- il y a 12 minutes
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NewsTranscription
00:00Artisans, porteurs de projets, apprentis, les chambres de métier et de l'artisanat vous accompagnent.
00:05La CMA, artisan de la nouvelle économie, présente...
00:09Sud Radio, c'est ça la France, Nathalie Schrengerma.
00:13Bonjour à tous et bienvenue dans ces salles à France sur Sud Radio.
00:16Heureuse de vous retrouver pour cette toute première émission de la rentrée scolaire.
00:20Alors des millions d'élèves, de parents, d'enseignants ont retrouvé le chemin de l'école.
00:24Et cette année encore, le cartable n'est plus seulement fait de papier, de crayon,
00:28le numérique aussi est désormais pleinement intégré à de nombreux programmes et au quotidien de nos écoles.
00:34Alors entre cahiers de texte en ligne, le suivi des notes, les absences, les échanges avec les familles,
00:40difficile parfois de s'y retrouver sans un minimum de repères.
00:42Mais alors que les débats sur le temps d'écran, l'hyperconnexion, la future interdiction des téléphones portables
00:48où l'y s'occupe le devant de la scène, une question se pose avec cette rentrée scolaire.
00:53Comment concilier efficacité pédagogique et droit à la déconnexion ?
00:58Pour en parler, on a le plaisir de recevoir celui qui pilote l'un des outils les plus utilisés de
01:03l'Hexagone
01:03par les établissements scolaires.
01:05Rénald Marien, président d'Aplim.
01:11Aplim, qui est notamment l'éditeur de la célèbre plateforme École Directe.
01:15Bonjour Rénald !
01:17Bonjour !
01:18Alors en quelques mots, pour ceux qui nous écoutent, parlez-nous un peu d'Aplim.
01:21C'est quoi exactement ?
01:23Parce que c'est quand même plus de 5500 établissements.
01:26C'est ça et 5,5 millions d'utilisateurs au quotidien d'Aplim.
01:30C'est ça.
01:31Aplim est avant tout un éditeur de logiciels français,
01:34qui est spécialisé dans les solutions numériques pour les établissements scolaires.
01:38Et son expertise, elle s'étend notamment sur le pilotage des établissements,
01:42sur la partie administrative, pédagogique et les ressources humaines
01:45avec une gamme de produits très large
01:48et qui permet de couvrir tous les besoins des établissements.
01:51Alors effectivement, aujourd'hui, École Directe et Charlemagne
01:54sont les produits les plus connus parmi les 5500 établissements que vous venez de citer.
02:00Voilà, et alors vous expliquez, vous le disiez à l'instant,
02:03c'est vrai que ça permet de développer pas mal d'outils
02:06et je crois que l'un des derniers, c'est de pouvoir repérer le plus tôt possible
02:09les difficultés scolaires.
02:10C'est bien ça ?
02:14Alors, dans École Directe, on a une plateforme qui s'appelle Mesappli
02:17et qui permet de collecter un ensemble d'éditeurs de la EdTech
02:22et qui permet de se faire connaître auprès des parties prenantes de l'éducation,
02:26notamment les familles, les élèves, les enseignants.
02:29Et dans ce dispositif-là, on met à destination certains outils
02:34qui permettent effectivement de repérer des difficultés du repérage scolaire
02:39et de mettre à disposition les ressources pédagogiques
02:43qui vont permettre, en règle générale, de répondre au suivi de ces besoins.
02:48Donc c'est vraiment rentrer dans le quotidien des établissements, des familles.
02:52Vous vous rappelez souvent qu'un outil, un espace numérique de travail
02:56n'est ni un réseau social, ni un outil conçu pour capter l'attention.
03:01Alors concrètement, quelle est la différence, pour ceux qui nous écoutent,
03:04la différence fondamentale entre consulter ses devoirs sur École Directe
03:08et passer des heures sur des applications de divertissement ?
03:12Alors aujourd'hui, effectivement, ce qu'on appelle un ENT,
03:14c'est un espace numérique de travail qui sont de véritables plateformes éducatives
03:19et qui font désormais, comment dirais-je, partie du quotidien des familles.
03:26Et ils permettent de consulter, vous l'aviez repris en début de séance,
03:31sur la consultation des notes, le suivi des résultats, signaler des absences, etc.
03:36Donc cet ENT, nous, il est intégré dans École Directe.
03:42Il est, comment dirais-je, c'est un outil avant tout collaboratif,
03:48modulaire, qui facilite les échanges avec les acteurs.
03:51Ce ne sont pas, ils sont là pour, enfin plutôt,
03:55ils ne sont pas là pour capter l'attention.
03:57Ils ne reposent ni sur des mécanismes d'addiction,
04:00ni sur de la recherche de viralité ou la mise en avant de contenu.
04:05Voilà, donc c'est là où on peut, vous faisiez le parallèle avec un réseau social.
04:12On confond souvent, effectivement, l'ENT comme une addiction.
04:17Or non, c'est un outil dans lequel il faut apprendre à le maîtriser
04:21et à se donner des temps utiles d'utilisation.
04:23Il n'y a pas de risque d'usage détourné de ces espaces,
04:28justement, qui sont consacrés à l'information,
04:31sur le travail, sur l'école, sur l'établissement ?
04:35Alors, en ce qui concerne l'école directe,
04:37il n'y a aucun usage détourné possible sur ça.
04:40On a malheureusement des plateformes qui essayent de détourner la donnée
04:46pour essayer de le rendre attractif comme un réseau social.
04:50Donc, je ne vais pas vous citer une plateforme
04:53qui reprend les données d'école directe
04:55et qui essayent justement de rendre plus attractif encore la relation.
05:00Par exemple, on pourrait imaginer qu'un élève,
05:03il a reçu un 18 sur 20 en maths,
05:05il est super content et que son copain puisse liker,
05:09puisse mettre un smiley pour lui dire
05:11« Ah, c'est génial ! » etc.
05:12Ça, c'est impossible dans notre école directe.
05:17Mais c'est un paradoxe là où on essaye de ne pas tendre vers ses réseaux sociaux.
05:23Pourtant, la demande est forte.
05:24Oui, c'est un peu ce que vous dites, le piège de la gamification.
05:29Il y a un véritable piège de la gamification
05:32qui est un véritable besoin exprimé par les utilisateurs que sont les élèves.
05:38C'est toujours dur de lutter contre ça
05:40et on sait à quel point c'est vrai que pour les élèves,
05:43ça peut être addictif tout de suite.
05:46Après, c'est vrai que certains parents ont le sentiment
05:49que ces plateformes envahissent un petit peu le temps familial,
05:53même des élèves, le soir, le week-end.
05:56Mais alors ça, après, c'est plus de votre sort.
06:00C'est après comment les établissements, eux, paramètrent ces outils.
06:05Oui, effectivement.
06:07Nous, il y a un tableur qui permet de paramétrer correctement l'usage de l'outil.
06:12Il y a des profils qui permettent de masquer quand un enseignant corrige sa copie,
06:19par exemple, le samedi après-midi.
06:20Lui, il a envie de mettre sa note en ligne immédiatement,
06:23mais le paramétrage fait qu'elle n'apparaîtra que le lundi ou le mardi
06:26ou lorsqu'il aura rentré la copie.
06:28Mais voilà, nous, on donne ces possibilités de paramétrage.
06:31Après, dans l'usage quotidien, on s'aperçoit que, effectivement,
06:34tout le monde ne le fait pas.
06:35Et c'est là où la difficulté est parfois difficile à faire passer
06:40en termes d'usage pédagogique, que ce soit auprès des enseignants
06:43ou que ce soit auprès des familles.
06:45Est-ce que ce n'est pas plutôt un accompagnement, en fait,
06:47qui manquerait pour mieux comprendre comment utiliser ces outils ?
06:52On essaye, on met en place des webinaires
06:55pour former toutes les parties prenantes de l'éducation.
07:00Mais je dirais que, parfois, le naturel revient.
07:04Et donc, c'est un peu difficile d'imposer des process, je dirais.
07:10On n'est pas là pour leur imposer.
07:11On est là pour leur donner un véritable outil utile.
07:17Et c'est là aussi où on parlait tout à l'heure.
07:19Il faut vraiment distinguer le temps d'écran du temps numérique utile.
07:25École directe, par exemple, je vais vous donner un autre exemple.
07:27Regarder passivement une vidéo pendant une heure
07:30ou programmer sur une tablette, un robot
07:34et regarder momentanément son emploi du temps sur école directe
07:37sont des usages extrêmement différents.
07:39Vous voyez, pourtant, dans les trois usages que je vous cite,
07:42nous sommes sur des écrans.
07:44Mais d'une manière générale, c'est vrai que ces outils numériques
07:48ont vraiment facilité et fluidifié le quotidien des établissements.
07:54Ah oui, on a déjà...
07:57Quels sont les retours, justement ?
07:57Comment que vous avez de ça avec eux ?
08:01Alors, nous, c'est vraiment rentré dans les mœurs aujourd'hui.
08:04On a beaucoup de chefs d'établissement qui, d'ailleurs,
08:07qui ne voudraient pas retourner en arrière
08:09parce qu'il y a actuellement des débats, effectivement,
08:11est-ce qu'il ne faudrait pas retourner au carnet de correspondance papier
08:14tel qu'on a pu le connaître, nous, dans notre jeunesse.
08:17Je pense qu'on a aussi maintenant affaire à des jeunes qui sont nés avec le portable,
08:21des familles, les parents aussi, trentenaires qui sont nés avec le portable.
08:24Et je pense qu'il faut vivre avec son temps.
08:26Mais il faut effectivement, vous le disiez très bien tout à l'heure,
08:28apporter cette pédagogie à la praticité de l'outil.
08:32Oui, d'ailleurs, vous le dites, les bonnes pratiques.
08:34Et vous prenez aussi le droit à la déconnexion.
08:39Nous, on le prône, on le dit à chaque rentrée.
08:41On redonne le mode d'emploi et on redit à quel point il est important de déconnecter
08:46et de prendre l'information quand le temps est nécessaire de le prendre,
08:50mais pas au-delà de ça.
08:51Voilà, c'est ça, le paramétrage, notamment des notifications
08:54pour ne pas avoir des petits bip, bip, bip à toutes les deux secondes
08:58qui, effectivement, attire notre regard.
09:01Oui, et des fois, moi, même dans des repas de famille,
09:03étant donné qu'on touche plus d'un million, 1,8 million d'élèves,
09:07je me retrouve parfois avec des amis qui me disent
09:09mais l'école directe est rentrée, il est avec nous au petit déjeuner et au dîner.
09:14Mais je dis là, voilà, c'est à vous d'en faire un usage proprement raisonné.
09:19Alors du coup, vous avez quand même, j'allais dire,
09:21entre guillemets, une mine d'or entre les mains
09:23parce que vous avez beaucoup de données assez sensibles sur tous ces élèves.
09:26Alors ça se pose bien évidemment la question de la cybersécurité,
09:29de la protection des mineurs.
09:31Je pense que c'est aussi une grande angoisse des parents,
09:34la sécurité des données.
09:36Alors vous, vous avez fait le choix d'un hébergement national.
09:42Alors oui, effectivement, à Plym, dans tous les modules
09:45et notamment le portail école directe,
09:49on prône le Made in France
09:51parce que toute l'ingénierie déjà est faite en France.
09:55On est basé à Saint-Jean-Prioré, près de Chambéry.
09:59Et on a une douzaine de sites en France
10:01pour accompagner au quotidien les établissements.
10:04Et la donnée, effectivement, la donnée,
10:06qui ne sont pas des données comme les autres,
10:07puisqu'on parle de mineurs, de résultats scolaires
10:09et d'informations familiales.
10:11Donc effectivement, la protection,
10:13on doit avoir une attention particulière et très exigeante.
10:19Mais tout cela est hébergé en France, bien évidemment.
10:22Mais je dirais qu'en cybersécurité,
10:24la technologie est indispensable.
10:27Mais le facteur humain,
10:29c'est lui qui reste déterminant en termes de cybersécurité.
10:32Un système sécurisé suppose aussi
10:35des utilisateurs qui sont sensibilisés
10:37et qui vont appliquer des procédures
10:39qu'on va leur donner.
10:40Donc voilà, j'ai toujours l'habitude de dire
10:43que la sécurité ne repose pas uniquement
10:45sur des mesures sur la technologie excessives.
10:50Oui, mais j'imagine qu'il faut avoir au sein même d'Apply
10:54tout un service qui peut gérer les cyberattaques
10:57à l'heure actuelle, où elles se multiplient.
11:00Comment justement on fait pour garantir
11:01que les données personnelles soient protégées,
11:04qu'elles ne fuitent pas ?
11:06Alors, je veux dire que le risque zéro existe.
11:11C'est impossible de ne pas garantir.
11:14On l'a encore vu récemment avec les attaques
11:16que l'État a subi.
11:18Nous, nous concernant, la sécurité,
11:21elle fait partie du quotidien
11:23et elle est conçue dès la naissance du produit,
11:26si vous voulez.
11:27Quand on développe un service, un produit
11:30qui sont utilisés par les établissements scolaires,
11:33la sécurité et la protection des données
11:35font partie complète du cahier des charges
11:38dès la première ligne de conception.
11:42Restez bien avec nous, Rénal Demarien.
11:44On va se quitter un court instant
11:45et on se retrouve juste après, toujours sur Sud Radio
11:47pour évoquer justement Apply, école directe
11:51que tout le monde connaît, je pense, dans l'Hexagone.
11:54C'est vraiment l'un des outils les plus utilisés
11:55par les établissements scolaires.
11:58On se retrouve dans quelques minutes.
12:12Nous voilà de retour dans ces salles à France,
12:15l'émission du savoir-faire français
12:16pour cette première, effectivement,
12:19de la rentrée scolaire.
12:19C'est notre rentrée scolaire, à nous aussi,
12:21cette semaine.
12:22On est ravis de vous retrouver,
12:23on est ravis de vous montrer encore
12:25tous ces entrepreneurs qui font le pari
12:27du Made in France.
12:28Et c'est le cas pour la société Applym.
12:31Et nous avons avec nous Rénal Demarien,
12:33le président d'Applym
12:34et la fameuse plateforme que beaucoup connaissent,
12:38école directe.
12:39Rénal Demarien, quand on voit justement
12:41l'importance de ce qu'on appelle l'aide tech,
12:44vraiment tout ce qui touche les nouvelles technologies
12:46dans le secteur de l'éducation,
12:48j'ai vraiment l'impression qu'on est presque au début
12:50de ce que l'on pourrait faire, finalement.
12:53Alors l'aide tech, effectivement,
12:55cela représente aujourd'hui
12:57près de 500 éditeurs
12:59qui travaillent autour
13:00de solutions qui sont à destination
13:02de l'éducation nationale.
13:04Mais alors c'est quoi le...
13:06D'ailleurs, il existe une association,
13:07une association Ectec France
13:08basée à Paris,
13:10dont Applym fait partie,
13:12et qui anime comme ça
13:14tous les acteurs du numérique
13:16qui tournent autour de l'éducation.
13:17Alors c'est quoi le prochain grand défi
13:19pour justement Applym
13:22et École Directe ?
13:22On le disait à l'instant,
13:23qui est vraiment...
13:24Cette plateforme, elle est présente
13:26dans quasiment...
13:27Enfin oui, la majorité
13:28des établissements de l'Hexagone.
13:30Alors le nouveau défi,
13:33il est lié à...
13:34Comme toute entreprise
13:35qui est dans cette transformation numérique,
13:37c'est aussi l'accompagnement
13:38à l'usage,
13:40résonner des écrans,
13:41ça on l'a dit,
13:41mais il y a aussi l'arrivée
13:42de l'intelligence artificielle.
13:44qui, elle, va aussi bouleverser
13:46les pratiques,
13:47à la fois les pratiques...
13:48Alors en ce qui concerne
13:50par exemple un éditeur
13:51comme Applym,
13:52on a une révolution
13:53au niveau technologique
13:54pour le codage.
13:55Bien sûr, bien évidemment.
13:56On a des outils
13:58qui se développent
13:59à vitesse grand V
14:00et on s'aperçoit
14:01que l'intelligence artificielle
14:02va à nouveau nous aider
14:03à coder de façon
14:05plus pragmatique
14:06et aussi peut-être
14:07un moyen de renforcer
14:08encore davantage,
14:09on parlait tout à l'heure,
14:10de la sécurité.
14:11Mais il y a aussi l'IA
14:13à destination des élèves
14:14et à destination
14:16des enseignants.
14:17Est-ce qu'il y a la partie
14:17IA qui peut améliorer
14:19j'allais dire votre modèle
14:20et puis en termes d'outils,
14:22est-ce qu'il y a des choses
14:23justement sur lesquelles
14:25vous travaillez
14:26qui pourraient être proposées
14:27du côté des élèves
14:29tout en aussi,
14:30j'allais dire rassurant
14:31les parents là encore
14:31pour être sûrs
14:32que l'IA ne vienne pas
14:33biaiser les résultats,
14:36les apprentissages ?
14:37Alors nous,
14:38on peut parler
14:39d'un exemple
14:40assez parlant
14:43en ce qui concerne
14:44école directe,
14:45c'est on va là
14:46pour la Toussaint,
14:48il y aura un nouveau module
14:48pour la détection
14:50du décrochage scolaire
14:51et du harcèlement
14:51par exemple.
14:52Aujourd'hui,
14:53on n'est pas capable
14:55d'analyser en temps réel
14:57tous les facteurs,
14:58tous les KPI
14:59qui pourraient
15:03impliquer
15:03qu'un enfant
15:04peut se retrouver
15:05rapidement en difficulté
15:07au décrochage scolaire
15:08et pourquoi.
15:10Donc aujourd'hui,
15:10l'exploitation de la donnée
15:12qui nous est rendue facile,
15:14en tout cas un peu plus facile
15:15par de l'IA prédictive,
15:17va nous permettre
15:18de développer
15:20des algorithmes
15:20qui vont permettre
15:22justement
15:22d'être un peu précurseur
15:25sur cette détection
15:27du décrochage scolaire.
15:29Donc on voit à quel point
15:30finalement,
15:31grâce à l'IA,
15:33on va pouvoir
15:33effectivement peut-être
15:34davantage mieux
15:35accompagner aussi
15:36les élèves.
15:37Voilà,
15:38il ne faut pas n'y voir
15:39que des inconvénients.
15:40dans la remédiation.
15:41Et dans la rue,
15:42bien sûr.
15:42Il ne faut pas le voir
15:42que...
15:43Et de toute façon,
15:44on le compare aujourd'hui
15:45un peu dans les années 2000
15:47à l'arrivée d'Internet.
15:48Tout le monde s'est habitué
15:49à l'arrivée d'Internet.
15:50L'IA sera une nouvelle technologie
15:52qu'il va falloir maîtriser
15:53avec raison.
15:55Mais c'est vrai que
15:56parfois,
15:56on peut en avoir peur,
15:57effectivement.
15:58Merci beaucoup,
15:59Reynald Marien,
16:00d'avoir été avec nous.
16:01Et on vous souhaite aussi
16:03une bonne rentrée scolaire
16:04parce que j'imagine
16:05que c'est dense.
16:06Nous sommes sur le pont.
16:08Merci encore
16:08d'avoir pris le temps
16:09d'échanger avec nous.
16:10Je rappelle que vous êtes
16:11le président d'Aplim
16:12et notamment,
16:14parmi justement
16:15tous les outils
16:17au sein d'Aplim,
16:18il y a la célèbre
16:18plateforme École Directe.
16:20Un grand merci à vous.
16:21Bonne rentrée.
16:22C'est moi qui vous remercie.
16:23Et bonne fin de journée.
16:24Au revoir.
16:25Merci.
16:26Au revoir.
16:27Allez,
16:28il est temps d'aller retrouver
16:28Thibaut,
16:29notre French Trotter.
16:30Sud Radio,
16:31c'est ça la France
16:32avec Thibaut,
16:33le French Trotter.
16:34Bonjour Thibaut.
16:35Bonjour Nathalie.
16:35Prêt pour la rentrée ?
16:36Prêt pour la rentrée,
16:37les petits affaires
16:38qui sont là.
16:39Alors,
16:40qu'est-ce qu'on va découvrir
16:40avec vous aujourd'hui ?
16:41Eh bien Nathalie,
16:42je me suis intéressé
16:43et une marque de cosmétiques
16:44douce en jevine au pluriel
16:46et à sa fondatrice,
16:47Michelle Crow,
16:48pionnière des cosmétiques bio.
16:49Et ce qui m'a séduit,
16:50c'est son savoir-faire
16:51entièrement artisanal,
16:52son outil le plus précieux,
16:54une balance électronique
16:55qui pèse avec précision
16:57chaque élément des formules
16:58qu'elle élabore pour ses produits,
17:00des soins pour le visage,
17:01pour le corps,
17:01pour les cheveux
17:02et aussi des parfums,
17:03dans le respect
17:04des traditions herboristes.
17:06Alors,
17:06direction donc,
17:07l'Anjou,
17:08où on la retrouve d'abord
17:09dans son jardin
17:10en 1100 heures
17:10qui descend jusqu'au Loire.
17:12Dans notre jardin,
17:14là,
17:14on a beaucoup
17:15de plantes aromatiques vivaces.
17:17On a du romarin,
17:18on a toutes sortes de sauges,
17:19on a le lierre,
17:21évidemment,
17:21le lierre grimpant
17:22qu'on peut cueillir
17:23à tout moment
17:24selon nos besoins,
17:26le thym,
17:27l'isope.
17:28Voilà,
17:29il y a beaucoup
17:29de plantes aromatiques
17:31comme ça,
17:32qu'on va tailler
17:33quand on a besoin.
17:35On va voir ce laboratoire
17:36et découvrir cette magie.
17:38Allez,
17:39je vous suis.
17:39Donc là,
17:40voilà,
17:42Lucie et Chloé,
17:43elles sont en train
17:44de fabriquer,
17:45justement,
17:46c'est le produit
17:47de saison
17:48qui va être nécessaire
17:49qui s'appelle
17:50Après-Soleil
17:51dans lequel
17:52on va trouver
17:53justement
17:53la macération
17:54de mille pertuis,
17:55de carottes
17:56et puis
17:56toute une ribambelle
17:58d'huile essentielle
18:00qui apaise,
18:01qui rafraîchisse,
18:03qui apporte
18:04leur vertu
18:05à la peau.
18:06Pour les auditeurs,
18:07est-ce qu'on peut
18:08décrire ce qu'elles font ?
18:09Eh bien,
18:10alors,
18:11il y en a une
18:11qui mesure
18:13les huiles végétales
18:15qui sont
18:15la plus grande quantité
18:17de la formule
18:18et l'autre,
18:19Chloé,
18:20qui va mesurer
18:21donc sur cette fameuse
18:22bascule,
18:22balance très précise
18:24dans l'Erlenmeyer,
18:25elle va mettre
18:27les proportions
18:28d'huile essentielle.
18:29Donc là,
18:30il y en a,
18:30je ne sais plus,
18:31une bonne douzaine
18:32d'huiles essentielles
18:33différentes
18:34qui rentrent
18:35dans la formule
18:36de ce produit-là.
18:37Et une fois
18:38que toutes les huiles
18:39essentielles
18:40sont rassemblées,
18:41elles vont être
18:42mélangées
18:43aux huiles végétales
18:45que Lucie
18:46prépare.
18:48c'est magique,
18:49quoi.
18:50Ça,
18:50je vous écoute
18:51et j'ai l'impression
18:51que le process
18:53que vous décrivez
18:53tient à la fois
18:54de la magie
18:55et de la chimie.
18:56Oui,
18:56oui,
18:57c'est...
18:58En effet,
18:59après,
18:59la magie,
19:00c'est effectivement
19:01ce qu'on va ressentir
19:03mais à travers
19:03tous nos sens.
19:04Je vous disais,
19:05il y a l'olfaction,
19:06il y a l'odeur
19:07et puis il y a
19:08le mouvement aussi
19:10qu'on voit
19:10que les volutes
19:12que font les matières
19:13en se mélangeant
19:17et puis il y a
19:20cet échange,
19:20quoi.
19:21Vraiment,
19:21ça demande une présence,
19:23c'est sûr.
19:23Ouh là là,
19:24on a vraiment
19:24tous les sens en éveil
19:25en écoutant Michel.
19:26Alors,
19:27je comprends mieux
19:27maintenant l'importance
19:28de la précision
19:29dans le dosage
19:30de ces gouttes
19:31d'huiles essentielles.
19:32Michel s'inscrit,
19:33je crois,
19:34dans une vraie tradition
19:36d'herboristerie,
19:37c'est ça ?
19:38Absolument,
19:39absolument.
19:39En fait,
19:40depuis sa plus tendre enfance,
19:41Michel entretient
19:42une relation particulière
19:43avec les plantes
19:44et si elle a
19:44commencé une formation
19:45littéraire,
19:46très vite,
19:46elle a décidé
19:47de se réorienter
19:49vers des études
19:49d'herboristerie
19:50et c'est elle
19:51qui nous raconte
19:51la suite
19:52avec la création
19:53de son entreprise
19:54Douce en Jeuvine.
19:55Eh bien,
19:57ça a démarré
19:58le jour où,
19:59enfin,
20:00j'ai trouvé
20:01ce qui me tenait
20:02le plus à cœur
20:03depuis que j'existe,
20:05c'est vraiment
20:06ma relation
20:07avec les plantes
20:08et particulièrement
20:09les plantes médicinales,
20:11les plantes qui ont
20:12quelque chose
20:13qu'elles peuvent apporter
20:14à l'humain
20:16et au vivant.
20:16Je crois que vous inscrivez
20:17dans une tradition
20:18ancestrale presque.
20:19Oui,
20:20oui,
20:20bien sûr.
20:22La connaissance
20:23des plantes,
20:24c'est vrai
20:24qu'elle existe
20:25depuis l'aube des temps.
20:27Ce savoir-faire,
20:27je crois,
20:27qui a été transmis
20:28par les femmes.
20:29Oui,
20:30c'est vrai.
20:32Bon,
20:33il y avait
20:35la bonne affama,
20:37la bonne renommée
20:39et en fait,
20:41souvent,
20:42c'était des femmes.
20:43Elles étaient
20:43à la fois
20:45accoucheuses
20:45et puis elles soignaient,
20:47elles étaient guérisseuses.
20:48Enfin,
20:48voilà,
20:49il y avait beaucoup de...
20:50Et en même temps,
20:51souvent,
20:51je pense que c'était
20:52au Moyen-Âge
20:53particulièrement,
20:55les plantes,
20:56soit elles allaient
20:56les cueillir
20:57dans les lieux,
20:58dans les forêts
20:59ou enfin autour
21:00de chez elles,
21:01soit elles les cultivaient
21:03autour de leur maison.
21:04Donc,
21:04il y avait vraiment
21:05les principales plantes
21:06médicinales
21:07qui étaient proches
21:08et qu'elles utilisaient
21:10pour soigner.
21:11Merci à Michel
21:12d'avoir partagé avec nous
21:13sa passion,
21:14son savoir-faire.
21:15Si on souhaite
21:16en savoir davantage,
21:17Thibaut,
21:18on va où ?
21:18Ça tombe bien,
21:19il y a un site,
21:20Michel a un site,
21:21www.douceangevine.com
21:27Merci beaucoup Thibaut,
21:28mais on se retrouve
21:28la semaine prochaine
21:29pour une nouvelle découverte.
21:32Merci à vous,
21:32chers auditeurs.
21:33J'espère que cette
21:34première semaine
21:35de rentrée scolaire
21:37notamment s'est bien passée.
21:38On se retrouve
21:39la semaine prochaine
21:40pour de nouvelles aventures
21:41avec César la France.
21:42Très, très bon week-end
21:44à tous
21:45et surtout,
21:46d'ici la semaine prochaine,
21:47portez-vous bien.
21:48Sud Radio César la France,
21:50Nathalie Schrengerma.
21:52Avec les chambres de métier
21:53de l'artisanat.
21:54Artisans,
21:55porteurs de projets,
21:56apprentis,
21:56nous vous accompagnons
21:57depuis 100 ans
21:58pour faire battre
21:59le cœur de la France.
22:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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