Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 heures
Vendredi 17 juillet 2026, retrouvez Elise Bourgeois (Directrice de la recherche, Ligue Nationale contre l'obésité), Paul-Louis Belletante (CEO, Boli.care), Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;) et Damien Cacaret (Directeur général, RNPC) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03Générique
00:03...
00:08Bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:13Salut Hervé, ravi de te retrouver pour cette dernière de la saison.
00:17Salut Alix.
00:17Aujourd'hui, on s'intéresse à une avancée médicale qui suscite énormément d'espoir,
00:22mais aussi beaucoup de questions.
00:23Les traitements anti-obésité de nouvelle génération.
00:26Les agonistes du GLP-1 comme la semaglutide ou la tirzépatide ont profondément changé la prise en charge de l
00:35'obésité.
00:36Ces médicaments permettent à certains patients d'obtenir des pertes de poids importantes
00:40et leur remboursement en France marque une nouvelle étape dans la reconnaissance de l'obésité
00:45comme une maladie chronique nécessitant une prise en charge médicale.
00:50Mais cette avancée thérapeutique ouvre aussi de nouvelles questions.
00:53Comment intégrer ces traitements dans un parcours de soins durables ?
00:56Comment accompagner les patients dans le temps ?
00:59Et comment éviter que l'accès aux médicaments ne fasse oublier l'importance d'une prise en charge globale ?
01:05Pour en parler aujourd'hui, Santé Futur reçoit Damien Cacaré, docteur en pharmacie, directeur général de RNPC,
01:14un réseau spécialisé dans la rééducation nutritionnelle et psychocomportementale.
01:19Élise Bourgeois est également sur ce plateau, docteur en nutrition, responsable de recherche clinique
01:25à la Ligue nationale contre l'obésité.
01:28Avec eux, nous tâcherons de comprendre si ces traitements constituent une rupture médicale majeure
01:32ou s'ils représentent une nouvelle étape dans un parcours de soins qui doit rester global.
01:36Et dans le scan, Hervé décrypte une équation complexe.
01:39Ces traitements pourraient faire perdre du poids aux patients
01:42tout en faisant grimper la facture pour le système de santé.
01:45C'est parti pour une nouvelle émission.
01:51Bonjour Élise Bourgeois.
01:53Bonjour.
01:53Bonjour Damien Cacaré.
01:54Bonjour Élise.
01:54Bienvenue dans Santé Futur.
01:57Je le disais, avec l'arrivée de ces médicaments,
02:00est-ce qu'on assiste à un changement de modèle dans la façon de traiter l'obésité ?
02:06Il commence.
02:07Damien, je vous sens partant.
02:09Effectivement, c'est une avancée majeure, ces médicaments.
02:12Jusqu'à présent, il n'y avait pas de médicaments véritablement qui prenaient en charge cette pathologie,
02:18qui est une vraie pathologie chronique.
02:19On parle du surpoids et de l'obésité.
02:21C'est une avancée parce que, pour la première fois,
02:25on a des molécules qui agissent spécifiquement sur cette perte de poids
02:29et qui ont des autorisations de mise sur le marché avec un objectif de perte de poids.
02:33On a vu d'autres médicaments il y a quelques années arriver,
02:37mais qui n'étaient pas spécifiques pour la perte de poids.
02:39Ceux-là sont spécifiques pour la perte de poids,
02:41encore une fois, avec une AMM, une autorisation de mise sur le marché.
02:43Donc, oui, c'est une véritable avancée.
02:45Maintenant, il faut rester vigilant parce que ces médicaments,
02:51contrairement à ce que parfois le grand public peut penser,
02:54une piqûre magique ou peut-être demain une pilule magique,
02:57ce n'est pas vraiment le cas.
02:58On voit dans la vie réelle que ces médicaments doivent être pris dans certaines conditions,
03:02sous certaines conditions.
03:04On va certainement en parler, mais d'ailleurs,
03:05les remboursements depuis le 15 juin 2026 de ces médicaments
03:08sont faits sous certaines conditions.
03:11C'est ça qui est important pour nous, en tout cas, côté RNPC.
03:14C'est le bon usage du médicament qui est important.
03:18Élise ?
03:18Oui, tout à fait.
03:19C'est vraiment une avancée très positive
03:21et ça permet aussi de mettre en avant que l'obésité est une maladie chronique.
03:25Ça englobe différents facteurs,
03:27par exemple les facteurs génétiques, psychologiques, biologiques,
03:31environnementaux et même aussi sociaux.
03:32Donc là, grâce aux médicaments,
03:34ça montre aussi que l'obésité n'est pas seulement due
03:36à un manque de volonté ou de stigmatisation.
03:40Donc c'est vraiment, oui, ça englobe vraiment tout ce qui est
03:42la psychologie, la nutrition et l'activité physique.
03:45Donc là, ce traitement pourra aider ces personnes,
03:48mais toutes les personnes souffrant d'obésité
03:50ne peuvent pas en bénéficier.
03:51Comme vous avez dit, c'est qu'il y a différents critères.
03:55Donc il faut...
03:55Quels sont ces critères, justement ?
03:56Donc c'est pour des personnes avec un IMC supérieur à 40
03:59ou ceux qui ont un IMC supérieur à 35
04:02avec une comorbidité qui est associée.
04:05Donc ça, c'est vraiment encadré par un parcours de soins
04:09et aussi, c'est des médecins formés
04:13et qui exercent au niveau d'un CSO ou au CHU ou un SMR
04:17qui peuvent prescrire ce médicament.
04:19En l'état, quels sont les principaux points de fragilité
04:22dans le parcours des patients vivants avec une obésité ?
04:26Ou est-ce que ça pêche ?
04:27Ou est-ce que c'est compliqué ?
04:29Très souvent, il n'y a pas cette approche globale.
04:32Ces personnes sont souvent isolées,
04:35elles essayent, elles ont des solutions
04:37qui sont, encore une fois, un peu isolées.
04:40Soit une diététicienne, un diététicien,
04:42soit une solution avec un médecin nutritionniste.
04:46Mais il n'y a pas suffisamment cette approche globale.
04:49Et c'est important de rappeler quand même,
04:51on parle de l'obésité, mais il y a aussi le surpoids.
04:53Et quand on ajoute le surpoids à l'obésité,
04:56c'est quand même un Français sur deux, quasiment.
04:58C'est 49% de la population qui sont en surpoids et en obésité.
05:01Et donc, il faut avoir des solutions avec des médicaments,
05:06mais aussi avec une approche qui est beaucoup plus holistique
05:09pour « soigner » cette maladie,
05:13parce que c'est une pathologie chronique, on vient de le rappeler.
05:15Et donc, il faut pouvoir en guérir, quelque part.
05:18Et ce n'est pas uniquement la perte de poids
05:21qui guérit de cette maladie.
05:23Oui, ça, c'est l'idée reçue numéro un quant à cette maladie.
05:28Et quelle doit être, justement, la place, aujourd'hui,
05:31de l'accompagnement nutritionnel et comportemental
05:34aux côtés de ces traitements médicamentaux, finalement ?
05:37Il faut que la prise en charge soit pluridisciplinaire.
05:40Donc déjà, que le médecin traitant soit aussi intégré à ce parcours.
05:43Il faut qu'il soit formé, parce que dans la formation,
05:47les médecins sont peu formés en nutrition,
05:50les médecins généralistes, donc il faudrait accentuer cette formation.
05:52Et après aussi, avoir une prise en charge psychologique,
05:55parce que l'obésité, c'est quand même beaucoup de facteurs psychologiques
05:58avec l'activité physique adaptée,
06:00que ce soit adapté en fonction des besoins du patient,
06:02mais aussi à ses capacités,
06:04que les personnes obèses ont souvent du mal à se mettre
06:06à l'activité physique par peur qu'on les juge,
06:09par peur de ne pas réussir,
06:11et aussi, du coup, un point de vue nutritionnel
06:13avec une diététicienne formée à l'obésité.
06:16Damien, qu'est-ce qui fait la différence
06:17entre une perte de poids obtenue grâce à un traitement
06:20et une transformation durable des habitudes de vie ?
06:24Comment est-ce qu'on arbitre ?
06:26En fait, la perte de poids, en soi,
06:29comme je disais, ce n'est pas l'objectif final.
06:34Évidemment, il faut perdre du poids,
06:35parce que le poids, cette masse...
06:37Normalement, c'est l'attente des patients
06:38quand ils commencent ce type de traitement.
06:40Oui, mais il faut le faire dans les bonnes conditions.
06:44Et c'est la raison pour laquelle,
06:45revenons à ces autorisations de mise sur le marché,
06:47l'Agence européenne des médicaments
06:48a mis ces médicaments sur le marché
06:50avec des conditions qui sont de les prendre
06:53dans le cadre d'un accompagnement
06:54avec un régime hypocalorique
06:56et une augmentation de l'activité physique adaptée.
06:59Ce n'est pas le médicament seul pour perdre du poids.
07:01C'est vraiment une approche...
07:02C'est qu'une étape, en fait, la perte de poids.
07:04La perte de poids est une première étape, effectivement.
07:07Et il faut aller plus loin.
07:08Il faut pouvoir accompagner le patient
07:10qui devienne autonome, parce que ces médicaments,
07:13quand vous arrêtez le traitement,
07:15le poids reprend après la reprise du traitement.
07:19Il y a des études qui ont été récemment d'ailleurs publiées
07:21qui montrent que deux tiers du poids perdu
07:23est repris au bout d'un an, lorsqu'on arrête le traitement.
07:27Donc, c'est véritablement un accompagnement qu'il faut
07:31pour que le patient change son mode de vie,
07:34change sa façon de...
07:35sa relation avec les nutriments,
07:39mais bien au-delà aussi.
07:40C'est un comportement global qu'il faut accompagner.
07:42Avant que Hervé nous pose sa question,
07:44quels sont les autres critères pour évaluer la réussite
07:46d'une prise en charge de l'obésité ?
07:48Parce qu'on se focus donc sur la perte de poids,
07:50mais c'est quoi les autres critères de réussite,
07:52d'une bonne prise en charge ?
07:54La qualité de vie.
07:55Oui, peut-être...
07:56Allez-y, non, allez-y.
07:57Il y a effectivement la qualité de vie qui est rentrant en compte.
08:00Nous, chez RNPC, il y a un facteur qu'on mesure énormément,
08:04qui est l'activité physique, la sédentarité,
08:06la manière dont la personne devient active
08:10ou redevient active dans le cadre de sa perte de poids.
08:13Lorsque des personnes en obésité
08:16souvent sont en sédentarité sévère,
08:19ce qu'il faut mesurer,
08:20c'est tout ce qui va changer autour.
08:22Tout simplement ressortir, redescendre des escaliers,
08:25recommencer une activité physique.
08:27On ne dit pas que la personne retourne à la salle de sport.
08:30Ce n'est pas le sujet,
08:30mais de sortir de la sédentarité,
08:34redevenir une personne qui va avoir une activité,
08:36physique, du lien social.
08:38Ça joue aussi.
08:39Les conditions, voilà,
08:40des personnes qui sont très souvent un peu en marge
08:43parce que stigmatisées de par cette pathologie.
08:46Donc, il faut, avec la...
08:47Et la perte de poids participe, évidemment, à ça.
08:50Oui, bien sûr.
08:50C'est cette approche, encore une fois,
08:53qui est un ensemble qui permet à la personne
08:55de retrouver une place, déjà de guérir,
08:57si la perte de poids est accompagnée
09:00de tout un environnement
09:04et rééducation nutritionnelle, notamment.
09:06Enfin, ça, c'est un de nos objectifs,
09:08mais que la personne redevienne autonome au quotidien
09:12et de manière durable avec cette perte de poids.
09:14C'est ça, c'est aussi la mobilité, en fait.
09:16La mobilité au niveau...
09:18Retrouver ses sensations alimentaires aussi,
09:20ce que souvent les personnes obèses
09:21perdent ses sensations,
09:22donc la satiété, la faim,
09:24prendre du plaisir à manger,
09:25parce que l'alimentation,
09:26c'est un des plaisirs, on va dire.
09:28Et oui, c'est retrouver une qualité de vie
09:31globalement positive
09:32et tous ces facteurs à prendre en compte.
09:36Je trouve que le sujet,
09:37je suis d'accord avec tout ce que vous dites,
09:38c'est que ça va forcément tomber en partie
09:40sur les médecins généralistes.
09:41Alors, je suis d'accord avec vous,
09:42qui n'y connaissez rien,
09:43et puis qui n'ont pas vraiment le temps.
09:44Enfin, moi, je connais des médecins généralistes.
09:4630 euros la consulte,
09:488 minutes en moyenne.
09:49Je ne vois pas comment,
09:49dans la même séance,
09:52on parle d'activités physiques adaptées.
09:55En fait, on ne sait pas ce que c'est.
09:57Le soutien psychologique,
09:58bah, voilà.
09:59La nutrition, je ne sais pas trop.
10:01Enfin bon.
10:01Et la facilité, c'est de dire,
10:03je vais vous prescrire ces magusides.
10:06Non rembourser.
10:07Voilà.
10:08Mais comment est-ce qu'on va envoyer les patients
10:10vers les centres dont vous parliez,
10:14ou les experts, les endocrinologues,
10:16je ne sais pas.
10:16Ce n'est pas si simple,
10:17parce qu'il n'y a pas encore
10:18un maillage territorial énorme
10:19pour tout ça, quoi.
10:21Surtout que les personnes,
10:22elles n'ont pas tous un centre spécialisé
10:24dans l'obésité à côté de chez eux.
10:25Absolument, ouais.
10:26Donc, c'est un traitement, voilà.
10:27Vous allez juste...
10:28Voilà.
10:28Donc, après, il faut qu'il y ait vraiment
10:29un parcours de soins
10:30qui ait le coordonné au mieux
10:32pour que le patient ne se retrouve pas,
10:34au final, sans solution,
10:36on lui prescrit un médicament.
10:37Mais comment...
10:38C'est maglutide, point,
10:39ça suffit, rapport.
10:40Et les effets secondaires aussi,
10:41gérer les effets secondaires de ce traitement,
10:43il y en a quand même pas mal
10:44pour tout traitement,
10:45mais on a en compte
10:47ces questions-là pour le patient, c'est...
10:49Vous parliez de l'importance
10:51de former les professionnels.
10:52Est-ce qu'on a assez de professionnels formés ?
10:57Nous, on a un rôle important.
11:00On n'est pas les seuls,
11:01mais en tout cas, à notre échelle,
11:03on est une société à mission
11:04et notre rôle, c'est aussi
11:06d'apporter une solution.
11:07Vous parliez des médecins généralistes,
11:09la médecine de ville.
11:11Les centres RNPC,
11:12ils vont à la rencontre
11:13de ces professionnels de santé, justement,
11:15pour leur apporter une solution
11:19dans le cadre d'une prise en charge.
11:21Et alors, on n'est pas les seuls à le faire,
11:23mais on pense que c'est indispensable.
11:25Et on voudrait d'ailleurs être aidés
11:26par les pouvoirs publics
11:27et par les autorités ARS et autres
11:31à vraiment, quelque part,
11:33vulgariser auprès des professionnels de santé
11:35qui n'ont pas suffisamment
11:36de compétences ou de formations
11:39et, comme vous le dites,
11:40qui n'ont pas le temps,
11:41qui n'ont plus le temps.
11:42Un médecin généraliste,
11:43il voit 30 patients par jour,
11:46il passe sa journée en consultation.
11:49Voilà.
11:49Donc, ils ont besoin quand même
11:51d'avoir cette information
11:53parce que c'est une nouveauté,
11:54c'est une innovation,
11:55mais il faut qu'elle soit faite
11:56dans de bonnes conditions.
11:57On voit dans d'autres pays
11:58où il y a eu quand même
11:59de nombreuses dérives.
12:01La France a pris des décisions
12:03qui sont relativement sages quand même
12:05dans les remboursements,
12:06des conditions assez strictes,
12:07on en a parlé,
12:08mais pour éviter justement ces dérives,
12:10il faut continuer à sensibiliser
12:12la médecine de ville,
12:13notamment les médecins de proximité,
12:15qu'ils soient généralistes
12:16ou spécialistes, en libéral,
12:18sur les conditions, en fait,
12:20de ces médicaments,
12:21sachant qu'en plus,
12:22le patient, aujourd'hui,
12:23arrive avec cette idée en tête
12:26de « docteur,
12:27je veux une prescription
12:28pour perdre du poids ».
12:31Donc, il n'y a pas de risque en l'État,
12:33il y a suffisamment de garde-fous
12:34pour que l'accès aux médicaments
12:37ne prenne pas le pas
12:37sur l'accompagnement.
12:38Après, le médicament,
12:39il a été également aussi médiatisé
12:41aux États-Unis
12:42comme une facilité à avoir ce traitement
12:45et d'avoir une perte de poids
12:46en un claquement de doigt,
12:47alors sans montrer
12:48les effets secondaires
12:49de ce traitement.
12:50Tous les stars ont utilisé
12:51aux États-Unis,
12:52il n'y avait aucune prise en charge
12:53et donc c'est vrai,
12:54c'est un peu devenu
12:54un traitement médiatisé.
12:56Et un peu miracle.
12:56Oui, voilà, sauf que...
12:58Il y a eu des dérives
12:59aux États-Unis pour le coup
13:00qu'il a été utilisé
13:00par des personnes
13:01qui n'étaient pas obèses.
13:03En France aussi.
13:04Oui, en France,
13:04partout dans le monde.
13:05Et en TikTok,
13:05on a vu des dérives.
13:06Oui, voilà, la facilité...
13:08Parce que là,
13:08on parle des remboursements,
13:09mais vous pouvez très bien
13:11prescrire le médicament
13:11sur des IMC
13:12qui ne sont pas des IMC
13:15supérieurs à 30.
13:16Et là, c'est quoi le risque ?
13:18Le risque, c'est une perte de poids,
13:20effectivement,
13:21parce qu'il y aura une perte de poids,
13:22la personne n'a pas faim,
13:23vous avez l'impression
13:24d'avoir une éponge dans l'estomac,
13:25donc l'effet satiétogène,
13:26c'est un peu ça.
13:27Donc, vous ne mangez pas
13:28et on a des personnes
13:29qui sont dénutries,
13:31qui vont perdre
13:32de la masse maigre,
13:33donc en particulier
13:34de la masse musculaire,
13:35de manière très importante.
13:36Il faut savoir que
13:37les études de mise sur le marché
13:39de ces médicaments
13:39ont montré que
13:40vous perdez 49%
13:42de masse maigre,
13:43là où dans un régime classique,
13:44vous perdez seulement 25%.
13:47Donc, c'est dans des proportions
13:48bien plus importantes.
13:50Donc, c'est un danger
13:51de perdre de la masse musculaire,
13:52surtout quand on a 50-60 ans.
13:55Donc, les muscles
13:57sont essentiels
13:58pour notre organisme
13:59et donc, il y a ces dangers
14:01de perte de masse musculaire,
14:03de personnes qui sont carencées,
14:05d'inutris.
14:05Si vous ne mangez plus
14:06ou vous mangez mal,
14:07forcément, vous manquez
14:08de vitamines, de minéraux, etc.
14:11Et les dérives,
14:12c'est toutes les pathologies
14:13qui sont associées
14:13à la dénutrition,
14:14à la malnutrition, etc.
14:16Donc, il faut quand même
14:16être très vigilant.
14:18Restez avec nous,
14:19on passe tout de suite
14:20au Scandervé.
14:25Et on passe au Scand,
14:27comme à chaque fois.
14:28Et Hervé, pour toi,
14:29le remboursement
14:30des médicaments anti-obésité
14:31et médicalement,
14:32une bonne nouvelle.
14:33Oui, c'est une avancée
14:34très importante.
14:35Ça a été dit, effectivement,
14:36c'est une maladie grave,
14:38chronique,
14:38et surtout,
14:39qui coûte très cher
14:39à la collectivité.
14:40Il y a un cabinet,
14:42Asteres, je le cite,
14:43qui estime que ça coûte
14:4413 milliards d'euros
14:46par an en 2024
14:47et que ça va monter
14:47à 15 milliards en 2030
14:49si on ne fait rien.
14:50Donc, clairement,
14:50il fallait agir,
14:51il fallait faire quelque chose.
14:52Et donc, dans ce cadre-là,
14:53je comprends que
14:55notre cher ministre,
14:56Stéphanie Rist,
14:57je dis ça comme on change
14:58de ministre tout le temps,
14:58Je vais me dire les c'est des ministres.
15:0010 ans,
15:01il n'y a que moi
15:02qui les connais.
15:04Donc, elle a annoncé
15:05le remboursement
15:06de deux médicaments
15:06anti-obésité,
15:08deux pour l'instant,
15:09sur leur nom de marque
15:11Ouégoji et Mounjaro.
15:12Et alors,
15:13ce que je peux vous dire,
15:13c'est que,
15:14sans jeu de mots,
15:15définir leur prix remboursé
15:16n'a pas été
15:17une mince affaire.
15:19D'abord,
15:20ils ont mis
15:20tout un tas de conditions,
15:21ils ont dit,
15:21bon, c'est réservé uniquement
15:23aux patients
15:24les plus graves.
15:25Donc, vous l'aviez expliqué,
15:27il faut un IMC élevé,
15:28des co-hormidités,
15:29tout ça.
15:30Alors, après,
15:31c'est là où ça devient amusant,
15:32c'est que les chiffres
15:33ne sont pas très précis.
15:34Donc, j'ai vu,
15:35d'après l'OFEO,
15:36vous connaissez,
15:37vous deux,
15:37l'observatoire français
15:39d'épidémiologie
15:40de l'obésité,
15:41que ça correspondrait
15:41à un million de patients.
15:43Ce qui est intéressant,
15:43c'est que dans le texte,
15:44il y a marqué,
15:44c'est le chiffre
15:45le plus chérecrément cité.
15:47Pas très solide comme source,
15:48mais enfin bon.
15:49Donc, ça, c'est un point.
15:50Donc, c'est certains patients.
15:51Après, c'est certains médecins,
15:53certains experts de l'obésité,
15:55pour les appeler comme ça,
15:56dont vous avez parlé,
15:57les médecins-coordinateurs
15:59du PCR
15:59ou les nutritionnistes,
16:01endocrino, diabéto, etc.
16:03Il serait environ
16:042000 en France.
16:05Alors, je me suis dit
16:05que ça, c'était une bonne façon
16:07d'en limitant
16:08la primo-prescription
16:09à ces gens-là,
16:10parce que si on dit
16:10qu'il y a un million de patients
16:11et 2000 médecins,
16:12ça fait 2500 patients
16:15par médecin.
16:16Il va y avoir un petit peu de temps
16:17avant que tout le monde soit vu.
16:18Je pense que le calcul
16:19a été fait volontairement.
16:21Troisième point,
16:22le prix à être remboursé
16:23a été gravement abaissé.
16:25Entre remboursé,
16:26non remboursé,
16:27je ne sais pas si vous avez observé,
16:27moins 45% les prix.
16:29Donc, les labos pharmaceutiques
16:30ont accepté,
16:31mais ils ne sont pas fous
16:32parce qu'ils voient bien
16:33que ça va amplifier derrière,
16:35avec une prise en charge
16:36qui est facialement de 65%,
16:38mais qu'en fait,
16:38c'est de 100%.
16:39Vous savez que la LD
16:41ne concerne pas l'obésité en France,
16:42contrairement à tous
16:43les autres pays d'Europe.
16:44Donc, pourtant,
16:45toutes les comorbidités associées
16:46comme le diabète
16:46sont prises en LD.
16:47Affection longue durée.
16:48Donc, voilà.
16:49Donc, tout ça pour dire
16:50que notre ministre
16:51a déclaré sur le Péron
16:52de l'Elysée,
16:53quand elle a dit ça,
16:53c'est pas vrai,
16:54c'était à pitié,
16:55ça va coûter
16:56une centaine de millions par an.
16:58Et moi, ça m'amuse toujours
16:59qu'une ministre
17:00dise au conditionnel
17:01que ça devrait coûter
17:02une centaine de millions.
17:03Ça prouve qu'on ne sait pas le prix.
17:04Parce qu'à ton avis,
17:05ça pourrait coûter
17:05beaucoup plus cher.
17:06À mon avis,
17:07ça va coûter beaucoup plus cher.
17:08Effectivement.
17:09D'abord, parce que l'OMS
17:10parle d'une épidémie d'obésité.
17:12Donc, dans tous les pays du monde,
17:13donc en France,
17:13le nombre de patients obèses
17:15va augmenter.
17:16C'est mécanique,
17:17c'est inéluctable.
17:18Ça a doublé en 30 ans.
17:19Je ne vois pas pourquoi
17:19ça s'arrêterait.
17:21Là, c'est le premier point.
17:22Et chaque année,
17:23donc, on va avoir
17:23des nouveaux patients
17:24qui vont venir s'agréger
17:25aux patients déjà existants.
17:26Et je n'ai pas trouvé
17:27de chiffre d'incidence.
17:29Le nombre de nouveaux patients
17:30n'existe pas.
17:31Donc, je connais vaguement
17:32le nombre de patients,
17:33mais pas vraiment
17:34le nombre de nouveaux patients.
17:35Donc, c'est intéressant.
17:36Je pense aussi
17:37que certaines prescriptions
17:38pourraient être hors champ,
17:39pour le dire un peu,
17:40hors AMM,
17:40parce que,
17:41peut-être pas les primo-prescriptions,
17:43les grands experts
17:43des centres vont faire tout bien,
17:44mais quand on va retomber,
17:45c'est le médecin généraliste
17:46dont on parlait,
17:47qui est censé,
17:48sans formation,
17:51prolonger la prescription,
17:52parce que si on arrête,
17:53on prend du poids,
17:54mais il y a quand même
17:54des critères à respecter,
17:55des critères sur lesquels
17:56on n'a pas formé.
17:57Mettez-vous à la place du MG,
17:58il a 5 minutes,
18:00ok, son IMC,
18:01il n'a pas baissé tout à fait assez,
18:03on arrête,
18:04il va recommencer
18:04à prendre du poids.
18:05C'est absurde.
18:06Donc, forcément,
18:07il va y avoir des dérives
18:08aux gentilles,
18:08en disant,
18:09bon, allez,
18:09ça n'a pas vraiment baissé,
18:10mais on en reparle
18:12dans un mois.
18:13Et puis,
18:13on a plein d'agonistes
18:15de GLP1 qui arrivent,
18:16et donc,
18:17la concurrence marketing
18:18va être terrible.
18:19Et donc,
18:20il va y en avoir plus,
18:20ils sont plus efficaces,
18:21ils sont perros,
18:22voie-vral,
18:23tout ça,
18:23et surtout,
18:24ils vont avoir
18:24plein d'autres indications
18:25hyper intéressantes.
18:27l'apnée du sommeil,
18:29la sclétopathie,
18:30la mâche,
18:31la maladie d'Alzheimer,
18:32ce n'est pas une blague,
18:33les études sont en cours,
18:34et l'arthrose du genou,
18:35le diabète,
18:36et tout ce qu'on veut.
18:36Donc,
18:37on va se retrouver,
18:37avoir ouvert une boîte
18:38de Pandore,
18:40ce qu'on appelle
18:40les agonistes de GLP1,
18:41ils vont être indiqués
18:42dans toutes les pathologies,
18:44et remboursés.
18:44Et pour toi,
18:45deux courbes vont se croiser ?
18:46Ah, clairement.
18:47On va avoir la courbe,
18:48la perte des poids des patients,
18:50et la prise de poids financière
18:52des laboratoires pharmaceutiques
18:53qui ont eu la bonne idée
18:54d'investir ce segment.
18:55Je ne sais pas
18:56si vous avez constaté
18:57que Lili est aujourd'hui
18:59le premier laboratoire pharmaceutique
19:00à avoir dépassé
19:01une capitalisation boursière
19:03de 1 000 milliards de dollars.
19:05Et Novo Nordisk,
19:07petit laboratoire danois,
19:10en 2023,
19:11sa capitalisation boursière
19:12était supérieure
19:13au PIB de son pays d'origine.
19:15D'ailleurs,
19:15supérieure aussi
19:16à la cotation
19:17de LVMH en Europe.
19:19Je ne sais pas
19:19si ça vous donne des...
19:20Voilà.
19:20Donc, bref,
19:21tout le monde
19:22veut sa part du gâteau.
19:23Un gâteau
19:24qui fera maigrir
19:24les patients,
19:25assez étrangement,
19:26mais qui va bien faire grossir
19:27certains organismes financiers.
19:29Merci beaucoup Hervé.
19:30Chers invités,
19:31est-ce que vous partagez
19:32ce point de vue ?
19:33C'est une révolution
19:33qui va coûter cher ?
19:36Ah, c'est sûr.
19:36Et ce qu'a annoncé
19:37la ministre,
19:38malheureusement,
19:39est un petit peu en décalage.
19:40Je vous laisserai
19:41faire les calculs,
19:41mais 1 million de personnes
19:42et prenons uniquement
19:44la molécule
19:44qui est la moins chère,
19:45qui est à 195 euros
19:47remboursée,
19:47à 65%.
19:48Si vous multipliez
19:50par le nombre
19:50de patients
19:51sur un an de traitement,
19:52c'est 1,5 milliard
19:54pour la Sécurité sociale,
19:55uniquement pour la Sécurité sociale.
19:57Et on part
19:58de 1 million de personnes,
20:00sachant que
20:01ça se situe
20:01entre 1 et 3,
20:02donc vous voyez,
20:03ça peut vite passer
20:04à 2 milliards
20:04ou 3 milliards.
20:06Donc,
20:07c'est des chiffres
20:07effectivement
20:08assez astronomiques.
20:10C'est la raison
20:11pour laquelle
20:11les conditions
20:11ont été assez strictes,
20:13mais malgré tout,
20:14avec un coût
20:16qui...
20:17Hervé évoquait
20:18quelques possibles
20:19erreurs.
20:20mais encore une fois,
20:21je pense que
20:22le sujet de santé publique,
20:23ce n'est pas forcément
20:24le coût facial
20:25de 1 milliard
20:25ou 2 milliards
20:26ou 3 milliards,
20:27c'est derrière,
20:28est-ce que
20:29véritablement
20:29ces patients
20:30vont maintenir
20:31le poids perdu,
20:32vont s'éloigner
20:33des risques
20:33de comorbidité
20:34liés à cette perte de poids,
20:36c'est ça
20:36le vrai enjeu
20:38pour l'enjeu
20:39de santé publique,
20:40il est là.
20:41Et donc,
20:42l'accompagnement,
20:42ce qu'on évoquait,
20:43qui est nécessaire
20:44pour ne pas reprendre
20:45ce poids qui est...
20:46Si vous arrêtez
20:47le traitement,
20:47vous reprenez.
20:48Élise ?
20:49Oui, c'est vrai,
20:49ça va coûter cher,
20:50mais bon,
20:51après,
20:51ça militera peut-être
20:52les coûts liés
20:53aux autres complications,
20:54donc par exemple,
20:55malheur vasculaire,
20:56cancer,
20:57même diabète,
20:58qui sont des facteurs
20:59de risque de l'obésité.
21:00Mais après,
21:01c'est vrai que le traitement,
21:01il faudrait le prendre
21:02toute la vie,
21:03comme les autres pathologies
21:04chroniques,
21:04comme on se fasse
21:05à la diabète,
21:05les diabétiques,
21:06ont le traitement
21:07toute la vie.
21:08Donc l'obésité,
21:08il faudrait que le traitement
21:09soit toute la vie
21:11du patient,
21:12donc c'est pour ça
21:12que ça coûtera
21:13encore plus cher
21:14si le patient
21:14prend ce traitement
21:15toute la vie.
21:16Mais ça limitera
21:17à certains coûts
21:18d'autres pathologies.
21:21Merci beaucoup.
21:22Merci.
21:22Merci, chers invités.
21:23Damien Cacaré,
21:24directeur général
21:25de RNPC
21:26et Élise Bourgeois,
21:27responsable de recherche clinique
21:29à la Ligue nationale
21:30contre l'obésité.
21:32Et Hervé,
21:32je te dis,
21:33bonnes vacances.
21:33Bonnes vacances, Élix.
21:34On se voit à la rentrée.
21:35Volontiers.
21:35Et tout de suite,
21:36on passe à la pépite santé.
21:41Et on termine cette émission
21:42avec la pépite santé.
21:44J'accueille Paul-Louis Beltante.
21:46Bonjour, Paul-Louis.
21:48Bonjour.
21:49Bienvenue.
21:50Paul-Louis,
21:51vous êtes entrepreneur
21:52dans la santé numérique
21:53depuis plusieurs années
21:54et avec Bollicaire,
21:56vous vous intéressez
21:56à un autre enjeu,
21:58l'accompagnement
21:58des patients vivants
22:00avec une obésité.
22:02Votre solution
22:02vient d'obtenir
22:03la certification
22:04de dispositif médical.
22:06Première question,
22:07pourquoi les parcours
22:08actuels ont-ils
22:10besoin de nouveaux outils
22:11pour accompagner
22:12les patients
22:13sur la durée ?
22:15Aujourd'hui,
22:16on se rend compte
22:16qu'en fait,
22:17l'obésité
22:18est très peu fournie
22:19par rapport
22:20aux autres pathologies chroniques
22:21telles que la cardiologie
22:22ou l'oncologie.
22:23Et on se rend compte
22:23que les parcours
22:24de soins d'obésité
22:25ne sont absolument pas fournis
22:27en termes d'outils numériques
22:29qui permettent
22:29une meilleure prise en charge
22:30des patients.
22:31Et c'est d'autant plus criant
22:32suite à l'annonce
22:33du remboursement
22:34du Wegovi
22:34et du Mounjarro
22:35par l'assurance maladie
22:36mi-juin,
22:37c'est qu'en fait,
22:38il y a des millions
22:38de patients littéralement
22:40qui investissent
22:41le parcours de soins,
22:41qui appellent les soignants,
22:43qui appellent les centres,
22:44qui demandent
22:44à être pris en charge
22:45pour bénéficier
22:46du remboursement
22:47et les soignants
22:48n'ont absolument
22:49aucun moyen
22:50de prendre en charge
22:51cet actuel patient.
22:52Et c'est pour ça
22:52que Boli,
22:53qui est une plateforme globale
22:54de prise en charge
22:55de l'obésité,
22:56aide les soignants
22:56à mieux prendre en charge
22:57les patients à distance
22:58et aide les patients
22:59à patienter
23:00avant la prescription
23:01et surtout à optimiser
23:03la prescription
23:04de ces médicaments.
23:05Et plus exactement,
23:07plus concrètement,
23:07qu'est-ce que cette plateforme
23:09propose,
23:10permet aux professionnels
23:11de santé ?
23:12Alors,
23:13la plateforme permet
23:14trois choses.
23:15Pour le patient,
23:15elle permet une meilleure
23:16initiation du traitement
23:17parce qu'elle va accompagner
23:18le patient dans sa gestion
23:19des effets secondaires,
23:20dans la meilleure prise
23:21du traitement,
23:23surtout sur les premières périodes.
23:24Elle va aussi accompagner
23:25le patient dans toutes
23:27les dimensions de son obésité
23:28parce que vous savez
23:28que l'obésité,
23:29c'est une maladie
23:30multifactorielle
23:31et qui nécessite
23:32une prise en charge
23:33pluridisciplinaire.
23:34Et en fait,
23:35le soignant,
23:35lorsqu'il voit le patient
23:36en rendez-vous,
23:37n'a pas le temps
23:37de tout lui expliquer
23:39et l'entre-deux
23:40consultation
23:41est extrêmement important.
23:42Donc,
23:42Boli va faire ça,
23:43va prendre le patient
23:44par la main
23:44entre deux consultations
23:45en complément
23:46de la prise en charge
23:47par son médecin
23:48et va l'accompagner
23:49sur les thématiques
23:50de la nutrition,
23:51sur toutes les dimensions
23:51psychologiques
23:52de son obésité,
23:53sur l'activité physique
23:54adaptée.
23:54c'est vraiment
23:55un complément
23:56de la prise en charge
23:56du médecin
23:57entre les deux consultations.
23:59Et pour le soignant,
24:00lorsque le patient
24:01arrive en rendez-vous,
24:02le soignant a un tableau
24:04de bord complet
24:05qui est une vraie aide
24:06à la consultation
24:06qui lui permet
24:07en un seul coup d'œil
24:08de savoir
24:08sur quels sujets
24:09se concentrer.
24:10Et en fait,
24:11ainsi,
24:12l'intérêt,
24:13c'est que le soignant
24:14se concentre
24:15sur son expertise
24:16et sur l'échange
24:16avec son patient
24:17plutôt que simplement
24:18de lui poser des questions
24:19tout au long du rendez-vous.
24:20Et vous l'avez évoqué,
24:22le sujet des nouveaux traitements
24:24qui était donc
24:25le thème de cette émission.
24:26Qu'est-ce que ça change
24:27concrètement
24:28en termes de besoins
24:29en accompagnement numérique ?
24:32Ça change tout.
24:34Déjà,
24:34le fait que ces médicaments
24:35soient pris en charge,
24:36c'est tout bête,
24:37mais déjà,
24:37ça valide le fait
24:39que l'obésité est une maladie.
24:40Ça,
24:40c'est extrêmement important
24:41pour tous les patients
24:42qui se battent
24:42depuis des années
24:43pour faire reconnaître
24:43l'obésité
24:44comme une maladie.
24:46Et ensuite,
24:47ça propinalise
24:48finalement le parcours.
24:50Maintenant,
24:50les patients
24:50sont pris en charge
24:51via de la pharmacothérapie.
24:53Cette pharmacothérapie,
24:54elle n'est pas
24:56aussi efficace
24:56et même,
24:57elle est totalement
24:58inefficace
24:58sans accompagnement.
25:00Et c'est là
25:00où la numéricothérapie,
25:02donc tout ce qui est
25:02thérapie numérique,
25:03tous les logiciels
25:04qui sont certifiés
25:05dispositifs médicaux
25:06ont un vrai rôle à jouer.
25:09Et l'intérêt,
25:09c'est le troisième pilier
25:10dont je parlais tout à l'heure,
25:11l'intérêt de ces technologies-là,
25:13c'est que ça permet aussi
25:14d'avoir des données
25:15de viril
25:16extrêmement précises,
25:17extrêmement structurées,
25:18qui sont extrêmement utiles
25:19pour la recherche clinique,
25:21pour découvrir demain
25:22de nouveaux médicaments
25:23et surtout pour permettre
25:24aux professionnels de santé
25:26de comprendre
25:27très précisément
25:28les ressorts
25:28des obésités
25:29de leurs patients.
25:29Je le disais,
25:30votre solution
25:31vient d'être
25:32certifiée
25:32dispositif médical.
25:34dans quelle mesure
25:35est-ce que c'est déterminant
25:36pour Bollicaire ?
25:38C'est déterminant
25:39parce que c'est
25:41ce qui crée la frontière
25:42entre toutes les applications
25:43gadget,
25:44de régime
25:44ou de prescription
25:46des GLP1
25:46qu'on trouve
25:47et les applications
25:48qui auront,
25:49j'allais dire,
25:49le droit
25:50ou en tout cas
25:50toute la pertinence
25:53pour être prescrite
25:53dans le cadre
25:54du parcours de soins
25:55et potentiellement
25:56être prise en charge
25:57un jour,
25:57elle aussi,
25:58à leur tour
25:58par la science maladie.
25:59Merci beaucoup.
26:01Merci Paul-Louis Beltante,
26:03fondateur de Bollicaire
26:05et merci à vous
26:06de nous avoir suivis
26:07sur Bsmart for Change.
26:09Je vous souhaite
26:09un très bel été.
26:11– Sous-titrage ST' 501
Commentaires

Recommandations