer...
15:22mais c'est notre système
15:22de santé
15:23qui n'a pas pris
15:25cette révolution en marche
15:26et c'est le cas de le dire.
15:27Et donc,
15:28on a un problème
15:29sur la prévention
15:29de la même façon
15:30que Joël Bellemain
15:31citait la question
15:32des ergothérapeutes.
15:33C'est une progression
15:34fondamentale.
15:35On en a trois,
15:35quatre fois moins
15:36que dans n'importe quel
15:37pays scandinave.
15:38Bon,
15:39on est sous-doté
15:40en ergothérapeutes,
15:41tout simplement.
15:42on a rattrapé un peu le retard
15:43mais quand même,
15:44tout simplement
15:44parce qu'on n'a pas
15:45cette culture
15:45de la prévention
15:46dans notre pays.
15:48Et la question des chutes
15:49est un symbole
15:50de cette absence
15:51de prévention.
15:53Et je veux dire aussi
15:54que,
15:54ce que je crois
15:55que vous l'illustrerez
15:56ensuite,
15:57parfois,
15:57pour bien vieillir,
15:58il faudra savoir
16:00changer de logement.
16:01Il y a aujourd'hui
16:02des personnes âgées
16:03qui sont dans le logement
16:04qui ne sont pas adaptées.
16:05On pourra faire tout ce qu'on veut,
16:06y mettre des milliers d'euros.
16:06Tu penses aux résidences seniors ?
16:07Je pense aux résidences seniors,
16:09à l'habitat inclusif.
16:10Tu ne seras pas très démocratique
16:10en termes de pays.
16:11Non, non, non,
16:12mais il y a une gamme,
16:14comment dire,
16:14de logements comme ça
16:16qui va se développer
16:17dans notre pays.
16:18Mais en l'État,
16:18on manque un peu d'alternatives.
16:20Oui.
16:20C'est les résidences seniors.
16:22Il y a les résidences seniors,
16:23il y a les résidences autonomies,
16:24il y a les habitats inclusifs,
16:26il y a les résidences intergénérationnelles.
16:27En tout cas,
16:28on sait aujourd'hui
16:29qu'il y a une véritable progression
16:31de ce type de logement.
16:33et on voit aussi de plus en plus
16:35que des personnes
16:36qui, dans les années 70-80,
16:40ont acquis une propriété
16:41en milieu périurbain,
16:43sont en train de se recentrer
16:45en cœur de ville
16:46pour avoir les commerces,
16:48la pharmacie,
16:49le médecin
16:49à quelques centaines de mètres d'eux.
16:51Donc,
16:52ce n'est pas seulement
16:53une question de prévention,
16:54c'est aussi qu'à un moment donné,
16:56et vous aviez raison tout à l'heure
16:57de parler des leviers culturels,
16:58mais la génération qui arrive,
17:00qui est la génération
17:00des baby-boomers,
17:01il faut bien comprendre
17:01qu'avoir 85 ans en 2030,
17:04c'était avoir 20 ans en mai 68.
17:07Bon,
17:07donc,
17:08la génération qui arrive
17:09est une génération
17:09qui a été élevée à la liberté,
17:11à l'autonomie,
17:12au consumérisme,
17:13et qui sera beaucoup plus apte
17:15que ses propres parents
17:16à anticiper
17:18parce que ces gens-là
17:19voudront maîtriser leur vieillissement.
17:21Et donc,
17:22la génération qui arrive
17:23sera,
17:24en termes culturels
17:25et sociologiques,
17:26beaucoup plus apte
17:27à entrer
17:28dans des logiques de prévention.
17:29qui doit porter la prévention ?
17:32C'est le médecin généraliste ?
17:33C'est le gériâtre ?
17:35Alors,
17:36c'est...
17:38En fait,
17:39quand on parle de prévention,
17:41c'est-à-dire des personnes
17:42qui,
17:43finalement,
17:45n'ont pas encore fait
17:46des chutes graves,
17:47donc voilà,
17:47c'est ce qu'il faut voir,
17:49c'est important
17:50d'imaginer
17:51les choses
17:52en fonction du risque.
17:53Voilà,
17:53aujourd'hui,
17:54on appelle ça
17:55la stratification du risque.
17:57on sait identifier
17:58des personnes à haut risque.
17:59Par exemple,
18:00une personne
18:01qui n'est jamais tombée
18:02et qui a une peur de tomber.
18:04La peur de tomber,
18:05on a des questionnaires
18:06très, très simples.
18:07Deux,
18:07trois questions
18:07suffisent à cerner
18:09la difficulté.
18:10Eh bien,
18:10on sait que ce sont
18:11des personnes âgées
18:12à risque
18:12de faire des chutes futures.
18:14Donc,
18:14c'est un marqueur clinique
18:15extrêmement simple.
18:16Donc,
18:16la personne qui a fait
18:17une première chute,
18:19eh bien,
18:19là aussi,
18:20ça doit être
18:22incitatrice
18:22à se dire,
18:24voilà,
18:24il faut faire un bilan
18:27pour voir
18:27si on n'est pas à risque
18:28de faire des nouvelles chutes.
18:29Et aujourd'hui,
18:29on a des instruments cliniques
18:31qui sont très simples,
18:32qui sont des tests
18:33que l'on fait passer,
18:34nous,
18:34en gériatrie
18:35très,
18:36très facile.
18:37Ce qu'on appelle
18:38le test d'appui unipodal
18:39ou encore
18:41le time
18:42up and go test
18:44qui nous permettent
18:45de dire,
18:45ben non,
18:46voilà,
18:46votre risque
18:47de faire des nouvelles chutes
18:48est relativement faible
18:49ou au contraire,
18:50il est élevé.
18:51Et ce test
18:51n'advient que dans le cas
18:52où une chute
18:54s'est déjà produite ?
18:55Non,
18:55on peut le faire
18:56pour évaluer la santé
18:58et la fonctionnalité
18:59d'une personne âgée.
19:00Et puis,
19:01quand quelqu'un
19:01a fait deux chutes
19:03dans l'espace
19:04de 12 mois,
19:06c'est un marqueur clinique
19:07très,
19:07très simple
19:08qu'on peut avoir
19:08à l'interrogatoire,
19:10eh bien,
19:10la personne-là
19:11est vraiment
19:11dans une sorte
19:12de maladie
19:14avec des chutes,
19:15c'est-à-dire,
19:16on sait qu'elle y a
19:16très,
19:17très haut risque
19:17de faire des nouvelles chutes
19:19et notamment
19:19des chutes graves
19:20et notamment
19:21des fractures.
19:22Donc,
19:23vous voyez,
19:23on a des indicateurs
19:24assez simples
19:25qui nous permettent
19:25de cibler déjà
19:28une partie de la population
19:29comme étant à risque.
19:30Parce qu'effectivement,
19:31nous,
19:32Gériat,
19:32nous ne sommes pas
19:33assez nombreux
19:33pour nous occuper
19:35de toutes les personnes âgées
19:36et de toute façon,
19:36on ne revendique pas.
19:37Soit collectif.
19:38Voilà.
19:38Et donc,
19:39on cherche plutôt
19:40à recevoir
19:41les gens à haut risque
19:41parce que c'est pour eux
19:42qu'on pourrait être
19:43le plus utile.
19:45Louis-Brosier,
19:45ce sera le mot de la fin,
19:47c'est passé très vite.
19:48Est-ce qu'aujourd'hui,
19:49on a une vision claire
19:50du coût des chutes
19:51et de ce que la prévention
19:53permettrait d'éviter,
19:54finalement ?
19:55D'abord,
19:57Joël l'a dit,
19:58il y a un coup humain.
19:59Une chute,
20:00ça entraîne,
20:01comment dire,
20:02souvent une hospitalisation
20:03et ça entraîne
20:04un phénomène
20:04de décompensation
20:05qui, souvent,
20:06sera le déclenchement
20:07d'un syndrome
20:08de glissement.
20:09Donc,
20:09il faut prendre la chute
20:10très au sérieux,
20:11pas seulement pour la chute
20:12elle-même,
20:12mais pour toutes les conséquences
20:14physiques et psychologiques
20:15qu'elle va avoir.
20:15Et puis,
20:16vous l'avez dit en introduction,
20:17c'est des milliers,
20:18des milliers,
20:19des milliers de journées
20:19d'hospitalisation.
20:20Donc,
20:21il n'est pas sorcier
20:22de comprendre
20:23que mettre le paquet
20:25sur la prévention
20:26est évidemment,
20:28à terme,
20:29et sur les décennies
20:30qui viennent,
20:32un investissement
20:33absolument majeur
20:34pour s'économiser
20:36des centaines
20:38de milliers
20:38de journées
20:38d'hospitalisation.
20:39Merci beaucoup,
20:40messieurs.
20:41On a beaucoup parlé
20:41d'adaptation
20:42du logement,
20:43mais concrètement,
20:44à quoi ça ressemble.
20:45Pour le savoir,
20:47Camille Rewal
20:47s'est rendue
20:48dans un appartement
20:49avec un ergothérapeute.
20:51On regarde ça en image.
20:52Bonjour.
20:53Bonjour.
20:53Donc,
20:54on va prendre un petit temps
20:55pour discuter ensemble.
20:57Oui, d'accord.
20:59J'ai des problèmes
21:00de dos aussi.
21:01Ah,
21:02bah oui,
21:02du coup,
21:03alors là,
21:03je...
21:04La salle de bain,
21:04voilà.
21:05Super.
21:05Donc là,
21:06vous avez une douche
21:07aménagée.
21:08Je vois que vous avez
21:08deux barres d'appui
21:09à droite et à gauche.
21:11Au niveau du système,
21:12vous l'utilisez
21:14tout le temps
21:15ou quand vous avez besoin?
21:16Vraiment,
21:18rarement même.
21:19Vous mettez
21:19un petit tapis
21:20en sortant du...
21:21Oui,
21:22oui,
21:22j'ai toujours
21:23un petit tapis
21:23que je mets
21:24en sortant de la douche.
21:26Il est où votre tapis?
21:27Je le mets
21:28sur le côté.
21:29Ah,
21:30il est là,
21:30d'accord.
21:31Alors,
21:31montrez-moi.
21:33D'accord.
21:33Alors,
21:33là,
21:34vous voyez,
21:34il n'est pas
21:36anti-dérapant.
21:37Oui.
21:37le risque,
21:38c'est qu'au moment
21:39de sortir de la douche,
21:40vous risquez
21:41de glisser.
21:42Donc,
21:42ce qui est important
21:43aussi pour éviter
21:44les chutes,
21:44c'est vraiment
21:45de prendre des tapis.
21:46Alors ça,
21:47on en trouve un peu
21:47dans tous les commerces
21:48aujourd'hui.
21:49Des tapis mis en dessous,
21:50c'est anti-dérapant
21:51et du coup,
21:52ça vient agripper au sol.
21:54Les seniors,
21:54ils vont avoir
21:56leurs habitudes de vie.
21:58Donc,
21:58en fait,
21:59ils vont faire des choses
22:00sans se rendre compte
22:01que ça peut être difficile.
22:03Donc,
22:03le regard de l'ergothérapeute
22:05va permettre de dire,
22:06bon,
22:06vous voyez,
22:07là,
22:07ça,
22:08vous n'êtes pas
22:09tout à fait en sécurité,
22:10donc je vous conseille
22:11d'installer une aide technique
22:13ou de faire des travaux.
22:15Par exemple,
22:16il y a des personnes
22:17qui vont me dire,
22:17moi,
22:18je n'ai aucun problème
22:18pour me relever
22:19de mes toilettes.
22:20Et au moment où
22:21je vais la mettre
22:21en mise en situation
22:22en lui disant,
22:23ben,
22:23montrez-moi comment vous faites
22:24pour vous asseoir
22:25et vous relever des toilettes,
22:26elle va prendre appui
22:26au bord de la porte.
22:28Donc,
22:28en soi,
22:29elle arrive à se relever.
22:30Mais sauf que
22:31de prendre appui
22:31au bord de la porte,
22:32ce n'est pas sécurisé.
22:33Ça veut dire
22:33qu'elle a bien une difficulté.
22:35Donc,
22:35dans ces cas-là,
22:36on peut lui préconiser
22:37un rehausseur,
22:38des accoudoirs.
22:39Voilà,
22:39en fonction de ses besoins,
22:41on va lui proposer
22:42une aide technique
22:42ou un aménagement.
22:43Tout ce qui est tri,
22:45les logements
22:46qui vont être encombrés,
22:47les espaces de circulation,
22:49tout ce qui est
22:49dans les couloirs,
22:50par exemple,
22:51tout à l'heure,
22:52je demandais à la dame
22:52pour aller aux toilettes.
22:53Est-ce qu'elle allume la nuit ?
22:55Si c'est un couloir
22:56qui va être
22:57un peu encombré,
22:59ben,
22:59forcément,
23:00l'espace de circulation
23:01est restreint.
23:02Et donc,
23:02ça,
23:03on peut vite
23:03se prendre les pieds
23:04dans le meuble
23:05ou dans un objet
23:06qui traîne.
23:07Là,
23:07on peut voir
23:07que, par exemple,
23:08rien que dans la chambre,
23:09il n'y a aucun tapis.
23:11Donc,
23:11forcément,
23:12la dame ne risque pas
23:12de se prendre les pieds
23:14en se déplaçant.
23:15On parle tout le temps
23:16des tapis.
23:17Après,
23:18il y a plein de gens
23:18qui adorent avoir des tapis
23:19et c'est des tapis
23:20qui sont même,
23:21voilà,
23:23sentimentaux
23:23et on n'a pas envie
23:24de les enlever.
23:25Mais à ce moment-là,
23:26essayons de trouver
23:26une solution
23:27pour sécuriser ces tapis,
23:29soit avec des mailles
23:30antidérapantes,
23:30soit avec des scotches
23:32double face.
23:33Voilà,
23:33peut-être qu'en gardant
23:34ces tapis,
23:35on peut quand même
23:35arriver à ne pas chuter.
23:37Le problème,
23:38c'est que finalement,
23:38personne n'a envie
23:39d'anticiper
23:41une problématique de santé.
23:42Donc,
23:43malheureusement,
23:44souvent,
23:44les personnes
23:45attendent de chuter
23:46pour se rendre compte
23:48qu'elles peuvent être
23:49en difficulté.
23:53On vient de l'évoquer,
23:54le logement peut jouer
23:55un rôle clé
23:56dans la prévention
23:57des chutes.
23:58Mais entre le logement
23:59classique et l'EHPAD,
24:00il existe encore
24:01peu de solutions
24:01pour vieillir chez soi
24:03en restant autonome.
24:04C'est précisément
24:05sur ce constat
24:05que MobiCap
24:06a construit son modèle.
24:07Aujourd'hui,
24:08je reçois Alain Baranès,
24:10directeur général
24:10de MobiCap.
24:11Alain, bonjour
24:12et bienvenue
24:13dans Santé Futur.
24:22Bonjour, merci de m'accueillir.
24:43entre ces deux voies,
24:45le logement inadapté
24:45et la résidence senior coûteuse,
24:47il n'y avait pas de troisième voie.
24:49Nous, MobiCap,
24:49on s'est insérés
24:50dans cette brèche,
24:51on a comblé,
24:52pour ainsi dire,
24:52ce trou dans la raquette,
24:53en créant une solution
24:54de logement adapté
24:55à prix abordable
24:56dans des immeubles.
24:58dans des immeubles non stigmatisants,
24:59des immeubles
25:00de logements normaux
25:00et qui permettent aux seniors
25:02de se projeter
25:03dans une nouvelle étape
25:04de leur parcours résidentiel
25:05en anticipant
25:06leur dépendance.
25:08Aujourd'hui,
25:09vous avez plus de
25:101000 logements adaptés
25:11sur l'ensemble du territoire.
25:12Qu'est-ce qui fait concrètement
25:13la différence
25:14avec un appartement MobiCap
25:15et un appartement classique ?
25:17Alors, la différence,
25:18elle est avant tout
25:18dans la conception
25:19de l'appartement.
25:19Les appartements MobiCap
25:20sont des appartements
25:21extrêmement adaptés
25:22où tout est fait
25:23pour éviter la chute.
25:24Vous parliez juste avant
25:25des problèmes de chute
25:26des seniors.
25:27Chez MobiCap,
25:27l'appartement,
25:28il est structurellement conçu
25:29pour prévenir les chutes
25:30et faciliter les déplacements
25:32dans l'appartement.
25:33Ça passe par quoi par exemple ?
25:33Je vais citer un exemple.
25:34Par exemple,
25:35c'est la salle de bain
25:35qui est totalement adaptée.
25:36Vous avez des salles de bain
25:37à l'italienne,
25:37à fond plat,
25:38avec des barres de maintien,
25:39avec des revêtements
25:40de sol antidérapants.
25:41Vous avez des dispositifs
25:42qui facilitent les déplacements
25:43comme des grandes portes
25:44coulissantes
25:45qui évitent l'encombrement
25:46des portes
25:47dans les circulations.
25:47Ou également,
25:48nous avons mis en place
25:49une assistance domotique
25:50très forte
25:51qui permet par exemple
25:52d'ouvrir les portes
25:53automatiquement,
25:53d'ouvrir les baies vitrées
25:54automatiquement,
25:55de commander les éclairages
25:56sans se lever de son fauteuil.
25:57Tout ça,
25:58ce sont des solutions
25:58qui permettent
25:59de prévenir les chutes
26:00et qui permettent
26:01de faciliter les déplacements.
26:02Et l'objectif de tout ça,
26:04c'est de préserver
26:04plus longtemps
26:05l'autonomie des seniors
26:06en leur permettant
26:07d'habiter chez eux
26:07le plus longtemps possible.
26:08Vos logements sont intégrés
26:09dans des immeubles ordinaires.
26:11Oui.
26:11Pourquoi est-ce important
26:12de ne pas donner
26:13à la personne âgée
26:14le sentiment
26:14d'entrer dans un établissement
26:16spécialisé ?
26:17Alors,
26:17l'un des freins majeurs
26:19qui empêche
26:20les personnes âgées
26:20de déménager
26:22dans un logement adapté,
26:23au-delà du prix,
26:24c'est le côté stigmatisant.
26:26C'est-à-dire que
26:26les personnes âgées
26:27ne se sentent pas âgées
26:28et n'ont pas envie
26:29d'aller dans un immeuble.
26:29Une barrière psychologique.
26:30Exactement.
26:30Dans un immeuble
26:31où ils vont se dire
26:32ça y est, maintenant,
26:32je suis vieux,
26:33c'est la dernière étape
26:34de mon parcours résidentiel.
26:35En venant chez Mobica,
26:36ils arrivent dans un immeuble
26:37normal,
26:38qui de l'extérieur
26:38ressemble à n'importe quel
26:39immeuble de logement.
26:40Et donc,
26:40ce côté stigmatisant
26:41est complètement mis de côté.
26:42En fait,
26:43quand vous venez chez Mobica,
26:44vous déménagez
26:45pour habiter dans un nouvel appartement
26:46qui est le vôtre,
26:47en fait,
26:47dans un immeuble normal.
26:48Il y a la question du prix aussi,
26:50qui est souvent
26:51l'un des principaux freins,
26:52notamment pour les résidences seniors.
26:53C'est ce qui fait
26:54votre différence.
26:55Oui,
26:55nous revendiquons le fait
26:56d'être une solution
26:57de logement abordable.
26:59Je vais vous donner un exemple.
27:00Les loyers,
27:01chez nous,
27:01sont généralement
27:02en dessous de 1 000 euros
27:03pour un T2.
27:04Là où,
27:04pour une résidence
27:05service senior,
27:06les loyers vont plutôt
27:07tourner autour de 1 200,
27:081 300 euros
27:09pour un T2.
27:10Et vous allez payer plus cher
27:11si vous êtes deux personnes,
27:12par exemple,
27:12dans l'appartement.
27:13Si vous vivez en couple,
27:14vous allez payer un surcoût
27:15dans une résidence senior
27:16que vous ne payez pas chez nous
27:17puisque vous louez un appartement
27:18qui est le vôtre
27:19et vous habitez
27:19avec qui vous voulez
27:20dans votre appartement,
27:21toujours pour le même loyer,
27:22en fait.
27:23Comment est-ce que
27:23votre modèle économique
27:25tient-il ?
27:26Alors,
27:27on a supprimé
27:28tous les coûts superflus.
27:29On n'a pas de présence humaine
27:3024 heures sur 24,
27:31ce qui est un atout
27:33des résidences seniors.
27:33Pas de restauration.
27:34On n'a pas de restauration,
27:35on n'a pas de parties communes
27:36qui sont coûteuses à construire
27:37et coûteuses à exploiter.
27:38Donc,
27:38on a supprimé
27:39tous ces coûts
27:39qui sont finalement
27:40des coûts inutiles
27:41puisque les services
27:42proposés par certaines résidences seniors
27:44sont finalement
27:45très peu utilisés
27:45par les personnes
27:46qui sont locataires chez eux.
27:48Et donc,
27:48on a supprimé
27:48ces coûts superflus
27:49qui nous permettent
27:50d'avoir des coûts
27:50d'exploitation moins élevés
27:51et qui donc nous permettent
27:52de proposer des loyers
27:53moins élevés.
27:54Merci beaucoup,
27:55Alain Baranès,
27:56directeur général
27:56de MomiCat.
27:57C'est un plaisir.
27:59Merci à Camille Rewal
28:00qui produit cette émission.
28:02On se retrouve
28:02dans deux semaines
28:03pour un nouveau numéro
28:04de Santé Futur.
28:10Sous-titrage Société Radio-Canada