- il y a 6 semaines
Samedi 5 septembre 2026, retrouvez Jérôme Lahure (Directeur, ARKEO SYSTEM), Stéphane Carpier (co-fondateur et dirigeant associé, N’CO Conseil), Laurence Desmazières (associée gérante, ICAMAP) et Cécile Dap (Directrice, LCBI) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:06Bonjour à toutes et à tous, le CIPCA, le salon de l'immobilier bas carbone,
00:10fête ses 5 ans et Be Smart for Change est là pour les célébrer.
00:14Je vous propose une série d'émissions spéciales de Smart Impact ici au Grand Palais
00:18pour découvrir la place grandissante que prend l'immobilier bas carbone dans le secteur.
00:23Alors dans cette émission, on parle du sommet des investisseurs
00:26qui est dédié justement au risque climatique.
00:28On va découvrir comment la France pousse pour décarboner l'immobilier en Europe
00:33avec un label Low Carbon Building Initiative.
00:36Et puis je vous présenterai les ossatures métalliques légères d'Archéosystem.
00:41Voilà pour les titres, c'est parti pour ce Smart Impact spécial CIPCA.
00:51Smart Impact au CIPCA, le salon de l'immobilier bas carbone.
00:55J'accueille mon premier invité Stéphane Carpier, bonjour.
00:57Bonjour Thomas.
00:57Bienvenue, vous êtes dirigeant associé chez Enco Conseil.
01:00Quelques mots de présentation d'Enco Conseil ?
01:02Enco Conseil est un cabinet de conseil en ESG dans l'immobilier.
01:08Ça fait 6 ans qu'on existe.
01:09On s'est créé pendant le Covid, le mois de mars 2020, pour rappeler des bons souvenirs à tout le
01:14monde.
01:15Ce n'est pas forcément facile au début, mais on a quand même réussi à se déployer.
01:18Aujourd'hui, on est 12 personnes au sein de la société.
01:21On intervient sur tous les sujets immobiliers, près de tous les acteurs de l'immobilier, les investisseurs, les financeurs, les
01:27promoteurs, les architectes, les maîtres d'oeuvre, mais aussi ceux qui les occupent, ceux qui les construisent.
01:32Et aussi toute la filière immobilière.
01:36Et à partir du moment où il y a des sujets ESG et immobiliers, on est pertinent pour accompagner les
01:41acteurs.
01:42Et vous organisez ici au CIPCA le sommet des investisseurs.
01:45Il a eu lieu lors du premier jour de ce salon de l'immobilier bas carbone, consacré notamment au risque
01:50climatique.
01:51Je veux bien déjà que vous nous présentiez ce sommet des investisseurs.
01:54Qu'est-ce qu'il représente ici au CIPCA ? Pourquoi il est important ?
01:57Alors le sommet des investisseurs, déjà on co-organise parce qu'on n'est pas les seuls organisateurs.
02:03Merci à Feriel Dorich déjà du CIPCA d'organiser ce sommet et de pouvoir parler avec l'ensemble de la
02:08profession d'investissement immobilier de ces enjeux carbone, on va dire au sens large.
02:14Donc on l'organise avec l'IEF.
02:16Et donc Christian de Keranga animait aussi une partie du sommet hier.
02:22En fait, le sommet des investisseurs, tous les ans, c'est le moment où on se pose.
02:28On vient parler des nouveaux enjeux, des nouveaux sujets et où l'on parle aussi des retours d'expérience, de
02:34ce qui a fonctionné et pas fonctionné sur les différents éléments.
02:37Et donc depuis quelques années maintenant, le sujet du bas carbone, c'est avant tout, on réduit les émissions de
02:43CO2, qui est un déterminant du changement climatique.
02:46Donc évidemment, il faut arrêter l'accélération, il faut la maîtriser, il faut éviter que ça ne s'emporte de
02:50trop.
02:50Donc on était plutôt dans les enjeux d'atténuation, si on y réfléchit.
02:55Exactement, tout à fait.
02:55Et là, vous vous êtes dit, il faut aussi qu'on soit dans les enjeux d'adaptation ?
02:58Alors oui, tout à fait.
02:59Quand on parle de risque climatique ?
03:00Pourquoi il faut effectivement parler d'adaptation ?
03:02Hier, François Gemmène en parlait très bien hier matin, c'est lui qui a fait l'introduction du sommet des
03:07investisseurs,
03:08en parlant justement de tous les sujets.
03:11Alors, il a commencé son propos en disant, je ne vais pas trop vous parler de bâtiment.
03:14En fait, il n'avait parlé que de ça, c'était génial.
03:17Bravo à lui, il a vraiment complètement bien serié le sujet.
03:21Et notamment en parlant de valeur des immeubles.
03:23Je vais y revenir juste après.
03:25Il faut avoir en tête qu'aujourd'hui, on est dans l'évolution du changement climatique.
03:30On est à peu près à plus 1,4 degré d'augmentation de la température à l'échelle de la
03:34planète.
03:35Et les perspectives aujourd'hui que l'on va se donner d'ici peu, c'est d'augmenter à 1
03:39,8.
03:39Ça veut dire que quoi qu'il arrive, et François Gemmène le rappelait très très bien hier matin, il ne
03:44faut pas considérer qu'on va faire marche in arrière.
03:47C'est trop tard.
03:48La concentration de CO2 dans l'atmosphère fait que de toute façon, on ne pourra pas revenir à ce qu
03:52'on a connu avant.
03:53Donc, il faut se préparer à la suite.
03:55Et même si on va essayer de maîtriser l'évolution trop forte, il n'en reste pas moins que l
04:02'évolution, elle est là.
04:03Ce qu'on a connu cette année avec les effets de canicule, avec les tempêtes, avec les ouragans, les tornades
04:09même, qu'on a vu, on va continuer de le vivre.
04:12Ça va potentiellement se renforcer, avoir un peu plus d'épisodes qu'avant, mais il faut s'y préparer.
04:16Et donc, c'était effectivement l'un des grands sujets du sommet des investisseurs, mais pas que.
04:20Il y a un pavillon dédié à la résilience au sein de ce SIPCA qu'on co-anime aussi avec
04:25d'autres opérateurs.
04:27Et donc, ça devient vraiment un enjeu pour l'immobilier de voir comment les immeubles peuvent avoir une réponse au
04:33changement climatique.
04:33Ça veut dire que c'est perçu, le risque climatique est perçu comme un risque financier par le secteur ?
04:41Ou c'est encore un peu trop tôt ?
04:43Il y a encore un peu d'évangélisation à faire.
04:45On a toujours, comme dans toute évolution de process, on a des pionniers, on a des suiveurs et puis on
04:51a des réfractaires.
04:53Les pionniers étaient justement avec nous hier matin pour mettre en avant ce sujet-là.
04:58On a eu, par exemple, à la table ronde animée par Christian, on a eu Pimco, qui a pris ce
05:03sujet maintenant depuis pas mal d'années.
05:06On les accompagne d'ailleurs, nous, sur un certain nombre de leurs actifs pour identifier justement comment ces actifs sont
05:14adaptables,
05:15aux évolutions de température, que ce soit la canicule, en cas de forts orages, comment est-ce qu'on traite
05:19les eaux de pluie, comment on évite les risques d'inondation.
05:22On travaille aussi sur ce sujet-là, par exemple, avec Atrim, qui est un autre acteur qui n'était pas
05:25l'air matin, mais qui pourrait tout à fait en parler de façon approfondie.
05:28Et puis, on avait aussi très intéressant l'intervention d'une société qui s'appelle Lombard-Rodier, qui est un
05:35banquier suisse assez connu et qui justement fait de l'investissement immobilier,
05:41mais pas forcément direct. En fait, ils aident des investisseurs à acheter et qui a fait de ce critère de
05:46l'adaptation du changement climatique une priorité dans le go ou le no-go pour aller investir.
05:52La banque postale a le même discours en France aujourd'hui, par exemple, et d'autres comme CDC2I a aussi
06:00commencé à avoir ces discours-là.
06:01Ça veut dire que ça rentre dans la valorisation d'un bien immobilier. Peut-être que les uns et les
06:07autres, on va prendre l'habitude, même chaque particulier quand il achète,
06:10de se dire tiens à la dimension du quartier, peut-être même de l'immeuble. On a reçu une entreprise
06:14qui propose ce service.
06:17Savoir si mon immeuble est soumis à tel ou tel risque climatique et donc quelle est sa valeur potentielle ?
06:22Alors, avant de rentrer dans la valeur, il y a tout un schéma qui va se générer. Pour complètement l
06:29'intégrer à la valeur, il faudrait que les évaluateurs intègrent cette dimension.
06:33On n'est pas encore complètement là aujourd'hui dans leur grille de cotation. On a travaillé avec Hushman et
06:37Wakefield il y a quelques années de ça pour intégrer dans la grille de cotation
06:41les déterminants de la valeur verte. Évidemment que ce sujet-là en faisait partie, mais pour le moment, tout le
06:46monde ne l'a pas encore intégré.
06:48Pour autant, il y a un deuxième effet qui va nécessairement impacter directement la valeur. Ça va être la transaction.
06:55Même si aujourd'hui, c'est assez à tonne sur le marché de ce point de vue-là, il n
06:58'en reste pas moins qu'il y a des transactions qui existent
06:59et que nous, on accompagne les acteurs sur leur due deal. Évidemment, on les interpelle sur ce sujet-là.
07:04Un actif qui n'est pas résilient du point de vue du changement climatique, qui n'est pas résilient au
07:07changement climatique, qui n'est pas capable de s'adapter,
07:10évidemment, il y a un potentiel de coûts travaux pour le mettre au niveau qui impacte la valeur de l
07:16'actif.
07:16Et donc, par la transaction, ça va rentrer comme étant un élément de la valeur.
07:20Mais ça va mettre du temps et on est aux prémices de ces sujets-là.
07:24Est-ce que ça veut dire aussi qu'il faut, parce que c'est coûteux de transformer, de rénover, de
07:28réadapter un bâtiment entier,
07:30ça veut dire qu'il faut inventer... Pas forcément.
07:34Mais est-ce qu'il faut inventer de nouveaux modèles de financement ?
07:37Alors, il y a deux éléments à inventer. Il y a effectivement potentiellement le financement.
07:44J'en parlais tout à l'heure au sommet des investisseurs hier matin.
07:47La Banque Postale et CDC2I ont bien indiqué qu'aujourd'hui, elles ne rénovaient pas leur modèle de financement.
07:53C'est un go ou un no-go.
07:55C'est-à-dire qu'à partir du moment...
07:55Plus radical que ça, quoi.
07:56Donc du coup, c'est déterminant pour être capable de financer.
08:01Le deuxième élément qui peut éventuellement impacter la valeur, c'est le temps de retour sur investissement des travaux.
08:06Les sommes ne sont pas forcément monstrueuses.
08:09Quand on restructure un immeuble, le coût de travaux est bien plus important que la mise au niveau d'un
08:15immeuble qui ne serait pas adapté.
08:16Pour autant, la question est le retour sur investissement.
08:19On se dit toujours...
08:20N'importe qui qui assure quoi que ce soit se dit toujours le risque ne m'arrivera jamais.
08:24Est-ce que j'ai vraiment besoin d'une assurance ?
08:25Sauf que le jour où il arrive, on sait que le coût de remise à niveau est très élevé.
08:29Et donc, en fait, il y a des modèles à inventer qui vont être par exemple sur l'occurrence du
08:34risque.
08:34Et de se dire, est-ce qu'il vaut mieux que j'investisse tout de suite ?
08:37Est-ce qu'il vaut mieux attendre que le risque arrive potentiellement de réadapter ?
08:40Il y a plein de petits éléments comme ça.
08:42On est en train, nous, en interne, de développer un outil justement sur ce sujet-là pour aider nos investisseurs,
08:49nos décideurs à passer le cap ou pas en fonction de ce qu'ils ont décidé.
08:53Mais en tout cas, en connaissance de cause et de savoir s'il y a un vrai risque.
08:56Dernier mot, il reste une minute.
08:57Est-ce que vous prévoyez ou est-ce que vous voyez déjà arriver une sorte de marché de l'immobilier
09:02à deux vitesses, les actifs transformés, résilients et les autres ?
09:07Il est déjà là sur d'autres critères.
09:10On parlait tout à l'heure d'atténuation avant de parler d'adaptation.
09:13Sur le sujet de l'atténuation, aujourd'hui, le décret tertiaire, par exemple, est devenu indéterminant.
09:17En tout cas, pour nous, pour les dossiers que l'on a terminé à travailler, évidemment, c'est notre métier.
09:22Il y en a d'autres qui ne le traitent pas encore, mais c'est devenu indéterminant.
09:25C'est-à-dire que soit on a un actif qui est aligné avec le décret tertiaire, voire même aligné
09:29avec la taxonomie européenne, voire même la trajectoire crème,
09:32soit il ne l'est pas. Et s'il ne l'est pas, dans ce cas-là, soit on ne
09:34le regarde pas, soit on va mettre les budgets derrière et donc on va faire baisser la valeur.
09:38C'est déjà le cas sur l'atténuation. L'adaptation arrive, évidemment, avec une grande lame de fond qui va
09:44faire qu'on peut imaginer que d'ici 2-3 ans,
09:47ça devienne le classique et qu'on ne faut oublier d'intégrer cette dimension-là.
09:54C'est un prérequis, d'une certaine façon.
09:55Exactement.
09:55Merci beaucoup Stéphane Carpier, bon SIPCA, bon Salon et à très bientôt sur l'antenne de Be Smart for Change.
10:02Tout de suite, on parle du label Bacarbon. Bacarbon, comment il est en train de s'imposer en Europe ?
10:13On vous explique comment la France pousse pour décarboner en Europe.
10:18C'est le débat de ce Smart Impact avec Cécile Dapp. Bonjour, bienvenue.
10:22Vous êtes la directrice de LCBI, le Low Carbon Building Initiative, et Laurence Desmazières, bonjour, associée chez WO2.
10:31On va commencer par quelques questions toutes simples de présentation de cette initiative.
10:35C'est quoi ? C'est un label ? C'est un mouvement européen ? Qu'est-ce qu'on
10:38peut en dire ?
10:39Les deux. LCBI, c'est un label qui récompense les projets les plus performants et les plus Bacarbon à échelle
10:48européenne,
10:48aujourd'hui dans 10 pays européens.
10:50C'est aussi également une initiative européenne puisqu'elle a été lancée à la fois par l'association BBCA,
10:56l'association qui travaille sur le Bacarbon en France,
10:58et un collectif d'une quinzaine d'entreprises majeures de l'immobilier européen.
11:03L'association BBCA qui organise ce salon.
11:07On peut dire qu'on est pionniers en France sur cette initiative ?
11:09On a lancé le mouvement ?
11:11Sur le Bacarbon, tout à fait.
11:14Il faut savoir qu'il y a un certain nombre d'entreprises qui sont extrêmement en avance,
11:18pionnières dans le Bacarbon en France,
11:20parce qu'elles ont des compétences, des innovations sur ce secteur,
11:25et en particulier également parce que la réglementation française
11:28qui limite les émissions carbone de l'immobilier est très en avance
11:32et très admirée par nos confrères européens.
11:35Et parmi ces entreprises, c'est moi qui le dis, il y a WO2.
11:38Vous pouvez nous présenter WO2 ?
11:40WO2, on est un des leaders français aujourd'hui en termes de promotion immobilière Bacarbon.
11:46On a notamment une spécificité, c'est d'utiliser des matériaux biosourcés,
11:51notamment du bois dans les immeubles qu'on développe.
11:54Le groupe a maintenant plus d'une dizaine d'années.
11:57Et au total, on a développé aujourd'hui plus de 700 000 m²
12:02à la fois de bureaux, de logements, de commerces, toujours ultra-bacarbon.
12:08Il s'est créé avec cette volonté WO2 ?
12:11C'est-à-dire qu'il y a 10 ans, on n'était pas au même niveau d'acculturation du
12:15secteur sur ces enjeux.
12:17Est-ce que vous aviez un peu l'impression, je ne sais pas comment dire ça,
12:20de prêcher dans le désert parfois ?
12:21Je ne sais pas si on avait l'impression de prêcher dans le désert.
12:24Ce qui est sûr, c'est que tout le monde nous disait
12:25« Mais qu'est-ce que vous allez faire à faire des petites cabanes en bois ? »
12:29Tout le monde avait l'image du petit chalet en bois à la montagne
12:33ou de la petite cabane en bois au fond de son jardin.
12:36Et effectivement, ce sujet de la décarbonation de l'immobilier
12:39n'était absolument pas à l'agenda.
12:41C'était un gros focus qui était mis sur réduire les consommations énergétiques.
12:46Mais on ne se préoccupait pas du tout de savoir combien de kilos de CO2
12:51on produisait en tant que professionnel de l'immobilier
12:54en créant, en développant ces immeubles.
12:58Et donc oui, tout à fait, WO2, c'est depuis le début une vision
13:01qui est celle de se dire…
13:03Et puis là, l'été caniculaire qu'on a vécu, je pense,
13:08fait prendre tout son sens.
13:09Mais c'est de se dire, il faut qu'on agisse.
13:12Le réchauffement climatique, c'est le carbone.
13:14Il faut qu'on joue sur ce levier-là.
13:16Pourquoi, Cécile Dab, c'est important d'avoir un label européen ?
13:20C'est-à-dire d'avoir la même grille d'analyse dans tous les pays d'Europe ?
13:25C'est essentiel parce qu'aujourd'hui, pour arriver à créer ce que fait WO2,
13:30ce que font tous les acteurs de la décarbonisation de l'immobilier,
13:34cela ne vous échappera pas qu'il faut des fonds, il faut investir.
13:37Les investisseurs, aujourd'hui, ils sont pour la plupart européens,
13:41voire internationaux.
13:42En fait, ils ont besoin d'une grille de lecture rapide, facile
13:45et surtout de confiance pour être capables de comparer les actifs
13:50et leur empreinte carbone à échelle européenne.
13:53Donc ils doivent être capables de dire de façon certifiée
13:55ces données carbone sont réelles, sont vérifiées par des tierces parties.
13:59Donc c'est ce qu'on fait avec nos certificateurs
14:01et surtout sont mesurées sur la base de la même méthodologie.
14:05Voilà, donc en fait, grâce à un label comme LCBI,
14:07aujourd'hui, on est capable, ce qui n'était pas le cas avant,
14:10de dire cet immeuble à Berlin, par exemple, à Munich,
14:14il est plus performant en termes de carbone que cet immeuble à Madrid.
14:18Alors, voilà.
14:19Pardon, je vous interromps.
14:20Est-ce qu'il vient prendre la place de l'Abel ?
14:22Alors, vous nous avez dit que la France est pionnière,
14:24mais il y a quand même des pays d'Europe qui avaient déjà créé un label bas carbone.
14:27Est-ce qu'il vient prendre la place de ces labels ?
14:31Alors aujourd'hui, il y a différents types de labels.
14:34C'est une longue discussion.
14:35On a des labels qui sont généralistes et qui vont mesurer tout un tas de critères
14:39qui ont été plutôt initiés, je dirais, au moment du lancement de la RSE,
14:44ce qu'on appelait la RSE.
14:45Donc voilà, ce sont des labels qui mesurent vraiment tout un tas de performances
14:47et qui ont vraiment initié ce mouvement de la RSE
14:50qui sont positifs, mais très généralistes.
14:53Nous, là où nous sommes très spécifiques, c'est que nous mesurons uniquement le carbone,
14:57mais nous sommes extrêmement exigeants et complets sur le carbone
15:00puisqu'on le mesure sur tout le cycle de vie du bâtiment
15:02et on impose des valeurs limites.
15:05Donc je dirais qu'on complète ces labels-là.
15:08Et puis par ailleurs, on crée aussi des ponts et des partenariats
15:11avec des labels existants dans certains pays.
15:13Donc très récemment, on a une association espagnole
15:16qui nous a rejoints pour adopter le label LCBI
15:18et le déployer en Espagne, à nos côtés.
15:21Est-ce que le fait que la France, Laurence Desmadières,
15:24soit finalement assez exigeante ou en avance sur ces enjeux,
15:29vous donne un avantage concurrentiel ?
15:31Quand vous, vous arrivez éventuellement,
15:33je ne sais pas si vous vous développez ailleurs en Europe,
15:35mais sur un appel d'offres dans un autre pays européen.
15:38On travaille ailleurs qu'en France.
15:41Notamment, on a un projet qu'on mène en partenariat
15:44avec un promoteur belge et luxembourgeois à Luxembourg.
15:49Et effectivement, nous, on voit ce cadre réglementaire
15:53un peu à l'image d'un poète,
15:56si on peut faire une petite digression,
15:59qui se fixerait des règles d'écriture.
16:01Et c'est en se fixant ces règles qu'on arrive à innover
16:05et à être vraiment innovant, vraiment différenciant.
16:08Donc nous, cette réglementation qu'on a plein de nos voeux,
16:11parce qu'il faut pouvoir inciter tout le monde à calculer
16:17et il faut pouvoir établir des seuils.
16:20Nous, cette réglementation, aujourd'hui,
16:21on l'utilise comme un levier d'innovation.
16:23Et on voit qu'il y a des solutions.
16:24On voit que cette écologie, en fait, c'est une écologie de solution.
16:27C'est une écologie positive.
16:28Ce n'est pas une écologie qui nous ralentit.
16:31Et au contraire, je pense que là,
16:32on est sous la voûte du Grand Palais.
16:34On voit toutes ces entreprises qui représentent
16:36quasiment l'ensemble des entreprises du secteur immobilier en France.
16:40Vous avez ici WO2,
16:42mais vous avez tous les gros promoteurs immobiliers français.
16:45Tout le monde est là avec cette volonté de décarboner
16:48et avec des solutions qui existent,
16:50des industriels qui sont là pour les prouver.
16:52Mais alors justement, est-ce que ça devient un prérequis,
16:55notamment des financeurs, des investisseurs ?
16:57C'est en train de devenir un prérequis.
17:00Et pas plus tard qu'il y a quelques minutes,
17:03on en parlait avec d'autres intervenants sur une question de
17:07est-ce que cette décarbonation génère un ROI,
17:09un retour sur investissement.
17:11Et ce qu'on voit, c'est qu'aujourd'hui,
17:13vous avez des projets qui ne trouvent plus de financement,
17:16notamment chez les banquiers,
17:18parce que ces projets ne permettent pas de s'inscrire
17:21dans une trajectoire de décarbonation.
17:23Et donc aujourd'hui, vous avez des banquiers qui vous disent
17:26« Je ne remets plus d'offres de financement
17:29si l'immeuble soit est décarboné,
17:32ou en tout cas fortement décarboné,
17:34soit vous avez un plan en tant que propriétaire
17:37pour décarboner cet immeuble. »
17:38Donc oui, on le voit, on le mesure,
17:41notamment chez les financeurs,
17:43mais aussi chez les utilisateurs,
17:44parce qu'aujourd'hui, quand vous êtes une grande entreprise,
17:47par exemple une grande entreprise française ou internationale,
17:50et que vous cherchez un nouveau siège,
17:53vous ne pouvez plus faire l'impasse
17:55d'avoir un siège qui soit bas carbone
17:58et qui soit à la mesure, en fait,
18:00de toute la stratégie d'entreprise
18:01que vous êtes en train de mettre en œuvre chez vous
18:03pour vous aligner à cet objectif de décarbonation.
18:07Oui, ça veut dire qu'on voit de plus en plus d'entreprises
18:08qui intègrent finalement le risque, les risques,
18:11parce qu'ils sont nombreux climatiques à leur stratégie.
18:13Est-ce que vous sentez quand même ce mouvement
18:16effectivement s'accélérer,
18:17parce que le mouvement a été lancé il y a quelques années ?
18:19Complètement. Alors je rebondirai sur deux points.
18:22Le premier, c'est qu'effectivement, il y a ce mouvement
18:24et il y a ce besoin de démontrer la décarbonation
18:28au sein de son siège, au sein de ses immeubles,
18:30mais également parce qu'au niveau européen,
18:32la réglementation est en train de suivre ce qui s'est passé en France.
18:35C'est-à-dire qu'à partir de 2030,
18:37toutes les entreprises vont être obligées
18:41de mesurer l'empreinte carbone des bâtiments neufs
18:43et de la limiter.
18:44Donc ce qui se passe aujourd'hui en France
18:45va devenir une obligation légale en 2030
18:48et on mesure concrètement quels risques
18:51ça peut faire courir à des bâtiments
18:53qui ne respectent pas cette obligation.
18:56Ça, c'est la première chose.
18:57La seconde, c'est que ce qu'on constate
18:59chez LCBI et chez BBCA,
19:01c'est également des mouvements secteur par secteur.
19:03C'est-à-dire que nous, on a commencé à travailler
19:05avec les bureaux, les logements.
19:07Aujourd'hui, pas plus tard qu'il y a un an,
19:10on a été contactés par un ensemble d'acteurs
19:13de la logistique, parmi lesquels
19:15AEW, Virtuo, Steff, des entreprises,
19:18mais aussi Lidl, qui est un utilisateur
19:21de la logistique, qui sont venus nous voir
19:23en nous posant exactement toujours ce même problème.
19:26Tout le monde, aujourd'hui, dit qu'il fait du bas carbone
19:29dans la logistique européenne.
19:30Personne n'est là pour le vérifier,
19:32personne n'est là pour le mesurer.
19:33On a besoin de vous, en fait,
19:35pour que vous soyez capables de nous fournir
19:37la méthode qui va attester
19:39de ce que nous, on fait,
19:41et véritablement en bas carbone.
19:42Le label, il s'applique uniquement
19:46aux bâtiments neufs, ou alors c'est vrai aussi
19:48pour des bâtiments rénovés ?
19:51Dans quel cas il s'inscrit précisément ?
19:53Aujourd'hui, au niveau européen,
19:55il s'applique aux bâtiments neufs,
19:58donc aux bureaux, hôtels et résidentiels.
20:01Et pas plus tard qu'il y a une semaine,
20:02on a étendu ce label à la logistique.
20:07Voilà, donc on va annoncer cela demain au CIPCA.
20:11On travaille en ce moment à la rénovation également,
20:14puisqu'évidemment, on ne peut pas parler de décarbonation
20:17si on ne parle que de neuf.
20:18Donc on travaille aujourd'hui,
20:20étant justement dans ces dix pays,
20:21à travailler à décarboner également
20:23l'acte de rénover un bâtiment.
20:25Ce que fait déjà l'association BBCA en France
20:28avec un label rénovation BBCA
20:31qui existe pour le marché français.
20:33Alors il y a toujours,
20:35ce n'est pas ce que je pense,
20:36mais je vais endosser la casquette
20:37de celui qui critique et qui dit
20:38oui, vous êtes bien gentil avec vos normes environnementales,
20:40mais ça nous coûte plus cher.
20:41Qu'est-ce que vous répondez à ça
20:43dans un secteur comme le vôtre ?
20:45Alors dans notre secteur,
20:47et ça dépendra,
20:49vous trouverez toujours des exemples
20:52pour contredire ce que je vais vous dire.
20:53Nous ce qu'on voit,
20:55c'est qu'à partir du moment
20:56où vous avez la capacité
21:00de prévoir très très en amont
21:02en fait de votre conception
21:03le fait que vous souhaitez décarboner
21:07le projet que vous allez mener,
21:11à partir du moment où vous êtes capable
21:13de vous entourer des bons intervenants
21:16et également de concevoir votre projet
21:19à l'aune de cette volonté,
21:22on voit que le coût
21:23est relativement marginal
21:26par rapport au coût global de développement
21:30que ça représente
21:31de développer un immeuble de bureau
21:34ou un gros immeuble de logement.
21:36Donc en fait,
21:37ce coût est marginal,
21:40mais en face de ça,
21:41on commence enfin
21:42à mesurer toutes les externalités positives
21:46et justement ce retour sur investissement potentiel
21:48parce que quand on regarde les bureaux par exemple,
21:51on voit qu'aujourd'hui à Paris,
21:53ce qui se loue,
21:54c'est des immeubles qui sont très bas carbone,
21:58c'est des immeubles qui sont très en avance
22:01sur leur temps,
22:02sur le plan des normes environnementales.
22:05Donc vous allez réussir à louer plus vite,
22:08vous allez aussi réussir à louer peut-être plus cher
22:10parce que ces immeubles bas carbone
22:13coûtent moins cher
22:14en exploitation aux locataires.
22:15Le locataire,
22:16le coût de l'énergie,
22:17en plus on a eu quand même
22:18une flambée des coûts de l'énergie
22:19et on ne sait pas
22:21ce que va nous réserver
22:22le prochain hiver.
22:24Mais le locataire,
22:25lui,
22:25il a un coût d'exploitation complet,
22:27il ne paye pas qu'un loyer,
22:28il paye aussi des charges.
22:29Donc si vous êtes capable
22:30d'avoir un immeuble bas carbone
22:31qui réduit ce budget de charge,
22:33vous êtes capable
22:34de rebasculer une partie
22:35dans le loyer
22:36et donc en tant que propriétaire,
22:37vous y retrouve.
22:37Je pense qu'il ne faut pas voir
22:40le bas carbone
22:41comme une charge,
22:42comme un coût,
22:43mais il faut le voir
22:43comme un investissement.
22:45Merci beaucoup à toutes les deux
22:46et bon salon.
22:48Je vous laisse retrouver
22:50le cadre prestigieux,
22:51magnifique du Grand Palais
22:53avec cette verrière
22:54qui commence à bien chauffer.
22:56Allez,
22:56on parle innovation tout de suite.
22:58Connaissez-vous la technologie LSF ?
23:07Smart Impact,
23:08toujours au Grand Palais
23:09pour le CIPCA,
23:10le salon de l'immobilier
23:11bas carbone.
23:11J'accueille Jérôme Lahure.
23:12Bonjour.
23:13Bonjour Thomas.
23:14Vous êtes le cofondateur,
23:15directeur d'Archéosystem
23:17créé en 2018.
23:18C'est quoi Archéosystem ?
23:20Qu'est-ce que vous changez
23:21dans la façon de construire ?
23:22Archéosystem,
23:23en fait,
23:24c'est le premier concepteur
23:25fabricant de structures légères
23:27en acier.
23:28Dans la culture générale,
23:30on a le coutume de dire
23:31que la structure légère,
23:32c'est du bois.
23:33Nous,
23:33on le fait en acier.
23:35On conçoit ça
23:36et on fabrique ça
23:37à Bayonne.
23:38On s'est expatriés
23:39maintenant dans les Landes
23:40pour avoir un petit peu
23:41plus de surface.
23:42On a une usine
23:42de 1500 m²
23:43à Asting exactement.
23:45On représente
23:46une vingtaine de collaborateurs.
23:48Depuis 2018,
23:49on a grossi tranquillement.
23:50Avec donc cette technologie LSF
23:52pour Light Steel Frame,
23:55de quoi il s'agit ?
23:56Qu'est-ce que ça a demandé
23:57comme recherche,
23:59comme innovation ?
24:00Le Light Steel Framing,
24:01effectivement,
24:02c'est le terme générique anglais
24:03pour parler
24:04de la structure légère
24:05en acier.
24:06En termes d'innovation,
24:07c'est un système
24:08qui existe déjà
24:09depuis assez longtemps,
24:11principalement en Australie,
24:12en Nouvelle-Zélande,
24:13au Japon.
24:14Nous,
24:14on l'a importé en France.
24:16En termes d'investissement,
24:18c'est une machine,
24:19des profileuses à froid
24:20et surtout un bureau d'études.
24:22En fait,
24:23tout se passe au niveau
24:23du bureau d'études,
24:24dans la conception,
24:26produire des profils
24:28section en acier,
24:30n'importe quelle machine
24:30peut le faire.
24:31Par contre,
24:31si on ne sait pas
24:32correctement les assembler,
24:34mettre les bons produits
24:35aux bons endroits,
24:37le pari n'est pas réussi.
24:38Donc,
24:39nous,
24:39on a vraiment investi
24:39sur le bureau d'études
24:41depuis 2018.
24:42Maintenant,
24:43c'est vraiment le cœur
24:43de réacteur de notre société.
24:44Et alors,
24:45sur quel type de projet
24:46cette acier allégée,
24:49je vais dire ça comme ça,
24:51est particulièrement utile ?
24:53Aujourd'hui,
24:53on fait tout ce qui est habitat,
24:55résidentiel,
24:56collectif,
24:57individuel.
24:58On fait aussi du commerce,
24:59du bureau.
25:01On ne va pas trop
25:02sur l'industriel,
25:03c'est plus de la charpente
25:04traditionnelle avec des IPE.
25:06Mais sur ce précédent domaine,
25:07on a vraiment
25:08beaucoup de choses à faire.
25:09Et un des gros sujets
25:10du moment,
25:12c'est la surélévation,
25:13les extensions,
25:14la surélévation,
25:15l'intervenir en milieu urbain,
25:18etc.
25:18Oui,
25:19c'est une façon
25:19de densifier les villes
25:21alors que le foncier
25:22n'est pas forcément disponible.
25:25Ça veut dire que
25:25vous pouvez rajouter
25:29deux,
25:29trois,
25:29quatre étages
25:30à un immeuble
25:31avec justement
25:31cet acier allégé ?
25:33tout à fait.
25:33En fait,
25:34on est régi par le cadre
25:35du DTU 32.3.
25:37On ne va pas détailler
25:38exactement ce que c'est,
25:39mais c'est une norme
25:39qui nous permet
25:40d'aller jusqu'à du R plus 3
25:41plus comble.
25:43Donc,
25:43on peut monter trois étages.
25:45Il faut savoir
25:45qu'en Angleterre,
25:46ils montent bien plus.
25:47Ils sont montés
25:48à neuf,
25:48dix étages
25:49avec la même technique,
25:51avec des sections d'acier
25:51un peu différentes.
25:52Mais avec cette technique,
25:53on pourrait même
25:53aller plus haut.
25:54Aujourd'hui,
25:54c'est trois étages.
25:56Alors,
25:56je crois qu'il y a un projet
25:56que vous menez en ce moment
25:57à la Courneuve.
25:58De quoi il s'agit ?
25:59Est-ce que vous pouvez
25:59nous le présenter ?
26:00Alors,
26:00ce chantier de la Courneuve,
26:01on l'a démarré,
26:02on est rentré très en amont
26:04avec l'architecte
26:05pour l'adapter.
26:06En 2024,
26:07notre promoteur,
26:09le Profimob,
26:10devenu Pyramide,
26:11avait acheté des bureaux
26:13anciennement occupés
26:14par Orange,
26:14des bureaux traditionnels,
26:18des grands open spaces,
26:19etc.,
26:19qu'il a transformés
26:21en logements.
26:22Donc,
26:22ce changement d'affectation
26:23lui a permis,
26:24techniquement,
26:25de garder ses fondations
26:26et de permettre
26:27de surélever ce bâtiment
26:29sans reprise en sous-oeuvre,
26:31c'est-à-dire sans venir
26:33renforcer ses fondations
26:34grâce à la structure
26:35légère en acier.
26:36On était tellement léger,
26:37on est le procédé
26:39le plus léger
26:40de la construction
26:41dans tous les domaines.
26:43que du bois ?
26:44Parce qu'on pourrait dire
26:45que vous êtes en concurrence
26:45avec le bois,
26:46par exemple.
26:46Oui, tout à fait.
26:47Alors,
26:47on est 3-4 fois plus léger
26:48que le bois,
26:49malgré tout.
26:49Donc,
26:50la solution de la surélévation
26:51de la Courneuve en bois
26:52a été étudiée.
26:53Il fallait malgré tout
26:54renforcer les fondations.
26:55Donc,
26:56à prix équivalent
26:57de construction au-dessus,
26:58la différence s'est faite
27:00sur le prix des fondations.
27:01Avec notre solution,
27:02il n'y avait aucune nécessité
27:04de renforcer les fondations.
27:05Donc,
27:05c'est pour ça qu'il est parti
27:06sur la surélévation
27:07en structure légère.
27:08Est-ce que cet acier,
27:09il est facilement recyclable ?
27:10C'est une des questions
27:11qu'on doit vous poser ici
27:12au salon de l'immobilier
27:13de la carbone.
27:14Tout à fait.
27:14C'est le sujet du moment.
27:16Tous les aciers,
27:17en fait,
27:17sont entièrement recyclables.
27:20Ils gardent
27:20leurs mêmes propriétés mécaniques.
27:22C'est ça aussi l'intérêt
27:22de la recyclabilité de l'acier.
27:26Aujourd'hui,
27:26il y a 95% de l'acier
27:28qui est recyclé en France.
27:29Donc,
27:29ce n'est pas un mythe,
27:31c'est une réalité.
27:33Et notre technologie,
27:35en fait,
27:35est essentiellement,
27:37est exclusivement montée
27:38par assemblage mécanique.
27:39Ça veut dire quoi ?
27:40Qu'il n'y a pas de soudure.
27:41Donc,
27:41c'est facilement démontable.
27:43Et donc,
27:43aujourd'hui,
27:43on parle de recyclabilité,
27:45mais on parle aussi
27:46de démontage
27:46et de réemploi.
27:47Ça va encore un cran au-dessus.
27:50Et là-dessus,
27:50le LSF est imbattable.
27:52Merci beaucoup,
27:53Jérôme Lahure.
27:54Et bon salon,
27:54bon SIPCA
27:56ici au Grand Palais,
27:57à Paris.
27:59Je vous dis à très vite
27:59sur Bsmart for Change.
28:00Merci.