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Mercredi 21 octobre 2026, retrouvez Alexandre Vallée (chef de service d'Epidémiologie et de Santé Publique,, Hôpital Foch), Sandrine Pérol (Gynécologue, Hôpital Port-Royal) et Mathilde Nême (Cofondatrice, Omena) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l
00:13'avenir de la santé.
00:14Aujourd'hui, on s'intéresse à la ménopause.
00:17Chaque année en France, environ 500 000 femmes entrent dans cette nouvelle étape de leur vie.
00:21Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fatigue, pour certaines les symptômes peuvent être invalidants
00:27et pourtant leur prise en charge reste insuffisante.
00:30Le 15 octobre, le gouvernement a organisé les premières assises nationales de la ménopause
00:35avec l'ambition de faire évoluer les pratiques.
00:38Alors comment mieux identifier et traiter les symptômes, quels sont les risques pour la santé à long terme
00:43et comment construire un véritable parcours de soins adapté aux besoins de chaque femme ?
00:48On en parle avec nos deux invités, le docteur Sandrine Perrol, gynécologue médicale à l'hôpital Port-Royal
00:54et le docteur Alexandre Vallée, chef du service d'épidémiologie et de santé publique à l'hôpital Foch.
01:00Il pilote notamment Climataire, une vaste étude sur la ménopause
01:04qui prévoit de suivre plus de 100 000 femmes pendant 10 ans.
01:08Avec Camille, nous reviendrons sur les annonces de la ministre de la Santé
01:11mais aussi sur les échanges en coulisses des assises et les attentes des professionnels de terrain.
01:17Enfin, notre pépite santé, c'est Omena, une application qui aide les femmes à mieux comprendre et vivre leur ménopause.
01:23Elle compte déjà plus de 400 000 utilisatrices en France.
01:31Bonjour à tous les deux, bienvenue dans Santé Futur.
01:33Bonjour.
01:34Docteur Alexandre Vallée, je commence avec vous.
01:36Le 15 octobre, se sont tenues les premières assises de la ménopause.
01:40Je le disais, vous y étiez.
01:41Comment expliquer que la ménopause soit restée aussi longtemps à un sujet secondaire de santé publique ?
01:48Je dirais que déjà, la ménopause, ce n'est pas une pathologie, ce n'est pas une maladie.
01:52C'est un état physiologique, les études médicales sont formées pour traiter les maladies.
01:59Déjà, c'est un premier état de fait.
02:01Deuxièmement, on s'est beaucoup intéressé pendant de nombreuses années à l'état de santé des hommes principalement,
02:06plus une masculinisation essentiellement de la formation médicale que des hommes.
02:11Ce qui fait qu'on pourrait se dire que la ménopause est passée sous les radars pendant de nombreuses années.
02:16Aujourd'hui, ça commence à changer parce que vous avez une féminisation de la médecine.
02:20Des sujets, en fait, santé féminine qui deviennent importants, où on observe, notamment dans les essais cliniques, etc.,
02:25une différence entre les femmes et les hommes sur le plan de la santé.
02:28Et donc, il y a une vraie généralisation et aussi de nouvelles formations qui apparaissent dans les cursus médicaux.
02:32Docteur Sandrine Perrol, la ménopause ne survient pas du jour au lendemain.
02:37Elle est précédée d'une période de transition qu'on appelle la périménopause.
02:41Quels sont les premiers signes ?
02:43Alors, effectivement, la périménopause, c'est toute la période qui précède la ménopause.
02:46La ménopause, je vous le rappelle, c'est vraiment une définition clinique, c'est-à-dire que c'est des
02:50symptômes.
02:50C'est l'arrêt définitif des règles, donc pendant au moins un an.
02:54Et donc, la périménopause, c'est toute la période qui précède cet arrêt définitif d'un an des règles
02:59et qui est décrite. En fait, il y a plusieurs types de symptômes.
03:02D'abord, il y a souvent un trouble de la régularité ou de l'abondance des règles chez les femmes.
03:07Et il peut y avoir aussi, pendant cette période-là, un panel de symptômes.
03:11qui vont s'alterner, soit des signes d'hypofonctionnement des ovaires,
03:15c'est-à-dire que les ovaires ne fabriquent pas assez d'oestrogènes.
03:17Et donc, on va pouvoir déjà, dans cette période-là, voir des femmes qui rapportent des bouffées vasomotrices,
03:22des troubles du sommeil, etc.
03:24Et à l'inverse, des périodes où les ovaires vont hyperfonçonner,
03:27avec des sensations d'hyper-eustradiolemie, des tensions mammaires, des saignements anormaux.
03:32Donc, il y a vraiment cette alternance de symptômes qui est possible en périménopause.
03:36Donc, toute la période qui précède et qui peut être une période assez longue.
03:39Dans la vie des femmes, c'est très difficile de savoir combien de temps elle va durer chez chaque femme
03:43différente.
03:44Selon les chiffres du ministère de la Santé, 87% des femmes de 50 à 65 ans présentent au moins
03:49un symptôme.
03:50Et 20 à 25% connaissent des troubles sévères qui affectent fortement leur qualité de vie.
03:55Comment évaluer la gravité de ces symptômes ?
03:58La gravité des symptômes, elle est évaluée vraiment à l'échelle individuelle.
04:02Et dès lors que la femme, elle décrit une altération dans son mode de vie, un impact sur son quotidien,
04:07on va considérer que c'est des symptômes qui sont sévères.
04:09Et c'est à partir de là qu'il faut envisager une prise en charge médicale ?
04:12Et c'est à partir de là que se discute d'autant plus une prise en charge médicale.
04:16Mais je pense que, même chez des femmes qui sont peu symptomatiques,
04:19je pense qu'il faut savoir pouvoir le dire à un professionnel de santé
04:22pour évaluer comment on peut moduler ses effets et éviter qu'ils deviennent gênants au quotidien.
04:30Docteur Alexandre Vallée, je le disais en introduction,
04:32vous pilotez à l'hôpital Foch l'étude climataire,
04:35qui ambitionne de suivre plus de 100 000 femmes.
04:38Qu'est-ce que cette étude doit permettre de mieux comprendre sur la ménopause ?
04:41Alors nous, c'est une étude qu'on a lancée dans le cadre de la création,
04:44il y a un an, de l'Institut de la santé de la femme et de la fertilité à Foch,
04:48dirigé par le professeur Jean-Marc Ayoubi,
04:50où on a voulu vraiment faire un état des lieux de la santé des femmes autour de la ménopause
04:55afin de comprendre les différents déterminants, les parcours de santé,
04:59les facteurs de vulnérabilité,
05:01pour avoir une vision non seulement médicale, mais aussi sociétale,
05:06de l'impact de la ménopause sur la santé des femmes.
05:09La ménopause peut aussi avoir des conséquences sur la santé à plus long terme.
05:12Tout à fait.
05:13Quels sont les risques encore insuffisamment pris en compte ?
05:17Les risques insuffisamment pris en compte, déjà, c'est la santé cardiovasculaire.
05:21C'est la première cause de mortalité chez les femmes.
05:23Aujourd'hui, il faut le prendre en considération.
05:26Une mauvaise ménopause, c'est-à-dire avec des symptômes mal pris en charge,
05:29mal accompagnés, vont être accompagnés d'un sur-risque cardiovasculaire.
05:33Mais aussi, si on regarde, il y a tout ce qui est les questions d'ostéoporose,
05:36avec les douleurs articulaires.
05:37Il y a aussi tout ce qui est santé-cognition, notamment,
05:40où on regarde que vous avez une ménopause précoce,
05:42où vous êtes à sur-risque d'avoir des problématiques de démence plus ultérieures.
05:46Mais aussi, il y a toutes les problématiques de vision,
05:48avec les sécheresses oculaires, les troubles de la libido,
05:53et aussi, surtout, une altération de la qualité de vie,
05:55qui peut être majeure chez beaucoup de femmes.
05:57Et ça, ça passe encore largement sous les radars, ce lien ?
06:00Alors, si tu veux...
06:01Je pense qu'effectivement, il commence à y avoir des sujets,
06:04des informations beaucoup plus précises, comme on l'a dit tout à l'heure,
06:06vraiment sur le sujet de la femme.
06:08Le cardiovasculaire, on a de plus en plus de données.
06:10Sur l'os, on a de plus en plus de données.
06:12En fait, ce qu'on découvre, c'est que les hormones,
06:14elles ont des influences sur multiples organes.
06:18Et donc, je pense qu'on n'a pas tout découvert et pas tout compris encore
06:20sur l'impact des oestrogènes sur le plan systémique chez la femme, en effet.
06:26C'est vraiment une atteinte systémique, je dirais.
06:28C'est-à-dire qu'il ne faut pas juste regarder la ménopause
06:30comme une atteinte de la santé reproductive.
06:32C'est vraiment quelque chose qui va atteindre l'entièreté du corps des femmes.
06:36Et donc, il doit être pris en charge de manière globale.
06:39Parmi les annonces du gouvernement figure le renforcement de mon bilan prévention,
06:43notamment entre 45 et 50 ans,
06:45et l'ouverture de négociations pour créer une consultation longue ménopause
06:49avec les sages-femmes.
06:52Que devrait contenir cette consultation ?
06:54Alors, la consultation longue ménopause,
06:56elle avait effectivement été proposée.
06:58Pour l'instant, elle n'est pas encore mise en place concrètement.
07:01Cette consultation longue ménopause,
07:02elle nous paraît vraiment indispensable.
07:05Parce que, voilà, encore une fois,
07:07on l'a dit tout à l'heure, il y a la question des symptômes.
07:09Mais en fait, c'est la partie un peu émergée de l'iceberg
07:11avec toutes les problématiques de santé
07:13qu'il va falloir pouvoir évaluer
07:15sur cette période de vie charnière
07:17et mettre en place des mesures de prévention
07:19pour éviter les maladies plus longs cours.
07:22Donc, je pense qu'il y a vraiment...
07:23Cette consultation longue, elle est vraiment charnière,
07:25elle est vraiment importante.
07:27Après, la discussion, voilà,
07:28c'est que c'est une consultation, comme on l'a vu,
07:30qui doit être multichamps.
07:34La question, voilà, d'une ouverture
07:36et donc d'une vision médicale
07:38de la prise en charge globale des femmes,
07:40elle doit être hyper importante à ce moment
07:42de la prise de la santé des femmes.
07:45Donc, vraiment, c'est une consultation
07:47qui est extrêmement importante
07:49et qui doit être vraiment très ouverte
07:52et très globale sur la prise en charge
07:53de la santé en général des femmes.
07:56Docteur Alexandre Vallée, pour être efficace,
07:57cette consultation devrait être aussi accessible.
08:00Comment s'assurer que toutes les femmes
08:02puissent en bénéficier,
08:03y compris sur des territoires
08:05où l'accès aux soins, on le sait, est difficile ?
08:07Alors, à mon sens,
08:09la prise en charge de la ménopause,
08:10ça doit être quelque chose de pluridisciplinaire.
08:12C'est-à-dire, c'est une concordance
08:13entre tous les professionnels de santé,
08:15à la fois le gynécologue médical,
08:16mais aussi le médecin traitant,
08:17les sages-femmes.
08:18On peut aller jusqu'au kiné, au psychologue,
08:20de telle manière à ce que l'ensemble
08:22des professionnels puissent interagir entre eux
08:24dans cette prise en charge globale de la santé.
08:27Après, on peut se poser aussi la question
08:28des nouveaux outils numériques
08:30pour accéder au maximum à l'entièreté des femmes,
08:32leur donner l'ensemble des informations possibles
08:34dans les déserts médicaux,
08:35de se dire, voilà,
08:36on peut avoir que la téléconsultation
08:37pour essayer de développer ce genre d'outils.
08:40Donc, il y a plein de panels aujourd'hui
08:41qu'on peut utiliser pour essayer de pallier
08:43aux déserts médicaux,
08:45au manque de professionnels,
08:46mais aussi, je pense qu'il y a deux choses,
08:48c'est l'information des participants,
08:50enfin des femmes en général,
08:51mais aussi des professionnels de santé,
08:52quels qu'ils soient.
08:53Donc ça, je pense que c'est déjà
08:54en donnant une acculturation
08:56à la population et aux professionnels.
08:58Notamment du côté de la médecine générale,
09:00le premier rempart ?
09:01En fait, il faut voir le médecin,
09:02à mon sens,
09:03le médecin traitant
09:03comme le coordonnateur des soins.
09:04Donc, c'est vraiment un pilier qui est important.
09:06Et donc, qu'ils soient à la fois informés,
09:08qu'ils informent leurs patientes,
09:09mais aussi que les patientes
09:10soient elles-mêmes informées de leur santé,
09:12qu'elles arrivent à être proactives
09:13sur leur santé.
09:14C'est ça, à mon avis, qui est majeur.
09:17Docteur Sandrine Perrol,
09:18les traitements hormonaux sur la ménopause
09:20ont longtemps suscité des inquiétudes,
09:22notamment concernant les risques
09:23de cancer de sein
09:24et les risques cardiovasculaires.
09:26Les connaissances scientifiques ont évolué,
09:28mais les réticences restent importantes.
09:31Quelle est aujourd'hui la place
09:33des traitements hormonaux ?
09:34Alors, effectivement, malheureusement,
09:35il reste, malgré toutes les données
09:37qu'on a eues à la suite
09:38des grandes affaires du début d'année 2000,
09:41il reste une grande réticence
09:42sur les traitements.
09:43Maintenant, en fait,
09:44il faut bien comprendre
09:44que les traitements qu'on utilise,
09:46nous, en France,
09:47ils ne sont pas du tout
09:49ceux qui avaient pu être à l'origine
09:51des problématiques
09:52dans les études
09:53des débuts des années 2000.
09:54Et en fait, c'est des risques
09:55qui sont beaucoup mieux compris,
09:57beaucoup moindres
09:58par rapport à ce qui a été analysé
10:00dans ces études antérieures.
10:02Et donc, en fait, maintenant,
10:03on sait beaucoup mieux
10:05prescrire le traitement hormonal
10:06pour qu'il soit le plus
10:08sécuritaire possible
10:08pour les femmes,
10:09tant sur le plan mammaire
10:10que sur le plan cardiovasculaire.
10:12Et donc, là,
10:13ce qu'il faut bien rappeler,
10:14c'est que le traitement hormonal
10:15de la ménopause,
10:16ça reste le traitement
10:17de première intention
10:19pour les syndromes climatériques,
10:21c'est-à-dire l'ensemble
10:22des symptômes
10:22que les femmes peuvent avoir
10:24au moment de la ménopause.
10:26Et surtout, ça a aussi un rôle
10:28dans la prévention
10:29et dans le traitement
10:30de l'ostéoporose
10:31chez la femme
10:32en début de ménopause.
10:33Donc, ça reste un traitement
10:34vraiment de première ligne,
10:36tant en termes d'efficacité
10:37que de choix
10:38pour la patiente
10:40chez les femmes jeunes.
10:42Après, comme toujours,
10:43on évalue la balance
10:44entre les bénéfices
10:45attendus du traitement
10:46et les risques individuels
10:48à chaque patiente.
10:49Mais vraiment,
10:50on connaît beaucoup,
10:51beaucoup mieux
10:51les traitements
10:52et on sait vraiment
10:53limiter au maximum
10:54l'impact vasculaire
10:56ou mammaire.
10:57D'ailleurs,
10:58le gouvernement a demandé
10:59à la Haute Autorité de Santé
11:00d'étudier les conditions
11:01dans lesquelles
11:02les sages-femmes
11:02pourraient être autorisées
11:03à prescrire ces traitements.
11:06C'est une évolution
11:07qui est souhaitable,
11:08selon vous ?
11:09Alors, c'est un long débat,
11:10je pense.
11:11La difficulté,
11:13c'est que,
11:14comme on l'a pu
11:15le soulever tout à l'heure,
11:17la ménopause
11:17et donc l'évaluation
11:18du traitement hormonal
11:20de la ménopause,
11:21c'est une évaluation
11:21qui doit être vraiment globale
11:23sur les risques vasculaires,
11:26mammaire,
11:27les bénéfices attendus
11:28au niveau osseux.
11:29Donc, la difficulté,
11:30c'est qu'il faut avoir
11:31une formation
11:31qui soit multisystème,
11:36encore une fois.
11:37À l'heure actuelle,
11:38la formation des sages-femmes
11:39n'est pas orientée
11:41dans cette prescription
11:42du traitement hormonal
11:43de la ménopause.
11:45Comment est-ce qu'on
11:46pourrait pallier
11:46quelles sont les solutions
11:48pour pouvoir ouvrir
11:50cette prescription ?
11:51Je pense qu'il y a encore
11:52beaucoup de points
11:52à discuter
11:53sur cette modalité-là.
11:56S'agissant de la ménopause
11:58et le travail,
12:00elle survient souvent
12:01à une période
12:02où les femmes
12:03sont encore pleinement engagées
12:04dans leur vie professionnelle.
12:06Les patientes vous parlent
12:07des conséquences
12:08de leurs symptômes
12:08sur leur travail ?
12:10En fait, effectivement,
12:11les symptômes vont avoir
12:12un impact sur chaque pan
12:13de leur vie
12:14et notamment sur le travail
12:15avec certaines patientes
12:16qui vont avoir
12:16l'impression d'avoir
12:18au niveau cognitif
12:19une diminution des performances
12:20sur le plan cognitif,
12:21de la fatigue.
12:22Et tout ça,
12:23ça va forcément impacter
12:24leurs conditions de travail.
12:26Donc là-dessus,
12:27je veux dire,
12:27il y a différents axes.
12:29Je pense qu'il faut,
12:29encore une fois,
12:30comme on l'a dit,
12:31informer.
12:32Informer les populations.
12:34Informer dans le milieu
12:35du travail aussi.
12:36Je pense que c'est important
12:37de pouvoir exprimer
12:38les choses
12:38et que ça ne reste pas
12:39un tabou sur les symptômes,
12:41sur la période
12:42qu'on vit en ce moment.
12:43Et puis,
12:43encore une fois,
12:44informer les femmes
12:45et leur dire que
12:46dans les situations
12:47où ça devient invalidant,
12:47il faut pouvoir discuter
12:49de quelle thérapeutique
12:50on peut mettre en place.
12:51Il y a le traitement hormonal,
12:52il y a d'autres
12:52alternatives thérapeutiques.
12:54Donc, je veux dire,
12:55on a des solutions
12:56en 2026 à proposer
12:57aux femmes
12:58qui ont un impact
12:59sur la qualité de vie.
13:00Il ne faut pas hésiter.
13:01D'ailleurs,
13:01votre étude climataire
13:02s'intéresse aux conséquences
13:04de la ménopause
13:04sur la vie professionnelle
13:05des femmes.
13:06Qu'est-ce que vous donnez,
13:07révèle ce sujet ?
13:09Nous, on a observé
13:10que près de 19% des femmes
13:12déclaraient un impact majeur
13:13ou important
13:14de la ménopause,
13:15des symptômes de la ménopause
13:16sur leur milieu du travail,
13:17ce qui n'est pas négligeable.
13:18Et près de 10% d'entre elles
13:20avaient eu au moins
13:21un arrêt de travail
13:21pendant l'année
13:22à cause des symptômes
13:24de la ménopause.
13:25C'est-à-dire qu'une femme sur 10
13:25a un arrêt de travail
13:27juste à cause
13:28de sa propre ménopause.
13:30À côté de ça,
13:30on voit que la majorité
13:31d'entre elles
13:33souhaite des informations
13:35dans leur lieu de travail
13:36sur la santé féminine,
13:37c'est-à-dire les menstruations,
13:38mais aussi la ménopause.
13:40Et qu'il y a un vrai besoin
13:42de discours,
13:43de dialogue,
13:43déjà pour lever ce tabou
13:45sur la ménopause
13:45au sein même du travail.
13:47Parce que ça revient encore
13:47aujourd'hui,
13:48une femme ménopausée,
13:49c'est-à-dire qu'elle est âgée,
13:50elle est vieille,
13:51donc on va dire
13:51qu'elle ne sert plus à rien.
13:53Et ça, c'est un discours
13:54qu'il faut qu'on arrive
13:54à supprimer
13:55et qu'on arrive à discuter
13:57normalement de ménopause
13:58parce que c'est un état normal
13:58chez la femme.
13:59Et alors justement,
14:00comment les entreprises
14:01peuvent-elles mieux
14:02accompagner ces femmes
14:02sans les stigmatiser ?
14:04Alors, il y a déjà
14:05la santé au travail
14:05qui peut agir.
14:07Après, il y a aussi
14:08donner de l'information,
14:09faire intervenir
14:10des professionnels de santé
14:11au sein du milieu du travail
14:12pour éviter cette stigmatisation
14:13et parler des vulnérabilités
14:15que les femmes peuvent subir
14:17à ces moments-là.
14:18Parfois, pourquoi pas
14:19aménager les postes de travail ?
14:20Ça, c'est vraiment
14:20des discussions, à mon avis,
14:21dans les branches professionnelles
14:22à réfléchir.
14:23Parce que vous avez,
14:24quand vous avez des symptômes,
14:25par exemple des bouffées de chaleur
14:25qui se viennent très tôt le matin,
14:27vous n'êtes pas forcément
14:27efficace à votre travail.
14:29Donc, est-ce qu'on ne peut
14:29pas aménager les horaires ?
14:30Il y a des grandes questions
14:31qu'on peut se poser derrière
14:32en vue d'inéquité,
14:33à mon sens,
14:34entre les femmes et les hommes.
14:36Une campagne de sensibilisation
14:37est annoncée pour janvier 2027
14:39et de nouvelles recommandations
14:40sont attendues.
14:41Qu'est-ce que vous en attendez ?
14:43C'est majeur et important,
14:45à mon sens,
14:45de donner de l'information.
14:47Alors, il faut une information
14:48qui ne soit pas stigmatisante,
14:49qui soit éclairante,
14:49c'est-à-dire à la fois pour les femmes
14:51mais aussi pour les hommes
14:52parce que les hommes
14:53doivent aussi comprendre
14:53ce que c'est que la ménopause.
14:55À mon avis,
14:56il faut que cette communication
14:57touche le grand public
14:58mais ça dure aussi
14:59sur les réseaux sociaux
14:59parce qu'il faut informer
15:01les jeunes filles
15:02dès le plus jeune âge
15:03de ce qu'est la ménopause
15:04et comment l'appréhender.
15:05Pourquoi c'est important
15:06que les jeunes filles
15:07se sentent concernées
15:08par la ménopause ?
15:08Parce qu'en fait,
15:09il ne faut pas prendre en charge
15:09la ménopause au dernier moment.
15:11C'est-à-dire,
15:11il faut déjà commencer
15:11à l'anticiper.
15:12Vous avez des ménopause
15:13précoces avant 40 ans
15:14et donc c'est comme ça associé
15:15à des maladies chroniques
15:16qui peuvent arriver derrière
15:17en fonction de votre état.
15:19Déjà de comprendre,
15:20déjà, un,
15:21son propre corps,
15:21comment il fonctionne.
15:22Ça, c'est majeur.
15:23Deuxièmement,
15:23c'est comment l'anticiper.
15:25Ça veut dire arriver,
15:26par exemple,
15:26la périménopause,
15:27c'est une phase majeure.
15:29C'est-à-dire que la périménopause,
15:29c'est 4 ans.
15:30Une ménopause précoce,
15:30ça s'anticipe ?
15:31Alors, pas forcément.
15:34Ça dépend des femmes.
15:36Je suis rebondie,
15:37je suis tout à fait d'accord.
15:38Je pense qu'en fait,
15:39on explique aux jeunes enfants
15:41ce que ça va être la puberté,
15:43etc.
15:43Il faut expliquer,
15:44en fait,
15:45qu'est-ce qui va se passer
15:46au long cours
15:46pour qu'effectivement,
15:47justement,
15:48une femme qui,
15:49finalement,
15:49a des troubles du cycle
15:50alors qu'elle est très jeune,
15:51elle soit alertée,
15:52elle consulte.
15:53Et c'est comme ça
15:53qu'on va prendre en charge
15:54de façon optimale
15:55et de façon la plus précoce possible.
15:57Donc, effectivement,
15:57on a un peu libéré le sujet
15:59sur toutes les problématiques
16:00de puberté.
16:01Ça y est,
16:01tout le monde est informé.
16:02Qu'est-ce qui se passe
16:03à la puberté, etc.
16:04Mais en fait,
16:04ce qui se passe après,
16:05il y a un manque cruel
16:06d'informations.
16:07Oui, ça reste tabou.
16:08Voilà,
16:09même les plus jeunes,
16:10sur le fonctionnement
16:11des ovaires,
16:12comment ça se passe
16:12et qu'est-ce qui va se passer
16:13par la suite.
16:14Surtout qu'avec l'allongement
16:15de l'espérance de vie,
16:16les femmes vont vivre
16:17plus longtemps en ménopause
16:18que sous une phase
16:20de santé reproductive.
16:21Donc, c'est vraiment
16:22quelque chose
16:22où aujourd'hui,
16:24on pourrait dire
16:24à l'école
16:25ou à l'université,
16:26doit être abordé.
16:27Ça veut dire,
16:27on parle de la santé des femmes,
16:28c'est-à-dire de la vie
16:29de tous les jours,
16:30de l'être humain.
16:30Donc, ça veut dire
16:31qu'il faut aborder
16:32les menstruations,
16:32comment elles apparaissent,
16:33la puberté.
16:34Les questions de fertilité aussi,
16:35on en parle dans les plans
16:36fertilité beaucoup,
16:37c'est comment informer
16:38les femmes et les couples
16:39sur la baisse
16:41de la fertilité, etc.
16:42Donc, derrière,
16:43pourquoi ne pas aborder
16:43les questions de ménopause
16:44de manière tout à fait naturelle ?
16:46Merci beaucoup à tous les deux.
16:47Restez avec nous,
16:48on passe à la chronique de Camille.
16:54On vient de parler
16:54des enjeux médicaux
16:55et des mesures annoncées
16:56par le gouvernement.
16:57Qu'est-ce qui s'est dit sur place ?
16:59Camille, tu étais aux assises
17:00de la ménopause.
17:01Qu'est-ce qui t'a le plus marqué ?
17:03Alors, ce qui m'a le plus marqué,
17:04c'est cet élan
17:05de solidarité collective
17:06que j'ai pu voir sur place
17:07sur un sujet auparavant
17:09réservé aux femmes
17:10et encore à une certaine
17:11catégorie de femmes
17:13avec une ligne directrice,
17:14ne plus jamais laisser
17:15les femmes seules
17:16face à la ménopause.
17:17Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
17:1951% seulement des femmes
17:21estiment être bien informées
17:22sur le sujet.
17:23Un sujet qui nous concerne
17:25pourtant toutes et toutes
17:26et qui reste tabou,
17:28surtout dans le monde du travail.
17:30Donc, vous en avez beaucoup parlé
17:31sur les conséquences
17:32que cela représente.
17:33C'était d'ailleurs l'objet
17:34de la première table ronde
17:36dont l'actrice Linda Hardy
17:38a pris la parole.
17:39Elle a fait de la ménopause
17:40son cheval de bataille
17:41et elle illustre très bien
17:43les tabous que cela représente
17:44dans le monde du travail.
17:46C'était déjà il y a 7-8 ans,
17:48j'étais sur mon lieu de travail
17:49et moi, de manière assez naturelle,
17:51quand j'avais une bouffée de chaleur,
17:52je dis, oh là là,
17:53j'ai ma bouffée de chaleur,
17:54c'est la ménopause
17:55ou c'est la pré-ménopause.
17:56Et à ce moment-là,
17:57j'ai vu le regard autour de moi
18:01un peu gênée,
18:02genre, oups,
18:03elle nous parle d'un truc,
18:05vachon.
18:05Et en fait,
18:06j'ai compris
18:06que le sujet était vraiment tabou.
18:08Là, j'arrive,
18:09j'ai 45 ans,
18:10je vais avoir cette ménopause
18:12tout le reste de ma vie
18:13et en fait,
18:13je ne pourrais pas en parler.
18:14Les femmes ne peuvent pas arriver
18:16avec des symptômes
18:18d'anxiété,
18:20de mal-être
18:20qui sont liés
18:21à cette modification hormonale
18:23et s'entendre prescrire
18:24des antidépresseurs
18:25comme si elles étaient folles.
18:27Donc c'est l'un des sujets
18:28qui est ressorti de ces assises,
18:30bien informé
18:30et vous avez encore une fois
18:31insisté sur ce point,
18:33sur les conséquences
18:34de la ménopause,
18:34surtout au sein des entreprises.
18:36Jean-Pierre Farandou,
18:37le ministre du Travail,
18:38était présent
18:38et lui,
18:39il a vraiment insisté
18:40sur le fait
18:41que le monde du travail
18:42a été pensé
18:42pour et par les hommes
18:44et qu'il est de notre responsabilité
18:46collective
18:46de faire en sorte
18:47que les femmes
18:48puissent s'épanouir professionnellement
18:50à tous les âges de leur vie.
18:51Pour la ministre de la Santé,
18:53c'était également
18:53ce même constat
18:55avec, pour elle,
18:56elle a été plus loin
18:56dans ce sujet-là
18:57en expliquant
18:58que la ménopause
18:59pouvait être une chance
19:00à condition
19:01de bien l'anticiper.
19:03Il faut qu'il y ait
19:04de la prévention
19:06mais qui se passe
19:07en fait
19:07dès l'enfance.
19:08C'est-à-dire
19:09qu'on considère
19:09que les femmes
19:10quand elles ne sont plus
19:11en capacité
19:12de faire des enfants
19:12servent encore
19:13à quelque chose
19:13et puis surtout
19:14que cette prévention
19:15elle est lieu
19:15d'un point de vue
19:17prévention de la santé
19:18ça c'est tout
19:18l'engagement qu'on a
19:19avec les bilans
19:20de prévention
19:21avec la prévention au travail
19:23parce qu'on voit bien
19:23que le retentissement
19:24de la ménopause
19:25entraîne de la fatigue
19:26des troubles de santé mentale
19:28ou une prise de poids
19:30si on est au courant avant
19:31on peut anticiper.
19:33Donc au final
19:34ce sont 13 mesures concrètes
19:35qui ont été annoncées
19:36lors de ces assises
19:37parmi les mesures
19:38dont vous avez parlé
19:40entre autres
19:41laquelle vous semble
19:42aujourd'hui
19:43la plus urgente
19:44à mettre en place
19:45Sandrine Perrol par exemple ?
19:47Moi je pense
19:48qu'il faut informer
19:49il faut discuter
19:50il faut informer les femmes
19:51il faut former
19:52les professionnels de santé
19:53à cette situation
19:56de vie
19:57je pense que c'est vraiment
19:59le point
20:00vraiment central
20:01de la suite
20:02pour la prise en charge
20:03de la ménopause
20:03en France.
20:05Et Alexandre Vallée
20:06vous qui étiez présent
20:06justement aux assises
20:07quel sujet par exemple
20:10n'a pas été abordé sur place
20:11et mérité
20:11de l'attention également ?
20:13Oui c'est compliqué
20:13comme question
20:14mais c'est d'abord
20:15l'information et la formation
20:16après ça touche
20:17l'ensemble en fait
20:18des français
20:19parce qu'on pourrait
20:20parler aussi
20:20de la fonction publique
20:21par exemple
20:21plus de 5 millions
20:22de fonctionnaires
20:2370% de femmes
20:24donc en fait
20:24on voit vraiment
20:25le vieillissement
20:26c'est prendre en charge
20:28bien la ménopause
20:29c'est accompagner
20:29son bien vieillir
20:30donc c'est vraiment
20:31une information
20:32et une formation
20:33des professionnels
20:33avant tout.
20:35Merci Camille
20:36merci à tous les deux
20:37docteur Alexandre Vallée
20:39chef du service
20:39d'épidémiologie
20:40et de santé publique
20:41à l'hôpital Foch
20:41et le docteur
20:42Sandrine Perrol
20:43gynécologue médical
20:44à l'hôpital Port-Royal
20:45merci d'avoir été avec nous
20:47on passe tout de suite
20:47à la pépite santé
20:52On a évoqué
20:54la nécessité
20:55de mieux informer
20:56et de mieux accompagner
20:57les femmes
20:57mais entre deux
20:58consultations médicales
20:59beaucoup cherchent aussi
21:00des réponses
21:01à leurs questions
21:02du quotidien
21:03comment comprendre
21:04leurs symptômes
21:04trouver des informations
21:05fiables
21:06et savoir à quel moment
21:08consulter
21:08c'est précisément
21:09ce que propose
21:10Omena
21:11une application dédiée
21:12à l'accompagnement
21:13des femmes
21:14pendant la ménopause
21:15elle est déjà utilisée
21:16par plus de 400 000 femmes
21:17en France
21:18et proposée
21:19par 150 entreprises
21:20et organismes partenaires
21:21pour en parler
21:22j'accueille
21:23Mathilde Nem
21:25cofondatrice
21:26d'Omena
21:26bonjour
21:27et bienvenue
21:27dans Santé Futur
21:28Mathilde
21:29bonjour
21:30quel manque
21:32est-ce que vous avez
21:33identifié
21:34dans le parcours
21:34de santé
21:35de ces femmes
21:36alors quand
21:37quand on s'est créé
21:38je pense que c'est
21:39toujours le cas
21:39aujourd'hui
21:39les femmes
21:40critiquaient
21:41le manque d'informations
21:42qui étaient disponibles
21:43sur le sujet
21:43de la ménopause
21:45aujourd'hui
21:46c'est vrai
21:46qu'il y a de plus en plus
21:47d'informations
21:47sur le sujet
21:48sur les réseaux sociaux
21:49etc
21:49mais est-ce que c'est
21:49de l'information de qualité
21:51donc voilà
21:51nous c'est ce qu'on essaye
21:52de proposer
21:53dans notre application
21:54et puis après
21:55c'est vrai que
21:55comme vous le disiez
21:56entre deux consultations
21:58les médecins
21:59souvent recommandent
22:00de mettre l'accent
22:02sur l'hygiène de vie
22:03donc la nutrition
22:03l'activité physique
22:04la gestion du stress
22:06tout ça peut avoir
22:07un vrai impact
22:08sur les symptômes
22:09de ménopause
22:09mais c'est vrai que
22:10ça tout le monde le sait
22:11mais les femmes
22:11ont peut-être besoin
22:12d'être un peu plus
22:13accompagnées là-dedans
22:13et donc on propose
22:15des programmes
22:15d'accompagnement
22:16quotidien aussi
22:17en plus de toute
22:18l'information médicale
22:19aux femmes
22:19pour les aider
22:20en fait à mieux traverser
22:22cette période de vie
22:23et alors justement
22:24lorsqu'une femme
22:24télécharge Omena
22:26quel service
22:27trouve-t-elle
22:28dans l'application ?
22:29Alors au début
22:30elle répond à un questionnaire
22:31assez long
22:32parce que nous
22:33on a besoin
22:33de savoir pas mal
22:34de choses
22:34sur son profil
22:35donc quels sont
22:36ses symptômes
22:37est-ce qu'elle est
22:37en pré-ménopause
22:38ou déjà ménopausée
22:39donc est-ce qu'elle a
22:40encore ses règles
22:42est-ce qu'elle a
22:42une maladie
22:43qui peut influencer
22:44la prise en charge
22:45de ses symptômes
22:46donc par exemple
22:46un cancer du sein
22:48et donc à partir
22:49de tout ça
22:49on va lui proposer
22:51un programme personnalisé
22:52donc chaque jour
22:53elle reçoit
22:54entre une et cinq séances
22:56en fonction de comment
22:57elle a configuré
22:57son profil
22:58donc des séances
22:59ça peut être
22:59une vidéo d'un médecin
23:01qui explique quelque chose
23:02sur un traitement
23:02ça peut être des conseils
23:03de nutrition
23:04oui donc vous travaillez
23:05vous appuyez sur des professionnels
23:06de santé
23:06des gynécologues
23:07et après il y a aussi
23:08en plus de ça
23:09une messagerie
23:09où elles peuvent poser
23:10des questions
23:11à des médecins spécialistes
23:12à avoir une réponse
23:13dans la journée
23:14donc ça peut bien
23:15combler les trous
23:16du système de santé
23:18où parfois
23:18il faut attendre des mois
23:19pour avoir une consultation
23:20gynéco
23:21donc c'est un abonnement
23:23mensuel
23:23c'est un abonnement
23:24qu'on propose à l'année
23:25mais on peut prendre
23:26l'abonnement mensuel
23:27même si c'est plus intéressant
23:28d'un point de vue financier
23:29d'être sur l'abonnement annuel
23:30mais c'est vrai qu'aujourd'hui
23:32de plus en plus
23:32on essaye de faire en sorte
23:33que ce soit
23:34les entreprises
23:35ou les mutuelles
23:36qui payent l'application
23:37soit pour leurs salariés
23:38soit pour leurs adhérents
23:39pour pouvoir toucher
23:40plus de femmes
23:40on va y revenir justement
23:41quelles sont
23:42les principales préoccupations
23:44de ces utilisatrices
23:45qu'est-ce qui ressort ?
23:48les principales questions
23:49qu'elles se posent
23:50c'est
23:51est-ce que je dois prendre
23:52un traitement hormonal
23:53de ménopause
23:53je dirais
23:54donc il y a une peur
23:55des hormones
23:56quand même
23:57aujourd'hui
23:57qui existe
23:58des réticences
23:59et du coup
24:01les femmes savent
24:02que c'est un traitement
24:03très efficace
24:03mais en même temps
24:04elles ont peur
24:04de s'y mettre
24:05de peur de se faire du mal
24:06d'un point de vue santé
24:07donc on explique
24:08on essaye d'expliquer
24:09la balance bénéfice-risque
24:11du traitement
24:11que dans la plupart des cas
24:13c'est vraiment pas dangereux
24:14et ça peut changer leur vie
24:16ça c'est la question
24:17qui est la plus posée
24:18dans l'application
24:19et sur laquelle
24:19le plus de contenu
24:21sont consommés
24:22après il y a
24:23la prise de poids aussi
24:24qui est un grand sujet
24:25de questionnement
24:25pour les femmes
24:26cette impression
24:27de ne pas rien changer
24:28à son alimentation
24:29et de prendre du poids
24:30ça peut être gênant
24:32stressant
24:32le sommeil
24:35pour ce cas de figure
24:36vous proposez des solutions
24:37oui
24:37en fait sur tous les symptômes
24:39on va proposer
24:40des programmes adaptés
24:41pour pouvoir répondre
24:42à toutes les femmes
24:43et qu'il n'y ait aucune femme
24:44qui arrive sur l'appli
24:45en ayant l'impression
24:45qu'on n'a rien à lui offrir
24:47et justement
24:48qu'est-ce que ça vous apprend
24:49sur les besoins
24:50insuffisamment couverts
24:51qu'est-ce que vous en concluez ?
24:52on en conclut
24:53qu'il y a
24:56beaucoup de médecins
24:57encore malheureusement
24:57aujourd'hui
24:58mais c'est en train de changer
24:59là il y a eu
24:59les assises de la ménopause
25:01il y a quelques jours
25:03soit sont insuffisamment formés
25:04mais moi je pense
25:05que c'est plutôt
25:05la deuxième option
25:06c'est manque de temps
25:08en fait en consultation
25:09pour parler aux femmes
25:11je pense qu'un médecin
25:12qui a un gynécologue
25:13par exemple de ville
25:14qui accorde 15 minutes
25:15de consultation aux patientes
25:16quand il voit une femme
25:17de 50 ans
25:18il va prioriser
25:19la prévention cancer
25:20vérifier qu'elle a bien
25:20fait sa mammographie
25:21etc
25:21donc quand il reste 2 minutes
25:23pour parler de la ménopause
25:24le sujet peut être balayé
25:25assez rapidement
25:26et nous c'est là
25:28qu'on essaye d'intervenir
25:29pour que les femmes
25:31puissent trouver des réponses
25:31à leurs questions
25:32et je le disais
25:33vous travaillez donc
25:34avec 150 clients entreprises
25:35notamment des employeurs
25:36et des mutuelles
25:38qui proposent au MENA
25:39donc à leurs salariés
25:41ou adhérents
25:42adhérentes
25:42pourquoi les entreprises
25:44commencent-elles
25:45à s'emparer du sujet
25:46selon vous ?
25:48déjà les entreprises
25:49sont toujours
25:49à la recherche
25:50de nouveaux sujets
25:51santé
25:52QVCT
25:52donc qualité de vie
25:54et conditions de travail
25:55ou même parfois
25:55nos interlocuteurs
25:56ça peut être la RSE
25:57ou l'équipe diversité
25:58inclusion
26:00donc là
26:01c'est un nouveau sujet
26:02qu'on avait à leur proposer
26:03et puis je pense
26:03qu'ils sont convaincus
26:04par tout l'argumentaire
26:05qu'on leur propose
26:06de dire
26:07le sujet
26:08est symptomatique
26:09pour beaucoup de femmes
26:10il y a très peu
26:11de prise en charge
26:12aujourd'hui
26:12dans notre système
26:13de santé
26:14et puis les symptômes
26:14ne s'arrêtent pas
26:15à la porte du travail
26:16donc les femmes
26:17peuvent être
26:18donc ils n'ont pas
26:18un sujet tabou
26:19voilà
26:19c'est ça
26:20et du coup
26:20ils sont convaincus
26:21par cet argumentaire
26:23et c'est vrai
26:23qu'on a souvent
26:24le retour
26:24de
26:24ils nous disent
26:25c'est un sujet
26:26qui a beaucoup de succès
26:27quand on fait des webinaires
26:28quand on propose
26:29des applications
26:29il y a des centaines
26:30de personnes
26:31qui se connectent
26:31et qui téléchargent
26:33le service
26:34qu'on propose
26:35donc ça montre
26:36vraiment qu'il y a un besoin
26:37et que c'est un sujet
26:38suffisamment nouveau
26:39pour attirer du monde
26:40donc ça marche très bien
26:41aujourd'hui
26:42et dernière question
26:42quelle est votre nouvelle priorité
26:45comment est-ce que vous comptez
26:46faire évoluer
26:47l'offre au MENA
26:48alors donc
26:49c'est vrai que
26:50quand on travaille
26:50avec des entreprises
26:51eux ils sont toujours
26:52en recherche
26:53de nouveaux services
26:54et en fait
26:54ils voient peut-être
26:55la santé des femmes
26:55de manière plus globale
26:56que juste la ménopause
26:57donc souvent les entreprises
26:58nous disent
26:58on est très contents
26:59d'avoir fait la ménopause
27:00on a envie de continuer
27:01mais on aimerait rajouter
27:02d'autres briques de services
27:03autour de cette notion
27:05de santé des femmes
27:06donc on essaie
27:07de développer une plateforme
27:08avec d'autres services
27:09sur d'autres thématiques
27:10de santé des femmes
27:11donc l'endométriose
27:12la maternité
27:13le cancer du sein
27:14le risque cardiovasculaire
27:15soit nous-mêmes
27:16soit en partenariat
27:17avec des structures
27:17qui existent déjà
27:18et qui ont déjà
27:19un service de bonne qualité
27:20et puis on a aussi lancé
27:22Omena en espagnol
27:23et on va lancer
27:24Omena en anglais
27:25aussi à partir de janvier
27:262027
27:27déjà des utilisatrices
27:28espagnoles
27:28et c'est aussi
27:30parce qu'on a des clients
27:31entreprises
27:31qui sont dans ces pays-là
27:32et qui nous demandent
27:33la traduction
27:34donc voilà
27:34le développement international
27:35est un de nos sujets
27:36pour 2027
27:37Merci beaucoup
27:38Merci Mathilde Nem
27:40cofondatrice d'Omena
27:41Bon courage pour la suite
27:42Merci beaucoup
27:43A très bientôt
27:44sur Bsmart4Change